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Podcast / conversation28 minutes - ARTE· 2 avril 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTransports

L’électrification : la réponse à la crise du pétrole ? | 28 minutes | ARTE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La stratégie de l'électrification peut-elle mettre les Français à l'abri des chocs pétroliers ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La France a-t-elle les moyens de ses ambitions ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'électrification du parc automobile viendra uniquement grâce à davantage d'aide publique ?

  • 9:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui n'est pas probant dans les annonces du gouvernement ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Ça nous coûtera moins cher aux consommateurs si on fait plus d'électricité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:30Sébastien LecornuFait
    « Le premier ministre suggère d'utiliser les surplus des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l'économie. »
  • 7:30Anne de GuigierChiffre
    « L'objectif c'est de faire passer de 60 % à 40 % d'ici à 2030 de la dépendance aux énergies fossiles importées. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Dans cette PME Charentaise, Luc Bino jongle avec la calculatrice et les factures de gasoil. Le prix du litre a flambé depuis le début de la guerre en Iran. 221 vendredi, 234 hier 227 aujourd'hui.

Le surcoup c'est à peu près 27000 € TTC pour ma petite boutique de 14 camions. À 400 km de là en Îlévilaine, cette infirmière libérale sur la route tous les jours tente de limiter les frais avec un véhicule moins gourmand en essence. J'ai choisi l'hybri de bois pour bah pour essayer de gagner un peu en consau, un peu tricher, on va dire.

Et si c'était ça la solution ? Réduire notre dépendance aux hydrocarbures. Le gouvernement était réuni pour identifier les action prioritaires pour électrifier l'économie à la demande de Sébastien Lecnu.

Tournons vite la page de ces énergies fossiles. On peut le faire et c'est pour ça que j'ai demandé d'accélérer le plan d'électrification. Il est pas normal qu'en 2026 on ait encore autant de dépendance.

Le premier ministre suggère d'utiliser les surplus des recettes fiscales générées par la hausse des prix des carburants pour décarboner l'économie avec des mesures concrètes à commencer par le remplacement du chauffage au fiou et au gaz dans nos habitations. Ça veut dire aussi bien du chauffage électrique tel qu'on l'imagine classique mais aussi remplacer sa chaudière à énergie fossile par ce qu'on appelle des pompes à chaleur ro qui en fait vont chauffer de l'eau pour vos radiateurs historiques. Les bailleurs sociaux sont également invités à accélérer cette mutation dans les logements, mais aussi en installant des bornes de recharge pour inciter à utiliser des véhicules électriques.

Le gouvernement prépare de son côté des offres de location pour les professionnels appelés à beaucoup rouler. Alors, la flambée des prix représente-elle finalement une opportunité de repenser notre modèle énergétique ? La stratégie de l'électrification peut-elle mettre les Français à l'abri des chocs pétroliers ?

La France a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Nos trois invités, Nil Makarov, bonsoir. Vous êtes directeur de stratégique Perspective, c'est un think tank européen.

Vous êtes spécialiste dans la décarbonation de l'économie. Vous avez publié récemment décarboné ou décliné. Et vous considérez que nous sommes moins dépendants du pétrole aujourd'hui que dans les années 70 car une grosse partie de notre électricité ne dépend pas des énergies fossil.

En revanche, ajoutez-vous, notre dépendance existe parce qu'une grosse partie de l'économie dépend du pétrole. À côté de vous, Anne de Brejas, bonsoir. Ingénieur de recherche sur le fonctionnement du système électrique.

Vous êtes porte-parole de la Fédération Sudénergie. Selon vous, les crises récentes comme la guerre en Ukraine n'ont pas permis le grand virage pour sortir du pétrole. C'est pourtant indispensable pour des raisons évidemment climatiques.

Et à côté de vous Anne de Guigier, bonsoir. Vous êtes grand reporter pour le quotidien le Figaro, service économie. Selon vous, il est parfaitement utopique d'imaginer qu'on pourra sortir du pétrole à l'horizon 2030 mais cela va se faire pas à pas et les dernières annonces du gouvernement sur l'électrification relèvent plutôt de l'exercice de communication.

C'est votre jugement. On va y revenir mais on évoque d'abord le sondage du jour. 92 % des Français ont une très large majorité s'inquiète de la hausse du prix de l'énergie.

Il faut dire que pendant la semaine du 23 mars, le prix du diesel a atteint en moyenne 2,19 € le litre. Un pic inédit depuis 1985 date de la mise en place du suivi du prix des carburants. Ce record dépasse les sommets enregistrés en 2022 après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Nail Makarov, on n'a jamais été aussi dépendant du pétrole, des énergies fossiles et on continue à l'être notamment dans les nouvelles constructions, dans les nouveaux bâtiments. On a déjà été plus dépendant du pétrole et des énergies fossiles dans les années 60 50 60 et suite au choc pétrolier des années 70, on a quand même fortement réduit notre dépendance au pétrole, notamment dans la production d'électricité. Il faut imaginer que dans les années 60, on produisait de l'électricité à partir de central au fioule.

Donc on a quand même fait des d'énormes progrès de fuit. Mais c'est vrai que plus de la moitié de notre énergie que nous consommons vient du pétrole, du gaz et donc est importé. Euh ce qui a d'ailleurs un coût euh assez net pour l'économie française.

En 2025, on a on estime que les importations représentaient 60 milliards d'euros euh de gaz et de pétrole pour l'économie française. On imagine que cet argent pourrait être mieux dépensé s'il n'était pas dépensé euh pour des pays comme l'Arabie Saoudite, les États-Unis ou même encore un peu de de d'énergie fossile venant de de Russie. Hm.

Anne de Brass, il faut dire que en fait le l'or noir hein, le pé irrigue notre quotidien, l'essence dans la voiture, enfin tout aujourd'hui, le plastique on se rend pas compte mais il est présent tout le temps. Oui. Oui.

Enfin, on a quotidiennement encore une fois ça on a 60 % de notre consommation énergétique qui est carbonée et là-dessus il y a qui est fossile. Il y a une grande partie de pétrole effectivement dit dans l'industrie, dans le chauffage évidemment dans les véhicules. Donc difficile de s'en passer si on entend bien le changement d'usage par exemple moins roulé, faire du télétravail, faire prendre les transports en commun ne suffirait pas.

C'est massif. Ah si, on on saurait le fairein. On saurait le faire.

Il y a d'ailleurs des scénarios hein, je pense notamment au scénario au futur énergétique de RTE à Horizon 2050 qui propose des sorties et d'autres he des sorties complètement du pétrole. et aussi gaz pardon RT c'est le gestionnaire de réseau qui euh qui exploite voilà de transport électrique donc qui exploite les lignes hautes tension et qui est aussi en charge de de la prévision à long terme de de l'équilibre du du système électrique. Et donc en fait ce qu'on mais même il on a la stratégie nationale bah carbone enfin tous les objectifs disent qu'il faut atteindre la neutralité carbone en 2050 c'est-à-dire pour résumer se passer des énergies fossiles et je dirais même c'est pétrole et gaz pétrole et gaz alors on a presque plus de charbon en France dans dans d'autres pays c'est aussi le charbon et donc comment on fait ça bah ça veut dire qu'on remplace massivement par de l'électricité descarboné puis un petit peu de biomasse mais qui est en difficulté donc voilà c'est on n pas le choix en fait hein si on veut préserver une une planète habitable on n pas le choix que de sortir, on sait le faire.

Par contre, c'est très compliqué. Il faut s'inscrire sur le long terme. Oui.

Anne Guigin dans l'opinion publique, est-ce qu'on peut voilà, on parle d'un sondage, 99 % des Français qui s'inquiètent de la hausse des prix d'énergie, mais ce qui prévaut chez eux, c'est économique. C'est pas forcément des intérêts en terme de sobriété et d'écologie, non ? Aujourd'hui, oui, ben c'est le fameux dilemme, il y a beaucoup été écrit dessus, fin du mois, fin du monde et chacun évidemment arbite plutôt dans les périodes de tension pour la fin du mois.

Tout le monde en faut partir du présupposé que les gens sont pas irresponsables. tout le monde rêve d' ses arrières petits enfants vivent dans un monde qui soit habitable avec la biodiversité comme on le disait avec Marc Andréos précisément avant mais à court terme les gens doivent aller bosser veulent faire leur plein s'inquiètent de pouvoir faire leurs courses et c'est vrai que ce fameux dilemme il y a eu une tentative de d'essayer de le réconcilier vous savez c'était par les prix le prix de la tonne de CO2 dire bah si on augmente d'augmenter le prix grosso modo de la pollution pour du coup que les gens arbitrent de manière manière arbitre de manière responsable leur consommation. On a bien vu ce que ça a donné avec les avec les gilets jaunes.

Oui. Donc ça reste d'un point de vue économique en tout cas, c'est la meilleure manière pour permettre à chacun d'arbitrer en aidant évidemment euh les plus les plus défavorisés. Mais les gouvernements, ça fait des années he qu'on a ce problème des prix déjà recar planchés dessus.

Et ce qui est très compliqué Michel Recard pardon, c'est que Bercy a essayé 50 fois de le faire, de trouver le bon dispositif où vous ciblerz les personnes modestes qui ont besoin de leur véhicule pour aller travailler et gros modo pas les Parisiens qui prennent leur suivre pour aller pour aller weekend à nos ville quoi. Donc c'est le et c'est compliqué de trouver vraiment le bon. Alors, c'est compliqué.

Et regardez, on va regarder une archive qui date de euh 73 après le premier choc pétrolier et déjà on cherchait comment appliquer peut-être la sobriété. C'est le président français George Pompidou comment réagir face à la flambée du prix du pétrole. Il est certain que si la pénurie de pétrole devait se prolonger pendant des mois et des années, et bien tous les pays finiraient par en subir les conséquences directes ou indirectes et que par conséquent le devoir du gouvernement est de se préparer à prendre le cas échéant des mesures euh sérieuses, des mesures graves.

Mais avant d'en arriver à ce type de mesure, je fais appel et nous faisons appel avant tout à cette vertu traditionnelle paraît-il du peuple français qui est l'esprit d'économie. Économisons l'essence, économisons l'électricité, économisons le chauffage. Mais à l'époque, il n'y a aucune idée du change de changement de modèle.

On se le pose aujourd'hui mais encore une fois à Taton, on se le pose. Il y a déjà une crise en 2022, une crise énergétique majeure suite à la guerre en absolument. Qui a été un moment où le politique a plutôt cherché à passer l'hiver, donc la sobriété à nouveau.

Exactement. Passé l'hiver 2022 2023. Aujourd'hui, on a une nouvelle crise énergétique seulement 4 ans après.

Et là, le politique commence à se poser la question comment est-ce qu'on change durablement notre mix énergétique pour pouvoir se séparer de ces dépendances ? au pétro states que sont le Moyen-Orient, les États-Unis, la Russie, les pétro monarchie pour traduire. Exactement.

Et c'est là où et c'est là où l'électrification est véritablement l'unique stratégie dont nous disposons pour nous affranchir de du pétrole et du gaz, mais aussi de mettre à l'abri les Français les plus modestes finalement de la volatilité de ces énergies parce que le prix du pétrole et du gaz n'est pas fixé en France, il est avant tout fixé sur les marchés internationaux. Ce qui veut dire que le jour où vous avez un choc géopolitique, du jour au lendemain, vos factures énergétiques et à la pompe à essence explosent. Et c'est le cas depuis un mois.

Et c'est le cas depuis un mois. Donc la véritable stratégie pour mettre à l'abri les français, c'est avant tout d'électrifier et les véhicules, le chauffage et l'industrie et pourquoi ce sera un déclic maintenant avec cette crise plutôt qu'à qu'à 4 ans qu'est-ce qui a changé a changé en ça paraît aussi peut-être conjonctuel cette guerre pour s'arrêter. Je crains que ça ne suffis pas mais c'est moi je suis quand même étonné avec tous les rapports du J les uns après les autres.

Vous en avez parlé avec votre précédent invité qui disent il faut faire vite très vite sinon on sera dans une dans une dans une planète inhabitable. Quand on voit déjà les conséquences aujourd'hui sur la biodiversité, sur l'état de nos forêts de de des sols, on a l'impression qu'il y a toujours pas eu le déclic et on continue effectivement avec des réactions à la petite semaine alors qu'on sait c'est massif ce qu'il faut faire, c'est vraiment il faut complètement revoir nos modes de production, nos modes de consommation. Je prends l'exemple du transport.

Oui, bien sûr, il faut absolument sortir des véhicules thermiques, ça ne fait pas de doute, mais il faut aussi changer la réduire la taille de nos véhicules et surtout il faut il faut développer les transports en commun. Or encore aujourd'hui, l'avion coûte moins cher que le train. Par exemple, on nin investit pas du tout assez dans le train sur l'isolation.

On a pas du tout fait ce qu'il et cetera, quoi. On va y venir mais on va déjà se concentrer sur les mobil, la mobilité électrique comme on dit. Donc les voitures électriques et on en parle avec vous Anna depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les ventes de voitures électriques explosent en tout cas repartent.

Repart à la bouche. Oui, on donnait plus forcément très cher de la voiture électrique depuis le recul de l'Union européenne en décembre sur la fin des voitures thermiques en 2035. Et pourtant, ce mois de mars, les ventes de véhicules électriques ont atteint des records.

Plus de 49000 immatriculation neuf. C'est plus de 69 % par rapport à mars 2025. Alors, plusieurs raisons expliquent ce regain d'intérêt.

La première, la hausse des prix du carburant. Faire le choix de l'électrique aujourd'hui, c'est gagné en pouvoir d'achat. Une étude de l'ONG transport et environnement montre qu'en période de crise, un plein d'essence revient en moyenne à 142 € par mois contre 65 € pour un plein d'électricité. sur un an, ça fait quand même plus de 900 € de différence, ça n'est pas rien.

Et puis la deuxième raison qui pousse les Français à se tourner vers l'électrique, c'est le cumul des aides publiques. La prime coup de pouce qui est venue remplacer le bonus écologique peut atteindre 5700 € pour les ménages les plus précaires à laquelle on peut désormais ajouter un bonus entre 1200 et 2000 € si les batteries de ce véhicule sont fabriquées en Europe. Et puis du côté des constructeurs, eux, ils ont saisi l'enjeu de proposer des voitures citadines qui coûtent moins cher pour pouvoir continuer à vendre.

La Renault Twingo Etch en est l'exemple parfait. Elle arrive en France ce mois-ci. Elle coûte moins de 20000 € avant aide et elle est déjà sacrée voiture électrique la moins chère de France.

À de Guinée, Sébastien Lecornu a demandé justement des réflexions, des mesures d'urgence. Est-ce que l'électrification du parc automobile ça viendra uniquement grâce à davantage d'aide public ? Non, pas uniquement.

Enfin, vous en avez largement parlé. Il y a aussi évidemment une impulsion du côté des des constructeurs. Évidemment, le nouveau modèle de Renault répond en partie répond en partie à la question.

Donc, il y avait une question d'offre et de demande. Euh, et et jusqu'à présent, il y avait un peu un problème des deux des deux côtés, en tout cas du côté des constructeurs français. Après ceux qui ont des voitures électriques, on entend un peu moins mais c'était quand même un des grands moments des dînés de raconter ses galères entre ses prises et que et à quel point on s'est trouvé perdu dans tel de recharge et quel point c'était compliqué.

Donc il y a quand même de tout côtés, il y a quand même eu des faiblesses. Les constructeurs ont raté parfois le coche. Le l'État aussi a vraiment manqué de déploiement par les recharges, les bornes électriques.

Nel Macarov, il y a aussi une initiative prise par le gouvernement. Aider les infirmières qui sillonnent la France des centaines de kilomètres par jour ou par semaine à louer des voitures électriques. Absolument.

Avec des aides. Absolument. et et c'est une façon de rendre le véhicule électrique beaucoup plus populaire et accessible pour les ménages des classes moyennes, basses et populaires, mais aussi pour les professionnels parce que évidemment on l'a vu, les avantages du véhicule électrique sont nets en terme de de pouvoir d'achat.

Sur 1 an, avec les prix actuels à la pompe, on peut économiser près de 1000 €. Donc c'est un avantage qui est net surtout pour des professionnels qui roulent beaucoup, les infirmières, les aides de vie, il y a également les artisans. Et là, le gouvernement veut élargir le leasing social notamment aux camionnettes, aux fourgonnettes pour aider les artisans à électrifier et ce sont des des excellentes mesures.

D'autant plus que en France, contrairement à 2022, maintenant nous avons des usines de véhicules électriques sur le territoire français. Nous avons aussi des usines de batterie électrique et qui ne demandent qu'une seule chose, c'est qu'on remplisse leur carnet de commande. Donc on on peut avec un plan d'électrification ambitieux à la fois aider les ménages à sortir du pétrole mais aussi euh réindustrialiser une partie de l'économie française grâce au véhicules électriques.

Donc ça peut être gagnant gagnant. Oui mais en même temps de BR il y a une contradiction. L'Europe vient d'annoncer qu'on a renoncé au 100 % électrique en 2035.

Donc on écoute ça et on se dit bon ben finalement voilà ce qu'on nous a dit des plus d'actualité mais quand même acheter de l'électrique alors on sait plus trop. Ah oui non mais c'est moi c'est cette cette décision de reporter la fin de vente des véhicules thermiques alors qu'on sait qu'il va falloir en sortir et très vite si on continue à vendre des véhicules électriques. C'est une aberration et effectivement on peut se réjouir de ces mesures mais c'est vraiment ces mesures sont pionnières par rapport à une Europe qui recule.

Oui, on peut dire ça. On peut dire ça. Elles sont elles sont pionnières.

Oui, on peut je pense qu'on peut dire ça mais elles sont quand même en retard par je veux dire ça fait quand même longtemps qu'on dit euh que enfin à nouveau hein les scénarios de d'électrification ils existent maintenant depuis plusieurs années. On sait qu'il faut aller très vite et pour l'instant on on stagne quoi. L'électrification euh le la production la consommation d'électricité ne décolle pas parce que l'électrification des usages n'est pas là.

Et une des causes, enfin il y a plein de causes, c'est que les investissements ne sont pas faits. Encore une fois, je parlais de de du transport public, par exemple ou l'isolation des bâtiments, mais on a un prix, ce qui est fou, c'est qu'on a un prix d'électricité encore aujourd'hui qui dépend beaucoup du prix de gaz. Alors, on est temporairement protégé par le fait qu'on est en surproduction et que nos interconnexions et que nos voisins sont saturés.

Mais si si la situation revient normale, on est toujours après cette crise qu'on a eu en 2022 2024 dans une situation aberrante qui ne donne pas la visibilité pour investir. De gué, il faut aussi électrifier les logements avec peut-être des pompes à chaleur. Ça c'est quelque chose qu'il faut généraliser à l'ensemble du pays.

Oui. Ben ça va fait ça fait partie du plan électrification du gouvernement. Ouais du gouvernement qui va être accéléré et et les pompes à chaleur notamment notamment pour les logements collectifs, les logements sociaux.

Il y a tout un plan qui est évidemment voyez bien que c'est plus compliqué. Il y a encore beaucoup de gaz en France pour le pour pour les dans les logements dans les logements pour le chauffage pour l'eau chaude. Et donc ça c'est ce sont beaucoup d'investissements.

Donc évidemment on sait qu'il faut le faire que la ma prime rénove a été fortement diminuée on le sait ces dernières années. Voilà mais pour des on part pour des bonnes raisons. Donc là il y a des investissements à faire et le problème on le sait tous c'est que la France est pas dans des états d'un état budgétaire très tendu.

Mais en soit évidemment oui, il faut bah les grands sujets c'est les entreprises qui doivent s'électrifier, le logement, le transport hein, on le sait depuis des années. Mais si on veut plus d'électricité, ben il faut en produire davantage et le gouvernement mis sur les énergies renouvelables. En tout cas, c'est ce que dit la ministre déléguée chargée de l'énergie.

Écoutez, c'était ce matin même. C'est un grand honneur pour moi de vous annoncer la relance des appels d'offre pour les énergies renouvelables électriques pour intégrer de manière plus forte la filière photovoltaïque dans l'industrie française. Concernant l'éolien terrestre maintenant, le développement de cette filière doit se faire en privilégiant le renouvellement des parcs existants.

Cela nous permettra de consolider notre industrie sur l'éolien posé mais également de devenir leader sur l'industrie de l'éolien flottant. Macarov. Alors là, on comprend pas non plus parce que début février dans sa feuille de route énergétique, le premier ministre Sébastien Lecnu semblait revenir sur les engagements de la France sur les énergies renouvelables.

Donc c'est quoi là ? C'est de la com où réellement on va accélérer ? Bah on ne peut pas électrifier si on ne produit pas plus d'électricité notamment sur le court terme.

Alors on a une surcapacité en ce moment mais d'ici à 2030 2035 on va devoir avoir besoin de beaucoup plus d'électricité et l'éolien est notamment une solution comme le solaire. L'éolien en mer est un gisement avec un potentiel énorme en France. On a beaucoup d'entreprises qui euh assemblent des éoliennes au Havre, à Cherbourg, à Fausturmer maintenant.

Donc c'est vraiment un un secteur des fleurons industriels français et donc à un moment donné ramener un peu de cohérence quelque part dans ce plan énergétique français en ayant bon le parc nucléaire existant mais aussi les énergies renouvelables. C'est vraiment un levier nécessaire pour électrifier rapidement notre économie. à nebent en même temps.

On là aussi on se dit c'est le nucléaire où on qui pourrait nous permettre d'avoir davantage d'électricité beaucoup plus rapidement que les énergies rouilles qu'on ne sait pas stocker encore aujourd'hui quand elle produit d'électricité. Non mais il y a des scénarios 100 % renouvelables qui tiennent la route d'un point de vent nucléaire et euh et renouvel et 100 % renouvelable. On a plutôt fait le choix du nucléaire.

Euh mais le problème c'est qu'on est toujours en train de se dire le le effectivement la France n'a pas d'argent pour investir. Or tous les investissements sont toujours rentables sur la durée. Et euh ce qu'on sait maintenant c'est que le coût de l'inaction climatique est infiniment supérieur au coût euh le Bilal là qui est un économiste qui a eu le prix des jeunes économistes dit "On sous-estime complètement le coût de l'inaction climatique et on sait que plus on attend plus ça sera cher." Donc il faut vraiment se mettre dans une perspective d'investissement à long terme qui en fait pour la plupart doit être publique parce que le le privé n'a pas cette visibilité sur le long terme et et ne et ne pas renvoyer à chaque personne la responsabilité de faire des gestes, ça suffira pas quoi.

De Guinée, l'objectif c'est de faire passer de 60 % à 40 % d'ici à 2030 de la dépendance aux énergies fossiles importées. C'est énorme. C'est jouable quand même s'il y a une mobilisation comme celle à laquelle on assiste visiblement là peut-être conjoncturellement mais tout de même on est un peu dans c'est énorme.

Il y a beaucoup d'inconnus technologiques. En effet, le stockage EDF a fait beaucoup de promesses. Moi, je crois beaucoup au nucléaires, mais a quand même eu aussi des soucis ces derniers temps.

Donc, espérons que ça va bien aller. Là, il y a des nouveaux réacteurs qui sont annoncés. Plus de 70 milliards d'investissements.

Donc, c'est pas que de la com parce que vous disiez justement présion, c'est de la com. Qu'est-ce que vous trouvez de pas forcément probant dans ce qui annoncé ? Non, non, c'était c'est que la plupart des annonces defication étaient déjà là.

H moi je trouve c'est habile de la part de Sébastien le cornu qui est sous tension à l'assemblée. Tout le monde lui demande de limiter les prix les prix à la pompe et moi je trouve qu'il a raison de dire attendez le sujet c'est l'électrification le sujet c'est le long terme et voilà de la comm et je dis de la comm dans le sens la politique c'est beaucoup de com et ça il a raison pour moi aussi Nel Makarov et à l'échelle européenne à l'échelle européenne aussi on réfléchit à l'électrification il y a un plan d'électrification européen qui sera proposé à partir du mois de mai. Donc peut-être que le plan d'électrification français sera une bonne inspiration pour la Commission européenne.

En tout cas, la France est le premier pays à dégainer sur l'électrification à l'échelle européenne. Il y a un certain nombre de pays qui sont plus avancés que la France, par exemple la Suède dans le secteur du bâtiment ou par exemple l'Estonie dans le secteur de l'industrie. Mais malgré tout, c'est la première fois qu'on a un plan un peu plus cohérent à l'échelle nationale et ça peut faire un précédent à l'échelle européenne.

Donc plutôt une bonne nouvelle. Hm hm. Et déjà ça nous coûtera moins cher quand même à nous consommateurs ou pas globalement aux Européens si on fait plus d'électricité ?

Ça nous coûtera moins cher à condition de revenir sur ce prix de marché de l'électricité qui est complètement déconnecté de ce que ça nous coûte aujourd'hui. Enfin on l'a connu pendant la crise he les prix ont explosé alors que les coûts n'avaient pas du tout augmenté dans ces comment pourquoi ? Parce qu'on a un prix de marché parce qu'on a on a voulu mettre en concurrence une électricité qui qui s'y prête absolument pas.

Et donc le prix de marché reflète le coût de fonctionnement de la centrale la plus chère sur le réseau à chaque instant. En général, c'est une centrale à gaz qui qu'est-ce que ça lui coûte ? gaz qu'elle met dedans.

Donc alors qu'on est décarboné à 95 %, on a un prix d'électricité qui est à peu près les tris/4 du temps. sauf en ce moment à cause des problèmes de de surcapacité de surproduction pardon, mais qui dit RTE environ 75 % du temps dépend du gaz et qui est très volatile qu'on arrive pas à prévoir et tous les industriels disent on peut pas électrifier nos usages si on a pas de visibilité sur ces prix d'électricité le long terme une balle dans le pied vrai sans arrê c'est ça une vision à long terme nécessaire et la stabilité bon en tout cas c'est fini le débat pour ce soir là voilà à court terme mais merci de nous avoir éclairé si je puis dire sans mauvais jeu de beau sur ces problématiques type d'électrification.