Apolline Matin du 11 septembre - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 38 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes satisfait après ce verdict ?
- 11:18OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'est pas temps de changer le regard qu'on porte sur l'école ?
- 12:29RelanceRéponse partielle
Est-ce que c'est vraiment la solution ? Déplacer les élèves.
- 23:25OuverteRéponse directe
Comment c'est possible que la France soit l'homme malade de l'Europe ?
- 27:16RelanceRéponse directe
La discipline à quel niveau ?
- 28:02OuverteRéponse directe
Vous pouvez nous réexpliquer ce que c'est que cette règle d'or ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:29PrésentateurChiffre
« 2,30€ le litre de gasoil ce matin. »
- 8:29PrésentateurFait
« Il avait menacé de décapiter l'enseignante de son fils. »
- 21:51PrésentateurChiffre
« Plus 0,4% prévision 2026 revue à la baisse hier par l'INSEE. »
- 23:59InvitéFait
« Elle est à l'arrêt depuis la dissolution. Tout le monde le sait. »
- 24:05InvitéFait
« On a renoncé aux réformes les plus importantes, dont la réforme des retraites. »
- 25:11InvitéChiffre
« 4,43 pour le taux à 10 ans. »
- 25:46InvitéChiffre
« C'est tout simplement 350 millions de plus qui vont entrer en taux d'intérêt qu'on va payer. »
- 31:55InvitéFait
« En France, il vaut plus de 500 jours. »
- 35:13InvitéFait
« Les prix du baril, ça a un nom. Vous savez, à un moment où M. Trump voudrait donner un Trump dividende pour ses 5 000 dollars par Américain si les Républicains gagnent les prochaines élections. »
- 35:24InvitéChiffre
« J'ai fait le calcul, ça fait 1 200 milliards, c'est-à-dire plus que le budget de la défense américain. »
- 39:43InvitéChiffre
« Un point de TVA, c'est 7 milliards, quatre points de TVA, c'est 28 milliards. »
- 43:11InvitéChiffre
« Le SMIC, c'est 1 548 euros. »
Temps de parole
- Présentateur41 %
- Invité31 %
- Présentateur 221 %
- ?3 %
≈ 13 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
écoutez RMC.
Il
est 8h, tout pile, et c'est vendredi. Vous êtes bien sur RMC. RMC, Apolline Matin. Et c
'est
l
'heure
du journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. 2,30€ le litre de gasoil ce matin. Un cap est franchi et la colère commence à gronder avec des appels à manifester qui se multiplient ces derniers jours sur les réseaux sociaux. La date du 17 octobre circule déjà beaucoup, vous allez l'entendre. Pour ne rien arranger, l'INSEE revoit la baisse en ses prévisions de croissance et prévient que l'économie française est en train de décrocher. Alors c'est peut-être elle qui va nous sauver. On a la veille du premier concert de Céline Dion à Paris. Vous allez voir que c'est comme le 24 décembre pour ses fans.
On
franchit un nouveau seuil ce matin à la pompe. Oui, le litre de gasoil coûte désormais 2,30€ selon les relevés du site carbur.com au moment où le baril de pétrole est à 106 dollars sur les marchés financiers. On frôle en fait avec des niveaux records. Le gouvernement a prévenu, vous le savez, dans la semaine qu'il n'avait pas l'intention de généraliser les aides, ni même de baisser les taxes. Et on voit bien que la colère monte, Romain Hauguin, pour RMC, puisque les appels à manifester se multiplient sur les réseaux sociaux depuis quelques jours. Une exaspération que certains aimeraient voir se transformer en mobilisation.
Je suis désolé mais quand je vois ce genre de prix, j'ai qu'une seule envie c'est de lancer la propagande. Propagande du gilet jaune comme à l'ancienne. Alors pourrait-on voir renaître le mouvement des gilets jaunes en ligne des visuels réalisé par l'intelligence artificielle circule. Il montre la place de la République ou les Champs-Elysées à Paris, noirs de monde, avec déjà une date précise. Samedi 17 octobre 2026, c'est un
samedi et c'est les vacances, tout le monde peut être là.
Mais pour Sylvain Boulouc, historien spécialiste des mouvements sociaux, la situation d'aujourd'hui est
bien différente de celle de 2018. On n'est pas du temps à avoir de configuration, puisque le pouvoir finit son mandat électif cette année, qu'il n'y a pas de réforme en cours, on voit mal un mouvement s'enclencher sans contestation initiale.
Pour l'instant, le mouvement n'est pas structuré et se cantonne à des initiatives locales, comme cette manifestation organisée par un ancien gilet jaune, mardi prochain, à la Rochelle. Alors à ça, il faut ajouter le gaz qui va prendre encore un petit peu plus de 6% le mois prochain. Ça concerne les 6 millions de Français aux tarifs indexés sur les prix du marché. Une croissance aussi revue à la baisse par l'INSEE, on en parle beaucoup ce matin, ont tablé sur 1% en début d'année. Ça n'arrête pas de baisser depuis, c'est 0,4% maintenant. L'INSEE prévient que l'économie est en train de décrocher par rapport à nos voisins européens.
Ça fait beaucoup d'indicateurs dans le rouge, il faut bien le reconnaître au moment de préparer le budget 2027. Sébastien Krebs, chef du service politique RMC, vous êtes en direct avec nous ce matin. Le gouvernement s'attendait à un contexte difficile. Bon là, c'est encore plus difficile que prévu. Oui, parce que moins de croissance et moins de rentrée fiscale pour l'État, moins d'emplois, moins de cotisations pour financer la santé et les retraites. Et donc un déficit qui va continuer de se creuser. Deux fois moins de croissance qu'attendu en début d'année. Ça renforcément caduque la cible du gouvernement d'un déficit à 5%. Les experts estiment qu
'on
sera pas en dessous de 5,2 voire 5,3. Ce sera donc pire que l'année dernière. Et ça resserre encore les marges de manœuvre déjà limitées du gouvernement en pleine préparation de ce budget 2027. Déjà présenté comme impossible à faire passer sujet hautement inflammable à quelques mois de la présidentielle. D'où cette communication de crise du gouvernement. Conférence de presse convoquée en urgence ce matin à Bercy. Après déjà la lettre de Sébastien Lecornu adressée aux chefs d'entreprise cette semaine pour tenter de les rassurer. Les rassurer sur sa promesse de n'augmenter aucun impôt. Il s'agit d'éviter la panique sur les marchés financiers.
Tout cela sous le regard attentif de l'Elysée où Emmanuel Macron regarde de très près le bilan qu'il laissera au mois de mai. Bilan déjà très entaché. Et alors cette élection présidentielle là qui arrive, elle va encore s'accélérer la campagne ce week-end avec deux rendez-vous marquants. Il y aura d'abord la rentrée parlementaire du RN en présence de Marine Le Pen.
Elle sera
demain au Touquet. Et avant ça, la fête de l'humanité qui commence aujourd'hui au sud de Paris en présence du communiste Fabien Roussel, officiellement candidat depuis quelques jours, et de l'insoumis Jean-Luc Mélenchon qui voudrait bien lui voler la vedette. Cyprien Pézry, il y aura un match dans le match.
Oui,
les insoumis réclament même aux organisateurs proches des communistes la plus grande scène pour le meeting de Jean-Luc Mélenchon demain après-midi. Un petit bras de fer sur la logistique car pour l'instant le candidat LFI doit se contenter de plus modeste, le stand de son mouvement. Il y aura trop de monde, les allées seront saturées, glisse sourire en coin une petite main de la campagne. D'autant que Fabien Roussel lui aura bien le droit à la scène principale deux heures plus tard. Désormais, à la fête de l'human, les insoumis sont chez eux, en osmose, atteint qu'approche de Jean-Luc Mélenchon, alors que les sondages le placent loin, très loin devant son concurrent.
C'est notre fait et Mélenchon n'est qu'un invité, défend pour marquer son territoire un intime de Fabien Roussel et publiquement pour l'heure, le candidat insoumis retient ses coups, du moins en apparence. Façon de faire comprendre, explique un député LFI, qu'on ne joue pas dans la même cour.
Un père de famille vient de passer une première nuit en prison près de Toulouse. Un homme jugé en comparution immédiate hier soir est condamné à six mois de prison ferme pour avoir menacé de décapiter une enseignante. Il était mécontent d'une punition infligée à son fils en classe de CM2 et il a donc poursuivi l'enseignante
jusqu
'au parking de l'école du Foga. L'affaire rappelle évidemment les drames d'Arras et de Confluence Saint-Honorine. D'ailleurs, les enfants de ce père de famille vont changer d'école. C'est ce que fait savoir le ministère de l'éducation. La loi le permet depuis peu, Célestin Bougère. Oui, en application d'un décret paru cet été pour protéger les enseignants. Désormais, quand un parent menace ou agresse un personnel éducatif, il est possible de changer son enfant d'établissement scolaire. Les menaces de ce père d'un élève de CM2 devraient donc entraîner une des premières applications de ce décret, explique le ministre de l'éducation.
L'élève ainsi que sa petite sœur scolarisée, elle aussi à l'école du Foga, devrait très vite changer d'établissement selon la première adjointe de la commune. Actuellement, les enfants sont toujours accueillis dans leur école. Le temps pour l'inspection académique de leur trouver une place dans une commune voisine. Pour cela, il faudra l'accord du maire de la ville concernée.
Vous
allez forcément voir aujourd'hui les images des commémorations des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. C'est à cette heure-là, à peu près, il
y
a 25 ans, que 19 terroristes détournaient des avions. Des drones vont recréer les tours jumelles dans le ciel de New York, sans Donald Trump, le président américain qui n'assistera pas à la cérémonie à New York. Quatre présidents y seront, mais lui sera le grand absent. Ça,
c
'est l'événement de la fin de
l
'année en France. Et depuis le temps qu'on en parle, c'est demain, enfin, que Céline Dion va entamer sa série de dix concerts à Paris, dans la salle de la Défense, six ans après sa tournée annulée. Ça fait quinze jours qu'elle répète. On ne sait toujours pas à quoi ressemblera la scène. C'est le grand mystère. Mystère que découvriront donc demain, les premiers fans qui n'ont pas peur de faire beaucoup de routes à Martin Bourdin. Traverser la France, du sud au nord, Montpellier-Paris, 4h30 de train. Un détail pour Grégory, beaucoup trop heureux d'être dans les gradins demain. Même si c'était 20h, je les aurais faits.
Donc
de toute façon, là, c'est Paris, peut-être la prochaine fois Montréal, peut-être Las Vegas, on verra. On la suivra partout, partout où elle ira.
Moi,
je suis sur-excité, je suis monté sur-ressort, je ne tiens plus en place. Qu'importe la place et qu'importe l'endroit.
Je
suis le plus heureux du monde. Juste à côté de lui, au pied de l'hôtel où séjourne Céline Dion, une fan venue d'encore plus loin. Tamathéa a fait... 22 000 kilomètres. ...arrivée mardi de Tahiti, spécialement pour le premier concert de son idole québécoise.
Pour nous, c'est miraculeux, quelque part. Elle a fait beaucoup d'efforts pour pouvoir aller sur le pied, pour pouvoir chanter. Nous, notre seul effort, c'est faire des économies, manger pas de dessert pendant quelques mois pour pouvoir venir la voir et l'encourager. Je pense qu'on va pleurer un samedi.
Les larmes aux yeux, Julie les a déjà rien qu'à penser à ce grand retour. Je me sens fébrile. C'est fou qu'elle revienne. Je n'aurais jamais pensé pouvoir dire qu'un jour, j'irai voir Céline Dion. Un rêve qui se réalisera le 3 octobre pour cette Normande. Je
n
'oubliais
pas
impossible. 16 dates jusqu'au 17 octobre. On va l'entendre, cette chanson, pendant le mois et demi qui vient. Il y aura 10 autres dates en mai l'année prochaine pour ceux qui n'ont pas réussi à avoir de place. D'ici là, il se sera passé des choses en football. On en est à la quatrième journée de Ligue 1. Elle commencera ce soir, 20h45. On vivra ça sur RMC avec une jolie affiche entre Rennes et Marseille. L'OM qui est déjà sous pression. Au lendemain de la victoire en Ligue des champions de Lens, 3 buts à 2 chez le Slavia Prague. Fin de match incroyable. Il y a eu deux buts dans le temps additionnel pour les Lensois qui doivent avoir le sourire ce matin au moment de se réveiller.
C
'était le journal de Quentin Vina. Il est 8h08 sur RMC. Un père de famille condamné hier soir à six mois de prison ferme la semaine dernière dans la région toulousaine. Il avait menacé de décapiter l'enseignante de son fils
qu
'elle avait punie. Et en représailles, il l'a poursuivi jusqu'au parking de l'école et l'a menacé de la décapiter. Bonjour Thierry Pajot. Vous représentez les directeurs et directrices d'école. Vous êtes en direct avec nous dans un instant. Après Samuel Paty, après Dominique Bernard. Plus jamais ça. Voilà votre parti pris dans un instant évidemment. Vous nous direz l'état d'esprit des professeurs, des directeurs d'école. C'est évidemment un choc à nouveau. C'est un choc, un choc de plus. Le métier des professeurs change énormément. Ce sont un peu des soldats, des soldats de la république maintenant qui risquent leur vie. Il est 8h09 et on en parle dans un instant.
A
tout de suite.
RMC
jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. 8h12 sur RMC et sur RMC. Est-ce que
tu aurais
écouté cette phrase, elle est glaçante ? Si t'étais un homme, je t'aurais coupé la tête. Voilà les menaces proférées par un père de famille à l'enseignante de son fils. Il l'a non seulement dit, mais il l'a redit, re-redit. Il l'a poursuivu jusqu'à l'intérieur de l'établissement et il l'a manifesté plusieurs fois, non seulement ces propos-là, mais également l'idée que son fils pourrait revenir avec un couteau. Ça s'est passé la semaine dernière dans la région toulousaine. Thierry Pajot est avec nous, secrétaire national du syndicat des directeurs et directrices d'école.
Ce père de famille, il a été jugé en comparution immédiate, condamné hier soir à de la prison ferme, 6 mois de prison ferme. Est-ce que vous êtes satisfait après ce verdict ?
Oui,
bonjour. Oui, nous sommes soulagés car nous ne voulions pas que ce matin ce père soit libre et puisse revenir dans cette école ou dans une autre école en attendant que d'autres mesures soient prises. Donc nous sommes soulagés. Mais je tiens à dire qu'hier, nous avons été choqués puisque l'information est sortie hier. Toute la communauté enseignante en sortant de classe à 16h30 a pris cette nouvelle. Un choc, un effroi avec des remontées partout, des coups de téléphone de partout. Mais qu'est-ce que c'est que ce père d'élève aujourd'hui, après Samuel Paty, après Dominique Bernard ? Qu'est-ce que c'est ce père d'élève a pu dire ? C'est intolérable. Effroi dans la communauté éducative.
Ça veut dire qu'en permanence, vous vivez, vous, les profs, sur cette ligne de crête de la peur qu'à un moment,
ça
revienne.
Oui,
bien sûr. Les agressions physiques, les agressions verbales en faire les directeurs d'école au portail ou envers les enseignants ou faire le personnel de toute école existent, non pas quotidiennement, mais très fréquemment. Mais on n'avait jamais atteint un tel niveau de parole, un tel niveau de violence verbale depuis des années. Donc, il fallait absolument que ce père d'élève soit sanctionné. Chose faite, nous sommes satisfaits ce matin, mais on se pose des questions sur qu'est-ce qu'être enseignant en 2026 ? Qu'est-ce qu'être directeur d'école au portail le matin, au portail le soir ? Qu'est-ce qui peut nous arriver ? Parfois, nous avons peur. Oui, bonjour. Est-ce qu'il n
'est
pas temps, justement, de changer le regard qu'on porte sur l'école ? Parce que si l'école change dans la pratique quotidienne des professeurs, des directeurs d'établissement, des personnels d'éducation,
pourquoi
est-ce qu'on n'accepte pas qu'il
y ait
des choses fondamentales à réformer ? Puisque j'imagine que les professeurs ont le sentiment de, maintenant, un peu de risquer leur vie potentiellement, non ? Est-ce qu'on n'est pas un peu en décalage avec la réalité d'aujourd'hui
? Vous
avez raison, on n'est plus dans un monde de bisounours. Certains syndicats pensent que nous sommes dans un monde de bisounours, ce n'est pas du tout le cas. Nous faisons attention, nous avons, on a des protections,
on
a des policiers municipaux dans les écoles quand il y en a dans certaines villes. On demande, on a des référents gendarmerie, on a des référents police nationale à appeler, on a des numéros d'urgence. Donc, maintenant, tout directeur d'école doit avoir ses numéros en tête ou qu'il se passe quelque chose. L'école est un sanctuaire, mais le portail de l'école n'est pas un sanctuaire. Ce qui s'est passé vendredi dernier à Foga, le prouve encore. La professeure, elle est en arrêt maladie depuis, sous le choc, on l'imagine bien. Et cette décision, c'est le nouveau décret qui le permet désormais. Les enfants de ce père de famille, ils sont trois, vont être changés d'école.
Alors, le ministre de l'éducation s'en réjouit. Je voudrais que vous puissiez l'écouter et réagir ensuite parce que, est
-ce
que c'est vraiment la solution ? D'abord, on écoute le ministre.
Il y a des idées qu'on ne peut pas avoir,
il
y
a
des propos qu'on ne peut pas proférer. On ne touche pas un professeur, pas un cheveu, on ne menace pas un professeur, encore moins de morts ou de décapitations ou que sais-je.
Et la conséquence, c'est donc, après ce nouveau décret, de déplacer, non seulement il y
a
la sanction contre le père, mais de déplacer les élèves. Est-ce que c'est la solution ? On a l'impression que désormais, quand il y aura un problème, on va déplacer l'élève. Moi, je vous avoue, y compris en tant que mère de famille, je me dis, est-ce que c'est vraiment la réponse,
c
'est-à-dire déplacer cette famille ? Il s'est excusé depuis le père et l'enfant n'a pas forcément grand-chose à voir avec le père, même si, en l'occurrence, le problème était qu'il avait un comportement, visiblement, de caïd. Je cite les deux institutrices qui, ensuite, se sont fait menacer par le père. Faut-il simplement les déplacer ? Y a-t-il d'autres solutions
? Alors,
vous avez raison, ce décret du 28 juillet pose beaucoup de questions. Beaucoup de syndicats ont dit,
effectivement,
comme vous, que l'enfant ne pouvait pas tirer de ce décret. Nous, on a fait une petite enquête interne auprès de nos adhérents. 995 adhérents ont répondu à 74%. Oui pour ce décret. D
'accord. Donc, c'est-à-dire que les
directeurs et directrices d'école, ils se disent que c'est quand même une bonne réponse.
Oui mais Thierry Pageau, l'idée, on a l'impression que c'est un peu
comme quelqu'un qui va être nul dans une entreprise. Pour s'en débarrasser, on lui donne une promotion et puis le problème retombe ailleurs parce que ce gamin, il va encore faire le caïd dans l'autre école.
J'imagine que
si vous
soutenez cette idée, c'est que c'est
une bonne solution.
Allez-y. Voilà. C'est qu'auparavant, il y
a
eu un dialogue. Il y a eu un dialogue. Alors, attendez, ce monsieur qui profère des menaces de décapitation, on est au summum de l'horreur. Il y a bien sûr des parents qui sont parfois agressifs, parfois verbaux. Donc,
on
va avoir un dialogue avec eux, on va avoir une construction,
il
va y
avoir
une réunion, on va avoir une équipe pour travailler avec eux sur la façon dont ils se comportent. Et c'est seulement après que ce décret pourra être appliqué. Ce décret, il date du 28 juillet. Donc, on n'a pas d'antériorité.
C'est la première fois
qu'il est appliqué. C'est la première fois. C'est la première fois qu'il est appliqué. Donc, on n'a pas d'antériorité. Mais là, s'il n'est pas appliqué dans ce moment où un père d'élèves promeut de décapiter un collègue, quand est-ce qu'on va l'appliquer ? Vous voyez ce que je veux dire ? Ensuite, cet élève, il sera qu'il y ailleurs, il va être suivi, il va y avoir une aide à cet élève. Mais je ne conçois pas que cet enfant, que cette famille puisse la semaine prochaine être à nouveau présent, que ce père, après son temps de prison, puisse à nouveau être présent. Donc, oui, ce décret a été soutenu par notre syndicat. 74% de ses adhérents et seulement 8% contre.
Il y avait quelques collègues qui étaient sans avis. Donc, vous voyez, les syndicats qui disent qu
'ils
sont contre ce décret, nous, on a fait une... Vous,
vous êtes sur le terrain. Vous, vous
êtes, comme vous dites, à l'entrée des écoles. Vous êtes au portail, à l'accueil, tous les matins. Et vous,
vous
dites, de toute façon, il n'était pas envisageable que cette famille soit de retour sur les lieux, j'allais dire, les lieux du presque crime, de ces menaces lundi matin. C'est donc qu'il fallait de toute façon, au minimum, les déplacer et ensuite accorder, j'imagine, une attention et un accompagnement particulier. Un grand merci, Thierry Pajot, parce qu'effectivement, vous parlez, j'allais dire, depuis l'entrée de l'école, depuis le très concret, depuis le terrain. Merci de votre réaction. Vous êtes le secrétaire national du syndicat des directeurs et directrices d'école. Il est 8h18 et c'est l'heure d'Arnaud de Manche.
RMC, Apolline Matin.
C
'est tous les jours de Manche. Bonjour les amis, comme vous êtes beau ce matin, comme vous êtes beau et intelligent. Je suis ravi, en vrai, d'être entouré de gens aussi passionnants, cultivés, brillants, élégants, drôles. Et je vous dis la vérité, vraiment, je ne mens pas. Je vous dis ça parce que Marine Tondelier souhaite interdire le mensonge en politique. Ça ne me concerne pas, vous voyez. Donc, elle veut l'interdire sous peine d'inéligibilité. Ça se fait au pays de Galles. En France,
bon
courage. Marine Le Pen va avoir un bracelet électronique et un détecteur de mensonges à chaque déplacement. Il faudra qu'elle se déplace avec une multiprise. Ça va être relou. Il faudra toujours dire la vérité. Eh bien, Marine Tondelier, ce n
'est
pas comme ça qu'elle va conclure un accord électoral avec Jean-Luc Mélenchon.
Parce
que si Marine Tondelier, elle se pointe en lui disant la vérité, la vérité, toujours la vérité. L'autre, il va dire non. Ce n
'est
pas son truc. Après, dans la vie, je l
'ai,
je l'ai. Ce
ne serait pas si mal.
Ce ne serait pas si mal qu'on se dise la vérité tout le temps pendant les rendez-vous Tinder.
On
gagnerait du temps. Salut. En fait, pour être franc, je n'avais pas trop envie de venir, mais je suis déprimé depuis ma rupture. Je n
'ai
pas pris de douche.
J
'ai mis un coup de déo, mais bon, tu me faisais un peu penser à mon ex, alors je suis là. Bon, ben écoute, moi, c'est pareil. Globalement, tu ne me plais pas, mais j'ai un truc qui me stresse au boulot. Donc, si on quenne 12 minutes dans le noir et que je peux foncer Ariane Gosselin, je n'aurais pas complètement perdu ma soirée. Voilà, c'est un peu déprimant, mais c'est plus simple.
Ceci
dit, j'y réfléchis. Je n
'ai
pas vraiment envie d'un monde où les politiques nous disent tout le temps la vérité. Monsieur Attal, vous êtes content d'être à la braderie de Lille ?
Écoutez,
moi, je suis un enfant de l'école alsacienne, je suis parisien. J'aime faire des afters au champagne dans des musées privatisés la nuit. Alors, me taper 8 heures dans la journée des clones d'étuche qui vendent des détritus sur le trottoir en bouffant des frites avec les doigts et qui se finissent à la 8-6. Sincèrement, non, ça me dégoûte, en fait. Pourquoi tu crois que je me bourre la gueule dans 1000 bistrots en ce moment ? Et Macron qui nous dirait la vérité. Française, Français, vous êtes nuls. Vous ne bossez pas, vous êtes réfractaires, vous ne faites pas de gosses. Ça ne vous plaît pas ce que je vous dis ? Eh bien, venez me chercher.
Oui,
en fait, ça ne changerait pas tant que ça. Lui, on ne pourra pas l'accuser d'être malhonnête sur ce plan-là.
Il dit
ce
qu'il pense.
Alors, aujourd'hui, aux Etats-Unis, ce sont les commémorations des 25 ans du 11 septembre. Oui, un petit sujet feel good, léger avant le week-end. On ne
va
pas que parler de Céline Dion. Donc, c'est une journée un peu particulière, les 25 ans du 11 septembre. On se souvient tous de ce qu'on faisait ce jour-là. Alors, moi, c'est vrai, je prenais mon premier cours de conduite. Oui,
c'est vrai. J'étais
nul. Il a failli avoir un troisième véhicule dans un immeuble ce jour-là. Je ne
vous
dis que ça. Des commémorations sont prévues à New York. Et alors, j'ai vu un truc. Des familles de victimes du 11 septembre demandent au maire musulman Zoram Namdani de ne pas participer. Non, mais c'est fou. Non, mais ça va. Il habite sur place. Il ne
va
pas venir en avion. Il n
'y a
pas de risque. Aucun risque. Très mal, mal. Officiel envahit notre quotidien, Arnaud. De nouvelles inventions ont été annoncées cette semaine. Les taxis autonomes et les brosses à dents équipées de l
'IA.
Oui,
c
'est utile, ça, les brosses à dents à IA. C'est même chouette. On va enfin pouvoir tous se partager nos vidéos de brossage de dents de l'intérieur. Alors, les ingénieurs ont testé cette brosse sur les dents de Jean-Luc Mélenchon. La brosse a bugué. Il a fait non, non, mais c'est sur des dents qu'il faut m'utiliser. C'est pas sur un
évier calcaire des années 50.
Alors, c'est 500 balles, ce truc. C'est cher. Citer Michel Houellebecq, ça ne
vaut
pas le coup. Non. Et alors, vous le disiez, il y
a
aussi les taxis autonomes en IA qui arrivent. Ça, j'en ai pris. C'est génial. Alors, ce sera le plus proche possible d'un vrai taxi. C'est-à-dire que l'IA fournira une voie rauque qui dira le gouvernement, franchement, hein, monsieur. Parce que moi, je veux pas dire, mais au bout d'un moment, bon, ça va, quoi. C'est comme les vélos qui se croient tout permis. Au bout d'un moment, ça va, quoi. Je vais me mettre un petit coup de police sur la carte mère. Ça sera exactement comme les vrais. Et la bonne nouvelle, c'est que les taxis autonomes, comme les vrais, diffuseront exclusivement RMC.
On aura même l'intelligence artificielle dans les grandes gueules, même si elle est moins forte que Charles Consigny. Et alors, je me suis renseigné, il y a plein d'objets comme ça qui arrivent. Est-ce que vous saviez qu'on a inventé la salière connectée ? Quoi ? Pourquoi
? C'est
super utile.
Elle est
connectée à quoi
? On peut
vriller, j'imagine ? Mais je sais pas. Peut-être pour te prévenir qu'il faut pas en mettre 7 kilos sur un œuf sur le plat. Je sais pas. Il
y
a le rouleau de PQ connecté. Ça, c'est vrai aussi. Avec un petit machin qui t'envoie un SMS quand il n
'y a
plus de papier. Ah, donc t'es en ôté au boulot ? Alors que... C'est le genre de truc dont tu te rends compte toi-même en fait, normalement.
Ou alors si t'es pas
chez
toi et que tu reçois un SMS
pour dire qu'il n
'y a
plus de papier, c'est qu'il
y a
un cambrioleur qui s
'est
mis très bien à la maison. Mais il est coincé sur les toilettes, il n
'y
a plus de papier. Donc ça te laisse le temps d'appeler les flics qui vont l'arrêter en rigolant. Et j'ai vu, il y a le matelas connecté. Alors ça, c'est nouveau aussi. C'est pas pour le sommeil. Vous savez ce que c'est ? En réalité, c'est un matelas qui t'apprend si tu te fais tromper. C'est-à-dire qu'il détecte une activité inhabituelle. Si,
c
'est vrai. Et il t'envoie un SMS pour te dire, bah, désolé. C 'est pas normal,
il est
14h30. Je suis désolé, c'est le prof de tennis. Voilà. Merci les ingénieurs de la Silicon Valley. Grâce à vous, on passe de merveilleux week-end. Et à lundi. Il est 8h24 sur RMC et RMC Sori. Dans un instant, mon invité, c'est l'ancien ministre de l'économie et commissaire européen Thierry Breton. La France qui décroche, qui décroche vis-à-vis de ses partenaires européens. On fait moitié moins bien que le reste de l'Union Européenne. C'est pas mal. Thierry Breton répond à mes questions dans un instant. Merci d'écouter RMC.
Il
est 8h27.
RMC, Apolline Matin.
Et le rappel des titres, Victor Pourchet. Première nuit en prison pour un parent d'élève du Fogat en Haute-Garonne. Six mois ferme pour ce papa condamné pour avoir menacé de décapitation l'enseignante de son fils en CM2. Un enfant qui va devoir changer d'école, comme le prévoit une nouvelle mesure. La justice va procéder le 2 octobre à une reconstitution de la nuit de la mort de Delphine Jubilar en présence de son compagnon Cédric Jubilar poursuivi pour meurtre. Son procès en appel attendu à partir du 30 avril, reporté en juillet dernier après des aveux surprises. L'économie française prend du retard sur ses voisins parce que notre croissance ralentit.
Plus 0,4% prévision 2026 revue à la baisse hier par l'INSEE. Parmi les explications, évidemment, les finances publiques compliquées. Jour de deuil et de commémoration aux Etats-Unis pour les 25 ans des attentats du 11 septembre, anniversaire marqué par la publication, par la nouvelle mairie de documents qui révèlent comment l'ancienne mairie a dissimulé les retombées de poussières toxiques. Le foot et le miracle l'en-soi en Ligue des champions menés 2 buts à
1
par le Slavia Prague. A la 91e minute, les 100 et or ont marqué 2 buts en 2 minutes pour l'emporter. 3 buts à 2. On espère autant de spectacles pour le début de la quatrième journée de Ligue 1. Rennes reçoit Marseille ce soir à 20h45 à suivre évidemment sur RMC. La météo du soleil sur les trois quarts du pays a un peu de pluie ce matin vers la Manche qui glissera vers les pays de la Loire et l'Ile-de-France dans l'après-midi côté température. Comptez de 21 à Brest et Aurillac jusqu'à 29 à Montpellier et Perpignan. Il fera 25 à Bordeaux et Lyon. La météo sur RMC avec Penny Lane. L'outil qui réunit compta, facturation et compte pro. Et tout de suite sur RMC le face-à-face.
Apolline de Malherbe reçoit ce matin Thierry Breton.
RMC jusqu'à 9h.
Apolline
Matin.
Face
-à-face. Apolline de Malherbe.
Vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Thierry Breton. Bonjour. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes ancien commissaire européen et ancien ministre de l'économie. Les chiffres sont carrément catastrophiques, on peut le dire. Et je ne parle pas que des chiffres de PISA. Je parle des chiffres de la France, de la croissance, de la consommation, de l'investissement. Tout ça, c'est en baisse. Le chômage, à l'inverse, est en hausse. Et la France apparaît comme l'homme malade de l'Europe. Parce que nos voisins font beaucoup mieux pour un même contexte. Comment c'est possible ça ?
Oui, ça ne nous fait pas plaisir. C'est le moins qu
'on
puisse dire. Est-ce que ça nous surprend ? Absolument pas. La France est à l'arrêt. Bon, tout le monde le sait. Elle est à l'arrêt depuis la dissolution. Tout le monde le sait. Elle est à l'arrêt depuis maintenant un an. Tout le monde le sait. Elle est à l'arrêt parce qu'on a renoncé aux réformes les plus importantes, dont la réforme des retraites. Voilà, tout ça, ça a un coût, Madame de Malherbe. Donc, oui, on peut commenter, si vous voulez, ce matin, ce qui a été commenté, une croissance à 0,4. Là où je rappelle que le budget avait été fait à 1%. On l'attendait à 0,7. Ça fait tout de suite, par parenthèse, 8 milliards de moins, tout de suite. Ça fait des trous, tout ça.
Le fait, tiens, le fait qu'on n
'ait
pas fait la réforme des retraites et qu
'on
l'ait mise au congélateur, puisqu'on maintenant, on emploie ces mots. Très bien. Avant de...
On brûle, on gèle la
dette et on met les réformes
des retraites au congélateur.
Rien que ça, si vous voulez, ça nous fait au moins 3-4 milliards de moins cette année. Il faut les trouver ailleurs. Alors qu'ils étaient prévus, ils étaient faits. C'était 10 milliards en année pleine. Il faut aller les chercher ailleurs. Donc, est-ce qu'on est surpris ? Malheureusement, et je le dis avec énormément de tristesse, non. Mais on a des élections. On a des élections dans 7 mois. Donc, on va changer tout ça. C'est ça, le sujet des élections. C'est quel projet pour la France pour la remettre sur des bonnes rails ? Oui, vous avez raison. On est aujourd'hui le dernier élève de l'Europe.
Et
par parenthèse, on nous le fait payer très cher. Cette indécision, cette procrastination, c'est 4,43. Hier, 4,43 pour le taux à 10 ans. C'est le taux,
le taux auquel la
France emprunte.
Ça
veut dire
que quand on emprunte, ça nous coûte de plus en plus cher et beaucoup plus cher encore que nos voisins.
Mais je vais vous donner un petit chiffre. À chaque fois qu'on augmente de 10 points de base, avant précisément de dire qu'on allait faire un budget, on allait le proposer à 4,9%. Alors qu'on avait fait une promesse une fois de plus à Bruxelles, c'est qu'il serait 4,3 cette année pour tenir nos engagements. Une fois de plus de déficit. On ne
va
pas les tenir. Quand on augmente de 10 points,
c
'est-à-dire qu'on fait finalement, non pas 4,3 mais 4,4 à
10
points, c'est tout simplement 350 millions de plus qui vont entrer en taux d'intérêt qu'on va payer. En
fait,
c'est un cercle vicieux dans lequel on est en train de s'enfoncer. Thierry Breton, beaucoup de choses. Il y a ce qu'il faut changer. Vous avez dit qu'on va changer tout ça. Les élections doivent être ce moment-là. Il y a aussi quand même une question immédiate. Vous avez été ministre de l'économie. Le budget de la France, celui dans lequel on est en ce moment, c'est-à-dire les prévisions, la colonne recette et la colonne dépense. Ils ont été écrits en imaginant des revenus en France avec une croissance de 1%, vous le disiez. Ils avaient déjà baissé au gouvernement. Ils avaient quand même eu l'honnêteté de dire, bon, finalement, ça ne sera pas 1%, ça sera 0,7. Et finalement, ce sera 0,4.
Ça veut dire qu'au moment où l'on se parle, on est dans une situation qui est en réalité une situation déjà catastrophique parce que rien ne correspond à ce qu'on avait prévu.
Mais, encore une fois, on n
'est
pas surpris. Mais les Français, ils le voient tous les jours. Le pouvoir d'achat, il baisse 0,4% de moins de pouvoir d'achat cette année. Quand ils vont faire leurs courses dans les supermarchés, ils voient que les produits frais, ils ont augmenté de 5,3%. Quand ils vont payer leurs factures d'énergie, ils voient que ça a augmenté depuis cette année de 17,2%. Donc, tout ça, effectivement, on le voit. Vous savez ce qu'il nous manque, Madame de Malherbe
? Il
nous manque de la discipline. Il nous manque de la discipline. La France est un pays riche. La France est un pays qui génère... On engrange tous les ans, pour faire fonctionner l'État-France, on engrange 1 550 milliards. C'est énormément
d'argent. Mais la discipline
à quel niveau ? La discipline où ?
Pour retravailler ensemble. Retravailler ensemble. Moi, j'ai qu'un seul objectif aujourd'hui. C'est d'essayer de trouver le moyen pour faire en sorte que tous ceux qui croient en notre pays, et ils sont nombreux, et dans tous les partis politiques, qui ont cet esprit de reconquérir le pays, de redonner de la confiance, eh bien, on se retrouve autour d'un seul projet, c'est de mettre de la discipline pour éviter que dans les débats qu'on a à l'Assemblée, face qu'aujourd'hui, on a une Assemblée qui est évidemment très éclatée, elle le sera encore, il ne
faut
pas se tromper, après les élections. Donc, qu'on se dise comment on travaille ensemble. C'est pour ça que j'ai proposé cette trajectoire qu'on appelle règle d'or, on peut l'appeler comme on veut, c'est-à-dire nous dire que d'un point de vue constitutionnel, il faut désormais qu'on ait une trajectoire.
Est-ce que
vous pouvez nous réexpliquer ce que c'est que cette règle d'or qui désormais est prônée, y compris par quelqu'un comme Marine Le Pen qui semble
s'il
a dû écouter ce que vous disiez ?
Je ne ménage pas mes efforts, encore une fois,
je
n'en tire aucun intérêt, aucune gloire, ni quoi que ce soit. Les Allemands l'ont fait en 2009. Alors, qu'est-ce que c'est que ce qu'ils ont appelé la règle d'or ? C'est tout simplement se dire qu'on engrange énormément d'argent, 1550 milliards, et comment on fait pour bien le dépenser ? Évidemment, à gauche, plus d'impôts, très bien. À droite, on va vous dire peut-être plus de compétitivité. Enfin, peu importe. Mais en tout cas, on a un chemin. Ce chemin, c'est de dire tout simplement qu'on va avoir une trajectoire. Alors là, on va partir de 5% de déficit.
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire
qu'on ne dépense pas plus qu'on ne gagne ? Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'à terme, on s'autorise à un certain déficit, mais pas plus. Alors moi, j'ai proposé 1% de déficit.
Je suis peut-être hyper naïve, mais j'avais l'impression que cette règle, elle existait déjà. Ça s'appelle la règle des 3%. C
'est l'Union
Européenne. On a signé ce contrat.
On
s
'y était engagés.
Eh bien, vous faites bien de le dire. Elle existe. Et tenez-vous bien, depuis 2009, l'Allemagne la respecte tous les ans. Depuis 2009, la France dit qu
'elle
va le respecter, y compris encore aujourd'hui. Elle ne le respecte pas. Cherchez pourquoi, aujourd'hui, la parole de la France et
c'est de
décrédibiliser. Ce n
'est
pas
de mettre les autres règles,
pardon Thierry Breton, mais c'est de les respecter.
Non mais, oui,
mais
comment on n'est pas les respecter ? Parce que si on pouvait le respecter, si on faisait ce que vous venez de dire, ça se saurait. Ça veut dire qu'on a maintenant une indiscipline quasiment qui est institutionnelle dans notre mode de fonctionnement. Donc, il faut nous forcer à remettre de la discipline. Les Allemands étaient exactement dans le même cas avant. Ils n'avaient pas de majorité. Ils avaient la CDU qui était le parti de droite. Ils ont centre-droite. Ils avaient l'ESPT qui était le parti de gauche. Ils n'arrivaient pas à avoir une majorité. Donc, ils se sont dit on va se mettre d'accord pour se donner une discipline.
Et dans le cadre de ce chemin, on fait évidemment ce qu'on veut faire. On peut encore une fois, comme je l'ai dit, augmenter un peu plus ci, baisser un peu plus ça. Mais on a un chemin. Donc, la règle d'or, c'est quoi ? C'est tout simplement dire que ce n
'est
pas de la rigueur, c'est de la discipline. C'est dire qu'on part de 5%. Puis progressivement, on baisse très lentement, très lentement, jusqu'à, je proposais en 2032, être à moins 1%. Ça me semble être un bon objectif. Et on dit que d'un point de vue constitutionnel, on ne peut pas présenter un
budget. C
'est
obligatoire. C'est
obligatoire.
Il n
'est
pas possible
de faire autrement. Mais
comme on n'est pas, vous savez, on est Gaulois, alors on n'est pas disciplinés.
Eh
bien, il faut qu
'on se discipline. Pardon, mais les Italiens, les
Espagnols, les Grecs, ils n
'étaient
pas
disciplinés.
Comment c'est possible qu'eux se soient débrouillés ? Je me souviens, il y a encore 20 ans, on disait, ah, c'est eux, les vrais latins indisciplinés. Aujourd'hui, ils empruntent beaucoup moins cher que nous. Ils sont beaucoup plus rigoureux que nous.
Vous faites bien de le dire. Prenez par exemple le cas de l'Espagne. Le cas de
l
'Espagne est de Pedro Sanchez, qui est un premier ministre socialiste par parenthèse. 2,6% de croissance cette année. 2,6% de croissance cette année. 2,1% de déficit. C'était l'élève, l'enfant malade de l'Europe il y a 10 ans. Aujourd'hui, ils vont être plus qu'eux, nous,
on
est bientôt à 120% d'endettement par rapport au PIB, eux, à 100%. Eh bien, voilà, ils se sont mis de la discipline et ils ont décidé de travailler ensemble. Et de travailler comme je le
dis. On va y revenir parce qu'on comprend bien que vous avez
une méthode y compris politique. Thierry Breton, je voudrais vous faire écouter les propos de Charles Wolf. Charles Wolf, c'est le patron de Sanofi en France. Il était mon invité ce matin sur RMC. Et au fond, ce que vous, vous appelez discipline, je crois que lui, il l'appelle aussi efficacité. Vous parliez de
l
'Allemagne et de la France. Lui, il a un exemple très, très concret sur l'arrivée et l'autorisation des médicaments je voudrais que vous écoutiez sa comparaison parce qu'elle est extrêmement instructive.
Quand
on dit un médicament n
'est
pas accessible en France, c'est quoi par rapport aux Allemands ? Après une AMM européenne, en Allemagne, en 50 jours, le patient allemand l
'autorisation européenne.
Le médicament est approuvé en Europe. En 50 jours, il est disponible dans les pharmacies en Allemagne. En France, il vaut plus de 500 jours. On a des process. On sait qu'on a des process en France. Mais ça, c'est une perte de chance pour les patients.
500 jours. C'est-à-dire que l'inefficacité de notre système en France fait que quand la même Union européenne pour la France comme pour l'Allemagne dit que ce médicament est autorisé, le temps que nous ça se mette en place, que ça arrive, qu'il
y ait
les tampons, les autorisations, les processus, 500 jours avant qu'il n'arrive vraiment disponible pour les patients. 50 jours en Allemagne.
Oui, madame de Malherbe, on parle de méthode. Et moi, ce que je dis, c'est qu'au cours des prochains mois, plutôt que de proposer des projets présidentiels avec 50, 100, 200, 300 pages dont on sait qu
'ils
ne pourront être réalisés, il faut proposer une méthode, une méthode de gouvernement. C'est pour ça que je dis qu'il faut se fixer un cap. À partir du moment où on se fixe un cap, alors on se met ensemble et on trouve les solutions, y compris à ce moment-là, évidemment, pour être plus efficace, y compris pour régler ce type de problème. Et si je trouve que c'est extrêmement éclairant ce que vous venez de passer à l'antenne, c'est exactement... Vous savez, je l'ai tellement fait dans ma vie des situations qui étaient impossibles et que finalement, on a réussi à redresser. Pourquoi ? Parce qu'on se fixe un cap et qu'ensuite, on travaille ensemble. Le mot,
c
'est ensemble. Bien sûr qu'on est différents. Bien sûr qu'on a des visions...
Alors avec
qui ? Avec qui
? Autour de qui ? Ça veut
dire quoi ? Ça veut dire que vous êtes... Là, on est quand même dans une campagne, donc à un moment, il faut appeler un chat, un chat. Vous dites, voilà, moi j'ai l'expérience, je suis prêt à y aller ou pas ?
Non, ce n
'est
pas du tout ce que je dis. Je dis uniquement... Mais
vous n'y allez pas. Vous
n'y allez pas. Mais ce n
'est
pas la question. La question,
c
'est d
'avoir
décidé... Non, la question, c'est de faire le travail étape par étape et c'est la raison pour laquelle je vous dis... Avec qui ? Eh bien, j'ai vu tout le monde. Tout le monde ? J'ai vu tout le monde.
Tout le monde y
compris LFI Rennes
? J'ai même vu LFI puisque j'ai fait un débat avec M. Bompard la semaine dernière ou non, il y a trois jours. Bon, alors évidemment, eux, ils ne vont pas adopter la règle d'or mais on a échangé. On a échangé sur la dette. Vous savez qu'eux, ils veulent tout simplement brûler la dette. Je crois que j'ai expliqué que tout le monde peut avoir des idées les plus farfelues. Après, il y a le principe de réalité. Moi, ce que je
propose...
Le prix Nobel Jean-Tirol qui était mon invité sur BFM TV hier disait que
c
'est fantaisiste.
Oui, mais enfin bon, à l'effet, je respecte ceux qui
veulent essayer. Chacun peut
essayer. Très bien. Moi, ce que je propose, c'est tout simplement un chemin, un chemin ensemble et c'est la raison pour laquelle vous le rappeliez.
Bon, ben
finalement, Mme Le Pen a fini par l'accepter. Évidemment, dans le bloc central, on l'a accepté.
J
'ai même vu que monsieur...
Mais est-ce qu'il faut une primaire ? Est-ce qu'il faut... Pardon, mais
allez-y, dites
-nous dans le choix.
Mais on n'est pas encore là. J'ai même vu que M. Edouard Philippe l'a accepté, a proposé même un référendum. Donc, voilà, on l'accepte progressivement. Mais derrière, il va falloir le réaliser. Alors, on n
'en
est pas encore une fois...
Donc,
le cap, c'est cette règle d'or. Le
cap,
pour moi...
Ça, c'est le cap. Ça, c'est
l'objectif.
C
'est remettre de la discipline dans notre pays. Remettre de la discipline dans nos têtes. Remettre de la discipline dans notre comportement. C'est ça. Voilà. C'est ça dont la
France a besoin. Que les décisions et les conséquences...
Regardez les conséquences sur PISA, sur l'éducation. La discipline, c'est ce qui nous manque aujourd'hui.
Thierry Breton, dans ce contexte-là, on a un baril à 108 dollars au moment où l'on se parle. On a l'énergie et les prix à la pompe qui ne cessent d'augmenter. Et on a bien compris qu'ils n'allaient pas baisser. On a des prix d'énergie, le gaz, qui augmente encore ce matin. Est-ce qu'on n
'est
pas dans un cercle vicieux ? Et surtout, avec cette situation-là, est-il encore imaginable qu'il y
ait
vraiment un budget
?
D'abord, les prix du baril, ça a un nom. Vous savez, à un moment où M. Trump voudrait donner un Trump dividende pour ses... 5
000 dollars par Américain
si
les Républicains gagnent les prochaines élections.
J'ai fait le calcul, ça fait 1 200 milliards, c'est-à-dire plus que le budget de la défense américain. Bon, ça c'est quand même... Très bien, je ferme la parenthèse. En fait, cette augmentation, elle
a
un nom, elle s'appelle Donald Trump. C'est Donald Trump, avec la guerre qu'il a déclenchée
dans
l'étroi d'Hormouz, qui a créé cette situation. Donc ça, c'est le Trump dividende pour la pleuvette.
Les 108
dollars.
Il faut le redire, y compris à tous ceux qui se revendiquent du trumpisme pour les
élections. Il y en a plus beaucoup.
Oui, mais enfin, ils ne le disent plus parce qu'ils voient que ce n
'est
pas très porteur, mais ils n
'en
pensent pas moins. Donc, je le redis parce qu'on a quand même aujourd'hui cette réalité, vous venez de la traduire cruellement pour nous et en particulier européens. Ça se réduit par parenthèse par une inflation aujourd'hui qui est aux alentours de 2,8%. C'est quand même beaucoup plus que les 2% qui sont acceptés et comme je le disais tout à l'heure, une baisse de pouvoir d'achat pour nos compatriotes. Donc, il faut absolument là, et je le redis de façon très claire, si l'État gagne un petit peu et l'État va gagner sur la TVA, il faut vraiment que l'État restitue immédiatement tout. J'ai fait les calculs, en gros, c'est par augmentation de 10 dollars le baril, c'est à peu près
de baisse de la consommation.
Si le volume de vente ne baisse pas.
Si on tient compte de tout, je vais les modéliser dans le chiffre que je vous donne. Il faut restituer immédiatement aux grands rouleurs, aux plus défavorisés, à ceux qui ont besoin de leur véhicule, l'intégralité de ce que l'État gagne. Il est hors de question que l'État gagne. J'ouvre une petite parenthèse pour dire qu'on a la chance d'avoir un très grand pétrolier total qui, aujourd'hui, bloque l'augmentation à 1,99 de 2
euros.
Plafonne à 2 ?
C
'est quand même pardon de le dire,
on critique
les entreprises, on peut aussi dire ce qui se passe parce que nous avons des grandes entreprises.
Total, c'est à la fois un distributeur
et
de ce point de vue-là, ils font le job et
un
raffineur. Et là,
les marges
ont fait plus
4. D'accord.
Fois 4, fois 4.
Oui.
Fois 4.
Les
marges
des raffineurs. Sur le distributeur, ils perdent de
l
'argent.
Oui, sur le distributeur, ok. Mais sauf qu
'il a les deux bouts de la chaîne.
Oui, d
'accord. Mais est-ce que vous connaissez un autre
?
Donc
en réalité, à la fin,
ça lui rapporte. Est-ce que vous en connaissez un autre dans la planète sur la planète qui fait la même chose
? Moi, je n'en connais pas.
Évidemment qu'on peut se désoler de
n'avoir plus qu'un seul raffineur.
Mais tout de même... Un seul, c'est quand même un major mondial. Donc c'est pour vous dire que... Vous avez
quand même entendu, Thierry Breton, soyons honnêtes. Vous avez entendu et c'était d'ailleurs à ce micro-ci. Le ministre de l'économie actuelle, votre successeur, Roland Lescure, qui a vraiment, avec insistance, disait nous avons demandé à Bruxelles d'ouvrir une enquête sur les marges des raffineurs. Et Bruxelles dit
bah
non.
Je vois
pourquoi
on dirait une enquête sur les
marges des raffineurs.
On
est toujours dans la même dialectique. Là, je vous le dis...
Vous
trouvez des boucs émissaires ?
Non, mais
je vous le dis, il y a deux choses à faire. La première, c'est de faire en sorte que l'État ne gagne pas un sou sur ces augmentations. Parce que malheureusement, on vient d'en parler, on n'a pas les poches profondes. Donc il faut vraiment tout redistribuer immédiatement et pas attendre dans trois mois. Parce que c'est maintenant qu'il faut le donner. Deuxièmement, se féliciter que ceux qui sont, je dirais, à main française, eh bien, ils ont un comportement qui est un comportement citoyen.
Et il ne faut donc pas les
surtaxer ?
Et donc, bien entendu que non.
La menace d'une
surtaxe
sur les entreprises ?
Je le redis, parce que je veux être très clair, et encore une fois, je n'ai aucune relation avec le président de Total et encore moins avec son entreprise, mais il faut constater que quand on a des grandes entreprises en France et qu'on est en train de vivre un choc, eh bien, on est content d'avoir des grandes entreprises qui aident le pays. Vous savez, moi, c'est ça ce qui m
'intéresse. Il faut plus de milliardaires ou il faut
les interdire
?
Bien entendu, puisque derrière les milliardaires, il y
a
des entreprises et il
y a
des très grandes entreprises. Songez que dans les 25 premières capitalisations mondiales, 25 premières capitalisations mondiales, 23 ont été créées par des familles ou par des hommes. C'est comme ça. C'est la planète sur laquelle nous sommes. Eh bien, voilà, c'est ça notre planète. Oui, moi, je suis pour, effectivement, qu'on ait beaucoup plus de grandes entreprises et donc beaucoup plus de ceux qui les créent.
Thierry Breton, deux points, les retraites, vous le disiez, et la question de la TVA sociale. La TVA sociale, elle revient et elle revient par François Hollande qui est l'un de ceux qui se dit favorable aujourd'hui à une augmentation de la TVA qui passerait de 20 à 24%. Une baisse à zéro, en revanche, sur le panier de tous les produits de première nécessité et ça, pour alléger les charges sur le travail et permettre aux salaires d'augmenter.
Un point de TVA, c'est 7 milliards, quatre points de TVA, c'est 28 milliards. Moi, je vais vous dire, Mme Le Maire, l'État-providence auquel nous sommes tous très attachés, c'est issu du Conseil National de la Résistance, c'est basé sur la solidarité et moi, je suis très attaché à la solidarité. C'est l'un des socles qui fondent notre nation, en tout cas depuis 1945. Cette solidarité entre les générations, cette solidarité pour ceux qui travaillent et ceux qui n'ont pas la possibilité de travailler, cette solidarité pour ceux qui sont bien portants et ceux qui sont malades. Ça, c'est l'État-providence. Ça nous coûte 953 milliards d'euros. C'est beaucoup d'argent.
Je le dis en passant, le fonctionnement de
l
'État, c'est 380 milliards. Vous
voyez,
c'est quasiment trois fois plus. Donc,
il
faut, plutôt que de se dire comment je vais faire des transferts, refaire des petits calculs, rajouter un point par-ci, un point par-là, un point. Attaquons-nous à ce problème des 953 milliards. On en parlait
tout à l'heure. Mais c'est-à-dire
qu'il
y a
un moment où il faut
faire des sacrifices, il faut renoncer
? La réforme des retraites, elle n'était pas parfaite. Celle qui a été interrompue, et je suis très critique là-dessus, parce qu'encore une fois,
on avait redonné... Elle n'était déjà pas
terrible, mais au
moins, elle donnait, c'est ça que vous nous dites
? Elle rapportait en année pleine quand ça fonctionne entre 10 et 14
milliards. Est-ce qu'il aurait fallu aller beaucoup plus loin
? Entre 10 et 14 milliards. Mais appliquons déjà celle-là, plutôt que d'aller plus loin. Appliquons ce qui a été voté. Appliquons ce qui a été fait. Le mal français, c'est qu'on fait difficilement voter des lois, et après ça, on ne les applique plus. Et bien voilà ce qu
'il
faut qu'un prochain président de la République s'engage à faire quand une loi est appliquée. On l
'a
fait appliquer, par parenthèse, ça vaut aussi à Bruxelles. Je me suis battu pour avoir des lois sur l'espace informationnel, notre espace numérique. Aujourd'hui, je suis désolé de vous le dire à votre micro, on ne les applique pas comme on devrait les appliquer. On ne
les
applique pas. Parce qu'on a peur de Donald Trump et de ses répercussions, et de ses rétorsions. Je suis bien placé pour le savoir, je suis interdit de séjour aux Etats-Unis. Et bien forçons Bruxelles à appliquer des lois plutôt que d'en inventer une nouvelle.
Qui est-ce qui bloque ? C
'est le manque de
leadership. C'est le manque de leadership, Madame de Malherbe. Le manque de leadership politique. Voilà, on est dans un monde, il va falloir du leadership. Parce que derrière tous ceux qui ont redressé, vous parliez tout à l'heure de l'Italie,
vous
parliez tout à l'heure du Portugal, vous parliez tout à
l
'heure de l'Espagne, il y a du leadership. Ben oui, je le dis sans crainte, aujourd'hui, on a besoin dans les moments difficiles dans lesquels nous sommes, dans les tempêtes qui s'annoncent, de leadership. Voilà, les
lois sont
là, ne reforçons pas des lois, simplifions ce qui a été fait, donnons-nous un cap, respectons
-le. Thierry
Breton, vous parliez de la question de la solidarité, que notre pays était fondé sur la solidarité, et notamment les solidarités entre générations. Est-ce qu'il y a encore, aujourd'hui, une véritable solidarité entre les générations, quand on voit que les retraites sont quand même sanctuarisées, alors que là aussi, on pourrait quand même trouver des sous, ne serait-ce qu'en gelant les... Mais
Madame de Malherbe,
en
désindexant.
Une retraite, dans l'esprit, encore une fois de 45, ce n
'est
pas un contrat commercial, c'est un contrat entre un individu et la nation. Moi, je vous dis une chose, la parole...
Sauf que quand vous vivez de plus en plus
longtemps et que vous avez de moins en moins de
jeunes actifs... Eh bien, dans ces conditions,
il faut donc peut-être travailler davantage, bien entendu, il faut travailler...
Est-ce qu'il faudra travailler jusqu'à peut-être trois ou quatre ans
de plus, c'est ce que dit Léo,
comme ça... On avait
commencé à le faire à 64 ans, la réforme de retraite, commençons par appliquer ce qu'on a voté, dans l'achéen. Mais derrière, pour répondre à votre question, c'est un contrat. Si jamais on estime qu'une catégorie de nos concitoyens doivent contribuer davantage, moi, je ne
vois
pas d'inconvénients. Mais pour ça, il y
a
un instrument, Mme de Malherme. Ça s'appelle l'impôt. Si jamais on estime... J'ai entendu qu'à Bercy, on estimait que peut-être qu'à 2 000 euros de retraite, on était riches. Ou qu'à 3 000 euros, c'est-à-dire un couple qui a 1 500 euros de retraite, ce qui n
'est
quand même pas énorme, c'est le SMIC. Le SMIC, c'est 1 548 euros. Bon, on a 1 500 euros pour l'homme, 1 500 euros pour la femme, ça fait 3 000 euros et qu
'on
doit à ce moment-là désindexer. Je dis non. Je dis non parce que c'est la parole de l'État qu'on renie. Je dis en revanche, si vous estimez que ceux-là doivent continuer un peu plus, eh bien, vous avez l'impôt, utilisez l'impôt pour, encore une fois, réguler la solidarité. Mais ne jouons pas avec la parole de l'État. C'est comme ça qu'on détruit l'État-nation.
Vous êtes prêt
?
Je suis prêt à me battre pour expliquer...
Vous
avez très bien compris ce que je voulais dire.
Moi, non, mais peut-être que les auditeurs, oui.
Oui, peut-être que les auditeurs, oui. Mais d'ailleurs, vous parlez avec les uns, avec les autres. Mais je pense que d'une chose... Si on vient vous chercher, vous direz oui. Non,
mais madame...
Vous ne
direz pas non, en tout cas.
Non, mais il y
en
a déjà suffisamment.
On viendrait me dire.
Je souhaite uniquement que celui qui sera le mieux placé et notamment pour lutter contre cette mâchoire, ce danger pour la nation des deux extrêmes, eh bien, celui qui sera le mieux placé adopte, adopte ce parcours dont on vient de discuter tous les deux ce matin ensemble, madame de Malherbe.
Thierry Breton, ancien commissaire européen et ancien ministre de l'économie, merci à vous d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h50 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV.
C
'est vendredi. Nous, on se retrouve lundi matin, 6h50. Restez bien sur RMC. On poursuit avec les grandes gueules. Qui est autour de la table, Alain Marchal ? Eh bien, les GG vous attendent avec maître Sandrine Pégan, l'avocate. Nous serons avec Jean-Louis Bonami, le professeur de philosophie. Et puis Charles Concily, l'avocat, nous accompagnera notamment pour revenir sur la polémique qui entoure la ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Berger. Elle estime qu'on peut débattre au titre de la liberté d'expression, qu'on peut débattre de la théorie du grand remplacement.
Vous savez comme quoi l'immigration prendrait le pas sur les Français qui sont installés depuis longtemps sur le territoire. Alors, est-ce que c'est de la liberté d'expression ou au contraire c'est abondé dans une thèse raciste ? 32-16 pour en parler avec les GG. Les gilets jaunes peuvent-ils redescendre dans la rue ? C'est une question qu'on va se poser. Et puis Moïse Mitterrand, le petit-neveu de l'ancien président de la République, sera notre invité. Il revient avec un livre d'inspiration libérale très Ravier Milei. Il passe la tronçonneuse partout dans l'État français. Il nous expliquera ça.
C
'est un chef d'entreprise. A tout de suite.