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interviewJean-Luc Mélenchon· 20 mars 2026 6 min

Saint-Denis, « ville des rois morts et du peuple vivant » ? Le voici, devant nous !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

ouf c'est il y a une une phrase qui dit d'un grand dirigeant il n'y a pas de plus grand bonheur pour un intellectuel je pense que ça vaut pour ceux qui ne se reconnaissent pas dans le mot mais il y a pas de plus grand bonheur que de comprendre ce qui se passe pour y trouver sa place et je pense que ce que nous avons réussi avec Bali, vous tous à confirmer une intuition. La France ce n'est plus celle qui ose demander à un jeune élu au premier tour qui vous tient, monsieur le maire. Comme je l'ai entendu dire à la télévision, cette France rabouie raciste qui ne se rend même plus compte de du niveau d'offense que porte leur parole ou bien cette autre personne qui lui demande "Alors, vous avez dit c'est la ville des noirs mais qu'est-ce qu' J'entends pas l'argument j'avais pas compris non ?" Qu'est-ce qui vous permet de penser madame que cet homme sa première idée c'était ça ?

Votre question tout dans ce que vous dites et vous faites pu le racisme. Mais le racisme c'est un luxe pour les riches parce que ils peuvent être racistes et se fréquenter. Mais la France, elle a besoin de l'unité de son peuple.

Et vous voyez, j'étais, je vous parle franchement estomaqué de la violence qui a été faite à Bali. Et ensuite, une seconde après, j'ai été estomaqué par son sang froid qui a été la réplique la plus meurtrière qu'on pouvait imaginer. Et alors, vous voyez maintenant les gens ils ne regardent ils ne se regardent pas eux-mêmes de la même manière.

Je pense à ceux qui sont comme nous tous ici hein, quelle que soit notre couleur, notre religion et le reste. Nous qui sommes du côté du peuple populaire comme on dit, et bien les gens ne se sentent plus les mêmes. Quelque chose de la dignité qu'ils ont toujours voulu pour eux a grandi en voyant le nouveau maire de Saint-Denis, sa manière de s'exprimer, son sang froid face à des personnes villes qui ne méprisent que qui ne méritent que notre mépris.

Mais aussi en pensant à cette immense ville. Hier soir, j'étais à Lille et tout le monde ne parlait que de ça, mais pas seulement pour devenir nous aussi on va le faire la victoire de la Nouvelle-Fance à Lille. Mais pour dire ça a été possible à Saint-Denis et au premier tour, alors c'est possible ici alors qu'entre nous soit dit ça n'a rien à voir ce qui se passe là-bas en ce moment et ce qui s'est passé ici.

Sinon une chose, la montée en puissance du peuple. À Lille, on a gagné 4 points et demi de participation pendant que le pays en perdait 6 et nous avons multiplier par 17 le nombre de voix que nous avons recueilli. Et on sent que la victoire est à portée de main et qu'elle pourrait avoir une signification politiquement aussi importante que la victoire de Bali.

Mais je reviens à Bali. C'est bien que ça soit à Saint-Denis, vous savez. Moi, j'aime bien l'histoire, vous avez compris ça.

J'aime que la victoire de Bali qui est la vôtre. Évidemment, évidemment. Il y a qu'à vous regarder pour voir que vous êtes tous des Balis.

Et bien, c'est heureux qu'elle ait eu lieu à Saint-Denis parce que la phrase du communiste et ben elle est plus vraie que jamais. C'est la ville des rois morts et du peuple vivant. Et le peuple le voilà, le voilà.

C'est un très beau jour pour nous tous et c'est bien que c'est été à Saint-Denis le lieu certainement le plus spectaculaire, la vitrine de l'histoire profonde de notre pays. Même si nous n'avons pas souvent de lien bien forts avec ces périodes extraordinaires du passé, vu que nos ancêtres étaient ailleurs, mais il y en a qui ne le savent pas et les leurs aussi étaient ailleurs. Alors bref, l'histoire c'est ce qu'on s'approprie et il est heureux que ce soit à Saint-Denis qu'on ait eu cette première spectaculaire les gens.

Est-ce que tout le monde se rend compte de ce que vous avez fait ? Spectaculaire. gagner au premier tour une ville de 150000 habitants.

Et ben moi, je le vois politiquement à Saint-Denis comme l'acte de naissance d'une nouvelle période. Voici mesdames, messieurs, la Nouvelle France. Ce pays est à elle.

Ce sont ses enfants. Ce pays lui leur appartient. Voilà ce que moi je veux retenir.

Et pour qui ont un peu d'ancienneté ici, c'est presque une revanche sur la vie. Oui, nous avions raison de croire qu'on vivait mieux ensemble que séparément. Oui, nous avions raison de penser que le Tour viendrait qui serait celui des humiliers et des opprimés qui passent dans la grande lumière de l'histoire à Saint-Denis et né politiquement la Nouvelle-Fance avec des gens qui l'espéraient, qui la voulaient et qui le sont.

Saint-Denis, « ville des rois morts et du peuple vivant » ? Le voici, devant nous ! — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote