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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 18 juillet 2025 13 minComplaisantActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Budget 2026 : Jean-René Cazeneuve estime que «si l'on veut assurer l'indépendance de notre pays,

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Entre la première version du texte et celle votée à l'automne, si la moitié des propositions restent, ce sera le maximum ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces mesures radicales reflètent l'urgence budgétaire ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    3/4 des Français sont contre la suppression des jours fériés. Pourquoi pas un 3e ou 4e jour ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne pas relancer un débat sur le temps de travail ou l'âge de départ à la retraite ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Cela devrait-il aussi concerner les anciens présidents et premiers ministres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:30Jean-René CazeneuveChiffre
    « On a aujourd'hui une trajectoire de réduction du déficit jusqu'à 3 % un peu moins de 3 % 2029. »
  • 8:30Jean-René CazeneuveChiffre
    « Les Français vont devoir travailler 14 heures de plus sans être payés plus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Europ soir weekend 19h 21h Guillaume Lariche merci de passer votre début de vendredi soir avec nous sur Europe 1 avec moi en studio les chroniqueurs du vendredi soir Jules Tor bonsoir Jules journaliste politique au JDD bonsoir Guill et Vincent Roy essayiste et journalistes allez-y Jules vous pouvez les limiter parce qu'il est pas encore là vous êtes dur Jul vous m'avez dit que vous l'imitez très bien non mais j'arrive à l'imiter quand il fait des postures, quand il a des indignations. Il c'està-dire qu'il cite quelqu'un, il cite un auteur Spinoza disait et là mais là il il est pas là évidemment les absents ont toujours tort. D'accord.

Bon on l'aura avec un peu de retard, il viendra en 2è heure a priori. Donc restez avec moi, on sera tous les deux pour cette pour cette pour cette première heure d'Europe un soir weekend. Et donc également avec nous mais par téléphone le premier invité d'Europe un soir weekend Jean-René Casneu député ensemble pour la République du Gers président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts.

Bonsoir monsieur le député. Bonsoir. Depuis les annonces du plan budgétaire pour l'an prochain par François Beirou, certains parlent d'une feuille de route explosive.

Le Premier ministre cherche à économiser plus de 43 milliards d'euros pour l'année prochaine. Gel des dépenses publiques sauf défense, suppression de 3000 postes dans la fonction publique. On parle de non renouvellement aussi d'un poste sur trois, augmentation des franchises médicales, suppression de deux jours fériers et hausse de l'assurance chômage.

Euh monsieur le député Casneuve, sincèrement, entre la première version de ce texte et celle qui sera votée à l'automne, si la moitié des propositions restent, ce sera le maximum. Non. Alors, je je ne crois pas et je n'espère pas.

Je crois que tout le monde a compris euh la gravité de la situation de nos finances publiques. Euh et si on veut assurer l'indépendance de notre pays, la souveraineté de notre pays, il faut absolument euh réduire notre déficit. On a on n pas d'autre choix que de réduire notre déficit.

Et donc ça veut dire qu'il faut faire alors est-ce que ce sera 40 41 43 milliards ? Il y a évidemment des marges de négociation mais pas tant pour baisser l'effort qu'il faut faire mais la manière de le faire oui ça ce sera l'objet du débat parlementaire mais le débat il va être intense puisque vous avez l'opposition et les syndicats qui brandissent déjà la possibilité d'une motion de censure. Donc il va falloir faire des choix et bien et pendant leur responsabilité qu'est-ce que vous voulez que je je vous dise c'est la dernière censure.

Ça coûte de l'argent à notre pays. Ça met tout le monde dans l'incertitude. Les collectivités territoriales n'ont pas de budget.

Les associations n'ont pas non plus leur budget. Les entreprises arrêtent d'investir. Si c'est ça que veulent nos oppositions, qu'elles le disent tout de suite.

Et les marchés nous sanctionneraient aussi bien plus fort encore qu'ils ne l'ont fait lors de la première censure. Donc moi, j'en appelle à la responsabilité de chacun si vous voulez. Et donc on doit aujourd'hui regarder la réalité en face.

Il y a un déficit, il faut le réduire et donc chacun doit faire des efforts. Europe 19h16. Monsieur le député 15, vous avez vous-même été le rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale, c'était entre 2022-24.

Vous avez accompagné les projets de loi de financement. François Beou parle d'une France au bord du précipice budgétaire avec une dette à plus de 3350 milliards. Est-ce que vous pensez que ces mesures radicales reflètent urgence ?

Est-ce qu'il ne faudrait peut-être pas même aller encore plus loin ? Écoutez, il faut faire attention aussi. Donc on a aujourd'hui une trajectoire de réduction du déficit jusqu'à 3 % un peu moins de 3 % 2029. quand on freine trop la dépense publique, on a un impact sur la croiffance et donc on a aussi un impact donc sur euh nos nos recettes fiscales.

Il faut pas non plus rentrer dans ce cercle euh terrible qui euh nuirait à la croissance de notre pays. Donc il faut freiner la dépense mais de manière contrôlée. Je je précise quand on dit qu'on va faire 43 milliards d'économies, les dépenses publiques vont pas baisser de 43 milliards l'année prochaine.

Non, publique l'année prochaine. Je évidemment exactement au lieu d'augmenter de plus de 60 milliards, elles vont augmenter de de 29 milliards. En tous les cas, c'est l'objectif aujourd'hui.

Donc les les les la dépense publique hélince continue à augmenter de manière significative. 29 milliards l'année prochaine, c'est 1,7 % de croissance. C'est plus que l'inflation qui l'année prochaine sera entre 1 et 1,2 %.

Donc vous voyez c'était on parle de freiner la dépense publique mais pas de baisser nos dépenses publiques. Euh ben j'entends j'entends mais en attendant on a également pas mal de de mesures Jules. Oui.

Non mais non mais c'est vrai que on a le sentiment et ce qui c'est ce que disent un petit peu les économistes c'est qu'on on pourrait avoir plutôt une une thérapie de choc. C'est-à-dire que vous avez raison de le dire, c'est encourageant la le plan de projet le plan de de budget de François Baot 43 milliards. On avait pas vu ça depuis longtemps.

Sauf qu'en réalité, vous l'avez dit, il y a une augmentation de la dépense publique. En réalité, il y a que 21 milliards de vraies économies et les meilleurs spécialistes et les meilleurs économistes vous disent qu'il faudrait pour arriver euh voilà pour avoir une comment dire pour réduire la dette de manière convenable, il faudrait être autour de 120 à 150 milliards d'économie. chaque année pendant les 10 prochaines années.

On en est très loin. On est on est à peine un gros quart. Non là là je vois pas comment ils font leur calcul. 120 milliards d'économies chaque année, ça fait beaucoup.

Non, il y aura 120 milliards d'économie. Vous avez raison à à la fin du plan. C'est-à-dire en en 2029, on sera à peu près à ce à ce quantum de baisse de la dépense publique par rapport à la au au tentiel au tendantiel.

Ceux qui disent qu'il y a pas assez, je je les invite à l'Assemblée nationale à rentrer, hein, qu'ils expliquent pourquoi il y a pas assez. Parce que on a quand même, on joue sur beaucoup de leviers, hein. On joue sur euh le gel des prestations, ce qu'on appelle nanée blanche.

On joue sur le gel des budgets d'état ou en tous les cas de la majorité des budgets d'état, à l'exception euh de la défense qui verra au contraire son budget augmenté de manière significative. Donc vous allez voir que toutes ces mesures qui ont été annoncées euh ont des conséquences. et et les uns et les autres ont déjà commencé à dire que c'était pas possible, c'était scandaleux et cetera et cetera.

Donc soyons courageux mais pas camicaz. Vous voyez ce que je veux dire ? Jean-René Cazu.

J'en profite pour vous dire que George Fenet est avec nous dans dans ce studio d'Europe 1 qui remplace Vincent Rois qui devait être ici qui nous rejoindra à la prochaine heure. Bref, ça c'est pour remettre les pendules à l'heure. J'aimerais savoir et surtout vous dire que 3/4 des Français sont contre la fameuse suppression des deux jours fériers.

Lundi de pas 8 mai, ce qui est envisagé. Les profs, eux, regrettent déjà que le 15 août n'ait pas été choisi. Euh, pour générer 4 milliards d'euros, les Français vont devoir travailler 14 heures de plus sans être payés plus.

Est-ce que c'est pas un petit peu facile de supprimer des jours fariés ? Pourquoi pas un 3e, un 4e ? On en a que 11, hein.

Après, on pourra plus. Oui, vous savez, j'entends beaucoup euh vos journalistes, vos auditeurs. La question est facile mais c'est ce que tout le monde pense.

Non, non, non, non, non, non. Vos questions est juste, mais je disais que j'entends beaucoup vos journalistes et et et vos auditeurs direent régulièrement que la France est déclassé pleurant sur le repli de la France et cetera et cetera. C'est pas complètement faux.

Mais pourquoi ? Mais parce que maintenant depuis à peu près 40 ans, 30 ans, on on travaille moins dans notre pays. J'entends mais est-ce que c'est la meilleure des solutions du supprimer des jours fériers ?

C'est une manière de travailler plus. Donc il y a plusieurs manières de travailler plus et ça je je moi je trouve que si on travaille plus, il faut qu'on gagne plus et j'espère que le travail que nous avons à faire jusqu'à la présentation du budget qui elle sera faite simplement fin septembre puis dans le débat parlementaire qui aura lieu au mois d'octobre, euh la position de mon parti c'est de faire évoluer cette mesure pour que euh voilà le travail plus de travail mérite plus de rémunération. Donc on peut si cette mesure était maintenue imaginer qu'il ait une part qui revienne à l'État payée par l'entreprise et une part qui revient au salariés.

Ça peut être aussi l'objet de négociation avec les organisation syndical. Mais justement, monsieur monsieur Cazneu, on on a bien compris que l'objectif de François Baou, c'était de susciter cette discussion sur le temps de travail. Mais quitte à avoir cette discussion, autant le faire vraiment, autant le faire de manière claire et pas d'être dans une dissimulation avec ces jours fériers qui sont extrêmement symboliques pour les Français.

Pourquoi ne pas avoir relancé un débat possiblement d'abord bah sur le temps de travail de 37h qui aurait été un débat je trouve intéressant étant pour lever la la porte-parole du gouvernement Sophie Prima en effet ou par exemple sur un report beaucoup plus fort de l'âge de départ à la retraite à 65 ans quand on voit que tous les pays européens sont à 66 ou 67 ans, il y a que le petit village gaulois français qui est à 64. Écoutez, vous pouvez pas nous reprocher de ne pas avoir mis ce débat sur la table ? renvoie pas à la réforme sur les retraites qui nous a coûté extrêmement cher sur le plan électoral et que nous avons porté parce que effectivement nous avons cette conviction et ce sont les chiffres d'ailleurs qui dictent cette politique que si nous voulons préserver notre modèle de retraite par répartition, il faut reculer l'âge de départ à la retraite.

Bien évidemment, aujourd'hui hélas, nous n'avons pas de majorité. Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale pour porter un débat et aller au vote sur de telles mesures. Je le regrette si vous voulez mais je sais que les démag desmago de droite voteront bien évidemment ensemble main dans la main pour dire que mais non que c'est pas possible que c'est terrible qu'on leur prend des années de de de vie des heures de je ne sais quoi.

Donc on est sur dans une position qui ne permet pas ce débat. Mais vous avez raison, c'est un vrai débat de fond. Maintenant l'idée c'est quand même pas de travailler travailler pas qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale.

Bien sûr que non. Regardez ce qui s'est passé sur les sur les retraites alors que les chiffres sont évidents qu'ils sont incontestables. Incontestés et les vous avez une majorité qui a qui qui a qui a voté contre.

Donc de la même manière sur la durée du temps de travail effectif. Une fois plus euh il faut euh il faut pas euh avoir ses propos à la légère, il faut travailler sur les conditions de travail. Si on veut que les gens puissent travailler euh euh un petit peu plus, il faut travailler sur l'accompagnement des seigneors, il faut faire en sorte que les jeunes puissent rentrer plus rapidement et plus facilement qu'ils ne le feront aujourd'hui dans le monde du travail.

Donc c'est vous avez raison, c'est une réflexion globale. D'ailleurs, la ministre du travail a engagé des discussions sur sur ce sujet. Alors justement, vous en parlez de la ministre du travail qui a évoqué la possibilité aussi de monétiser la 5e semaine de congé payé.

En gros, on travaille et on gagne 10 à 25 % de plus sur cette semaine de vacances qui n'est donc pas prise. Les syndicats, ils voient déjà un coup de canif dans les 35 heures. Est-ce que c'est une priorité et pourtant, est-ce que ça peut être bien pour le pouvoir d'achat des Français en même temps ?

Bah écoutez, oui, surtout c'est présenté comme une possibilité. Je crois que il y a quand même des Français heure heureusement aujourd'hui qui veulent travailler plus pour gagner plus, qui veulent améliorer euh leur pouvoir d'achat et donc ce se travailler réfléchir à à cette possibilité-là, je trouve que c'est c'est un un débat intéressant. Vous voyez que voilà pour répondre à votre question d' quelques minutes, on ouvre ces débats.

On espère qu'ils vont aboutir mais dans le contexte politique actuel, il est très difficile d'avoir des majorités autour de décisions courageuses. Europe 19h25. Alors Emmanuel Macron estime que le budget présenté par François Beou à la vertu du courage, de l'audace, de la lucidité, question comme tout le monde doit fournir des efforts.

Cela devrait-il aussi concerner les anciens présidents, les anciens premier ministres ? Vous auriez aimé que François Berou aborde cette hypothèse ? Oui, écoutez là-dessus, vous savez, moi je je fais pas partie de de Je vois bien que c'est un sujet symbolique important et moi je suis assez favorable à ce qu'on à ce qu'on regarde en détail là.

Là, on parle de quel on parle de quelques millions, hein. Donc euh peut-être qu'il faut supprimer ou limiter dans le temps les avantages des anciens premier ministres et des présidents de la République. Moi, je suis pas je suis pas contre ça.

Euh il faut aussi reconnaître quand même euh les services qu'ils ont rendu à notre pays, ne pas faire de la démagogie pour la pour la démagogie. Donc regardons cette dépense. Il faut il faut la il faut la il faut l'aborder probablement dans le temps.

Il y a des choses qui autant un officier de sécurité ça peut se justifier un chauffeur pas nécessairement. Enfin voilà, on peut rentrer on parle de posé on parle de millions alors que le problème ce sont des problèmes en dizaines de milliards. Mais les efforts concernent tout le monde.

Merci Jean-René Casneu député ensemble pour la République du Gers. Merci d'avoir répondu à notre questions et bonne soirée avec nous