Les 8 et 10 septembre Macron et Bayrou doivent dégager !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:58Invité politiqueFait
« La dette, c'est vraiment le truc qu'on sort chaque fois pour vous faire peur et pour vous faire cracher de l'argent. »
- 2:31Invité politiqueChiffre
« On va payer une franchise de 2 € sur les déplacements qu'on fait dans les transports médicaux. On va payer une franchise de 16 € pour les transports médicaux. »
- 4:53Invité politiqueFait
« Berou depuis des années, il parle de la dette, c'est son sujet, c'est son problème et il essaie de le ramener maintenant. »
- 6:46Invité politiqueFait
« Cette politique mise en place année après année a constitué en une ponction de l'argent qui est produit par les travailleurs pour la faire rentrer d'abord dans les caisses de l'État et puis ensuite la faire passer directement dans les poches des plus riches. »
- 8:34Invité politiqueFait
« François Beou arrive en nous disant bah allez c'est pas fini, on marchait déjà bien sur la tête mais maintenant on va courir sur la tête pour se faire bien mal au crâne. »
- 14:44Invité politiqueFait
« Faire ça, ça n'est pas avoir l'objectif d'une récupération politique comme je l'entends parfois sur certains plateaux télé. »
- 38:06Invité politiqueFait
« Le principe de la République est gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. »
Temps de parole
- Antoine Léaument100 %
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour la C politique de la semaine. Cette semaine, je vais vous parler évidemment de la démission annoncée de François Beouvement du 10 septembre, de comment on en est arrivé à cette situation, de ce qui va se passer désormais. Il y a plein d'options qui sont sur la table mais je me dis je consacre cette actuaine à ce sujet. Et avant de commencer, je vous dis que ça me fait très plaisir de recommencer les actus politiques de la semaine.
D'autant plus que vous avez été nombreuses et nombreux, notamment aux universités d'été de la France insoumise, aux Amphies, à me dire combien vous regardiez euh ces vidéos et combien ça vous permettait parfois de faire un petit peu le point sur la situation politique. Ça me fait très plaisir. C'est fait pour ça. Et pour celles et ceux qui découvrent cette émission que je fais donc chaque semaine, le samedi à 9h, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications. Comme ça, vous êtes informé chaque fois que je publie une vidéo. Mais on commence sans plus attendre sur le grand sujet du moment. Que va-t-il se passer ?
Et comment on en est arrivé là ? Alors, il faut remonter un petit peu en arrière pour savoir d'abord comment on en est arrivé là. Monsieur Beou a donc d'une certaine manière annoncé sa démission programmée le 8 septembre prochain et il y a très peu d'hypothèses suivant laquelle il pourrait s'en sortir puisque à peu près tous les partis d'opposition et que même certaines personnes qui sont actuellement dans la majorité notamment chez les républicains disent qu'il pourraient s'abstenir voir voter contre la confiance au gouvernement Beou. Donc vraiment c'est l'effondrement au sol de la Macronie.
C'est pas la première fois que la Macronie s'effonde, mais disons que c'est une fois de plus où la Macronie s'effondre. Mais il faut revenir un petit peu en arrière pour comprendre ce qui s'est passé. D'abord, il y a la question de la dette. La dette, c'est vraiment le truc qu'on sort chaque fois pour vous faire peur et pour vous faire cracher de l'argent. Chaque fois que vous entendez quelqu'un parler de la dette en disant "Mon dieu, c'est la catastrophe, c'est horrible" et cetera.
inquiétez-vous parce qu'en général juste après il va vous dire "Ah mais d'ailleurs faudrait que vous me fassiez un énorme cadeau pour que je puisse payer d'autres cadeaux mais à mes amis les riches." Voilà en général c'est ça quand on vous parle de la dette. Et on va vous dire qu'il faut faire des économies là. François est en train de signer des décrets pour faire des économies sur les personnes qui sont malades hein. Ils sont en train de faire des des économies sur les boîtes de médicaments qu'on a. Donc on va payer une franchise de 2 € sur les déplacements qu'on fait dans les transports médicaux. On va payer une franchise de 16 € pour les transports médicaux.
Bref, ils sont en train de gratter des petits bouts de fric. sur les gens qui sont malades plutôt que d'aller demander aux milliardaires à qui ont filé des tonnes et des tonnes de pognons plutôt que d'aller leur demander allez, on va dire 1 ou 2 % de ce qu'ils ont ramassé dans les dernières années. Non, ça c'est trop. Alors pour eux c'est trop. Mais par contre vous, on va vous faire le fond de vos poches et puis une fois qu'on aura fait le fond de vos poches, on va encore aller gratter pour savoir si on peut pas vendre le tissu de vos poches.
Voilà où on en est dans ce pays qui est là l'une des plus grandes puissances économiques du monde, qui n'a jamais été aussi riche de son histoire et qui en même temps a jamais été aussi inégalitaire puisque les riches sont devenus plus riches tandis que les pauvres sont devenus plus pauvres et qu'il y a encore plus de pauvres que quand Emmanuel Macron a commencé son mandat. Donc d'abord comment on en arrive là ?
et bien par une politique économique qui a été celle d'Emmanuel Macron mais pas seulement parce qu'il y en a qui qui sont en train d'essayer de se planquer en ce moment sur leur responsabilité mais je signale que le gouvernement de François Hollande a fait à peu près la même politique. D'ailleurs, monsieur Macron lui-même était ministre de l'économie de Hollande, faudrait pas oublier d'où il vient monsieur Macron. Il vient du gouvernement de François Hollande. Et puis avant ça, monsieur Sarkozi a fait la même politique, les cadeaux pour les riches et on fait payer les pauvres et notamment on fait payer les travailleurs en les faisant travailler plus longtemps.
C'est un impôt sur le temps, un impôt sur la vie pour essayer de financer les retraites des retraités qui ont bien mérité leur retraite. Et il y a d'autres moyens de financer et notamment imposer davantage le capital et les grandes fortunes de ce pays qui elles se gavent sur la base du travail des autres, ce qui est quand même un petit peu problématique et qui ensuite viennent dire qu'il faut travailler plus longtemps. Donc ça c'est la politique économique qui a eu court durant pas seulement le quinquena d'Emmanuel Macron ni le double quinquena d'Emmanuel Macron mais durant les 20 30 dernières années.
C'est cette politique qui a été mise en œuvre et c'est cette politique qui est aujourd'hui mise en échec. Sauf queon a des gens qui vivent dans un monde parallèle et François doit être à peu près le recordman de vie dans un monde parallèle parce qu'il fait n'importe quoi. Mais alors vraiment d'un bout à l'autre, il fait n'importe quoi. Moi je me souviens quand je me suis engagé en politique, certains d'entre vous le savent, certains d'entre vous pourront aller regarder la vidéo que j'avais faite sur le sujet.
J'aiais je le trouvais intéressant parce que il y a quelques années, il parlait du problème de la dette en disant "Bon, la dette là, elle est pas encore insoutenable, donc il faudrait qu'on la rembourse maintenant comme ça on libère de l'argent pour le futur." Sauf que il y avait déjà un piège à cette période-là, je reviens pas sur le détail, mais au moins on peut lui donner le comment dire le bon point de la cohérence. Berou depuis des années, il parle de la dette, c'est son sujet, c'est son problème et il essaie de le ramener maintenant.
Sauf que maintenant, il ramène le problème de la dette alors qu'elle a été explosée par Nicolas Sarkozy qui a fait face à la crise des subprimes mais donc qui a affilé du fric aux banques en quantité astronomique sous la forme de prêt que les banques ont ensuite remboursé. Mais la crise économique qui a été provoquée par les banques, ça pour le coup on s'en est jamais vraiment relevé. Et l'augmentation de la dépense, on s'en est jamais vraiment relevé.
Ce qui fait que les donneurs de leçons sur la dette comme monsieur Sarkozy à lui tout seul, il a fait près d'un milliard près de 1000 milliards pardon de dettes supplémentaire et que le nouveau donneur d'Olson Emmanuel Macron lui-même il a fait plus de 1000 milliards de dette supplémentaires. Bravo les champions de l'économie, les Mozards de la finance.
Voilà comment des gens qui font la leçon à la terre entière sur la gestion de l'économie ont aggravé la dette de notre pays tout en faisant des cadeaux à leurs amis les riches, au patronat, au grands patronats qui aujourd'ui est en train de pleurer en disant "Oh là là mon dieu, on est trop imposé, on est trop imposé, on narrive pas à créer des emplois." Je sais pas si vous vous souvenez, mais il y avait le CICE de François de François Hollande, pardon, on finit par les confondre. Le CICE de François Hollande, c'était 20 milliards d'euros pour créer prétendument euh 1 million d'emplois.
Il y avait monsieur Gataz, le président du MEDDEF de l'époque qui se baladait avec son petit badge 1 million d'emplois. Et au final, France Stratégie a fait la démonstration qu'au final, ils avaient créé ou maintenu 100000 emplois, bilan des courses, 20 milliards d'euros pour créer ou maintenir 100000 emplois total par emploi, 200000 €, hein. 200000 € par an, par emploi créé ou maintenu. Bah, à ce compte-là, franchement, autant faire des postes de fonctionnaires de gens qui sont payés un petit peu mieux que ce que sont payés les fonctionnaires actuellement.
Et puis on aurait plus de gens dans les écoles pour la rentrée parce qu'il en manque et on aurait plus de gens dans l'hôpital parce qu'il en manque. Et là vous auriez eu de l'argent qui était utilisé effectivement pour créer des emplois et pas pour créer des gros cadeaux dans les poches de Pierre Gatas et de ses amis les riches. Et voilà comment cette politique mise en place année après année a constitué en une ponction de l'argent qui est produit par les travailleurs pour la faire rentrer d'abord dans les caisses de l'État et puis ensuite la faire passer directement dans les poches des plus riches.
Raison pour laquelle quand monsieur Macron vous a parlé du ruissellement en disant on va distribuer plein de fric riches et puis ensuite ça va ruisseler. Bah en fait c'est l'exact inverse qui s'est produit. C'était une pompe Afrique qui a pris l'argent dans vos poches et qui a tout redirigé vers les plus riches de ce pays. Et voilà comment on s'est coupé les bras en matière non pas de dépenses en matière de recettes. On a diminué les recettes de l'État à un point tel que aujourd'hui il y a un déficit qui est structurel dans le budget de l'État.
déficit qui n'existerait pas si on était resté au niveau d'imposition notamment des plus riches qui existaient avant Nicolas Sarkozi, c'est-à-dire Sushirac qui était un bolchévique bien connu. Et bien si on en était resté à ce niveau-là d'imposition, aujourd'hui il y aurait pas de déficit de l'État et nous ne serions pas dans la situation catastrophique qu'ils ont eux-mêmes créé et dont ils nous demandent à nous collectivement de payer les peaux cassées. Donc arrive là-dessus monsieur Berou pour qui l'histoire de la dette c'est un fil. ce qu'on ne peut pas lui reprocher. Enfin, je veux dire, dans la cohérence, on peut pas lui reprocher.
Après, dans les idées, ma fois euh il est un peu à côté de la plaque, monsieur Beou, mais bon, au moins il est cohérent. Je veux dire, il est à côté de la plaque mais mais il y reste. Il ne revient pas sur la plaque. Donc, on va pas lui reprocher d'être cohérent dans ses idées. Et arrive monsieur Berou qui dit "Mon dieu, c'est la catastrophe. Euh, si ça continue comme ça, la dette va augmenter et il faut qu'on soit tous d'accord sur le diagnostic. Je suis prêt à tout, mais c'est toujours les mêmes qui doivent payer qui sont tout en bas.
et euh je vais vous supprimer 2 jours fériers et euh je vais vous rajouter des jours de carence quand vous tombez malade et euh vous devez euh euh on va devoir augmenter euh le prélèvement qui existe sur le travail. Enfin bref, on va demander des efforts à tout le monde et tout le monde va participer à l'effort et vous voyez queà la fin, il demande des copecs euh aux plus riches, c'est-à-dire à peu près rien du tout. Alors que c'est justement ça qu'il faudrait faire, c'est-à-dire rétablir une forme de justice fiscale puisque je ne sais pas si vous le savez, mais si vous ne le savez pas, je vous le dis. L'impôt est dégressif chez les plus riches.
C'est-à-dire que si on prend en compte l'intégralité des impôts qui sont payés, que ce soit la TVA, que ce soit l'impôt sur le revenu, que ce soit les cotisations qu'on verse sur notre salaire, bref, si on prend en compte l'intégralité des prélèvements qui sont faits sur le le l'argent qu'on qu'on a qu'on obtient par notre travail, et ben quand vous arrivez dans les plus riches, comme ils ont de la fortune et de la richesse qui se crée essentiellement en capital et que le capital est moins taxé que le travail, et bien ce qui se produit c'est que l'impôt devient dégressif sur les tranches les plus riches.
Et donc c'est là où il y aurait le plus d'intérêt à avoir un impôt beaucoup plus progressif parce que chaque 0,1 % ramasse des quantités de fric considérable. Et ben c'est là justement où ça devient dégressif l'impôt sur pas l'impôt sur le revenu mais ça devient dégressif l'ensemble de du niveau d'imposition. Donc vous voyez qu'on marche sur la tête et François Beou arrive en nous disant bah allez c'est pas fini, on marchait déjà bien sur la tête mais maintenant on va courir sur la tête pour se faire bien mal au crâne. Ça c'est pas entendable et la réaction de notre peuple elle a été assez rapide.
C'est-à-dire le 15 juillet, François Berou arrive en disant "On va supprimer de jours fériers, on va faire un budget qui va tuer tout le monde mais qui va permettre de continuer à sauver les riches." Et la réaction un peu spontanée, ça a été pas ça. Non, vraiment là, c'est trop. On ne veut pas de ce budget là. Et ça n'a pas été seulement dans les milieux de la gauche parce qu'à la limite, on pourrait se dire bon ben les gens de gauche évidemment qu'ils sont pas d'accord avec le fait que on travaille plus longtemps alors que dans la plupart des programmes de la gauche, on propose de travailler moins pour travailler plus, pour travailler tous, c'est-à-dire une réduction du temps de travail.
Par exemple, dans le programme de la France insoumise, il y a la 6e semaine de congé payé. Et je le dis à ceux qui hurleraient en disant quoi une 6e semaine, ça n'est pas possible parce que ça va encore faire du travail euh qui n'est enfin ça veut faire du travail en moins et donc ça fait de la production en moins. Ils ont dit ça à chaque étape de l'histoire. À chaque fois qu'on a rajouté une semaine de congé payé dont les premières semaines de congé payé, il disait non c'est pas possible, l'économie va s'effondrer. Bah aujourd'hui, on a 5 semaines de congé payé et l'économie s'est pas effondrée à cause des semaines de congé payé.
l'économie s'effondre à cause de gens qui font des cadeaux au plus riches. Donc vous voyez ça, c'est le l'annonce de François Berérou et la réaction du peuple pas seulement de la gauche mais d'une masse considérable de gens, de travailleurs, de travailleuses qui disent "Non, mais là on va pas payer pour leur gestion catastrophique" et qui ont raison de se dire ça et qui sont de gauche ou de droite ou au centre ou je sais pas où mais en tout cas ou même qui n'ont pas de d'affiliation politique particulière. Mais la réponse ça a été non. Voilà. D'abord dans soi-même puis dans les discussions avec les gens, la réponse était claire, c'était non. À émerger, on ne sait pas trop comment.
L'idée d'un mouvement du 10 septembre, je dis on ne sait pas trop comment parce qu'il y en a qui disent que ça vienne de l'extrême droite, il y en a qui disent que ça vient de l'extrême gauche, il y en a qui disent que ça vient de nul que ça vient de nulle part. Bref, on s'en fiche de savoir d'où ça vient. La question c'est qu'il y a eu une date qui a été très vite mise en circulation et qui a été mise en circulation par le peuple lui-même, par les gens sur les réseaux sociaux dans les discussions en disant il faut qu'on fasse quelque chose, on fait quoi ? Et ben tiens, tu as entendu parler du 10 septembre et cette date, elle a été très vite matérielle.
C'est-à-dire qu'il y avait beaucoup de gens qui en parlaient. Moi, j'avais fait j'avais je sais plus quel jour au milieu de l'été, j'ai fait un cahier de doléance à Fleur Mugis où on récupérait les doléances des gens. C'est-à-dire, on disait euh dites-nous ce qui va, ce qui va pas dans le pays. Et je peux vous dire que par rapport euh on nous dit que les insoumis sont comment ils disent agressifs, brutaux, violents, je veux vous dire, vous allez lire le cahier de doléance, vous allez voir que je suis soft à côté de ce que disent les gens sur ce gouvernement et sur un certain nombre de médias qui font la propagande permanente de ce gouvernement.
Donc nous on est je me suis rendu compte que j'étais plutôt soft par rapport aux revendications qui ont été noté dans le cahier de faut dire on avait des affiche avec écrit Macron dégage donc peut-être que ça donnait comment dire une indication sur le le niveau qu'on qu'on était en droit d'attendre à l'intérieur de ce cahier de doléance. Bref je vous peut-être je vous en parlerai tiens un jour de de ce qu'il y a dans les dans les dans les cahiers d'olance. Je vais continuer d'ailleurs à en faire. Bref, tout ça pour vous dire que cette date du 10 septembre, elle a été très vite matérielle pour les gens. Mais il y avait une forme de flottement, c'est-à-dire bon alors qu'est-ce qu'on fait ?
Qu'est-ce qu'il faut faire le 10 septembre ? C'est quoi ? C'est une manif ? C'est des grèves, c'est c'est on savait pas trop. Il y a des organisations syndicales locales de branches de dans des entreprises qui ont décidé de se saisir de la date et qui ont dit le 10 septembre, on fait grève, on bloque le pays, on bloque tout et chacun dans son secteur doit essayer de faire quelque chose pour participer au mouvement. À partir de là, ça a commencé à se matérialiser dans des collectifs de travail.
Et c'est pour ça que c'est très important, c'est que si jamais il y a des collectifs de travail qui se mettent en grève, et ben ça veut dire que pour les capitalistes, pour les ultra riches, ça ça fait de l'argent qui est perdu. La grève, c'est de l'argent qui est perdu. C'est du travail en moins. Et comme il se rémunère sur le travail des autres, c'est de l'argent qui est perdu pour eux à la fin. Alors oui, vous perdez votre jour de travail et vous perdez votre jour de salaire quand vous faites greffe. Donc vous avez de l'argent en moins.
Mais par rapport à la quantité de richesse que vous produisez et qui permet aux entreprises justement de faire du bénéfice parce que le bénéfice des entreprises, il vient pas par le miracle de l'intelligence suprême des patrons de l'entreprise. C'est pas comme ça que ça fonctionne. C'est vous, c'est un collectif de travail et votre travail produit une richesse dont on vous paye une partie en salaire et dont l'autre partie part en bénéfice de l'entreprise. Si vous connaissez pas la théorie de la plusvalue et de la valeur, vous irez lire un peu du Carl Marx, ça vous fera pas de mal. Mais euh voilà ce qui ce qui se passe dans un collectif de travail.
Donc à partir du moment où commence à y avoir le mot d'ordre de la grève, euh comment vous dire du côté des riches, ça commence à réfléchir un peu. Ils se disent "Ou là, c'est c'est faudrait pas qu'il y en ait d'autres qui s'y mettent, hein." Et à partir de cette de du mois de de la mi-août, les insoumis ont fait un choix. On a décidé euh dans une tribune qui a été publiée dans le dans la tribune du dimanche, le 17 août, le 16 ou le 17 août si mes souvenirs sont bons, et bien on a appelé les insoumises et les insoumis et tous ceux qui globalement écoutent un peu ce qu'on dit à participer au mouvement du 10 septembre, à se joindre au mouvement du 10 septembre.
Alors, je commence par dire une chose, c'est que faire ça, ça n'est pas avoir l'objectif d'une récupération politique comme je l'entends parfois sur certains plateaux télé. Évidemment sur les plateaux télé comme ils essayent de faire détester la France insoumise tous les jours hein, ils nous insultent une fois par jour, ils insultent Mélenchon comme ils essayent de nous faire détester. Si jamais il est dit à un moment donné que c'est un mouvement récupéré par la France insoumise dans leur tête à eux c'est très très grave d'être récupéré par la France insoumise et d'être un mouvement qui est lié à la France insoumise.
Donc ça va chasser les gens et c'est pour ça que il martelle la France insoumise essaie de récupérer le mouvement. la France insoumise essaie de récupérer le mouvement, ce qui n'est pas le cas et ce qui n'a jamais été le cas parce que précisément nous, on sait très bien que pour qu'un mouvement soit ample, il faut pas qu'il soit associé à une force politique. Et justement, on n' pas arrêté de dire ça.
On a on a dit aux insoumises et aux insoumis, "Allez-y, donnez le coup de main, donnez de la force, mais on n pas arrêté de dire ne venez pas avec vos drapeaux, ne venez pas en disant "coucou, c'est les insoumis, nous sommes là pour faire la politique de la France insoumise ou je sais pas quoi." C'est évidemment pas ce qu'on attend euh des militantes et des militants de la France insoume.
D'ailleurs, il y a pas grand-chose à attendre des militants de la France insoumise et des militants puisque eux-mêmes spontanément, ils étaient déjà entrés dans des collectifs du 10 septembre et que un peu partout en fait spontanément les insoumis, ils ont pas attendu d'avoir des des un mot d'ordre ou des consignes pour faire quoi que ce soit. Les insoumis, c'est un mouvement politique qui est dans l'action. Donc ils entendent qu'il y a des gens qui veulent se mobiliser contre le budget de Beirou.
il il participent aux réunions pour se mobiliser contre le budget des Beirou et puis pour aider parce que nous les insoumis, on va dire qu'on a une certaine expérience euh comment dire de l'action politique permanente. Alors, il y en a peut-être deux ou trois qui vont découvrir dans ces collectifs ce que c'est que des insoumis et que c'est pas la caricature qu'en font les médias et qui vont se dire "Bah dis donc, ça fait plaisir d'avoir des gens qui sont aussi fortiches pour quand il s'agit de mener des actions." Vous verrez tout ça localement en fonction de comment ça s'organise chez vous.
Mais je trouve que c'était une première étape qui était indispensable parce queà partir du moment où il y a eu cet appel euh des des insoumis notamment de Jean-Luc Mélenchon pour euh participer à ce mouvement du 10 septembre, vous avez vu tous les autres de gauche là d'un coup euh dire "Oui oui, c'est vrai, euh il faut participer au mouvement du 10 septembre, c'est très important." Ce qui fait que ça a coalisé une partie de la classe politique avec un mouvement populaire qui n'émanait pas de la classe politique. Et ça ça les embête de les les gens de la classe politique. D'habitude quand il y a des mouvements qu'il ne contrôlent pas et cetera.
Nous les insoumis, ça fait partie de notre stratégie politique depuis le début. On a toujours dit qu'on était là pour être au service du peuple et pour aider des mouvements comme des mouvements sociaux quand il y a des grèves, quand il y a des manifestations ou des mouvements spontanés comme c'était le cas pour le mouvement des gilets jaunes et comme c'est le cas pour le mouvement du 10 septembre. Donc à partir du moment où l'ensemble euh de la gauche a appelé, ça a provoqué deux choses.
La première, c'est que il y a d'autres organisations syndicales qui se sont mises en mouvement en disant "Bon bah écoutez, vu que il y a quand même beaucoup de gens qui appellent à y participer, on va pas rester de côté" et qui se sont mis à dire "Ah bah nous aussi on veut y participer." Donc ça premier point, ça donne de la force en plus pour le mouvement. Par contre euh côté extrême droite de l'échiquier politique, alors il y en a qui ont fait totalement l'inverse, qui ont dit euh ce n'est pas à nous d'organiser des manifestations, qu'on dit euh Mélenchon cherche à à faire le chaos. Alors ça vraiment c'est à la reprise des éléments de langage macroni.
Maintenant vous allez écouter un type d'extrême droite. Des fois vous avez des difficultés à comprendre la différence entre les éléments de langage de Macron et de l'extrême droite. Ça devient de plus en plus difficile de les différencier. C'est peut-être un degré dans le racisme chez les uns ou chez les autres. Mais alors euh dis donc, ça devient difficile de faire la différence notamment sur les questions économiques. À tel point que j'ai vu l'autre fois un débat euh du MEDEF, donc des grandes entreprises de France où ça applaudissait Jordan Bardella qui disait en gros que euh on allait euh continuer les cadeaux au patron et faire travailler les gens plus longtemps.
Enfin, c'est vraiment ça ça c'est ça. Il y a une partie de la classe politique qui plane très très haut et venant de l'extrême droite, je j'ai trouvé que c'était plutôt surprenant que ils disent que le mouvement du 10 septembre en gros ils y participent pas. ils y participaient pas parce que c'était pas leur rôle d'organiser des manifestations. Bah non, leur rôle apparemment c'est juste d'attendre sur des plateaux télé que tout leur tombe tout cuit dans la bouche vu que les plateaux télé leur font la pub à longueur de temps et euh certainement pas de participer d'aider un mouvement populaire.
Et ben très bien, s'ils ont pas envie de participer au mouvement du 10 septembre, c'est leur choix, c'est leur responsabilité. Ce que je regarde en tout cas, c'est que quand je regarde des sondages qui sont publiés avec toutes les réserves que j'ai sur les sondages, c'est massif, y compris chez l'électorat du Rassemblement national le soutien au mouvement du 10 septembre. Donc à mon avis, ils sont très déconnectés de leur propre électorat, ce qui est pas très très étonnant vu la manière dont désormais se comportent les élus du Rassemblement national. Mais donc il y a eu ces éléments-là.
Et puis ensuite le 22 août dans son discours aux universités d'été de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon a lancé un mot d'ordre. Il a dit pour que ça fonctionne le 10 septembre pour bien marquer le coup, ce qu'il faudrait la grève générale. Et alors là, ça faisait des années qu'on avait pas entendu le mot d'ordre de greffe générale et je pense que ça a eu un impact énorme sur Beirou et sur les Macronistes parce que ils sont terrifiés à l'idée qu'il y ait un mouvement de grffe générale. Vraiment, c'est un truc la grèffe générale, faut bien voir ce que c'est. C'est tous les travailleurs s'arrêtent de travailler en même temps.
Évidemment, on sait bien que c'est pas possible pour tout le monde. On sait bien que c'est compliqué, mais si jamais il y avait effectivement la grève générale, un jour d'arrêt de travail dans ce pays, ça fait perdre de l'argent à beaucoup de gens et aux plus riches. Et alors, imaginez que ça dure 2 jours voire 3 jours. Alors là, il y en a qui vont avoir des sururs froides en se disant "Mon dieu, mon milliard, mon milliard qui font comme neige au soleil. C'est ces guu ne travaillent plus, je n'ai plus mon milliard." Voilà. C'est à peu près ça pour eux la grève générale, ça veut dire vous arrêtez de travailler, ils arrêtent de gagner du fric.
Ce qui est quand même un peu particulier, vous en conviendrez parce que vous travailler, vous êtes pas payé correctement. Mais alors par contre vous vous arrêtez de travailler là, d'un seul coup tout le monde dit "Oh mon dieu, les travailleurs, c'est eux qui créent la richesse." Ah bah tiens et ben du coup on a le droit peut-être de demander des augmentations de salair non plus. Ah bah on peut avoir ni augmentation de salaire ni vous payez votre part d'impôts. Ah bon ? Bah vous gardez tout pour vous. Alors, c'est ça à peu près la politique de François Berou pour le résumer de manière schématique, mais littéralement, c'est ça.
Mais du coup, ça les fait un peu flipper quand on dit qu'on va faire la grèffe générale. Comment vous dire que ils se disent "Ou là, mon dieu, mon portefeuille va fondre comme neige au soleil." Donc ça les ça les inquiète beaucoup. Et à partir du moment où il y a eu ce mot d'ordre de greffe générale, ben là euh déjà ça a été repris par des organisations syndicales encore qui disaient "Ouais, la grève générale et puis reconductible en plus." Alors tu vois, ils ont rajouté une couche. Il y a plusieurs personnes qui ont participé à nos universités d'été, notamment Arcormital et puis et puis Sudraille dans le la question des transports.
Donc côté gouvernement Beou, ils ont commencé à se dire "Ou là, ça commence à sentir mauvais quoi." Et je suis convaincu que c'est ça qui pousse Beirou à cette erreur. Je sais pas si on appelle ça une erreur, mais peut-être en tout cas sur le plan politique, c'est une erreur stratégique. Euh sur le plan personnel euh je sais pas, peut-être qu'il en a marre et qu'il a envie d'aller se cacher à peau, faire son élection municipale et puis de revenir en disant il faut que je sois le candidat qui va rembourser la dette à l'élection présidentielle. Va un bon courage pour faire ce programme là sans dire qu'il faut taxer les riches parce que alors là c'est ingérable comme programme.
Mais bon, toujours est-il qu' dit le 8 septembre je vais demander un vote de confiance. Tiens, pourquoi le 8 septembre à votre avis ? Pourquoi pas le 11 ou pourquoi pas le 12 ou pourquoi pas un autre jour que le 8 septembre ? Et ben parce que le 8 c'est 2 jours avant le 10. Donc calcul de François Berou, c'est je dépose un vote de confiance le 8. Deux hypothèses dans sa tête, deux hypothèses. Soit je passe le vote de confiance et donc ça démobilise pour le 10 puisque j'ai une légitimité démocratique parlementaire. J'ai demandé la confiance, ça faisait des années que c'était pas arrivé. Je l'obtiens.
il se dit ça démobilise nécessairement pour euh le 10 septembre et puis de l'autre côté il se dit bah si je n'obtiens pas la confiance je tombe et du coup ça démobilise pour le 10 puisqu'il y a plus de raison de me faire tomber et de faire tomber mon budget avec moi. Donc il se disait coup de bol euh ça fait les deux d'un coup. Bah non c'est pas ça qui s'est passé parce que évidemment tous les mouvements politiques les uns après les autres c'est la France Asom qui a ouvert le bal. Nous, on a dit pas question qu'on vote la confiance à ce type et euh s'il tombe le 8 plutôt que le 23 où on avait prévu de déposer une motion de censure, et ben c'est très bien.
Ça va plus vite que ce qu'on avait prévu, tant mieux. Donc nous on dit qu'on va censurer. Le Rassemblement national dit qu'il va cette fois-ci euh pas voter la confiance. Alors au début, c'était un peu flou. On savait pas s'il votait contre ou s'il s'abstenait. Peut-être se laissait-il une marge de manœuvre. Je pense que la pression a été tellement forte et tellement rapide que ils sont rapidement arrivés sur il va falloir voter contre. Et puis côté euh gauche et ben les autres ont dit à peu près pareil pareil le même flou avec le PS au début. Faut-il s'abstenir, faut-il voter contre et cetera. Mais bon, à la fin, ils ont fini par dire qu'il voteraient contre.
On verra, on verra s'ils respectent leurs promesses puisque ils ont tendance de temps en temps à ne pas vraiment les respecter. Mais du coup, plutôt que de provoquer une forme de démobilisation pour le mouvement du 10 septembre, ce qu'à mon avis espérait François, ça provoque l'inverse. C'est-à-dire que les gens font du 8 une date en disant euh bon bah le 8, on aura fait tomber Beirou, tant mieux. On fait des pots de départ devant les mairies. D'ailleurs, je vous invite à le faire si vous franchement si vous pouvez organiser ça le 8 septembre au soir, vous organisez un petit pot de départ devant la mairie, il y a pas besoin d'être beaucoup.
Vous vous pointez devant la mairie et puis vous verrez s'il y a d'autres gens qui viennent. Vous venez avec je sais pas quoi, une petite nappe pour vous installer sur le sol si vous avez la chance d'avoir une mairie où il y a un peu d'herbe devant. S'il y a pas d'herbe devant, vous prenez une petite chaise, vous installez, vous amenez à bouffer euh des des chips et puis une petite boisson et puis vous attendez puis vous verrez s'il y en a d'autres. Et puis ça crée un un espace qui est intéressant parce que d'un seul coup vous vous rencontrez avec des citoyens de votre commune que vous connaissez pas et là on retis du lien social et on retis du lien social politique.
On reforme des assemblées citoyennes comme ça existait d'ailleurs pendant la révolution mais on reforme un corps citoyen capable de discuter, de débattre, d'échanger, de changer de position aussi parfois dans la dans la dans le débat. On dira "Ah tiens, je voyais pas les choses comme ça, c'est intéressant." Et ça permet de recréer de l'unité populaire à un moment où nos adversaires qui sont à la fois les ultra riches et ceux qui sont au gouvernement, ils essaie au contraire de nous diviser.
Nous diviser soit en raison de la religion, de la couleur de peau, du genre de l'orientation sexuelle ou bien en fonction de nos couleurs politiques en disant "Ah les méchants insoumis, ah les vilains, je sais pas quoi." Et en essayant en permanence de semer le poison de la division entre nous, là où au contraire il faudrait qu'on arrive à créer l'unité populaire justement pour s'organiser et puis pour dégager tous ces gens. Donc du coup le 8 est devenu une date festive. On fait tomber Beirou. Youpi !
se fait devant les mairies et le 10 lui-même a pris de l'ampleur encore plus puisque ayant fait tomber, il reste la cible principale Emmanuel Macron qui reste à l'Élysée pour l'instant et qui est le responsable politique de cette situation puisque c'est lui qui n'a pas respecté le résultat des élections après avoir demandé une dissolution, provoqué une dissolution pour clarifier la situation politique. Donc Emmanuel Macron, lui il a une responsabilité qui est très directe dans la situation. Raison pour laquelle nous le 8 on fait tomber Beirou, le 9, on dépose une motion de destitution du président de la République suivant l'article 68 de la Constitution.
Alors là, vous pourrez écrire à vos députés en disant qu'il faut voter la motion de destitution déposée par la France insoumise. Et le 10 et ben on prépare l'après Macron. On essaie de faire tomber Macron en lui disant "Bah écoute, maintenant ça commence à bien faire et on veut que tu t'en ailles mais pas seulement toi. La politique que tu as mise en œuvre parce que ça ne fonctionne pas et ça nous a tous mis dans la sauce. Donc pas d'accord avec cette politique là. Donc du coup il y a eu un effet de remobilisation, de surmobilisation autour du 10 septembre, ce qui était à mon avis l'exact inverse de ce qu'essayait de faire François Beouot. Voilà où on en est à l'heure actuelle.
Et ce qui se passe, c'est que dans cette espèce de flottement de flou, de bazar institutionnel provoqué par ceux qui gouvernent, et bien certains voient l'horreur arriver et voici que monsieur Olivier Fort dit que lui il est prêt à devenir premier ministre et dit-il il est prêt à prendre les places qui sont occupées par François Beou et les siens. Je crois que c'était ça la formule. En tout cas, j'ai bien retenu à occuper les places. Donc on est dans un moment où les gens s'interrogent sur l'avenir du pays et Olivier Fort nous dit "On est prêt à occuper les places". Mais je me dis la déconnexion de de d'Olivier Fort est complètement dingue.
Là c'est pas le sujet d'occuper les places, c'est pas le sujet de devenir premier ministre. La question c'est comment on fait pour virer Macron ? Parce que vous pensez quoi ? Vous pensez on devient premier ministre, on fait une politique de gauche, youpi tout le monde est content. Bah non, c'est pas comme ça que ça va se passer. Emmanuel Macron a déjà fait la démonstration que il était capable de ne pas respecter les élections pour ne pas mettre en place la politique de la gauche.
Vous pensez que si jamais il y a un premier ministre qui se met à mettre une politique de gauche en place, il va pas par exemple dissoudre l'Assemblée nationale pour essayer de se débarrasser du Premier ministre en question. Enfin, je veux dire, il a tellement d'outils constitutionnels à sa disposition pour empêcher un premier ministre qui voudrait mettre en place cette politique là de la mettre en œuvre. que le seul moyen de mettre en place la politique pour laquelle on a été élu, c'est que Macron dégage. C'est ça le seul moyen.
Et je vais dans le détail, mais il y a plein d'hypothèses désormais qui sont sur la table parce que il y a une hypothèse dans laquelle Emmanuel Macron trouve une combine soit avec Olivier Fort avec je sais pas qui, mais en tout cas trouve une combine pour faire vivoter un gouvernement encore quelqu temps. Il peut d'ailleurs nous refaire le coup du gouvernement des missionnaires. Souvenez-vous que le gouvernement des missionnaires la dernière fois, on l'a eu pendant 2 mois. Donc il est capable de nous faire le gouvernement des missionnaires pendant un petit moment. Difficulté, un gouvernement des missionnaires normalement ne peut pas faire passer de budget.
Cela dit, ils ont fait tellement n'importe quoi depuis le début sur le plan constitutionnel et respect de l'esprit de la constitution que après tout, il pourrait inventer une nouvelle magouille pour essayer de faire ça comme ça. Mais je ne pense pas que ça soit l'hypothèse la plus probable. À cette heure, l'hypothèse la plus probable, c'est plutôt qu'ils essayent de trouver une combine euh de premier ministres et de gouvernement brincbal pour essayer de faire tenir leur système encore un petit peu.
Tous ceux qui mettent les doigts là-dedans se feront sanctionner mais alors de manière sévère parce que je ne crois pas, en tout cas moi c'est pas ce que me disent les gens, je ne crois pas qu'il y ait qui que ce soit qui veulent queon fasse continuer le système d'Emmanuel Macron comme ça brinque balancines un coup des Républicains, un coup du modem et un coup du PS. Tout ça n'a aucun sens. Ce que les gens ils veulent, c'est que Macron s'en aille et sa politique avec lui. Donc possibilité 1, ils arrivent à faire un gouvernement brakballant. Possibilité de moi c'est ce que j'aimerais c'est la démission d'Emmanuel Macron.
C'est il s'en va, il dégage et il dit "Bon allez ben non, ça suffit, j'ai compris, c'est moi le problème." Mais ça c'est si c'était un homme d'état, ce qu'il a pas fait ce dont il a pas fait la démonstration jusqu'à présent. Donc, il y a peu de chance que on en arrive euh directement à cette situation-là où Macron est contraint à la démission.
Parce que Macron démissionnera que s'il est contraint et s'il voit que c'est tellement bloqué qu'il peut pas faire autrement et qu'il y a quelqu'un qui vient dans un bureau et qui lui dit "Écoute, bon je t'aime bien mais là tu dois partir parce que sinon" comme a dit Jean-François Copé, Jean-François Copé a dit "Si jamais on n'écoute pas la parole du peuple", je sais pas pour si tout le monde connaît bien Jean-François Copé, c'est un mec, il était chez LR quand ça s'appelait l'UMP, c'est-à-dire avant, c'est quelqu'un qui date Jean-François Copé dans la droite et il a dit "Si jamais on n'écoute pas la parole du peuple, les gens finiront par aller chercher Macron à l'Élysée." C'est Jean-François Copé qui dit ça.
J'entends des gens comme Valérie PCres qui disent qu'ils sont pour la démission d'Emmanuel Macron parce que c'est le seul moyen de régler la crise politique. Bah donc ça veut dire qu'il y a un monde dans lequel la pression est tellement forte que Macron finit par démissionner avec deux hypothèses. Une hypothèse 1, il respecte la Constitution. Une hypothèse 2, il essaie de biaiser avec la Constitution.
Parce que souvenez-vous, on vous avait dit que s'il essayait de mettre son proche euh son ami Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel, c'était peut-être pour que Macron démissionne et que le conseil constitutionnel dise "Ah mais le président de la République n'a pas fait deux mandats complets. Donc on ne peut pas dire qu'il a fait deux mandats. Donc il a la possibilité de se représenter. Il y a un monde dans lequel ça existe. Il y a un monde dans lequel c'est possible. Et d'ailleurs Richard Ferrand était une des personnes qui avait dit avant d'être président du Conseil constitutionnel que c'était dommage que le président ne puisse faire que de mandats.
Bah tiens, prenez-nous pour des imbéciles. C'est pas du tout euh pour ça que voici monsieur Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel. Donc ça c'est une possibilité d'émission. Il se représente en disant "Ben, j'ai pas fait de c'est comme moi par exemple, moi j'ai été dissous, ben je suis à mon deuxème mandat mais vous avez l'impression que c'est mon deuxème mandat. Moi j'ai pas l'impression, j'ai l'impression que c'est une continuité." Et ben il pourrait dire ça. Il pourrait dire "Bah non, désolé, j'ai fait j'ai pas fait mon mandat en entier, donc je me représente." Troisème possibilité, il démissionne mais il se représente pas et donc nouvelle élection.
Alors là, la guerre des chefs de la Macronie serait au plus haut niveau. Donc une situation politique extrêmement éclatée mais une élection présidentielle anticipé. Ça se fait en 40 jours une élection présidentielle anticipée. Vous avez intérêt à savoir où vous allez en terme de programme, en terme de gouvernement, en terme de candidat et en terme de vers quoi vous voulez entraîner le pays. Vous avez intérêt à être prêt et à savoir vers quoi il faut aller. Hypothèse peu vraisemblable mais qui existe quand même. Déclenchement de l'article 16 de la Constitution.
les pleins pouvoirs pour le président de la République puisque ça peut intervenir dans des situations où nos engagements internationaux sont menacés et où les le l'exercice des pouvoirs publics sont menacés. Il pourrai dire "Ah oui, mais vous voyez, on s'est engagé à à aller jusqu'à 3 % de déficit en 2029, il faut donc que je prenne les pleins pouvoirs." Et en même temps, vous voyez que les pouvoirs publics sont interrompus dans leur fonctionnement normal, vu qu'il n'y a pas de gouvernement. La faute à qui ? La faute à Macron. Bref, il pourrait utiliser ça.
Hypothèse supplémentaire, c'est une dissolution de l'Assemblée nationale, mais on voit pas bien ce que ça apporterait en terme de clarification politique puisque vraisemblablement on arriverait dans des résultats qui sont assez similaires puisque bah les circonscriptions sont les mêmes. Les gens normalement ils ont pas trop changé d'avis politique en un an. Le seule chose qui pourrait changer, c'est la participation des uns ou la non participation des autres qui ferait basculer le résultat dans un sens ou dans l'autre.
J'en profite pour vous dire, inscrivez-vous maintenant sur les listes électorales, vérifiez que vous êtes bien inscrit et que vous avez pas été radié parce que si demain il y a une élection présidentielle anticipé ou une élection législative anticipée et que vous êtes inscrit à 600 km de chez vous ou vous êtes pas inscrit sur les listes électorales, vous vous mordrez les doigts de pas avoir vérifié que vous étiez bien inscrit sur les listes électorales. Donc faites-le maintenant pour être sûr que vous puissiez aller voter si jamais il y a une élection. Après, vous déciderez si vous allez voter ou pas, mais au moins, vous aurez la possibilité de le faire si jamais l'envie vous en prend.
Et moi, je vous conseille vraiment de faire ça maintenant là. Là, vous mettez pause sur la vidéo, vous vérifiez, vous réglez le problème et puis si c'est bon, et ben c'est bon, vous continuez la vidéo, abonnez-vous, c'est le moment. Mais euh faites faites ça, vérifiez-le parce que ça vous permet d'être sûr que c'est bon, vous pouvez y aller. Et puis voilà où on en est. C'est c'est ça les hypothèses qui sont devant nous aujourd'hui avec soit un système macronis qui continue à aller vers sa fin de manière toujours plus brinqueballbalante, toujours plus claudiquante jusqu'à arriver à son effondrement final puisque de toute façon l'effondrement final de la Macronie est acté et définitif.
Soit et bien Macron a un peu de sens de l'État, il démissionne et puis on arrive à des élections. Voilà un peu la situation dans laquelle on en est. Donc moi, je vous appelle à vous tenir prêt à toutes les situations, raison pour laquelle je vous dis de vous inscrire sur les listes électorales, mais préparez-vous aussi à faire campagne parce que là quoi qu'il arrive, il y a un monde dans lequel on repart pour des élections ou présidentielles ou législatives, mais ça fait partie des possibilités et il faut donc y être prêt.
Je dis une dernière chose, c'est que le mouvement du 10 septembre, plein de gens savent pas forcément quoi faire parce que déjà tout le monde est pas travailleur et peut pas forcément faire grève. Dans les gens qui sont travailleurs, il y en a plein qui peuvent pas forcément faire grève parce qu'ils ont pas les moyens. Euh les blocages, c'est sympa, mais où est-ce qu'il faut les faire ? Une manife, est-ce qu'il y en a ? On sait pas où est le point de départ. Enfin, il y a un côté, c'est normal, il y a un côté un peu euh on sait pas exactement vers quoi on doit aller, même si on a envie de participer.
Une des actions qu'il est possible de mettre en œuf, qui est une action hyper facile, c'est de ne pas dépenser d'argent le 10 septembre. De ne pas consommer, de ne pas aller dépenser son argent, ne pas utiliser sa carte de crédit. au maximum se priver des dépenses si elles sont évitables. Bien sûr, je je suis pas en train de vous dire que si jamais vous êtes en train de mourir de soif, il faut pas vous acheter une bouteille d'eau et si vous êtes en train de mourir de faim, il faut pas vous acheter un sandwich. Mais ce que je suis en train de vous dire, c'est que si vous avez la possibilité de ne rien dépenser le 10 septembre, et ben faites-le parce que c'est aussi une forme d'action.
ça a été appelé, je sais pas d'où c'est parti, mais je trouve que c'est une bonne forme d'action parce que vous avez deux manières de faire perdre de l'argent au capital aujourd'hui par le biais du travail en arrêtant de travailler. Vous travaillez pas, vous produisez pas, vous faites pas gagner d'argent au capital. Mais de l'autre côté, vous ne dépensez pas, vous n'achetez pas de produit, vous ne faites pas d'ar gagner d'argent au capital. Si vous allez pas dans la grande surface ce jour-là, et ben vous faites pas gagner d'argent à la grande surface qui par ailleurs souspaye les salariés et par contre se met plein d'argent de côté.
Euh également un problème qu'il faudra un jour qu'on règle parce que franchement euh les caissières, les caissiers, les gens qui travaillent dans les grandes surfaces sont des gens qui sont sous-payé, qui font un travail qui est un travail monstrueux de soulèvement de charge toute la journée et euh qui sont sous-payés au regard des profits qui sont générés par la grande distribution. Mais donc ne rien dépenser, c'est une forme d'action. C'est une forme d'action qui coûte rien pour le coup. Alors là, littéralement, ça ne coûte rien. Et si vous avez la possibilité de le faire, je pense que c'est une bonne forme d'action.
Voilà, je pense avoir fait le tour d'à peu près tous les sujets que je voulais évoquer avec vous. On est dans une phase d'incertitude politique. On verra la semaine prochaine. Je vous ferai une vidéo de la semaine. La semaine prochaine, peut-être même j'en ferai deux la semaine prochaine si jamais la situation politique exige qu'on fasse un point un peu plus régulier. Mais on est dans ce moment-là, il faut être très vigilant à tout ce qui se passe, tout ce qu'on observe autour de soi. Il faut vraiment bien regarder ce qui se passe autour de soi parce que là, on vit des moments qui sont des moments historiques.
C'est des moments qui il y aura des dates dans les livres d'histoire avec écrit "Tel jour, il s'est passé ça" et euh voilà euh cette ce moment-l ce qui va se passer vu que c'est de l'histoire qui est en train de se faire. Mais une chose est sûre, c'est que observez bien ce qui se passe. Regardez bien autour de vous, participez aux discussions. Ne laissez pas les gens dire n'importe quoi autour de vous, que ce soit dans les collectifs de travail, que ce soit euh à la famille, à la maison ou que ce soit que vous ayez des gens qui commencent à raconter n'importe quoi sur la situation économique du pays, ne les laissez pas faire, dites les trucs et entraîner les gens dans l'action.
aider à entraîner les gens dans l'action de manière unie, solidaire, cohérente. Parce que il est écrit dans la Constitution de la 5e République actuelle à son article 2 si je dis pas de bêtises, le principe de la République est gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Et bien ma fois, il est temps qu'on fasse ça, qu'on fasse respecter cette partie-là de la Constitution parce que il est pas écrit gouvernement d'Emmanuel Macron pour les riches par ses amis du gouvernement. C'est pas ça qui est écrit dans la Constitution, c'est gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.
Donc si on ne le respecte pas avec la 5e République, peut-être qu'il faut une 6e République dans laquelle il y aurait par exemple le référendum d'initiative citoyenne pour que les citoyens puissent décider d'une loi, abroger une loi, révoquer un élu en cours de mandat, changer la constitution. Bref, peut-être qu'il faut mettre en je dis je dis peut-être mais moi je suis assez convaincu que c'est ça qu'il faut faire. Il faut mettre à plat non seulement le système politique qu'on a aujourd'hui avec Emmanuel Macron, mais la 5e République elle-même, ça ne va pas. Ça permet à Emmanuel Macron et à des gens comme ça d'accaparer le pouvoir.
On ne peut pas continuer avec ce système là et il faut donc qu'on en finisse avec ce système de la 5e République, qu'on passe à une 6e République qui soit réellement démocratique. Et toutes ces étapes-l et bien elles se font petit à petit en particulier par la mobilisation populaire. Donc on compte sur vous le 10 septembre. Il y aura d'autres étapes après mais celle-ci c'est la première. Le 8 on fait les fêtes devant les mairies après la chute de Beou. Et en attendant et ben moi je vous dis à la semaine prochaine. N'oubliez pas de vous abonner à la chaîne en nou cliquer sur la petite cloche. Laissez-moi des commentaires pour me dire comment vous envisagez la situation politique.
Mettez un petit pouce pour aider la vidéo et ben à la semaine prochaine.
Antoine Léaument