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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 19 juin 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Il faut être au côté d’Israël parce que le régime iranien est un régime criminel" (Martin Genier)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi la position française sur Israël est-elle si fluctuante depuis le 7 octobre ?

  • 5:00RelanceÉludée

    Emmanuel Macron croit-il que la parole est performative pour changer le monde ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    La France peut-elle négocier avec l'Iran malgré son programme nucléaire ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron a-t-il une politique étrangère eratique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Martin GenierFait
    « Israël a le droit de se défendre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

D'abord le sujet Michel Santos. Après les attaques du 7 octobre, la locution d'Emmanuel Macron ne laisse pas présager des tensions entre la France et Israël. Le Hamas est un mouvement terroriste.

Le Hamas cherche avant tout la destruction et la mort du peuple d'Israël. Israël a le droit de se défendre. Emmanuel Macron échange alors régulièrement avec Benjamin Netaniaou.

Le président de la République lui assure un soutien sans faille. Pourtant, un an plus tard, les premières dissensions apparaissent. Paris appelle à suspendre la livraison d'armes pour contraindre l'État hébreu à incesser le feu à Gaza.

Une position qui déclenche la colère du Premier ministre Benjamin Netaniaahu. Alors que Israël combat les forces de la barbarie dirigée par l'Iran, tous les pays civilisés devraient se tenir fermement au côté d'Israël. Pourtant, le président Macron et d'autres dirigeants occidentaux appellent maintenant à des embargos sur les armes contre Israël.

Il devrait avoir honte. En mars dernier, après de mois de trève dans la bande de Gaza, les tensions vont monter d'un cran. La France condamne le blocage des livraison humanitaires, mais aussi la reprise des bombardements israéliens.

Quelques temps plus tard, Emmanuel Macron qualifie ses opérations militaires de honteuse. Benjamin Netaniaahu l'accuse alors d'être du côté du Hamas. Lorsque des meurtriers de masse, des violeurs, des tueurs de bébés et des kidnappeurs vous remercient, vous êtes du mauvais côté de la justice.

Vous êtes du mauvais côté de l'humanité et du mauvais côté de l'histoire. La volonté d'Emmanuel Macron de reconnaître un état palestinien pourrait acter définitivement le divorce entre la France et Israël. Jean-Sébastien Ferjou, vous êtes avec nous, directeur du site Atlantico.

On a du mal à comprendre effectivement la position française qui a été très fluctuante. C'est moins qu'on puisse dire depuis le 7 octobre. Oui, parce qu'Emmanuel Macron essaie de gérer aussi bien ses emportements personnels que la ligne traditionnelle du CADROs tout en mettant se mettant d'ailleurs bien souvent à dos les diplomates du ministère des affaires des affaires étrangères.

Mais je pense surtout Emmanuel Macron, il est l'inverse de ce qui est Benjamin Netaniaou. Il porte à son extrême un travers assez français qui est celui de croire que la parole est performative. C'est il pense que s'il parle, ça suffit à provoquer des choses.

Donc il pense que s'il martelle son engagement européen, ça crée une Europe de la défense ou autre. qu'il pense que s'il dit qu'il est en guerre contre le Covid, ça va produire des effets comme si un virus pouvait en avoir quoi que ce soit à faire, que le président de la République décide ou pas d'être en guerre contre lui. Et c'est la même chose alors que Benjamin Netaniaou, c'est l'inverse Benjamin Netou, il fait pas des grands discours sur le bien, le mal dans le monde.

Il agit et c'est aussi pour ça qu'Israël cristallise tant de passion dans le monde occidental parce que même Donald Trump est un peu plus dans le performatif mais la différente d'Emmanuel Macron, lui il a la puissance des États-Unis derrière. euh la France n'a plus vraiment de puissance et je pense que c'est assez largement ce qui explique. Souvenez-vous quand il est quand il allait à Beouh et qu'il pensait qu'il allait tout régler et qu'il menaç d'ailleurs il avait sa lucasté enfin ou l'équivalent d'une licasté, il avait un candidat pour être premier ministre au Liban.

Les partis libanais l'ont gentiment et poliment ou plus ou moins d'ailleurs est conduit. Emmanuel Macron croit que ces mots changent le monde. Je pense qu'après 7 ans et 8 ans de présidence, nous voyons que non, ces mots ne changent pas véritablement.

Ensuite, le plus effarant, c'est l'alternative que propose la France. Jean-Nël Barre dit "On va s'asseoir autour d'une table et vous allez voir qu'on va obtenir des Ianiens un engagement. Je crois qu'il a utilisé l'adjectif substantiel mais enfin il est on a un peu l'impression qu'il est dans une dimension parallèle.

Ça fait des dizaines d'années que les Iraniens même sous pression n'ont rien lâché, ont continué à développer leur programme. On mentit à la fin du monde entier. Oui.

Non mais là vraiment c'est c'est renseigné, nous sommes informés et tout ce qu'il dit au moment où l'histoire s'emballe ou l'histoire semble vraiment s'engager dans une voix sans sans retour, lui c'est on va s'asseoir autour de la table et discuter. On est vraiment conné quoi. Patouri ce soir une fracture béante entre la position des autorités françaises et Israël.

Euh quand on voit le reportage qui vient d'être fait entre le moment où il dit qu'Israël a le droit de se défendre et aujourd'hui où on interdit l'exp enfin l'exposition d'armes au salon du bourgetis et on dit qu'il faut absolument arrêter des bombardements sur l'Iran qui représentent un danger véritablement existentiel pour Israël. On ne comprend plus rien à cette position. Non, ce n'est pas l'honneur de la France de de ça.

Il faut effectivement être au côté d'Israël parce que ce régime est un régime criminel. Le droit de se défendre, c'est le droit aussi de bombarder l'Iran, c'est l'article 51 de la FA des Nations- Unies, hein. C'est de l'autodéfense.

Le droit de se défendre, la défense préventive. Quand un pays veut votre mort, vous avez le droit de le frapper. Il y a des éléments droit dans le droit international et donc ça devrait être en effet sans ambigué.

Je suis pas Gottier Lebrette. C'est tellement ambigu, c'est tellement vacillant que Jean-Noel Barreot l'autre jour à l'Assemblée nationale ou au Sénat répond à une question sur les bombardements israéliens sur l'Iran en disant "Nous n'y avons ni participé, oui, ça c'est pas un scoop et nous ne les soutenons pas." Donc alors que il y avait eu un communiqué du qu d'ors après la nuit de bombardement entre jeudi et vendredi d'Israël sur l'Iran, euh allez, c'était pas un soutien frontal mais enfin c'était un soutien en disant qu' évidemment l'Iran ne pouvait pas avoir la bombe atomique.

Et donc là Emmanuel Macron, Jean-Noel Barreau qui évidemment lui lui répond, il est sous son autorité et c'est le domaine réservé du président de la République pense sans doute qu'il est possible de négocier avec les MOLA. Alors voilà, il y a eu l'accord de Vienne évidemment accord dénoncé par Donald Trump. Certains disent que c'était une que c'était une erreur.

D'autres que les Iraniens se moquaient des Américains et faisaient quand même de l'enrichissement d'uranium malgré avoir signé cet accord. Très bien. Mais donc c'est impossible de négocier et de faire confiance au Mola qui veulent à tout prix avoir la bombe atomique.

Donc quelle est la solution ? Oui, très rapidement avant le rappel des titres de 18h30, la France est complètement à côté de la plaque. Ce qu'a fait Israël est irréversible.

Euh, il y a un tel déploiement de moyens, ça fait 25 ans qu'il se prépare à ce moment-là. Pensez qu'avec trois petits pays européens, on va inverser le cours de l'histoire en essayant de faire revenir à la raison des gens qui avaient 20 pendant 25 ans des opportunités 10 fois par an pour revenir sur la question de du nucléaire. C'est une illusion totale et je pense que ça peut coûter encore une fois très cher Emmanuel Macron. un Emmanuel Macron qui globalement sur l'international s'est énormément trompé en fait.

Alors, il y a certains qui vous disent il n'a pas de chance. À l'Élysée, on me dit il a pas de chance. Mais mais parce que à chaque fois qu'il Non mais attendez non mais il refuse de se rendre à la marche contre l'antisémitisme.

Ensuite il organise récemment sa conférence sur la Palestine. Il organise sa conférence sur la reconnaissance de la Palestine pile poil au moment où Israël commence ses frappes et puis là donc on organise timidement cette petite conférence à Genève où on permet d'ailleurs accessoirement au au à des responsables iraniens de venir sur le continent européen pour pouvoir discuter et négocier. objectivement, c'est bien mal connaître les rapports de force actuel.

À partir du moment où Donald Trump hésite et en fait soutient quand même l'opération militaire israélienne, évidemment que il y aura pas de retour en arrière possible. Il y a pas de retour en arrière possible. Non mais c'est c'est ces espèces de courage de pacoti sur des et en plus complètement à rebout de ce qu'il faudrait faire. 18h30 lors du rappel des titres de l'actualité c'est news européen avec Maurine Vidal.

Bonsoir Maurine. Je voudrais vous proposer d'écouter George Bensou son historien. Il était l'invité de Sonia Mabrou ce matin sur C News et sur Europain sur la politique française eratique selon lui et le président français a une politique qui ressemble beaucoup une politique eratique de plus en plus il dit un jour ceci de jours après cela et cetera il navigue au plus près.

En réalité, on a l'impression qu'si navigue beaucoup en fonction de la politique intérieure, en fonction d'impératif intérieur. Et c'est vrai depuis le début de ce conflit du 7 octobre 2023, la crainte de réaction négative de toute la part d'une population sur laquelle Jean-Luc Mélenchon a estimé de voir aujourd'hui miser pour espérer être au second tour à l'élection présidentielle. Macron d'une certaine façon s'inscrit un peu dans cette logique.

Le 12 novembre 2023, il n'a pas participé à la marche contre l'antisémitisme alors que c'était son rôle ou alors même s'il ne participait pas, il aurait pu manifester un geste symbolique. Il a tout dit Eric Nolo, George Sousan, mais il a trouvé le fil rouge. Voilà, c'est quoi le le point commun entre ces prises de position, c'est qu'il faut pas fâcher une partie de la rue.

Cette partie de la rue que tient au contraire et fill et Jean-Luc Mélenchon. Non, mais c'est terrible parce que ça veut dire que la souveraineté est en question. Si euh au tage si le pays est au tage d'une partie de sa population, je n'appelle plus ça un pays souverain.

Catherine n sur ce que vient de dire monsieur Ben Soussan. Tout à fait. Et là, il a raté a mis plusieurs occasions ne pas aller à la au rassemblement pour défendre la la marche pour contre l'antisémitisme.

Ça y est, contrairement à François Mitteran qui lui était venu, il n'avait fait qu'une apparition de 10 minutes d'ailleurs pour une mauvaise cause parce que c'était le le cimetière de Carpentra où on croyait que le c'était le Rassemblement national qui a été national qui avait fait ces toutes ces ces ces viols de tombe et finalement c'était des skinettes qui n'avaient rien à voir. Là, ça a été la première manifestation non pas finalement contre l'antisémitisme mais contre le rassemblement national. Il y avait toute la gauche qui était là derrière François Mitérand.

C'est pas rapidement Ferge la peur déterm il y a toujours une part de narcissisme chez Emmanuel Macron hein qui aime bien choquer les gens qui sont à priori d'accord avec lui et essayer de séduire ceux qui sont à priori les plus éloignés de lui. On l'a vu, on se souvient quand il essayait de séduire par exemple Valeurs actuelles, il a eu toute cette phase là. Non mais si il aime bien l'époque Dragnel il lui avait promis 100 % d'QTF expulsé.

Je suis resté indépendant. Non, mais il a il a toujours cette constante là de vouloir séduire ceux qui ne sont pas d'accord et transgresser, choquer ceux qui a priori sont d'accord avec lui. Et l'autre point étant la peur, effectivement, il gouverne aussi avec la peur.

Alors, la peur d'une partie des Français parce que il on le voit aussi dans la gestion du de la relation avec l'Algérie, Emmanuel Macron considère, vous l'avez dit, qu'il y aurait une partie des Français ou des gens vivants en France qui pourraient devenir un danger. Mais ne pas en tirer de conclusion est quand même assez perturbant. Et la peur aussi, il me semble, c'est une des explications de l'attitude vis-à-vis d'Israël, de la menace terroriste iranienne.

On le sait que les les Iraniens ont déjà organisé des attentats, d'ailleurs, parfois en le temps euh aux Algériens pour s'obtenir euh de se faire payer x ou x choses sur de l'argent qu'ils estimaient que la France leur devait. Je pense que là, une des explications à l'heure actuelle est la peur qu'éprouve Emmanuel Macron ou et ou Jean-Noël Barreu. Parce que souvenez-vous de ce qui s'est passé pendant le la chasse aux juifs à Amsterdam il y a quelques enfin au mois de décembre dernier, des chaînes télégrams de la révolution avaient revendiqué l'événement en disant "Nous pouvons mettre le feu chez vous si vous ne retenez pas Israël." Je pense que la le même genre de menaces sont à l'œuvre à l'ar à l'instant Benjamin Netaniaou affirme qu'il a détruit qu'Israël a détruit plus de la moitié des lanceurs de missiles iranien.

Gautier Lebret vous raz rajouter quelque chose ? Oui. Euh c'est pour moi le péché originel et c'était rappelé par Catherine d'Emmanuel Macron.

C'est évidemment le refus de se rendre à cette marche contre l'antisémitisme. Ça va le poursuivre encore très longtemps et même au-delà de l'Élysée parce que c'est une faute politique absolument pas choisir un camp. Alors et c'est terrible ça.

Ça veut dire quoi ? Ça voudrait dire quoi ? Ne pas choisir le camp ne pas arbitrer entre la défense de la communauté juive et les antisémites.

C'est ça. Acter la partition du pays. Absolument.

Et le alors le sommum évidemment c'était avoir reçu à l'Élysée Yassine Béatar par un de ses conseillers qui lui aurait dit "Ne va pas à la marche contre l'antisémitisme parce que tu vas fracturer le pays et je le cite, ça va le feu au quartier." Donc c'est une vision du pays absolument épouvantable et très fausse par ailleurs. Et donc à partir de ce moment-là, je pense que il y a eu une rupture avec la communauté juive en France et puis avec évidemment le gouvernement israélien.

C'était une rupture qui s'est accélérée avec encore récemment euh je ne me prononce pas sur le terme de génocide, je laisse ça évidemment au historien. Euh Benjamin Netaniaahou qui lui a même alors après on est monté dans l'escalade verbal qui l'a même accusé de faire le jeu du Hamas là quand il condamne les bombardements israéliens mais qui qu'il ne demande pas à l'Iran de stopper ses bombardements contre Israël. Donc vous voyez bien que il y a quand même une grande difficulté président de la République depuis le 7 octobre 2023 ou un peu après.

Petite pause, on se retrouve dans un instant dans ple chaînous et Europain. On partira en Israël rejoindre notre équipe Régine Delfour et Thbo Marchetau. Puis on accueillera Camille Pascal écrivacien conseiller de Nicolas Sarkozi.

On évoquera avec lui. C'est actué international mais national aussi. à tout de suite.