Conférence de presse de M.Jean-Noël BARROT et son homologue allemand M.Johann WADEPHUL (18/07/2025)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 14:57FerméeÉludée
Non.
- 15:03OuverteRéponse directe
Comment entendez-vous lisser les divergences franco-allemandes sur le commerce et la politique industrielle de défense (SCAF) ?
- 21:56OuverteRéponse directe
Pourquoi la France ne participe pas au projet OTAN d'achat d'armes pour l'Ukraine ?
- 22:39OuverteRéponse directe
Quels progrès concrets attendez-vous pour éviter le déclenchement du mécanisme de snapback avec l'Iran ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:41Fait
« Il doit savoir qu'il doit se rendre à la table des négociations et sinon il aura des conséquences. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Monsieur le ministre, cher Johann, je me réjouis de t'accueillir à nouveau à Paris. Cette deuxè visite témoigne de la proximité avec laquelle nous travaillons. Nos échanges sont constant. Notre coopération est très étroite sur les grands sujets bilatéraux politiques européenne et de politique internationale. Nous partageons le même attachement au moteur franco-allemand. Un partenariat unique qui nous place à l'avant-garde des efforts pour une Europe unie, forte, plus souveraine et plus résiliente. Nous croyons en Union européenne capable d'agir, de protéger ses citoyens, de défendre ses valeurs démocratiques et de s'exprimer d'une voie claire sur la
scène internationale. Comme l'ont rappelaé le président de la République et le chancelier allemand, nous voulons exploiter au maximum la coordination et le réflexe franco-allemand au service de l'Europe et de ses intérêts. Nous avons un agenda franco-allemand très riche devant nous. Nos entretiens aujourd'hui contribuent notamment à préparer un conseil des ministres franco-allemands qui se tiendra à la fin du mois d'août et à renforcer notre coordination sur les grands sujets de politique européenne et internationale. Sur nos échanges bilatéraux et la préparation de ce conseil des ministres franco-allemands, nous avons une feuille de route claire exposée par le président de la République et le chancelier dans leur tribune conjointe du 7 mai. Nos pays font face à des défis majeurs.
celui de la guerre sur le continent en Ukraine, celui d'une concurrence accrue à l'échelle mondiale, ceux d'une accélération des changements climatiques et technologiques. Et la menace d'une guerre commerciale n'est pas écartée. C'est dans ce contexte que la France et l'Allemagne ont voulu s'entendre sur un agenda complet de relance de notre relation et pour renforcer l'Europe. Nous avons entamé ce travail de manière à pouvoir présenter d'ici au conseil des ministres franco-allemands des résultats concrets faisant une réelle différence pour nos concitoyens et pour l'Union. Les trois grands axes de travail que nous avons retenu portent sur la sécurité et la défense, la restauration et le développement de la compétitivité européenne et enfin un agenda de un
travail de convergence pardon de nos systèmes économiques et sociaux. Je me réjouis de la tenue de ce conseil des ministres franco-allemands, le premier depuis celui de Mesberg en Allemagne l'an dernier en mai à l'occasion de la visite d'État du président de la République. C'est un temps fort pour nos deux pays et un organe très utile de concertation et de coordination de nos politiques publiques avec plusieurs membres de gouvernement mobilisés autour du président de la République et du chancelier. Le ministère des affaires étrangères respectifs jouent un rôle essentiel dans sa préparation et coordination. Nous avons naturellement également abordé aujourd'hui les enjeux européens et internationaux les plus pressants. Nous partageons l'impératif de la poursuite d'un soutien déterminé à
l'Ukraine dans la durée et dans tous les domaines face à l'intolérable agression russe. Ce soutien passe notamment par la poursuite d'un approvisionnement en armes pour permettre à l'Ukraine de se défendre mais aussi par le durcissement des sanctions économiques contre la Russie afin d'assécher les ressources qui financent son agression. Et je me réjouis de l'adoption ce matin du paquet de sanctions massifs, le plus lourd depuis 2022, qui vient d'être donc formellement décidé par l'Union européenne pour accroître la pression sur la Russie. Nous continuerons d'accroître nos propres capacités de défense et de soutenir notre base industrielle et technologique de défense européenne. Dans ce domaine, les initiative Safe et EDIP, récemment adopté à Bruxelles sont
une avancée décisive pour renforcer notre souveraineté européenne dans le domaine de la sécurité et de la défense et pour mettre en œuvre concrètement le principe de préférence européenne. Nous avons abordé la situation au Proche-Orient. Un cesser le feu doit être conclu. Les otages doivent tous être relâchés et des négociations pour aboutir à une résolution durable du conflit doivent être engagées. Nous devons rester mobilisé pour améliorer urgemment la situation humanitaire à Gaza en surveillant la mise en œuvre par Israël de ses engagements. Sur l'Iran, il nous faut redonner de l'espace à la diplomatie et notre priorité va aussi naturellement à la libération de nos deux otages Cécie Coler et Jacques Paris. Nous avons eu un échange sur les migrations et la situation à nos
frontières. le renforcement des contrôles aux frontières par l'Allemagne et son droit. Il est important évidemment que la sauvegarde de l'ordre public ne se fasse pas au détriment de la libre circulation au cœur de l'espace Shangan, notamment pour nos citoyens vivement en zone frontalière. À ce titre, les droits de coordination entre nos ministères de l'intérieur est indispensable. Par ailleurs, nous entendons concentrer nos efforts sur la mise en œuvre du pacte asile et immigration adopté l'an dernier et renforcer la politique des retours. Nous avons échangé sur les droits de douanes déjà imposés ou envisagés par la l'administration américaine dans le contexte des négociations en cours conduites par la Commission européenne. Ces négociations sont appelées à
s'intensifier alors que le président Trump a récemment annoncé unilatéralement l'imposition de droits de dou horizontaux de 30 % au 1er août, ce que nous avons vivement désapprouvé. Nous privilégions bien sûr une solution négociée et le facteur décisif dans ces discussions, c'est le maintien de notre unité et de notre fermeté face aux États-Unis. Nous devons pour autant nous préparer à tous les scénaris et nous tenir prêt à imposer des contre-mesures proportionnées et crédibles. Nous avons pris connaissance de la proposition de la commission pour le prochain cadre financier pluriannuel et devrons l'analyser plus en détail. Le prochain cadre financier pluriéannuel doit nous permettre de faire face aux enjeux majeurs auxquels fait face l'Union européenne, en particulier le
renforcement de sa prospérité, son autonomie stratégique. De nouvelles sources de financement seront nécessaires. C'est pourquoi la France juge indispensable n'accord sur le prochain cadre financier pluriannuel l'adoption de de nouvelles ressources propres pour l'Union européenne. Monsieur le ministre, cher Monsieur le ministre, cher Jean-Noel, merci pour l'invitation. Je suis très heureux d'être ici chez toi à Paris puisque depuis mon entrée en fonction en tant que ministre des affaires étrangères de l'Allemagne, nous avons étroitement coopéré. On se voit souvent
à différentes occasions de l'Union européenne, de l'OTAN, mais nous parlons également des sujets vraiment difficile. On vient de parler au téléphone avec notre homologue syrien dans une situation critique. Quand j'étais ici la dernière fois, on était dans la voiture ensemble et on a parlé au téléphone avec notre homologue indien. Et hier soir ensemble nous avons parlé avec notre homologue iranien, ce qui montre que la France et l'Allemagne s'occupe des sujets internationaux les plus importants qui sont toujours bien sûr ont le potentiel de dégénérer en crise,
en conflit qui pourraient avoir pour conséquence des guerres. Euh et on ne s'occupe pas seulement des sujets faciles, mais on voit une véritable responsabilité commune. Cela témoigne de notre relation étroite pour le chancelier fédéral. Il s'agissait depuis le début de faire fonctionner à nouveau le moteur franco-allemand comme on a tendance à le dire en Allemagne. Moi, j'ai toujours aimé cette image puisque j'aime bien les voitures et ça me ça me fait penser au Paris- Dakar peu importe qui se trouve sur le siège du conducteur et qui fait
de copelote pour indiquer quel est le prochain obstacle ou la le prochain virage. Les deux sont importants pour arriver à la ligne d'arrivée et telle est notre vision des choses également cher Jean-Noel de de la relation franco-allemande un rôle que nous devons assumer au sein de l'Union européenne mais comme j'ai eu l'occasion de le dire en citant deux trois exemples beaucoup plus loin que l'Union européenne et nous sommes appelés à le faire et on est là on est présent et c'était également au centre de nos entretiens de préparer le prochain conseil des ministres franco-allemands qui aura lieu à la fin du mois d'août à Toulan. Ce n'est pas
juste une rencontre au niveau gouvernemental avec un ordre du jour. On a vraiment bien choisi quelques sujets qu'on est en train de préparer et ce sont des sujet important pour nous au niveau bilatéral mais également pour l'Union européenne. Les États-Unis restent notre premier allié en dehors de l'Europe dans un monde géopolitiquement instable. Mais euh il est clair que c'est à nous européens de prendre notre destin en main, de garantir la sécurité de notre continent. Et donc je peux dire que l'image utilisée par le président Macron
d'une Europe souveraine est une image vraiment bien choisie qui euh a vraiment tout le soutien de l'Allemagne. Il s'agit non seulement de la sécurité proprement dite mais également de l'économie. On a parlé également quelles sont les attentes que nous devons satisfaire par rapport à la Chine également. également euh suite à la nouvelle politique commerciale et en matière des droits de douane des États-Unis d'Amérique, il faut maintenir notre unité. La cohésion et la Commission européenne représente dans les deux dossiers nos intérêts en commun. Il ne veut pas laisser semer la
division entre nous et la France et la l'Allemagne et nous représentant cette unité parce que si nous continuons à développer le marché intérieur et si nous réduisons euh les obstacles intérieurs euh au commerce, c'est positif pour la sécurité, pour la prospérité. Et c'est que nous défendons en tant que Union européenne la sécurité, la liberté et la prospérité. C'est ce qui rend l'Europe pour de nombreux voisins comme un destin rêvé. Et là où la Russie de Poutine euh est une est un défi pour nous tous,
c'est quelque chose que nous voulons atteindre et travailler ensemble. Et donc je suis d'accord par rapport à ce que tu as dit concernant le 18e paquet de sanctions qui a été finalement adopté. C'était vraiment euh important de montrer au président Poutine que la continuation de de la guerre aura de graves répercussions économiques sur la Russie et nous invitons explicitement euh tous nos collègues également aux États-Unis d'Amérique de faire de même et de d'augmenter la pression sur Poutine. Il doit savoir qu'il doit
se rendre à la table des négociations et sinon il aura des conséquences. Mais la sécurité européenne dépend également de la situation volatile au Proches Orient. Il est bien sûr tout à fait clair et c'est notre politique en commun que l'Iran ne doit jamais se doter de l'arme nucléaire en tant que l'U3 ensemble avec la Grande Bretagne. Cela nous occupe notamment depuis ces dernières semaines et nous maintenant cet objectif, nous appelons de nos vœux une solution diplomatique mais il est il reste clair s'il y avait pas de solution qui tiennent en compte
des intérêts de sécurité européens internationaux, le mécanisme de snapbec reste une option pour nous en tant que UE3. Hier encore, on en a parlé avec le ministre iranien des affaires étrangères. On a bien euh on a été euh clair sur ce point là. Euh donc euh je suis contente d'avoir euh pu euh tomber d'accord sur un mode de négociation mais lié à des attentes de notre part d'atteindre des résultats de manière vraiment rapide. Comme je viens de le dire, on a aussi parlé à notre collègue syrien. La
situation là-bas est bien sûr très inquiétante. On l'appeler et je tiens à le souligner au nom du gouvernement fédéral. Ce gouvernement de transition syrien aura notre soutien si elle il plaide pour un processus inclusif s'il protège les populations et s'il ne perd pas que des personnes appartenant à un groupe religieux ou à une minorité soit persécuté ou tué. C'est la responsabilité de ce gouvernement. il doit honorer cette responsabilité et aussi l'appel à toutes les autres parties dans la région de respecter la souverainité de la Syrie. L'Allemagne et la France, notre relation fait toujours débat. Je voudrais le dire de façon très sombre depuis après ma première image qu'on veut gagner une course ensemble. Journel, toi et moi semble et nos deux pays à chaque fois qu'on se voit et c'est souvent on ne parle pas seulement de certains projet ou d'une course où nous voulons avancer ou gagner. Il s'agit toujours d'une d'une vision d'ensemble.
C'est ce qui maintient l'unité et la sécurité de l'Europe. Il s'agit de réajuster, de protéger notre amitié vraiment profonde pour ces temps vraiment instable parce que nous sommes d'accord que l'Allemagne et la France peuvent toujours donner de nouvelles idées, de nouvelles impulsions et c'est avec optimisme que nous avons le regard porté sur le conseil des ministres foncalement à la fin du mois d'août. Je me réjouis à cette perspective. Merci beaucoup. question.
Non.
Bonjour euh monsieur Barreau, monsieur Vadeful, merci pour cette conférence de presse. Euh votre venue, monsieur Vadful, est la prochaine visite d'Emmanuel Macron en Allemagne et l'occasion de chercher des convergences entre la France et l'Allemagne sur un certain nombre de dossiers importants sur le commerce notamment qui qui a une deadline qui approche. Il y a des divergences à lisser sur ce sujet entre la France et l'Allemagne. Comment entendez-vous vous y prendre là-dessus dans la mesure où les positions ne sont pas exactement alignées et notamment monsieur Valadeful, est-ce que vous excluez l'emploi de l'instrument anticerion ? Et un autre sujet de divergence
notamment sur la la politique industrielle de défense, le scaf en particulier, est-ce que le gouvernement soutiendra la demande de l'industrie française d'avoir une part très importante de la production du scaf en France ? Le chiffre de 80 % circule. Et peut-on encore parler d'un projet commun si c'est le cas ? Merci beaucoup.
Je peux peut-être commencer pour vous répondre sur la manière de lisser les divergences de vue lorsqu'elles surviennent entre la France et l'Allemagne. Et bien, c'est ce que nous avons résolu de faire à l'invitation du président de la République du chancelier allemand en rapprochant considérablement les deux équipes gouvernementales. C'est la deuxième fois depuis sa prise de fonction que j'ai l'honneur de d'accueillir Joan Wadful à Paris. Il m'avait consacré une visite le jour de sa nomination. Il est de retour au moment où se termine le semestre et où nous préparons ensemble le suivant. Comme il l'a rappelé, lors de sa dernière visite, nous avions
appelé ensemble le ministre des affaires étrangères indien euh au pic de la crise et de l'escalade militaire entre l'Inde et le Pakistan. Aujourd'hui, nous avons appelé ensemble le ministre syrien et hier soir, nous étions ensemble au téléphone avec le ministre iranien. multiplions les contacts chaque fois que l'occasion nous en est donnée et ces occasions sont nombreuses et se passe peut-être pas une semaine sans que j'ai l'occasion de d'échanger de euh de rencontrer et d'échanger avec Johann. Mais la relation ne se limite pas à celle de nos deux chefs d'état de gouvernement, ni à celle de nos deux
ministères. Puisque l'ambassadeur de France en Allemagne me rappelé que ces derniers jours euh il recevait un ministre français par jour à à Berlin. C'est dire à quel point l'intensité de nos contacts s'est accru. Et s'agissant du commerce, nous avons le même objectif, celui de défendre les intérêts industriels européens, celui de la souveraineté européenne, de notre autonomie stratégique. Nous soutenons les efforts menés par la Commission pour obtenir un accord équilibré, respectueux de nos intérêts. Et et nous souhaitons, comme les deux chefs d'État et gouvernement l'ont rappelé, le président de la République, le chancelier allemand, que les négociations puissent aboutir au plus
vite pour dissiper l'incertitude qui pèse sur l'investissement, sur l'activité économique des deux côtés de l'Atlantique.
Moi, je dirais simplement que nous avons une relation de travail qui fonctionne et c'est ce c'est ce qu'on attend de la part des gouvernements. C'est ce que l'Europe attend de nous et ça marche, ça fonctionne. On parle souvent. J'espère que l'ambassadeur allemand ici appar reçoit autant de ministres comme c'est apparemment le cas à Berlin mais on ne fait pas le compte. Euh on a des équipes ici au au ministère et au Quéd qui vont se réunir lundi prochain pour vraiment faire du travail de fond et c'est ce qu'on sait faire, c'est ce qu'on doit
faire et on est là pour ça et on réussit à le faire de manière excellente. fait souvent un travail dur mais pas spectaculaire et parfois il peut y avoir des divergences de vue mais on peut dire vraiment que Paris et Berlin ont un peu le même un même et seul document européen et c'est également une grande aide pour la Commission européenne dans l'entretien dans des entretiens avec les états États-Unis par rapport euh les droits de H. Monsieur Sfkovic
dit qu'il a vraiment des négociations vraiment intenses et il est sûr de notre soutien et on peut dire à la présidente de la commission et au président du conseil quand il voyage à euh en Chine qui peuvent compter sur le soutien de nos deux pays, on peut attendre que la Chine réduise les barrières commerciales, qu'il y ait un principe de réciprocité et que nous attendons qu'il y ait pas une politique de subvention qui mettent en euh désavantage les produits européens et je crois que c'est vraiment positif et en et on le fait en tant que ministre des affaires étrangères et tout comme le
font bien sûr le chanier fédéral et le président de la République lors d'une d'un dîné de travail la semaine prochaine. sera la première visite du président de la République depuis l'élection et la nomination du nouveau chancel fédéral Fredich Merz et sera un grand honneur de le recevoir. Mais euh finalement en fin de compte, ils ont également un grand agenda de travail. C'est le seul moyen pour bien préparer un sommet comme celui que nous voulons organiser pour la fin août. Cela représente beaucoup de travail et l'important c'est de réussir. Et bien sûr, on continue à travailler sur le projet euh SCAF. Bien sûr. Euh euh j'ai bien entendu ce que m'a dit un
représentant de l'industrie française et bien sûr, il a raison de le dire. Euh mais nous en tant que gouvernement et bien sûr le ministre de la défense est également responsable de cela et bien sûr on continue à travailler sur ces projets en commun.
Oui, de de la DPA. Une question pour vous, monsieur le ministre Barreau. Pourquoi les Français ne participent pas au projet de l'OTAN d'acheter des armes pour l'Ukraine et pour vous, Mistre Vadfou, par rapport à l'Iran, quels sont les progrès que vous attendez de manière concrète pour ne pas déclencher le snapback et quelle est votre réaction ? au propos de votre collègue iranien euh qui euh a qualifié de irresponsable les propos tenu par l'UE3. Et par rapport à l'Afghanistan, le rapatriement de personnes à Afghanistan revient à une
reconnaissance de fait du gouvernement Taliban et euh la suggestion de monsieur Dobrine d'avoir des entretiens directs avec les euh talibans. Si vous permettez, je vais commencer. Le chanceler fédéral a déjà répondu à une partie de ces questions lors d'une conférence de presse. Ce n'est pas euh la première fois qu'il y a un tel vol de retour de rapatriement vers l'Afghanistan. Cela a déjà eu euh lieu lors du précédent gouvernement. C'était un vol qui a été préparé de longue date et ensemble avec le chancel fédéral euh j'ai préparé euh j'ai fait la préparation euh diplomatique de ce vol
et c'est un signe clair de notre politique de migration que nous sommes capables de d'organiser le retour de telle personne. Cela montre que nous avons des contacts qui fonctionnent vers Qatar et nous sommes reconnaissant des responsables à Qatar pour leur soutien. Il y a bien sûr aussi des contacts techniques vers l'Afghanistan qui sont également nécessaires pour pouvoir organiser une telle mesure. Mais ça se limite à ça. Il y a pas d'élargissement des relations et pas de
reconnaissance de ce régime. Il y a pour l'heure pas de motif pour le faire. Euh voilà pour les questions qui s'adressaient à moi. Ah sur l'Iran.
Hier en continuation de nos entretiens de Genève, nous avons eu encore un appel avec notre collègue Rchi et au moins on s'est entendu de de vouloir continuer. On attend un dialogue de négociation fiable avec nous et avec les États-Unis d'Amérix. Il y a pas d'autres manières de résoudre cette problématique. Vous connaissez notre réclamation exigence de base qui vise à empêcher que l'Iran se dote de l'arme nucléaire et pour cela, il y a la possibilité et également la nécessité d'une pleine coopération avec l'Agence internationale
de l'énergie atomique à Vienne. C'est quelque chose qui doit être garanti et nous avons également d'autres questions et mesures qui accompagnent ce processus, mais je crois que nous devons vraiment avoir ces négociations de manière efficace et l'efficacité parfois n'est pas compatible avec un caractère public des négociations, mais nous sommes vraiment déterminés à tout faire pour arriver à une solution diplomatique. Et deuxièmement, nous avons la même détermination si cela venait échoué quand on peut déclencher le mécanisme de snapback.
Pour répondre à votre question, c'est une excellente nouvelle que le président Trump a décidé de mettre à disposition de l'OTAN, des pays de l'OTAN, des systèmes de défense antiaérienne pour l'Ukraine. De même que c'est une excellente nouvelle que le président Trump est donné 50 jours désormais 45 jours à Vladimir Poutine pour cesser le feu sous peine de droit de douane allant jusqu'à 100 % sur la Russie et sur les pays qui continuent de commercer notamment du pétrole avec la Russie. C'est dans cet esprit d'ailleurs en coordination avec les États-Unis que nous avons conçu le paquet de sanction massif qui a été adopté ce matin et que nous avons soutenu, que nous avons même
alimenté France et et Allemagne main dans la main. Euh et j'en profite pour dire que si je me retourne sur les mois qui viennent de s'écouler ou si j'essaie de me de me replacer 6 mois en arrière, on nous annonçait que l'unité européenne allait voler en éclat. L'unité européenne est devant vous. On nous annonçait que l'Ukraine allait capituler par la force, peut-être précipitée par l'arrêt du soutien des États-Unis d'Amérique. là encore forcé de constater que ça ne s'est pas produit et que même s'il reste encore des efforts à à faire aux Européens notamment dont on disait à l'époque ils allaient être complètement absents du
jeu alors qu'ils sont occupés ces dernières semaines et mois une place centrale des efforts à faire pour les Européens et toutes tous les soutiens alliés de l'Ukraine. Nous sommes dans une situation bien moins pire que celle que nous annonçai bien des observateurs, bien des éditorialistes et bien des critiques. Et donc, il nous faut continuer sur cette voie, celle qui a consisté à montrer l'exemple en continuant à prendre des sanctions, en continuant à fournir un soutien militaire et financier à l'Ukraine en continuant de rappeler que la guerre d'agression russe en Ukraine est une guerre coloniale en violation du droit international. qui soulève un risque
majeur non seulement pour la sécurité des Européens mais pour l'ordre international fondé sur les règles et pour l'architecture de sécurité qui qui est aujourd'hui en cause. et je pense non seulement au traités de désarmement, mais également au trait de non prolifération qui est revenu dans l'actualité à la suite de la crise uranienne mais qui est évidemment très fragilisée du fait de l'invasion par un pays membre du conseil de sécurité signataire du du traité de non prolifération puissance dotée de toutes les règles de l'ordre international
Jean-Noël Barrot