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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 27 février 2026 3 minAutoproduit

Le gouvernement doit garantir notre souveraineté sanitaire - Christian Redon Sarrazy

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On parle beaucoup aujourd'hui de souveraineté, souveraineté numérique, souveraineté alimentaire, souveraineté militaire. Mais qu'en est-il de notre souveraineté sanitaire ? Nous devons tirer des conclusions utiles de l'épisode de dermatose nodulaire contagieuse qui a sévit dans notre pays entre juin et décembre 2025.

La tuberculose bovine, aux conséquences tout aussi dramatique pour les éleveurs, est déjà présente sur de nombreux territoires. D'autres maladies comme la FCO ou la DNC sont apparues à l'étranger avant d'être présente sur notre territoire national. Nous disposons de tests et de vaccins pour certaines des maladies actuelles.

Encore faut-il être prêt pour les maladies émergentes. Les épisodes récents nous rappellent une évidence. gérer, c'est prévoir.

Dans cette perspective, l'État et ses services concernés, notamment l'anesse, doivent pouvoir jouer pleinement leur rôle. La mission de planification et de coordination d'une stratégie sanitaire fait partie des missions régaliennes de l'État. Or, face à l'adversité, les services ont souffert.

Aujourd'hui, nous payons les conséquences des coupes opérées ces dernières années. Nous manquons de bras et de compétences. Heureusement, les vétérinaires libéraux comme ceux des services de l'État ont été en première ligne pour effectuer les vaccinations et suivis et parfois à grand coup pour eux puisqu'ils ont vu leurs compétences scientifiques contestées et ont subi des menaces intolérables.

Ma question est simple, madame la ministre, quelle mesure d'anticipation comptez-vous prendre pour améliorer la gestion des futurs épisoutis ? Je crois que les années qui viennent, nous allons devoir avoir à gérer de plus en plus de crises sanitaires dans le monde animal. C'est ainsi.

Pourquoi ? D'abord, il y a le réchauffement climatique. La DNC, c'est une maladie tropicale.

Ensuite, il y a les échanges commerciaux et puis sans doute une insuffisante acclimatation aux mesures de sécurité, de biosécurité, de contrôle que chaque éleveur devrait adopter dans son élevage. Anticiper, c'est effectivement un devoir, disposer de vaccins, disposer de tests chaque fois que c'est possible parce que précisément ça ne l'est pas toujours. Ensuite, il faut véritablement acclimater les éleveurs et les futurs éleveurs dans les instituts de formation à cette question de la prévention des maladies sanitaires.

C'est l'objet des assises du sanitaire qui vont rendre leur conclusion dans peu de temps parce que il nous faut véritablement travailler sur cette anticipation.

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