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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 27 mai 2025 22 minComplaisantActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Philippe Juvin : "Je voterai contre le texte sur l'aide active à mourir"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous constatez une recrudescence de malades du Covid dans votre service ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    La Cour des comptes alerte sur un déficit de 15 milliards d'euros pour la Sécurité sociale. Ça vous inquiète ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Quelles mesures appliquer pour rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale ?

  • 7:00RelanceRéponse directe

    Éloigner les patients des grands hôpitaux implique-t-il des transports en taxi ?

  • 9:30OuverteRéponse directe

    La loi sur la fin de vie arrive au vote. Vous voterez pour ou contre ?

  • 12:00RelanceRéponse directe

    Les critères de la loi sur l'euthanasie sont-ils stricts selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Philippe JuvinChiffre
    « Le dérapage est hors de contrôle, dit la Cour des comptes. On en est à plus de 15 milliards d'euros sur l'année 2024. »
  • 11:00Philippe JuvinChiffre
    « Un français sur deux qui aujourd'hui a besoin de soins palliatifs n'y a pas accès. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, l'invité politique Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Philippe Juvain qui est député LRD des Hautes SC et chef du service des urgences de l'hôpital George Pompro Paris. Philippe Juvain, bonjour.

Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes professeur de médecine.

Je vais évidemment nous avons beaucoup parlé de la fin de vie. Nous allons parler du trou de la sécurité sociale, des comptes publics puisque le Premier ministre annonce qu'il va falloir faire des efforts. Ça fait 20 fois qu'il dit la même chose euh Philippe Juvin, mais je voudrais commencer simplement euh vous êtes en en vous regardez ce qui se passe évidemment dans votre service des urgences à George Pompidou.

Est-ce que vous constatez une une arrivée de malade du Covid nouvelle, une recrudescence ou pas ? Non. Non.

On a des syndromes gripau qui sont liés à probablement des tas de virus différents, mais pas plus aujourd'hui que il y a euh qu'il y a un mois. Euh mais il y a toujours un délai, vous savez quand il y a un nouveau virus qui arrive, il faut euh 15 jours, 3 semaines. On non aujourd'hui non.

Non. Objectif nouveau variant donc vous n'avez pas de signe de signe. Bon ben c'est très bien Philippe Ju tant mieux.

Philippe Juvent la sécurité sociale. Alors, j'ai lu j'ai lu le rapport de la Cour des comptes et les déclarations de Pierre Moscovici, le président de la Cour des comptes. Il est alarmiste.

C'est le moins qu'on puis dire. C'est pas la première fois, il a raison. Oui, il a raison.

Déficit, déficit, c'est une alerte. Le dérapage est hors de contrôle, dit la Cour des comptes. On en est à plus de 15 milliards d'euros sur l'année 2024, ça vous inquiète. 15 milliards d'euros et ça sera probablement plus puisque les hypothèses de croissance sont très optimistes.

Bien sûr, c'est très inquiétant. Le risque euh le risque que nous que que nous avons, c'est que brutalement ceux qui nous prêtent de l'argent, puisque tout ça est payé à crédit, disent "On ne vous prête plus." Oui.

Pourquoi au fait ça tient ? Pourquoi on a des déficits partout à la SQ et d'ailleurs de l'État ? Et pourquoi finalement on continue qu'à un cas ?

On continue qu'à un cas parce qu'il y a des gens qui acceptent de nous prêter de l'argent tous les jours. Globalement la Banque centrale européenne qui garantit un petit peu tout ça et des investisseurs étrangers. Mais le jour où la Banque centrale européenne dit sous la pression d'un certain nombre d'États qui en auront assez de payer pour les mauvais élèves, les Français et les Italiens pour faire court, et bien là tout peut s'arrêter brutalement.

C'est c'est un c'est un et Boskovici a raison de tirer la scène d'alarme parce que la France a cette incapacité à se réformer et à ne se réformer que quand elle est au bord du quand elle pas elle est au bord quand elle est au fond du trou. Nous sommes au bord du du gouffre et quand on y sera au fond bah il faudra faire des efforts. Donc rendez compte que cette année la cour a refusé de de de de qualifier comme on dit de confirmer les comptes de la branche famille.

C'est les comptes de la il y a plus plusieurs branches vous savez maladie famille de la SQ et dans la branche famille la SQ a dit la Cour des comptes a dit non non non on ne peut pas certifier les comptes il manque il y a un 6 milliards 6 milliards et on ne sait pas où ils sont oui on ne sait pas où ils sont mais c'est vrai c'est vrai alors la cour des comptes avance des mesures hein drastiques pour gérer ce déficit et combler une partie de ce déficit vous que faut-il faire quelle mesure faut-il appliquer pour rééquilibrer les comptes de la sécurité sociale. Mais il y a deux choses à faire. D'un côté, il faut travailler sur les recettes.

On a des recettes qui sont surtout des recettes liées à l'activité, au travail. Or vous savez qu'en France, on travaille moins en masse que que nos voisins. Et et puis deuxièmement, à côté, il y a baisser les dépenses.

Je vous donner deux exemples de dépenses. Les indemnités journalières, les aret de travail + 56 % en 5 ans. On s'arrête plus 56 % queil y a 5 ans.

Tout ça, ça fait peser un trou de tout le monde est complice. le médecin, le chef d'entreprise, tout le monde est complice. C'est une société de laisser aller où au fond on accepte que l'arrêt de travail soit un mode de régulation sociale.

Et je vous donne un deuxième exemple qui est très hospitalier, c'est globalement un tiers des maternités, j'ai le chiffre sur 160 163 maternités sur les 457/3 donc font moins de deux accouchements par jour. Moins de deux accouchements par jour. Mais pardon, je vais vous dire une chose très simple.

Je je mets pas en cause la qualité la volonté la bonne volonté des équipes qui travaillent dans ces maternités, mais quand vous faites deux accouchements par jour, forcément vous savez moins bien faire la médecine que quand vous êtes dans une maternité qui en fait plus. Donc on a un toilettage aussi de l'offre de soins à faire. C'est-à-dire d'un côté, il y a des gens qui peuvent plus se soigner, qui ont pas de médecin et de l'autre on a une sorte de de d'miettement d'une offre de soins qui est probablement d'une qualité.

Donc il faut réorganiser le système de santé en France. Mais dites-moi, éloigner les patients des grands hôpitaux, bah oui, ça ça implique quoi ? Que les patients soient transportés par des taxis ?

Non, je vous vois venir. Non, mais plus que ça d'ailleurs, si je si je ferme une maternité, il faut pas fermer pour fermer, il faut fermer et probablement la remplacer. Il y a des exemples intéressants dans le Loiret, j'ai vu un exemple intéressant par des maisons de naissance où on va vous suivre votre grossesse.

Euh vous aurez pas allé à l'hôpital à 50 km, on va suivre votre grossesse. Il y aura des sages-femmes qui viendront en consultation. Sauf que l'accouchement final ne sera pas là et il faudra aussi prévoir vous transporter, vous vous héberger pendant quelques jours avant votre accouchement.

Bref, tout ça s'organise. Mais si vous voulez, à force de dire on n'y arrive pas, on y arrive pas, on risque de devoir fermer brutalement. C'est ça qui va se passer en fait.

On va fermer brutalement des hôpitaux parce qu'on aura pas préparé le coup. H toutes les fraudes aussi, il va falloir lutter contre toutes les fraudes. Les fraude à la retraite à l'étranger.

Ceux qui sont à l'étranger qui touchent leur retraite. Enfin plus ou moins vérifier euh les fraudes à la sécurité sociale les fraudes enfin sur 10. Une prestation retraite sur 10 est affectée d'une erreur. une une prestation retraite, c'est la cour des comptes qui le dit.

Donc d'un côté euh le le l'offre de soins qui qu'il faut probablement euh reconcentrer, réorganiser des économie euh baisse des dépenses, les indemnités journalières, les fraudes et puis puis et puis les les recettes. Euh encore une fois, on finance notre système de santé sur le travail. Or, les gens travaillent moins.

Donc du coup bah on voit les conséquences de cette affaire. Bien la loi sur la fin de vie. Donc on arrive au vote, premier vote à l'Assemblée nationale de textes, je le rappelle sur le texte sur les soins palliatifs, il y a consensus voter évidemment.

Oui, même si franchement c'est un texte qui n'apporte pas grand-chose, qui est plutôt de l'incantation, de l'affirmation, qui prétend et là aussi on revient au problème du financement qui prétend assurer un financement des soins palliatifs pour 10 ans. En réalité, c'est faux. parce que vous comprenez bien que euh comment assurer qu'on aura un financement dans 10 ans alors qu'on n'est pas féchu de boucler les comptes de cette année.

Oui. Donc tout ça est quand même très cosmétique mais c'est de l'affichage. Il faut dire qu'on va développer son palliatif.

On dit pas comment. On dit pas comment on va former les gens parce que le problème des on va voter pour parce que ce qui est dedans n'est pas négatif. Sauf que ça servira pas à grand-chose.

En revanche il un deuxième texte sur l'eutanasie. Mourir vous voterez pour ou contre ? Ah ben je votais contre.

Pourquoi ? Bah parce que d'abord les Français veulent pas qu'on les aide à mourir. Ils veulent ils veulent moins souffrir.

On nous dit les Français ils sont pour cette loi. Mais les Français d'abord ils veulent qu'on qu'on les qu'on les soigne. Vous rendez compte que un français sur deux qui aujourd'hui a besoin de soins palliatifs n'y a pas accès un français sur deux.

Hm. Est-ce que vous vous rendez compte que il va être plus rapide d'obtenir l'euthanasie 2 à 17 jours dans la loi hein que une consultation contre la douleur 2 à 9 mois en France pour avoir une consultation de la douleur ? Donc une de mes inquiétudes, c'est que avec des critères qui sont pas absolument pas stricts, contrairement à ce qu'on nous dit, on va avoir des gens qui ont potentiellement plusieurs années à vivre.

Ce n'est pas une loi sur la fin de vie. Ça couvre aussi des gens qui ont plusieurs années à vivre mais qui risquent aussi de choisir l'euthanasie ou le suicide assisté par défaut d'accès aux soins. Elle est là une de mes grandes craintes.

Est-ce que ça veut dire que ceux ou celles qui votent ce texte renoncent à prendre soin des plus vulnérables ? Alors euh évidemment personne ne renonce volontairement à prendre soin des plus vulnérables. Mais on vend aux députés une loi avec des critères stricts, ils sont pas stricts.

On vend aux députés une loi sur la fin de vie, c'est pas sur la fin de vie. On vend aux lois aux députés une loi de liberté et c'est pas une loi de liberté. Je vais vous donner un exemple.

D'abord, on n'est jamais libre totalement parce qu'on vit en société. Et est-ce que vous croyez qu'on est libre quand on a une dépression ? Les psychiatres savent que non.

Il y aura pas d'avis obligatoire du psychiatre. Est-ce que vous croyez qu'on est qu'on est libre quand on est pauvre ? Quand vous êtes grab à terre, que vous êtes dans votre lit, vous êtes dans la votre sueur, votre urine, vos selles, pardon, je suis un peu cru et que l'infirmière ne passe qu'une fois par jour parce que vous pouvez pas vous payer quelqu'un 24 24 chez vous.

Est-ce que vous croyez pas que la fin de vie est plus compliquée que quand vous avez quelqu'un autour de vous qui vient vous laver en permanence et vous changez ? Donc moi, je crois que c'est une loi qui est faite par des gens plutôt bien portants, qui ont peur de la déchéance mais qui va d'abord s'appliquer aux gens pauvres et aux gens isolés qui n'ont pas d'autres solutions. Dans l'Ontario, si vous n'es pas persuadé, si vous n'êtes pas persué par ce que je vais vous dire, dans l'Ontario, 30 % des suicidés, la loi existe 30 % sont des handicapés.

Pourquoi il y a une surreés à votre avis des handicapés dans les pays où la loi est légalisée ? Il y a une sur ce représentation d'un certain nombre de catégories de gens dont les personnes handicapées parce que à ces gens-là, on leur offre au lieu de les aider à vivre une aide à mourir. Alors, je je rappelle les conditions pour être éligible à à cette aide à mourir.

Être majeur, être français ou résident régulièrement en France, être atteint d'une affection grave et incurable, maladie grave et incurable qui engage le pronostic vital en phase avancée ou terminale. He oui, phase avancée ou terminale, ça peut être Ça veut dire quoi ça ? pas grand chose par exemple ça peut vouloir dire que vous pouvez aussi avoir plusieurs années à vivre si vous avez un cancer du sein avec des métastas osseuses avec les immunothérapie ça répond au critères maladie grave incurable phase avancée il y a des métastases mais vous pouvez vivre plusieurs années quand vous êtes dialysé vous savez il y a des gens qui sont j'exprime mon choix alors la question j'exprime mon choix bien d'abord il faut être apte à exprimer sa volonté de manière libre et éclairée c'est ce que dit le texte on est bien d'accord hein donc avoir du discernement.

Non, c'est faux. Pardon. Oui, c'est faux.

Ça c'est ce que dit l'article 4. Et à l'article 6, vous lisez "La personne dont le discernement est gravement altérée ne peut pas être regardé comme manifestant une volonté libre et clé." Gravement altérée.

Mais pardon. Euh moi je pense que quand quelqu'un a un discernement même un peu altéré, son consentement n'est pas libre. H en fait même la définition du consentement éclairé n'est pas claire.

Encore une fois, quand vous êtes dépressif, pardon. Quand vous êtes autiste, pardon. Quand vous êtes schizophrène, pardon.

Quand vous êtes déficient intellectuel, pardon. Non, votre concertement n'est pas total. Mais Philippe Juvain, le médecin vérifie, c'est ce qui est inscrit dans la loi, ce qui est prévu.

Il recueille les avis d'un collège de professionnels de santé mais infiné, il décide seul. Et ben écoutez, on nous dit effectivement, soyez rassurés, il y a plusieurs personnes qui vont étudier votre dossier. Regardons le dos.

Regardons article 6. Vous allez d'abord rencontrer en tout et pour tout potentiellement qu'un seul médecin. Vous ne verrez physiquement qu'un seul médecin et c'est lui qui décidera.

Et effectivement, il doit prendre la vie d'un deuxième médecin qui ne pourra ne pas vous voir, qui pourra simplement regarder votre dossier. Je suis désolé mais quand vous regardez votre dossier et qu'on vous voit pas physiquement, votre niveau d'information par rapport à celui qui vous a vu pas le même. C'est pas une décision collégiale.

Deuxièmement, j'avais demandé moi qui a un psychiatre obligatoire, il y aura pas de psychiatre obligatoire. Il demandera la vie de ce qu'on appelle un auxiliaire médical. Oui, un être soignant qui vous soit qui vous connaît, ça c'est bien mais à défaut alinéa 7 un autre auxiliaire médical donc quelqu'un qui vous a jamais vu.

Vous savez ce que c'est un auxiliaire médical ? Ça peut être un être soignant, ça peut être un pédicure podologue, un diéticien, un orthoptiste. Moi, pardon, ils sont très sympathiques les orthoptistes, mais je veux pas qu'un orthopéiste qui ne m'a jamais vu donne un avis sur sur mon sur sur mon cas.

Alors, on nous dira "Mais non, c'est pas comme ça que ça se passera." Sauf que c'est comme ça que la loi est écrite. Et puis j'avais souhaité moi parce qu'il y a des abus de faiblesse.

Vous savez que ça existe ces abus de faiblesse, les héritages qui sont long arrivés, les familles qui sont fatiguées ou qui sont pas aimantes. En France, il y a deux condamnations par jour pour abus de faiblesse. Deux condamnations par jour.

Donc, il y aura des abus de faiblesse. Et qui va contrôler ces abus de faiblesse ? Le médecin tout seul.

Comment il fait ? C'est pour ça que je souhaitais qu'un juge soit saisi du dossier et dise oui, le consentement est bien libré, éclairé. Bref, un contrôle a priori avant l'euthanasie, ça a été refusé.

Ah, il y aura un contrôle. Ouais. Ouais, il y a une commission de contrôle.

Vous vous l'avez pas dit ? Ou à postériorie quand vous serez mort. Ah bah ça vous fait une belle jambe tiens.

H contrôle à postériori. Alors il a été voté aussi euh un délit d'entrave. Oui, à l'accès à l'aide à mourir, un peu comme le délit d'entrave à uneiv.

Alors ça nous choque pas choque pas parce que on a ouvert entre guillemets un droit. Donc il est normal que la loi réprime ceux qui empêchent. Non, ce qui m'a choqué c'est deux choses sur le délit d'entrave.

Premièrement, je pense qu'il fallait mettre en balance un délit d'incitation au suicide assisté pour que la personne vous dise pas faut y aller. Mais il y a oublie de vous dire qu'il y a des alternatives, les soins palliatifs en particulier. Ça ça a été refusé.

Et surtout, j'avais proposé, ça a été refusé, c'est très dommage, qu'on exclut du champ d'application du délit d'entrafre, c'est-à-dire qu'on ne puisse pas leur reprocher tous ceux dont le métier et et de d'essayer de vous dissuader, de vous suicider. Un psychiatre, un prêtre dans un hôpital, il y a des homoniers euh ou simplement une association de prévention du suicide. J'aurais souhaité que cela dont le métier est plutôt de vous dire monsieur Bourdin, ne vous suicidez pas, il y a d'autres solutions, et bien on puisse pas les accuser de délit d'entrave.

On me dit non non ça sera pas le cas en pratique sauf que la loi ne le précise pas et je le regrette. Est-ce qu'il y a du business autour de l'aide à mourir ? Alors aucun député, j'en suis persuadé aucun député ne vote cette loi pour faire des économies.

Attention voyez il faut être très clair. C'est très important. C'est très important ce que j' parce que ça veut dire quoi favoriser la de mourir ?

Ça veut dire plus de soins palliatifs. Ça coûte moins cher à la sécurité sociale et à la société. Non mais ce qu'on sait c'est qu'au Canada ils ont fait 80 millions de dollars d'économie l'année dernière grâce aux succités.

Pourquoi ? Parce que la fin de vie ça coûte très cher quand vous êtes en RA. Ça coûte très cher à la société.

Mais que les choses soient claires, aucun député qui est pour cette loi ne le fait parce qu'il veut faire des économies. simplement bah il y aura des économies qui seront faites des des facto et moi je suis frappé si vous voulez qu'un certain nombre de mutuels dont le job quand même et de rembourser les soins. C'est ça ou euh soit des des des pros euh suicides assistés aussi décidé ils ont le droit de l'aide pour des raisons philosophiques, je leur reproche pas mais il y a une sorte de conflit d'intérêt.

Imaginez qu'une compagnie américaine assurance privée de santé capitalistique qui rembourse vos soins vous a fait du lobbing pour légaliser l'aide à mourir. On aurait dit quand même c'est quand c'est scandale là quand les mutuels le font personne ne s'en estux. C'est un peu curieux.

Moi je je demande au mutuel si vous voulez plutôt de rembourser ou de rembourser tous les soins. Vous savez quand on est sous morphine à haute dose à la fin de sa vie on est constipé c'est très douloureux. Il faut des laxatifs, ça coûte pas grand-chose, sauf que c'est pas remboursé par les SQ et donc c'est pas remboursé pour les Mutuels.

Alors les mutuels au lieu de faire d'utiliser mon argent à faire des campagnes de pub, je préférerais que cet argent soit utilisé à rembourser des laxatifs à tous les malheureux qui sont obligés de faire des économies sur les laxatifs. Philippe Juvin, si nous parlions un peu de politique, j'avais envie. Bruno Rotaillot a été élu.

Oui, après tout cela, euh euh Bruno Rotaillot a été élu président DLR euh quand même, dites-moi Bruno Rota président des LR, mais lui s'opposait à la constitutionnalisation de l'IVG, il est contre l'interdiction des thérapies de conversion par les homosexuels. Vous êtes pour ou contre ? Ah mais moi, j'ai voté la constitutionnalisation, c'est dur à dire, de l'IVG il y a il y a 2 ans, j'ai voté et j'ai soutenu Bordeaux Rota.

J'ai soutenu Bruno et vous avez soutenu Bruno Rota. Donc il pas de contradiction. Je vais vous dire pourquoi j'ai soutenu Bruno Rota.

D'abord, je l'ai soutenu parce qu'il est il est membre du gouvernement. Oui. Et pourquoi les Républicains ont un peu plus d'oxygène aujourd'hui ?

C'est que nous participons à l'action gouvernementale parce que les Français en ont assez des hommes politiques qui font du commentaire. Ils aiment les Moi, je enfin c'est ma thèse depuis 2 ans d'ailleurs, je je soutenais ici à ce micro qu'il fallait que les Républicains a gouvernement. Je me souviens exactement.

J'étais un des seuls d'ailleurs dans le camp à le dire à l'époque. Pourquoi ? Parce que on n'est crédible aujourd'hui en France, je crois à vis des Français que si on on prend des risques et qu'on exerce des responsabilités.

Donc c'est la première raison pour laquelle j'ai j'ai voté pour Rotaillot. Et il y a une deuxième raison qui est je pense que le temps des gens sérieux est revenu. C'estàd les tiktokeurs, les instagrammeurs on en a assez.

Ceux qui font que de la com, on en a assez. Retaillo, vous pensez à qui là ? Mais Retaillo, on aime ou on aime pas mais c'est un type sérieux qui connaît des dossiers et qui travaille sur le fond.

En fait, si je comprends bien, il y a deux hommes important à droite aujourd'hui, c'est Édouard Philippe et Bruno Rota quoi. Bah, on verra, on verra qui sort. Non, mais je franchement non mais Édouard Philippe, je suis très tranquille.

Édouard Philippe, si vous voulez, il a essayé de me faire battre aux élections législatives. Je peux Non, mais je peux en dire pos, je peux je peux en dire donc je peux en dire facilement du bien. C'est un Non mais c'est c'est un type bien.

Il a été premier ministre, il des responsabilités. La la question c'est que il est normal et c'est sain et c'est sain qu'il ait une compétition. On disait Édouard Philippe Eddard Philippe primaire.

Bah il faudra bien un moyen pour départager tout le monde parce que attention hein euh sil y a plus de deux candidats dans ce qu'on appelle le bloc central bah on ne sera pas au second tour. Et d'ailleurs quand je dis deux c'est très optimiste parce que quand vous regardez la liste on peut se retrouver à 10. Donc je pense qu'il faudra un moyen.

Alors je ne dis pas le mot primaire même si j'y pense très fort. Pourquoi ? Parce que c'est très frien. euh à droite depuis qu'on a eu ces deux primaires euh qui nous ont pas porté chance les gens disent "Ah bah regardez, c'est à cause de la primaire qu'on a perdu." Moi je pense pas du tout que ça soit à cause de la primaire qu'on a perdu.

La primaire de 2016 avait d'ailleurs un très grand succès. Voilà et celle de 2016 avait été un très grand succès. Donc je pense qu'il faudra un moyen, je dis pas primaire pour cette crainte freudienne d'utiliser le mot interdit mais il faudra bien un moyen pour nous départager à moins que les sondages disent regardez il y en a un qui est devant mais vous savez quand il y en a un qui est derrière dans les sondages il a toujours l'idée de se dire qu'il va qu'il va remonter et qui sera devant un dites-moi Philippe Juvin jusqu'à quand peut-il rester au gouvernement ça jusqu'à quand peut ben Bruno Rill jusqu'à quand ce gouvernement peut-il tenir Bah la question c'est pas tant de Bruno Raillot, c'est la question du j'ai pas trop la politique fiction mais tout de même tout le monde pose la question François Obayou n'arrête pas encore une fois ce matin il dit ouais il va falloir faire des économies tout enfin il répète ça comme je le disais tout à l'heure depuis des mois et des mois depuis le moment clé ce sera le budget évidemment hein est-ce que Bruno Rario doit continuer à accompagner cette action gouvernementale moi je crois que c'est indispensable parce que tout ce qu'il fait tout ce qu'il fait est précieux pour les Français, la loi contre le trafic de stupéfiant particulièrement récemment, le rapport sur les frères musulmans qui ne serait pas sorti hein Bron on voit bien qu'il a été un de ceux qui l'a poussé à le sortir, il rend de très grands services.

Évidemment, c'est un gouvernement de coalition et c'est moins facile que d'habitude. On est moins efficace quand on est ministre aujourd'hui que quand on était ministre quand il y avait une majorité stable et cetera. C'est comme ça.

Mais il vaut mieux ça ou il vaut mieux le chaos avec des insoumis au gouvernement ? Parce que c'est ça la question qui se pose monsieur Bourdin. Si nous on va pas au gouvernement, qu'est-ce qui se passe ?

Qui va ? C'est le Rassemblement national ou les insoumis. Exactement.

Vous prenez le risque de ça ? Vous avez invité monsieur Caron hier, je crois. C'est intéressant hein.

Monsieur Caron, ministre, ça va ? C'est bien ça. Ça vous plaît ?

Philippe Juvain ? Une une dernière question sur ce qui agite la classe pardon monsieur Caron qui a d'ailleurs déposé une proposition de loi alors qu'on va légaliser l'euthanasie pour les les les personnes les hommes et les femmes qui a déposé une proposition de loi fort opportune pour interdire l'euthanasie chez les chiens et les chats vous voyez c'est intéressant quand même cette balance ouais priorit les réseaux sociaux la polémique à propos de Brigitte et Emmanuel Macron comment est la polémique et les heures et les heures consacrées Mais c'est lamentable. Écoutez de deux choses.

Une disons les choses ou bien ils se sont engueulés et alors excusez-moi mais trouvez-moi un couple qui s'est jamais engueulé. Je je leur mets je voilà je leur donne je les sanctifie, je leur donne le prix Nobel de la paix des ménages. Soit il chahutaient et dans ces cas-là bah ils chahutaient.

Mais c'est pas c'est pas un sujet écoutez. Non vraiment c'est pas un sujet. Franchement, qu'on s'occupe de ça alors que les finances publiques sont en train de s'écrouler, que la Cour des comptes dit "Attention, on va plus pouvoir payer les retraites et les retraites et et les salaires des fonctionnaires" parce que c'est ça en fait qui est dit où on va plus du tout pouvoir rembourser les hôpitaux.

Moi, je suis plutôt inquiet de ça plutôt que euh d'une image fugace à la porte d'un avion. Fugace et on oublie qu'on a vendu 20 Airbus au Vietnam. Personne n'en parle.

Ben voyez, même moi je ne savais pas et dans ce cas-là, je m'en félicite. C'est une très bonne chose. Merci Philippe Juard.

Merci. Il est 8h56, vous êtes sur antenne de Sud Radio. Merci.

Sudo. Sudo. Parlons vrai.

Parlons vrai. Sudradio.