DEBAT SUR FRANCE 3 BRETAGNE 13/06
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:00OuverteRéponse directe
Anne Luenan, vous êtes arrivée en tête avec 34% des voix. Luc Foucault, vous êtes en deuxième position avec 9 points de retard. Justement, Luc Foucault, où sont vos réserves de voix pour dimanche ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Luc Foucault, la NUP propose une hausse du SMIC à 1500€. Est-ce réaliste ? Comment le financer ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Anne Luenan, peut-on forcer les entreprises à augmenter les salaires ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Sur le logement, Anne Luenan, faut-il laisser faire le marché ou encadrer ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Luc Foucault, faut-il revoir la loi SRU pour augmenter les logements sociaux ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Chacun 45 secondes pour se présenter. Anne Luenan, quelles sont vos qualités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Luc FoucaultPromesse
« La première mesure dans le programme de la NUP, c'est l'augmentation du SMIC à 1 500 euros par décret dès le mois de juillet. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir à tous, merci de nous rejoindre pour cette édition spéciale législative. Les Bretons se sont exprimés hier à l'occasion du premier tour et c'est une autre campagne qui commence aujourd'hui pour les 54 candidats qui se disputeront dimanche prochain un siège de député. Ce soir, coup de projecteur dans le Morbihan sur la circonscription de Vannes.
Les deux finalistes qualifiés pour le second tour sont avec nous ce soir. Je vous les présente tout de suite. Anne Luenan, bonsoir, merci d'être avec nous.
Première adjointe à la mairie de Vannes, membre d'Horizon. Vous êtes la candidate investie par la majorité présidentielle sous l'étiquette Ensemble. En face de vous, Luc Foucault, ancien maire de Séné.
Bonsoir, vous êtes le candidat de la NUP, nouvelle union populaire écologiste et sociale. Merci à tous les deux d'avoir accepté le débat, d'avoir pris de votre temps pour venir jusqu'à Rennes. Je vous propose tout de suite de revenir à vos scores du premier tour.
Anne Luenan, vous êtes arrivé en tête en rassemblant un peu plus de 34% des suffrages. Luc Foucault, vous êtes en deuxième position avec neuf points de retard. Justement, Luc Foucault, la NUP, c'est l'union dès le premier tour.
Et pour dimanche prochain, où sont vos réserves de voix ? Alors, il ne vous aura pas échappé que ce premier tour a été marqué sur notre circonscription, comme un peu partout en France, par un fort niveau d'abstention. Voilà, on peut penser, et on a vérifié qu'une partie des abstentionnistes de gauche ne se sont pas déplacés pour ce premier tour de l'élection législative.
Et notre première réserve, c'est d'aller à la rencontre de nos concitoyens qui ne se sont pas déplacés, notamment dans les quartiers populaires, notamment les jeunes qui se sont fort peu déplacés hier. On peut le regretter. Au-delà, j'allais dire...
Donc, l'abstention, c'est votre ennemi pour l'entre-deux-tours. Tout à fait. Il y a eu des consignes de vote d'hier soir.
François Ars, votre collègue adjoint à la mairie de Vannes, candidat LR, a clairement appelé à voter pour vous. En revanche, le député sortant LRM, RVP-Loi, n'a pas donné de consigne de vote. Alors, ce n'est pas une surprise.
C'est-à-dire que RVP-Loi et moi, on a eu un échange avant le premier tour. Il m'a clairement dit sa position, que je comprends, que je respecte. Moi, je m'inscris, je suis candidate majorité présidentielle.
Alors, je précise qu'il avait pour directeur de campagne en 2017, Luc Foucault. C'est bien renseigné. Non, mais justement, ceci expliquant cela ?
Alors, vous savez, en politique, tout n'est pas permis, entre guillemets. Et il y a une valeur, moi, que je respecte énormément et que j'ai comprise de la part des RVP-Loi, c'est que Luc Foucault est un ami de longue date. Et donc, il m'a dit clairement, dès le premier tour, il me sera difficile de prendre position.
Maintenant, je conteste le choix qu'il a fait de rejoindre Jean-Luc Mélenchon. Texto, voilà ce qu'il m'a dit. Mais je comprends.
Et après, j'invite tout le monde à me rejoindre. Il n'y a aucun souci. Allez, on va revenir à présent sur vos propositions.
Et notamment, on va revenir sur la préoccupation numéro 1 de nos concitoyens, le pouvoir d'achat. On va rappeler le contexte. Regardez ce chiffre.
Pour ce mois de juin, l'inflation a augmenté de plus de 5%. Les salaires, eux, augmentent moins vite. Ce sera sans doute l'urgence à traiter en juillet, quand vous allez arriver à l'Assemblée nationale, peut-être à l'occasion d'une session extraordinaire.
On a déjà aperçu ce que proposaient vos familles. On va regarder la majorité présentielle. Ce sont plutôt des chèques alimentaires, des boucliers tarifaires, que ce soit pour le carburant ou pour le gaz et l'électricité.
On est sur des aides ciblées, temporaires. En ce qui concerne la NUP, on a des mesures plus structurelles, avec une hausse du SMIC, le dégel du point d'indice des fonctionnaires, ou bien encore le blocage du prix des produits de première nécessité. Selon vous, quelles mesures répondent le plus à l'urgence ?
Et quelle est finalement aussi la plus réaliste ? Luc Foucault ? La première mesure dans le programme de la NUP, c'est l'augmentation du SMIC à 1 500 euros par décret dès le mois de juillet, accompagnée d'une conférence sociale, de façon à ce qu'il n'y ait pas que le SMIC qui soit révisé et augmenté, mais l'ensemble des salaires.
Mais là, ça se fera bien sûr avec l'ensemble des partenaires sociaux, les syndicats et le patronat. Une hausse du SMIC à 1 500 euros. Est-ce qu'ils sont trop ambitieux du côté de la NUP ?
Moi, je peux annoncer n'importe quelle mesure également, mais il faut le financer derrière. Les propositions que nous faisons, elles sont de deux ordres. Premièrement, mesure d'urgence, c'est-à-dire qu'il est important de répondre aux besoins immédiats des Français, et c'est ce sur quoi je m'engagerai pour la circonscription, et des réformes également plus structurelles, qui sont bien sûr budgétisées dans notre programme, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui du programme de Jean-Luc Mélenchon.
Alors, je me porte bien évidemment en faux par rapport à cette affirmation, parce que s'il y a un programme, j'allais dire, solide, robuste, c'est bien celui de la NUP, d'ailleurs, qui a été...
Tenable économiquement ? Oui, tenable économiquement, parce qu'en face de chaque...
Enfin, je ne serais pas, je n'aurais pas fait partie de ce rassemblement si ce n'était pas tenable, parce que je suis...
J'ai moi-même géré une commune, une collectivité locale de près de 10 000 habitants pendant 12 ans, donc en face d'une dépense, il faut avoir une recette si on veut être pénible. Alors c'est quoi la recette principale ? Alors la recette principale, c'est à la fois la contribution...
Vous parliez du rétablissement de l'USA. Excusez-moi, c'est le revenu universel sur les entreprises, donc lié...
Voilà, aujourd'hui, on peut constater la fraude fiscale, mais c'est également l'augmentation, la remise en place, excusez-moi, de l'impôt sur la fortune. Voilà, ça, c'est la mesure phare. Anne Le Ménanf, on peut augmenter les salaires aujourd'hui.
Est-ce qu'on peut tordre le bras aux entreprises et ne pas se contenter d'être ciblées et temporaires ? Alors, bon, on est dans une démocratie. Heureusement, en France, les entreprises ont la liberté de gérer leurs activités comme elles l'entendent, y compris les politiques tarifaires.
Il faut les encadrer, bien entendu, il faut les orienter, les inciter. Moi, je fais confiance aux chefs d'entreprise. Nous sommes sur un territoire, la première circonscription, qui a de nombreuses compétences, des territoires d'excellence.
Donc, forcer un chef d'entreprise à augmenter le salaire, c'est juste impossible. Et je ne le souhaite pas, je ne dirais certainement pas défendre cela. Alors, on a rencontré, on a fait même partie, on n'était pas ensemble, on a rencontré le patronat, les représentants du MEDEF, sur notre département, avec Anne Le Ménanf.
Et moi, ce que j'ai ressenti très clairement, c'est que le problème numéro un, aujourd'hui, du patronat, quel que soit le secteur d'activité, c'est le recrutement, ce n'est pas l'augmentation de salaire. Et ils savent bien qu'aujourd'hui, la difficulté...
Oui, mais la difficulté des entreprises, aujourd'hui, c'est de recruter, et on ne recrute pas sans augmenter les salaires, enfin, très clairement. Et on terminera là-dessus, avant de passer au logement ? Une réaction, c'est qu'il faut accompagner les chefs d'entreprise, on est bien d'accord.
Mais notre fonction d'hommes et de femmes politiques, c'est d'inciter à ce que les salariés vivent dignement. Donc ça se passe, effectivement, par des mesures très claires sur le pouvoir d'achat. Et là, on nous attend, nous députés, sur ces aspects-là.
Les chefs d'entreprise font leur métier, et nous le nôtre. Allez, on poursuit ce débat avec une autre préoccupation de nos concitoyens. L'accès au logement, regardez l'évolution des prix de l'immobilier sur votre circonscription.
Havan, plus 13% en un an, plus 46% en cinq ans. On est à peu près à 4 500 euros le mètre carré pour un appartement. On oublie que c'est souvent le premier poste de dépense des ménages.
Voilà, aujourd'hui, c'est un facteur d'inégalité pour nombreuses Morbianais qui sont obligés de se déporter vers le centre du département et quitter Havan, notamment. C'est une fatalité, Anne-Laurent. Une fatalité, non.
Par contre, je ne vous cache pas qu'en tant qu'élu local, maire adjointe à Havan, ça me fait mal au cœur de voir effectivement que des ménages ne puissent pas se loger sur ma commune, par exemple, à Havan. Mais c'est le cas pour toute la bande littorale bretonne. Ce n'est pas que spécifique au Golfe.
Donc c'est une vraie problématique qui est liée notamment à l'attractivité de notre territoire. Et on peut s'en réjouir et on n'attire pas que des retraités. On laisse faire le marché ?
Alors, il y a la loi de l'offre et de la demande. On en revient toujours eux-mêmes. Maintenant, on peut aussi encadrer, mener des politiques publiques qui soit accompagnent fortement les élus locaux, parce que je pense que la clé, elle se trouve au niveau des communes et des intercommunalités, ou effectivement mettre en place au niveau national des actions réglementaires fortes pour encadrer un certain nombre d'actions.
Luc Foucault. Oui. Indénablement, effectivement, on est dans un secteur où le logement est tendu.
On construit plus ? Alors, il est tendu aujourd'hui parce qu'on construit, mais on manque de logements. Et la problématique majeure pour le territoire, c'est qu'on manque de logements pour les familles modestes.
J'ai en tête, j'ai participé à un échange, je suis allé rencontrer les éboueurs de GMVA, donc de Golfe du Morbihan-Van-Agglomération, qui étaient en grève il y a 15 jours. Et la première chose qu'ils m'ont dit, c'est qu'aujourd'hui, ils habitent à 30, 40 kilomètres de Vannes, quand il y a 15 ou 20 ans, ils habitaient à Vannes et dans la première couronne de Vannes. Est-ce qu'il faut revoir la loi SRU qui impose 25% de logements sociaux pour certaines communes ?
Il faut aller plus loin, à 30, à 40% ? Alors, j'allais dire à déterminer par secteur. J'étais maire d'une commune, à proximité de Vannes, depuis 10 ans, donc depuis le PLU de 2011, il y a un zonage qui permet, un zonage du plus, qui autorise et qui incite, c'est la volonté politique là, à aller jusqu'à 40% sur certains territoires de la commune.
Un mot sur les loyers aussi. Loyer à Vannes, Vannes est la deuxième ville la plus chère de Bretagne, juste après Rennes. Il faut compter 1100 euros pour louer une maison, 517 euros pour un T2.
Il faut encadrer les loyers aujourd'hui ? Alors, certainement qu'on peut mener des actions pour, je dirais, inciter le marché à s'ouvrir davantage. C'est-à-dire que les propriétaires de logements, la plupart du temps, parce que notre territoire est attractif, l'ouvrent à une autre forme d'hébergement, notamment les séjours touristiques courte durée.
Donc là, on peut clairement, comme l'a fait la ville de Saint-Malo, encadrer cela. Et là, on a la possibilité de le faire en tant que commune. Au niveau de l'encadrement des loyers, je pense qu'effectivement, il faut donner plus de flexibilité aux communes, un peu d'assouplissement sur la partie réglementaire pour qu'ils puissent construire, et notamment des dispositifs d'accès à la propriété ou de, je dirais, de bails solidaires.
Voilà, des choses. Il faut être innovant. Faisons confiance au territoire.
En 30 secondes. Vous êtes pour un bouclier au logement. Oui, moi, je suis pour l'encadrement des loyers sur l'ensemble des territoires, bien évidemment, pour permettre à nos concitoyens de se loger.
Ce n'est pas qu'un problème, je tiens à le dire, littoral et de secteur tendu. Je pense que globalement, nos concitoyens notent que quand ils ont payé le loyer et les charges afférentes au logement, le reste à vivre, pour nombre de familles, reste très faible. Il permet juste de survivre.
On arrive à la conclusion de cette émission, ça va très vite. Vous défendez des idées, mais c'est aussi une personnalité que les Ventev vont devoir choisir dimanche prochain. On vous offre à chacun 45 secondes d'autopromo.
Dis-nous, quelles sont vos qualités qui pourraient faire de vous un bon député ou une bonne députée ? Alors, je dirais que ce qui ferait de moi une bonne députée, c'est que j'ai pris le temps. Donc, je suis élue locale depuis 2008.
Sur mon chemin, j'ai toujours suivi les valeurs qui sont les miennes, sans y déroger, jamais. Sans écrabouiller au passage une ou deux personnes. Donc, je suis constante.
Par ailleurs, je suis très attachée à mon territoire. Je fais confiance aux élus locaux. Et la principale qualité, certainement, c'est que je suis tenace pour défendre des dossiers et que j'aime les gens, tout simplement.
Luc Foucault, la même chose, 45 secondes. Si je suis élu député, j'allais dire, ma première qualité, c'est mon expérience de maire pendant 12 ans. C'est mon expérience aussi de vie en entreprise pendant 25 ans.
Et puis, c'est ma qualité à absorber, j'allais dire, à balayer un certain nombre de sujets. On parlait du social tout à l'heure, mais également de l'environnement, pour lequel j'ai une forte appétence. J'ai participé à la création du parc naturel régional du Golfe du Morbihan.
Et bien sûr, ma constance et ma détermination. Merci beaucoup. Merci à tous les deux d'avoir pris le temps de participer à ce débat.
Prochain rendez-vous avec les élections législatives, mercredi à 17h45, avec une heure d'émission pour quatre débats sur les circonceptions de Brest, Guingamp, Lorient et Rennes. Bonne soirée à tous. Restez avec nous.
Le 19-1 se poursuit. Merci.