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Discours / meetingfranceinfo (sur YouTube)· 28 septembre 2026 11 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseNumériqueEnvironnement & énergie

Emmanuel Macron face aux menaces sur l’Europe : "Il faut agir pour notre sécurité"

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:06Invité politiqueFait
    « 75 ans après la déclaration Schumane, le monde a changé. La guerre est revenue sur notre continent et notre Europe est bousculée par le retour des empires. »
  • 5:50Invité politiquePromesse
    « Pour assurer une souveraineté réelle, il nous faut donc agir. Agir d'abord pour assurer notre sécurité et préserver nos valeurs. »
  • 6:33Invité politiquePromesse
    « agir pour le climat et bâtir en responsabilité l'avenir que nos enfants méritent et dont la neutralité carbone au milieu de ce siècle est le juste cap. »
  • 8:00Invité politiquePromesse
    « La France porte ce combat de la majorité numérique en Europe. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Très saint père, mes seigneurs, mesdames messieurs en vos grates et qualités très saint père soyez le bienvenu à ma conclure votre visite apostolique en France ici en Lorè de surcroix pour y évoquer notre et riche en symbole. Amèf, berceau des Carolingiens est l'un des trois évéchés. Amès, ville authentiquement européenne par sa géographie et sa mémoire à sur cette terre de Laoren meurtri par l'histoire, disputée, conquise et reconquise où s'est bâtie la réconciliation franco-allemande devenue la pierre d'angle de la construction européenne. Un des grands architectes de cette concorde et de cette renaissance, Robert Schumann repose à quelques kilomètres d'ici assis chez elle.

Né à Luxembourg, formé au droit en Allemagne, député de la Moselle, il fut déclaré vénérable par l'église. Sa foi éclairait son action comme nombre de bâtisseurs de notre Europe, de Hadener à Gaspéri. En mai 1950, il proposa une méthode faire du charbon et de l'acier hier instrument de guerre. le bien commun de six nations fondatrices, créant ainsi cette solidarité de fête entre nos nations qu'il a pla de ses vœux. À sa suite viendront le général de Gaul, les Conradenauer, visage de la réconciliation franco-allemande à la messe de Reince qui celleront l'amitié entre nos peuples par le traité de l'Élysée de 1963.

Mais ne n'éduisons pas de cette histoire magnifique que la construction européenne appartient au seul français et allemand. Pierre après pierre, elle fut aussi bâtie par la volonté des peuples sortis des dictatures, puis avec ce qui, après la chute du rideau de fer permirent à l'Europe de retrouver son unité. et d'autres veulent encore aujourd'hui nous rejoindre des Balcans jusqu'à l'Ukraine et il n'est sans doute pas de plus beau plébiscite pour notre Union européenne que cette volonté d'appartenir à un même espace de paix, de sécurité, de démocratie et de prospérité.

Mais notre Europe vient de plus loin et est avant tout une civilisation, certes une géographie dont les confins de la Baltique à la Méditerranée, de l'océan au Caucas ont toujours été questionnés. Elle est surtout le palam ceste de la Grèce antique, de Rome, de la chrétienté, des empires successif et de siècles de guerre. Oui, cette Europe de nos villes et de nos villages, des écoles et des universités, de nos cafés et de nos places publiques, s'est construite sur un socle greco-romain et judéo-chrétien.

Notre héritage européen de ces fondations à notre temps, à travers la Renaissance, le grand siècle et nos lumières de montagne et Erasme à la Fontaine ou Voltaire a cristallisé le primat de la personne puis de l'individu libre et rationnel. inséparable de la dignité humaine. La liberté, l'esprit critique, l'attachement à la science, la démocratie libérale, l'égalité entre les femmes et les hommes inséparables de l'égalité, de la fraternité, le capitalisme et la libre et le libre commerce inséparable de l'État providence et de la démocratie sociale. Elle a traversé les nationalismes et les totalitarismes du 20e siècle.

jusqu'à l'effondrement moral de l'holocauste pour consolider son attachement aux droits de l'homme, au respect des droits des personnes et de toutes les minorités. Alors oui, notre Europe est enracinée dans cet héritage. Elle s'est consolidée à travers ses épreuves jusqu'à la construction européenne et celle-ci s'est appuyée sur un autre principe cher à la tradition de l'église, le principe de subsidiarité. Un principe de liberté qui protège la capacité d'agir du plus petit et oblige le plus grand à respecter son autonomie et à lui apporter soutien lorsque ses forces ne suffisent plus.

Un principe qui dit ce qu'est notre Europe, non pas une puissance qui efface les nations, mais une force qui prolonge et augmente leur capacité d'agir et de maîtriser leur destin. Oui, là où l'Europe durant 2000 Lénè avait rêvé l'unité par les empires et les guerres civiles, l'Union européenne est une invention inédite fondée sur le respect, la paix, l'égalité entre ces Étatsmembres. Plus que jamais, cela est essentiel. 75 ans après la déclaration Schumane, le monde a changé. La guerre est revenue sur notre continent et notre Europe est bousculée par le retour des empires.

Schuman l'avait écrit : "La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menace. Alors que les dangers ont changé d'ampleur, nos efforts pour la paix doivent être à la hauteur des enjeux. Pour assurer une souveraineté réelle, il nous faut donc agir. Agir d'abord pour assurer notre sécurité et préserver nos valeurs. Car la paix ne se décrète pas. Elle se construit patiemment par des artisans de bonne volonté, lucides et constants. C'est précisément le sens de notre engagement indéfectible au côté de l'Ukraine face à l'agression militaire de la Russie et au côté du droit international en bâtissant une Europe de la défense et de la paix.

Agir aussi pour se projeter pleinement dans la prochaine décennie en répondant au défis de compétitivité impératif pour rester dans la course et maîtriser souverainement nos technologies et nos données, produire, innover et investir en Europe pour rester libre, défendre nos intérêts et préserver notre modèle social parce qu'en Europe, croissance économique et justice sociale sont indissociables. agir pour le climat et bâtir en responsabilité l'avenir que nos enfants méritent et dont la neutralité carbone au milieu de ce siècle est le juste cap.

Agir pour nous protéger contre l'épidémie de désinformation et d'ingérence qui veulent saper nos démocraties et nous diviser porter atteinte au projet européens. La vérité vous rendra libre nous rappelle Jean. La vérité très saint père, vous l'avez rappelé dans votre encyclique Magnifica Humanitas est un bien commun. Et le mensonge lui change l'adversaire ennemi, le débat en procès, le doute en trahison et l'algorithme en amplificateur d'émotions négatives. Les écrans nous habituent à vivre côte à côte, certes, mais reclus. Une démocratie ne s'éteint pas seulement sous les obus.

Elle s'éteint quand le dialogue cesse, quand les existences se délit, quand la solitude s'installe et qu'on ne s'entend plus. Dès 1947 dans la France contre les robots, George Bernanos que vous évoquez vendredi à l'Élysée, mettez en garde contre la tentation de soumettre l'homme aux instruments qu'il crée lui-même, au risque que le progrès technique ne devienne une dépossession humaine. Aujourd'hui, l'Europe, la première, a souhaité y répondre en se dotant d'un cadre de régulation. L'innovation doit servir la dignité humaine, non la puissance de quelques-uns. C'est également le sens de la gouvernance mondiale que nous appelons de nos vœux.

Une technologie qui doit rester un serviteur de l'homme, jamais son maître. Je pense enfin à notre jeunesse. Son attention, sa liberté, son jugement doivent être protégés des poisons de l'addiction et de la prédation. Et les évangiles nous rappellent l'attention d au plus fragile d'entre nous. Il en va de notre responsabilité collective. C'est pourquoi la France porte ce combat de la majorité numérique en Europe. Agir oui. Ici à Mess. Nous sommes heureux de vous recevoir très saint-ère pour vous entendre pour apprendre de vous. Car ici bas le cœur millénaire de l'Europe. Une Europe qui protège, unie et agit.

Une Europe souveraine et démocratique habitée par ce projet de paix et de prospérité. Une Europe qui doit retrouver le courage de ses fondateurs. Oui, le courage pour devenir la puissance de paix, d'indépendance et de démocratie qu'elle a à être. Le courage pour ne pas céder au repli, à la haine de l'autre, au retour des nationalismes qui divisent. Très saint Père, permettez-moi d'achever mes propos puisque c'est la dernière fois que j'ai l'occasion de m'exprimer publiquement devant vous en vous réexprimant notre gratitude et notre joie. 4 jours en France, vous avez senti, je l'espère, une nation fervante, unie et heureuse et je vous en remercie infiniment.

Et nous avons voulu vous voir heureux aussi. Une formule de la fin du 18e siècle, ensuite reprise par nos amis allemands pour signifier le bonheur tranquille dit heureux comme Dieu en France. Alors, nous dirons désormais en mémoire de ces 4 jours heureux comme Léon X chez nous. Alors, merci pour cela.