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interviewAlexandre Sabatou· 27 octobre 2022 5 min

ALEXANDRE SABATOU - Corrosions sous contrainte dans les centrales nucléaires

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est le député Alexandre ça va tout merci monsieur le Président merci messieurs pour vos retours et je tiens à vous féliciter pour la rapidité et la qualité de traitement de ces incidents qui doit rassurer les Français notamment sur votre capacité à gérer des crises qui comme vous l'avez souligné était inédite moi je me pose tout de même une question c'est y a-t-il un vrai risque ou avons-nous fait de l'excès de zèle dans cette gestion de crise à cause notamment de l'hyper médiatisation des sujets nucléaires et de la pression que vous ressentez à ce titre qu'en est-il chez nos voisins parce que donc voilà moi je sais à peu près comment cela fonctionne la SN fait une analyse rajoute une marge et ensuite j'ai EDF ou les acteurs travaillant nucléaires pour que les contrôles avec la SN se passe bien vous rajoutez également une marge donc n'en faisons-nous pas trop ce qui nuirait à notre productivité en transformant finalement cet excès de sécurité en une entrave à notre capacité au niveau au niveau du nucléaire et donc qu'en est-il chez nos voisins est-ce que nous sommes les plus sécuritaires ou est-ce que il me semble qu'aux États-Unis ils sont un peu plus souples de ce point de vue là et donc quel est votre avis sur ce sujet et pourquoi cette question parce que dans les documents que vous avez mis à notre disposition vous avez expliqué que ces fissures représentées 10% de l'épaisseur du tuyau vous avez mentionné l'IRSN la notion de défaut critique donc justement la question se pose c'est est-ce qu'il fallait du fait que vous expliquez que la propagation de ces fissures augmente de quelques millimètres par an enfin de l'ordre du millimètre par an est-ce qu'il était nécessaire d'arrêter un tiers de la production du nucléaire français pour faire face à cette à cet incident ou est-ce que on aurait pu imaginer de lisser justement cette cette réparation cette gestion de crise pour limiter ce que nous vivons aujourd'hui avec avec la crise la crise énergétique et je terminerai mon propos au niveau de la présence de l'Institut Negawatt donc j'en mets pas en question du tout l'existence et de votre association ou de ce que vous apportez au débat parce que je pense que il faut du pour et du contre pour prendre les meilleures solutions pour les Français mais je me pose la question de la présence de cette institut au sein de cette audition sur ce sujet merci par rapport à la question de l'excès de zèle que vous avez posé monsieur le député c'est une question très clairement légitime mais nous avons eu le sentiment au contraire d'être les plus pragmatiques possibles avec toujours un seul principe pardon de le répéter mais qui est que la priorité absolue est bien celle de la sûreté à partir de là quand vous êtes confronté à un défaut que vous ne connaissez pas qui est dans un circuit auxiliaire du circuit primaire il y a dans un lieu qui est évidemment très particulier dans une centrale nucléaire la moindre des choses c'est de prendre le maximum de précaution et nous pensons avoir eu raison de le faire avec le recul du temps pas simplement au nom du principe mais tout simplement parce que la la taille et la profondeur d'un certain nombre de fissures notamment quand elles sont sur l'ensemble de la circonférence renvoie à des analyses de sûreté qui doivent être très clairement remises sur le métier c'est le travail que nous sommes en train de faire tous ensemble avec avec la SN et l'IRSN donc non nous n'avons pas eu le sentiment d'en avoir trop fait au contraire pense qu'on a essayé de mesurer nos efforts au regard de la politique de sûreté telle qu'elle nous apparaissait absolument essentielle par ailleurs la réglementation française et qui est de bonne aloi dit que sur ces tuyauteries là on admet pas de défaut on admet pas d'aléa et ça paraît aussi assez naturel que de pouvoir garantir à nos concitoyens que lorsqu'on approche le circuit primaire on a affaire un matériel qui est dans un état d'exception je tiens à vous rassurer un tiers de l'appareil de production n'a pas été arrêté du fait de la corrosion sous contrainte il se trouve qu'en ce moment c'est ainsi les sujets se cumulent nous avons en parallèle un programme considérable qui est le grand carénage qui nous permet de passer de 40 à 50 ans comme vous savez de vie pour une partie du de nos vecteurs en tout cas le 900 mégawatts et que ces travaux conduisent effectivement la raie durable près de 6 mois de d'un grand nombre de nos réacteurs justement du fait de ce de ce grand carénage qui a commencé maintenant depuis deux ans donc c'est bien le cumul de travaux tout à fait considérable sur le grand carénage qu'on appelle post Fukushima donc les vd4 du 900 MW plus la corrosion sous contrainte qui nous a amené à cette perte de productible qui est tout à fait considérable il s'agit certainement pas de de la relativiser mais qui nous conduit à prévoir effectivement cette année un productible de l'ordre 280 à 300 TW pour l'année 2022

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