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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 16 juillet 2025 31 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéTravail & emploiRetraites

ILS PROFITENT DES VACANCES POUR ANNONCER LE PIRE... ON DÉCRYPTE LE PLAN DE BAYROU ET MACRON

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00narrateurChiffre
    « En 2026, on dépensera à l'eur près la même chose qu'en 2025. C'est ce que nous annonce le premier ministre. »
  • 6:00narrateurChiffre
    « Un fonctionnaire sur trois partant à la retraite ne sera pas remplacé. Dès l'an prochain, ça représente déjà 3000 postes publics en moins, hors futur prof, les seuls rescapés du plan. »
  • 7:00François BayrouFait
    « La maîtrise des dépenses publiques passe aussi par celle des dépenses sociales. Nous sommes et nous pouvons être fiers de notre système de santé. Mais nous devons aussi être conscients que si nous ne faisons rien, la dérive automatique nous conduit à des déséquilibres que nous ne pourrons pas supporter. »
  • 9:00François BayrouFait
    « Nous consommons par exemple en France deux fois plus d'antibiotiques qu'en Allemagne et je ne crois pas que nous soyons en meilleure santé que les Allemands. »
  • 11:00narrateurFait
    « Dès 2026, certains médicaments ne seront plus remboursés à 100 % s'ils ne sont pas directement liés à l'affection déclarée. »
  • 12:00narrateurFait
    « Le gouvernement affirme que 50 % des arrêts de plus de 18 mois seraient injustifiés. »
  • 14:00narrateurFait
    « François Bairou prévoit de supprimer l'abattement fiscal de 10 % sur les revenus des retraités. »
  • 15:00narrateurFait
    « Un avantage fiscal qui ne concerne pas que les pensions de retraite mais aussi les pensions alimentaires et d'invalidité. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Et maintenant que c'est dit, place à l'épisode 70 du recap. C'est parti. [Musique] C'est les soldes, tout doit disparaître. oublier les acquis de 1945, l'État Providence et même le 8 mai.

Bairou a tout bradé hier lors de son moment de vérité. Le premier ministre a dévoilé ses pistes budgétaires pour 2026 et si l'on devait résumer l'idée, tout le monde est au régime sec. C'est simple.

Pour faire ses 40 milliards d'économie, Bairou fait les poches de tout le monde, les travailleurs, les retraités, les chômeurs et même les malades. Tout le monde y passe. Enfin, sauf les riches classiques et les armées, les deux grands épargnés du tournant austéritaire.

Alors, je vous propose de faire le point ensemble. Les discours de Bairou, c'est encore les réactions d'Éric Cocrel qui en parle le mieux. C'est souvent lent, très lent.

Ça digresse, ça tourne autour du pot, ça noie le poisson. Le seul moment où il va droite au but, c'est quand il joue de la tronçonneuse dans les budgets. Au menu des réjouissances, commençons par la fameuse année blanche qui porte très mal son nom.

C'est en fait un gel budgétaire. En 2026, on dépensera à l'eur près la même chose qu'en 2025. C'est ce que nous annonce le premier ministre.

En premier lieu, cette mesure permet au gouvernement de ne pas augmenter les prestations sociales, ce qui veut dire pas de revalorisation des retraites, des allocations familiales, des APL, du chômage, des minimas sociaux en 2026. Le gouvernement promet donc le même montant qu'en 2025, sauf que la vie elle coûtera mécaniquement plus cher, donc les Français auront moins dans leur porte-monnaie. Même chose pour les impôts qui resteront au même niveau que cette année, mais vous l'avez deviné, là aussi cela se traduira par une augmentation effective.

Certains la voix blanche pour d'autres cette année s'annonce particulièrement sombre. Mais pas d'inquiétude, l'État va montrer l'exemple nous assure Bairou. Dans les ministères aussi, c'est cures d'austérité pour tout le monde, sauf les armées qui elles se voi gracieusement augmenter de 3,5 milliards d'euros en 2026 et de 3 milliards en 2027.

Vous savez, c'est la guerre tout ça, tout ça. Les fonctionnaires eux payent le prix fort. Un fonctionnaire sur trois partant à la retraite ne sera pas remplacé.

Dès l'an prochain, ça représente déjà 3000 postes publics en moins, hors futur prof, les seuls rescapés du plan. Et comme si ça ne suffisait pas, François Baou compte aussi faire le ménage dans les agences de l'État, jugé improductive, sans nous préciser desquels il s'agit. Traduction, fusion, suppression et encore moins de services publics au nom de la rigueur.

Du côté des collectivités locales, c'est pareil. Bairou leur demande 5 milliards d'économies. C'est 13 % des économies totales demandées.

Autrement dit, une part importante du plan d'austérité repose sur les budgets déjà souvent tendu des communes, départements et régions qui devront réduire leurs dpense de manière significative une fois de plus. Concrètement, cela signifie moins de services comme les transports, les crèches ou l'entretien des routes, moins d'aide sociale, des projets bloqués et moins de personnel pour assurer toutes les missions essentielles. Vous pensiez avoir tout vu ?

Attendez, ce n'est pas encore fini. On n' pas encore parlé de la santé. Là aussi, Bairou voit de quoi raboter.

Il veut responsabiliser les patients. On l'écoute. La maîtrise des dépenses publiques passe aussi par celle des dépenses sociales.

Nous sommes et nous pouvons être fiers de notre système de santé. Mais nous devons aussi être conscients que si nous ne faisons rien, la dérive automatique nous conduit à des déséquilibres que nous ne pourrons pas supporter. Si nous ne faisons rien, cette dépense augmentera l'année prochaine de 10 milliards d'euros.

Ce n'est pas soutenable. Je propose que nous fassions l'effort de limiter cette hausse de moitié, ce qui fit que ce qui fait que nous devons collectivement réaliser un effort de l'ordre de 5 milliards d'euros. Alors, comment va-t-on faire ? des partenaires des parlementaires pardon des partenaires sociaux des acteurs de la santé au premier rang desquels la Caisse nationale d'assurance maladie ont fait dans des études courageuses de nombreuses propositions sur lequel sur lesquelles le gouvernement entend s'appuyer.

Nous devons responsabiliser les patients pour que le coût de la santé soit plus concret pour nos concitoyens. Nous consommons par exemple en France deux fois plus d'antibiotiques qu'en Allemagne et je ne crois pas que nous soyons en meilleure santé que les Allemands. Bon, dire qu'on peut être fier de notre système de santé, ça dépend vraiment de ce qu'on regarde.

Fier de l'idée fondatrice, oui, sans hésiter. Mais quand on se penche sur ce qu'il en reste aujourd'hui, des soignants épuisés, des hôpitaux à bout de souffle et des patients souvent mal pris en charge, difficile de bomber le torse. S'il reste une chose dont on peut être fier, c'est bien la résilience héroïque du personnel médical dans ces conditions.

Mais rien de plus. Sur le fond, Bairou annonce une réforme en profondeur de la prise en charge des affections de longue durée. Concrètement, dès 2026, certains médicaments ne seront plus remboursés à 100 % s'ils ne sont pas directement liés à l'affection déclarée.

En clair, un coup de rabot dans la couverture maladie des patients les plus fragiles. Les arrêts maladies aussi passent à la moulinette. Le gouvernement affirme que 50 % des arrêts de plus de 18 mois seraient injustifiés.

Sous-entendu, trop de malades en profiterait. Et pour compléter la potion amer, Bairro annonce le doublement des franchises médicales sur les médicaments. Traduction encore, être malade coûtera plus cher et en plus ce sera un peu suspect.

Si vous vous demandez d'où vient cette idée lumineuse, vous feriez bien de chercher du côté des patrons. La semaine dernière, la Confédération des petites et moyennes entreprises a suggéré de doubler les franchises médicales dans le but de sortir du tout gratuit, je cite, et pour éviter les actes de confort. Encore une citation aligné avec eux, bah pense qu'on consomme trop de médicaments.

Alors, peut-être que tout ce beau monde s'imagine qu'on va chez le médecin comme on va au supermarché pour faire le plein au cas où. Sauf que pour cela, encore faut-il avoir un médecin traitant, ce qui pour beaucoup relève aujourd'hui du parcours du combattant. Une idée pour économiser sur les frais de santé pourrait être d'arrêter de voter des textes aussi funestes que la loi du plomb initiée par un bloc centre-droite et soutenu par le gouvernement. présenté comme une réponse à la colère agricole de 2024 et défendue bec et ongles par la FNSEA et les jeunes agriculteurs, la loi du plomb est en réalité un cadeau empoisonné pour notre agriculture.

La Confédération paysane, le 3e syndicat agricole français, ne s'y trompe d'ailleurs pas et dénonce fermement ce texte. Mais le pire, c'est que cette loi ouvre grand la porte à la réintroduction d'un pesticide néonicotinoïde dangereux malgré les alertes répétées des malades du cancer. et des écologistes.

Santé et environnement passent encore une fois après les intérêts des lobby agricoles. La semaine dernière, nous recevions la députée écologiste Sandrine Rousseau sur le plateau de notre contre matinal et comme à son habitude, elle n'a pas mâché ses mots. On a une explosion des cancers chez les enfants.

On a une explosion des cancers du pancréas qui sont et des cancers digestifs d'une manière générale qui sont très probablement liés à ce type de produit. Et on a aussi une explosion des maladies neurodégénératives et enfin on se rend compte de ce qu'on est en train de faire là. C'est-à-dire que pour euh satisfaire Arnaud Rousseau, un agro de l'agrobiness, un type qui a qui a une entreprise qui fait des millions de chiffres d'affaires, on on met en santé on met en danger la santé des personnes.

Enfin, quand un enfant a un cancer, sa vie complète et est perturbé, modifié, abîmé. Et ben le cancer c'est pas rien. Une fois qu'on en a eu, on s'en souvient tout le temps.

On est tout le temps avec ça, avec cette épée de damoclè sur la tête et en fait on est en train de faire ça pour donner de l'argent à Arnaud Rousseau. Mais non, enfin moi ça me révolte mais à un point je je je vraiment je suis extrêmement choquée. Non seulement choquée mais très très en colère.

Et cette colère, il va falloir qu'elle sorte à un moment. Alors il y a des agriculteurs eux qu' pour qu' un autre argument. Cette loi c'est une nécessité selon eux pour leur rentabilité.

Mais qu'est-ce que vous J'en ai rien à péter de leur rentabilité et puis je pense qu'en fait c'est pas le sujet quoi. La rentabilité de l'agriculture par des produits chimiques au détriment des sols de la biodiversité de notre santé. C'est pas de la rentabilité en fait, c'est de l'argent sale.

Le marché du travail n'échappe pas au coup de tronçonneuse de Bairrou à commencer par ce qu'on adore dépouiller dans l'indifférence générale, les chômeurs. Pour Bairou, je cite, "Il n'est pas normal qu'un pays comme le nôtre avec autant d'emplois offerts conserve un taux de chômage au-dessus de 7 %. Alors, il ne précise ni la nature des emplois vacants, ni leur nombre par rapport aux personnes en recherche d'emploi.

Rien de tout ça. Cette affirmation ne sert qu'à entériner l'idée d'une nouvelle réforme de l'assurance chômage qui était de toute façon déjà dans les cartons, comme si les dernières en date n'avaient pas déjà suffisamment ébranlé notre système et mis à genou les personnes sans emploi. Juste avant la dissolution, Gabriel Atal était dans les startin blocs prêt à dégainer sa réforme.

Le texte a finalement fini aux oubliettes dès que Macron a découpillé sa grenade et la balancé dans l'hémicycle. Résultat fin de course avant même le départ, mais l'expremier ministre n'a pas dit son dernier mot. Le voilà de retour avec une nouvelle proposition de loi au programme réduire la durée d'indemnisation de 18 à 15 mois et rendre l'accès à l'allocation chômage plus dure en exigeant 8 mois de travail contre 6 aujourd'hui.

De son côté, François Baou ressort des cartons une vieille promesse de Macron. La fameuse allocation sociale unifiée censée regrouper RSA, prime d'activité et autres aides sous un seul dispositif. Un grand ménage dans les aides sociales présenté comme une simplification, mais on devine assez vite à qui elle risque de coûter cher.

Les retraités en prennent aussi pour leur grade. François Bairou prévoit de supprimer l'abattement fiscal de 10 % sur les revenus des retraités. Un avantage fiscal qui ne concerne pas que les pensions de retraite mais aussi les pensions alimentaires et d'invalidité.

Une mesure qui fera prêt tous les retraités imposables, soit près de 15 millions de ménages. Introduit en 1978 sous Giscar pour aligner la fiscalité des retraités sur celle des actifs, cet abattement permettait jusqu'ici d'alléger la note globale. Sa suppression ferait mécaniquement basculer certains foyers dans la tranche d'imposition à 11 % à partir de 11498 €.

Pour compenser, Bairou promet un forfait annuel de 2000 €. Objectif affiché : protéger les petites retraites, maintenir le pouvoir d'achat des retraites moyennes et faire contribuer davantage les plus aisé. Reste à voir dans les faits qui gagnera vraiment et qui payera l'addition.

En parlant d'addition, une chose saute aux yeux quand on regarde les chiffres de plus près, ce sont les plus modestes qui vont trinquer. Derrière les discours sur l'effort partagé, les mesures budgétaires annoncées par François Baou pèsent de manière disproportionnée sur les foyers les plus fragiles. Gèle des prestations sociales, coupe dans les services publics, hausse des franchises médicales, durcissement de l'assurance chômage, suppression d'avantages fiscaux.

Autant de décisions qui grignotent le peu de marge de manœuvre des plus précaires pendant que les plus riches et les grandes fortunes passent entre les goutte. Pour donner le change, le chef du gouvernement a annoncé la création d'une vague contribution de solidarité censé concerner les Français les plus fortunés. Une formule bien choisie mais pour l'instant sans détail concret, ni seuil, ni montant, ni même calendrier.

Bref, une annonce qui sonne plus comme un écran de fumée que comme une réelle redistribution. Et enfin, difficile de passer à côté, le chef du gouvernement a dégainé une mesure aussi symbolique que démagogique, la suppression de 2 jours fériers parmi les 11 garanties par le code du travail français dans le viseur le lundi de pâqu et le 8 mai. Une annonce qui a fait aussitôt réagir notamment Marine Tondelier, chef des écologistes, qui voit un pur chiffon rouge agité pour détourner l'attention et faire passer le reste des mesures en douce.

On l'écoute. Je peux vous faire la réaction sur le lundi de pâqu aussi parce que quand j'entends que le lundi de pâqu n'a aucune signification religieuse, je bon OK, on apprend des choses et sur le 8 mai, bah oui, se dire qu'on va supprimer au hasard euh le jour où on commémore euh la victoire contre le nazisme, je trouve ça aussi pour le moins surprenant ou alors très lourd de sens. Mais ce que je pense aussi, c'est que tout ça est un piège.

C'està-dire que c'est un chiffon rouge qu'on qu'on agite et d'ailleurs tous les politiques ont réagi en priorité là-dessus. Toute la presse titre en priorité sur ces de jours fériers. Je pense que c'est la mesure annoncée que vont retenir les Français et ce sera un peu l'arbre qui cache la forêt de tout le reste, des renoncements sur la santé, sur les retraite.

Globalement, si vous cherchez euh des gens qui sont satisfaits des annonces de Bairou, vous n'aurez d'autre choix que de piocher chez ses alliés. Les membres du gouvernement font le tour des plateaux pour défendre leur chef, quit à se prendre les pieds dans leur propre contradiction et bien sûr les centristes fidèles au poste soutiennent leur champion. La droite LR Saint-Gele en même temps.

Ce matin, Laurent Vaquier, président du groupe droite républicaine à l'Assemblée, a déclaré qu'une partie des mesures présentées par François Baou reprend des propositions que nous défendons depuis plusieurs mois, je cite. Ça le mérite de clarifier les choses. Pour jouer le jeu de l'opposition, Vier a quand même pointé, je cite toujours, de lacune, l'augmentation des impôts et un découragement du travail.

Je vous la fais courte hein, mais les propositions de LR, c'est toujours un peu du copiercollé de l'extrême droite. Son plan, c'est de s'attaquer à l'assistana, aux dépenses liées à l'immigration évidemment et de réduire encore un peu plus le train de vie de l'État. Évidemment, il ne parle pas là ni de son salaire à lui, ni à aux autres députés, ni des privilèges nombreux de ses camarades politiques.

Non, non, non. et il vise encore plus de suppression de postes de fonctionnaires. Ceux qui sont contents aux surprises, ce sont les patrons.

Pour le président du Médef, pas le choix. Il faut travailler plus et libéraliser encore davantage. Le problème avec les rentiers, c'est qu'ils ne savent jamais s'arrêter.

On écoute sur la suppression des jours fériers. Alors, ça va faire couler beaucoup d'encre. Je vous garantis que dans les jours qui viennent, ça a commencé déjà, il va y avoir beaucoup de de choses qui vont être dites sur le sujet.

Mais voyez, au fond euh la question c'est la France a besoin d'augmenter sa quantité de travail ne serait global, ne serait-ce que pour se mettre au niveau de nos principaux partenaires et néanmoins concurrents européens. Et et ça c'est une manière de le faire. C'est une manière aussi de ramener de l'argent dans dans les caisses de l'État.

La question qui se pose tout de suite derrière c'est oui mais si on met de l'argent dans les caisses de l'État, c'est pour quoi faire ? Nous, on pense que ce qui serait idéal, c'est que l'argent qui est en plus qui vient dans la caisse de l'État serve à à ce que l'État se réforme et que la dérive des dépenses de l'État trouve ici son terme. Et on a senti que le premier ministre avait l'air tout à fait déterminé dans ce sens-là.

Pourtant, les entreprises se gavent sous Macron. C'est ce qu'a révélé une commission d'enquête du Sénat. pas plus tard que la semaine dernière, le rapport rédigé par le communiste Fabien Gay fait état de 211 milliards d'euros d'aide aux entreprises sans quasiment aucun contrôle ni contrepartie.

Pendant que les entreprises se gavent d'aide à gogo, les prestations sociales sont sabrées et les plus modestes trinquent toujours plus. Les patrons et leur porte-voie dans les médias assurent qu'il ne s'agit pas d'aide mais simplement de moindre charge compensé par l'État. Ce qui revient en réalité à un transfert massif d'argent public financé par nos impôts et principalement ceux des classes populaires.

Malgré cela, ces grandes entreprises continuent de verser des dividendes record et de supprimer des emplois alors même qu'elle profite de milliards d'aide. Notre économiste maison Thomas Porcher a évoqué ce sujet dans le dernier instant Porscher. Les aides aux entreprises ont atteint 7 % du PIB.

C'est l'une des plus grosses dépenses de l'État. Je vous propose de l'écouter. Ça me surprend pas trop parce que j'avais lu des des travaux de d'une chercheuse notamment Anne Lord de Lat qui a écrit tout un livre là-dessus et qui estimait elle déjà à l'époque c'estàd il y a il y a il y a je crois que son livre est sorti en 2021 de mémoire elle estimait déjà un montant qui était autour de 200 milliards et elle montrait très clairement que les aides aux entreprises avaient été multipliées par 3.

Et vous avez quand vous regardez parce que les aes sont dans la dépense publique he il faut le dire ça fait partie de la dépense publique et quand vous regardez tous les postes de la dépense publique vous n'avez aucun poste qui a été multiplié par 3 je veux dire ça a été multipé par 3 et même en pourcentage de PIB si on est un peu technique mais mais c'est important en pourcentage de PIB on est passé de 2 % à quasiment allez 7 % d'aide aux entreprises en pourcentage de PIB hein. Les services publics eux sont restés stables. Ils sont restés à 18 % du PIB l'ensemble des administrations publiques et du salaire des fonctionnaires.

Ils sont restés stables ces 30 dernières années et quand vous regardez la dépense publique dans son ensemble, on narrête pas de dire qu'elle augmente, elle est restée entre 50 et 58 % depuis les années 80. Donc il n'y a qu'un poste qui a triplé en terme de de volume, c'est le poste des aides entreprises. Pour faire avaler la pilule à ma de l'austérité, le gouvernement avec François Bairou en fer de lance a encore une fois choisi de jouer sur la peur et l'angoisse collective.

Ce matin sur BFM, Gérald d'Armanin n'a pas hésité à comparer la situation française à celle de la Grèce. Pays emblématique des sévères plans d'austérité imposé par l'Union européenne il y a quelques années. Une comparaison destinée à faire croire que sans ces mesures drastiques, la France risquerait de connaître le même effondrement économique alors même que le contexte et les enjeux sont bien différents.

À gauche, on ne se laisse pas Berner. La crise actuelle est le bilan accablant de 8 ans de macronisme. Écoutons Marine Tondelier. ce euh qu'il a euh complètement occulté aujourd'hui, c'est que ce bilan-là, c'est pas le bilan de la gauche, monsieur Vert.

Les le la situation financière telle qu'elle a été expliquée, si vous pouvez me laisser parler, la situation financière telle qu'elle a été dénoncée par monsieur Bairou, c'est le bilan de 8 ans de macronisme. C'est 1000 milliards de dettes de plus en 8 ans. Un passage de 2000 milliards de dettes à 3000 milliards de dettes dans lequel le Covid a joué un rôle infime. pas la majorité et donc ce que je dis juste c'est que quand j'entends monsieur vous pouvez me couper monsieur vert je dirais quand même ce que j'ai à dire je dirai quand même ce que j'ai à dire ce que je veux quand même vous dire c'est que quand monsieur Bairou explique ah vous comprenez les français ils se soignent trop ils vont deux fois chez le médecin pour le prix d'un ils font des scanners tous les 15 jours.

Enfin je sais pas où il habite. Moi là où je suis il y a plusieurs semaines voir plusieurs mois d'attente pour faire ce genre d'examen. Et donc je suis assez fâchée qu'il quelque part culpabilise les Français comme si on allait chez les médecins n'importe comment.

Alors que le principal problème des Franç et là où vous habitez monsieur Vert, vous le savez comme moi dans les Haut de France, nous sommes des déserts médicaux, on n pas de médecin, les gens n'ont plus de médecin traitant, les gens n'arrivent pas à trouver de quoi se soigner. Et donc je trouve que c'est prendre les gens pour des abrutis que de leur expliquer que c'est de leur fa qu'ils consomment mal les services publics alors qu'ils n'ont en fait plus assez accès et plus comme avant pendant que les 10 premières fortunes de France ont multiplié leur fortun par 24 en 30. Même constat global chez les insoumis qui ne voi d'autre issu à ce terrible plan budgétaire que la censure du gouvernement Bairrou.

Manuel Bonpard, coordinateur de la France insoumise estime que tous ceux qui refusent la censure sont complices de Bairrou. Et la censure prochaine Oui, évidemment le plus vite possible. Vous la voterez vous évidemment.

Bien sûr. Et est-ce que selon vous le RN la votera avec vous ? Je je dis je dis d'abord parce que j'entends beaucoup de réactions très négatives dans le champ politique aux annonces qui ont été faites par monsieur Bou.

Je rappelle que s'il y a 15 jours, parce que c'était pas il y a 6 mois, si 15 jours tout le monde avait voté l'asso, monsieur Bairrou serait pas là pour faire ses annonces. Vous m'z pas répondu. Est-ce que logiquement le RN votera avec vous l'assension ?

Ah, c'est de le décider. Mais ce que je ce que je dis ce que je dis pour répondre d'une certaine manière à votre question, je dis que toute personne, tout député aujourd'hui qui ne voterait pas la censure d'un tel budget sera complice de la mise en œuvre de ce budget. Il semblerait que le message ne soit pas si clair du côté des socialistes.

On sent déjà poindre un vent de compromission dans les rangs du parti à la rose. Olivier Fort, le premier secrétaire, n'exclut pas la censure mais se dit toujours ouvert au dialogue. Toute ressemblance avec le conclave des retraites qui s'est pourtant fini en grosse arnaque pour le PS n'est pas anodine.

On écoute. D'abord, nous ferons nos propres propositions à la rentrée et sur les bases actuelles, je vous le dis, la seule perspective possible est la censure. Vos proposition, censure de votre propre chef, c'est-à-dire vous arrivez début fin septembre, début octobre, vous déposez une motion de censure ou bien vous attendez une discussion budgétaire et si ce budget passait par 493, vous ripostez par une censure.

Je viens de vous dire que nous ferons nos propres propositions et nous verrons comment réagira le gouvernement. Encore un temps, il y a il y a un sujet et je vous l'ai dit en introduction, moi je ne nie pas la situation budgétaire actuelle. Simplement ce que je dis c'est qu'il y a d'autres façons d'entrer dans le sujet et que la façon dont il est entré le gouvernement est une mesure et profondément injuste et donc que nous chercherons à corriger et d'abord y compris à nous interroger sur la trajectoire.

Pourquoi 44 milliards ? Je me souviens mais je me souviens que Michel Bernier avait été devant la Commission européenne avait proposé dans un premier temps 25 milliards et que ça avait été jugé parfaitement acceptable par la Commission européenne. Pourquoi on est passé de 25 à 44 ?

Depuis plusieurs années, la politique des socialistes se résume à un mantra être responsable importe si cela implique de renier leurs idéaux fondateurs. Au bout du compte, cette prétendue responsabilité n'est qu'un renoncement déguisé, une trahison des valeurs au profit d'une course sans fin vers le centre. Pour s'en convaincre, il suffit d'écouter le député Philippe Brin, représentant de l'aile droite du parti qui évoque déjà un accord de non censure.

On dit que nous étions ouvert à la discussion pour éventuellement obtenir une non censure sur le budget, mais pour cela, il faudra que le gouvernement modifie considérablement sa copie. À peine quelques semaines se sont écoulées depuis que le PS a la sortie du conclave proclamé en fanfare la fin des compromis avec Baerou et annoncé vouloir faire tomber le gouvernement. une posture qui s'est vite diluée dans les faits.

Du côté du RN qui veut à tout prix éviter la censure pour cause d'inéligibilité de Marine Le Pen, on applique aussi la technique du En même temps. Le parti crie au effort que ce budget est une véritable purge fiscale et sociale et dénonce sans retenu le plan du gouvernement. Mais la chef de fil propose une porte de sortie à la manière des socialistes au chef de gouvernement.

Le RN va soumettre ses propositions et laisser la possibilité à Baï de trouver des compromis. Sinon, ce sera la censure à l'automne. Reste à voir.

Le gouvernement n'est pas dupe de la position délicate de la présidente du RN et pourrait en profiter pour la mettre face elle aussi à ses contradictions. À moins qu'il ne lui mange encore une fois de plus dans la main comme à son habitude. Pour l'instant, les grandes annonces de Bairou arrivent à un moment stratégique en pleine pause parlementaire.

Quoi qu'il advienne, l'Assemblée est en vacances et les députés n'auront d'autre choix que de patienter jusqu'à la rentrée d'octobre pour reprendre les débats ou acter la censure. Pendant ce temps, le gouvernement profite de ce répit forcé pour installer tranquillement son récit sans avoir à affronter tout de suite les coups de butoir de l'opposition. Les médias et l'opinion ont tout le temps de digérer ces annonces choc et souvent de s'y habituer, voire de passer à autre chose.

C'est un véritable coup de maître tactique, laisser passer la tempête avant que l'orage ne compte vraiment. Bairou, Macron et toute la clique qui gouvernent sous l'égide du néolibéralisme reprennent systématiquement le même scénario. Aussi invariable que brutal.

Quand ça coince, que les caisses sont vides, ce sont les plus fragiles qui trinquent. Les plus riches quant à eux sont toujours ménagés. Les milliards pleuvent sur les puissants et les grandes entreprises sous prétexte de relancer la croissance ou de sécuriser l'économie.

Pendant ce temps, les travailleurs, les retraités, les chômeurs et même les malades voient leur droits fondre comme neige au soleil. Les prestations sociales sont gelées, les services publics démantelés, la santé sacrifiée. Tout est bon pour faire des économies sur le dos de ceux qui n'ont déjà presque rien.

Mais presque rien, c'est toujours trop. Cette austérité n'est ni un hasard ni une réelle nécessité. C'est un choix politique clair, celui d'un gouvernement qui préfère protéger les profits des élites.

C'est la marque d'un État qui abandonne sa mission sociale pour devenir le garant d'un ordre économique inégalitaire. Cette politique n'est pas seulement injuste, elle est profondément dangereuse. En fragilisant les plus vulnérables, elle creuse les fractures sociales, alimente la colère et le ressentiment.

Elle prépare le terrain à une instabilité politique et sociale majeure. Il est donc grand temps de dénoncer ce système qui sacrifie les plus faible pour enrichir les puissants, de refuser cette normalisation de l'injustice et de revendiquer une vraie politique de justice sociale, de redistribution et de protection collective. Parce qu'au final, ce n'est pas aux pauvres de payer les pots cassées d'une incompétence politique doublée d'une complaisance avec les puissants.

Eux appellent ça la crise, nous on appelle ça un braquage légal. Nouvelle-Calédonie entre les annonces de François Baotou et le weekend du 14 juillet. L'information a été quelque peu éclipsée, mais il y a bel et bien du nouveau concernant le processus institutionnel en Kan Nouvelle-Calédonie.

Gouvernement indépendantiste et non indépendantiste ont signé un projet d'accord samedi 12 juillet dernier. Ce dernier prévoit la création d'un état de la Nouvelle-Calédonie historique pour les uns, desvant pour les autres. Ce projet d'accord n'a pas l'air de faire autant consensus que ça.

Surtout entre les Calédoniens non indépendantistes et les Canaques. Chacun met en avant les avancées qu'ils ont réussi à défendre. Ellisabeth Noire, directrice de radio Rythme Bleu, radio loyaliste, déclare, je cite, "Les indépendantistes peuvent se prévaloir d'avoir gagné la bataille des mots et des symboles, mais de leur côté, les partisans de la France ont gagné la bataille des faits et des réalités." le communiqué du FLN KS mais quant à lui en avant les avancés obtenues pour je cite encore cheminer vers le pays souverain que nous voulons construire la base militante de l'Union calédonienne se dit quant à elle extrêmement déçue.

Rappelons que l'accord dit de Bougival doit encore passer par la réforme constitutionnelle et un référendum local pour être entériné avec l'ouverture du corps électoral en 2024. Les choses sont loin d'être acquises pour les indépendantistes et c'est justement cela qui les inquiète. International au proche Orient du côté de la Syrie.

Les combats se poursuivent dans le sud du pays à Suéida. Israël a déclaré aujourd'hui avoir bombardé le ministère de la défense syrien à Damas. L'objectif affiché : protéger la minorité ruse du pays.

Cependant, les violences persistent dans le sud de la Syrie. L'observatoire syrien des droits de l'homme dénombr morts 3 jours après le début des affrontements suite aux frappes israéliennes. L'armée israélienne a également annoncé vouloir renforcer ses troupes à la frontière avec la Syrie.

Pour rappelle, en 1981, Israël avait illégalement annexé le plateau du Golan, territoire initialement syrien situé à l'est du pays. L'État israélien a annoncé à plusieurs reprises qu'il n'autorisera aucune présence militaire dans le sud du pays et continue de menacer l'État syrien tant que les forces armées du pays ne se retirent pas. Une chose est sûre, Israël ne semble pas vouloir arrêter sa politique internationale béliqueuse et agressive pour assurer, dit-il, l'équilibre régional du Moyen-Orient.

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