Bonjour chez vous ! du 8 octobre 2026
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Questions et réponses
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- 7:03OuverteÉludée
Est-ce qu'elle a été utile, selon vous, cette allocution ?
- 9:29RelanceRéponse directe
D'abord, il y a des mots qui contredisent Sébastien Lecornu. Que pensez-vous de sa doctrine du maintien de l'ordre ?
- 10:19OuverteRéponse directe
Est-ce que ce n'est pas ça aussi qui rend compliquée la doctrine du maintien de l'ordre ?
- 11:01OuverteRéponse partielle
Vous saluez cette décision de ne plus utiliser de grenades assourdissantes ?
- 13:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a quand même entendu les lycéens sur le fond ou pas ?
- 15:03OuverteRéponse directe
Quels amendements vous allez proposer pour votre budget d'éducation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:16PrésentateurFait
« Sébastien Lecornu a reconnu que la colère des lycéens ne venait pas de nulle part. »
- 14:20Invité politiqueChiffre
« Dans le prochain budget, le budget 2027, il est prévu très précisément 1 588 postes de professeurs en moins, notamment dans le secondaire, dans les lycées. »
- 16:50PrésentateurChiffre
« 25 milliards d'euros pour la rénovation des collèges et des lycées. »
- 21:24PrésentateurChiffre
« La cible initiale est de 4,8% et nous l'avons porté à 5% pour les besoins de notre défense nationale. »
- 32:27PrésentateurChiffre
« On va être à 73 milliards d'euros juste pour payer les intérêts de la dette en 2026. »
- 32:31PrésentateurChiffre
« 73 milliards d'euros juste pour payer les intérêts de la dette en 2026 »
- 44:56InvitéFait
« nous avons traditionnellement des budgets de formation très importants »
- 1:02:19InvitéFait
« on a l'impression d'un Emmanuel Macron qui avait du mal à voir cette communication difficile du Premier ministre vis-à-vis des lycéens »
- 1:03:04InvitéFait
« il a donné très peu de réponses je pense que le message principal qu'il a donné c'est l'écoute »
- 1:05:15Invité politiqueFait
« il y a eu d'abord le sujet du maintien de l'ordre »
- 1:05:25PrésentateurFait
« hier il a dit je donnerai une réponse »
- 1:12:12PrésentateurPromesse
« les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre »
- 1:20:22Invité politiqueChiffre
« le monde agricole c'est à peu près 1,5% de la population active mais sur le plan électoral ça représente 6% »
- 1:20:40Invité politiqueFait
« quand je regarde les chiffres du soutien des agriculteurs lors des dernières élections présidentielles ça allait plutôt vers la droite républicaine »
- 1:20:50Invité politiqueFait
« vous avez ce qui est vrai depuis des années une crise économique agricole très très forte avec des revenus très faibles »
- 1:22:35InvitéFait
« Sébastien Lecornu n'arrive pas à répondre concrètement parce que cette crise »
- 1:23:11PrésentateurFait
« il y a la loi d'urgence agricole qui a été examinée au Parlement »
- 1:23:52InvitéFait
« il a au-dessus de lui un Emmanuel Macron qui trépigne un peu qui laisse entendre que ça ne va pas assez vite »
Temps de parole
- Présentateur74 %
- Invité8 %
- Invité 26 %
- ?4 %
- Invité 32 %
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Public
Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver comme tous les jours à faire le point sur les sujets qui font votre quotidien et l'actualité dans nos régions.
On
regarde le programme de ce jeudi 8 octobre. La réponse de Sébastien Lecornu face aux multiples colères des décisions fin octobre pour les lycéens. Une baisse des prix à la pompe dans les prochains jours grâce à la libération de barils des nouvelles mesures dès aujourd'hui pour les agriculteurs. Cette allocution a-t-elle été utile ? On pose la question dans quelques instants au sénateur et porte-parole du Parti communiste Yann Brossat. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous et à tout de suite. Et puis dans une heure, le débat de nos éditorialistes sur la méthode. Lecornu peut-elle apaiser le pays ? Réponse avec Michael Darmand, Brice Socol et Émilie Zapalski.
Face à la situation alarmante de nos finances publiques, faut-il s'inquiéter pour l'avenir de nos économies ? L'État peut-il venir piocher dans notre épargne ? Dans une demi-heure, on reçoit le président du Crédit Mutuel, Daniel Ball. Et puis notre reportage en région sur ces Français qui changent de mode de chauffage pour mieux faire face à la hausse des prix de l'énergie. On ira dans la Loire où une entreprise spécialisée dans le remplacement de chaudières par des pompes à chaleur a vu son activité bondière. Voilà pour le programme. On est ensemble pour une heure et demie. Bonjour chez vous.
Et
d'abord le journal avec Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Bonjour Ariane, bonjour à tous. À la ligne de ce jeudi 8 octobre, la réponse de Sébastien Lecornu face à la mobilisation lycéenne. Voilà, alors que les lycéens sont appelés à se mobiliser pour une nouvelle journée d'action avec le soutien des syndicats d'enseignants. Le Premier ministre a estimé que nul ne peut être indifférent aux angoisses des lycéens, je cite, et que les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction de les affronter. Clément Guillaumeau. Nouvelle journée de mobilisation des lycéens hier.
Ne nous
regardez pas !
Malgré quelques heures, le mouvement est en net recul. 9 lycées sur 10 ont fonctionné normalement. Hier soir, Sébastien Lecornu a reconnu que la colère des lycéens ne venait pas de nulle part. Après avoir condamné la violence des manifestations et réfuté toute répression policière, il a de nouveau insisté sur les 5 chantiers lancés par le gouvernement.
5
chantiers.
Pour
assurer les cours lorsqu'un enseignant est absent, même si beaucoup a été fait ces dernières années. Pour améliorer les conditions matérielles dans les bâtiments, notamment face aux fortes chaleurs. Pour mieux organiser les temps scolaires, pour rendre parcours sup' plus transparent et intelligible.
Et
pour donner, et c'est peut-être d'ailleurs la principale revendication, un cadre d'expression plus clair et renouvelé aux lycéens dans une démocratie qui est évolue, une démocratie vivante. Les premières décisions du gouvernement en réponse à la colère lycéenne seront présentées fin octobre. Pas de quoi convaincre les organisations syndicales.
Il
y en a marre, les lycéens, les lycéennes, les étudiants, les étudiantes attendent des réponses concrètes. Restez mobilisés dès demain, parce que oui, le rapport de force est de notre côté. Ne lâchez rien, ils vont finir par céder. Et c'est pour ça que nous demandons, dès la semaine prochaine, un rendez-vous avec M. le Premier ministre Sébastien Lecornu.
Dans la rue, depuis le début des mobilisations, les lycéens peuvent compter sur le soutien de Jean-Luc Mélenchon. Soyez prudents.
C
'est une chose incroyable
que
vous êtes en train de faire,
mais vous n'en rendez pas compte.
C'est le plus puissant mouvement
de
jeunesse qu'on ait vu depuis 50 ans.
Et personne n'est capable de dire que vous avez tort parce que vous avez raison. De son côté, Marine Le Pen a de nouveau évité hier la question des revendications des lycéens. Il y
a
urgence à faire des annonces sur les lycéens
?
Il y a urgence en tout cas à rétablir, à remettre un peu tout ça en ordre, à sécuriser le personnel enseignant, à revaloriser leur salaire. À mettre en place la célèbre trajectoire casseur-payeur dont on a beaucoup entendu parler, mais qu'on n'a absolument pas vu.
Une nouvelle journée de manifestation est annoncée aujourd'hui, soutenue par plusieurs syndicats d'enseignants qui appellent à la grève. Devant les sénateurs, Roland Lescure alerte sur l'état de nos finances publiques. Voilà, le ministre de l'économie est venu présenter la copie budgétaire du gouvernement en commission des finances du Sénat avec une prévision de croissance à 1% l'an prochain et l'objectif de déficit à 5% contre 5,4% aujourd'hui. Le budget est ambitieux, il va même être difficile à atteindre. Ça, je le reconnais bien, a dit Roland Lescure. Écoutez le ministre.
Nous
ne pouvons pas attendre pour tenir notre déficit public. Vous l'avez dit, les marchés nous mettent une pression certaine. Mais plus globalement, évidemment, nous faisons ça pour nos concitoyens, y compris les jeunes, vous l'avez dit, qui s'interrogent et qui s'inquiètent pour leur avenir.
Et
dans ce contexte, les présidents de départements sont en colère. Nous vous en parlions dans cette émission hier. Ils alertent sur le volet collectivité du budget, qui serait synonyme d'une nouvelle ponction de 1,8 milliard d'euros pour cet échelon territorial. Écoutez François Sauvadet, le président de l'association de départements de France, hier au micro de Jérôme Rabier.
C'est incompréhensible et je suis en colère parce qu'il n
'y
a pas eu de dialogue préalable, vraiment abouti, et j'ai découvert ça au comité des finances locales. Donc c'est insupportable. Je pense qu'il va y avoir une quinzaine de départements en difficulté en plus, si on continue comme ça, avec la même proposition. Donc j'en appelle aux parlementaires pour qu'ils prennent leurs responsabilités, parce que derrière,
ce
sont les citoyens dans les départements qui vont payer la note. Présence territoriale, les services à la population. Donc oui, en colère et un sentiment d'incompréhension sur le fait qu'on nous fasse les poches à cette ampleur.
Et
puis retour sur Terre pour Sophie Adnaud. Voilà. Après 8 mois dans l'espace et une dernière journée de voyage, Sophie Adnaud doit amérir cet après-midi dans l'océan Pacifique, au large de la Californie. Cela devrait se faire autour de 17h34, précisément, heure de Paris. Sophie Adnaud qui a passé au total 235 jours à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, battant le record du plus long séjour orbital en continu pour un astronaute européen, homme-femme confondu. Auréane. Merci Quentin. A tout de suite. On va revenir sur la mobilisation lycéenne.
Les
réponses de Sébastien Lecornu.
Yann
Brossat, vous êtes sénateur de Paris, porte-parole du Parti communiste et du candidat Fabien Roussel, qui est votre candidat à la présidentielle. Et face à la colère lycéenne à l'augmentation des prix de l'énergie, aux inquiétudes du monde agricole, Sébastien Lecornu a donc tenté de rassurer et d'apporter des réponses. Vous allez le voir, Sébastien Lecornu, qui fait la une ce matin de la plupart de vos quotidiens régionaux. Et on va revenir sur cette allocution. Yann Brossat, d'abord, question un peu large. Est-ce qu'elle a été utile, selon vous, cette allocution ? Non, je pense que ce n'est pas une réponse que Sébastien Lecornu apporte. C'est une fin de non-recevoir.
Moi, je me suis demandé pourquoi est-ce qu'il a décidé de prendre la parole. Et en réalité, à qui est-ce qu'il s'adresse ? Il ne s'adresse pas aux lycéens, il ne leur a rien proposé. Il ne s'adresse pas aux parents, il ne leur a rien promis. Et donc, en réalité, mon sentiment, c'est qu'il s'adresse au marché. Et il dit au marché, dans la période de crise financière que nous traversons, rassurez-vous, je ne lâcherai rien à la population qui se mobilisait. Donc oui, je trouve ça très inquiétant. Et en tout cas, ça n'est pas à même, à mon avis, de calmer la colère qui s'exprime depuis maintenant plusieurs semaines. On va revenir en détail sur ces propos.
Mais faire une allocution sur les lycéens, sur la colère du monde agricole, sur la hausse des prix du carburant, sur le maintien de l'ordre également, on va en parler. Est-ce que finalement, ça ne renforce pas, malgré lui, la convergence des luttes
? Si,
assurément. En tout cas, il y a une colère multiforme qui s'exprime dans notre pays, qui est directement liée aux insuffisances de la politique gouvernementale, à la fois sur les enjeux du pouvoir d'achat avec l'envolée du prix des carburants, sur la question de l'éducation avec la mobilisation lycéenne, qui pointe du doigt un certain nombre de dysfonctionnements majeurs. Quand vous avez, au cours de l'année scolaire 2024-2025, 15 millions d'heures non remplacées avec des professeurs qui ne sont pas là et qui n'ont pas de remplaçants en face, ça fait des situations dramatiques et des lycéens qui se mobilisent en masse.
Et donc oui, d'une certaine manière, le Premier ministre est contraint de constater que le pays va très mal. Ce qu'il oublie, c'est que ce qui est à l'origine de ce mécontentement, c'est la politique gouvernementale et qu'elle doit être revue de A à Z. –
Sébastien
Lecornu qui a débuté son intervention en parlant des violences et de la question du maintien de l'ordre. On va l'écouter.
–
Contrairement à ce que certains racontent et répètent, les forces de l'ordre n'ont pas pour instruction d'affronter les lycéens. Leur mission est de protéger les biens, mais surtout les personnes, de faire respecter la loi et de permettre l'accès aux établissements scolaires.
Elles
doivent agir pour cela de manière proportionnée, dans un contexte souvent très difficile, il faut le reconnaître, et je veux leur redire notre soutien.
Mais
lorsqu'un jeune est gravement blessé, les enquêtes doivent en établir les circonstances en toute transparence, comme pour toute atteinte aux personnes. Je l'ai rappelé hier à l'Assemblée nationale,
le
respect de l'État droit s'impose
à
chacun.
–
Dontacte, qu'est-ce que vous avez pensé en entendant ça ?
– D
'abord, il y a des mots qui contredisent Sébastien Lecornu. Lorsque le ministre de l'Intérieur dit explicitement qu'il ne recommande aucune retenue aux forces de l'ordre dans le maintien de l'ordre dans le cadre de ces manifestations, c'est contradictoire avec ce que dit Sébastien Lecornu. Lorsque des enfants se retrouvent avec une main arrachée, avec un œil en moins, avec une mâchoire cassée, tout ça ne va pas dans le sens de ce que dit Sébastien Lecornu. Et donc oui, je pense que la question de la doctrine du maintien de l'ordre doit se poser.
Il n'est pas acceptable que dans notre pays, qui s'enorgueille d'être le pays des droits de l'homme, on ait des événements comme ceux-là qui se produisent. Je le redis, ce sont des enfants. On n'a pas à lancer des grenades sur des enfants. On n'a pas à faire usage de LBD devant des enfants. Or, c'est exactement ce qui s'est produit. Et
tout ça a d'ailleurs suscité
une
grande émotion. Le
problème, Yann Brossat, c'est qu'à cette mobilisation lycéenne viennent se greffer des casseurs. Est-ce que ce n
'est
pas ça aussi qui rend compliquée la doctrine du maintien
de l'ordre ? Bien sûr,
et pour ce qui me concerne, je condamne toutes les violences, mais je condamne aussi les violences policières. Parce que quand on est policier, quand on porte l'uniforme, on représente l'État. Et donc, on doit faire preuve d'une forme d'exemplarité. Par ailleurs, oui, la question du maintien de l'ordre, elle doit se poser quand on voit, par exemple, que les grenades, nous sommes l'un des seuls pays de l'Union européenne à les utiliser. Et d'ailleurs, le ministre de l'Intérieur a fini par reconnaître qu'il y avait un problème puisqu'il a annoncé hier, chez vos confrères de RTL, que la police n'en ferait plus usage dans le cadre du maintien de l'ordre de ce mouvement social.
De grenade
assourdissante.
De
grenade assourdissante.
Vous saluez cette question ?
Enfin, je le salue, ça vient un peu tard parce que c'est une grenade assourdissante qui a conduit au drame qu'on a connu à Lens. Mais s'il le fait, c'est bien qu
'il
y
a
un problème et que donc, on a eu une forme de déni pendant les premiers jours qui a conduit à des drames. Et donc, un ministre de l'Intérieur contraint de rétro-pédaler. Mais enfin, quand même, posons-nous ces questions. Ne balayons pas ça d'un revers de main comme l'a fait le Premier ministre hier. Il ne le balaye pas d'un revers de
main.
Il dit juste, et il l'a dit d'ailleurs devant l'Assemblée aussi avant-hier, qu'il y avait quelque part une forme d'instrumentalisation politique de ceux qui répètent à l'envie que les forces de l'ordre ont pour instruction d'affronter les lycéens. Mais c'est un fait que des forces de l'ordre ont affronté des lycéens et l'ont fait d'une manière totalement disproportionnée, ce qui est à l'origine
des drames dont je viens de parler.
Pourquoi son ministre de l'Intérieur a dit ne faites preuve d'aucune retenue lorsqu'il s'adressait aux forces de l'ordre ? Soit le Premier ministre n'est pas obéi par son ministre de l'Intérieur et c'est très inquiétant, soit le Premier ministre ment. Mais en tout cas, il y
a
un problème. Il y
a
quelque chose qui ne convient pas dans cette affaire. D'ailleurs, je vous le dis, je ne comprends pas comment Laurent Nunes peut rester en responsabilité après ce qui s'est produit.
Il doit démissionner ?
Oui, il doit démissionner parce que c'est honteux d'avoir des situations comme celle-là dans un pays comme le nôtre. Une fois de plus, ce sont des enfants. Les personnes dont je parle, celui qui a été bornier, celui qui a perdu son bras, celui qui a perdu sa mâchoire, ce sont des enfants, ce sont des mineurs, des lycéens. Et donc, personne ne devrait accepter ça dans un pays comme le nôtre. Et donc, oui, le ministre de l'Intérieur devrait en tirer les conséquences. Et on a également des forces de l'ordre bressé, des personnels de l'éducation qui sont blessés, qui sont attaqués. Comment on fait ? C'est bien la raison pour laquelle je vous dis que je condamne toutes les violences.
Mais comment on fait ? D'abord en répondant aux revendications. On a affaire à un gouvernement qui, depuis dix ans maintenant, des gouvernements successifs sous la présidence d'Emmanuel Macron, qui ne sont pas capables de dialoguer avec les gens qui se mobilisent. C'est exactement ce qu'on a vécu pendant le mouvement des Gilets jaunes. Et puis, il y a aussi une autre question à se poser. Quand vous avez des mouvements sociaux pacifiques, le gouvernement n'en tient aucun compte. Souvenez-vous du mouvement sur les retraites, quand des enfants voient ça, quand des enfants voient que leurs parents se sont mobilisés contre la réforme des retraites par millions.
Ils ont fait grève, ils ont défilé, ils n'ont rien obtenu. Inévitablement, la leçon
qu'ils ont tirent... Elle est suspendue,
la réforme des retraites. Elle est suspendue.
Après une négociation avec le Parlement. Elle est
très partiellement suspendue en lien avec les élections de 2024. Et le mouvement social y a évidemment contribué. Mais enfin, la réforme, elle a été passée par 49-3. Donc, inévitablement, c'est un encouragement à la violence. Quand vous avez un pouvoir qui ne respecte pas les mobilisations pacifiques. Et donc, on a besoin de tourner la page de cette manière, de faire de la politique et de cette manière de gouverner. J'espère que ce sera le cas après les élections de 2027. Sur le fond, et les réponses aux lycéens hier, il a parlé de la plateforme. 40 000 contributions, a-t-il dit, auxquelles il promet de répondre.
Et puis, il a rappelé qu'il avait engagé cinq chantiers pour assurer les cours, améliorer les conditions matérielles, organiser le temps scolaire. Là aussi, il promet des décisions avant fin octobre. Est-ce qu'il a quand même entendu les lycéens sur le fond ou pas ? Non, c'est une manœuvre dilatoire. Pourquoi il dit fin octobre ? Il attend les vacances scolaires, il mise sur le fait que les vacances scolaires feront que le mouvement social s'essoufflera. Et donc, il va pouvoir continuer sa petite popote tranquille. Mais la réalité, c'est qu'il y aura un moment de vérité. Et ce moment de vérité, c'est le budget.
Dans le prochain budget, le budget 2027, il est prévu très précisément 1 588 postes de professeurs en moins. notamment dans le secondaire, dans les lycées, ceux qui sont mobilisés en ce moment, lycées dans lesquels d'ailleurs la démographie dans les 5 prochaines années va augmenter. Si vous avez moins de professeurs et que vous avez plus d'élèves, ça fait que vous aurez des classes plus chargées. J'étais professeur à Sarcelles quelques années. C'est une équation qui est assez simple à comprendre. Donc, tout va continuer comme aujourd'hui, ce qui provoque le mécontentement des lycéens. Par exemple, cette question-là, elle doit être revue
par le gouvernement. Et dans le même temps, il
rappelle, puisque vous parlez du budget et on va y venir plus largement, mais sur l'éducation, il rappelle que c'est un des seuls budgets augmentés, plus 1,2 milliard d'euros. Et d'ailleurs, il dit, les parlementaires ont un mois jusqu'au 12 novembre, jour où ils seraient examinés à l'Assemblée, pour se mettre d'accord sur des amendements. Quels amendements vous allez proposer pour
votre budget d
'éducation
?
Par exemple, il est hors de question pour nous de continuer à supprimer des postes de professeurs. Vous vous rendez compte, je l'ai dit tout à l'heure, 15 millions d'heures qui partent en fumée parce que pas remplacer, ça n'est pas normal. Enfin, on devrait quand même au moins, au moins, avoir un consensus national, Fabien Roussel l'a souligné il
y
a quelques jours, un consensus national autour de l'idée qu'il doit y avoir un professeur devant chaque classe et que donc, toutes les heures non effectuées doivent être remplacées. C'est simple, c'est basique, typiquement, ça, ça doit pouvoir être réglé dans le budget. Et on va revenir justement sur les mesures présentées par le Parti communiste, par Fabien Roussel. Quentin, puisqu'il présentait mardi un pacte pour la jeunesse et l'éducation, c'était au siège du PCF. Oui, exactement. La conférence de presse était organisée juste avant les grandes mobilisations de mardi, le temps de présenter son plan.
Puis, Fabien Roussel, le candidat des communistes à la présidentielle est allé rejoindre les cortèges parisiens. Fabien Roussel qui a appelé l'ensemble des forces politiques, des groupes parlementaires à s'engager pour la nation, pour l'avenir de notre jeunesse, ce que vous étiez en train d'évoquer, Yann Brossard, ce pacte qui doit concerner tous les groupes politiques. Écoutez donc le secrétaire national du Parti communiste français.
Un,
limiter le nombre d'élèves par classe et selon les niveaux
et
y mettre les professeurs correspondants.
Avoir
des professeurs remplacés en 24 heures partout. Mettre en place un plan de rénovation des bâtiments. Avoir une meilleure reconnaissance des enseignants
et
abroger Parcoursup.
On
va voir deux mesures du plan jeunesse 2027-2032 présentées mardi. Fabien Roussel qui veut plus 18 000 professeurs par an.
Cela
ferait donc 90 000 sur la période. 25 milliards d'euros pour la rénovation des collèges et des lycées. Fabien Roussel qui a promis aussi des classes moins chargées avec moins d'élèves. Passer d'environ 21 élèves à 18-19 au primaire. D'environ 26 à 22-23 au collège et de 30 élèves dans les classes au lycée à 26-27 a dit le secrétaire national du Parti communiste. Pourquoi l'idée de ce pacte Yann Brossa ? C'est dire que les mesures doivent faire consensus aujourd'hui sur l'échiquier politique ?
C'est dire en tout cas que cet engagement pour la jeunesse ne doit pas attendre l'élection présidentielle et que dès le budget 2027 il faut un certain nombre d'avancées parce que le mouvement social y a lieu tout de suite. D'ailleurs les jeunes qui se mobilisent passent le bac cette année donc si on leur dit après les élections présidentielles les choses vont changer ça ne résout pas le problème immédiat auquel ils sont confrontés. Et oui il y a un certain nombre d'exigences qui sont des exigences basiques.
Avoir un professeur devant chaque classe ça n'est pas une demande exorbitante ça devrait être l'évidence même c'était le cas d'ailleurs il y a un certain temps simplement on paye aujourd'hui une situation où d'année en année on ne recrute pas les professeurs en nombre suffisant et on en arrive à 15 millions d'heures non remplacées et c'est à cela qu'il faut remédier.
Ça se complique peut-être sur le financement des mesures la rénovation des bâtiments scolaires qui se feraient en prenant sur les ados entreprises les recrutements eux se feront en prenant 3,5 milliards d'euros obligés de la défense en fait il faut choisir dans nos politiques publiques la baisse du taux de prélèvement sur les entreprises par exemple c'est pas quelque chose qui vous intéresse la lutte contre les menaces à l'international non plus ?
C'est la base l'arbitrage politique quand on fait de la politique quand on fait un budget on arbitre entre différents choix est-ce qu'on décide de continuer à augmenter de manière totalement démesurée le budget de la défense qui a pour objectif d'être doublé avec Emmanuel Macron ou est
-ce
qu'on considère que la question de l'éducation elle est absolument fondamentale quand on traite de la question de l'éducation je le dis aussi là aussi comme ancien professeur évidemment c'est la question de nos jeunes mais c'est plus largement la question de l'avenir du pays un pays qui sacrifie son éducation qui ne permet pas qu'on ait un professeur devant chaque classe c'est un pays qui se sacrifie lui-même et c'est exactement la situation dans laquelle nous sommes en ce moment ben oui moi j'assume je pense que nous n'avons pas besoin d'augmenter de manière démesurée comme on le fait en ce moment le budget de la défense et qu'on ferait mieux d'utiliser cet argent pour faire en sorte qu'on ait un professeur devant chaque classe si on a envie d'être un pays fort il faut aussi être un pays bien éduqué j'ai une dernière question avec la conférence de presse qu'on a vu le jour de la mobilisation est-ce qu'il n
'y a
pas l'aveu d'un retard à l'allumage aussi chez les communistes parce qu'aussi on sait que vous avez peut-être moins de succès chez les jeunes que Jean-Luc Mélenchon qui est très populaire auprès de cette catégorie
nous
avons été présents depuis le début pour l'avoir suivi en tant que directeur de campagne de Fabien Roussel dans cette mobilisation et d'ailleurs Bastien Bonargent qu'on voit tout à l'heure sur vos images qui est secrétaire général des jeunes communistes a eu la bonne idée de lancer des cahiers de doléances qui visent avec les jeunes communistes partout dans le pays à recueillir les exigences des lycéens et donc nous sommes à l'initiative porteurs de propositions et vous l'avez montré tout à l'heure
et
on va aller voir ce que pensent les élus locaux de ces annonces de Sébastien Lecornu on va en Seine-Maritime bonjour Virginie Lutron merci d'être avec nous maire de Port-Jérôme-sur-Seine vice-présidente de la région Normandie vous suivez vous aussi de près sur le terrain cette mobilisation vous allez d'ailleurs vous rendre dans quelques minutes dans un lycée les annonces du Premier ministre sont-elles à même de répondre à la colère de la jeunesse
ah
on a un petit problème technique Virginie Lutron on va essayer de rétablir la connexion et on va revenir avec vous on va écouter parce qu'au-delà on le disait en début d'émission Sébastien Lecornu qui n'a pas parlé que de la mobilisation lycéenne qui a plalé plus largement notamment de la question du budget on va l'écouter le Premier ministre est-ce qu'il pointe un risque pour le pays si le Parlement n'adopte pas de budget
le
budget que nous proposons porte donc un effort de redressement précis de 54 milliards d'euros
je
suis donc convaincu que le Parlement permettra à la France d'avoir un budget
l
'opposition a le droit de contester le texte peut être évidemment discuté amendé modifié ligne à ligne s'il le faut
mais
c'est la responsabilité du Parlement sa première des responsabilités que de donner un budget
au
pays
j
'en appelle donc au patriotisme de chacun pour que les échanges engagés aboutissent aux compromis nécessaires
notre
engagement est de ramener le déficit public à 5%
en
2027
je
le dis avec gravité pas davantage
la
cible initiale est de 4,8 et nous l'avons porté à 5
pour
les besoins de notre défense nationale
Yann
Brossat vous allez être patriote vous allez contribuer à ce que la France fait un budget au 31 décembre c'est quand même un peu paradoxal quand on a mis le pays dans un état pareil de faire appel au patriotisme des autres en l'occurrence le Premier ministre a mis le pays avec ses amis macronistes dans un état pathétique une crise sociale une crise économique une crise financière budgétaire et il nous dit ben voilà il faut continuer les mêmes recettes et en plus de ça il faudrait que vous me souteniez ben non et en l'occurrence les mêmes recettes produiront les mêmes catastrophes donc un nouveau tour de vis budgétaire des services publics à nouveau mis au régime ça provoquera de nouveaux désastres et donc il n
'est
pas question pour nous d'accompagner ça vous vous rendez compte
oui mais
il dit ça met la France en difficulté s'il n
'y a
pas de budget ça va être pire si on reste 7 mois sans budget si un nouveau président de la République arrive sans budget vous ne
l
'entendez pas cet argument
sans
parler de la lettre qu'il vous avait écrite cet été
où il disait
la loi spéciale c'est 15
milliards je
l'ai lu mais sa politique est mauvaise et les conséquences de sa politique sont visibles à l'œil nu au point qu'on a des mobilisations sociales tous les jours et donc à un moment donné il faut en tirer un certain nombre de leçons j'ajoute par exemple il n'arrête pas de nous dire qu'il
n'y a
pas d'argent il va diminuer dans ce budget si sa copie était retenue la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises ce n
'est
pas indécent dans une période où on a autant de difficultés où on n
'a
même pas un professeur devant chaque classe vous avez un Premier ministre qui dit les grandes entreprises les entreprises du CAC 40 qui viennent de verser 60 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires on va leur baisser leur niveau d'imposition c'est indécent c'est impossible d'accepter ça elle
était en scène
temporaire déjà oui elle peut prolonger un peu on peut prolonger un peu cette contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises ça ne mettra personne sur la paille M. Pouyanné avec ses 10 millions d'euros annuels on peut considérer qu
'il
peut continuer à faire un petit effort et donc oui on a un problème de justice sociale on a un problème de cohésion sociale dans ce pays et ce budget malheureusement ne répond absolument pas à cet enjeu Allez on va retourner en Seine-Maritime retrouver Virginie Lutro maire de Port Jérôme-sur-Seine Virginie Lutro comment vous en tant qu'élu local vous avez accueilli cette allocution de Sébastien Lecornu
? Ça ne marche pas Alors
là cette fois vous m'entendez mais c'est nous qui ne vous entendons pas bon on va essayer il nous reste encore 5 minutes pour régler le problème et on va quand même essayer de vous retrouver Virginie Lutro autre sujet abordé hier par le Premier ministre évidemment sujet extrêmement concernant pour les Français c'est les prix de l'énergie les prix du carburant Sébastien Lecornu qui a dit on va libérer 10 millions de barils de nos stocks stratégiques ça va faire baisser le prix à la pompe de 12 à 18 centimes c'est une bonne mesure ?
C'est déjà ça de prix c'est d'ailleurs une proposition que Fabien Roussel avait faite ça reste très insuffisant parce que malheureusement le prix des carburants va demeurer malgré la petite baisse escomptée avec cette mesure va rester très élevée c'est la raison pour laquelle nous plaidons nous en faveur de la baisse des taxes et notamment la baisse de la TVA sur les carburants sur l'énergie de manière générale dont nous estimons qu'elle devrait passer de 20% à 5,5% parce que c'est un produit de première nécessité Donc
ça vous
allez le redemander pendant la discussion
budgétaire ? Bien sûr
nous allons le redemander pendant la discussion budgétaire et comme nous sommes des gens cohérents et que quand on baisse les recettes d'un côté il faut bien les récupérer de l'autre si on veut défendre le service public nous allons réclamer une taxation beaucoup plus élevée des profits notamment de Total parce qu'on a besoin de récupérer de l'argent pour financer nos services publics Vous avez également j'imagine entendu le Premier ministre qui dit on n'a pas les moyens on n'a plus les moyens de faire des aides massives en 2021 ça avait coûté 70 milliards quand on a aidé les Français face à la crise énergétique est-ce que compte tenu de l'état de nos finances il n'a pas raison ?
Non il a tort d'abord c'est eux qui ont vidé les caisses
et
puis par ailleurs vous ne pouvez pas d'un côté continuer à verser 211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises et dire on n
'a
pas d'argent pour aider les plus modestes et en l'occurrence c'est toute notre économie qui souffre du fait qu'on a aujourd'hui des classes populaires et des classes moyennes qui sont prises à la gorge par l'envolée des carburants donc c'est rendre service à notre économie que de faire en sorte que le pouvoir d'achat des Français soit mieux défendu et donc non c'est une mauvaise politique et puis une fois de plus comment peut-il dire il n
'y a
pas d'argent et dans le même temps baisser la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises ça n'est pas cohérent s'il n'y a pas d'argent c'est parce que précisément il ne va pas le chercher Donc pour vous il faut vous allez relancer cette idée d'aide globale pas forcément d'aide ciblée mais il faut aider plus largement et plus
globalement
Baisser les taxes ça n'est pas une aide en l'occurrence nous nous sommes favorables à ce qu'on sorte de cette politique des petits chèques qui est une politique qui prétend être ciblée qui en réalité est tellement ciblée qu'elle ne touche personne et donc oui nous nous sommes favorables à la baisse des taxes quand on est de gauche on est favorable à l'impôt progressif on n'est pas favorable à ces taxes proportionnelles qui touchent de la même manière tout le monde quel que soit son niveau de revenu ce sont les plus fragiles qui souffrent de ces taxes les plus modestes les travailleurs et donc oui il serait grand temps de les baisser d'autant qu'une fois de plus ce sont des produits de première nécessité qu'on ne choisit pas d'utiliser vous ne choisissez pas de faire votre plein vous en avez besoin pour aller au travail
un
mot sur les prix de l'énergie sur les prix de l'électricité puisque là aussi il s'est exprimé il prendra les décisions nécessaires pour qu'il n'augmente pas cet hiver c'est ce qu'il a dit en appelant également à EDF qu'est-ce que vous en attendez ?
tant mieux en tout cas nous serons vigilants à ce que ces décisions soient vérifiées dans les faits en l'occurrence c'est une intention qui est exprimée par le Premier ministre il faut des faits parce qu'effectivement aujourd'hui le prix de l'énergie de manière globale pèse très lourd dans le budget des ménages allez on fait une troisième on espère que la troisième sera la bonne tentative pour aller en Seine-Maritime Virginie Lutroux est-ce que vous nous entendez
?
moi je vous entends super et on
vous entend aussi
aller vers de Fort-Jérôme sur Seine je le rappelle on le dit vous êtes aux côtés des lycéens vous allez y aller dans quelques instants est-ce que en tant qu'élu local vous dites Sébastien Lecornu a apporté les bonnes réponses hier ou pas
?
je pense qu'il y
a
encore beaucoup d'attentes de nos lycéens j'en discuterai avec eux lors de la une manif assez calme je pense que sur notre territoire il n'y a pas eu de cas il y a eu beaucoup de respect mutuel entre les forces de l'ordre des lycéens et des revendications qui sont ma foi justifiées des profs absents un lycée qui nécessite de gros investissements en termes de rénovation la région a mis 1,3
milliard
depuis 10 ans sur les lycées mais ça n'est pas encore suffisant puis c'est pas avec les ponctions que l'on subit depuis quelques années que malheureusement on va dégager des marges budgétaires pour pouvoir accélérer la rénovation des lycées leurs revendications sont légitimes mais je crois que c'est difficile d'y répondre en 24 heures quand on parle emploie du temps quand on parle de remplacer des profs en 24 heures c'est toute une organisation à mettre derrière j'espère je ne dis pas je ne suis pas aussi déçu que mais j'espère qu'il y aura des vraies mesures concrètes d'ici la fin octobre ça fait des années qu'on subit des profs non remplacés même du personnel d'accompagnement avec le stress de Parcoursup avec cette société anxiogène que vive quand même cette génération Covid et ça je pense qu
'il
ne faut pas du tout ne pas en avoir conscience c'est aussi du personnel accompagnant psychologue infirmière qui manque dans les établissements donc on espère des mesures concrètes et on sera aux côtés des lycéens mais aussi aux côtés des pouvoirs publics pour pouvoir nous faire en sorte que ces mesures soient vraiment réalisées pour la rentrée après les vacances de Toussaint
Un
mot rapidement Virginie Lutraud puisque vous êtes aussi vice-présidente de la région Normandie Sébastien Lecornu qui s'est entretenu hier avec les présidents de région est-ce que vous savez ce qu'il est sorti de cette réunion
?
Non à ce matin je ne sais pas du tout je pense que je connais bien mon président il a dû réclamer des moyens supplémentaires parce que lui aussi a conscience qu'un établissement qui est à la hauteur de l'enseignement c'est aussi un élément important et prépondérant pour nos élèves
Merci
beaucoup merci Virginie Lutraud d'avoir été avec nous maire de Port-Jérôme-sur-Seine vice-présidente de la région Normandie pardon pour les petits problèmes de connexion mais on a fini par vous entendre un mot sur les élus locaux et les élus régionaux notamment qui ont en charge la gestion des lycées et on entend dans le même temps la colère de ces élus locaux face à la baisse du budget qui est prévu du budget pour les collectivités qui est prévu dans le budget 2027 comment vous allez répondre en tant que parlementaire en tout cas ils ont raison les élus locaux de dire qu'ils ont subi les baisses de dotation et que les difficultés budgétaires auxquels ils sont confrontés sont directement liés à l'État et donc nous nous allons défendre le budget des collectivités c'est d'ailleurs notre rôle de sénateur nous le faisons tous les ans et nous continuerons à le faire notamment si on veut par exemple que les conseils régionaux puissent améliorer la situation du bâtimentaire dans les lycées qui est l'une des revendications exprimées dans ce mouvement merci beaucoup merci
à vous merci
Yann Brossard d'avoir été notre invité Quentin on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale oui on verra toutes les réactions dans la presse régionale à l'allocution hier de Sébastien Lecornu et on va parler de la dette tout de suite c'est le président du crédit mutuel Daniel Ball qui nous rejoint Merci monsieur Ball une dette à 120% du PIB un déficit à 5,4% et des taux d'emprunt qui frôlent les 5% les chiffres des finances publiques sont alarmants Sébastien Lecornu annonce 54 milliards d'économies dans le budget mais où les piochers faut-il s'inquiéter pour notre épanne pour en parler nous recevons Daniel Ball bonjour
merci beaucoup
d'être avec nous vous êtes le président du crédit mutuel j'ai donné les chiffres Daniel Ball la dette qui explose est-ce que la France va dans le mur
?
la France va dans le mur si aucune décision n'est prise j'ai entendu ce qu'a dit le Premier ministre hier avec la volonté de ramener le déficit en dessous ou au moins à 5% du PIB on est je crois à 5,4% idéalement 4,8% aurait sans doute été mieux notamment par rapport à l'appréciation qui est faite par les investisseurs de la dette française alors maintenant bon ça sera bien d'y arriver donc la France va dans le mur si elle ne prend pas de mesures alors elle prend première mesure en disant on va réduire l'ampleur du déficit mais ce déficit a tellement flambé au cours des dernières années j'ai juste donné je ne
vais
pas donner beaucoup de chiffres parce que je pense que ce n
'est
pas ce qu'attendent les téléspectateurs mais on est aujourd'hui à 3600 milliards de dettes donc une dette qui a augmenté de
1200
milliards depuis 2019 et pendant ce temps le PIB c'est-à-dire la richesse créée par le pays n'a augmenté en gros que de la moitié
donc
où a passé l'autre moitié c'est plus de 600 milliards effectivement qui aujourd'hui n'ont pas été productifs donc ça c'est un vrai sujet donc on voit aujourd'hui
ce
qui s'est passé notamment la semaine dernière les attaques
on
peut le dire comme ça contre la dette française qui ont amené un renchérissement considérable des taux sur l'OAT notamment donc sur la dette française qui a des conséquences terribles sur le budget parce que il va bien entendu falloir payer les intérêts de la dette et on va payer ça beaucoup plus cher quand on voit qu'on va être à 73 milliards d'euros juste pour payer les intérêts de la dette en 2026 on
voit bien ce qu'on pourrait C'est plus que le budget
de l'éducation nationale pour qu
'on comprenne
bien qui est à 64 milliards d'euros C'est vraiment très contraignant et l'augmentation des taux bon en plus on a un écart aujourd'hui avec l'Allemagne qui
est
très élevé la semaine dernière on a fraisé le coût de la dette à près de 5% pour la France on est un peu en dessous aujourd'hui on est aux environs de 4,85 mais on a un écart de 130 points de base 1,30 point ou même davantage avec l'Allemagne et là on voit un écart de compétitivité pour l'État mais aussi finalement derrière pour les entreprises pour l'ensemble des taux qui risquent d'évoluer donc point positif effectivement de vouloir arriver aujourd'hui à réduire ce déficit mais il va quand même continuer à grandir encore en 2027 mais juste sur la question des taux et la pression des taux vous l'avez dit il frôle les 5% le ministre de l'économie Roland Lescure assure pourtant que la signature de la France est solide est-ce qu'il a raison ou est-ce qu'il pêche par optimisme ?
Non je crois qu'on n'en est pas du tout à un pays comme la France qui fasse défaut
par
contre évidemment la prime de risque aujourd'hui que payent les investisseurs et que les investisseurs sont d'ailleurs prêts à payer aujourd'hui reste plus forte c'est vrai qu'aujourd'hui tant l'État que évidemment les banques françaises n'ont pas de difficultés pour se refinancer mais ça se sent évidemment sur les taux bon ça c'est tout à fait classique Mais est
-ce
qu'on pourrait se retrouver dans la situation de la Grèce ? Voilà ça c'est des questions qui inquiètent les gens est-ce qu'un jour dans un futur proche nous aussi on pourra connaître ce qu'ont vécu les Grecs il
y
a quelques années ? Si on ne fait rien oui bien évidemment donc là il y a déjà une première mesure qui sont prises de réduire l'ampleur déficit après c'est les moyens qui sont utilisés moi je vois effectivement quelque chose de très positif dans cette volonté de redresser les comptes publics de toute manière quel que soit
le
futur président de la République et quels que soient les futurs parlementaires après les vraisemblables élections législatives il faudra bien le faire car sinon comme vous le disiez la France risque de rentrer dans le mur le sujet c'est que quand on regarde dans le détail les mesures qui sont prises ce sont quand même des mesures qui aujourd'hui ne sont pas favorables à la croissance
on
va continuer à taxer notamment le travail les entreprises les salariés et c'est là qu'on a un problème
un
budget doit également avoir une incitation
et
amener à la croissance je m'explique la croissance permet d'augmenter le PIB permet d'augmenter les résultats et par conséquent permet d'avoir une assiette fiscale qui est plus large et qui ainsi permet de payer davantage d'impôts
quand
on n'a pas de croissance quand on taxe le travail comme ça on prend un autre risque qui est celui d'agir de manière négative sur l'emploi et de faire progresser le chômage donc il faut faire très attention le sujet de la dette c'est pas juste un problème de l'état ou du gouvernement ça peut aller plus loin une grave crise de la dette aurait des conséquences sociales qu'on ne peut pas mesurer aujourd'hui mais on va en parler parce que évidemment les téléspectateurs qui nous regardent ils ont aussi envie de savoir ce que ça va impacter dans leur quotidien est-ce que par exemple si la situation continue comme ça ceux qui veulent emprunter pour acheter un bien par exemple ne pourront plus le faire parce que les taux vont s'envoler
les
taux les taux directs entre la dette de l'état et les taux pour les entreprises pour les ménages ne sont pas directement corrélés cela étant il y a forcément un effet domino
lorsque
un état est moins bien noté à une dette plus chère à un moment c'est les banques qui vont également payer davantage lorsqu'elles vont s'endetter et elles seront bien obligées de le répercuter sur les taux des prêts qu'elles accordent
mais
est
-ce
qu'aujourd'hui les banques sont plus frileuses à accorder des crédits aux gens à prêter non je crois que là ça on ne
peut
pas du tout le dire les banques aujourd'hui savent qu'elles doivent accompagner les ménages qu'elles doivent accompagner les entreprises et je crois qu'elles font largement leur travail aujourd'hui c'est l'inverse qui se produit c'est que nous n'avons quasiment pas assez de demandes en matière de prêts à la fois des ménages et des entreprises les entrepreneurs aujourd'hui sont
prudents et
on peut comprendre qu'ils soient prudents dans le contexte économique compliqué et surtout avec l'incertitude que l'on a sur demain donc c'est plutôt l'inverse c'est qu'aujourd'hui les banques aimeraient bien davantage soutenir les entreprises et les ménages pour justement contribuer à cette croissance la croissance c'est la garantie de l'emploi c'est la garantie des revenus de demain et c'est la garantie également d'une capacité à payer de l'impôt Vous parliez des conséquences sociales on va en dire un mot parce que là aussi évidemment c'est un sujet d'inquiétude est-ce qu'il
y a
un risque pour notre tissu social pour nos associations de cet état de nos finances publiques
? Oui
je suis un militant pour la cause associative parce que je considère que le tissu associatif français est un élément incroyable
de
cohésion
de
solidarité d'inclusion dans ce pays
et
on voit qu'effectivement les soutiens apportés par les collectivités l'état aux associations aujourd'hui se réduit
évidemment
lorsqu'on est dans une simple logique financière mathématique on peut le comprendre
mais
la réalité
c
'est que lorsque une collectivité ou l'état soutient une association elle envoie un formidable signal et elle bénéficie d'un effet de levier extraordinaire
lorsque
vous investissez un euro dans une association vous avez ensuite l'effet de levier de l'action des bénévoles qui permet justement de renforcer l'investissement qui est réalisé
lorsque
vous êtes sur le budget de l'état ou d'une collectivité qui est mis en oeuvre par des moyens qui sont ceux des fonctionnaires vous contribuez à payer les fonctionnaires et c'est tout à fait normal quand vous êtes sur une association vous avez cet effet de levier qui malheureusement est trop souvent ignoré alors que c'est effectivement un moyen formidable de soutenir la solidarité l'inclusion et puis quelque part la cohésion dans ce pays mais ça c'est trop peu pris en compte les conséquences sociales c'est vrai qu'elles sont moins évoquées dans le débat
clairement le crédit mutuel
oui le crédit mutuel est un partenaire vraiment fidèle et très investi dans le monde associatif on entend ses retours alors nous apportons bien sûr des soutiens et je pense qu'on est sans doute aujourd'hui l'entreprise française qui soutient le plus le monde associatif mais on ne peut pas tout faire et donc les conséquences sociales elles peuvent également venir de là moins de cohésion moins d'inclusion moins de solidarité ça peut avoir de graves conséquences effectivement
le
budget va être examiné au parlement ça y est le marathon parlementaire et budgétaire arrive est-ce que le non-budget enfin le non-vote d'un budget serait catastrophique là je suis comment d'accord avec le premier ministre il faut un budget ça ça me semble absolument indispensable parce que quel serait le signal envoyé par la France aux investisseurs et au monde entier s'il n'y avait pas de budget donc il vaut mieux un mauvais budget que pas de budget je ne
vais
pas aller jusqu'à dire qu'il vaut mieux un mauvais budget je préférerais qu'il y ait un bon budget un bon budget qui soit même en dessous d'un déficit inférieur à 5% du PIB ça serait idéal là
vous êtes très
optimiste compte tenu
de la composition politique de l'Assemblée
et un budget qui ne pénalise pas le travail
parce
que pénaliser le travail pénaliser le développement économique et la croissance c'est avoir une vision à court terme
qui
aura des conséquences les années suivantes
donc
ce qui ne pénalise pas le travail c'est quoi c'est-à-dire ne pas surtaxer les patrons ne
pas faire de contributions pour les entreprises
y compris les grandes entreprises y compris les ultra
-riches
je parle des entreprises je ne parle pas des ménages et des personnes physiques je pense que chaque fois qu'on taxe davantage une entreprise ou qu'on réduit des dégrèvements on renchérit indirectement le coût du travail on nuit à la compétitivité de l'entreprise on nuit à l'investissement qui peut être réalisé par l'entreprise et in fine ça a une conséquence sur l'emploi et l'emploi c'est quand même ce qu'il
y a
de plus précieux dans un pays dans une collectivité donc taxer les entreprises pour vous c'est pas une bonne piste est-ce que Sébastien Lecornu vous l
'avez entendu
? Je dis que je n'en aurais pas beaucoup de chiffres on considère que malheureusement la France c'est le pays qui a le niveau des prélèvements obligatoires les plus importants ce budget fait encore monter le niveau des prélèvements obligatoires puisqu'ils vont passer d'un peu moins de 44 43,9 à 44,2 vous allez me dire c'est pas beaucoup mais quand on est déjà à
un niveau extrêmement élevé ça veut dire que vous dites que quand le gouvernement dit
qu
'il
n
'y
a pas d'impôt supplémentaire c'est pas vrai
ce
n'est pas juste
Ce
n'est pas vrai On peut le dire comme ça Sébastien Lecornu qui a raison est-ce que selon vous il a raison d'en appeler au patriotisme des parlementaires ? Là on est sur une question de patriotisme
?
Écoutez je pense que lorsqu'on est élu de la République on a le sens de l'État donc appeler au patriotisme ça me semble une bonne mesure un bel appel le patriotisme le patriotisme c'est aussi celui de tous les jours dans les entreprises des chefs d'entreprise des salariés qui créent de la richesse qui créent constamment de la valeur et elle il faut également continuer à les encourager
Les
premières pistes annoncées par Sébastien Lecornu ce sont les bonnes pour vous
?
Je vous
l
'ai dit sur l'équilibre recherché sur la réduction déficit oui sur la manière de faire si elles ne favorisent pas la croissance et malheureusement les mesures annoncées ne vont pas favoriser la croissance ne sont pas les bonnes et elles risquent d'avoir un effet dans les années suivantes et c'est pas le meilleur cadeau qui puisse être fait à celles ou ceux qui seront celles et ceux qui seront élus à l'Élysée ou à l'Assemblée nationale en 2027 Sébastien Lecornu qui demande des efforts à tout le monde on a donné ce chiffre 54 milliards d'économies est-ce qu'il y
a
un risque que le gouvernement vienne piocher dans l'épargne des Français 6500 milliards
?
Non mais ça c'est on raconte ça mais c'est juste impossible qu'on vienne piocher comme ça dans l'épargne des Français l'épargne des Français aujourd'hui finance l'État
puisqu
'effectivement les banques ou les assureurs les assureurs-vie contribuent
largement On peut la taxer on peut la
fiscaliser Alors absolument là où il y a un risque évidemment c'est un risque de taxation plus importante mais c'est important de faire la part des choses parce que c'est des questions que j'ai parfois de nos sociétaires aux crédits mutuels mais est-ce que l'État peut nous prendre ce qu'on a sur notre livret A sur notre assurance vie la réponse est évidemment non par contre effectivement un risque de taxation supplémentaire ça c'est évidemment pas moi qui
vais dire que c'est impossible
ça je peux évidemment pas l'écarter bien entendu Est-ce que il y a une des solutions ce serait aussi peut-être de flécher l'épargne dans certains domaines il en avait été question à un moment au moment du début de la guerre en Ukraine pour renforcer l'effort de défense on va peut-être flécher une partie de l'épargne sur la défense est-ce que ça pourrait se faire sur d'autres domaines ? Mais pourquoi flécher ?
Aujourd'hui il y a de l'épargne disponible je vous le disais tout à l'heure aujourd'hui les banques sont prêtes à prêter davantage qu'elles ne le font flécher c'est ajouter de la complexité lorsqu'il s'est agi de faire un effort pour le financement de la défense exemple que vous prenez il n'y
a
pas eu de problème les banques se sont très largement mobilisées Sur la question de la taxation des sociétés vous nous avez répondu sur la taxation des plus riches est-ce que ça ça peut faire partie des pistes de faire contribuer plus les ultra-riches ? Là je sors de mon rôle de dirigeant d'entreprise de président d'un grand groupe mutualiste et je rentre là dans un débat politique et je ne suis pas là pour faire de la politique dans ce sens-là Moi je suis en tant que chef d'entreprise en tant que dirigeant d'un grand groupe coopératif et mutualiste avec près de 90 000 salariés je suis investi dans le sens où je dois indiquer régulièrement quelle est la piste à suivre et quelle est
la
piste à suivre par exemple sur le budget c'est l'équilibre c'est également rappeler que la croissance c'est essentiel dans un pays après c'est pas à moi de dire quel impôt je dois privilégier par rapport à d'autres je rappelle simplement que lorsqu'on surtaxe une entreprise là on nuit à la croissance à l'investissement et in fine à l'emploi
Sur
la question de l'intelligence artificielle qui évidemment rentre de plus en plus dans nos vies pour vous c'est une chance ou c'est un risque pour l'économie et pour nos économies
? C
'est évidemment à prendre plutôt comme une chance
mais
il ne faut pas se leurrer il y a des risques qui sont évidemment là
L
'IA apporte un bouleversement je dis bien un bouleversement dans la manière de fonctionner dans les entreprises dans notre propre entreprise et demain je réunis notre parlement qui représente les sociétaires et je rappellerai cela
on
va commencer à travailler sur un prochain plan stratégique
je
veux dire aujourd'hui l'IA est présente ça change nos process ça change nos organisations
après
c'est à nous à nous de faire le nécessaire pour l'utiliser pour l'utiliser en laissant
d
'abord l'humain au cœur de notre projet
l
'IA doit être au service de l'humain et pas l'inverse
chez
Crédit Mutuel à l'agence fédérale nous avons depuis 3 ans une charte d'éthique
de
confiance de l'utilisation de l'IA avant d'aller plus loin dans les investissements réalisés on a voulu écrire ce qu'on fait ce qu'on ne fait pas ce qu'on s'autorise ce qu'on s'interdit parce que ça doit être un moyen au service du développement et non pas autre chose alors je ne
vais
pas
dire qu
'est
-ce que
ça peut changer concrètement l'IA pour le Crédit Mutuel ça va changer beaucoup de choses ça va changer la nature même des emplois
ça
aura une incidence sur l'emploi c'est évident des emplois vont se transformer profondément et c'est là que notre rôle en tant qu'entreprise est essentiel aux côtés de nos salariés c'est accompagner les salariés dans ce bouleversement nous avons déjà engagé nous avons traditionnellement des budgets de formation très importants on les renforce encore aujourd'hui pour justement leur donner cette chance lorsqu'on investit dans l'humain aux côtés de l'IA on se donne les chances d'aller plus loin en expansion ce qui est effectivement notre ambition ça bouleverse aussi votre secteur ça bouleverse aussi le nôtre et plus largement la manière de s'informer le Crédit Mutuel est actionnaire du groupe EBRIN ce sont nos partenaires dans cette émission les journaux régionaux de l'Est de la France est-ce que l'accès à une information fiable vérifiée c'est désormais un enjeu pour notre démocratie c'est un enjeu énorme
c
'est un enjeu fondamental
comment
vous faites vous par exemple dans le groupe EBRIN
donc
d'abord effectivement vous le dites nous sommes actionnaires du groupe de presse EBRIN
parce que la
presse régionale c'est une référence pour les gens tout à fait la presse régionale reste une référence et pour autant elle souffre économiquement de manière considérable
nous
on a plusieurs années de déficit derrière nous et nous cherchons à trouver au moins l'équilibre économique on ne cherche pas à gagner de l'argent dans la presse par contre notre rôle en tant qu'entreprise en tant qu'entreprise mutualiste en tant que première entreprise que nous sommes par exemple dans le Grand Est c'est effectivement d'accompagner de veiller à ce que cette presse régionale soit une presse régionale de qualité avec de l'information comme vous le disiez vérifiée justifiée etc et c'est pour cette raison que nous voulons continuer à donner tous les moyens à ce groupe de presse pour qu'il joue un rôle
la
démocratie a besoin d'une presse de qualité et la presse quotidienne régionale je suis lecteur d'un journal qui s'appelle le dernier nouvel d'Alsace depuis que je sais lire j'ai tous les jours lu ce journal et je le lis tous les matins ça m'a largement permis de savoir ce qui se passe à travers le monde mais aussi dans ma région parce qu'à un moment c'est également un sujet de démocratie locale regardez ce qui se passe aux Etats-Unis
dans
certaines régions il n'y a plus de presse régionale il n'y a plus rien
vous
avez vu les conséquences que ça
?
Donc ça favorise quoi la montée des populismes
Ah ça
favorise
certainement la montée des
populismes ça j'ai aucun doute pour qu'une démocratie fonctionne bien pour que l'ensemble des opinions puissent exprimer la presse quotidienne régionale a un rôle à jouer et nos journaux notamment lors des dernières élections municipales ont vraiment donné la parole à tout le monde et c'est bien son rôle Puisqu'on parle de la campagne présidentielle va se poser comme tous les 5 ans la traditionnelle question du financement de la campagne pour les candidats est-ce que le crédit mutuel prête aux candidats
? Nous
prêtons
pour
l'ensemble des élections municipales jusqu'aux législatives
aux
candidats qui sont nos clients
ils
sont nos clients il est normal qu'on les accompagne dans l'ensemble des actes de leur vie Y compris dans le financement d'une campagne électorale Y compris évidemment dans le financement L'élection présidentielle est un cas particulier d'abord parce que les montants en jeu sont très différents
les
montants en jeu sont différents et il y a des risques qui sont inhérents à une telle campagne
Lorsqu
'on finance un candidat normalement on est remboursé par l'État parce qu'en fait on fait un prêt relais sur l'État
à
deux conditions La première condition qu'on connaît généralement qui est que le candidat ou la candidate obtienne 5% des voix on peut même l'estimer avant ou on peut l'assurer
et
la deuxième condition c'est que les comptes de campagne soient validés
par
la commission nationale des comptes
de campagne
Lorsqu'ils ne sont pas et on a eu un cas avec M. Sarkozy lorsqu'il était candidat il n'y a pas de remboursement par l'État et par conséquent la banque se retrouve avec le prêt Donc ça fait plusieurs mois que nous alertons l'État sur le sujet et plusieurs banques sans réponse en disant qu'il faut qu
'on
trouve une solution à un moment il avait été question d'une garantie qui puisse être donnée une garantie publique nous
souhaitons
cette garantie publique et le crédit mutuel s'est très clairement positionné en disant qu'à défaut de garantie publique votée par le Parlement nous ne pourrions pas prendre le risque de financer quelques candidats que ce soit Dernier mot très rapidement est-ce que si Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir vous quittez le pays comme Patrick Martin
?
Non évidemment pas quel que soit le résultat de l'élection quand on a la responsabilité qui est la mienne qui est celle de beaucoup de chefs d'entreprise nous devons continuer à agir dans l'intérêt de l'entreprise de nos salariés de nos clients de nos sociétaires pour une entreprise coopérative et nous devons dans ce contexte prendre les mesures que nous pouvons prendre rester fidèles à nos valeurs rester fidèles à notre volonté de continuer d'aller de l'avant Merci Daniel Ball Merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin on va regarder ce qui fait la une de nos quotidiens régionaux tout de suite
Très bien
On
regarde la une de la presse régionale la presse régionale qui est assez sceptique ce matin au lendemain de l'allocution du Premier ministre Oui tout à fait On va faire un grand tour de France orienne de la presse régionale ce matin pour voir les réactions à la prise de parole L'Alsace à Mulhouse qui estime que Lecornu joue la montre La Voix du Nord qui affiche ce titre recherche dialogue désespérément malgré le recul hier des perturbations dans de nombreux établissements la mobilisation se poursuit le gouvernement de Sébastien Lecornu tente de renouer le dialogue et promet des réponses concrètes sans convaincre les organisations lycéennes écrit ce matin le journal dans les pages intérieures le titre qui raconte le temps d'échange entre direction parents d'élèves et élèves qui a été organisé dans un lycée à Marc-en-Barreuil hier l'occasion de parler de l'état du bâtiment des difficultés liées à Parcoursup du sous-dimensionnement par exemple des toilettes les 80 délégués de classe qui ont fait remonter les doléances comme ça de leurs camarades et à la fin des échanges oriennes les élèves qui parlaient déjà de rebloquer l'établissement dès aujourd'hui D'autres titres notent une forme d'impuissance de Sébastien Lecornu Voilà Paris-Normandie tente d'apaiser les crises Presse-Océan à Nantes qui continue avec sa métaphore de la vague que l'on lisait déjà hier à la une du journal Fac occupé blocus la vague se propage ils aiment bien les vagues France-Océan Quant au progrès à Lyon ils titrent sur le mouvement lycéen pas d'issue en vue sans nouvelles mesures significatives en faveur des lycéens le mouvement risque de reprendre de l'ampleur dès aujourd'hui écrit le journal C'est finalement sur la crise de l'énergie que l'allocation était la plus concrète Oui vous voyez cette citation du Premier ministre à la une de la dépêche le prix du gazole va baisser Sébastien Lecornu qui espère une baisse du prix du gazole de 12 à 18 centimes on l'a dit dans cette émission depuis le début il doit recevoir maintenant les distributeurs dans les tout prochains jours pour travailler à la mise en oeuvre de cette mesure autre annonce le prix de
l
'électricité qui ne doit pas augmenter cet hiver Et on va aller voir justement les conséquences dans nos régions de cette hausse des prix du carburant on va dans le Tarn-et-Garonne Bonjour Jean-Claude Rénal Merci beaucoup d'être avec nous vous êtes maire sans étiquette de Montmartie la hausse des prix du carburant qui a des conséquences sur la vie associative et notamment sur le foot amateur
Alors
je suis maire d'une commune d'environ 2000 habitants depuis bientôt 18 ans ou 19 ans
j
'ai été président de l'association de football notre village a beaucoup évolué c'était on avait des installations sportives qui étaient précaires et donc il y a deux ans trois ans nous avons créé un terrain synthétique et refait des installations modernes
aujourd
'hui notre club de football est doté de 270 licenciés et ne fonctionne que sur un seul terrain voilà je ne vous dis pas un peu la complexité mais voilà donc c'est pour dire que notre club associatif tient une grande place dans le village et nous en sommes relativement fiers
Et
on comprend évidemment l'importance du tissu associatif et du foot amateur pour nos communes et notamment nos communes rurales la fédération française de foot met en place des bons essences pour les clubs amateurs ça c'est une bonne mesure ça va vous aider
?
Dans nos équipes on a beaucoup ils ont créé une section féminine qui marche du feu de Dieu
et
nous avons une équipe de moins de 18 qui joue dans toute l'Occitanie donc je vous ne sais pas l'Occitanie c'est pratiquement la plus grande région de France et les déplacements sont fréquents et lointains
donc
c'est une bonne chose qu'on puisse indemniser les bénévoles les dirigeants les parents qui accompagnent ces équipes dans de lointains déplacements et même je lance je lance une info que
je
m'inscrirai pour
aller
au moins une fois voire plusieurs fois à les accompagner quand il y
a
un déplacement lointain en mesure de mes disponibilités et donc la problématique c'est que bien sûr le prix du carburant aujourd'hui pénalise pénalise lourdement les déplacements de ces équipes et c'est une bonne chose que la fédération française de football
fasse
ce geste envers le football amateur
Merci beaucoup merci Jean-Claude Rénal d'avoir été avec nous maire de Montbartier dans le Tarn-et-Garonne et on continue Quentin sur ce thème avec des initiatives pour lutter contre la crise des prix de l'énergie à lire ce matin dans la presse régionale Le journal de Saône-et-Loire qui parle de se grouper pour baisser le coût des énergies l'idée est simple elle est expliquée dans les pages intérieures du journal pour faire le plein de fioul domestique une commune propose un achat groupé ça se passe dans la commune de l'Abergement Sainte-Colombe une commune de 1200 habitants à 15 kilomètres de Chaland-sur-Saône le litre de fioul revient 7 centimes moins cher avec une commande groupée c'est pas énorme mais c'est déjà ça dit modestement le maire dans le journal pour une commande de 1000 litres ça permet de réduire la facture de 70 euros la facture totale qui reste très salée quand même 1850 euros pour le plein d'une cuve orienne et justement c'est le sujet de notre reportage en région Quentin on va le regarder face à la hausse des prix du fioul et du gaz certains particuliers font le choix de remplacer leur chaudière par des pompes à chaleur espérant ainsi des économies à la clé en garde ce reportage dans la Loire signée Clément Guillaume
C'est
ici qu'il
y
avait la chaudière
donc
c'était une chaudière à gaz qu'on a remplacé
Retirer des chaudières au fioul ou au gaz et les remplacer par des chaudières électriques alimentées par des pompes à chaleur c'est le quotidien de cette équipe de techniciens
Ça
va ? Tout se passe bien ? Bien sûr monsieur tout se passe bien
Aujourd'hui c'est chez Jean-Pierre qu'ils interviennent
Là on a posé la pompe à chaleur
on
a raccordé derrière l'eau chaude l'eau froide le départ et le retour de votre chauffage
on
va faire les apports électriques pour alimenter la machine
D
'accord Le retraité a décidé de complètement laisser le gaz de côté pour chauffer sa maison Depuis plusieurs mois il voyait sa facture grimper une inflation qu'il ne subira plus cet hiver
En
2025 j'étais à 74 euros
et
pour l'année qui vient
ils
m'ont passé à 86 euros
On
est en chéancier 86 euros tous les mois On avait l'intention avec mon épouse de changer de laisser le gaz en fait
de
laisser le gaz pour plusieurs raisons déjà avec ce qui se passe dans le monde on n'est pas forcément sûr
qu'il y
en
ait toujours
et
puis on importe alors que l'électricité on la produit nous-mêmes en France C'est aussi par mesure peut-être d'économie
Si
Jean-Pierre ne préfère pas s'avancer sur les économies qu'il va réaliser selon la société intervenue chez lui passer d'une chaudière à gaz à une pompe à chaleur diviserait la facture par deux
On
a ici une pompe à chaleur RO une unité extérieure et une unité intérieure c'est 95% de notre activité aujourd'hui
L
'entreprise spécialisée dans le remplacement de chaudières par des pompes à chaleur a vu son activité bondir depuis un an avec la crise des prix de l'énergie
Pour
la première fois de notre histoire chez SolarClim Chauffage on a dû stopper tout ce qui était publicité on n'arrivait plus à abonder les demandes on a eu des délais d'intervention pour des chiffrages qui ont atteint les 4 semaines ce qui n
'est
pas terrible quand on a des clients qui sont pressés en face et donc on estime à environ 150-180% de demandes en plus par rapport à 2025
Si
le coût d'installation d'une pompe à chaleur est en moyenne de 15 000 euros pour les clients de cette entreprise avec les différentes aides actuellement proposées le reste à charge descend à environ 3 000 euros
Allez
Quentin on va terminer par un sujet plus léger Dans cette revue de presse on va terminer avec quand même un petit sourire à la Charente Libre qui propose ce matin un peu d'évasion à l'écoute du brame du cerf le journal qui a suivi comme ça une passionnée de nature une passionnée aussi de photo animalière à la clé de superbes clichés de cet animal impressionnant la journaliste qui a suivi cette passionnée qui raconte la rencontre avec le cerf à la tombée de la nuit en lisière de forêt et au moment où l'on entend le cri du cerf vidé les poils qui se hérissent le récit est à lire dans la Charente Libre Voilà une note un petit peu poétique pour
terminer cette semaine Sortir de ce monde de brut Mais voilà Merci
Quentin d'avoir été avec nous pendant toute la semaine On se
retrouve
évidemment très vite dans cette émission place à notre débat Maintenant la méthode Lecornu peut-elle apaiser le pays ? Salut Mikaël Et Sébastien Lecornu qui a donc choisi une allocution depuis Matignon pour répondre aux multiples colères du pays colères nicéennes crise agricole et inquiétudes évidemment des Français face à la hausse des prix du carburant La méthode est-elle la bonne ? Peut-il apaiser le pays ?
On va en débattre avec vous Bonjour Mikaël Darmon Bonjour Merci d'être avec nous comme tous les jeudis Émilie Zapelski Bonjour Merci également d'être là communicante fondatrice de l'agence Émilie Conseil et Brice Socol politologue et essayiste Merci également d'être là Brice sur la méthode Lecornu puisque c'est le thème de ce débat Émilie d'abord est-ce que prendre la forme d'une allocution comme ça depuis Matignon à 18h45 c'était la bonne méthode pour répondre à ces colères
?
En tout cas ça correspond a priori à une demande un petit peu plus haut-perché on a l'impression d'un Emmanuel Macron qui avait du mal à voir cette communication difficile du Premier ministre vis-à-vis des lycéens et de ce mouvement qui prend de l'ampleur
pas
que sur la violence pas que du côté des casseurs aussi par des revendications jugées légitimes pour une grande partie de la population française si on en croit en tout cas les sondages je pense que c'était un peu maladroit d'autant que c'est pas à l'habitude du Premier ministre très peu de communication c'est quand même le anti-héros de la communication c'est particulier ça a des aspects positifs de communiquer vraiment que quand c'est nécessaire et plutôt avec les parlementaires avec qui il négocie là c'est un exercice on sent qu'il n'est pas à l'aise on n'est pas habitué on a plus l'habitude de voir le Président de la République intervenir dans ce cadre et puis surtout il a donné très peu de réponses je pense que le message principal qu'il a donné c'est l'écoute c'est on a un devoir d'écouter ces jeunes et que leur demande est légitime il a essayé de noyer le poisson avec les demandes côté carburant côté agriculteur mais ça a donné quelque chose de un peu mou sans véritablement de réponses concrètes à tout ce qui se passe
donc
bon l'exercice était
un passage obligé
parce que depuis qu'il arrive à Matignon Sébastien Lecandu c'est pas le genre à faire des promesses c'est plutôt le genre à dire voilà on en est là on va travailler puis on vous donnera
des
propositions plus tard pas de promesses c'est vraiment pas un Premier ministre qui fait des promesses en l'air et c'est pour ça qu'il réduit sa communication vraiment à l'essentiel maintenant on aurait aimé avoir eu cette allocution auparavant c'est-à-dire qu'on a eu une communication de la part du Premier ministre la plupart du temps à l'Assemblée dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale qui ne prenait en compte que les violences faites par des casseurs qui se greffent au mouvement des lycéens il n
'y a
pas eu du tout de prise en compte des revendications donc là c'est un rétro-pédalage
c'est un rattrapage parce qu'il était aussi
beaucoup interrogé à l'Assemblée sur la question
oui mais je pense que ça n'empêche qu'on peut quand même ouvrir la voie de dire il y a des véritables soucis du côté des jeunes et notamment des lycéens leurs conditions de vie le bâti tout ce qu'il a rattrapé hier il y
a
eu quand même ces opérations rattrapages je pense
Brice c'est aussi opérations rattrapages la méthode a été la bonne sur la forme et puis sur la temporalité ça fait maintenant quasiment trois semaines que les lycéens sont dans la rue est-ce qu'il a trop tardé et est-ce que c'est de cette manière sur la forme qu'il fallait répondre
?
Écoutez moi ce que j'ai pu constater c
'est
un Premier ministre qui est assez esselé en fait il y a un président de la République qui préside aujourd'hui il a décidé de présider il a décidé de donner carte blanche au Premier ministre qui est un peu seul qui n
'est
pas trop entouré de ses ministres il y
a
eu deux temps dans cette crise il y
a
eu le temps du maintien de l'ordre c'était une réalité et donc c'était difficile de s'exprimer à un moment dans la première semaine qui a été une semaine extrêmement difficile pour les forces de l'ordre il faut le reconnaître donc apporter une réponse sur le fond à un moment où vous avez une bordélisation de la rue où vous avez des émeutiers c'est extrêmement difficile en termes de messages politiques donc moi je pense qu'il a eu raison d
'attendre il y
a
eu d'abord le sujet du maintien de l'ordre et là il y a vraiment la nécessité d'apporter une réponse concrète aux revendications
légitimes
des étudiants donc on est dans un deuxième temps d'ailleurs il a dit hier hier il a dit je donnerai une réponse alors on
va y venir c'est une manière c'est une manière de gagner sur le
fond moi je ne
suis
pas du tout d'accord moi j
'ai
l'impression qu'il y
a
eu une répétition de ce qui s'est passé au moment des Gilets jaunes c'est à dire qu'on répond quand il y
a
de la violence vous vous rendez compte le message que ça fait passer quelque part on s'en occupe comme vous l'avez dit ça a commencé le 17 septembre on s'en occupe au lendemain de deux jours qui ont été particulièrement violents donc ça veut dire j'entends j'écoute que quand ça commence à chauffer dans la rue ça c'est un message terrible et ça a été pareil pendant les Gilets jaunes on ne voit pas le mouvement il y
a
de la violence et on donne des
réductions d
'impôts de plusieurs
milliards d'euros
ça peut paraître inaudible de répondre sur le fond à un moment où vous avez des émeutiers et
des problèmes d'insécurité
oui bien sûr il y a
eu la convention
il y a
eu
deux semaines et puis c'est vrai qu'il y
a
eu des conventions citoyennes notamment celle sur l'éducation nationale qui n'a pas été suivie
des faits sur les temps scolaires oui
là j'ai le sentiment que M. Lecornu paye un peu les dix ans de politique éducative et erratique des différents gouvernements qui se sont succédés donc il arrive il arrive lui un peu en fin de course dans un climat on en parlera tout à l'heure extrêmement compliqué social et économique et budgétaire avec une multitude de revendications il y a six mois des élections présidentielles donc c'est un exercice extrêmement difficile sur le fond et en termes de communication pour le Premier ministre
Michael
est-ce que la méthode est la bonne est-ce que la rareté dans sa parole est payante ou c'est tout le contraire
?
On voit bien que le scepticisme en tout cas de la part des lycéens au moins après qui accueille les paroles et l'allocution parce qu
'il
n
'y a
pas eu d'annonce vraiment les concernant puisqu'il n
'y a
pas d'argent dans les caisses de toute façon donc il n
'y a
pas d'annonce à faire de ce point de vue-là on voit bien que ça montre bien que ce n'était pas la bonne méthode on peut aussi regretter et de notre point de vue de journaliste on le regrette toujours que l'on préfère au fond l'allocution tranquille face au questionnement journalistique qui permet de pousser dans les retranchements et de faire ressortir peut-être des contradictions entre ce que voudrait le Premier ministre et ce qu'il peut faire et ne pas faire moi ce qui me frappe c'est qu'au fond on est effectivement dans une redite je dirais de la trajectoire de la gestion d'un conflit au fond qui s'apparente un peu au conflit des gilets jaunes
c
'est-à-dire qu'en réalité et d'ailleurs c'est intéressant parce que les jours de manifestation on les appelle les
actes ils
sont appelés les actes comme les actes des samedis des manifestations des gilets jaunes donc là il y
a
une volonté effectivement de calquer cette fois-ci sur des gilets jaunes des
gilets jaunes exactement
ce qui s'est passé à l'époque avec les gilets jaunes pour donner un caractère de révolte qui ne peut que continuer on a effectivement le parallèle avec les annonces en l'occurrence il n
'y a
pas eu d'annonce chiffrée il faut aussi entendre dans ce qu'on voit avec le premier ministre c'est-à-dire un chef du gouvernement qui est cerné par toutes les crises
l
'annonce d'hier c'est sur le diesel
c
'est pas sur la lycéen parce qu'il y a aussi cette annonce-là ce sujet-là en derrière fond qui au fond peut-être plus important et plus urgent pour le gouvernement c'est-à-dire la crise du carburant et ses implications notamment aussi chez les agriculteurs
Mais justement est-ce qu'à mélanger tous les sujets et toutes les crises finalement puisqu
'il
a parlé agriculture il a parlé carburant il a évidemment parlé de la mobilisation il a parlé de la crise budgétaire est-ce qu'il ne crée pas lui-même une convergence des luttes
? Il sollicite un peu l'intérêt général et montre tous les soucis qu'il y a pour expliquer qu'il ne peut pas répondre comme on le faisait auparavant avec le quoi qu'il en coûte à chaque profession chaque domaine avec un chèque à chaque fois voilà il a essayé moi je trouve que ça donne un effet on essaie de noyer le poisson et on n'a pas véritablement de réponse concrète maintenant l'exercice était un peu obligé donc il s'est rattrapé justement à cette façon-là d'établir un petit peu l'état des lieux des crises mais sans véritablement répondre c
'est délicat c'est aussi une manière de dire aux français il n
'y a
pas qu'une seule crise je suis confronté à la crise énergétique
je suis
confronté à la crise des agriculteurs
à la crise enseignante
c'est-à-dire la convergence des
luttes qu
'un gouvernement on peut penser veuille éviter finalement il a créé quelque part dans son discours elle est de fait elle est présente la crise énergétique elle est présente depuis 2024 2025 la crise agricole elle est présente depuis 2024 et la crise des étudiants les lycéens étaient déjà sortis dans la rue en 2018
et
les sujets de fond qui intéressent les lycéens parcours sup les classes surchargées les non remplacements de profs etc c'est du récurrent depuis maintenant plus de 10 ans donc il veut aussi montrer aux français qu'il doit répondre lui en même temps à une multitude de crises qu'il ne peut pas privilégier une crise sur une autre et je trouve que sa démarche elle n
'est
pas inintéressante parce que comme vous le disiez justement aujourd'hui la première des préoccupations d'une majorité de français c'est le prix des carburants et c'est la question énergétique alors répondre à tout en même temps ça peut paraître voilà un peu un sentiment qu'il dilue les responsabilités ou qu'il dilue les solutions mais en même temps il doit répondre à toutes les revendications qui se posent à notre pays et à ses différentes parties prenantes
c
'est quoi c'est une manière aussi de dire on ne tient pas plus compte de la crise icienne qu'on ne tient compte de la crise du pouvoir d'achat qu'on ne tient compte de la crise des agriculteurs
ou
alors on tient compte de toutes les crises c'est-à-dire en fait c'est vrai au fond c'est un peu le champ du signe en même temps c'est-à-dire qu'il a toutes les crises en même temps il n
'y a
pas de solution en même temps il y a tous les problèmes en même temps et en fait la vraie convergence elle est là parce qu'à côté de la phrase géologie romantique révolutionnaire de la convergence des luttes que veulent évidemment en permanence entretenir les syndicats qu'ils vont tenter encore de construire parce qu'on est face à une on est il ne faut pas se leurrer on est quand
même
dans une construction politique on va en parler liée au coup d'envoi de la campagne présidentielle donc de ce point de vue-là on sait qu'on va une fois de plus avoir ces appels donc de la part des syndicats et de la part de certains partis politiques évidemment la France insoumise pour dire il faut faire converger toutes les colères mais enfin elles convergent déjà et les français ont l'habitude de donner un rendez-vous pour y répondre en général c'est plutôt dans les urnes
Allez
on va on va voir sur le fond qu'est-ce qu'il a répondu finalement aux lycéens on va l'écouter on va le réécouter hier Sébastien Lecornu
Les
premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre et le budget de l'éducation nationale sera d'ailleurs discuté à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain cela nous laisse donc un mois
pour
traduire les contributions et les propositions des lycéens en amendements sur lesquels les députés et les sénateurs devront s'entendre
les
débats auront lieu
chacun
prendra ses responsabilités le gouvernement
en
tête
C
'est quoi ? C'est de la prudence c'est pas de fausses promesses c'est de la temporisation
?
Ça sent un peu on parlait des gilets jaunes il
y a
un petit peu de ça quand même on va refaire un peu des débats des concertations pour savoir avec la plateforme quelles sont vos attentes quelles sont vos difficultés on gagne du temps quand même parce que il
y
a 40 000 contributions
oui
tout à fait ça marche mais ce que je veux dire c'est que globalement quand même le diagnostic il n'est pas d
'hier il
est déjà fait c'est un peu comme les urgences dans les hôpitaux c'est un peu comme les agriculteurs on le connaît le diagnostic c'est juste qu'on n'a pas les leviers pour véritablement régler tous ces problèmes donc il y a une idée de gagner du temps moi je pense que le message principal encore une fois hier c'est l'écoute il a dit on a un devoir
c
'était étrange d'ailleurs on a un devoir d'écouter comme si on était forcé contraint d'écouter les lycéens bah oui je pense que c'est la base parce que même si c'est vrai qu'il y
a
beaucoup de crise mais c'est quand même l'avenir on ne sait pas former les jeunes comment on peut espérer avoir de l'activité de la croissance à une société qui va bien donc c'est déjà l'écoute après je pense que oui on gagne du temps avec la concertation il y a des signaux quand même qui sont donnés dans les problèmes identifiés il
y
a par exemple le bâti scolaire il y
a
des budgets qui sont à la baisse là-dessus des rénovations d'écoles ou quoi donc c'est pas possible il va falloir quand même avancer un petit peu dans le concret là on gagne du temps on va voir ce que donnent ces journées de réflexion mais c'est déjà fait le diagnostic il est déjà là
d
'autant qu'il est sous la pression des oppositions on va écouter le premier secrétaire du parti socialiste candidat à la primaire Olivier Faure ce matin sur France Info
moi
j'ai le sentiment que le gouvernement joue en réalité le pourrissement
il
aurait pu dès hier annoncer par exemple que toutes les armes de guerre qui sont utilisées contre les lycéens allaient être prohibées on est devant un gouvernement qui dit on verra peut-être fin octobre vous auriez quelque chose donc après les vacances scolaires
il doit alors
Sébastien Lecornu doit recevoir les lycéens
bien
sûr
bien
sûr c'est la première marque de respect c'est une façon de leur dire je vous comprends je vous écoute moi je trouve ce mouvement formidable temporisation ou stratégie du pourrissement comme le dit Olivier Faure
écoutez
peut-être un peu des deux peut-être un peu des deux mais l'éducation nationale c'est vraiment c'est le sujet multidimensionnel par excellence d'une société ça touche à la fois ça touche on voit bien en France ça touche à la transmission des savoirs ça touche à la laïcité ça touche à l'insécurité et les français ils sont très attachés d'ailleurs dans les différents sondages d'opinion que l'on fait l'éducation nationale c'est une des priorités des français ça c'est une réalité deuxièmement je pense qu'il y
a
un vrai sujet dans ce pays il y a un sujet on parle beaucoup de l'état l'éducation nationale vous savez sur cette affaire des lycées on veut si vous voulez avoir une communication nationale autour de cette thématique mais chaque lycée a des spécificités dans chaque territoire en France vous avez des recteurs vous avez sous les recteurs des directeurs d'académie vous avez des proviseurs moi je ne comprends pas que depuis des années on sait ce qui se passe on ne convoque pas l'ensemble des directeurs l'ensemble des DASEM des directeurs de
l
'administration pour leur dire voilà moi dans mon académie j'ai X lycées il y a X problèmes qui sont déjà parce que les problèmes sont identifiés et pourquoi à l'échelle locale on ne résout pas ces problèmes là territoire par territoire
c
'est à
dire
que l'état n'a pas de réflexion j'allais dire territorial est pragmatique à chaque lycée il y
a
une problématique le lycée à Créteil il
y a
une problématique qui n'est pas la même que celui à Besançon ou que celui à Marseille
et
donc il faut qu'on ait un état qui soit plus agile qui soit
vraiment décentralisé
c
'est le
résultat de l'impossible décentralisation
c'est le
résultat de l'impossible décentralisation et de en fait il y a toujours une volonté politique à l'échelle nationale mais quand on veut à l'échelle locale mettre en oeuvre il y a toujours un problème alors que l'administration de l'éducation
nationale n'a jamais été aussi importante donc il y a bien un problème là entre l'état central et l'état décentralisé
et
avec une défaut également totalement hypocrite de la part de l'état qui demande aux régions de continuer à administrer les lycées alors que les budgets sont reniés en permanence donc de ce point de vue là on n'est que face à des impasses que face à des impossibilités de pouvoir justement mettre en place des politiques cohérentes et une fois de plus on assiste effectivement à une forme d'impéritie d'un état qui n'arrive même pas à parler à ses personnels c'est-à
-dire
qu'en réalité
c
'est à l'échelle d'une entreprise ce serait absolument surréaliste c
'est
-à-dire qu'il n'y a jamais au fond de discussion ni de capacité vraiment de management de la responsabilité de la structure vis-à-vis de ceux qui la font tourner donc de ce point de vue là oui on voit bien qu'on est au fond tout ça ce sont des crises à chaque fois toutes les crises à lesquelles on assiste elles racontent toutes la même chose la fin d'un modèle
Autre crise qui a été évoquée hier c'est la crise des agriculteurs en ce moment à Courmont d'Auvergne se tient le plus grand salon d'élevage d'Europe on va y retrouver Nicolas Faucon bonjour merci beaucoup d'être avec nous Nicolas journaliste à la montagne Annie Gennevar est arrivée dans ce salon de l'élevage Sébastien Lecornu l'a dit elle doit annoncer des mesures aux agriculteurs
oui
bonjour oui elle est arrivée hier soir en fait elle a commencé par faire un tour aller assister visiter les agriculteurs place de Jaude et ce matin elle sera au salon
au
sommet de l'élevage donc à Cournon où elle doit faire des annonces justement elle est très attendue par les agriculteurs elle va parler du fonds de réarmement agricole et va annoncer des aides d'un montant de 235 millions d'euros voilà qui devrait soulager des trésoreries qui ont été vraiment mises à mal par la multiplication des crises la sécheresse cet été
et
notamment qui a vraiment beaucoup impacté les agriculteurs donc il y
a
beaucoup d'attentes effectivement ce matin à Cournon au sommet de l'élevage chez les agriculteurs Durant ces trois jours c'est un véritable défilé de politique ce salon de l'élevage et d'autant plus à six mois de la présidentielle hier Marine Le Pen était présente dans les travées du salon est-ce que c'est elle qui récupère politiquement la colère agricole
? Hier
ce qui était frappant c'était l'engouement qu'elle suscitait elle était entourée par une nuée de journalistes et également beaucoup beaucoup de personnes qui la suivaient qui réclamaient des selfies ça a été ininterrompu pendant une bonne partie de la journée elle est arrivée en milieu de matinée elle est repartie en milieu d'après-midi et ça a été non-stop donc elle apparaissait en terrain presque conquis chez les agriculteurs notamment chez les plus jeunes beaucoup de lycéens agricoles étaient présents et avaient l'air assez conquis et c'est vrai que ça rejoint un petit peu les enquêtes les études qui sont menées par les centres spécialisés en vote agricole qui montrent qu'il y
a
une forme de bascule ban chez les moins de 40 ans pour le vote en faveur de l'extrême droite
qui
voilà moins de 40 ans effectivement il y a une sorte de tendance au vote extrême droite beaucoup plus marquée que les générations des plus de 40 50 60 ans qui eux restent vraiment plus attachés à la droite républicaine tendance catholique gaulliste Merci Nicolas merci beaucoup d'avoir été avec nous pour nous parler de ce salon de l'élevage à une de la montagne le grand défilé c'est à la une de votre journal Nicolas parlait d'un basculement du vote des agriculteurs ça veut dire qu'aujourd'hui c'est Sébastien Lecornu qui avait donné des réponses aux agriculteurs à son arrivée finalement il a perdu cette confiance les agriculteurs ils se tombent plus vers Marine Le Pen La confiance s'étiole
progressivement juste une photographie le monde agricole c'est à peu près 1,5% de la population active mais sur le plan électoral ça représente 6% donc c'est pas neutre jusqu'à présent c'est vrai quand je regarde les chiffres du soutien des agriculteurs lors des dernières élections présidentielles ça allait plutôt vers la droite républicaine François Fillon Valérie Pécresse et aujourd'hui c'est en train de glisser progressivement vers le rassemblement national pourquoi ? parce que 1, vous avez ce qui est vrai depuis des années une crise économique agricole très très forte avec
des revenus très faibles vous avez un sentiment d'injustice réglementaire de la part des agriculteurs vous avez une colère contre l'Etat ça c'est une réalité une vraie colère contre l'Etat et vous avez une proximité croissante de plus en plus forte entre les revendications des principaux syndicats agricoles FNSEA et le rassemblement national moi je vois un certain nombre d'amendements aujourd'hui à l'assemblée nationale qui sont repris et portés par des parlementaires du rassemblement national et si vous voulez autant le monde rural
vote
progressivement en faveur du rassemblement national pour des raisons de déclassement des raisons géographiques des raisons territoriales autant les agriculteurs vont maintenant de plus en plus vers un vote rassemblement national on l
'a
vu au municipal on l'a vu même au sénatorial chez certains élus ruraux parce
que là ce sont des revendications qui sont plus professionnelles et c'est un sentiment d'injustice et une colère contre l'état
oui
je pense que le rassemblement national a gagné une bataille celle de représenter celui qui s'occupe le plus des préoccupations concrètes des gens et il y a de ça les agriculteurs moi je vous parle d'une politique plus nationaliste l'Europe vous distribue pas assez bien la PAC ça marche pas bien la politique agricole commune je vais m'occuper de vous pareil pour dans le rural et ils ont gagné un petit peu cette bataille de faire croire parce que quand on voit le budget qu'ils ont présenté qui est assez fantaisiste c'est du bluff mais en tout cas ils représentent ceux qui s'occupent le mieux qui prennent par la main c'est vrai que Marine Le Pen elle a transformé le parti de ce côté là c'est vraiment la mère de famille de la France qui va s'occuper des uns et des autres contre un gouvernement qui même s'il fait pas trop de promesses en tout cas Sébastien Lecornu n'arrive pas à répondre concrètement parce que cette crise on se souvient de Gabriel Attal au milieu
des votes de foi
faire une grande communication trois semaines après il n'y avait pas grand chose qui était concrétisé donc c'est vrai qu'ils attendent beaucoup
même
s'il a annoncé des mesures et qu
'il
a présenté des mesures Gabriel Attal
oui
oui tout à fait et puis il y
a
eu quand même des lois mais c'est vrai qu
'il
y a urgence et qu'il faut quand même rattraper ça donc c'est un discours c'est difficile parce qu'on est d'un côté sur l'émotion et de l'autre côté sur quelque chose de l'ordre d'une réponse plus raisonnable c'est beaucoup plus facile pour une Marine Le Pen qui n
'est
pas aux manettes et qui peut faire des promesses là largement en l'air
et
Sébastien Lecornu qui a aussi pris des mesures il
y
a la loi d'urgence agricole qui a été examinée au Parlement mais la méthode Lecornu elle ne marche pas avec les agriculteurs Michael
?
La méthode Lecornu elle va trouver sa butée parce qu'il y travaille en solo il ne communique pas il préfère travailler sur le champ parlementaire pour trouver des accords Il
a rencontré quand même les organisations agricoles ces derniers jours
Il ne
se
démène énormément mais il n'est pas dans une logique de démonstration
il
n
'est
pas dans une logique de faire savoir il est plutôt dans du savoir-faire et de ce point de vue-là c'est là que ça coince maintenant parce qu'il y a un besoin également de faire savoir d'autant plus qu'effectivement on l'avait évoqué rapidement mais c'est une réalité il a au-dessus de lui un Emmanuel Macron qui trépigne un peu qui laisse entendre que ça ne
va
pas assez vite qui fait comprendre que sa convention citoyenne sur les rythmes scolaires elle aurait été peut-être bien heureuse d'avoir été prise en compte parce qu'effectivement ça aurait montré qu'en amont ça aurait pu désamorcer éventuellement un conflit naissant mais
toujours
est-il qu'on assiste aussi à quelque chose d'inédit c'est le mot du ministre de
l
'Intérieur ces jours-ci c'est-à-dire que nous aussi on voit quelque chose d'inédit c'est-à
-dire
qu'on voit on en parlait tout à l'heure on voit au fond un théâtre de crise sociale précéder une campagne présidentielle et en général c'est plutôt le contraire donc là aussi on est dans un moment un décor politique qui est nouveau
Et
Émilie juste avant de vous donner la parole question est-ce que Sébastien Lecornu est le seul responsable de la situation ou est-ce qu'il paye la facture des quinquennats d'Emmanuel Macron on va voir ce qu'en dit Raphaël Luxman candidat lui aussi à la primaire de la gauche
ça
ne répond pas aux colères profondes qui animent ce pays
et
pourquoi ça ne répond pas à ces colères c'est
que
le Premier ministre est l'héritier de dix années dix années d'injustice d'impuissance qui ont suscité ces colères et donc il se retrouve dans une situation oui certes franchement sur les cas c'est bon à prendre et nous on prend mais c'est pas suffisant
On
paye la facture du double mandat Macron
Oui mais
si
on est honnête ça remonte même à avant dix ans je pense que c'est des années si on parle de
l
'industrie ça fait trente ans que la France se désindustrialise enfin je veux dire il
y
a des problèmes qui ne datent pas
d'hier L'agriculture
aussi
et
qui ne datent pas voilà l'agriculture aussi donc il faut quand même mais oui ça vient c'est l'héritage d'Emmanuel Macron mais de bien avant moi ce que je trouve terrible c'est qu'en effet on est à la veille d'une élection présidentielle très importante et des législatives et on est au moment où on devrait faire des choix déjà parce qu'on n'a plus assez d'argent pour tout financer comme vous le dites le modèle économique social de la France il est un peu à bout on devrait là être en train de faire des choix et c'est justement à ce moment là que c'est impossible c'est vraiment pas l'heure parce qu'il n
'y a
pas la marge et que les élections arrivent et qu
'il
n
'y a
pas de majorité à l'Assemblée c'est vrai que la dissolution là pour le coup décidée en 2024 par Emmanuel Macron n'a pas arrangé les choses parce qu'au moins ça leur aurait permis de passer des décisions de concrétiser alors que c'est même plus possible et Sébastien Lecornu non seulement il hérite de ce bilan qui date de bien avant Emmanuel Macron mais en plus il est dans une situation où il est obligé de faire attention aux uns et aux autres et on le voit bien avec cette espèce de budget qui n'a pas de sens qui essaie de protéger un peu les entreprises mais quand même qui essaie de protéger les retraités mais qui va quand même piocher il est un peu partout c'est
Shiva
du budget mais ça marche c'est compliqué mais
ça
va lui barrer la route vers l'Elysée il peut encore être un recours aujourd'hui Sébastien Lecornu ou pas ?
Je pense que ça va dépendre comment se passe le budget et comment il sort de ce budget moi je reste persuadé que Sébastien Lecornu peut être encore un recours il a une bonne image auprès des Français comme je dis une bonne image c'est qu'il a l'image d'un Premier ministre qui s'occupe des affaires du quotidien qui est une image de sérieux et qui fait ce qu'il peut comme vous le disiez justement dans un moment extrêmement difficile notamment sans majorité à l'Assemblée nationale et dans un contexte extrêmement compliqué mais moi je pense que c'est très difficile parce qu'on est rentré dans une campagne présidentielle avec une polarisation
voilà
vous êtes soit à l'extrême gauche soit à
l
'extrême droite
et
au milieu c'est extrêmement difficile d'exister et lui il est au milieu et il doit gérer l'ensemble des politiques publiques au milieu de cette polarisation politique 20 secondes Mickaël il peut être un recours ou pas Sébastien Lecornu
? Aujourd
'hui ça paraît compliqué
parce
qu'effectivement pour ces raisons-là et parce qu'il
y a
une très forte envie de radicalité, de changement qui est exprimée dans toutes les études d'opinion par les français et pour l'instant il ne
peut
pas l'incarner puisque lui il incarne une forme de continuité
Merci beaucoup merci à tous les trois avant de se quitter un mot sur ce PINCE le PINCE du Pasteur Don qui commence aujourd'hui jusqu'à dimanche ensemble combattons les maladies infectieuses les cancers pour aider la recherche vous pouvez faire un don vous pouvez envoyer don au 92 112 ou aller sur le site pasteurdon.fr Merci à tous et très bonne journée sur Public Sénat
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Ian Brossat