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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 10 février 2020 8 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprises

Euro : demandons un bilan !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:45Invité politiqueChiffre
    « Plusieurs études : la fondation Res Publica, le think tank Centre for European Policy, la banque Natixis concluent à un coût faramineux de l'euro pour la société française. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « L’euro a plus de 20 ans. En 1992, à l’occasion du référendum de Maastricht, la majorité des responsables politiques nous faisaient des promesses ambitieuses. »
  • 4:08Invité politiqueFait
    « Il est temps d'en faire un bilan. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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François Asselineau

Mes chers compatriotes. Nous sommes aujourd'hui le lundi 3 février 2020. J'attire votre attention sur une pétition qui a été déposée sur la plateforme de pétitions de e-pétitions du Sénat, et qui est particulièrement intéressante. Cette plateforme de e-pétitions, de pétitions électroniques, permet de déposer au Sénat une pétition, ou de soutenir une pétition qui est déjà publiée. Si un certain nombre de conditions sont remplies, ces pétitions permettent de saisir le Sénat d'une demande d'inscription à l'ordre du jour d'un texte législatif, ou à tout le moins de la création d'une mission de contrôle sénatoriale. Ces pétitions doivent être donc comptabilisées.

Et celles qui ont recueilli au moins 100 000 signatures dans un délai de 6 mois sont obligatoirement transmises à la Conférence des présidents. Les pétitions, le texte, les pièces jointes publiés sur la plateforme n'engagent d'ailleurs en aucune façon le Sénat, sont de la seule responsabilité de leurs auteurs. Quant à la Conférence des présidents du Sénat, eh bien elle est la seule à décider des suites à donner aux pétitions qui ont recueilli ces 100 000 signatures. Voilà un petit peu le contexte.

Alors dans ce contexte, il se trouve que l'un de nos adhérents : Marc Joël Parigot (NDLR : Joël est son deuxième prénom), que je remercie vivement, a pris l'initiative, qui est soutenue donc par notre mouvement, de déposer une pétition, une e-pétition, une pétition électronique, sur le site du Sénat. Et vous trouverez sur cette vidéo et en dessous le moyen de cliquer pour aller directement sur cette pétition. Marc Joël Parigot a déposé quoi, comme pétition ? Une pétition qui s'intitule : « Dresser le bilan de l'euro et évaluer ses effets sur la société française ». Et il l'a accompagnée d'un texte que je me plais à relire. Voilà ce que dit cette pétition. « L’euro a plus de 20 ans.

En 1992, à l’occasion du référendum de Maastricht, la majorité des responsables politiques nous faisaient des promesses ambitieuses. L’euro devait ouvrir des années de prospérité à la France. Il devait être le remède assuré au cancer du chômage ». Seulement, voilà, « nous sommes en 2020 ». Et « les Français sont en droit de savoir si l’euro est un succès ou un échec, si sa création et sa promotion étaient une bonne chose, une erreur ou une faute. La réalité est une expérience propre à chacun d’entre nous, mais il n’est pas certain qu’une majorité de Français soit convaincue que l’euro ait tenu ses promesses.

Plusieurs études : la fondation Res Publica, le think tank Centre for European Policy, la banque Natixis concluent à un coût faramineux de l’euro pour la société française. Compte tenu de l’importance vitale d’une monnaie pour un pays, il est souhaitable qu’une institution nationale s’empare du sujet et en fasse un bilan objectif et exhaustif. Les Français ont le droit de connaître les effets de l’euro sur leur vie, le Parlement a le devoir de faire le bilan de cette expérience et d’en tirer les conclusions ». Voilà, j'arrête ici le texte de cette pétition. Texte que j'approuve totalement. Et puis... Bah vous avez compris pourquoi je prends la parole.

J'invite toutes celles et tous ceux qui me regardent, qu'ils soient adhérents, sympathisants de l'UPR ou qu'ils soient pas du tout adhérents ni sympathisants, peut-être même opposants... Mais j'appelle ici tous les Français de bonne volonté, qui comprennent bien qu'il y a un petit problème avec l'euro, et qui estiment comme nous... Qui estiment que c'est le devoir des parlementaires, qui ne sont jamais que nos représentants... C'est le devoir des parlementaires de mener une enquête minutieuse sur le véritable bilan de l'euro.

Et si on s'adresse au Sénat, c'est d'abord parce qu'il y a cette plateforme de e-pétitions, de pétitions électroniques au Sénat, et ce système, mais c'est aussi parce que le Sénat est quand même une institution qui a la réputation – c'est pour ça qu'elle existe – d'avoir plus de hauteur de vue. Et les missions d'enquête sénatoriales ont souvent une bonne réputation. Souvent, les sujets sont traités de façon sérieuse et approfondie. Alors je tiens d'ailleurs à souligner que le Sénat est présidé par Gérard Larcher, et que M.

Larcher avait eu la courtoisie républicaine de demander à son directeur de cabinet de bien vouloir me recevoir avec quelques personnes m'accompagnant le 21 juin 2018 – j'en avais d'ailleurs informé les lecteurs de notre site – au sujet du projet de réforme constitutionnelle qu'Emmanuel Macron avait à l'esprit. Et j'avais été reçu ma foi très courtoisement par son premier collaborateur au Sénat, où j'avais pu faire valoir l'opinion de l'UPR sur toute une série de sujets, notamment sur l'introduction d'une dose de proportionnelle, que M. Macron avait – paraît-il – à l'esprit.

J'avais également donné notre opinion sur les principes concernant l'unité nationale, mise à mal par les expérimentations régionales. J'avais également insisté sur la nécessité de conserver le siège au Conseil de sécurité des Nations unies. J'avais insisté aussi sur la nécessité que le président de la République respecte tout simplement la Constitution. Bref, j'avais donc été très correctement reçu au Sénat. Et donc ça veut dire que la Haute Assemblée, comme on dit, est une assemblée (qui est quand même moins politicienne de terrain), et a plus de hauteur de vue quant à l'avenir de la France.

C'est la raison pour laquelle je pense que cette initiative prise par notre adhérent est une excellente initiative. Et je demande à toutes et à tous d'aller signer cette pétition. Il faut 100 000 signatures. Elle vient d'être lancée. On en est à quelques centaines. Il faut absolument qu'au cours des 6 mois prochains, on arrive et on dépasse les 100 000 signatures, pour si possible eh bien que la Conférence des présidents de groupe décide en effet de lancer par exemple une mission d'enquête sénatoriale sur le bilan de l'euro après tant d'années maintenant : euro qui a été introduit en 1999. Eh bien maintenant, ça fait plus de 20 ans que ça a été... Au 1er juillet 1999.

Et au 1er janvier (NDLR : 2002) pour les pièces et billets. Ça fait donc une vingtaine d'années, maintenant, que l'euro existe. Il est temps d'en faire un bilan. Allez signer cette pétition ! Vive la République et vive la France.