🔴 Rapport sur l’équilibre entre masse et haute technologie pour les équipements militaires français
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 69 %Attaque 16 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 13:01RelanceRéponse directe
Le concept de différenciation capacitaire ne risque-t-il pas d'aboutir à une armée à deux vitesses ?
- 15:02RelanceRéponse partielle
Comment espérer atteindre une vraie massification avec la non-exécution budgétaire ?
- 17:01OuverteRéponse directe
Comment déclencher les capacités de production de masse au moment où nous en aurions besoin ?
- 21:01OuverteRéponse directe
Quel levier concret pour recruter et fidéliser les réservistes ?
- 23:02RelanceRéponse directe
Comment garantir que la différenciation préserve la souveraineté industrielle ?
- 25:03OuverteRéponse directe
Comment articulez-vous cette stratégie avec une défense européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Franck GilettiFait
« on a vu que on est en train d'essayer d'esquisser un tournant stratégique, le partenariat avec Renault notamment sur la fabrication de de drones en Ukraine en atteste »
- 1:00Franck GilettiChiffre
« 30 rafales supplémentaires, sur les trois frigades que nous avions défendu par amendement »
- 1:45Franck GilettiChiffre
« une LPM que nous voulions augmenter de de l'inflation »
- 3:00Franck GilettiChiffre
« 413 milliards d'euros »
- 3:30Franck GilettiPromesse
« 100000 réserviste, donc c'est l'engagement du ministre, c'est parfaitement atteignable »
- 4:30Franck GilettiChiffre
« Le budget de la guerre nationale, c'est 1 milliard d'euros sur un budget de 50 milliards pour notre défense »
- 5:00Franck GilettiFait
« en 91, on avait plusieurs millions de réservistes dans l'armée française »
- 5:30Franck GilettiFait
« la seule armée finlandaise est en mesure pour un pays qui fait la taille de la région Venronable d'en aligner au moins 500000 »
- 7:00Franck GilettiChiffre
« moins de 01 % du PIB, on était en mesure de produire des effets stratégiques sur notre modèle d'armée »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
animé qui ont été les notres sur le format capacitaire de l'armée française lors de notre avi de programmation militaire 2024-2030. Depuis la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'URSS en 1989, notre perception de la nature des menaces a changé et le format de notre armée a fortement évolué. Ce qui a entraîné avant 2015 la réduction des budgets de nos armées pendant plusieurs décennies.
Le choix avait été fait de maintenir les compétences et la cohérence capacitaire. Une période où nous sommes également passés à une armée professionnelle. Ce modèle a démontré son efficacité permettant à la France de maintenir une armée d'emploi agarri et capable de répondre aux opérations extérieures et aux missions opérationnelles sur et hors le territoire national.
En outre, le choix de la haute technologie a assuré souvent la supériorité tactique de nos forces dans leur engagement. Toutefois, dans un contexte de retour des conflits symétriques et l'incertitude géopolitique, une réflexion sur l'actualisation et la cohérence capacitaire du format des ressources humaines de nos armées s'imposent. Les armées françaises doivent concilier l'exance technologique acquise avec le retour indispensable de la masse critique avec trois défis sous-jacents.
Le retour de la haute intensité avec en conséquence le retour de l'impératif de la masse et des stratégies d'attrition qui suscitent un défi d'épaisseur capacitaire. la dualité croissante et des technologies, l'intelligence artificielle, les systèmes de combat et de communication, le renseignement tire profit des des innovations accomplies dans le secteur civil. Enfin, la prolifération des armes à bas coup qui alimente les stratégies de saturation, y compris dans les engagement asymétrique.
Ces défis appellent des réflexions que ce rapport abordera. Pour finir, je souhaite remercier les rapporteurs pour leur investissement dans l'accomplissement de ce travail ambitieux et le prérapport transmis. Vous avez réalisé une trentaine d'auditions, un déplacement à l'étranger et deux déplacements sur le territoire national.
Messieurs les rapporteurs, vous avez toute notre attention et je crois que monsieur Damien Girard commence le propos. Je vous en prie. Merci monsieur le président.
Chers collègues, merci pour votre introduction. Avant de le fond de mon propos, je commençais enfin je souhaite commencer par remercier tout particulièrement mon coprapporteur pour que le travail que nous avons effectué et accompli ensemble, vous l'avez rappelé, nous avons mené de nombreuses auditions, plus de 33 déplacements dont un Coré. Euh ces déplacements nous ont permis d'échanger sur un bon nombre de sujets, parfois même un peu éloigné de notre mission d'information, ce fut, enrichissant et ponctué d'humour.
Je remercie également notre administrateur Thbier pour le travail remarquable accompli, pour sa patience, son écoute et sa capacité à synthétiser un sujet aussi dense. Ce n'était pas une tâche simple au vu de la masse d'information et d'idée que nous avons recueilli lors des auditions. Et puis enfin, un dernier mot de remerciement à mon collaborateur Antonin sur qui j'ai pu compter au quotidien pour mener un bien cette mission.
Merci pour son expertise précieuse. Je souhaite à présent rappeler les objectifs que nous nous étions fixés avec mon corpporteur ainsi que le contexte stratégique dans lequel s'inscrit cette mission d'information. Notre travail à porté sur l'équilibre avec la masse, c'est-à-dire la capacité à engager des volumes importants de combattants, de matériel et de munition dans la durée et la haute technologie, c'est-à-dire l'usage des équipements les plus avancés technolog technologiquement pour nous permettre de construire un travail sérieux.
Nous nous sommes appuyés sur plusieurs postulats. Nous avons volontairement fait le choix d'écarter les considérations relatives à la dissuasion nucléaires pour nous concentrer sur les enjeux capacitaires et opérationnels conventionnels. Nous avons aussi fait le choix de considérer dès le départ que toute hausse budgétaire en matière de défense ne peut qu'être limitée.
Ma conviction personnelle est en effet qu'une éventuelle hausse ne doit pas nuire à l'équilibre général des politiques publiques. Il en va de la cohésion de la nation. sans cohésion, pas de possibilité dans un de tenir dans un conflit de haute intensité ou de faire face à des manœuvres de déstabilisation.
Sur le fond du rapport, il nous a d'abord paru essentiel d'étudier l'évolution du format de nos armées au regard de l'évolution du contexte stratégique. Le contexte géostratégique dans lequel évolue nos armées s'éloignent toujours plus du mirage de le de la fin de l'histoire post guerre froide. Il est marqué par une résurgence et un usage décomplexé de l'usage de la force militaire, notamment par les dictatures au dépend du droit international.
En Europe, l'annexion de la Crimée en 2014, puis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine en 2022 par la Russie rappelle à l'Union européenne que les conflits de haute intensité sont devenus une menace bien réelle. Au Moyen-Orient, des tensions latentes depuis plusieurs années se sont aussi transformées en conflits ouverts, en mer rouge, entre l'Iran et Israël notamment. Dans l'Indo-Pacifique, l'expansionnisme chinois vis-à-vis de ce qu'elle considère comme son espace maritime et de Taïwan menace la sécurité de la région faisant craindre une paralysie du commerce international, voire l'émergence d'un conflit généralisé entre puissances.
Les derniers conflits en date témoignent d'un retour des guerres de haute intensité. Ces conflits sont bien plus consommateurs en hommes, en matériel et en munition que les conflits asymétriques. Une supériorité à la fois technologique et de quantité y est bien plus complexe à obtenir.
L'avantage technologique seul ne suffit plus. Il doit être conjugué à la masse. Sans cela, son efficacité reste limitée.
L'atrition est plus importante et certaines capacités sont déterminantes. Drone, lutte antiaérienne, frappe dans la profondeur, guerre électronique. La guerre en Ukraine montre également que les engagements de haute intensité peuvent durer dans le temps en raison de l'usage de capacité de contreemobilité comme les mines, mais aussi de la transparence du champ de bataille qui rend difficile les efforts de concentration et de percé.
Ils sont alimités par des stratégies de mobilisation en masse du potentiel démographique et économique. Le champ de bataille avec l'usage massif des drones et d'autres technologies d'observation devient ainsi davantage plus transparent. Mais cette transparence ne rend pas tout mouvement impossible.
Elle n'empêche pas non plus les faits de surprise comme ont pu le montrer les Ukrainiens avec leur offensive sur Coursk en 2024. Les armées doivent de rénavant s'adapter à la surveillance et à la menace omniprésente que représentent les drones, que ce soi des munitions téléopérées, des drones à vue subjective ou plus rarement des drones à rayon d'action moyens ou long. Ils servent autant à l'observation qu'à la destruction et ont un cycle d'innovation très rapiné.
Il faut quelques mois seulement pour que une innovation soit détectée et utilisée à grande échelle et quelques mois seulement pour qu'une contreinnovation soit mise en place. Je vais vous présenter deux exemples de cette tendance, les drones bectard TB2 et les drones FPV. Au début du conflit, les drones d'origine turc, les Berctar TB2 sont très utilisés par les Ukrainiens sur le champ de bataille.
Ils jouent un rôle notable pour repérer les colones russes et participer à leur destruction. Quelques mois plus tard, il cessent pourtant d'être utilisé car ils deviennent trop vulnérables à la défense antiaérienne russe. Les drones FPV utilisé massivement par les Ukrainiens puis par les Russes ont également vu leur efficacité diminuer par le déploiement de dispositifs de brouillage.
C'est pourquoi les Russes puis les Ukrainiens ont installé des câbles optiques pour contrer ces brouillages. Vous pouvez observer le conflit Vous pouvez l'observer. Le conflit ukrainien est une illustration de ces dynamiques d'adaptation rap rapides qui peuvent rendre obsolètes des stocks d'armement et demande une agilité constante.
Le contexte actuel est ainsi marqué par un usage et complexé des moyens hybrides, mélant diverm, cyber, informationnel, électronique, économique, action indirecte via le soutien des organisations et pays tières. Ces moyens peuvent être utilisés pour nuire à des adversaires tout en restant sous le seuil de conflits armés ouverts. Ils peuvent également s'intégrer dans une logique de combat multimilieu, multichamps permettant de maximiser les dégâts infligés à l'adversaire.
J'en viens maintenant au contrat opérationnel de nos armées qui précèdent la réflexion sur leur format. Les armées françaises doivent répondre à un contrat opérationnel particulièrement exigeant au regard des ressources allouées. Elles doivent aussi assurer la protection du territoire et des populations irrésidents.
Les opérations sentinelles, les forces de souveraineté, la posture permanente de sauvegarde maritime et la posture permanente de sûreté aérienne mobilise déjà des dizaines de milliers de personnels hors du champ militaire. Elles peuvent intervenir lorsque les moyens civils sont inexistants, insuffisants, inadaptés ou indisponibles. Comme relevé par les travaux de notre commission sur l'actualisation de la RNS, les armées doivent jouer un rôle croissant dans la défense de l'Europe face à la menace grandissante que constitue la Russie.
Elles doivent participer d'une véritable dissuasion conventionnelle européenne en même temps que d'assurer la crédibilité de notre effort de solidarité. avec nos partenaires est- européens. Enfin, les armées doivent honorer des engagements internationaux à travers le monde et opérer des signalement stratégique dans des régions éloignées de l'hexagone, océan Indien ou océan Pacifique.
Face à ce contexte géostratégique et ce contexte opérationnel exigeant, plusieurs constats peuvent porter sur l'armée française et son format. L'armée française est une armée d'emploi compétente qui a connu et connaît l'expérience du feu. Elle est en mesure de réaliser un vaste panel de mission, l'un des plus vastes d'Europe.
Son modèle d'armée est cohérent avec les exigences des opérations extérieures qui ont constitué la majorité des déploiements de l'armée française depuis la fin de la guerre froide. Elle a maintenu des compétences dans des domaines de pointe en témoigne par exemple les frines de les frames de la marine nationale dont les capacité de lutte antisous-marine, antisurface et antiaérienne sont reconnues par nos alliés. Néanmoins, la réduction continue des budgets militaires depuis la fin de la guerre froide, en même temps que la recherche d'un équipement toujours plus technologique, on ont abouti à une armée dont le format est souvent qualifié d'échantillonnaire ou de bonzail.
Les effectifs ont été réduits passant de 540000 personnes en 1991 à 263000 en 2024. Si elles peuvent compter sur un panel élargi de matériel, les armées ne disposent généralement pas d'une épaisseur suffisamment importante pour supporter une attrition élevée sur des longues durées. À titre d'illustration, entre 1990 et 2024, l'armée de terre a vu ses effectifs de char passer de 1225 à 225.
L'armée de l'air et de l'espace est passée d'un format de 450 avions de chasse à 196 et la Marine nationale a vu son nombre de frégates de premier rangé de 15 à 10. Les stocks de munition et les capacités de soutien bien qu'en améli qu'en amélioration reste insuffisant pour supporter les exigences d'attrition d'un conflit de haute intensité. Des efforts ont été réalisés depuis 2017 qui s'incarnent notamment dans la LPM 2024-2030.
Si elle est appliquée, elle devrait permettre de dépasser les 2 % du PIB investi dans la défense. Néanmoins, des effort ciblé reste à faire pour permettre à l'armée de générer de la masse. Certains segments capacitaires clés ont également été abandonnés ou trop peu soutenus.
C'est notamment le cas de segment des drones de la SEAD et de la frappe dans la profondeur. La réduction des formats formats de l'armée française s'est aussi traduite par une réduction des commandes faites aux industriels de la BITD. Elle a aggravé ce que les spécialistes appellent la loi d'Augustine énoncée par un responsable militaire américain dans les années 80.
Norm Norman Augustine observait que le coût des avions de chasse militaire double tous les 10 ans à cause du de la complexité technologique croissante. Si cette tendance devait continuer, vers 2050, tout le budget de défense américain ne pouvait ne pourrait acheter qu'un seul avion. Pour la BD de française, la baisse des volumes de commande entraîne une augmentation des coûts unitaires.
Les volumes étant réduit, l'amortissement des coûts de développement doit désormais se faire sur un nombre d'unités plus réduit, ce qui entraîne mécaniquement une hausse du coût unitaire. La réduction des volumes de commande s'est également traduite par une priorisation des activités de conception sur les activités de production. Les entreprises de la BITD se sont concentrées sur les matériels du haut du spectre. ceux dont la dont la conception est la plus exigeante.
Il en résulte des industriels capables de développer des matériels de pointe mais qui peuvent rencontrer des difficultés à produire des matériels plus simples et dans des des laires réduits. Enfin, pour maintenir des volumes permettant d'absorber les coûts de développement, l'export a été fortement encouragé. S'il peut effectivement permettre d'augmenter les volumes de commande, sa dimension incertaine n'en fait pas un palliatif parfait.
La réduction des commandes, la recherche de la polyvalence et de la haute technologie, la multiplication des spécifications aboutissent à nos difficultés actuel avec des équipements très coûteux qui vérifient la loi d'Augustine. À titre d'exemple, citons le rafale qui affiche un prix unitaire situé entre 70 et 100 millions d'euros contre 15 millions d'euros pour le Mirage 2000. En conséquence, les acteurs de la Bitd sont désormais habitués à produire en petite quantité avec des programmes dont la durée s'étale sur plusieurs années voire plusieurs dizaines d'années.
Là encore, des efforts ont été entrepris surtout depuis 2022 après le déclenchement de la guerre en Ukraine. Celle-ci a été l'occasion pour les industriels d'augmenter les cadences et de réduire les délais de production. Des acteurs innovants émergent de plus en plus sur des segments simples, drone, lutte antidrone, intelligence artificielle et peuvent constituer une réponse aux limites des acteurs historiques de la Bitd.
En effet, ils sont capables d'innover rapidement et de trouver des solutions simples, différenciantes, plus économiques. On peut citer par exemple l'entreprise Turgis et Gaya. Néanmoins, ils peuvent aussi rencontrer des difficultés à travailler avec les instances d'acquisition du ministère n'étant pas habitué à travailler avec ce type d'acteur.
Vous avez parlé, monsieur le président, d'un triple défi. Nous retrouvons ces défis dans l'analyse que nous avons fait du modèle d'armée français. Il se trouve aujourd'hui à un véritable point d'inflexion.
Le retour de la guerre en Europe nous a brutalement rappelé une vérité militaire fondamentale. La supériorité technologique ne peut écraser seul l'adversaire si elle n'est pas accompagnée de la masse. Nous devons donc vérifier un nouveau modèle hybride pardon.
Nous devons donc édifier plutôt un nouveau modèle hybride articulant des équipements à Bakou pour des logiques d'attrition et de saturation avec le maintien de plateforme hautement technologique pour remporter la décision. Je laisse maintenant la parole à Thomas Gassili pour la présentation de nos recommandations. Je vous remercie.
Merci. Oui, c'est une censure de C'est bon, cette fois ça fonctionne. Merci pour l'activisation du micro, monsieur le président, cher rapporteur, mes chers collègues, déjà je voudrais vous remercier collectivement de nous avoir confié cette mission il y a quelques mois. remercier bien entendu mon courrapporteur Damien Gérard pour le travail fructué, notre collaboration, euh la qualité de nos échanges, mais également notre administrateur Thbao euh Auier, Jérémy stagiaire à la commission et bien entendu l'ensemble de nos collaborateurs.
Je crois que le président et le corpporteur l'ont dit dans les années 90, nous avons collectivement cru aux dividendes de la paix et en conséquence nos budgets militaires ont considérablement été réduits. Je crois que nous avons conservé trois choses essentielles pour autant. d'une part la crédibilité de la dissuasion, d'autre part le meilleur niveau de maîtrise technologique et la préservation de notre BTD et 3è point le maintien d'une capacité expéditionnaire pour mener des combats limités et choisis.
Depuis 2017, sous l'impulsion notamment du président de la République, nous avons engagé des lois de programmation militaire de réparation et de modernisation qui ont été suivies à l'heure auprès et d'ors et déjà, notre budget en matière de défense a augmenté de 20 milliards d'euros par an avec une cohérence progressivement retrouvée. Toutefois, il faut bien avoir conscience que les décroissances précédentes continuent à produire leurs effets et que le prix unitaire des équipements continue à fortement augmenter. Ça ça a bien été dit par mon courrapporteur.
Aussi malgré un doublement du budget en 2030, nous aurons alors moins de chars, moins d'avion et moins de bateaux. Et là également, ça a été montré au travers d'une diapositive. Je continue pour ma part de penser que nos choix du LPM ont été les bons.
Ils nous permettent aujourd'hui de disposer d'un socle de capacité large, performant et cohérent. Nous avons eu raison notamment de choisir sous contrainte budgétaire la cohérence plutôt que la masse, la réactivité plutôt que l'endurance, mais il nous faut aujourd'hui tirer pleinement les conséquences du retour d'expérience de la guerre en Ukraine et des incertitudes du soutien américain, voire même du risque de désalignement de nos valeurs et de nos intérêts. Nous avons donc l'obligation de reconstituer une forme de masse pour notre défense et d'en assurer l'endurance.
Finalement, ce serait pas la cohérence plutôt que la masse, ce serait la cohérence avant la masse et ce pour trois raisons majeures. Premièrement, pour renforcer l'épaulement de notre dissuasion et en empêcher le contournement pour le bas. Vous pourrez y revenir lors des échanges si vous le souhaitez.
Deuxièmement, pour faire face aux menaces hybrides qui peuvent être massives tout en restant en dessous du seuil de nos intérêts vitaux et qui place non seulement le combattant mais également le citoyen en première ligne. Et troisièmement pour honorer nos engagements au sein de l'OTAN et de l'Union européenne, garantissant ainsi l'autonomie stratégique européenne et donc notre propre sécurité. Toutefois, les contraintes que nous nous fixons, nous en tant que français restent les mêmes de manière un peu caricaturale.
Nous souhaitons être capable de tout faire tout seul mais avec des moyens limités. C'est pourquoi en tant que parlementaire nous devons dire la vérité et prendre des risques, quit à parfois se tromper ou déplaire, tout comme nous le demandons finalement à nos militaires, à nos entreprises, à la déjà pour toujours faire mieux et préparer la guerre de demain si possible pour tenter de l'éviter. C'est en cet esprit sincère, réaliste et pragmatique que notre rapport propose d'engager trois révolutions pour faire évoluer notre modèle.
Trois révolutions qui nous semblent marquer une véritable inflexion qu'on retrouve tous les 30 ans comme l'arrivée de la dissuasion dans les années 60 ou la professionnalisation de nos armées dans les années 90. Ces trois révolutions, c'est finalement faire autrement pour nos armées, demander à la nation de faire mieux et développer le faire avec nos partenaires internationaux. Première révolution donc le faire autrement pour nos armées.
Avec, je le disais avec les deux dernière LPM, nous disposons d'un socle cohérent et solide mais ce socle doit être complété par certaines capacités, pas toujours prévu en LPM, ça a été dit précédemment. Mais au-delà des menaces et des capacités qui ont été indiquées précédemment, il nous faut rapidement retrouver de l'épaisseur. La première révolution que l'on vous propose consiste donc à assumer pleinement la différenciation capacitaire en complément de nos équipements de pointe pour avoir du matériel simple, rustique, peut-être imparfait, mais en mesure d'être produit à faible coût et à grande cadence en en intégrant notamment les capacités du monde civil.
Ces capacités différenciées seront déterminantes pour employer abonnéciant et et épauler les armes de décision vecteur coûteux et rare. Cette logique me semble particulièrement pertinente dans le milieu terrestre. On pourra reparler notamment du cas du canon César dont je rappelle que lors de son lancement personne n'en voulait.
Ni les armées ni la DGA. Il n'était pas blindé, il n'était pas chenillé, il posait des risques de protection pour nos soldats. Le retour d'expérience en Ukraine montre finalement que cet équipement a un très beau taux de survabilité et que des fois la mobilité est préférable au blindage.
On pourrait parler de l'articulation dans milieu aérien de vecteurs très coûteux et très performants comme le scalp et de missiles plus low cost et de leur complémentarité pour atteindre nos objectifs stratégiques. Donc on vous propose une différenciation. C'est la première révolution qui est qui est proposée en intégrant pleinement le potentiel des capacités civiles.
Les armées doivent donc être capables d'intégrer avec des délais très courts des équipements et des technologies duales. Pour cela, nous portons plusieurs propositions visant à redynamiser les cycles d'acquisition et d'innovation capacitaire. Nous proposons par exemple de déconcentrer certains crédits pour renforcer les logiques de subsidiarité au niveau de chaque armée et même de chaque unité comme cela se pratique déjà dans l'armée de terre.
Donc évolution culturelle au sein de la DGA d'une part, mais d'autre part déconcentration de certains crédits directement à la main des armées, voire à la main de certaines unités. Au-delà des équipements, nos forces doivent continuer à développer trois cultures complémentaires qui feront notre supériorité qualitative. la culture d'innovation, d'agilité opérationnelle et d'ambiguïé.
La culture d'innovation et notamment l'innovation participative et l'innovation d'usage inspirée d'ailleurs par des pratiques déjà très courantes au sein de forces spéciales doit irriguer tous les échelons par l'expérimentation permanente. Elle se concrétise par notre proposition de former chaque élève officier et sous-officier quelques milliers par an à la construction et à l'emploi d'un drone dès sa formation initiale. L'agilité opérationnelle permet d'accélérer les cycles de décision grâce notamment au commandement par l'intention.
Elle doit être impérativement alimentée par une réelle démultiplication des capacités de connaissance, d'anticipation et de coordination. Comme l'a rappelé encore hier le ministre des armées, je vous conseille d'écouter sa son intervention à propos du quantique. Euh même si l'impulsion bien entendu de la LPM est la bonne, cela impose d'accentuer encore les efforts consacrés aux technologies de pointe dans ces domaines, à savoir l'IA, le calcul haute performance et quantique ainsi que les constellations en orbite basse tel que one web où il reste carré.
Enfin, l'ambiguité stratégique, opérative et tactique car dans un champ de bataille rendu transparent par les technologies de de surveillance et notamment les drones, développer les capacités de déception et d'intoxication informationnelle permet de restaurer une part du brouillard de la guerre. Deuxème révolution, au-delà de faire autrement pour les armées, demander à la nation de faire mieux. Faut bien avoir conscience que la somme de nos militaires 200000 personnels d'actives, ça représente moins de 1 % de la population active.
Donc le SSA par exemple, c'est moins de 1 % de la masse sanitaire de notre pays. Il est donc au-delà de faire autrement pour nos militaires impératif de mobiliser plus largement toute la nation pour atteindre notre endurance, notre objectif d'endurance et notre objectif de de résilience. Pour cela, la deuxième révolution doit être prioritairement celle des réserves.
L'ambitieux, l'objectif ambitieux d'atteindre 100000 réservistes d'ici 2035 a été donné notamment par ministre des armées. Nous devons désormais concrétiser ce projet en créant une véritable garde nationale avec des crédits sanctuarisés de l'ordre de 1 milliard d'euros par an, soit environ 2 % de notre budget de défense pour un/ers des effectifs 100000 réservistes, 200000 militaires d'actives. Cette garde nationale permettrait de générer une 3è division hybride et interarmée composée principalement de réservistes et équipé selon la logique rustique que j'évoquais précédemment.
Ainsi, la France disposerait de trois divisions contre deux actuellement dont une projetable dans quelques années, formant ainsi un corps d'armée complet qui renforcerait considérablement nos capacités et notre crédibilité stratégique. Cette révolution encrée dans la nation implique également de libérer nos forces de missions qui ne relèvent pas de notre corps de métier, de leur corps de métier. La suspension du dispositif Sentinel en arrêtant son déploiement permanent pour ne conserver qu'une capacité de réactivation sur alerte nous semble une nécessité pour retrouver de la marge de manœuvre à la fois humaine et financière.
Sentinelle, c'est quelques milliers de soldats, quelques centaines de millions d'euros par an. Mon collègue Damien Gérard propose lui de mettre formellement fin au SNU afin de libérer encore davantage de marges qui seraient affecté en priorité aux réserves. Mais cette révolution va au-delà de la simple augmentation des effectifs.
Il s'agit d'offrir une réelle attractivité à cet engagement de réserviste, de professionnaliser profondément leur emploi et de leur donner des parcours de carrière clarifiés avec des équipements dédiés et surtout du de sortir du paradigme budgétaire où ils servent de variable d'ajustement budgétaire. Approchez-vous de vos unités. En ce moment, on leur demande de réduire leur leur mobilisation des réservistes.
Au-delà des réservistes de niveau 1, on doit bien entendu poursuivre un meilleur renforcement de la réserve opérationnelle de niveau D et mobiliser les compétences civiles stratégiques. Par exemple, nous proposons l'animation de communauté de de renseignement d'origine source ouverte, la fameuse, on avait fait une audition à ce sujet-là en intégrant par exemple au sein de la DRM, en animant des communautés d'experts civils volontaires qui pourraient démultiplier nos capacités d'analyse à moindre coût. Enfin, nous encourageons la mise en place rapide de la JDC nouvelle formule et des stades de défense pour organiser la montée en puissance de notre appareil de défense au travers d'une mobilisation coordonnée de cha de chaque acteur jusqu'aux citoyens.
Un peu à l'image des alertes météo, quand on passe à un niveau de stade supérieur, chacun sait ce qu'il doit faire. Enfin 3è révolution au-delà du fer autrement pour les armées, du faire mieux ou plus pour la nation celle du faire avec qui concerne nos partenariats stratégiques et l'action indirecte. Je le disais les armées c'est 1 % de la population active.
La France est 1 % du monde et quelles que soient les options retenues, la France n'aura pas la masse pour faire face seul au défis stratégique contemporain. 1 % du monde en matière de démographie bien entendu et la box la la France vous savez boxe bien au-dessus de de sa catégorie démographique. Toutefois cette coopération doit avant tout servir nos intérêts nationaux sans les diluer.
Nous devons donc rationaliser nos coopérations en matière d'armement. Plutôt que de multiplier certains programmes complexes, sources de retard et de surcouts, nous privilégions une approche pragmatique de spécialisation. Ainsi pour le programme SCAF par exemple, nous estimons qu'il doit être rééquilibré avec une maîtrise d'œuvre française claire compte tenue de notre avance dans l'aviation de combat et prioriser uneison rapide du cloud de combat y compris pour faire fonctionner dans les années qui arrivent les équipements existants.
Je soutiens également personnellement que nous devons étudier l'opportunité de poursuivre ou non le programme Eurodrone qui pourrait être dépassé avant même ces premières livraisons en 2031 au profit de solutions plus agiles et plus légères. Nous pensons enfin que la coopération capaciteur doit venir de la coopération opérationnelle. Elle peut s'appuyer sur des expériences concrètes comme la brigade franco-allemande qui devrait évoluer vers une unité au matériel et moyens véritablement uniforme.
Cet objectif pourrait débuter par la convergence sur des segments précis comme la logistique ou les transmissions. Par ailleurs, l'espace de conflictualité étant de plus en plus immatériel et numérique, il est indispensable d'accroître la surface de contact entre notre outil de défense et les grands acteurs du numérique. Gardons en tête trois grandes masses de valeur.
En européen, nous investissons quelques milliards d'euros chaque année en matière de RéD militaires. Les Américains investissent quelques dizaines de milliards d'euros chaque année en matière de RD militaire. Les GAFA investissent quelques centaines de milliards d'euros chaque année en terme de RED.
Il y a donc un rapport de 1 à 100 entre notre RD de défense européenne et la RD des GAFA portée sur un sur le seul secteur du du numérique. Enfin, la véritable révolution réside dans le développement massif de l'action indirecte. L'exemple ukrainien démontre l'efficacité du soutien indirect, formation, munition, équipement, conseil et assistance technique.
En cas d'attaque sur le front oriental de l'Europe, notre solidarité stratégique reposera tout autant sur l'envoi de troupes que sur la capacité à soutenir le pays agressé sans obérer nos propres capacités de défense. Tirer pleinement profit du retour d'expérience de notre soutien à l'Ukraine, nos armées peuvent obtenir des résultats stratégiques importants via une montée en puissance de nos actions de soutien extérieur. Cette révolution de l'action indirecte est également pertinente face aux menaces asymétriques et doit s'accompagner de moyens dédiés de formations spécialisées pour nos cadres.
En conclusion, mes chers collègues, ces trois révolutions que l'on vous propose, du faire autrement pour les armées, du faire mieux pour la nation et pour développer le davantage le faire avec et avec nos partenaires doivent être conduites simultanément car elles s'alimentent mutuellement. Et en conclusion également, j'aimerais finalement délivrer trois messages clés. Le premier, c'est que nous pouvons être fiers et confiants de nos soldats, de la DGA, de nos industriels.
Cela n'exclut pas de jouer pleinement notre rôle de parlementaire pour mettre le système sous pression et contribuer à prévenir la surprise stratégique. Deuxème message, nos choix, je pense, ont été globalement adaptés, mais la masse doit désormais accompagner la cohérence, y compris pour une France dotée de l'arme nucléaire. Enfin 3è message, ce que l'on vous propose avec 0,1 % du PIB peut avoir un impact important sur notre modèle d'armée avec une approche différenciée au niveau matériel et humain.
Au-delà de tous ces aspects, rappelons une vérité éternelle, la force morale d'une nation reste la constante de la décision dans les conflits de haute intensité. Nos trois révolutions doivent donc soutenir cette dimension immatérielle qui fera notre force. Nos soldats comme le rappelait le chef de corps du premier RHP à Tarp sont prêts dès ce soir.
À nous de leur donner les moyens d'être prêt plus massivement et dans la durée. Je vous remercie. Merci.
Nous arrivons donc au moment des expressions des groupes et nous commençons par Romain Tonussi pour le Rassemblement national. Merci monsieur le président, messieurs les rapporteurs, permettez-moi au nom du groupe Rassemblement national de vous remercier pour la qualité de ce rapport. Ce rapport insiste sur la nécessité de retrouver de la masse alors que la LPM a fait le choix de privilégier la cohérence avant tout.
Au Rassemblement national, nous déplorons que ni la masse ni la cohérence ne soit satisfaisante lorsqu'on l'on constate que les stocks de munition sont insuffisants, que les hélicoptères tigres ou NH90 cumulent des indisponibilités techniques et que notre marine demeure sous-dimensionné. Dans un contexte marqué par le retour des engagements majeurs, la question de la masse est redevenue centrale et cette masse ne se limite pas aux équipements puisque comme l'a souligné notre collègue Caroline Colombier dans son rapport sur le recrutement et la fidélisation, ce sont aussi les hommes et les femmes qui assurent la tenue de l'effort et la résilience de notre modèle. Le chef d'étatmajor des armées, Thierry Bugar, avait d'ailleurs été l'un des premiers alertés sur la nécessité de rééquilibrer notre modèle et de trouver un juste milieu entre autres technologies et masse.
La dissuasion nucléaire nous permet justement d'avoir ce format d'armée et nous tenons à ce qu'elle soit sanctuarisée. Pour cela, elle doit être protégée face aux vulnérabilités nouvelles, notamment celles que pourrait introduire l'usage non non encadré de l'intelligence artificielle dans les chaînes de décision. Ainsi, à la lecture du rapport, deux points essentiels soulèvent selon nous des interrogations.
D'une part, le concept de différenciation capacitaire que vous évoquez en associant des équipements rustiques à des plateformes avancées ne risquent-il pas d'aboutir à une armée à deux vitesses, voire à des ruptures de cohérence doctrinale. D'autre part, dans un contexte de non exécution budgétaire et de retard de paiement envers les industriels de défense, comment espérer atteindre une vraie massification de nos moyens ? Je vous remercie.
Merci messieurs. Vous pouvez prendre la parole. Merci monsieur le le président.
Propose de mon rapport me propose de commencer. Alors plusieurs points déjà merci pour votre de questions. Plusieurs points.
Vous avez cité la LPM. Effectivement, cette LPM, cette dernière LPM privilégie la masse, la cohérence plutôt que la masse. Et pour ma part, je continue à penser que nos choix d'optimisation ont été les bons compte tenu du budget des 413 milliards d'euros que l'on disposait et compte tenu de des menaces de de l'époque.
Pour autant aujourd'hui effectivement on a cette la cohérence étant progressivement retrouvée, on a l'objectif effectivement de retrouver de la masse et pour notre part la pour des raisons un peu différentes peut-être mon rapporteur pourra y revenir on est parti sur des approches plutôt réalistes et pragmatiques en terme de budget. Vous savez que bientôt aura lieu à la le sommet de l'OTAN avec peut-être des trajectoires de PIB qui vont euh augmenter. Pour ma part euh je pense qu'il est préférable euh de formuler des propositions qui résistent à toutes les hypothèses budgétaires, qu'ell soit la continuation de la la LPM qui est déjà un défi compte tenu du contexte budgétaire actuel ou une augmentation importante du budget.
Et donc c'est bien dans cette approche réaliste et pragmatique qu'on se qu'on se place dans les propositions qu'on a qu'on a pu faire. Proposition qui serait également valable à mon sens si on avait une augmentation importante du budget. Ensuite, vous posez la question de la de la différenciation.
Pour moi, cette différenciation, ce mix capacitaire, il est super important. Si vous ne disposez que de matériel de haute technologie, vous êtes déclassé opérationnellement. Si vous n'avez par exemple que des missiles très coûteux euh pour faire face à une menace asymétrique, vous serez rapidement épuisé.
En mer rouge, on a par exemple en l'absence d'autres moyens détruit des drones shaed à 20000 € avec des missiles Aster à plusieurs millions d'euros. Missile Aster connaissez comme moi euh les stocks que l'on a et les capacités sur nos frégates. Pourquoi on a besoin euh de vecteur plus low cost ? et la marine elle commence à y bien y travailler parce que on a besoin de concentrer nos armes de décision sur les objectifs stratégiques.
En clair, on a besoin de traiter les menaces plus faibles avec des vecteurs peu coûteux pour tenir et pour être en mesure de générer de de l'atrition pour concentrer nos armes de décision sur des menaces à haute valeur ajoutée. Ça, je vous parlais d'un cas défensif. C'est le vrai également si je continue sur le cas des missiles, mais on pourrait étendre à plein d'autres domaines.
Si vous voulez mener une attaque, si vous envoyez uniquement par exemple un missile scalpe, vous avez des chances qu'il soient potentiellement intercepté et les défenses solaires ont plutôt tendance à s'améliorer et vont continuer à s'améliorer dans les années qui arrivent. Le bon mix, c'est déjà d'être en mesure d'envoyer une horde de missile low cost pour faire en sorte que les défenses solaires adverses se dévoilent d'une certaine manière s'use et une fois que le chemin est ouvert et que vos missiles lowcost ont été euh défaits, vous pouvez envoyer l'arme de décision qui touchera son but de manière certaine. Donc ce mix capacitaire que j'ai cité également là dans le cas des missiles, on peut le citer si vous voulez sur l'ensemble des capacités des simples capacités terrestres en passant par des capacités maritimes aériennes jusqu'aux capacités spatiales.
C'est pourquoi je suis pour ma part absolument convaincu que la différenciation est la clé du retour de la masse et absolument nécessaire pour faire face aux menaces d'aujourd'hui. et un un mot pour vous répondre sur euh la non exécution budgétaire et euh le point que vous mettez euh en avant, on y répond à travers la proposition euh numéro 2 puisque on on en tout cas euh ça participe à ça puisqu'on propose de mettre en place une instance de suivi euh spécifique dotée d'experts détachés pour faciliter le travail du parlement et donc des députés de façon à pouvoir suivre l'exécution budgétaire mais en général d'avoir un contrôle parlementaire le plus précis possible et en tout cas à travers à travers par exemple des agents de la Cour des comptes qui seraient mis à disposition qui seraient spécialiste de ces questionsl de pouvoir comme ça se fait dans d'autres démocraties européennes d'avoir ce contrôle parlementaire qui soit renforcé en tout cas appuyé par une expertise qui nous est nécessaire si on veut être plus efficace et plus pertinent sur la question et complété puisque le président me le permet que on est à la recherche du mix capacitaire idéal et je vous invite à revoir la courbe de gause. Peut-être que Thbo tu pourrais la la réafficher pour montrer que finalement il y a un équilibre à trouver entre l'armée de masse peu technologique et l'armée très avancée technologiquement mais qui est peu massifiée.
Bien entendu, en 91, on était une armée de de masse. On avait même encore des appelés et la guerre du golf, la première, nous a montré que on manquait de capacité technologique. C'est pour ça qu'on a créé après la guerre du golf, la DRM, le COS.
Aujourd'hui, il nous semble qu'avec la LPM euh on a on est allé un peu trop vers la droite vers un peu trop de de technologie. on a besoin de compléter ce socle technologique par euh par de la masse et pour atteindre cette masse avec des équipements plus rapidement issu du civil, plus lotech, plus smart tech, j'allais dire, on a besoin aujourd'hui de smart tech de masse. On a tous dans nos poches un équipement assez technologique qui s'appelle un un smartphone.
Ça c'est important pour des questions de soutenabilité, mais c'est aussi très important pour des questions de délai. Aujourd'hui, vous le savez, des services de renseignement font l'état d'un possible test de souveraineté euh de la part de la Fédération de Russie à horizon 35 ans. Diversifier, différencier le matériel, c'est important pour avoir plus de masse compte tenu notre budget, mais c'est aussi important pour avoir de la masse rapidement.
Si je prends l'exemple de des équipements terrestres, aujourd'hui nos équipementtiers ont des usines qui sont en mesure de fabriquer quelques centaines de blindés par an lors d'idée. Un fabricant automobile ou de camions fabrique quelques centaines de milliers de d'équipements par an dans une de ces entreprises. Et donc si un jour on doit remonter en puissance brusquement, on aura une certaine inertie pour faire remonter nos équipements spécifiés pour nos armées.
Par contre, on a la possibilité très rapidement d'acquérir des équipements euh différenciés auprès de nos industries civiles. Et donc, gardons bien en tête qu'il y a non seulement l'objectif de masse euh à meilleur coût si je peux dire, mais aussi l'objectif de délai de remontée en puissance. Merci.
La parole est à François Cornier Bouigan pour le groupe Ensemble pour la République. [Musique] Merci monsieur le président, mes chers collègues, je veux à mon tour remercier nos deux collègues Gérard Gassilou pour leur rapport et la présentation qu'ils nous en ont fait. Euh cette question de l'équilibre entre masse et echnologie euh occupe nos réflexions euh depuis maintenant de longs mois voire des années.
Ici à l'Assemblée nationale, à la commission euh de la défense comme de l'autre côté de la rue à l'hôtel de Brienne chez euh euh le ministre des armées ou euh dans les États-majors euh de nos armées. Moi, je je résumerai cette problématique en en une phrase : comment passer d'une armée au format idéal en temps de paix ? Sachant que nous sommes amenés depuis maintenant quelques années à réparer et à moderniser notre armée après des décennies de sous-investissement dramatique dans les années 90 et 2000.
Nous avons fermé des régiments. Vous l'avez cité dans votre rapport, nous avons perdu un certain nombre de dizaines d'avions de chasse de chars, mais nous avons également perdu de la capacité de production. Je suis député du Cher et député de Bourge.
Ces années 90 2000 ont été des années de perdre de milliers d'emplois dans l'industrie de défense. Comment passer de cette armée idéale en temps de paix à une armée en temps de guerre ? parce que le ministre le Cornu l'a rappelé, nous ne sommes plus tout à fait en temps de paix aujourd'hui.
Une armée en temps de guerre qui soit efficace dans la durée, qui tiennent compte de l'attrition en homme et en armes que produit les conflits symétriques, mais aussi des besoins de haute technologie auxquelles peut répondre notre industrie de défense française et qui est indispensable dans des conflits asymétriques. Alors, j'ai noté que vous avez parlé de mix capacitaire idéal, de mix technologique bas haut du spectre et également de smart tech de masse. Et vous avez évoqué tout à l'heure le missile lowcost, mais on pourrait également parler des drones.
Moi, je voudrais vous interroger sur la capacité de production parce que ces segments-là euh sont euh euh soumis à l'accélération des ruptures technologiques et on ne peut pas faire de stock euh de drones ou de missiles low cost parce qu'ils sont périmés très rapidement. Donc, comment peut-on déclencher les capacités de production de masse au moment où nous en aurions besoin ? Merci messieurs, la parole est à vous.
Merci, merci pour la question. Euh concernant euh le Smarttech de masse, la partie drone en fait euh on l'a un peu évoqué dans dans le proposiminaire, mais en fait l'enjeu n'est pas forcément d'avoir euh des stocks importants, vous l'avez dit hein, il pas de de contradiction là-dedans puisque en fait on a un cycle de d'innovation entre l'émergence d'un d'un outil et la réponse qui est extrêmement court et donc ça n'aurait pas beaucoup de sens que de d'avoir des stocks puisque par nature il serait obsolète très rapidement. L'enjeu, c'est d'avoir une capacité à et vous l'avez dit à produire rapidement le jour où malheureusement on en aura besoin.
Et donc l'enjeu c'est d'avoir sur notre territoire national ou européen des outils de produit enfin des des usines de fabrication de drone qui sont de hal dans le sens où ils sont plutôt destinés aujourd'hui aux civils mais qu'on pourrait basculer dans ce cas-là sur des usages militaires. Et notre enjeu, c'est de contractualiser, en tout cas avoir des modèles de contractualisation qui permettent et qui prépare ce ce cas de figure de façon à ce que tout ça soit préparé et que ceal soit possible au moment où on en a besoin. Euh donc voilà ce que je pouvais vous dire mais peut-être que Thomas peut compléter aussi.
Oui, je veux bien je veux bien compléter effectivement le en fait le concept de de différenciation existe depuis le depuis le livre blanc de de 2013. Pour autant, on a eu des LPM qui ont privilégié, je l'ai dit, la cohérence plutôt que la masse. Pourquoi ?
À mon sens, parce queon encore connu la guerre d'agression russe en Ukraine où un pays a décidé seul d'envoyer 700000 de ses soldats et d'assumer 1000 pertes par jour. Et par ailleurs à cela se rajoute aujourd'hui l'incertitude de soutien américain qui nous amène à nous replonger la question. Et je vous pose la question, mes chers collègues, si nous souhaitons déployer par exemple en européen 2500 soldats face à 700000 russes, hein, parce que imaginons, enfin, on est quand même au-delà au niveau technologique, mais voilà, je prends cette hypothèse 2500 soldats si la France pèse 20 % de l'Union européenne, je vous laisse faire le calcul de combien ça signifie de déploiement pour la France.
Et donc à mon sens, si on fait la promotion de la souveraineté stratégique européenne, il faut qu'on soit à minima en mesure d'assumer notre code part conventionnel de ce qui serait nécessaire à l'est. Vous avez parlé du temps de paix. Alors aujourd'hui, le concept pcrisgreer est vue davantage vers le concept comme vous le savez porté par le schéma de compétition, contestation, affrontement.
Et dès dès le le temps de compétition, on a besoin de montrer une détermination. On a besoin d'épauler la dissuasion avec des forces conventionnelles. Aujourd'hui, à mon sens, un gap trop important s'est créé entre nos capacités conventionnelles et le seuil des intérêts vitaux déterminés par le président de la République.
Donc, on a une zone à mon sens qui n'est pas totalement couverte entre les deux. Et enfin, on a besoin de rassurer nos alliés à l'est. Pourquoi nos alliés à l'est achètent du matériel américain ? parce qu'ils se disent que si un jour ils sont embêtés, ce sont les Américains qui viendront les aider.
Pourquoi selon moi je soutiens qu'il font qu'on soit en mesure de produire un corps d'armée qui est le pion élémentaire vu à l'OTAN ? Et non seulement parce qu'on en a besoin pour notre défense, mais on en a besoin également pour notre souveraineté stratégique et pour dire la France sera là et à cette dissuasion, au-delà de cette dissuasion nucléaire pour prévenir un test de prise de gage territoriale qui un test de souveraineté qui pourra avoir lieu dans les prochaines années. Enfin, vous abordez la question de la montée en puissance et des drones.
Premier élément pour moi de la montée en puissance, c'est déjà de s'y préparer intellectuellement. Aujourd'hui, dans nos contrats opérationnels, l'hypothèse la plus haute d'engagement, c'est l'hypothèse d'engagement majeur qui dit quoi ? Queen cas de conflit, on aura 6 mois pour se préparer pour déployer seulement 24000 hommes et qui devront durer que 6 mois.
Aujourd'hui, je pense que cette hypothèse d'engagement major est totalement désuette au regard des menaces auxquelles on doit faire face. C'est souvenez-vous lors du précédent quinquena je sais pas si vous le souvenez, j'avais interrogé le schéma de l'époque le général Le Cointe qui avait indiqué effectivement on a une armée davantage taillé pour le temps de crise alavait un peu adapté son propos par la suite. En tout cas on a une une armée qui a besoin de se muscler conventionnellement pour mieux épauler la la dissuasion.
Pour faire face à une capacité de remontée en puissance. Bien entendu, il faut un arbitrage entre le stock et la capacité productive. Et vous savez que nos stocks sont assez faibles actuellement.
On a besoin effectivement de travailler davantage la réversibilité de la capacité de production civile et dans les prochains jours sans doute un partenariat va être annoncé entre un équipement entier automobile et une de nos PME de défense pour produire massivement des missiles low cost. Euh avec un moteur de voiture par exemple, un moteur de voiture ça vaut moins de 5000 €. Un calculateur de voiture ça vaut quelques centaines d'euros.
Et si vous prenez un corps de bombe type GBU, vous y mettez un moteur de voiture, un réservoir et un calculateur, vous pouvez faire des choses assez intéressantes. Enfin, cette montée en puissance pour moi repose sur les stades de défense qui permettent à l'ensemble de la nation de trouver la posture adaptée, notamment en matière de d'industrie de défense. J'ai été un peu marqué lors de notre visite à Tarbe en discutant avec l'industrie et l'Europlasma et sur sa montée en puissance de l'ensemble des contraintes auxquelles il y avait à faire face pour sa montée en puissance.
Je pense qu'il faut qu'on réfléchisse davantage à des clauses dérogatoires en fonction du niveau de stade de défense pour que notre BITD puisse accélérer. En clair, peut-être avoir des dérogations sur le sur le temps de travail sur certains délais qui sont accordés en lien bien entendu avec l'ensemble des organisations représentatives du personnel que l'on avait questionné et qui sont prêtes à de telles adaptations. Enfin, vous abordez la question des drones.
Vous avez tout à fait raison. Euh, il est inutile aujourd'hui d'avoir des millions de stocks dans nos placards. Ces drones qui risqueraient d'être désués dans quelques milliers d'années.
Donc ce qu'on propose nous, c'est que chaque élève officier et sous-officier pendant sa scolarité ait la capacité de construire un drone. On a environ je crois 5000 officiers sousofficieux qui sont formés chaque année. Un drone ça vaut 1000 € même 500 € on va dire.
Mais même si c'est à 1000 € 5000 cadres qui sont formés chaque année fois 1000 € ça fait 5 millions d'euros. À titre d'information, la contribution française à l'Eurodrone, c'est 1,2 milliards d'euros. C'est-à-dire qu'on peut fournir à chaque cadre nos armées un drone FPV pendant 200 ans, ça coûtera pas encore le la contribution française dans l'Eurodrone pour essayer de recaler un peu les grandes dimensions.
Au-delà de cette cette capacité là de de production de nos armées et nos régiments sont en train de s'équiper d'imprimante 3D, de capacité à à faire des drones. Pour ma part, je sais plus si Amien est en phase avec cette proposition, il me semble que nous devrions étudier des barrières à l'entrée de drone chinois et je pense que nous devrions le faire également pour les masques sanitaires. Ce qui sera clé demain en cas de conflit, c'est la capacité de production civile des drones.
Et donc moi ce que je dis c'est qu'on devrait mettre des barrières à l'entrée à l'échelle européenne pour revaloriser l'offre européenne de drone. Et il y a des entreprises qui existent comme Parot par exemple sur le drone civil et je pense qu'on peut assumer collectivement de dire à nos citoyens pour prendre vos photos de vacances. Vous allez pas acheter un drone à 500 € mais à 800 € mais ce drone sera produit en France ou en Europe.
Et c'est absolument capital parce que si un jour on en a besoin massivement, on a besoin de ses capacités de production. Et à titre personnel, je pense qu'on devrait faire pareil pour les masques sanitaires. On a tous oublié la crise sanitaire.
Avec notre argent public, on est en train de racheter massivement des masques fabriqués en Asie. Et toutes nos entreprises à qui on avait demandé de fabriquer des masques pendant la crise sanitaire sont en train de connaître des difficultés importantes. Je pense que sur de tels équipements qui nous paraissent sans intérêt et sans valeur, on doit assumer un protectionnisme intelligent pour protéger ces ces industries extrêmement stratégiques.
Merci. La parole est à Guillaume Garot pour le groupe socialiste et apparenté. Merci monsieur le président et merci aux deux rapporteurs pour la qualité du travail qu'ils nous ont présenté et pour la clarté des lignes d'action qu'il nous propose.
Moi, je voudrais simplement ce matin poser trois questions en fait pour éclairer ces ces lignes d'action. La première concerne la réserve. Vous nous dites une garde nationale objectif 100000 réservistes d'ici 2035 c'est une vraie ambition en effet mais quel levier concret on fait comment on recrute Christophe Blanchet connaît parfaitement le le sujet comment on fidélise ensuite les réservistes et quelle soutenabilité financière 2è question Le volet industriel, vous prenez une différenciation capacitaire avec comme vous venez d'expliquer les équipements les plus sophistiqués et en appui un grand nombre de matériel civil, on va dire plus simple, vous avez même dit plus rustique.
Comment se garantit que cette stratégie là préserve bien préserve bien notre souveraineté industrielle ? parce qu'on sait très bien que les équipements dont il est question sont pas forcément aujourd'hui produits en France. Donc il faut l'avoir à l'esprit et vous, j'imagine que vous avez des éléments de réponse là-dessus.
Et puis enfin, comment vous inscrivez cette stratégie dans une stratégie européenne de défense ? C'est quoi l'articulation ? où est-ce qu'elle se joue pour qu'on soit efficace et surtout pour que en tout cas c'est la position de notre groupe he on puisse avancer dans cette stratégie européenne de défense.
Je vous remercie. Merci. La parole est à vous messieurs les rapporteurs.
Allez, je me déjà merci pour votre appréciation sur notre le travail. Donc j'ai noté deux deux sujets trois sujets pardon. les réserves, la différenciation et la souveraineté industrielle et l'approche européenne.
Alors, concernant les réserves, je crois que c'est peut-être le sujet sur lequel notre commission a fait le le plus de de travaux et effectivement, on a de de grands spécialistes. Moi-même, j'ai servi pendant une dizaine d'années dans les réserves. J'ai fait partie de des premiers réservistes abinitiaux non issus du du de l'active qui ont été projetés en opération extérieure.
Donc, j'ai eu l'occasion même de vivre ça de l'intérieur. Le premier point, c'est que l'objectif de 100000 réservistes, il a été donné par notre ministre et on y souscrit pleinement. Nous, ce qu'on dit, c'est que simplement cet objectif doit s'accompagner aujourd'hui de moyens concrets pour la montée en puissance de ses réservistes puisqu'on observe parfois une forme de dissonance entre les objectifs extrêmement ambitieux et les moyens sur le terrain.
Est-ce que le T2 suit ? Est-ce que le budget RH suit pour les réserves ? Actuellement, on est plutôt en train de demander à nos unités de réserve et y compris en gendarbri de baisser leur rythme opérationnel.
Est-ce qu'on a prévu 1 € d'équipement pour les réservistes, y compris lowcost ? Est-ce qu'on a prévu des infrastructures ? Les réservistes dorment aujourd'hui sur des lipicau dans dans les donc nous ce qu'on dit c'est que l'ambition de la guerre nationale que je souhaite pour ma part appeler la guerre nationale pour clarifier l'organisation avec comme vous savez la guerre nationale mais qui est aujourd'hui davantage un organisme sans être trop désobligeant qui vise à faire la promotion des réserves aux larges et de faire promouvoir les logos et les conventions des des entreprises.
Je souhaite que des moyens dédiés avec mon courrapporteur soient dédiés à la guerre nationale. Ces moyens, ils sont de l'ordre de 1 milliard d'euros par an, 0,03 % du PIB environ pour une capacité de disposer de 100000 hommes. Et nous ce qu'on dit c'est sur ces 100000 hommes, les conditions de fidélisation c'est dire on doit pouvoir créer une forme de division.
Une division c'est 25000 hommes. Alors pas forcément une division 100 % réserviste, mais au moins ces 100000 hommes doivent contribuer à former une 3è division. Vous savez qu'on a déjà deux divisions d'actives et moi je pense que quand vous donnez du sens au réservistes, c'est ce qui permet de faire de l'attractivité et de la fidélisation quand vous voulez leur donner de l'activité au moins une trentaine de jours par an, c'est ce qui permet de donner du sens.
Et enfin, il y a quelque chose qui coûte 0 € mais qu'il faut absolument faire, c'est le délai de paiement. Nos réservistes, c'est souvent de jeunes étudiants quand ils font une activité, parfois euh mais ils font une activité en septembre, ils sont payés que l'année suivante. Il faut que le réserviste aujourd'hui qui est à l'habitude de délis très court, il sorte de son activité de réserve qu'un jour après, un mois après, il est sur son compte, sa solde qui soit qui soit réglée.
Ça c'est uniquement de l'organisation de notre côté. Ça ne coûte pas 1 € en plus. Enfin, on a la mise en place de la nouvelle JDC.
Euh je pense que c'est un sujet qui est porté par le ministre et par la DSNJ qui est extrêmement ambitieux. Vos enfants ont sans doute fait euh la JDC formule actuelle qui est quand même un peu désuette et un peu vieillote. Dans la nouvelle JDC qui j'espère pourrait euh être lancée en septembre, mais je pense que le ministre fera des annonces euh dans les prochains mois à ce sujet-là.
C'est une JDC renforcée, militarisée avec du référencement de de compétences. Donc 800000 jeunes par an qui peut ouvrir la voie à un engagement dans la réserve. Finalement euh bon moi je suis pas sur le SNU, je suis en attente aussi des arbitrages mais on remplace le SNU pour tous pour la classe 800000 jeunes par une GDC nouvelle formule pour tous et un engagement pour certains dans la réserve.
Finalement, c'est une approche différenciée, c'est de dire plutôt de donner le même pactage pour tous, on va avoir une belle journée pour tous où pour moi-même les les jeunes devrait repartir avec un objet type un gilet jaune pour être mobilisable sur des missions de gilet jaune ou autre, mais gilet jaune, c'est peut-être autre chose, mais un gilet orange, on va dire un gilet orange de telle sorte que il soit mobilisable sur des missions de basse intensité sur volontariat notamment de la part du du maire, mais en tout cas, on a cette approche différenciée entre la JDC pour tous renforcé et l'engagement dans dans la réserve pour ceux qui le souhaitent et également dans les prochaines semaines peut-être que des annonces pourraient être fait concernant un service militaire volontaire nouvelle génération. Enfin euh je vais peut-être pas répondre sur la troisème par manque de temps, mais sur est-ce que la différenciation est compatible avec notre souveraineté industrielle ? Pour moi, la réponse est oui.
Les produits low cost qu'on veut fournir massivement à nos armées sont des produits majoritairement produits en France. J'évacu le le smartphone sur lequel on aurait juste la maîtrise de la couche logicielle comme les gendarmes. Je sais pas si vous savez, les gendarmes ont le dispositif néogend et l'ANC produit un OS qui s'appelle Sec Android qui permet de sécuriser ce qui se passe sur le téléphone.
Et les armées d'ailleurs utilisent déjà l'application auxilium pour gérer des déploiements visie pirate sur la base de petits de petits smartphones. Mais à part ça aujourd'hui, est-ce qu'on produit des véhicules tactiques sur notre sol ? Oui, on produit des camions Renault véhicules industriels Volvo qui fournissent d'ailleurs que 1 % de leur production aux armées.
Donc ils sont mesure du jour au lendemain de de fournir 100 fois plus. Est-ce qu'on on produit des véhicules tactiques légers ? Oui, on a même désormais une entreprise en Alsace qui produit un un 44 d'excellente qualité qui s'appelle Lineos Grenadier qui est un 44 extrêmement rustique.
Donc on a on a ce qu'il faut. Et enfin, vous savez pour ma part que euh je pense que l'arme de base qui nous protège tous, c'est l'armement euh individuel du fantassin, le le fusil d'assaut. Et pour ma part, je je je ne fais que pousser la démarche qui est en cours à la à la fois pour regagner notre souveraineté en matière de production de munition de de petit calibre et c'est en bonne voie et des choses pourraient être annoncées dans les dans les prochaines semaines et peut-être un jour de fusil d'assaut qu'on serait à nouveau en mesure de de refaire.
Vous savez que l'entreprise Vernaron a été repris euh récemment et pour ma part, je ne seraiis pas choqué, voir même j'encouragerai l'équipement de notre garde nationale avec un fusil d'assaut qu'on sera en mesure de produire en France. Euh pour répondre à juste en complément de ce qui a été dit sur la question numéro 1 sur comment on fait pour faire monter en puissance cette réserve. Je rejoins tout à fait ce qui a été dit.
C'est aussi une des raisons pour lesquelles on dit que il faut euh focusser aux bons endroits et que suspendre euh sentinelle et pour ma part suspendre, c'est une façon de remettre l'encadrement au bons endroits et de remettre les moyens au bons endroits si on veut si on considère que c'est prioritaire. Et et ça, je considère plutôt que plus on disperse, plus on on construit des choses un peu gadget qui au final nous nous éloigent de de cet objectif qui me semble prioritaire. Et ça je le je le prends plutôt pour moi sur sur notamment euh sur euh articulation avec l'échelle européenne.
Euh on on le on a on a quelques pistes he qu'on signifie dans dans le rapport. Je pense notamment la notion de best athlète qui qui est de dire comment on réfléchit à l'échelle desbilité européenne sur la spécialisation montrer enfin définir les endroits où probablement on est les meilleurs. On peut penser au SCAF ou à d'autres euh euh outils un peu comme ça.
On redéfinit ou projet plutôt, on redéfinit euh là où on a des entreprises qui sont phares en Europe et qui euh seraient les pilotes de de d'une articulation européenne. On a aussi dans la proposition numéro 29 sur la la brigade franco-hallemande une proposition de façon à avoir des capacités complètes et et d'avoir du matériel uniforme, ce qui est une bonne façon de travailler cette articulation européenne. Et en tout cas, tout ça pour dire que ce n'est pas oublié et que pour nous, c'est central parce que évidemment on peut pas considérer une armée française capable de répondre à tout au vu des enjeux et du contexte géostratégique actuel et que on doit bien la réfléchir.
C'est comme ça qu'on la réfléchit dans une idée de complémentarité avec nos partenaires européens. Merci à vous. Merci.
La parole est à Christophe Bex pour la France insoumise nouveau franc populaire. Merci monsieur le président. Chers collègues, messieurs les deux rapporteurs, déjà tout d'abord je tiens à remercier pour votre travail intéressant et stimulant et la question d'un nouvel équilibre à trouver entre rusticité et technologie a été posée de longues dates par la France insoumise notamment en 2017 en soulignant les besoins de masque à notre pays afin d'exercer pleinement sa souveraineté sur le deuxième territoire maritime du monde.
Alors à ce propos de questions, même si vous avez déjà abordé le sujet au sujet des drones, quelle proposition faites-vous en matière d'acquisition de drones de surface et sous-marin ? Comment considérez-vous les hypothèses de développement rapide de ces appareils relativement lowcaust et dont on a vu dans la guerre en Ukraine qu'il pouvait produire des effets importants ? Et enfin, deuxièmement, monsieur Gassilou, vous proposez de décaler l'arrivée du porte-avion nouvelle génération.
C'est une proposition très forte dont on aimerait savoir les conséquences. Quel surcoup pour la prolongation du Charles de Gaulle ? Quelle possibilité pour les chantiers d'Atlantique de décaler leur planning et de réserver leur cal pour ce bateau exceptionnel ?
Et enfin, comment la marine pourrait-elle s'assurer du maintien des compétences dans un calendrier mouvant ? Je vous remercie. Euh, merci pour la question.
Alors, je propose de répondre sur le pang sur le portavion nouvelle génération et peut-être mon collègue pourra répondre en complément sur sa proposition complémentaire sur le pang qui qui qui s'enchaîne avec la mienne et peut-être sur le sur les drones. Alors sur les pang sur le pang sur le porteavion nouvelle génération, il y a d'a il y a d'ailleurs eu des fuites dans la presse à ce sujet-là qui ne sont pas exactement qui ne correspondent pas tout à fait à ce qu'on a proposé. Ce que je voudrais dire, c'est bien entendu selon moi, la France a besoin d'un porte-avion de nouvelle génération pour remplacer le Charles de Gaulle qui sera retiré du service en 2038 dans trois présidents de la République en 2038 pour pour un peu cadrer le on en a besoin.
Pourquoi on a besoin ? Parce qu'on est un pays archipel avec des outresemes qu'on est membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, qu'on a une vocation mondiale et donc on a besoin de projeter de la puissance. On en a besoin aussi parce qu'on a besoin le porte-avion est un outil absolument extraordinaire pour la supériorité aéromaritime et on en a besoin enfin selon moi parce qu'il faut préserver des savoir-faires industriels et militaires dans un monde incertain.
Et pour ma part, j'ai eu l'occasion de passer une semaine complète sur le porte-avion nouvelle génération. Je l'ai visité de la cale au pont d'envolant par les chaufferies nucléaires, par les soutam munitions. J'ai vu ce que sont capables de faire nos nos marins et ce porte-avion est un savoir-faire français absolument exceptionnel et loin de moi, malgré les débats qui peuvent exister, le fait de remettre en cause la pertinence d'avoir au moins un porte-avion pour pour la marine française et notre aéronaval.
Pour autant, ceci étant dit, le PAN, c'est le plus gros objet de de nos armées. C'est 10 milliards d'euros hors équipement. Et donc, on peut pas faire une mission sur la masse et sur le fait de retrouver absolument et rapidement des du muscle sans évoquer le sujet de de ce porte-avion nouvelle génération.
Et donc ce qu'on dit simplement en terme de de proposition, c'est qu'il faut qu'on arrive à voir si on peut pas euh minimiser la période de tuilage le plus possible pour essayer de décaler un peu vers la droite le porte-avion de nouvelle génération si c'est possible sans surcoup et sans rupture capacitaire. Juste pour qu'on ait bien en en tête les grands enjeux. Donc le pan c'est 10 milliards d'euros sur 10 ans.
Je je simplifia 1 milliard d'euros par an. 1 milliard d'euros par an c'est plusieurs millions d'euros par jour. C'est-à-dire que chaque jour de décalage du pang, c'est plusieurs millions d'euros qu'on peut mettre en plus dans des besoins qu'on a dans les prochains mois, dans les prochaines années.
Et notamment concernant la marine nationale, on porte la proposition ambitieuse de de lancer en production trois frégates supplémentaires dans le modèle italien. Et si vous le souhaitez, on pourrait y revenir pour que je sois pas davantage long. Mais en gros, commander directement trois trois frégades pour les chantiers de de l'Orient qui sont en mesure de les produire, qui peuvent en faire deux parents qui ont actuellement n'en font qu'une par an en disant ces frégates, on lance la production, on on les on les détermine à l'export et au pire on les intégrera dans dans la marine et on a fait un calcul qui montre que quelle que soit l'option, c'est intéressant pour l'État.
En gros, que le loyer immobilisé de l'argent pour commander au pire une frè quelques années qui arrivent est largement compensé par les retours fiscaux notamment et sociaux pour l'état d'une vente du d'une frégate à l'étranger. Donc pour le pang, on dit simplement la France a besoin d'un d'un pang du portage de nouvelle génération mais voyons s'il est possible de le reporter sans surcoutt et sans rupture capacitaire. Sachant que en 2028, on aura un arrêt tectique majeur où on va ouvrir le corps nucléaire et à ce moment-là, un peu comme les centrales, on va peut-être découvrir que le pang euh peut durer un peu plus longtemps que prévu.
Voilà, j'espère avoir bien répondu et peut-être que Dermir veut compléter pour la propolition européenne. Pardon ? Ouais, en complément.
Euh effectivement, l'idée de de décaler vers la droite, c'est aussi de permettre euh ces ces frigade supplémentaires avec ce modèle italien qui euh pour lequel on avait pu interroger la marine et qui en tout cas est intéressé qui semble intéressante pour pour toutes les parties. sur ce décalage, moi j'ai j'ai sous-amendé, on va dire, la proposition de Thomas Gassino qui est qui est dire que si on doit décaler, je pense que c'est l'occasion de réfléchir à la l'européanisation du pang pour en avoir deux. Pourquoi deux ? parce que on le sait bien 1 é= 0 une partie du temps puisque il a besoin d'être entretenu et que et que si nous en avons deux, on a ce un en permanence mais que on en a évidemment pas la capacité budgétaire et en investissement et en fonctionnement mais que nos partenaires européens dans cette logique là pourraient être intéressés et donc ce temps de décalage peut être mis à profit pour réfléchir aussi à ces questions-là et aux articulations possibles. sur la partie drone de surface sous-marin, on rejoint un peu les enjeux que qu'on a évoqué tout à l'heure, c'està-dire en vrai être dans une logique de partenariat, d'innovation et comment on la simule avec en changeant un peu la logique par rapport à la logique historique de la DGA qui était en gros d'exprimer un besoin et de de passer de faire un appel d'offre et de commander pour faire très simple et très caricatural.
Là euh on est dans dans une dans toujours des possibilités de doual euh et puis le fait de de d'être dans un un dialogue permanent euh avec un ensemble d'entreprises qui euh portent de l'innovation et qui euh peuvent être euh mis à profit et sur lequel on peut imaginer grâce à ces partenariats de d'être en capacité de commande. Après, moi ce que je retiens des échanges sur les les drones plutôt maritimes, c'est que on en a comme les autres mais en tout cas de différents types. On en a qui vont être plutôt low cost et puis on en a d'autres qui vont être en réalité assez chers et qui vont répondre à des logiques différentes et qui donc répondent à des logiques différentes y compris en terme de commande d'innovation ce genre de choses parce que l'océan a ses propres caractéristiques et notamment le fait que c'est un milieu extrêmement vaste et contraignant d'un point de vue technique enfin ou physique plutôt et que et que on un ensemble de drones qui doivent répondre à à cette contrainte physique dans lequel ils sont ils seront projetés.
Sur sur le PAN, que je me permets juste de compléter en disant qu'on parle avec beaucoup de prudence que puisque bien entendu en tant que parlementaire, on n' pas forcément l'ensemble des éléments à disposition, notamment les cadencements de production d'échauffer nucléaires qui nous permettent de euh de prendre une position fermement. simplement on souhaite mettre un peu de pression dans le tube et y compris aux industriels pour dire si vous pouvez contracter un peu la capacité le délai de production, c'est quelque chose qui est très intéressant pour atteindre certains objectifs à à court terme. Peut-être juste préciser un peu la question des frégrigades puisque avec Damien, on a mis un certain temps à à construire cette proposition.
Donc c'est peut-être pas en une minute précédemment que j'ai pu parfaitement vous vous exposer ce qu'on ce qu'on souhaite faire. Euh déjà euh Damien nous a invité à l'Orient et on a pu voir l'excellence des chantiers de Naval Group à la fois sur la COG, sur la construction euh des équipements technologiques et de tout ce qu'on fait. Et déjà euh les FDI sont un équilibre technologique entre masse et technologie.
Vous savez que grâce à la technologie, on a pu réduire l'ortonnage, on a pu réduire le nombre de de marins qui servent à bord. Pour la pour ma part, je j'ai une proposition un peu iconoclast qui à mon avis mériterait d'être creusé. C'est un reprochement industriel entre les chantiers de Saint-Nazer et les chantiers de l'Orient pour la production des coques.
Il me semble que le les capacités de Naval Groupe mériteraiit d'être davantage exploité pour les questions des systèmes d'armement de ce qui se passe sur la frégate, mais qu'en matière de production de coque, vu de loin et n'étant pas très expert de du sujet, il me semble que des convergences pourraient avoir lieu avec les les chantiers de de Saint-Nazer qui montrent leur capacité de produire des coques qui sont pas très éloignés. dans un cadre potentiellement plus compétitif. Concernant les frégates, c'est une proposition d'ailleurs qui été portée par notre apportant de marine et d'autres.
Il faut on en a 15 actuellement, on est on est très limite. Nous notre proposition c'est bien entendu de porter à 18 mais de le faire dans un cadre réaliste et pragmatique en disant comment on fait si toutefois le budget est limité. Et là à l'Orient, ce qu'on a découvert c'est que on a une capacité de production de deux frégâtres par an que l'armée française en commande environ une tous les 2 ans puisque'en gros une frégate ça dure 30 ans, on en a 15.
C'est veut dire que une fois tous les 2 ans on doit en renouveler une et que grâce à l'export on passe de une frégate commandée tous les 2 ans à une frégate par an. Mais qui nous reste encore une capacité de production qui n'est pas utilisée à l'Orient. et dans un monde en compétition où on a des prospects à l'export, c'est quand même dommageable de ne pas utiliser pleinement notre outil productif.
Et donc nous ce qu'on dit c'est utilisons pleinement ces outux productifs, prenons le risque de lancer en chantier des frégates dont on aura besoin dans tous les cas. Et ensuite, vous avez deux options, c'est soit bah ces frégates, on les a avancé par rapport à nos besoins et ça nous coûtera un décalage de trésorerie de l'ordre de 1 milliard d'euros par frégate sur quelques années. Ça veut dire un coût en intérêt de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros ou soit pendant le temps de production, voire légèrement après la mise en service actif, on a la capacité de vendre ces frégates à l'étranger.
Et là, c'est banco pour l'État. On estime que quand on fond une frégate à 1 milliard d'euros, c'est 30 à 50 milliards d'euros qui reviennent dir pour 100 pardon. Donc 300 à 500 milliards d'euros millions d'euros qui reviennent dans les caisses à l'État.
Pourquoi ? Parce que cotisation sociale, cotisation patronale, impôt sur les sociétés, TVA et donc on a un intérêt objectif extrêmement fort à financer notre défense d'une certaine manière par le soutien à l'exportation. Et j'ajoute enfin que les marins le savent mieux que qui comptent.
On est aujourd'hui sur des doubles équipages sur nos frégates. C'estàd que si toutefois on a des frégates en plus, on a largement de quoi les armer avec des marins qui sont déjà en double sur nos sur nos sur nos bateaux. Donc voilà, on aimerait que cette réflexion puisse être poussée à son maximum pour voir s'il est pas pertinent de lancer dès à présent la construction de frégates supplémentaires éventuellement dans une logique d'export ou au pire pour avancer l'équipement de nos forces.
Merci. La parole est à Jean-Louis Tyriot pour le groupe droite républicaine. Merci monsieur le président.
Merci mes chers collègues pour cette réflexion complète sur la question de la masse avec des vues que je trouve extrêmement pertinentes notamment sur la différenciation. Évidemment quand on reçoit un essin de drone on ne va pas tirer un missile à 300 € c'est le retour du canon. la capacité de faire face à ce type de menace et puis c'est également un élément à prendre en compte dans la défense opérationnelle du territoire.
Je souhaite vous faire part d'une vraie réserve de notre groupe sur une proposition et ensuite vous poser deux questions. La proposition, c'est celle de notre collègue Girard concernant le les l'européanisation des portes-avions. France a utilise ses portesavion pour porter les fanus, c'est-à-dire la dissuasion nucléaire.
Évidemment, à partir du moment où on européanise les portes-avions, on abandonne cette composante de la dissuasion. Est-ce que c'est ça votre sous-jacent ? Deuxièmement, aujourd'hui, je rappelle que des portesavions européens, un un bateau, il a un pavillon, il a une chaîne de commandement.
Vous avez un état majeur de l'Union européenne, mais je rappelle que l'étatmajor de l'Union européenne, c'est la pesque et que ça veut dire l'unanimité à 27. Bon courage quand il s'agira donné des missions dans ces conditions-là. Donc je vous le dis tout de suite, très grande réserve et je voudrais avoir votre réaction là-dessus.
Question maintenant sur ce que évoque Thomas Gassilou sur la nécessité d'être à la hauteur niveau corps d'armée. On est évidemment totalement d'accord. J'ai eu l'impression dans le rapport que vous évoquiez le nombre de divisions mais pas forcément. les soutiens niveau corps d'armée nation 4 que nous devons avoir.
Donc je voulais savoir votre réflexion là-dessus. Enfin, c'est ma dernière question concernant les coopérations industrielles. Évidemment que l'idée du best athlète est importante, mais si on tire ça jusqu'au bout, ça veut aussi dire peut-être pour la France renoncer à un certain nombre de capacités.
Jusqu'où pensez-vous qu'il faut aller dans ce domaineel ? C'est notamment une réflexion qu'on se pose beaucoup sur certains éléments terrestres. Merci messieurs.
Bon, je je vais je vais y aller comme ça mon collègue Damagear aura une réponse extrêmement précise sur la partie du du porte-avion euh européen. Alors déjà, merci pour votre intervention. Vous avez parlé de la DOT, la défense opérationnelle du territoire et ce qui me permet pour ma part de redire pourquoi la différenciation et selon moi la masse à un corps d'armée à trois divisions me semble pertinente.
Elle me semble pertinente cette différenciation parce que vous avez parlé de Doté déjà sur le territoire national. Pourquoi ? Pour faire face au menaci hybride.
Pour faire face au menace hybride, on a besoin de quoi ? d'un équipement de mobilité de base, d'un téléphone portable, d'un armement léger et d'un missile antichar et de quelques drones. Ça suffit.
Il y a pas besoin d'avoir de de grands éléments blindés. Ou pour la mission sentinelle, sa que la mission sentinelle, on voit même nos troupes qui qui patrouillent à bord de véhicules civils qui à mon avis un un usage un peu un peu dévoyé. Je préférais qu' qu'il patrouille avec leur véhicules de dotation qui font intégrer.
Donc cette différenciation, elle est hyper pertinente sur le territoire national. Cette différenciation, elle est hyper pertinente en soutien de la ligne de front. Regardez le nombre de camions, le nombre de camions citterne, le nombre de porte-chard dont nous disposons.
Je sais pas si vous savez combien on dispose de porte-char mais pour peut-être rappeler un chiffre, le programme Lecler c'était 1200 chars, on en fabrique 400, on en a plus que 200. et de porte-charge pas je sais pas si le chiffre est mais c'est de la masse c'est de l'ordre d'idée quelques dizaines et ces portechars font de la classe 100 tonnes entre le char et le portechar et donc c'est même il s'achemine vers l'est avec une certaine forme de difficulté et donc la différenciation elle est pertinente aussi pour alimenter la ligne de franc pour avoir des engins du génie qui sont pas forcément des engins blindés du génie qui préparent les lignes regardez les les Ukrainiens ils utilisent des équipements assez assez rustiques et assez simples. Et donc certes, on a besoin par exemple d'un camion citerne nouvelle génération blindé, scorpionisé, tout ce que vous voulez pour avoir des missions spécifiques, mais on a surtout besoin de camion citterne quasiment issus du civil par en kaki pour avoir des flux logistiques.
Et mes chers collègues, regardons l'opération Barcane qui était une opération importante mais somme toutes quand même assez limité en volume. 75 % de la logistique devait être externalisée à Barcan. 75 % pour une projection assez sommaire.
Donc je vous le dis, on a quand même un sujet de masse qui est à mon sens est assez important et pour faire face à ce problème de masse dans le cadre d'une hypothèse budgétaire réaliste, on n pas le choix que de prendre ce qui existe sur l'étagère pour respecter des contraintes budgétaires et des contraintes de délais. Enfin, j'ai une conviction personnelle qui est encore plus iconoclast et je me permets de vous en faire part même si elle peut parfois interpeller. Pour ma part, je pense même que l'hybridité et la légèreté est pertinente en première ligne.
Je parlais tout à l'heure du du cas du canon César. On aurait pu dire réflexion basique. Effectivement, il nous faut un canau blindé et chenillé puisqu'il sera au contact du feu.
Au final, que nous apporte le le renseignement du terrain ? Que la mobilité et la discrétion est beaucoup plus importante que le blindage et la visibilité. En clair, le canon César, à peine il a tiré ses six coups, les six coups sont pas encore arrivés qu'il est déjà parti et il se s'expose pas à des tirs de contrebatterie.
Pour ma part, je pense que la première ligne euh et on le voit en Ukraine est caractérisée à la fois par une grande transparence du champ de bataille et une grande létalité. Et tout regroupement de blindés, même avec des défenses solaires, même avec des capacités de blindage est immédiatement sujet à une à un traitement de la part de l'adversaire. Et donc même notre brigade bonne de guerre, même notre division bonne de guerre avec tous ces appuis sera exposé à de forts risques de destruction face au front parce que nos défenses seul air à un moment donné elles seront épuisées.
Et pour ma part, c'est pour ça que je pense que la différenciation est même pertinente en première ligne avec des équipements plus légers, plus nombreux, plus mobiles, plus rustiques pour restaurer une forme de brouillard de la guerre, être en mesure d'exploiter pleinement la viscosité du de du milieu terrestre. Et ce que je vous dis là, ce ne sont pas des théories nouvelles. Si vous voulez creuser le sujet, vous pouvez regarder l'excellent ouvrage de Pierre Brosselette des années 70 et c'est sur la non bataille qui disait face aux russes qui vont débouler avec leur division.
Si on oppose à 10 divisions une division française, on est cuit. Il a même étudié le fait de dire si on utilise nos armes nucléaires tactiques, qu'est-ce qui se passe ? Et ça sa préconisation est de revenir un peu sur ce que disait le maréchalfo et la concentration des moyens pour plutôt aller vers une dispersion et une concentration des efforts en utilisant pleinement la viscosité du du milieu terrestre. rapidement sur la question du du porte-avion et cette européenisation que je propose.
D'abord euh on dessine enfin on dessine une idée dont il va falloir travailler le périmètre et c'est pour ça qu'il faut du temps pour le faire. De ce qu'on peut, en tout cas moi ce que j'exclus de de la réflexion, c'est le fait que le porte-avion ne porte plus la dissuasion nucléaire. C'est pas le sujet et ni le fait que ces dissuisons nucléaires soient européanisé, c'est pas le sujet.
Mais aujourd'hui, on sait bien que et dès à présent le Charles le Gaulle dans la flotille puisque Portevion ne navigue jamais seul, il y a une flottille. Cette flottille est déjà un peu européanisée puisqu'on a des navires italiens qui escortent le Charles de Gaulle. Et je pense qu'autour de ça, on peut réfléchir à une européennis bien plus poussée qui permet en fait effectivement de de d'avoir des moyens mutualisés à l'échelle européenne dans lequel la France pourrait avoir de portes-avion.
Merci. La parole est à Cyriel Châtelin pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président.
Tout d'abord, j'aimerais remercier les deux corpporteurs de cette mission. mon collègue écologiste Damien Girard ainsi que Thomas Gassiou pourir mener ce travail tout au long de cette mission d'information qui a rendu des conclusions utile à la réflexion sur l'avenir stratégique de nos équipements militaires. À travers cette mission, des questions cruciales ont été soulevées dans cette période de redéfinition stratégique dans la définance dans la défense française et européenne à l'ône de bouleversements mondiaux en cours.
Le retour des conflits de haute intensité, la remise en cause du droit international et l'émergence d'une internationale réactionnaire. Au vu de ces constats, le rapport se demande comment renforcer notre autonomie stratégique en matière de de défense et quelles sont les forces et les faiblesses de notre armée. Premier intérêt que je soulligne est quand même que cette réflexion s'inscrit dans une stratégie française mais également une stratégie de défense partagée avec nos partenaires européen parce qu'effectivement lorsque l'on voit les menaces grandissent des émergences de puissance hostile, nous avons besoin de partenariat européen pour défendre notre modèle démocratique.
Ensuite, l'armée française est une armée cohérente et efficace et nous pouvons nous en féliciter. Toutefois, je cite le rapport, elle présente des incohérences de masse en opposant masse et technologie. La loi de programmation militaire a fait le choix de ne pas choisir en conservant un modèle d'armée complet au risque de perdre en éperceur stratégique.
Il nous faut donc aujourd'hui choisir un modèle d'armée qui réponde à ces nouvelles menaces. Le rapport propose plusieurs pistes intéressantes. J'en citerai quelques-unes.
Mettre fin au dispositif nu pour le réorienter les crédits vers la réserve opérationnelle qui permettrait réellement de renforcer la capacité humaine de l'armée. Prévoir le deuxième proposition prévoir le développement d'une force terrestre lotch à basse intensité technologique afin d'être en capacité de répondre à des attaques massifié dans la durée et la suspension du dispositif sentinel comme dispositif permanent puisque celui-ci mobilise 10 % de notre effectif de force opérationnelle. Enfin, il fait des propositions extrêmement intéressantes sur la manière d'associer le parlement à cette réflexion, la création d'un institut parlementaire avec des ressources dédiées et des experts techniques qui pourraientir une qui pourraient fournir une expertise indépendante sur la loi de programmation militaire à intervalle régulier sur des programmes d'armement.
La cohérence des choix me semble un outil extrêmement utile. Alors, j'irai très vite sur ma question. Le rapport fait des choix.
Il dégage des choix stratégiques extrêmement clairs d'un modèle d'armée. Est-ce que vous pouvez nous éclairer dans cette dans une logique de stricte substance je fini ? Est-ce que vous pouvez nous éclairer comment sur quel menace stratégique qu'on correspondent les choix que vous avez fait ?
Merci. Merci beaucoup pour cette question. Alors déjà, si vous me permettez, j'aimerais quand même saluer désormais la murable des des écologistes sur les questions de défense, mais que ce soit ici en France ou les Grunon en Allemagne, il y a quand même une évolution assez spectaculaire ces ces dernières années et on ne peut que collectivement s'en s'en féliciter et je pense que vous avez parfaitement raison parce que l'atteinte des grands défis mondiaux et notamment la lutte contre le réchauffement climatique nécessite un ordre mondial.
On peut pas avoir des grandes ces des grandes conférences internationales si il y a pas d'ordre d'ordre mondialisé ou mondial en tout cas. Et enfin, les moyens hybrides bien entendu permettent de d'agir face au aux aléas climatiques comme l'on font nos forces notamment celles qui sont engagées au plus près. Je pense notamment aux forces de Nouvelle-Caédonie qui ont beaucoup de coopération capacitaire avec leurs voisins à ce à ce sujet.
Moi, j'aimerais insister sur un point comme vous avez beaucoup parlé de valeur de démocratie, c'est que notre responsabilité c'est dans un monde en compétition de donner aux démocraties les moyens de gagner le match face au régime autoritaire. Et pour gagner ce match, il faut être confiant dans nos valeurs. On a besoin de vérité notamment.
Qu'est-ce qui fait que Poutine a eu a subi une grande désillusion lors des premiers jours de l'invasion russe en Ukraine ? c'est qu'on lui avait menti sur l'état réel de l'armée russe. Lui qui pensait prendre l'Ukraine en 3 jours, il s'est rendu compte que tous ses chefs depuis des années, il avait vendu une armée qui ne correspondait pas à la réalité.
La vérité, c'est un actif stratégique pour nos démocraties et c'est pour ça qu'on doit tenir sur notamment l'indépendance des des médias et que c'est un sujet hyper important pour conforter, restaurer la confiance avec nos nos concitoyens et éveiller leur regard sur les menaces du monde aujourd'hui. Et parmi les acteurs qui sont hyper importants, me semble-t-il, pour que ce ce ces démocraties gagnent le le match, c'est aussi le rôle des parlementaires. Et c'est pourquoi je crois vraiment que notre rôle de parlementaire, c'est d'être exigeant et des poils à gratter pour mettre le système sous tension et pour prévenir la surprise stratégique.
Nos militaires ont des qualités énormes, nos militaires et notre système. Par contre, nos militaires, ils ont parfois du mal à brûler des objets qu'ils ont adulé pendant des années. Et donc, notre histoire est faite de surprise stratégique parce qu'on n pas voulu voir la nouvelle révolution qui arrive.
Peut-être que notre retard sur les drones s'explique en partie à ce à ce sujet-là. Et donc notre responsabilité parlementaire c'est-être un peu les poils à gratter pour mettre le doigt où ça fait mal parfois au risque de se tromper ou de déplaire pour contribuer à aider les démocraties à prévenir la surprise stratégique. Deux mots pour réagir.
Euh je je rejoins ce que vient de dire Thomas sur le rôle des parlementaires et c'est pour ça que on souhaite renforcer par cette proposition d'Institut parlementaire notre rôle à travers un institut qui serait doté de moyens humains et qui nous permettent de de mieux jouer notre rôle et d'avoir cette expertise importante sur ce que ce qui était indiqué au départ, c'est-à-dire le fait que la loi de programmation militaire avait était un genre genre de non choix où on souhaitait être présent partout. Euh c'est bien euh en réponse à ça que euh pour être en capacité vraiment de de jouer notre rôle de solidarité avec l'Est de l'Europe, il nous a semblé euh important de de de que que les propositions les plus fortes soient sur l'armée de terre avec cette histoire enfin cette ce proposition plutôt de de de réserve réellement opérationnelle est suffisamment doté et aussi avec cette brigade un peu lotch qui permet de répondre à ces enjeux dans des coûts maîtrisés puisque c'est aussi un enjeu extrêmement important mais c'était probablement l'endroit où manquait le plus de cohérence et de capacité et donc c'est là-dessus que partie des propositions les plus fortes sont présentes. Merci.
La parole est à Christophe Blancher pour le groupe Les démocrates. Merci monsieur le président. Merci à monsieur le rapporteur pour leur rapport et leur exposé surtout.
Euh les les temps changent les temps changent. Puis à 5 jours, on célébrait le 81e anniversaire du 6 juin du débarquement qui amené la paix en France et en Europe. Et pendant 8 ans, on a été à chacun des discours cérémonies en train de dire "On préserve la paix" et les temps changent parce qu'aujourd'hui on en est à éviter la guerre et dire comment est-ce qu'on évite la guerre ?
Et comment on évite la guerre ? Vous l'avez expliqué dans votre rapport, c'est à travers le le volume des forces, des matériels, des munitions. C'est très bien expliqué. vous l'avez expliqué dans votre compte-rendu, mais euh pour éviter la guerre, faut montrer qu'on est prêt à l'affaire et c'est les volumes que vous avez expliqué.
Mais pour autant pour être prêt à l'affaire, il faut être il faut avoir une adhésion nationale. Montrer aussi que si on est prêt, c'est parce qu'on est soutenu par une nation entière qui est prête et qui sent mobilisée. Monsieur Gassou, vous avez dit dans votre exposé, il faut placer le citoyen en première ligne avec une référence manifeste aux réserves qui est un sujet qui motive et passionne la commission avec l'objectif des 100000 réservistes.
Très bien. Mett si on considère dans les différents rapports que 30 % des réservistes ne se déclarent pas à l'employeur et reste fantôme, ça fait juste 30000 et que ces réservistes quand ils se sentent pas reconnus, bah ils quittent la réserve. Donc comment est-ce qu'on fait pour les fidéliser réellement si on veut atteindre cet objectif ?
Vous connaissez mon mon ambition de vouloir inclure dans les conditions au travail le fait que d'être réservé fait partie des discriminations parce que le cas est aujourd'hui, je voudrais avoir votre point de vue là-dessus. Et faire la masse euh c'est comment est-ce qu'on fait adhérer à la population depuis le plus jeune âge jusque à tout âge. Comment on redonne cette ce sentiment patriotique total en France quels que soient les âges ?
Alors, j'entends vos réserves sur le SNU dans tact mais qu'est-ce qu'on fait pour impliquer dès les plus jeunes âges ? Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on propose quelque chose véritablement et pasablement transférer tout le monde a eu 2 minutes 30.
Monsieur le président, je voudrais avoir les 14 secondes de plus si vous me permettez au nom de l'égalité des groupes. Ça ça m'apprendra à être un peu trop généreux. La prochaine fois, je coupe le micro à tout le monde.
C'est pour tout le monde pareil ou personne, c'est permettez-moi. Allez-y. Merci président.
Donc en [Rires] c'est une censure. En 15 secondes, comment est-ce qu'on fait réellement cette cette masse ? de tout à tout âge.
Et dernière question, monsieur le pr monsieur Gassiou, vous avez évoqué 700000 hommes mobilisables en Russie. Est-ce que c'est toujours le cas aujourd'hui ? Parce que il faut qu'on ait une réalité des chiffres aujourd'hui réellement.
Merci. 2 minutes 55 mon cher collègues. Je vous en prie.
Allez-y. Mais merci pour ces pour cette question. Alors sur la Russie, oui, c'est toujours le cas.
Et si demain un accord de CC le feu était signé, l'appareil de productif russe est lancé à pleine vitesse et ses capacités se reconstitueraiit extrêmement rapidement. Aujourd'hui, il y a tout un système, il y a beaucoup de gens qui vivent de la guerre en Russie et même des populations qui se sont habituées à percevoir y compris des indemnités face au décès. Vous savez que ce qui tourne notamment en Russie, c'est pas pour une jeune fille, c'est assez terrible de dire ça.
C'est pas forcément négatif de se marier avec un soldat qui part au front puisqu'on va peut-être percevoir l'indemnité si celui-ci est est réduit ou ou tué. Alors, concernant les réservistes fantômes clandestin, effectivement, il y a une part des réservistes qui ne n'en font pas part à l'employeur civil de peur de se voir bloquer dans leur progression dans l'entreprise. Je je pense que ce qu'il faut qu'on arrive à trouver et je pense qu'on n pas très loin de ça, il y a encore peut-être quelques dispositifs, c'est c'est un équilibre des contraintes parce qu'on peut pas non plus imposer tout à l'employeur civil au risque de rendre moins employable et moins attractif le le réservice.
C'estàd que si on a réservice sur son CV et que l'envoyur civil sait que ça va être porteur de beaucoup de contraintes, ça nuera l'employabilité civile des réservistes. Moi ce que je pense c'est qu'on a trois points sur lequels on peut avancer hyper rapidement. Le premier point qui est massif et ça fera le sujet le lien avec l'autre question, c'est l'importance de la culture de défense.
Au-delà de normes de la contrainte, il faut que chacun ait conscience de l'importance de cette défense et du geste citoyen qui est fait quand on libère son réserviste et même de l'intérêt pour l'entreprise qui puisqu'il va développer des capacités notamment de commandement de gestion du stress au travers de l'activité sur la réserve. Une deuxième pratique serait le fait de convoquer en amont avec un DLS 6 mois un an l'ensemble des réservistes d'une unité pendant une semaine. Et c'est là où vous pouvez acquérir une vraie capacité organique de la réserve.
C'est quand toute l'unité, toute une compagnie de réserve est convoquée au même moment. Ce ça se fait aujourd'hui trop peu. Enfin dernière chose, vous savez que par décret ministériel, on peut convoquer la réserve de sécurité nationale que notre pays est face à un problème grave.
Je pense que ces dernières années, on aurait pu le faire à plusieurs fois. Les réservistes se préparent pour ça. Quand il y a des graves crises types la crise sanitaire, tous les réservistes sont prêts à à partir et je pense que une fois tous les 5 ans, une fois tous les 10 ans, il faut pas se priver de faire ça.
Enfin, pour la déshésion nationale, vous savez que c'est un sujet qui me tient à corp, c'est absolument majeur. Moi, je suis persuadé que infin c'est la volonté qui fait la différence. La capacité militaire, technologique, c'est juste quelque chose qui vous permet de d'avoir moins de mort pour atteindre votre volonté.
Mais regardez les conflits récents entre les moyens américains en Afghanistan et la volonté des talibans en claquette. Infini, c'est la volonté d'établissement en claquette qui a gagné. Certes au prix de de beaucoup de mor.
Désolé de le dire de manière un peu brusque et ce que je dis c'est pas porteur d'un jugement voral sur pourquoi on a cette volonté. C'est pour ça qu'Infiné je suis très confiant sur les démocraties pour l'emporter puisque c'est ces démocraties qui doivent permettre à chacun d'avoir le plus possible cette volonté. Et donc effectivement, il est majeur que chaque français se sente personnellement responsable de la défense nationale.
Chacun doit se dire "Moi, j'ai un rôle à jouer pour mon pays. Peut-être avec un fusil, peut-être avec un un clavier." C'est pour ça que la JDC nouvelle version, c'est pour revisser dans la tête de tous nos jeunes que peut-être qu'un jour la la nation aura besoin d'eux.
Et rappelons-nous toujours cette phrase de Saintexupéri : "Chaque sentinelle est responsable de tout l'empire". Ouais. pour répondre spécifiquement sur et adhésion nationale.
Quand on regarde le rapport de la cour des comptes de 2023 qui évalue le dispositif, il dit notamment que il ne répond pas à deux objectifs clés qui étaient la mixité sociale et l'engagement. 40 43000 jeunes engagés en réalité. Et donc c'est fort de ce constat là et fort du fait que on fait une propos proposition forte sur la réserve que on considère que une réserve réellement opérationnelle avec les moyens avec des doctrines d'emploi définies bien plus importantes que qu'aujourd'hui permettrait bien plus de d'assurer cette cohésion nationale et de répondre à cet enjeu-là.
Et donc c'est on est on est d'accord sur l'objectif et on pense que on a plutôt intérêt effectivement à euh concentrer nos moyens sur cette réserve parce que parce que aujourd'hui le nu ne répond pas aux objectifs qui s'étaient donnés et mobilise des moyens humains et des moyens financiers. Merci. La parole, il y a Lise Manier pour le groupe Horizon et Indépendant.
Merci monsieur le président. Merci messieurs les rapporteur. Merci pour la qualité de votre rapport que vous nous présentez aujourd'hui et qui éclaire avec justesse les dilemmes auquels notre modèle d'armée est aujourd'hui confronté.
Conjugué l'impératif de masse avec la préservation de notre supériorité technologique tout en restant lucide sur les contraintes budgétaires qui sont les nôtres. Vous faites un certain nombre de propositions et vous avez notamment mis en lumière l'importance des drones et de la guerre électronique dans les conflits contemporain et plus largement l'évolution de la conflictualité vers une hybridité toujours plus marquée. Vous avez déjà eu l'occasion de revenir sur cette question des drones et moi je voudrais revenir sur un point précis que nous n'avons pas encore abordé ensemble et que vous soulignez dans le rapport.
C'est votre proposition numéro 12 que je trouve particulièrement innovante et pertinente et qui vise, je vais vous donner à quoi elle correspond et qui vise à doter chaque élève d'école officier et sous-officier d'un drone commercial FPV pour les acculturer effectivement au nouveau mode de combat. Alors ma question est simple. D'abord est-ce que vous pouvez nous en dire plus, nous détailler cette proposition, ces modalités de mise en application, mais aussi sur son articulation avec l'exigences de sécurité opérationnelle et de confidentialité des données ?
Comment s'assurer que l'emploi des drones commerciaux qui reste issu du secteur civil ne crée pas de vulnérabilité pour la formation et la doctrine de nos armées ? En tout cas, je vous remercie sincèrement de cette ben proposition intéressante. Merci de de votre retour.
Alors sur les drones, on a beaucoup progressé mais on part de très loin. Je me souviens d'un engagement il y a quelques années quand on était allit passé le le réveillon du 31 décembre avec Elizabeth B, premier ministre en Guyan où les soldats engagés dans le cadre de l'opération Harp avaiit dit "J'ai dû acheter un drone sur mes fonds personnels parce qu'on ne m'en fournit pas." Or, pour voir ce qu'il y a de l'autre côté de la colline et pour voir si les orpilleurs sont là, j'en ai j'en ai besoin.
Les armées ont pris progressivement ce virage. Vous savez qu'on l'a fait collectivement avec beaucoup de retards. Nous, on souhaite accélérer la massification.
Vous savez que pour vous citer quelques exemples peut-être un peu piquants pour nous, nos armées à ma connaissance n'ont toujours pas le droit sur leur champ de tir de tirer sur un drone qui arrive. Et certains nous ont même dit, on doit s'inscrire à un club de baltraap en tant que citoyen pour s'entraîner à faire ça. Donc on a encore des contraintes réglementairire normative à lever pour intégrer pleinement le l'usage des drones.
Et là, on a souvent parlé de la singularité militaire, mais il faut qu'on remette en gros en en avant la singularité de défense. On en a on en a pas parlé, mais combien on a découvert de normes qui ajoutent des surcoups considérables à nos équipements. Donc, c'est pas forcément le made in France qui coûte beaucoup plus cher, c'est la manière dont on le don le fait.
Notre proposition, c'est d'équiper tous les élèves officiers sous-officiers d'un drone, voir même mieux que les équipers, de leur demander de fabriquer pendant leur cursus scolaire un drone. Ça coûte 500 € par élève. Les entreprises qu'on a contacté sont prêtes à fournir le drone en pièces détachées et ça permet d'acculturer directement chaque élève avec cette réalité qu'il soit un marin, un aviateur ou un ou un terrien.
Moi je vais même un peu plus loin. Je dis même qu'il faut permettre dans un cadre maîtrisé, il faut permettre à ces d'utiliser ce drone dans leur milieu civil, compris pour faire des photos en vacances. un peu choquer ce que je dis dans un premier temps.
Je vous disais, moi j'ai servi dans la brigade d'infanterie de montagne ceux qui étaient les meilleurs skilleurs militaires. C'était pas forcément ceux qui avaient fait le plus de formations militaires puisque vous avez formation forcément un temps concret. C'est ceux qui sortaient le weekend avec leur pot de FOC pour ce qui est dans les Alpes.
Et l'armée s'est rendue compte à ce moment-là qu'elle devait autoriser ses militaires de la brigade d'infanterie de montagne d'utiliser ses skis pour aller skier à ton personnel. Je pense que si on veut que nos militaires intègrent pleinement euh l'usage des drones, y compris au-delà de la préparation opérationnelle qu'ils auraient dans leur temps militaire, il faut leur dire écoutez, on vous fournit un drone, si vous voulez l'utiliser dans un cadre euh défini à titre personnel, vous pouvez le faire. La dextérité, vous allez développer en utilisant ce drone à titre personnel pour faire des photos de famille, vous sera utile également sur le champ de bataille.
Pardon, je pensais que vous vouz reprendre. Et bien la parole est à Bernard Cheek pour le groupe UDR. Merci monsieur le président, messieurs les rapporteurs, l'excellent rapport que vous présentez fait bien état de la multiplicité des menaces, à la fois le retour de la haute intensité mais également des stratégies non conventionnelles déployées par des pays hostiles comme l'Azerbaïjan qui viennent menacer nos intérêts vitaux.
Cette plité des menaces ouvre différents fronts. Pour faire face, la France doit adapter son modèle d'armée. Nous souscrivons donc à l'idée d'un développement d'un modèle hybride.
Les pays impliqués dans les guerres conventionnelles, si on loit déjà, comme vous l'évoquez, l'Ukraine va produire 4 millions de drones FPV en 2025 dont les capacités seront démultipliées par le réseau civil de Starlink. Si ce modèle hybride est souhaitable, nous devrons cependant faire des choix avec 3400 milliards d'euros de dette dont 1/3 depuis 2017, le seul remboursement des intérêts à nos créanciers est déjà supérieur au budget annuel de nos armées. Faute de sérieux budgétaire, nous n'avons pas les moyens de nos ambitions militaires.
Si vous insistez sur le nécessaire renforcement de notre corps de bataille terrestre, le groupe UDR s'inquiète aussi des progrès technologiques de l'arsenal militaire chinois, notamment en matière de diluion et de furtivité de leur sous-marins. Par ailleurs, la Chine prévoit de disposer de six portes-avions en 2035 et bénéficie déjà de catapultes électromagnétiques. Cette nouvelle avance technologique pourrait acter la supériorité aérienne de la Chine, notamment dans la zone indo-acifique, une zone qu'elle convoite et où nous avons des intérêts vitaux.
Pour la France, l'un des objectifs d'un porte-avion de nouvelle génération est très équipé de catapulte électromagnétique afin de nous maintenir dans la course technologique. Ma question est la suivante : face à ces responsabilités, est-il raisonnable, comme le suggère la proposition 7 du rapport, de décaler de plusieurs années la réalisation du programme de porte-avion de nouvelles génération ? Je vous remercie.
Je je réponds à nouveau. Alors donc voilà, je réponds à nouveau sur le porte-avion. La France a besoin d'un porte-avion et on propose simplement d'étudier euh la possibilité de décaler un peu vers la vers la droite, ce qui est possible à minima de quelques mois euh le et je rappelle que chaque jour gagner, c'est des millions d'euros de trésorerie potentiellement en moins.
On propose simplement de décaler un peu vers la droite ce matériel si ça peut se faire sans rupture capacitaire, c'est-à-dire si le nouveau porte-avion arrive suffisamment tôt pour qu'il y a une période de tulage d'un ou 2 ans avec le porte-avion et si ça n'entraîne pas de de surcours. cette proposition sur la table à voir maintenant si elle est si elle est possible ou pas. Je vous avez abordé le cas de l'Azerbaïjan.
Alors, j'aimerais revenir sur le la révolution numéro 3 qu'on propose, celle du soutien indirect et des stratégies indirectes. Qu'est-ce que ça veut dire ? Alors, moi au début pour tout vous dire, j'avais proposition j'avais proposé d'appeler cette 3è ce 3è volet le faire.
Bon, on a mis ça le faire avec pour être un peu moins présomptueux. C'est-à-dire que on a intérêt parfois au-delà de s'engager nous-même d'aider des alliés qui sont dans des situations opérationnelles et dans des intérêts convergents. Il me semble que clairement avec l'Arménie face à l'Azerbadjan, on aurait pu faire un peu mieux dans le soutien capacitaire auprès de l'Arménie.
Pourquoi on n pas pu pleinement le faire ? Tout simplement parce que on n' pas dans nos stocks un nombre suffisant d'équipements et correspondant à un usage plutôt rustique de tel que l'Arménie. On peut se poser aussi la question de qu'est-ce qu'on aurait pu faire en complément de Barcan pour entraîner une meilleure remontée en capacité des armées saélienne engagé face au terrorisme dans un contexte où vous le savez la force est pas toujours au bout d'un certain temps l'accep d'une force étrangère n'est pas toujours acquise.
Donc moi pour ma part je suis convaincu de la pertinence des stratégies indirectes au-delà d'avoir des capacités nous-mêmes d'avoir des capacités à faire faire en tout cas à faire monter en puissance des des alliés. Euh et si on se dit un peu clairement les choses par rapport à une menace sur le front oriental de l'Europe, qu'est-ce que la France peut apporter ? Elle peut apporter sa dissuasion avec la réflexion sur la dimension européenne des intervu.
Ça c'est en cours. On a choisi de pas le traiter dans le rapport et de pas traiter la question du nombre de têtes notamment. Elle peut apporter sa capacité projetable.
On propose nous de cheminer vers un quart d'armée. Mais quand la Pologne si la Pologne, la Finlande font attaquer, c'est eux qui seront en première ligne. Ce qu'on devra apporter aussi à ce moment-là, c'est la capacité de soutien industriel de ces pays qui sont attaqués.
Et il me semble que la France est très bien placée pour le faire. Non seulement parce qu'elle a une industrie qui sait le faire, parce qu'on est loin du front et parce que notre territoire national est sanctuarisé par la dissuasion. Donc, on doit se préparer au-delà de la capacité à projeter des forces à soutenir industriellement l'effort de guerre d'un tiers dans le cadre de notre solidarité stratégique. rapidement en complément euh le décalage vers la droite que l'on propose en tout cas dans lequel il on propose la réflexion permettrait si c'est c'est possible euh notamment de de profiter de ces moyens euh qui ne seraient pas mobilisés à ce moment-là pour travailler sur le modèle qu'on propose à l'Italienne de commander trois frigades supplémentaires permettant de revenir dans le volume préconisé par le livre blanc de 2013 de pouvoir si nécessaire exporter ses frégates, donc le système coque blanche à l'italienne et donc se faisant en réalité de répondre aussi à ce que vous signifiez, c'est-à-dire l'indopacifique, le fait de protéger nos espaces maritimes qui sont les deuxièmes mondiaux et ainsi de suite. et donc en réalité de de répondre à à ces enjeux là parce que si on devait prendre cette décision là ce que vient de dire Thash Guessilou je m'inscris dedans.
C'estàd que c'est parce que ça ne remet pas en cause le fait que on a un porte-avion opérationnel disponible. Et donc donc ça ça permet ça permet de réaliser cela. Et donc ça nous semble une réponse importante et et et en tout cas intéressante à explorer parce que comme vous l'avez signifié également, on reste dans un volume budgétaire qu'on a essayé de contraindre de de rester contraint à 0,1 % du PIB parce que ça répond à nos réelles capacités.
Autrement, on peut se payer de mots et dire que une des propositions évidemment qu'on a exclu d'entrée mais que qu'aurait pu pourrait être de dire bah on va être homothétique sur l'ensemble de nos objets et on va faire x et on est incapacité on est en incapacité de de porter ce budget là. Et bon ce que j'ai dit au tout départ, je le redis là, c'est-à-dire que on a l'enjeu, c'est de rester dans un volume budgétaire qui ne déstabilise pas les autres budgets de l'État parce que ils sont extrêmement importants pour la cohésion de la nation, que ce soit sur les enjeux sociaux ou écologiques sur lequel on doit continuer à investir massivement. Merci mes chers collègues, il nous reste moins de 10 minutes donc j'ai quatre questions.
Donc nous allons les prendre tous en même temps et nous commençons par Philippe Boncarrer. Oui, merci monsieur le président. Merci bien sûr au aux deux rapporteurs.
Je m'excuse de ne pas avoir assisté au début de votre exposé. Par contre, j'ai lu attentivement votre rapport qui m'a passionné, que j'ai trouvé vraiment remarquable, instructif et que vous avez complété au rollement. J'ai été très intéressé par votre approche démocratie contre régime autoritaire et la part de vérité et cetera.
Votre votre propos était plein de sens. Je voudrais me concentrer sur avec une question et une observation sur votre sujet masse et sur le sujet des 100000 réservistes sur le sujet de la garde nationale. Le terme convient très bien.
Et vous demandez simplement d'où vous sortez ces 100000 réservistes. Les choses ne sont pas très claires dans mon esprit. Je sais qu'il y a plusieurs spécialistes dans cette commission de la défense de la question.
Il me semble qu'il y a deux solutions. Il y a une solution 100000 réservistes vrais réservistes si je puis m'exprimer ainsi venant de l'armée d'active ou qui se sont ensuite réorientés vers un régime de réserve. Je suis un peu dubitatif sur la capacité d'arriver à 100000.
Je suis arrivé un peu dubitatif sur la disponibilité. Je suis partiellement dubitatif sur leur sur les aptitudes. Il pourrait y avoir un autre modèle que je ne connaissais pas et je dois notre président d'en avoir pris connaissance au cours d'un récent déplacement en Norvège avec un service national sélectif. euh ils choisissent euh sur la base d'un volontariat dans une culture de saisure où après mes études, je suis habitué à partir en engagement international ou à l'étranger.
Euh ma question est vrai réserviste, service national sélectif, quelle serait un peu la bonne perspective ? Merci monsieur le président. Merci.
La parole est à Yannick Schenvard. Merci monsieur le président. Non, c'est pas le chrono.
Merci monsieur le président. Le décalage de du projet de porte-avion de nouvelle génération aurait des effets considérables et désastreux, notamment avec un risque de de perte capacitaire. Il faut demander aux anglais comment ils le vivent actuellement.
Euh il est important quand même de rappeler que sur le plan industriel, on va avoir l'ATM3 du Charles de Gaul en 2027. Ça va durer 18 mois. D'ailleurs, pendant 18 mois, on aura plus de porteavion, hein.
C'est l'interrogation de savoir si on a pas besoin d'un deuxième. Et c'est à ce moment-là qu'on va savoir dans quel état se trouvent les les chaufferies pour une prolongation euh possible. Mais ça veut dire que si on prolonge le Charles de Gaul, on va être obligé de faire travailler technique atom sur les K15 qui sont celle du Charles de Gaul et on va prendre un un retard considérable sur les K22 porte-avion à propulsion nucléaire.
Donc attention parce que quand on évoque quelques mois, en réalité ça se traduit à l'arrivée par plusieurs années de décalage. Donc moi je voudrais juste dire une chose pour rester dans le chrono. Moi, je préfère évidemment que nous fassions une association Charles de Gaul pang numéro 1 ensemble et à un moment donné qu'on fasse pang numéro 1 plus pang numéro 2.
Là, on retrouverait une posture opérationnelle sans prise de risque industriel. Je vous remercie. Merci.
La parole est à Sébastien Saintpasteur. Oui, merci monsieur le président. Merci monsieur le rapporteur.
Je me je m'associe au concert de louange par rapport à la qualité du rapport. On a beaucoup parlé des drones et aujourd'hui il y a peut-être un chiffre qui a pas été énoncé mais j'ai peut-être été insuffisamment attentif. En Ukraine, 70 % des pertes humaines et matérielles sont aujourd'hui générées par les drones. ce qui ce qui est explique un petit peu leur leur place centrale et on a vu que on est en train d'essayer d'esquisser un tournant stratégique, le partenariat avec Renault notamment sur la fabrication de de drones en Ukraine en atteste.
Euh je serais assez concis. Euh Saintxupéri parlait des sentinelles et de l'Empire, mais il disait aussi que l'avenir, il ne fallait pas le le prévoir. Il faut le permettre.
Et y a-t-il un autre salut que les technologies duelles pour justement soutenir cet effort de défense ? L'exemple d'Éco qui a été cité l'illustre, l'exemple de Renault l'illustre. Et est-ce que nous pourrons emprunter demain pour être en capacité de soutenir cet effort que nous avons à consentir ?
Je vous remercie. Merci. La parole est à Franck Giletti.
Merci monsieur le président. Euh ça sera pas véritablement une question mais plutôt des remerciements et des félicitations. Remerciement pour valider ce que nous proposions pendant la LPM, notamment sur les 30 rafales supplémentaires, sur les trois frigades que nous avions défendu par amendement avec certes une LPM que nous voulions augmenter de de l'inflation, mais tout cela justifie nos travaux qui à l'époque sont bah que vous que vous justifiez aujourd'hui et surtout qui sont rappelés aussi dans nos différents travaux budgétaires et dans nos différents rapports. et puis vous féliciter mais plus particulièrement féliciter Damien Girard et le groupe écologiste pour ce changement de de position, ce changement de de paradigme sur des écologistes, sur la défense parce que je me souviens ici aussi que nous avions lors des débats dans cette dans cette assemblée ou dans l'hémicycle où le groupe écologiste avait proposé une LPM à 270 milliards sans marche d'augmentation. euh disait aussi dans un de ses amendements que le un porte-avion le porte-avion est inadapté et injustifié et enfin qui proposait une stratégie de dissuasion non nucléaire avec un désarmement total.
Donc tout cela en totale contradiction avec ce qui peut se dire parce que sans dissuasion euh ce vous avez proposé n'a plus de sens évidemment parce qu'il y a un naturel épaulement entre le conventionnel, cette masse, cette cohérence et la dissuasion. Donc vous félicitez pour euh et puis peut-être alors petite question savoir qu'est-ce qui a précidé à ce changement de de de vision du groupe écologiste. Merci messieurs les rapporteurs.
Allez, je commence et ensuite Damien nous dira comment il est passé du verre au kaki ou que le kaki est aussi un peu vert. Alors si je prends un peu les interventions dans le sens inverse. En fait, je pense que la LPM est la bonne avec une enveloppe de 413 milliards d'euros et je pense pas qu'au Rassemblement national, vous soyez en mesure de faire de meilleurs choix avec 413 milliards d'euros.
Ce que vous dites, c'est simplement on aurait dû dépenser plus. Ben, je suis d'accord avec vous, si on avait dépensé plus, on aurait pu avoir davantage d'équipement. Pour autant, on a fait du mieux qu'on pouvait à mon sens avec 413 milliards d'euros.
Sur les pistes d'avenir, j'ai le regret de vous annoncer que ce qu'on propose à mon sens, c'est valable. pour 5 ou 10 ans. Il y a une piste sombre pour l'avenir qui est que après l'intégration de la Smarttech de masse, l'intelligence artificiée, la robotisation fasse une éruption massive sur le champ de bataille et que le soldat disparaisse quasiment du champ de de bataille et que nos guerres deviennent des guerres industrielles où seule la capacité industrielle compte.
Et sans cette limite humaine, il y a j'ai pour ma part certaines craintes que le seuil de déclenchement de la guerre soit encore plus bas. Et je pense qu'un jour l'humanité devra comme elle l'a fait sur les le nucléaire avec le troté non de non prolifération se pencher sérieusement sur cette sur cette question. Pour répondre à notre collègue Chenvar.
Alors effectivement, s'il y a pas de doute sur le fait d'avoir deux portes-avion, effectivement mieux vaut le lancer tout de suite et comme ça, on aura plus rapidement plus de période de tulage. Moi, mon pressentiment, c'est qu'on on a encore un peu de euh de marge de de quelques mois. Vous savez que une voilà, enfin je en tout cas, vous êtes meilleur connaisseur que moi, donc même je sur ce sujet, je je prends avec beaucoup de d'attention l'ensemble de de vos retours et et admet avec une totale humilité mon incapacité à trancher finalement cette question.
Je dis juste, il faut mettre la pression au système le plus euh le plus possible. Enfin, concernant notre collègue Bonne Carrière, 100000 réserviste, donc c'est l'engagement du ministre, c'est parfaitement atteignable. Le budget de la guerre nationale, c'est 1 milliard d'euros sur un budget de 50 milliards pour notre défense.
C'est donc moins de 2 % du budget de notre défense. Par ailleurs, avoir 100000 réservistes, ça fait un flux de l'ordre de 20000 recrutements par an sur une classe d'âge de 800000. Ça veut dire que à l'issue de la JDC, on veut simplement que quelques pour nos jeunes s'engagent dans la réserve.
Aujourd'hui, nos armées n'ont pas des difficultés de recrutement. Elles ont des difficultés pour euh pour trouver des activités, financer des activités et fidéliser nos nos réservistes, sachant qu'on en est déjà 40000. Juste à titre d'information, en 91, on avait plusieurs millions de réservistes dans l'armée française et la seule armée finlandaise est en mesure pour un pays qui fait la taille de la région Venronable d'en aligner au moins 500000.
Donc vous voyez que l'ambition de 100000 réservistes est assez limité. À cette réserve de niveau 1 s'ajoute la réserve de disponibilité, la RO2 qui est l'engagement des anciens militaires d'actives à être rappelable pendant les 5 ans. Cette réserve de niveau 2 doit être à nouveau revitalisée, c'est-à-dire qu'on doit s'assurer de l'effectivité de de cette présence militaire.
Et enfin, il y a le sujet du service militaire. Si le président me le permet, en 30 secondes, juste en mot de conclusion, en vous rappelant vous rappelez mon attachement à la LPM qui nous fournit un socle de cohérence. nos choix ont été les bons et la cohérence peut précéder la masse.
L'inverse n'est pas possible. On a bien fait de choisir la cohérence plutôt que la masse puisque si on avait choisi la masse et le lotek, on a'aurait pas pu euh avoir la cohérence et la haute technologie. Pour autant, on complément ces choix du LPM.
On a aujourd'hui à mon sens à besoin impérieux de regagner de la masse et au travers des quelques propositions qu'on a pu vous faire, on a essayé de vous montrer qu'avec moins de 01 % du PIB, on était en mesure de produire des effets stratégiques sur notre modèle d'armée. En complément, les écologistes ont une vision euh de stratégie de sécurité globale et élargie et et donc c'est pour ça que on réfléchit à l'échelle européenne et c'est aussi que pour ça que l'on réfléchit aussi l'ensemble de nos dépendances et notamment les dépendances vis-à-vis de la Russie. Et c'est pour ça que on prône la sortie de l'usage d'un ensemble de carburant, enfin de de du fossile ou du ficile parce que ça génère un ensemble de dépendances vis-à-vis de la Russie.
Et donc de ce point de vue-là, on est euh clairement cohérent euh sur les évolutions. Je pense que euh dans le monde dans lequel on est et au vu des évolutions actuelles, les retournements d'alliance, ce genre de choses, celles et ceux qui ne se questionnent pas sur quelle réponse on doit avoir à ça et quelles évolutions on est capable d'avoir, euh je pour le coup, je trouve que ce serait assez fou de rester sur des postures historiques. ne ne jamais évoluer et donc que les écologistes réfléchissent et continuent à évoluer.
C'est évoluer, c'est le le modèle même de de de nos de ce que nous sommes que de en permanence se questionner et et donc donc voilà, on s'était absten sur la loi de programmation militaire, on n'avait pas voté contre et on s'était absten notamment sur le fait que on considérait que le pivot est de l'Europe était insuffisant. ce que euh aborde complètement euh notre rapport de mission d'information. Donc on est complètement cohérent là aussi et je pense que on a le devoir d'être au niveau de l'engagement de nos militaires.
Donc je suis pas bien persuadé que la question était complètement à ce niveau-là. Moi, je pourrais vous rappeler que Marine Le Pen, elle sert la main de Vladimir Poutine et donc là, en terme de cohérence, je préfère la nôtre. Merci.
Il nous revient maintenant pour conclure notre discussion à voter l'autorisation de publication de ce rapport. Donc, je vais vous demander qui est pour, qui est contre. qui s'abstient.
Donc la commission autorise la publication de ce rapport. Félicitation. Nous faisons une petite suspension de 3 minutes.
Co?
Damien Girard