Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 25 août 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

LA N3GROPHOBIE EST-ELLE DEVENUE UNE ARME POLITIQUE ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15inconnuFait
    « que les personnes qui euh nous balancent des propos comme ça, ils visent la personne, il vise la couleur de peau, mais il vise pas qu'une seule personne. C'est toute une communauté qu'il vise »
  • 1:00inconnuFait
    « Une candidate aspergée au visage en pleine rue à Bordeaux. Une élu de Rennes qui reçoit retourne dans ta case par centaines et retrouve sa voiture saccagée. »
  • 3:30Régine ComoliFait
    « Hier soir encore, ma voiture a été forcée dans un parking privé, tout rétourné, fuyé, violé. »
  • 5:30Régine ComoliFait
    « Ce n'est pas un jeu, c'est une violence, c'est une stratégie d'intimidation et ça détruit. »
  • 6:30inconnuFait
    « Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis Pierrefit, visé par une plainte pour emploi fictif à la RATP. »
  • 7:00inconnuFait
    « Ali Diuara, député maire de la Courneuve sommet de justifier pourquoi il occupe encore un logement social. »
  • 7:30inconnuFait
    « Noir et LFI, c'est trop pour les suprémacistes médiatiques. »
  • 8:00inconnuFait
    « Le racisme est devenu systémique comme moyen de lutte politique pour la caste. »
  • 8:30inconnuFait
    « Quand on touche membre et les filles, on douche tout le monde. »
  • 9:00inconnuFait
    « Ce qui est arrivé à Minatapouille et à Régine Comoli, ce n'est pas discutable. Ce sont des agressions et harcèlements racistes documentés avec plainte et procédure judiciaire. »
  • 10:00inconnuFait
    « La négrophobie en politique française, ce n'est pas une nouveauté de 2026. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

que les personnes qui euh nous balancent des propos comme ça, ils visent la personne, il vise la couleur de peau, mais il vise pas qu'une seule personne. C'est toute une communauté qu'il vise et moi aujourd'hui, je refuse en tout cas que le racisme décide à ma place. Une candidate aspergée au visage en pleine rue à Bordeaux.

Une élu de Rennes qui reçoit retourne dans ta case par centaines et retrouve sa voiture saccagée. Un maire et un député balancé dans la même semaine dans deux affaires distinctes. Quatre élus noirs de la France insoumise une seule semaine et un mot qui claque dans la bouche de Mélenchon, la négrophobie.

Alors, on va poser la question sans détour. Le racisme est-il devenu une arme de guerre politique contre les insoumis ? C'est parti pour le dixit.

On commence en Gironde et ce n'est pas une polémique, c'est une agression. Aminata Pouille, tête de liste LFI au sénatorial rentre d'une réunion de campagne début août. Quatre hommes arrêtent leur véhicule à côté d'elle.

Insulte raciste, liquide inconnu balancé au visage. Elle porte plainte. Ce n'est pas une interprétation, [musique] c'est un fait divers raciste.

Certaines personnes dans les médias disent que bah c'est euh une victimisation, mais s'ils ont envie de croire que on se victimise, tant [musique] pis. Mais moi, je dis vraiment que il faut prendre euh les propos, les [musique] la violence qu'on peut recevoir. Il faut le rendre euh médiatique.

Il faut que ça soit visible par toutes et par tous. Arène, même brutalité, format harcèlement. Régine Comoli, première femme issue de l'immigration élue dans son secteur, se prend depuis des mois, retourne dans ta case, des centaines de messages de haine et pour finir sa voiture vandalisée.

Bonjour à toutes et à tous. Hier soir encore, ma voiture a été forcée dans un parking privé, tout rétourné, fuyé, violé. Alors, je vais être honnête [musique] avec vous.

Je ne sais pas si c'est lié, mais quand des semaines, tu reçois des messages [musique] racistes, des intimidations, des menaces à peine déguisé, le doute n'est plus un hasard, il devient une inquiétude. Je suis élu de [musique] la République, je suis une femme noire, je suis une mère et aujourd'hui, je suis fatiguée, [musique] épuisée, fatiguée d'avoir prouvé que j'ai ma place, fatigué de devoir encaisser en silence ce que [musique] d'autres ne vivront jamais. À celles et ceux qui font ça, arrêtez.

Ce n'est pas un jeu, c'est une violence, c'est une stratégie d'intimidation et ça détruit. Mais je vous le dis clairement, vous ne me ferez pas terre parce que derrière moi, il y a des femmes, il y a des mères isolées, il y a des quartiers qu'on veut invisibiliser et moi je suis là pour ça. Alors oui, j'ai peur, épuisé, très peur parfois mais je reste de parce que la République c'est aussi nous et je ne reculerai pas.

Une enquête pour harcèlement moral aggravée tourne depuis avril. Elle-même a un mot pour ça plus précis que le racisme misoginoire. Cette discrimination qui touche spécifiquement les femmes noires.

Et puis la même semaine, deux dossiers tombent d'un coup en scène Saint-Denni. Bali Bagayoko, maire de Saint-Denis Pierrefit, visé par une plainte pour emploi fictif à la RATP. La régie de transport d'M.

Ali Diuara, député maire de la Courneuve sommet de justifier pourquoi il occupe encore un logement social. Il aure respecté les plafonds. Coïncidence de calendrier ou acharnement pour Jean-Luc Mélenchon, les choses sont claires.

Noir et LFI, c'est trop pour les suprémacistes médiatiques. Le racisme est devenu systémique comme moyen de lutte politique pour la caste. Et Jean-Luc Mélenchon balance la liste des précédents, Daniel Obonot, Rachel Kéké et Carlo Martins Bilongo le 3 novembre 2022 ou en plein émissie comme dit Roton en Afrique euh quand je parle de Loson Viking du bateau avec des migrants qui viennent de partout dans le monde et je sais que le sujet de l'immigration a déjà été abordé par différentes personnes au parlement.

Il y a jamais eu de de sujet particulier. Et lorsque moi j'en parle lors des questions gouvernement ce jour-là, ben un député du euh me me renvoie directement en me disant retour en Afrique. Ça fait l'esprit en mode il va ramener ses amis.

C'est ça en fait l'imaginaire. C'est quand on va parler d'immigration et quand est on est issu de l'immigration, c'est qu'on veut ramener ses amis à cet imaginaire là qui qui est créé et on nous renvoie en disant vas-y retourne en Afrique. Ça c'était très violent. même la réaction la président de l'Assemblée nationale n'a pas été la hauteur en soi.

Quand on touche membre et les filles, on douche tout le monde. Voilà. Donc cette agression euh visait peut-être à m'intimider, mais c'est loin d'être le cas.

Euh ça produit un sentiment inverse pour moi, c'est-à-dire une détermination euh plus que jamais. Voilà. Et c'est là qu'il faut être précis parce que mettre tous ces cas dans le même panier serait malhonnête intellectuellement.

Ce qui est arrivé à Minatapouille et à Régine Comoli, ce n'est pas discutable. Ce sont des agressions et harcèlements racistes documentés avec plainte et procédure judiciaire. Ça c'est des faits.

Mais ce qui touche Bali Bagayoko et Ali Juara est différent, peut-être plus surnois, moins frontal. Ce sont des révélations journalistiques sur l'usage de leurs mandats et de leurs ressources publiques. Des révélations tombent comme par hasard sur des élus noirs et prennent une résonance particulière.

Il est normal d'enquêter sur nos hommes et femmes politiques, mais cela doit être fait de manière juste, quelle que soit la couleur de peau de l'élu. Je vous invite d'ailleurs à lire l'enquête du média faite par mon collègue Nils Vilque sur le soi-disant emploi fictif de Bali Bagayoko à la RATP. La surreprésentation des lunoires dans les polémiques qui touchent la France insoumise, la vitesse à laquelle certaines affaires sont montées en épingle mérite d'être interroger.

Je disjà, je fais une comparaison parfois aux attaques que subissent mes collègues qui sont parfois sur le sujet de fond et en fait quand vous êtes noir, c'est pas les sujets de fond ou sinon c'est vraiment le traitement médiatique. Vous voyez sur l'exemple de Bali Bagayoko où quand les journalistes reprennent la phrase en disant il a cumulé deux emplois, un emploi en tant que élu local, c'est pas un emploi élu local. Bali bago c'est pas le premier élu en France à avoir été conseiller municipal ou maire adjoint ou être vice-président au département conseil départemental et cumuler aussi un travail c'est normal de travailler à côté et en fait il y a eu un faux récit déjà d'emblé mais qui n'a même pas été arrêté ça veut dire à aucun moment on va mettre de la nuance contredire dire ah non mais attention en fait on va euh créer déjà un imaginaire de dire ah l'homme noir ou la femme noire il est déjà là pour voler pour dissimuler pour cacher Voilà, on nuance rien du tout, on contredit rien du tout et ça tout de suite j'arrive à faire la différence que une attaque politique qui reste sur le fond.

Bali bagaiko parlant du fond, il met en place le fourniture scolaire gratuit pour les habitants la mutuelle communale, il met en place des vélos pour tous les trisè au collège. Ça c'est du fond mais on va pas l'attaquer là-dessus. On va dire, on nous explique qu'en 2000, il a pas eu d'entretien d'embauche quand il a été embauché à la RTP.

Qui dans ce pays, on lui on le renvoie à 26 ans en arrière pour savoir s'il a eu un entretien ou non. Qui dans ce pays, on le renvoie à à sa fiche de paye après 26 années ou 25 années de boîte. Je ne sais pas.

À un moment donné, soyons rationnel. On dit il a gagné 6000 € en 2000 et cetera. On ne comprend rien au torsion du canard enchaîné.

On sait même pas c'est signé par qui, mais ensuite c'est diffusé partout partout partout dans la presse. Ça c'est regrettable et ça on sait tout de suite que ce n'est pas une attaque politique, c'est une attaque raciste. Parce qu'il faut le dire, la négrophobie en politique française, ce n'est pas une nouveauté de 2026.

En France, des élus noirs ont déjà été confrontés à cette remise en cause de leur légitimité. Autrement dit, ce que vivent aujourd'hui Aminatapouille, Régine Comokoli, Bali Bagayoko, Ali Diuara ou Carlos Martins Bilango s'inscrit dans une histoire longue. La France insoumise expérimente à son tour un racisme structurel qui a toujours pesé plus lourd sur les personnalités politiques noires en France, quelle que soit leur famille politique.

Prenez Kofiamnan. En 1989, il devient maire de Saint Couli dans le Finistère. Son élection déclenche une vague de lettres racistes, des lettres dans lesquelles certains lui expliquent en substance qu'un noir n'a rien à faire à la tête d'une commune française.

Il deviendra ministre. Quelques années plus tard, Christian Tobira deviendra elle aussi la cible d'attaque raciste lorsqu'elle occupera des fonctions gouvernementales. Et depuis, d'autres femmes et hommes politiques noires ont été confrontés à la même logique.

Le problème n'est donc pas nouveau, mais quelque chose a changé. Je pense que voilà l'éducation et la médiatisation et ce qu'il voient à la télé euh surtout euh la discrimination et les propos racistes que peuvent aussi exprimer l'extrême droit. On voit ça à l'Assemblée nationale euh des propos on voit ça dans les médias.

Euh je pense que ça a un impact très très important aussi bien dans les jeunes mais dans les personnes qui sont reculer du milieu en tout cas multiimport du vivant ensemble. Aujourd'hui une attaque peut naître sur les réseaux sociaux être reprise par un influenceur être commenté sur une chaîne puis reprise par un média puis devenir un sujet politique. Et quelques heures plus tard des milliers de personnes peuvent avoir oublié le contexte initial.

Carlos Martins Bilongo en a fait l'expérience. En janvier, après plusieurs polémiques, ses avocats dénonçaient un déchaînement de haine raciste et un harcèlement généralisé. Est-ce que la négrophobie est devenue une arme politique contre la France insoumise ?

Il serait impossible de dire que toutes les attaques contre les élus noirs de LFI sont coordonnées. Il serait tout aussi faux de considérer toute polémique les concernant comme raciste. Et il serait tout aussi dangereux de faire comme si le racisme disparaissait dès qu'une personne entre en politique.

La France est un mouvement qui attaqué en flux continu et en fait vous avez le la serie sur le gâteau, c'est quand vous avez des élus issus de l'immigration. C'est encore pire. Là c'est le pire spectre qu'il peuvent avoir.

C'est un cauchemar. Je dire que ces personnes-là seront peut-être en responsabilité euh après les élections présidentielles, après une belle campagne qu'on va mener, une campagne qui va être antiraciste, la campagne qui va être rassembleuse encore une fois dans les quartiers populaires et et au-delà dans la ruralité. Et je pense c'est ce que l'extrême droite craint le plus parce que si on se lève si des sportifs, des artistes, des personnes ici de différents milieux entrepreneurs, milieux associatif se lèvent pour dire non à l'extrême droite et voter Jean-Luc Mélenchon parce que c'est le bulletin qui va battre le racisme, ça les met en difficulté.

Ils ont non conscience et on leur fait peur et du coup ils nous attaquent. La question n'est donc pas est-ce qu'on peut critiquer les élus noirs de la France assoumise ? La réponse est bien sûr oui.

La vraie question c'est comment les critiques-tons ? Quel mots utilise-ton ? Quelle image utilise-ton ?

Quelles accusations sont reprises ? Et surtout, est-ce que la couleur de peau de la personne devient elle-même un élément de l'attaque politique ? Le racisme ne prend d'ailleurs pas toujours la forme d'une insulte explicite.

La négrophobie peut aussi passer par des représentations. L'idée qu'une personne noire serait moins légitime, moins compétente, plus violente, plus communautaire, plus étrangère ou tout simplement pas du tout à sa place. Et en politique, cette question de la place est fondamentale parce qu'un élu noir n'est plus simplement une personne noire.

Il représente, il décide, il exerce du pouvoir, il parle au nom d'une partie de la population et parfois il devient lui-même un symbole. Peut-être qu'une partie de la bataille politique actuelle porte aussi sur une question beaucoup plus profonde, qui a le droit de représenter la France, qui peut être maire ? Qui peut être député ?

Qui peut prendre la parole ? Et qui peut incarner l'autorité ? Et surtout, verra-ton un jour un candidat ou une candidate noire à l'élection présidentielle ?

En tout cas, il faudra qu'il est ou elle s'attende à des attaques politiques sans précédent. Bien sûr, le jour où le le jour où vous allez avoir une candidat ou un candidat prêt à prendre le pouvoir en France, il va subir les attaques mais incroyables. On prend juste à titre de comparaison l'Estrat aux États-Unis, comment ils ont attaqué monsieur Mamdani ou d'autres candidats, il a mar sur des sujets qui n'ont rien à voir avec le fond politique.

On va que sur [musique] les trucs, il est de telle origine, il a fait euh on ganda il connait telle personne, on n'est pas du tout sur le fond. Et malheureusement c'est ces ces éléments-là, ça nous fait perdre beaucoup de temps dans le travail parlementaire par exemple. Moi des fois de répondre à cette attaque-là, je perds mon temps parce que je sais qu'un collègue à moi qui n'est pas noir de peau, bah il est pas embêté pareil, il est pas gêné pareil.

Et ça aussi il faut c'est un un élément de déconstruction qu'on doit aussi véhiculer dans les rangs de la gauche. Il y a un travail aussi à faire que doivent comprendre que quand vous êtes une personne d'immigration, vous êtes à LFI, ben vous subissez des attaques qui sont 10 fois ou 20 fois plus fortes. C'est la fin de ce dixit.

N'hésitez pas à soutenir le média en allant sur capsurd.v.fr.

FR [sifflotement] [sifflotement]