Affaire Philippine, réforme des retraites, augmentation des impôts... Thomas Ménagé est l'invité du 26 septembre 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Est-ce que vous le dites ce matin ? Eh bien chiche, changeons-les. Et quelles sont les règles qu'il faut changer en priorité, d'après vous ?
- 1:11RelanceRéponse partielle
Enfin, c'est pas du laxisme. Le juge, il a respecté la procédure. Il a respecté ce qui était dans les textes.
- 1:59OuverteRéponse directe
Y compris pour les mineurs, parce que s'il n'a pas été expulsé à la suite de sa peine pour viol, c'est parce qu'il était mineur au moment des faits et donc de ce fait protégé. Est-ce qu'il faut changer ça et dire, ben oui, même pour les mineurs, s'il y a un délit ou un crime, retour au pays ?
- 2:33RelanceÉludée
Alors sur les émeutes, ce n'étaient pas les immigrés qui étaient...
- 2:41OuverteRéponse directe
Je parle des mineurs isolés, ce fameux sujet des mineurs non accompagnés, les mineurs isolés, il y a de nombreux marocains d'ailleurs parmi eux, et on voit que ce problème, il n'est pas réglé depuis des années. Est-ce qu'ils sont trop protégés ?
- 3:07RelanceRéponse directe
Donc ça ne vous choque pas qu'il n'ait pas été expulsé à la suite de sa peine pour viol ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueFait
« Pourquoi cette personne, ce ressortissant marocain sous OQTF qui avait été condamné à 7 ans, a été libérée plus tôt ? »
- 1:06Invité politiqueFait
« Il y a bien eu du laxisme judiciaire, alors même que le ministre de la Justice aujourd'hui dit que ça n'existe pas. »
- 1:16Invité politiqueChiffre
« Quand on sait qu'une personne sur deux qui est condamnée à un an de prison n'ira jamais en prison, quand on voit que cette personne qui a été condamnée pour viol est libérée plus tôt »
- 2:19Invité politiqueFait
« que les jeunes, très jeunes, on l'a vu au moment des émeutes, ont évolué, qu'il y a eu un ensauvagement et qu'il faut maintenant traiter un certain nombre de mineurs comme des majeurs. »
- 3:22Invité politiqueFait
« une grande partie d'entre eux ne sont pas mineurs et utilisent en fait cette minorité pour être protégés. »
- 3:28Invité politiqueFait
« nous avons dit qu'il fallait des tests radiologiques, appelés tests osseux, mais qui sont au final simplement des radios pour vérifier qu'ils sont bien mineurs. »
- 4:57Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 6 milliards donnés au Maroc depuis 1992. »
- 5:54Invité politiquePromesse
« Sur le papier, de manière arithmétique, on a espoir. »
- 7:53Invité politiqueChiffre
« Une étude, il y a quelques jours, expliquait que c'est les 3,4 à 4,5 points du PIB qui étaient, en fait, tués du fait de la bureaucratie. »
- 8:10Invité politiquePromesse
« la mise en place d'un impôt sur la fortune financière, c'est-à-dire un impôt sur la spéculation, pourquoi pas »
Temps de parole
- Thomas Ménagé69 %
- Présentateur28 %
- Présentateur 23 %
≈ 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez Les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute. Bonjour à vous, Thomas Ménager. Alors on a vu à l'actualité, évidemment, elle est dominée par les suites politiques de l'arrestation d'un suspect pour le meurtre de Philippine. Cette étudiante de 19 ans encore avait été retrouvée dans le bois de Boulogne. Il s'agit donc d'un ressortissant marocain qui était sous OQTF, comme on dit, obligation de quitter le territoire français. Alors le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a réagi. Il a dit toute son émotion. Il a dit pas mal de choses. Et il dit, s'il faut changer les règles, eh bien changeons-les. Est-ce que vous le dites ce matin ?
Eh bien chiche, changeons-les. Et quelles sont les règles qu'il faut changer en priorité, d'après vous ?
Alors les règles qui doivent être changées doivent être changées. Et nous, nous soutiendrons, bien entendu, tout gouvernement, tout groupe politique qui irait dans le sens de ce que nous portons au Rassemblement National avec Marine Le Pen et Jordan Bardella. Après, dans cette affaire, triste affaire, et on partage l'émotion que tous les Français ressentent aujourd'hui, il y a nécessité aussi à voir les défaillances qu'il y a eues. Parce qu'il y a quand même ce laxisme judiciaire. Pourquoi cette personne, ce ressortissant marocain sous OQTF qui avait été condamné à 7 ans, a été libérée plus tôt ?
Il y a bien eu du laxisme judiciaire, alors même que le ministre de la Justice aujourd'hui dit que ça n'existe pas.
Enfin, c'est pas du laxisme. Le juge, il a respecté la procédure. Il a respecté ce qui était dans les textes.
Aujourd'hui, quand on sait qu'une personne sur deux qui est condamnée à un an de prison n'ira jamais en prison, quand on voit que cette personne qui a été condamnée pour viol est libérée plus tôt, quand on voit que le juge des libertés et de la détention l'a libérée, l'a laissée en assignation à résidence dans un hôtel, en lui demandant de pointer, alors même qu'il était dangereux, qu'il avait déjà violé une étudiante, il y a un problème sur ce genre de cas. Il applique les textes ? Oui, il faudra peut-être évoluer sur un certain nombre de textes.
Nous, ce que nous souhaitons au RN, c'est d'éviter ce genre de cas, qu'il y ait une véritable double peine, et quand vous allez en prison, vous passez à la case avion sans avoir la possibilité de passer par la case libération. C'est ça le vrai problème aujourd'hui dans notre pays. On ne peut plus laisser des bombes humaines en liberté sur notre sol parce que ce sont les Français qui en paient le prix.
Y compris pour les mineurs, parce que s'il n'a pas été expulsé à la suite de sa peine pour viol, c'est parce qu'il était mineur au moment des faits et donc de ce fait protégé. Est-ce qu'il faut changer ça et dire, ben oui, même pour les mineurs, s'il y a un délit ou un crime, retour au pays ?
Tant sur les sujets liés à l'immigration que dans le droit commun, aujourd'hui, il y a un problème. On voit que la délinquance, quelle qu'elle soit, a changé, que les jeunes, très jeunes, on l'a vu au moment des émeutes, ont évolué, qu'il y a eu un ensauvagement et qu'il faut maintenant traiter un certain nombre de mineurs comme des majeurs. Quand vous êtes capable de tuer, quand vous êtes capable de violer, vous devez être traité comme les majeurs. On ne doit plus faire de différence.
Alors sur les émeutes, ce n'étaient pas les immigrés qui étaient...
Non, vous avez parlé aussi du droit commun, j'ai parlé globalement sur l'évolution des mineurs.
Je parle des mineurs isolés, ce fameux sujet des mineurs non accompagnés, les mineurs isolés, il y a de nombreux marocains d'ailleurs parmi eux, et on voit que ce problème, il n'est pas réglé depuis des années. Est-ce qu'ils sont trop protégés ?
Il y a deux problèmes. C'est que ceux qui sont réellement mineurs, bien entendu, il faut les protéger, et on ne peut pas laisser des enfants comme ça à la rue et il y a nécessité.
Donc vous êtes d'accord ? Non, mais c'est intéressant ce que vous dites, parce que sur le cas précis, encore une fois, au moment des faits, lui, le suspect qui a été interpellé, il était mineur. Donc ça ne vous choque pas qu'il n'ait pas été expulsé à la suite de sa peine pour viol ?
Non, mais dès lors qu'il a été condamné, après on est dans une question de motif d'ordre public, de danger pour la sécurité publique, et là c'est un autre cas que le droit commun des mineurs non accompagnés. Le vrai problème qu'il y a aussi sur les mineurs non accompagnés aujourd'hui, c'est qu'une grande partie d'entre eux ne sont pas mineurs et utilisent en fait cette minorité pour être protégés. C'est la raison pour laquelle nous avons dit qu'il fallait des tests radiologiques, appelés tests osseux, mais qui sont au final simplement des radios pour vérifier qu'ils sont bien mineurs.
Il y a un certain nombre de départements qui refusent d'appliquer ces tests. Alors le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, dit qu'il va travailler avec son homologue de la justice pour Didier Migaud, pour améliorer ou en tout cas changer les textes, mais visiblement ils ne sont pas vraiment sur la même longueur d'onde. Est-ce que ça vous inquiète ?
Oui, c'est inquiétant parce qu'on se demande quelle va être la position du gouvernement. Par exemple, l'heure de vérité, ça va être le 31 octobre pendant la niche parlementaire du Rassemblement national. Nous avons déposé un texte sur les peines planchers, c'est-à-dire pour des peines planchers, notamment quand vous agressez des forces de l'ordre, des personnes de la communauté édicutive ou encore des soignants. Est-ce que ça sera la position de M. Migaud qui en 2007 a voté contre en tant que socialiste ou celle de M. Retailleau qui, lui, comme M. Barnier, y est favorable ? Donc il y aura un vrai problème. Le grand écart ne pourra pas durer. On a eu 7 ans d'eux en même temps.
On s'est rendu compte que l'an même temps ne marchait pas. Donc il va y avoir un moment où la souplesse gouvernementale ne marchera pas parce qu'il risque d'avoir très mal aux adducteurs dans ce cas-là.
Sur les expulsions, qu'est-ce que vous faites pour contraindre les pays d'origine à récupérer leurs ressortissants, à accorder ce qu'on appelle les laissés-passés consulaires ? On sait que ça fait des années que les différents gouvernements se cassent les dents sur ce sujet.
Je pense qu'il faut rentrer dans un rapport de force diplomatique avec un certain nombre de pays. Je regardais ce matin...
Gérald Darmanin l'a fait sur les visas, ça n'a rien donné.
Non, non, mais il faut aller beaucoup plus loin. Il faut aller beaucoup plus loin. Il faut aller aussi sur l'aide au développement. Je regardais ce matin, avant de venir vous voir, il y a eu 6 milliards donnés au Maroc depuis 1992. Il y a plusieurs centaines de millions d'euros chaque année. Premier point, il faut arrêter avec ces pays de donner de l'argent des Français, des contribuables français à ces pays, s'ils refusent de reprendre leurs ressortissants. Premier point. Deuxième point, il y a la question aussi des visas, vous l'avez dit. Donc il y a une palette.
Et il y a enfin pour les diasporas qui sont très importantes, diasporas algériennes, marocaines, notamment ce sont ces pays-là qui refusent aujourd'hui leurs ressortissants dans certains cas. Nous stoppons les transferts d'argent, les Western Union de la diaspora qui retournent vers ces pays. Et je peux vous le dire, très rapidement, ils reviendront au table des négociations et reprendront leurs ressortissants.
Alors il y a un autre sujet important dans l'actualité dont on va beaucoup parler dans les semaines prochaines. Il se trouve que c'est un sujet que vous portez vous personnellement au Rassemblement National. C'est l'abrogation de la réforme des retraites. Vous allez présenter un texte lors de la niche parlementaire du RN. Ce sera à la fin du mois d'octobre. Est-ce que ce texte, d'après vous, a la moindre chance de passer ? Est-ce que vous y croyez ?
Sur le papier, de manière arithmétique, on a espoir. Parce que si tous ceux qui ont été élus, tous nos collègues députés, quelle que soit leur étiquette de l'IOT au NFP, voire même d'un certain nombre du Bloc central qui s'y était opposé, qui ont pris par exemple des engagements très fermes contre cette réforme des retraites lors des élections législatives, tiennent leurs engagements, sont cohérents, ne sont pas dans les calculs politiciens, dans le sectarisme.
Le PS a déjà dit qu'ils voteraient contre.
Mais j'appelle aussi eux-mêmes les collègues socialistes à aller au-delà des positions des apparatchis qui pensent peut-être au coup d'après, comme M. Fort, à être en cohérence avec leurs électeurs. D'autres mouvements, même de la gauche, le Parti communiste a dit qu'il fallait voter, qu'il ne fallait pas rater une occasion de voter ce texte.
Il se pose la question, c'est pas tranché.
M. Desfontaine, qui était la tête de liste aux élections européennes, l'a dit. Je pense qu'il faut sortir de ces calculs politiciens. Chaque jour qui passe, ce sont des Français qui doivent se lever à cette heure-ci, qui sont déjà depuis plus tôt au travail et qui vont devoir travailler plus longtemps. Donc s'ils sont vraiment, comme ils le disent, de gauche et qu'ils pensent aux travailleurs, ils n'ont pas d'autre choix que de voter le 31 noctobre. Et est-ce que vous, vous serez cohérent quand le PS proposera sa propre abrogation ? Est-ce que vous voterez aux côtés du PS ou pas ? Mais nous, on a toujours été cohérents.
Donc oui, bien entendu, si le texte est similaire à celui que nous proposons, mais qui n'est pas la réforme des retraites de la gauche, qui aujourd'hui propose quelque chose qui n'est pas économiquement viable, 60 ans et 40 annuités, ce qui n'est pas notre programme, bien entendu, si c'est simplement un retour en arrière et un texte qui est conforme à celui que nous déposons, nous serons cohérents. Nous, nous pensons qu'à l'intérêt général, à l'intérêt des Français, à l'intérêt de ceux qui travaillent.
Alors, avant les retraites, il y aura le budget. Peu à peu, il y a des pistes qui fuitent sur l'augmentation des impôts. Est-ce que vous êtes favorable à ces hausses qu'on nous présente comme des hausses ciblées sur ceux qui gagnent le plus et sur certaines grosses entreprises ?
Alors, nous, on a toujours dit que les hausses d'impôts sur les classes moyennes et les classes populaires étaient clairement une ligne rouge et pourraient entraîner une éventuelle censure de ce gouvernement. Donc nous avons été sans ambiguïté sur la question. Après, bien entendu, il peut y avoir des ressources supplémentaires de l'État. Il y a surtout des économies à faire sur l'immigration, sur la fraude fiscale et sociale, sur le train de vie de l'État, sur les agents, sur la bureaucratie qui coûte très cher. Une étude, il y a quelques jours, expliquait que c'est les 3,4 à 4,5 points du PIB qui étaient, en fait, tués du fait de la bureaucratie.
Après, des ressources supplémentaires avec des prélèvements très ciblés, comme nous le souhaitons, sur les surprofits, sur les très gros groupes qui ont fait beaucoup d'argent pendant la période inflationniste, ou encore la mise en place d'un impôt sur la fortune financière, c'est-à-dire un impôt sur la spéculation, pourquoi pas, mais sur ceux qui travaillent, sur ceux qui investissent en France, sur ceux qui aujourd'hui souffrent beaucoup
et payent déjà beaucoup, c'est non. Ça va remuer au moment de votre niche parlementaire dans quelques semaines, Thomas Ménager. Merci beaucoup, invité des 4V ce matin. Merci à vous de votre invitation. C'était les 4V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.
Thomas Ménagé