Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSUDRADIO· 9 juin 2026 19 min

Faut-il imposer la castration chimique aux pédocriminels, comme le suggère Bruno Retailleau ?

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

On se retrouve dans le studio de Sud Radio, il est 8h36 et attention, il ne vous reste plus qu'une demi-heure pour jouer ! Pour jouer avec Sud Radio, pour gagner votre séjour pour 4 personnes en famille au Futuroscope, avec une nuit d'hôtel et les petits déjeuners compris, profiter de 2 jours dans ce lieu extraordinaire où le réel et l'imaginaire se côtoient. Vous pourriez rejoindre Mars en rollercoaster ou affronter des rapides tumultueux dans Mission Bermude, tout un programme. Vous pouvez envoyer tout de suite, dès maintenant, Sud au 7-20-18 par SMS, c'est tout ce que vous avez à faire.

Vous envoyez Sud au 7-20-18 par SMS, on donnera le nom du vainqueur un petit peu après 9h, donc vous avez encore le temps de jouer. Bonne chance à tous ! Allez, c'est l'heure du Grand Débrief avec Elisabeth Lévy et Philippe David qui sont de retour dans le studio. Alors, Elisabeth Lévy qui est aussi la directrice de Causeur, Causeur qui vient de sortir avec ce titre. Peut-on encore vivre ensemble ? Evidemment, vous nous mettez en parallèle le foot et le rugby, Master Poulet contre canon français.

1:03
Invité

Oui, il y a une France du foot, c'est évidemment très caricatural. Non, non, c'est schématique. Il y a une France du foot et une France du rugby qui ne sont pas exactement les mêmes. Mais surtout, on met en parallèle d'un côté des images de soirées foot à Paris, que je ne vous fais pas de dessin, et de l'autre, les images du canon français. On aurait pu prendre d'autres images de la douceur de vivre.

1:26
Présentateur

Oui, une douceur de vivre qui est parfois un peu bousculée, notamment lorsqu'il y a ces soirées foot ou ces soirées rugby. D'ailleurs, le mondial commence bientôt. J'ai vu, j'ai vu, information, qu'il y a déjà deux municipalités en France qui appellent au couvre-feu pour les mineurs. Philippe David, il faut aller jusque-là ?

1:44
Invité

Alors, je vais avoir déjà une divergence avec Elisabeth. C'est que ce n'est pas des soirées foot le Paris Saint-Germain, ce n'est pas des soirées foot, c'est des soirées casseurs. Quand Lens a gagné la Coupe de France, il ne s'est rien passé du côté de Lens. Donc, ce n'est pas le foot qui est récompable, c'est le laxisme de l'État et les casseurs. Mais ils n'ont rien à voir avec les supporters. Évidemment, je faisais un raccourci, car je parle à des connaisseurs et je parle de nos auditeurs, bien sûr. Je faisais un raccourci.

Cela dit, pour faire un peu ma gauchiste de service, ce qui me frappe, en fait, c'est que quand on regarde ce qui s'est passé à Paris après la victoire du PSG, à la louche, je n'ai pas du tout de chiffre, mais s'il y avait, disons, mettons, 4 à 5 000 véritables casseurs, fauteurs de troupes, quelque chose comme ça, il y avait probablement des centaines de milliers de gens dans Paris. La question, si vous voulez, je ne suis pas sûr qu'on peut dire, ce n'est pas une émute généralisée. Oui, mais ça, c'est sûr. Vous voyez ? Et donc, la question qu'on se pose, c'est, et je ne dis pas que c'est facile, moi je ne dis pas, ouais, ouais, c'est encore des...

Il n'y a qu'un faucon, parce que canaliser, si vous voulez, neutraliser des casseurs, des violents, etc., dans une telle foule, ça n'est pas si simple. On est bien d'accord. C'est vrai qu'il y a, aujourd'hui, dans le public d'après-match de foot, il y a une espèce de... De Paris et de l'équipe de France. En tous les cas. Et de l'équipe de France. Mais à Lens, par exemple, il n'y a pas de problème. Oui, et à Marseille ? À Marseille, alors à Marseille, il y a d'autres problèmes, les stups, etc., mais quand ils gagnent, ils ne cassent pas, ils sont plutôt contents. D'accord. Marseille, on ne casse pas.

Mais ça fait tellement longtemps qu'ils n'ont pas gagné, que c'est pour ça qu'on n'en parle pas. Oh là là, comme vous y allez, Philippe David.

3:22
Présentateur

En tous les cas, la question de ces couvre-feux qui est en train de monter, un mot là-dessus. Il y a déjà une municipalité qui l'a adoptée, je crois que c'est Clermont-Ferrand. Et l'opposition pousse, pour que ce soit le cas également, à trois, vous voyez, des villes moyennes.

3:36
Invité

Est-ce qu'il faut aller jusque-là ? Mais Clermont-Ferrand, ville populaire, ville populaire, ville de Michelin. Mais faire la fête pour une coupe du monde de foot, qu'est-ce qu'il y a de mieux ? On ne peut plus faire la fête, on ne peut plus s'amuser ? C'est quoi ? Ça veut dire quoi ? C'est que c'est les voyous qui ont gagné. D'abord, ça dépend. Pour les mineurs, j'imagine qu'on ne laisse pas des mômes de 8 ans sortir comme ça, même les soirs de match. Mineurs, c'est jusqu'à 17 ans et demi. Le problème, c'est qu'on ne sait pas effectivement comment gérer les troubles. C'est une sorte de punition collective.

Donc moi, je n'aime pas, je me rappelle, je m'étais disputé avec mon ami Robert Ménard quand il avait proposé ça à un couvre-feu pour les mineurs à Béziers. Il me dit, non mais il faut toujours que de la répression, dès qu'on a un problème, répression.

4:18
Présentateur

Après, c'est peut-être une technique passagère qui permet aussi de calmer les choses en espérant après pouvoir effectivement rouvrir les vannes. Je ne sais pas, je me fais l'avocat du diable.

4:26
Invité

Moi, ce que je retiens de votre question, pas de la réponse, c'est que maintenant, toute occasion supposée de liesse, de joie, devient d'abord un casse-tête sécuritaire. Mais d'ailleurs, il faut mettre un couvre-feu pour la fête de la musique où il y a aussi des 4 heures et pour le 14 juillet, il y en a aussi. Ah oui, un couvre-feu pour la fête de la musique, c'est pour ! À partir de 20 heures et pour tout le monde !

4:50
Présentateur

On passe au dossier, Liana, parce qu'il faut bien le dire, c'est quand même ce qui préoccupe aujourd'hui beaucoup les Français. On a vu, c'est presque 200 manifestations. Ce qui se passe dans le pays est quand même assez incroyable. Et il y a un débat qui monte, et j'ai envie de vous entendre là-dessus, avec d'un côté ceux qui disent que c'est un problème de moyens relayé par le Président de la République. Ou plus exactement, non, le Président de la République a dit « Je ne veux pas entendre que ce soit un problème de moyens ». En tous les cas, il y a d'un côté ceux, comme les magistrats, qui disent que c'est un problème de moyens et ceux de l'autre qui disent non.

Maud Bréjon, par exemple, hier soir, porte-parole du gouvernement, qui était sur une chaîne Info et qui dit « Quand vous n'entendez pas le principal suspect alors qu'une plainte est déposée et qu'une petite fille de 10 ans présente des lésions anales et vaginales, ça n'est pas une question de moyens. Elle n'a pas tort, très franchement. »

5:37
Invité

Alors d'abord, écoutez, ça dépend si on parle simplement de ce cas. Non, parlons d'abord de ce cas.

5:44
Présentateur

Parce que ce cas est révélateur d'un retard dans les décisions.

5:48
Invité

Moi, je vous l'ai dit, évidemment, tout irait mieux. C'est comme quand on fait un journal. Si j'avais deux journalistes en plus, je vous assure, mes boucles-là seraient plus cools. Mais je ne dis pas, puisque je n'ai pas de journaliste, finalement, je ne fais pas mon édito et je me barre. Je ne peux pas le faire. Et évidemment, il faut quand même, tout le monde doit s'adapter à la situation telle qu'elle est, avec les moyens qu'ils ont, qui ont été renforcés, même s'ils sont quand même en dessous de certains pays européens. Le problème, c'est un problème de discernement.

C'est-à-dire, quand vous faites face à un afflux comme ça de dossiers, parce que c'est quand même ce qui se passe, soyons honnêtes, eh bien, il faudrait avoir la conscience professionnelle. Il faudrait de se dire, je vais quand même regarder, est-ce que là-dedans, il y a des choses qui ne peuvent pas attendre ? Est-ce que, par exemple, des atteintes aux enfants, effectivement, se disent, ce que vous avez décrit sur la petite fille, c'est quelqu'un, un magistrat consciencieux ? C'est un point là qui choque, parce que les lésions sont constatées. Après, il est très facile, pour nous, qu'ils n'avons pas été... Absolument. Attendons l'enquête quand même. Tout à fait.

Attendons, vraiment, attendons l'enquête. Mais on ne peut pas demander tout le temps plus à la justice, dire, il faut porter plainte pour tout, et, d'un autre côté, dire, tu dois rouler, il faut aussi...

7:10
Présentateur

Et avec cette difficulté, Philippe, que la justice,

7:12
Invité

elle a du mal à prioriser aussi, c'est de ça dont il s'agit. Excusez-moi, quand on voit dans le Gers, on a les agriculteurs, notamment Lionel Candelon, qui a réagi sur Sud Radio, on traquait les statuts Facebook des agriculteurs pour les mettre en garde à vue au moment des mouvements agricoles, mais on laissait dormir le dossier. Et le pire, c'est quand même que la mère de la petite fille de 10 ans, qui a été victime d'agression sexuelle ou de viol, a été menacée par les gendarmes, qu'ils portent plainte contre elle pour harcèlement, parce qu'elle se plaignait et qu'elle appelait régulièrement pour en savoir où en était le dossier de sa fille.

Le viol d'une gamine de 10 ans, c'est un peu moins grave quand même que de renverser une bête de fumier devant une préfecture.

7:47
Présentateur

Et la plainte déposée à l'été dernier, elle avait été entendue avec sa fille quelques jours plus tard, mais ce qu'on ne comprend pas, c'est pourquoi il n'y a pas d'acte, en tous les cas, et pourquoi le principal suspect n'est pas entendu. C'est ça le problème.

8:02
Invité

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi personne... Enfin, ce que je ne comprends pas, ce que je constate, mais encore une fois, moi je voudrais quand même qu'on attende, parce que tout le monde est en train de chercher des boucs émissaires, donc le parquet d'Auches est où trouvé pour cela ? Non mais Philippe, excusez-moi, c'est peut-être pas la même personne, je dis, c'était débile de poursuivre les agriculteurs. C'est débile de poursuivre les agriculteurs, ça de toute façon. Et c'est débile, on veut nous faire encore une loi, encore une loi sur la liberté d'expression, tout ça m'exaspère.

Mais c'est probablement pas la même personne qui traîne ou n'a fait pas avancer le dossier du Barrella, et qui poursuit les agriculteurs, j'ose l'espérer.

8:42
Présentateur

Si vous voulez donc... En tous les cas, on poursuit la discussion, et on vous donnera également les résultats du sondage fil rouge de toute la matinée, avec cette proposition de Bruno Retailleau, faut-il imposer la castration chimique aux pédocriminels ? Je ne vous donne pas le résultat, je vous le donne dans un instant, et évidemment, on poursuit le débat avec nos débatteurs. A tout de suite, il est 8h45 sur Sud Radio.

9:03
Locuteur non identifié

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.

9:08
Présentateur

C'est l'heure du Grand Débrief avec Elisabeth Lévy et Philippe David, et puis dans un instant, Benjamin Gleize avec son hashtag et cette affaire incroyable dans une maternelle. On en parle dans un instant. L'actualité est évidemment dominée par ces affaires judiciaires autour de l'affaire Liana. Laurent Nouniez et Gérald Darmanin seront entendus par l'Assemblée ou plus exactement par le Sénat. Aujourd'hui, on se posera la question de savoir ce que l'on peut en attendre. Les députés n'auraient pas du tout apprécié, ça fait écho à ce que vous disiez à l'instant, Elisabeth, la position du ministre qui s'en est pris à la procureure Doche.

Je vous donne tout de suite le résultat du sondage qui était le fil rouge ce matin sur Sud Radio. Faut-il imposer la castration chimique aux pédocriminels comme le suggère Bruno Retailleau ? Eh bien, c'est oui à 91% et non à 9%. Il y a pas loin d'un millier de votes. Alors, parmi les commentaires, vous dites qu'il leur faut la prison à vie ou la peine de mort à ces pédophiles car ils ne sont pas récupérables. Ce sont des propos extrêmement forts, extrêmement durs. Ça ne les empêchera pas en rien d'agresser des gosses, de les tuer. Pas sûr, pas sûr, parce que nous étions avec une spécialiste et une avocate ce matin qui nous disait que la castration chimique, elle produit des résultats.

C'est prouvé selon différentes études anglo-saxonnes. Alors, on est en ligne avec Kévin. Vous êtes à Bayonne. Vous nous appelez au 0826 300 300. Kévin, vous dites-vous que la castration chimique n'est pas toujours efficace. C'est bien cela ? Bonjour.

10:35
Auditeur

Oui, bonjour Jacques. Bonjour Elisabeth et Philippe. Bonjour. J'ai fait quelques petites recherches rapides. Donc, le monde, par exemple, sur le monde, il y a le docteur Daniel Zangueri qui dit que laisser croire au public que ces médicaments seraient panacés et qu'on a derrière la carrière sexuelle seraient une escroquerie. Il y a aussi, pareil, une petite étude qui a été faite que j'invite vos auditeurs à aller regarder sur Internet. Ils ont juste à taper tac, tac, tac, aller sur Erudit. Là, c'est marqué les résultats de notre étude indiquent que le traitement a un impact différent chez les pédophiles et les violeurs.

En effet, dans le cas des pédophiles ayant complété le traitement, les divers taux de récidive officiel sont inférieurs à ceux des pédophiles n'ayant pas complété le traitement. Donc, c'est inférieur. Mais il y a quand même des récidives au moins à 5%. Donc, en fait, moi, je pense que...

11:23
Présentateur

À 5%, Kevin, ça veut dire que c'est un résultat quand même assez faible et on était avec une spécialiste ce matin qui s'appuie sur un certain nombre.

11:30
Auditeur

Il y a 5% d'enfants qui sont menacés. Bien sûr. Donc, 5%, on ne peut pas dire... Elisabeth. Donc, dans ce cas, si on... C'est Jérobie. Si on ressortir, parce qu'ils sont au tribunal, on les met en cartel...

11:43
Invité

Pardonnez-moi, Kevin, mais je vais à la fois critiquer la question et la réponse. Excusez-moi. Je ne me reconnais ni à moi, ni d'ailleurs, à, comme ça, je veux dire, tout le monde, la capacité de répondre à cette question. La pédophilie, c'est à la fois un crime et une maladie. Moi, je pense que prétendre comme ça d'un coup de baguette magique, j'ai vu une étude sur Internet, chacun peut... Chacun va vous citer... Non, mais il y a des pays qui la pratiquent, la création chimique. Chacun va vous citer toutes sortes d'études. Non, mais que l'on réfléchisse à ça. D'accord ? Que les pouvoirs publics réfléchissent à ça.

Mais qu'on commence à faire des sondages pour demander aux gens comme vous et moi. Moi, je ne répondrai pas à cette question. Je n'en sais rien. D'accord ? Parce que des études, je vais vous en trouver dans un sens, dans l'autre, je vais aller sur Internet. Vous allez voir que je vais... Et l'idée, si vous voulez, que nous détenons la baguette magique et qu'on peut comme ça d'un coup dire... Oui, moi, je suis pour, moi, je suis contre. Bien sûr que non. Je trouve que c'est... Non, mais je trouve qu'on a tort de poser la question. Pardonnez-moi de vous le dire. Je vous en prie.

Alors, moi, je crois qu'il y a des pays totalement démocratiques qui l'appliquent, notamment en Europe, la Belgique, l'Allemagne, le Danemark, la Pologne, etc. Moi, je dis, pourquoi pas ? Pourquoi pas ? En revanche, je pense qu'on a mis le principe de précaution dans la Constitution, ce qui, à mon avis, est une erreur. Mais là, c'est quand même un domaine dans lequel il devrait s'appliquer. Je vais vous prendre un exemple terrifiant. Il y a un tueur en série très connu, je ne dirai pas son nom, qui est maintenant libérable depuis quelques mois et qui pourrait être libéré. Est-ce que vous avez envie qu'il soit libéré ? Non. Je vous dis, moi, non.

En Belgique, il n'y a pas de perpétuité réelle. Marc Dutroux, la peine maximale, c'est 30 ans. Marc Dutroux a été arrêté le 13 août 1996. Il est donc libérable le 13 août prochain. Plus, comme il s'est battu avec un gardien, je crois, il a peut-être quelques mois de plus. Est-ce que vous avez envie, parce que les frontières, en plus, sont poreuses, de savoir Marc Dutroux en liberté ? Alors, justement,

13:47
Présentateur

on entendait hier la porte-parole du gouvernement Maude Bréjon sur une chaîne Info expliquer qu'ils vont proposer dans le cadre de cette nouvelle loi un nouvel arsenal et qui consisterait à renforcer certaines dispositions. Par exemple, l'imprescriptibilité totale pour les crimes et les viols sur mineurs, j'imagine que vous y êtes favorable ?

14:09
Invité

Alors, le problème, c'est d'amener des preuves 40 ans après.

14:12
Présentateur

C'est là où j'ai un problème aussi. On voit bien dans certaines affaires

14:15
Invité

qu'il se révèle des années après

14:17
Présentateur

parce que la parole est difficile.

14:19
Invité

Il faut aussi en tenir compte. Je sais, mais l'imprescriptibilité, parce qu'il suffit que quelqu'un parle et dise voilà, il m'a fait ça il y a 40 ans, vous démolissez la personne. Ça pose question. Vous avez commencé par dire je suppose que vous y êtes favorable. Eh bien, non. Eh bien, là, encore... C'est un débat. Eh bien, là, non, mais ce qui est marrant, je ne sais pas si vous soyez d'accord avec moi. Non, je sais, ce qui est marrant, c'est que vous avez présumé, mais je sais, Jacques, je discute avec vous amicalement et je note que vous avez présumé que j'y étais favorable ou qu'on nous y étions favorables. Eh bien, non.

Je sais que c'est très difficile à entendre pour les victimes, notamment, qu'un crime est prescrit. Mais un crime n'est pas prescrit parce qu'on dit finalement, c'était il y a 40 ans, c'est pas grave. Il est prescrit parce qu'on dit qu'on n'est plus en capacité de juger. Les témoins ont oublié 40 ans après ou 30 ans après. Alors, en revanche, ce qui a été fait, c'est qu'on a fait courir pour les crimes sexuels contre les mineurs. On fait courir le délai de prescription non plus à partir de l'acte, mais à partir de la majorité. C'est-à-dire que vous avez jusqu'à 48 ans. Quand vous êtes victime, un mineur est victime, il a jusqu'à ses 48 ans pour porter plainte.

Mais la prescription, ça fait partie, c'est comme la présomption d'innocence, c'est parfois dur à comprendre, dur à accepter, mais c'est fondamental dans notre justice.

15:40
Présentateur

Merci, c'est un thème difficile et évidemment, ça fait partie des sujets qui seront discutés. Allez, on passe au hashtag et à ce regard de Benjamin Gleys sur les réseaux sociaux avec, vous allez voir, cette histoire assez incroyable de cette école maternelle à Montreuil qui fait parler et qui fait polémique.

15:58
Invité

Ben oui, en l'occurrence, plus précisément, un spectacle de fin d'année réalisé dans cette école maternelle. Une vidéo circule sur les réseaux sociaux depuis ce week-end. Sur les images, on aperçoit de très jeunes enfants en tenue militaire pour ce spectacle de fin d'année, veste camouflage, bandanas sur la tête, outre leurs habits. Ce qui interpelle les internautes, c'est que ces élèves tiennent en main des armes à feu factices, des armes en plastique avec lesquelles ils font semblant de tirer, le tout sur un morceau d'un groupe de rap, Triangle des Bermudes. Le morceau s'appelle Charger les paroles, sortez les armes à feu, sortez les armes.

16:28
Locuteur non identifié

Sortez les armes, sortez les armes, sortez les armes, sortez les armes, sortez les armes, la situation de cette vidéo

16:37
Invité

a provoqué de nombreux commentaires indignés sur les réseaux sociaux au point que le ministre de l'éducation, Edouard Geffrey, s'en est mêlé. Sur Twitter, il dénonce des images choquantes. Si des manquements sont avérés, écrit-il, ils seront sanctionnés. Le ministre indique par ailleurs que la diffusion l'image identifiant de jeunes enfants a fait l'objet d'un signalement pharoce afin qu'elle soit retirée de leur côté. Les parents que disent s'ils, eh bien, ils prennent la défense de l'établissement et dénoncent une instrumentalisation. Écoutez, témoignage recueilli pour le 12-13 de France 3.

17:01
Locuteur non identifié

Juste après ces 5 secondes, les enfants, qu'on voit d'ailleurs sur la vidéo, ont enlevé leur t-shirt, ont posé les pistolets qui étaient des jouets, qui étaient en carton, évidemment, et après, ont arboré des messages qui disaient pour la paix, contre la guerre, peace and love. C'était partie d'une bonne attention et malheureusement, ça a des conséquences lourdes et impactantes pour l'école, pour les enfants, pour les professeurs, pour toute l'équipe pédagogique de l'école.

17:29
Invité

Oui, conséquences lourdes puisque depuis la publication de cette vidéo, l'école a reçu de très nombreuses menaces, Jacques. Philippe, une réaction ? Alors, c'était mon coup de gueule d'hier soir dans Les Vrais Voix. Juste une chose, ils n'étaient pas habillés en militaire, ils avaient un haut de trahi militaire mais quand même un turban dans les cheveux. c'est l'imam Hassan Chalgoumi qui a fait la comparaison avec les gamins du Hamas. Il s'est habillé en terroriste. Voilà, un militaire, un militaire, il a un casque, il a un képi, il a un béret, il a une casque.

C'est exactement ce que je voulais dire, c'est-à-dire, peut-être que l'intention était bonne mais ce qui est curieux parce que vous avez dit ils étaient en militaire, je ne connais pas de militaire qui a des bandanas sur la tête que vous voyez. Si, si, Rambaud, un soldat français à qui on met, qui se met un bandana sur la tête, il va se retrouver au trou pour quelques jours. Je vous le dis tout de suite. En 10 jours. Donc, l'imaginaire de référence, excusez-moi, c'est le Hamas. C'est ça qu'il fout les jetons. Après que l'intention était bonne et qu'à la fin, il y a écrit pisse sur leur t-shirt. Très bien.

18:23
Présentateur

Merci infiniment, Elisabeth Lémy, Philippe David, Benjamin Gleize. On vous retrouve évidemment très vite sur les antennes de Sud Radio. Dans un instant, c'est La Vérité en Face avec Jean-François Aquili qui abordera la question de la démographie et des retraites. Dans un instant, les infos, il est 8h59.