Sébastien Lecornu annonce la mise en marché de 10 millions barils de gazole, est-ce suffisant ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Sébastien Lecornu annonce la mise sur le marché de 10 millions de barils de gazole. Est-ce suffisant ?
- 0:44RelanceRéponse partielle
D'où vient cette mesure ? Est-ce une décision française ou du G7 ?
- 1:27FerméeRéponse directe
Cette mesure concerne-t-elle uniquement les stocks stratégiques français ?
- 2:09OuverteRéponse partielle
Pourquoi agir maintenant ?
- 2:51RelanceRéponse partielle
Cette mesure est-elle une réponse structurelle ou temporaire ?
- 3:35OuverteRéponse partielle
Les lycéens sont dans la rue. Ces mesures sont-elles décalées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Sébastien LecornuChiffre
« Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. »
- 0:44Sébastien LecornuChiffre
« Le gazol concerné a été acheté avant la flambée des cours. Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazol. »
- 10:22Fait
« Pourquoi en fait on n'active pas justement sur ce volet de la taxe qu'on réduit ces fameuses taxes du moins le temps de trouver des solutions. »
- 16:36Mathias LebœufFait
« Heureusement qu'ils sont en colère à 17 ou 20 ans, vu les conditions dans lesquelles ils ont et l'avenir que nous leur proposons. »
- 24:29Paul SébilleChiffre
« La France dépense un peu plus que la moyenne de l'OCDE pour l'éducation 4,6 % de son PIB contre 4,2 %. »
- 29:26Paul SébilleChiffre
« Plus d'un quart des étudiants ne feront pas un travail qui est en lien avec leur diplôme. »
- 40:39Fait
« Le Conseil constitutionnel est passé par là, mais le RN remet leur disparition sur la table. »
- 41:16Chiffre
« 40000 décès annuel lié à l'exposition particules fines selon santé publique France. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bon messieurs dames, nous allons passer à nos débats. Alors, face à la colère qui gronde. Sébastien le cornu a pris la parole. Hier, on va évidemment parler de ce nouvelle des des lycéens. Aujourd'hui, il y a beaucoup de lycées bloqués encore. Je je lisais 225 lycées bloqués aujourd'hui encore avec des réponses qui sont apportées, qui seront apportées ou pas d'ailleurs à la fin octobre par le premier ministre. En attendant, lui bah il nous a parlé pouvoir d'achat carburant notamment. Il annonce la mise sur le marché de 10 millions de barils de de gasoil prélevés sur les stocks stratégiques de la France pendant 3 mois et vendu au distributeur au prix de revient. Alors ça veut dire que il y a une estimation du prix du gasoile de 12 à 18 centimes. Je vous
propose de d'écouter Sébastien Lecornu. Nous mettrons donc 10 millions de barils de gazol issus de nos stocks à la disposition des distributeurs en France. Je signerai prochainement le décret permettant cette opération prévue pour durer 3 mois. Le gazol concerné a été acheté avant la flambée des cours. Il sera mis à disposition au prix de revient de ces stocks, ce qui permet mécaniquement de baisser les prix à la pompe dans un ordre de grandeur évalué entre 12 et 18 centimes par litre de gazol. Alors, c'est vrai qu'on l'attendait pas là Sébastien le Cornu. Euh, bon, ça concerne ceux qui ont du diesel qui roulent pardon au gasoile. Oui. Euh, c'est bien pour eux, j'imagine. Paul Sébille, je je j'ai pas pu écouter son intervention, mais je sais pas s'il cite
euh la source de cette l'origine de cette mesure parce que c'est pas le gouvernement français seul qui le décide à priori, c'est plutôt une décision du du G7 si. Alors justement, je me posais la question mais alors là on parle des stocks stratégiques français et il y a aussi les 100 millions de de barils décidés en effet au sein du G7 qui sauf erreur de ma part sont deux choses différentes. Voilà, mais ils sont sont inspirés justement pour le cas français et pour le gasoil. C c'était pour pas dire une bêtise parce que c'est effectivement une mesure assez proche bon qui aura sans doute une efficacité mais c'est les stocks stratégiques donc sans doute de court terme et il reste la tension durer 3 mois c'est ça tension toujours pour eux de de baisser tout simplement les les taxes les
assises et cetera qu'on ça reste toujours l'objectif en tout cas d'une partie de la classe politique et peut-être aussi des Français qui on le voit dans les les enquêtes d'opinion pas tellement confiance dans l'échec notamment énergie ou carburant. Il en a parlé aussi du chèque énergie qui sera versé dès janvier. Mais ça malheureusement c'est vrai que c'est un effet dans l'opinion qui est pas toujours très efficace alors que les Français attendent des choses beaucoup plus radicales et globales sur le prix du faut rappeler que ça coûte rien au gouvernement parce que ces stock stratégiques, c'est les stocks stratégiques des compagnies d'essence he c'est pas les stocks stratégiques de la France. Il y a une grande différence, c'est-à-dire qu'il demande aux stations essence à qui on
leur demande d'avoir des stocks stratégiques de libérer ces stock. Donc ça coûte rien au gouvernement, ça coûte un petit peu plus aux compagnies aux compagnies de d'essence. Et la deuxième chose c'est pourquoi le faire maintenant. Mais c'est ça ben je pense qu'ils ont peur d'une grosse colère sociale. Non mais surtout c'est à partir du 1er novembre donc il va falloir attendre encore 1 mois pendant 3 mois qu'est-ce qui va se passer après ? C'estàdire quand on va arriver en janvier, si la situation internationale s'est pas détendue, on on sera à nouveau dans sur les mêmes problème. À écouter monsieur le cornu, j'ai eu l'impression qu'il y avait un espèce de temps de latence et de temps
de retard qui qui fait qu'il est complètement décalé du du il y a c'est ça, il y a un différé du terrain, quoi. C'est-à-dire que euh les étudiants et les lycéens sont dans la rue, il annoncent des mesures sur le gasoile et l'essence et l'électricité. Bon, c'est un après, c'est peut-être difficile. Non, mais là, je me fais l'avocat du diable, hein. Mais mais lui, il dit "Bon, on n parle pas dans les médias, mais enfin, il y a encore ses difficultés d'essence sur le terrain. Il a peut-être Oui, faut lui faire divertire. Quand la maison brûle, quand [raclement de gorge] la maison brûle, vous vous demandez pas s'il faut éteindre la lumière, quoi. C'est-à-dire que je je Non, mais il cherche peut-être des solutions, il lui faut un peu de temps, j'en sais rien. Je je me encore une
fois, je me fais la diable. Et c'est l'impression que ça ça donne. C'est-à-dire qu'il lui faut du temps, il le prend le temps et on a l'impression qu'il y a pas de réponse politique, comment dire structurelle sur tous les problèmes. Alors sur les lycéens, on en parlera peut-être tout à l'heure, il il a annoncé un certain nombre de choses en reprenant d'ailleurs quasiment l'ensemble des doléances, mais si j'ai bien compris, il va ouvrir des chantiers. C'est c'est ça le le et et pareil, il y a un temps de délai extrêmement long qui il est le chef de l'exécutif. Le chef de l'exécutif quand il n'exécute plus la politique française ou alors il l'exécute mais au sens la fusillée, bah il y a un problème. C'est-à-dire que il est il est
impuissant quoi. Bon, on en parle, je vous donnerai la parole à tous les deux. Vous êtes pas exprimé. Puis en effet, on parlera de cette colère lycéenne parce qu'il y a beaucoup de choses à dire, hein. C'est c'est pas un débat, c'est plusieurs sous-débats parce que les étudiants demande 10 milliards d'euros. Est-ce que c'est qu'une question d'argent ? Pas forcément, j'en sais rien, mais c'est vrai qu'on on en parlera. Euh et puis euh évidemment parcours suplithmes scolaires, l'absence des profs, c'est c'est plein de plein de questions. À tout de suite sur Sud Radio, venez réagir. 0826 300 300 Sud Radio deu toujours en compagnie de Paul Sébiille, Mathias Lebœuf et Rachida Caout pour la partie débat. Alors je confie ce qu'on se raconte comme ça pendant la publicité
et et j'entends Rashida Cout susurer tout à l'heure pendant les chevaux. Bah les chevaux au moins ils ont pas de problème. C'est bien vrai ma chère Rachida. Non mais c'est la politesse du désespoir, le l'humour, le rire parce que c'est vrai que la situation est pas fameuse quand même en France. Euh on parle donc du nouvel acte des des lycéens avec des réponses apportées. Ce sera fin octobre par Sébastien Lecornu qui a préféré hier nous surprendre et parler pouvoir d'achat. Vous ça vous a surpris Paul SBI ? vous attendez des annonces pour les étudiants et les lycéens et puis on a eu bon le carburant, le gel de l'électricité, ça c'est plutôt une bonne chose quand même. Enfin, ils vont travailler là-dessus en tout cas pour l'hiver, le chèque énergie versé en janvier. Euh c'est vrai que
c'était à contre-courant. Oui, il a parlé de beaucoup de choses apparemment et notamment aussi des agriculteurs. Donc son intervention venait aussi peut-être, je peux pas dire gagner du temps mais quasiment. C'est-à-dire que il sait très bien que la mobilisation des lycéens n'est peut-être qu'une ces problèmes, ils existent toujours sur voilà. Exactement. De toute façon et puis par ailleurs, oui, ces problèmes existent, il faut y répondre. Et il a fait peut-être un package de tout ça euh pour éviter aussi un embrasement général euh parce que bah j'imagine qu'il a pas grand-chose de d'autre à proposer dans les conditions actuelles avec le le budget et cetera. Et puis il a aussi beaucoup cité euh les élections. Euh alors il a dit que euh visiblement on ne
pouvait pas attendre les élections pour agir mais par ailleurs, bon il y a c'est l'élection est dans quelques mois. Donc il sait très bien aussi qu'il peut pas faire grand-chose dans ce timing là. Donc il essaie de sans doute gagner un peu du temps et sans doute il se sent aussi un peu seul face à ça parce que j'ai l'impression que le président aussi n'a pas envie d'intervenir directement dans les affaires qui arrivent. On l'écoute. Adopter un budget après la présidentielle prolongerait l'incertitude jusqu'à l'automne prochain, bloquerait des investissements et fragiliseraiit considérablement le pays. Cela le rendrait vulnérable. Je suis donc convaincu que le Parlement permettra à la France d'avoir un budget. L'opposition a le droit de contester. Le texte peut-être évidemment discuté,
amendé, modifié ligne à ligne s'il le faut, mais c'est la responsabilité du parlement. sa première des responsabilités que de donner un budget au pays. J'en appelle donc au patriotisme de chacun pour que les échanges engagés aboutissent au compromis nécessaire. Non mais c'est vrai que Rachout, il est sur tous les fronts là pour le coup. Sébastien le cornu front du budget avec les oppositions en embuscade, la colère lycéenne, les carburants, les agriculteurs. Bon non, c'est pas être à sa place même si voilà. Ah oui, ça c'est certain. Et puis en plus surtout que il y a pas d'argent magique. Il y a pas d'argent magique. Alors aujourd'hui, on se retrouve avec un premier ministre magique pendant très longtemps avec le quoi qu'il en coûte l'argent magique. Justement le problème
le problème de du président Macron, c'est que on paye aujourd'hui l'argent magique d'hier. C'est-à-dire que et ça faut pas l'oublier, pendant les années Covid a été quoi qu'il en coûte et on a arrosé notamment. tu étais bien content quand on avait le carnet de chèque pour soutenir en fait les différentes branches qui soutiennent le pays. Moi je je trouve que cet argent magique qu'on le paye aujourd'hui, il faut pas l'oublier. C'est-à-dire que après vous avez des gens comme Bruno Lemer qui viennent vous dire faudrait peut-être mettre fin à l'État providence. C'est c'est quand même il y a il y a un problème d'incohérence quoi. Rach parce qu'en fait il faut pas avoir la mémoire courte. Quand on était en pleine période du Covid en fait, il y avait de nombreuses branches qui étaient
en grande difficulté et ces branches en fait étaient nécessaires pour soutenir encore et encore la consommation des Françaises et des Français pour soutenir encore notre quotidien. Donc je pense qu'en fait il faut vraiment se rappeler que cette période si vous vous rappelez et bien elle a été catastrophique. Moi je me rappelle quand j'ouvrais ma fenêtre OK et que je voyais la rue déserte pas un bruit de voiture, pas une personne dehors, pas pas un enfin si les chats par contre ou les animaux sortaient. Mais tout ça pour dire qu'en réalité c'était chaotique c'était chaotique. Non mais faut pas cette période moi je connais des hôteliers qui ont fermé qui ont refait tout après il y a toujours des margoulin. Après il y a toujours des margoulins donc les PGE les
machins enfin et j'en passe. Il y a eu effectivement des abus et je pense qu'en fait des enquêtes sont encore en cours au-delà de ça. Bon ce que moi je retiens de la locution de de Sébastien Lecornu c'est un mot tenir. C'est ce que j'ai compris et à tous les niveaux. Tenir eux ou tenir nous ? Non, non, tenir, c'est-à-dire que en fait en réalité il a pas de solution miracle à apporter. Donc si vous voulez, d'après ce que moi j'ai enfin ce que j'ai ressenti hein suite à son allocution, c'est je n'ai pas de solution mais je vais mettre des pansements. Des pansements surtout. Bah oui, mais bon, un moment donné faut les pensements aujourd'hui ça va juste alléger mais vraiment alléger d'une manière infime mais il faut aller vraiment au fond des choses travailler
pour trouver des solutions. Si on parle de la crise énergétique, moi j'ai parlé en fait de la taxe. Pourquoi en fait on n'active pas justement sur ce volet de la taxe qu'on réduit ces fameuses taxes du moins le temps de trouver des solutions pour pouvoir Oui, tout à fait. pour pouvoir en fait remplacer ces fameuses crises énergétiques par de nouvelles innovations. Bon, il y a des solutions, elles existent après les étudiant. Moi, j'étais ravi quand je l'ai entendu dire que je vous ai limite je vous ai entendu. Donc, je vous ai compris. Exactement. Bah, il était quand même temps parce que du coup là, peut-être qu'on va en parler mais la situation des lycéens, elle est juste catastrophique. Si les lycéens en fait sont dans la rue, moi je vais vous dire, ça me rassure quand j'entends leurs
revendications. Ce sont des revendications qui sont en faveur des études. Bien sûr. Et alors qu'aujourd'hui les étudiants, les jeunes d'aujourd'hui, on se pose la question en fait, est-ce qu'ils sont responsables ? Est-ce qu'ils sont euh concernés par leurs études ? Et quand je vois la manifestation en fait que je vois depuis le début de cette contestation, je me dis mais je suis très heureuse parce que ce qu'il demande c'est de pouvoir étudier. C'est magnifique. Alors maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Alors bon, je vous ai compris en substance, il a reconnu, on va dire que que la colère des jeunes ne vient pas de nulle part. Mais enfin les premières décisions, elles seront pas avant la la fin octobre. Il y a cinq chantiers annoncés. C'est remplacement des professeurs absents, l'état des
bâtiments, les emplois du temps, parcours sup, la consultation des élèves. On va voir ce qui va sortir du du chapeau. Je voudrais donner la parole à une lycéenne Amira Shakib, qui nous appelle du lycée Paulbert dans dans le 14e arrondissement à Paris. Bonjour Amira. Oui, bonjour. C'est ça, c'est ça. Vous vous êtes mobilisé, vous voulez parler des des revendications. Mais mais tout d'abord, quand vous avez entendu le Premier ministre hier dire en substance voilà votre colère, elle sort pas de nulle part, il se donne le temps de trouver des réponses. Qu'est-ce que vous vous êtes dit ? On s'est fait écouter. Bah, on s'est fait écouter déjà. On s'est dit que c'était un c'était une première et euh moi je trouve qu'en fait ça aurait été ça ça aurait dû être fait
depuis très mais très longtemps. Pas depuis cette année mais depuis très longtemps. Oui parce que c'est vrai que je je on regardait hein ce matin en faisant faisant des recherches convention citoy j'avais oublié hein c'est c'est Juliette Roufol qui me l'a rappelé convention citoyenne il y a il y a un an quand même et on regarde les propositions c'était exactement les mêmes qu'aujourd'hui. que vos problèmes c'est ça date pas d'hier. Ça fait depuis longtemps. Ouais, c'est ça fait depuis longtemps. Mais là aujourd'hui, si on se mobilise et qu'on se réunisse tous et que tous les lycées se réunissent pour se mobiliser, pour se faire écouter, c'est que ils font un changement et on n'est pas on n'est pas les seuls. Enfin, on n'est pas notre lycée n'est pas le seum.
Et Amira, pour vous, c'est quoi la priorité ? Parce que vous avez entendu, il y a plein de chantiers. Euh bon, les lycéens demandent 10 milliards. Euh moi moi je me demandais quand même est-ce que c'est qu'une question d'argent parce que euh en faisant mes recherches euh je noté que la France dépense un petit peu plus que la moyenne de de l'OCDE notamment pour le lycée. Elle est quasiment au niveau euh de l'Allemagne. Euh donc on peut se poser la question est-ce que c'est vraiment l'argent ou ou c'est autre chose pour vous la priorité ? Alors notre priorité nous c'est parcours Ah oui parcours [raclement de gorge] et c'est l'égalité des chances. C'est c'est c'est pour ça. Qu'est-ce qui vous angoisse le plus ? Parce que parcours sup, c'est vrai que c'est une plateforme, c'est vrai que
c'est pas toujours d'une transparence absolue sur la réponse qu'on vous donne. Euh d'un autre côté, il y a quand même, vous savez, c'est quotas pour les boursiers. Il y a il y a 150000 boursiers qui ont pu accéder à certaines faces. C'était pas le cas avant. C'est ce qu'a rappelé le le ministre de l'enseignement supérieur. Mais c'est vrai hein, il y a des quotas boursiers quand même sur parcours sub. Donc qu'est-ce que vous lui reprochez autant ? Bah nous c'est le classement par algorithme et la transparence qui se cache derrière bah cette plateforme. Ouais, c'est quoi ? Vous vous C'est ils sont pas assez clair sur les motivations, c'est ça ? Ah non, pas du tout. Ils sont pas assez clairs sur les surtout sur la sensibilisation et on aimerait en savoir plus. On aimerait en savoir plus et on
aimerait on aimerait. Voilà. Alors, c'est vrai aussi que je sais pas ce que vous par exemple vous auriez envie de faire après le bac, mais c'est vrai aussi que il y a il y a malheureusement pas assez de place en université. On a voulu donner pas donner mais enfin proposer le au plus d'étudiants possible d'aller jusqu'au bac. 80 % c'était pas le cas avant et là il y a plus de place. Donc comment vous voyez les choses ? J'ai pas compris. J'ai pas j'ai pas bien compris la possibilité. C'est vrai qu'aujourd'hui il y a il y a plus de demande en faculté que de place. Oui. Donc vous voudriez quoi ? Bah faut améliorer le système le système éducatif. Je h et Amira petite question, vous êtes
élève de terminale, vous avez le bac à la fin de l'année, vous avez déjà manqué, j'imagine beaucoup d'heures de de cours. Ça vous ça vous inquiète ça ? Bah en vrai, oui, c'est inquiétant. Je trouve que c'est c'est inquiétant d'une part. Oui, mais d'une autre, c'est le seul moyen de se faire entendre en en bloquant les lycées. Bah voilà, regardez par exemple là, on est en train de faire des on est en train de se mettre en petit groupe et tout pour parler de ce qui se passe et pour parler de ce qui se passe et tout. Et bah la preuve, on a une réaction du du premier par exemple le le 6 octobre et euh et je trouve que c'est inadmissible ce qu'il a dit concernant bah ce qu'il a dit là en parlant des accidents durant durant une interview, en parlant des violences policières.
inadmissible ce qu'il a dit et c'est pas passé ce qu'il a dit à quel moment euh veut parler de Laurent Nunz parce que j'entends pas très bien. Non non non, je parle de de le corn euh son intervention le 6 octobre quand il parlait d'accident. Oui. Oui. Haussière. Hm. Euh bon entre-temps, c'est vrai qu'il y a eu la la décision de de suspendre notamment l'utilisation des grenades assourdissantes. Merci en tout cas Amira d'avoir témoigné. Euh Mathias Lebu, je me tourne vers vous. Vous êtes aussi euh euh philosophe, professeur aussi. Je suis enseignant aussi. Ouais. Euh qu'est-ce que vous en pensez de cette colère lycen ? Est-ce que je je le demandais est-ce que c'est qu'une question d'argent ? Alors nous parler parcours sup. Mais sans démagogie, cette colère lycéenne,
je la comprends et je la trouve formidable. Heureusement qu'ils sont en colère à 17 ou 20 ans, vu les conditions dans lesquelles ils ont et l'avenir que nous leur proposons parce que la société telle qu'elle est aujourd'hui, c'est nous les adultes qui l'avons bâti. C'est pas eux qui en sont responsables et je trouve que leurs revendications sont incroyablement citoyennes. C'est en fait c'est des revendications de contrat social qu'il qu'il demande. Il demande quoi ? Remplacement des profs absents, ça devrait être la moindre des choses. Augmentation des moyens de l'aide à l'éducation, la rénovation des bâtiments, c'est pareil quand on voit. Moi, j'ai un fils en collège, c'est pas le lycée, j'ai été à une réunion de parents d'élèves, j'étais sidéré de voir
l'état du collège et j'imagine que dans un certain nombre de lycées, c'est la même chose. Parcours sup. Aujourd'hui, tout le monde s'accorde pour dire "Ah, parcours sub, tiens, c'est quand même curieux, ça fonctionne pas, c'est très opaque." Et ceux qui en pâtissent le plus en plus sont généralement les plus pauvres. Parce que quand vous êtes dans une famille aisée et et euh et bourgeoise sans problème d'argent, vous pouvez contourner le choix de parcours sup. Parcours supd en allant dans le privé, c'est priv et parcours on remet ou comment dire ? remet la vie de nos enfants à des algorithmes qui vont dispatcher nos gamins. On sait pas pourquoi, comment, quels sont les critères. C'est absolument scandaleux quoi. C'est vous explique que ce sont pas des des
algorithmes. Mais alors on en parlera. C'est très intéressant. Vous avez lancé le débat. Au-delà de l'algorithme, il y a quand même une grosse problématique, c'est euh la notation en continu parce que euh encore une fois, les remontées que j'ai eu de la part des lycéens, donc en classe de première et terminale, c'est que il suffit que le prof ta tête elle lui revient pas, donc tu as des notes, tu es saqué sauf que ces notesl en fait font partie de ton contrôle continu et donc de ta moyenne génér dans les revendications. qu'il y a une injustice déjà de base par le système de notation qui a été mis en place lors des dernières parce je trouve que depuis le début de cette mobilisation, il y a eu un énorme
mépris de la classe politique et de la part des commentateurs audiovisuels en disant "Ah mais les jeunes ils ils ont finalement ils ont tout ce qu'ils veulent, ils parlent mal, ils sont incultes, en plus ils sont violents, ils brûlent des poubelles. Qu'est-ce que c'est que cette jeunesse ?" Moi franchement je leur dis bravo, ils se mobilisent et je trouve formidable qu'ils aient ses revendications. Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ? 0800 26 300300, est-ce que vous êtes d'accord avec [rires] Mathias le BF ou non ? À tout de suite sur Sud Radio le dire [musique] avec Paul Sébi, Rachida Caout et Mathias Lebuf. On parle de cette colère lycéenne, il y a beaucoup de choses à dire et ça passionne tout le monde. On voit les plateaux de télé où tout le monde
s'écharpe en fonction de de de l'is qu'on a sur cette question. C'est très clivant. En tout cas, il y a cinq chantiers hein qui sont annoncés par le premier ministre, remplacement des profs, état des bâtiments, emploi du temps, parcours sup et la consultation des élèves. On a eu une lèigne il y a quelques instants Amira qui nous a expliqué que pour elle le gros problème c'était parcours sup. C'est vrai que ça génère beaucoup de stress. Euh vous réagissez, vous êtes nombreux à réagir. Bonjour Pierrette. Bonjour. Soyez la bienvenue. Je vous Merci. Bonjour. Je vous écoute depuis un petit moment là parce que je suis en voiture et là je suis arrêtée. Euh je voudrais réagir sur la vétusté des bâtiments. H moi ce qui m'interpelle c'est que dans
les collèges, les lycées, il y a des proviseurs, il y a une direction. Donc, on a confié les clés de l'établissement à un proviseur, on va dire je ne comprends pas avec le personnel qu'ils ont pour l'entretien, ils aient laissé tomber en décitude les bâtiments parce que le personnel, l'histoire des rangs, l'histoire des peintures, l'histoire d'une fenêtre qui ne ferme pas, du plac, ça fait partie de l'entretien d'un d'un établissement région la région même pas de la région. C'est le personnel de l'établissement puisqu'il y a il y a du personnel qui s'occupe de l'entretien. Je suis dans le BTP
donc il y a quand même du personnel qui ne fait pas son job. Moi ce qui me dépite en ce moment, on demande à l'État de penser tous les petits mots. Alors moi je vais pleurer maintenant parce qu'on a le gasoile qui coûte excessivement cher. Je pour un mois et demi, j'ai 26000 € de gasoil. Je vais demander au à l'État de venir me m'abonder dans mon porte-monnaie. À un moment, il faut qu'on soit tous responsables. Ça c'est la première chose là. Les bâtiments, il faut qu'on arrête quand même de taper sur le gouvernement. Les départements, il faut quand même qu'ils assurent leur leur responsabilité et la région aussi. Donc quand même regarder où on où on met l'argent là. Mathias Lebœuf veut vous répondre ma chère Pierre. Oui. Alors en fait il y a plusieurs niveaux de décision sur sur les petits
travaux. Effectivement, c'est le budget de fonctionnement du lycée. Une poignée qui qui qui fonctionne pas ou je sais pas un carreau qui est qui est pété. Euh là effectivement ça ça relève du budget de fonctionnement du lycée mais pour les le bâti et pour les gros travaux euh pour les lycées c'est la région et euh justement le dans de nombreuses et donc là on est sur l'administration euh comment dire territoriale la la fonction territoriale et je vais vous non pas le département la région c'est c'est les le collège c'est les départements et je vais être profondément honnête parce que bon moi je je vais parler de l'Île-de-France puisque c'est un sujet que je connais.
Voyez Valérie PCR que je porte pas forcément complètement dans mon cœur a débloqué un plan d'urgence pour les lycées. C'est bien la preuve que il y a il y a qui est de plus de 6 milliards, je crois donc qui est très conséquent pour la rénovation des lycées. Et c'est bien la preuve bon que déjà il y a des politiques quand même qui s'en préoccupent. Bravo à Valérie PCR de faire ça. Mais c'est bien la preuve qu'il y a une urgence surtout et que aujourd'hui les lycées notamment sont dans un état délabré. Et je vais vous dire une chose, les collégiens les collégiens qui sont plus jeunes ont pas justement peut-être une une comment dire une conscience politique encore très affermie. Mais si les collégiens devaient avoir cette conscience
politique, peut-être que eux aussi seraient dans la rue. Euh Paul Sbier euh Oui, c'est vraiment c'est intéressant parce que votre auditrice soulève ce problème de la responsabilité et c'est vrai que c'est peut-être ça aussi qu'il faut remettre en perspective, c'est qui est responsable de quoi et c'est sûr que le gouvernement et le président n'est pas responsable de l'état des des lycées lycé. Et alors bon, moi je je je ne suis pas dans la vie d'un lycée, donc je ne sais pas qui fait quoi et puis il y a des tas de de cas différents et par ailleurs peut-être qu'on exagère aussi le mauvais état des lycées. Il doit y avoir des situations qui sont très différentes. Dis a bon état. On a vu ce lycée qui qui a brûlé, il avait l'air en parfait état. Donc on ça veut dire que des choses vont bien
quand même, que justement les régions jouent jouent leur rôle. Mais la question de la responsabilité, elle est très intéressante et de manière générale, je pense qu'on on reparlera de parcours sup mais la responsabilité aussi de la politique d'éducation de d'envoyer toute une classe d'âge au bac ensuite à l'université. On y reviendra je pense mais ça c'est un sujet vraiment fondamental la rê que c'est quand même c'est l'éducation nationale. L'éducation nationale c'est le premier budget de l'État. Alors donc la vraie question je pense à se poser, c'est où va l'argent ou alors comment justement et bien sont ventilé les différentes enveloppes en fait soit pour la rénovation du bâti, soit encore pour les le le la formation professionnelle et autres. Mais moi, je trouve ça assez
paradoxal en fait de reprocher à des lycéens de vouloir manifester euh pour améliorer leurs conditions et permettre en fait donc une réussite de parcours. Moi je trouve ça hyper c'est vrai que vous parlez d'argent et et encore une fois je je me répète he la France dépense un peu plus que la moyenne de l'OCDE pour l'éducation 4,6 % de son PIB contre 4,2 %. Mais par exemple le lycée c'est autant on dépense autant que l'Allemagne et ça semble quand même marcher mieux en Allemagne. Donc qu'est-ce qu'on fait exement ? En fait, il faut une grande réforme de l'éducation nationale. Moi je l'ai dit et je le répète Mordicus encore, je ne lâcherai pas là-dessus. Je pense qu'aujourd'hui notre système éducatif est complètement asbine, qu'il faut repenser l'école, qu'il faut faire
rêver notre jeunesse avec bien sûr de nouvelles propositions qui sont en rapport avec leur temps. On a une jeunesse qui a changé. On a une jeunesse qui a affaire qui a accès à l'information primée. Vous avez pas vous dire Ouais, c'est ça. Je vais pas vous dire que Chat GBT va se substituer au professeur mais il n'en demeure pas moins que Chat GBT comme dit mon fils est devenu son meilleur en fait assistant profess donc nous on est vraiment il faut dépoussiérer tout ça. ce qui se passe aujourd'hui dans nos rues, moi je suis honnêtement je suis contre la violence mais je me dis que s'il faut passer par là pour pouvoir justement bousculer nos politiques et qu'il se réveill pour nous donner les conditions d'offrir
finalement un nouveau chemin parce queon demande rien du tout c'est un nouveau chemin clair défini et en rapport avec son temps qu' y en a plein qui irai pu à l'école c'est vrai ou pourquoi il mon fils pourquoi j'endanglais parce que j'ai un traducteur sur mon Samsung Mais c'est plus parce qu'on calcul nous on est on est encore de la vieille école, on était habitué aller en cours de poser son derrière de 8h du matin jusqu'à 18h mais tout ça ça a changé faut arrêter aujourd'hui je vous défie de je vous défie plus Mathias tu es professeur est-ce que franchement les élèves restent assis
toute une journée sans brancher Moi je les attache donc [rires] ça et puis après je vais arriver, je vais les fouetter. C'est ça. Bon, attendez là les amis, on se retrouve dans juste après la pause dans quelques instants sur Sud Radio. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? 0826 300 10h Sud Radio. À vous de le dire Stéphanie de Muru. [musique] À vous de le dire avec Paul Sébi, Rachida Kaout et Mathias Lebœuf. Aujourd'hui, on parle de cette colère lycéenne. Quelle réponse apporté ? Est-ce que c'est parcours ? Est-ce que c'est une question d'argent, l'absence des professeurs, les rythmes un peu tout à la fois. C'est vrai que moi ce qui attire l'attention aujourd'hui, c'est de voir que même des lycées, bon c'était déjà il y a quelques jours Henriat mais
enfin l'Institut catholique de Paris, quand on en arrive là, on se dit bon, il y a quand même un un sujet parce que là c'est c'est plus quelques étudiants, c'est qu'il y a un malaise quand même général. Paul SBI, vous en pensez quoi ? Oui. Alors après, je pense quand même que à l'Institut catholique par exemple, c'était pas forcément les étudiants de l'institut et moi je j'habite près de Jeanon Saill aussi. Oui. On voyait les étudiants, les élèves qui montaient par-dessus la grille pour contourner le blocage pour aller étudier. Enfin, donc il y a différent effectivement peut-être que c'est la majorité silencieuse, on sait pas, on sait pas. C'est vrai que c'est enfin c'est pas ça le débat. Il y a il y a forcément évidemment une vraie source, mais on en revient à ce qu'on disait tout à
l'heure sur la responsabilité, il y a celle des adultes et en particulier c des politiques adultes qui ont aussi nourri ce mensonge en ouvrant l'université déjà le bac à l'ensemble des des lycéens, l'université à l'ensemble des des bacheliers en la France est le pays qui est le plus qui qui est le moins sélectif dans son université de l'OCDE. quasiment tous les étudiants qui s'inscrivent euh ils vont. Sauf que au bout de 4 ans, on se rend compte qu'une fois rentré quand on est rentré en en licence la première année, 4 ans plus tard, il y a plus de la moitié euh des étudiants qui n'ont pas validé leur leur licence. Et voilà, et c'est ça, c'est ça qui est terrible, c'est que on parle de parcours sup qui serait très injuste, mais ce qui arrive après et encore plus et le plus
violent encore parce que si on supprime parcours sup, il va bien falloir sélectionner les étudiants quelque part. pour pas une offre à tout le monde et puis par ailleurs autre sélection même si on valide son diplôme on n'est pas certain de trouver du boulot. Il y a des il y a des filières dans lequelles les plus de la moitié près pardon plus d'un quart des étudiants ne feront pas un travail qui est en lien avec leur diplôme. Et après le niveau de salaire, encore une fois, on passe une étape encore injuste, c'est que les niveaux de salaire en sortant de l'université sont parfois moins intéressants que si on a fait un apprentissage. Donc la responsabilité avec tout ça, vous voulez que voilà, exactement. Mais ils vont devenir et c'est normal qu'il déprim, je le
comprends mais on leur ment aussi. Et ça et je trouve qu'on le dit pas, il y a pas de débat là-dessus sur faut sélectionner pour mieux former les élèves et aussi les emmener dans des filières qui leur correspondent s'il y a autant d'échecs. Ça vous avez raison qu'il y a un problème d'orientation certainement peut-être c'est pas leur but. Alors, je peux pas empêcher quiconque d'aller à l'université, mais je pense que avant on avait une université plus sélective et des gens des catégories populaires pouvaient y accéder quand même. Donc bon, il y a peut-être un équilibre à retrouver aussi dans plus de place quoi. Tout le monde avait droit à ça. Euh alors moi je pense plutôt vraiment avant avant les années 80 où l'université était quel quand même quelque chose que tout le monde ne
faisait pas. Et en plus, il y a des pays, moi je connais bien la Suisse, où la moi la majorité des gens ne vont pas à l'université, déjà ils ne vont pas au bac et euh ils réussissent très bien. Euh donc le président de la Suisse là vient de démissionner, c'est quelqu'un qui n'a qui a fait un apprentissage en agriculture. C'est un agriculteur, il est arrivé à ce niveau-là de l'État. Suisse est extrêmement intéressant parce que c'est l'inverse, c'est que vous commencez par le professionnel et si éventuellement vous êtes bon ou vous vous avez envie tout simplement vous allez dans le général. Mais il y a plein de gens qui trouvent des boulots formidables. C'est pas bouché. Exactement. C'est pas bouché ça. On peut commencer par un apprentissage quelques années après. Bifurquer si besoin.
Bonjour Bernard. Oui oui bonjour. Bonjour. Soyez le bienvenu. Vous nous appelez Toulouse. Voilà. Exactement. Professeur [rires] à la retraite. Mais c'est bien. Je suis à la retraite effectivement j'étais enseignant et institute et puis les dernières années en direction de l'établissement. C'était une grosse école hein, 380 élèves pour 15 classes. Mais c'est un métier quand on le fait on l'adore sinon il faut faire autre chose. Ah ça c'est Vous trouvez qu'aujourd'hui il y a trop de profs qui font ça un petit peu peut-être par non choix si j'ose dire. Ben disons que autrefois les conditions d'accès au métier ça commençait déjà par la classe de 3e où l'on pouvait passer
un petit examen pour rentrer à l'école normale. Je remonte à loin he j'ai 83 balis donc j'en ai vu des choses. Euh oui. Ce que je voulais surtout dire, c'est voilà, dans une situation quelle qu'elle soit, il est bon de rechercher et d'essayer pour essayer mieux comprendre, c'est chercher les causes et les conséquences parce que les deux qui se mélangent, ça ne marche pas. Et justement à propos des des jeunes [raclement de gorge] dans les établissements, quel que soit le niveau d'établissement, on a toujours besoin de partir des vraies causes pour trouver les résultats, pour traiter les conséquences. Je crois de la meilleure des façons. Voilà, ça c'est la première chose et ma mes deux premières choses,
ma 3è c'était euh j'ai mis en pratique euh le projet d'école et c'est me semble-t-il peut-être une solution en tant que projet d'école, en tant que projet, on va dire un projet ça se construit, ça ne s'imagine pas à la dernière minute. Il y a des objectifs de différents niveaux qu'il faut respecter. à partir de là, on peut être plus positif. Voilà en gros euh les thèmes sur lesquels je vous trouvez c'est votre point Bernard, c'est de dire que le gouvernement n'avait pas vraiment de vision. C'est c'est ça euh c'est difficile de dire ça parce que je suis bien persuadé que dans les dans les élus pour moi, je préfère parler
d'élus parce que parler euh gouvernant ça fait déjà parler politique. Non la politique c'est pas mon objectif. C'est les élus doivent se poser les vraies questions. Les vraies questions et bien pour faire un projet d'école, il faut faire ce qu'on appelle un état des lieux. d'abord, qu'est-ce qui marche, qu'est-ce qui ne marche pas, qu'est-ce qu'il faut améliorer ou qu'est-ce qu'il faut supprimer ? Et à partir de là, le projet va se construire avec les objectifs euh généraux, objectifs spécifiques, les objectifs opérationnels. Ça se construit, c'est Lionel Jostin qui l'a fait ça. Pas tout seul certainement, mais moi je l'ai pratiqué. Je peux vous dire que quand on veut appliquer des méthodes, il faut qu'elles soient sérieusement mises en
place. Euh hors de ça, on va beaucoup discuter, on va beaucoup entre guillemets euh s'engueuler, je me permets le mot. Euh et ça ça n'aboutira pas certainement à ce que recherche aussi bien les adultes que les jeunes. Merci en tout cas Bernard. C'est peut-être ce qu'a fait Sébastien Lecnu. Alors je sais pas si si Bernard serait d'accord mais d'accord mais la plateforme tout le monde s'est moqué de lui là. Il il a souligné hier mais bah lui il a dit qu'il y avait 40 40000 déjà contributions. Bon avait un problème on ouvrait un numéro vert. Je me Non mais c'est ce que dit Bernard, on discute, on fait l'état des lieux, on les connait. Les revendications des lycéens, on les connaît. Les problématiques, on les
connaît aussi. Ce qu'il faut non, c'est carrément un conseil de redressement de l'éducation nationale pour justement et bien conseil de discipline pour l'éducation de redressement parce que finalement attends et vous avez vu combien on a eu de ministres eu de ministres combien de ministres se sont succédés et tous ont laissé quoi comme héritage en réalité quand on regarde sachant que encore une fois je le répète c'est tout de même le premier budget de l'État faudrait peut-être en laisser un une bonne fois pour toutes quand il est bon ben qu'est-ce qu'ils ont Alors peut-être que la volonté était là, mais bon, quand j'écoutais hier notre ancienne ministre, j'ai noté, c'est ça ? Et qui a un moment en fait, ben je me suis dit mais c'est lunaire ce qu'elle nous répond. C'est
lunaire ce qu'elle nous répond. Mais c'est catastrophique. Il y a un moment l'état des lieux, il est très simple à faire. Oui, il fait froid quand c'est l'hiver. Oui, ma fille en hiver, elle part avec un plaide. Vous trouvez ça normal ? Moi, je trouve pas ça normal. Oui, parcours sup, ça stresse les gamins. Même les professeurs vous le disent. On accompagne tous nos étudiants parce qu'en fait ils sont dans un stress incroyable, vous imaginez ? Et les parents aussi. Bah oui oui oui, j'en ai fait partie. Et quand on vous dit euh tous les jours, elle regarde sur euh sur sa plateforme en fait, est-ce que elle a une proposition ? Vous imaginez ? Est-ce que j'ai une proposition ? Mais on marche sur la tête, comment on fait ? Alors, j'étudie mais en plus je suis pas
sûr en fait. Alors, j'étudie, j'ai mon bac et je suis même pas sûr d'aller au-delà en fait de mon baccalauréat dans le cursus que j'ai choisi. Alors, qu'est-ce que vous faites ? Bah vous choisissez par défaut. Mais pourquoi choisir par défaut alors que j'ai je me je me suis donné comme disent les gamins pour y arriver et réussir le le concours en fait pour lequel en fait ils ont choisi des options en rapport avec le place. Et ben il faut trouver il faut trouver c'est pour ça que je parle d'un d'un conseil de redressement de l'éducation nationale. Redressement parce que en fait on doit pouvoir trouver des solutions plutôt comme Paul le disait comme en Suisse he profit
que par la taille du territoire. Euh moi je vous je voulais rappeler une chose, c'est qu' faut faire pour mettre le professionnel euh l'apprentissage plus en amour quand même. Oui, mais pourquoi on veut envoyer tout le monde il y a tellement de problèmes que on ne sait pas par où commencer et la la chaîne de responsabilité des différents problèmes n'incombe pas au aux mêmes instances ou aux mêmes personnes. Une chose qu'il faut rappeler quand même, c'est attention à l'effet de loupe. Aujourd'hui, il y a 375 lycées qui sont fermés. Ça équivaut à 10 % 224 il s fermé 22 j'ai 364 de professeurs qui vient pas 10 % 10 % c'est pas quand même colossal donc ça c'est la première chose. Après sur la chaîne des responses peut-être
d'ailleurs un sujet pour hexagone, ce serait intéressant de voir notamment sur le bâti si politiquement comment s'est ventilé. Est-ce qu'il y a des des revendications dans des régions plus politiques que d'autres ? Et est-ce que certains bords politiques s'occupent plus ou moins des lycées que où sont les responsabilités justement ? La première chose et puis vous avez évoqué la sélection aussi. Bien sûr que le vous aurez tous le bac, tout le monde a gagné, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ça ça a été probablement une doxa un peu toxique. Mais le problème c'est pas pas de sélection ou sélection, c'est sur quel critères on on sélectionne et comment on
vent-ile cette sélection. Et là, on a aucune réponse. On on [raclement de gorge] sélectionné, on sait pas faire en France. Donc comme on sait pas faire, on a décidé de ne pas faire et c'est pire que tout la sélection. Oui, malheureusement vous en aurez partout dans votre vie et bien sûr qu'il en aura. Et les emplois du temps, on en parle et le nombre d'élèves par classe aussi. On parle la loi la loi de vaquet en 86. Enfin nous aussi on avait 35 je sais pas. Vous étiez combien en classe ? Ça a pas changé ça. 35 aujourd'hui sont é moi à mon époque enfin non on était une vingtaine mais après tout dépend des lycées aussi. même plus que le nombre, on s'est beaucoup moqué des lycéens sur le temps scolaire parce que un certain nombre de lycéens
dit disent "Ah, on est là de 8h à 18h, travailler aussi, hein." Oui, mais très bien. Mais combien de gens sont épuisés par le travail justement ? Et combien de gens sont au bord au bord du burnout ? Donc on peut pas dire on peut pas dire au lycéens écoutez la vie c'est pourrie et nous on a une vie pourrie. Donc habituez-vous très jeune pas ça pour moi c'est plus un problème de fond comme le disait Rachida en préambule. Quel avenir on propose aux jeunes ça de santé mental je pas envie les jeunes ont pas envie pour leur avenir d'avoir une vie qui qui ressemble à la nôtre et ils ont ils ont raison. Ils ont bah si on heureux avec nous là [rires] ils ont raison. Non, mais et en plus sur
le temps scolaire parce que là-dessus franchement on a été très injuste avec les lycéens. Si on compare avec les autres pays, la maladie de la France est toujours comparée notamment comparé avec l'Allemagne et ben vous comparez avec l'Allemagne les lycéens allemand travaille en moyenne 1 heure de moins par jour et l'après-midi en général il ex vous avez vu ce que ça a donné le périscolaire hein c'est c'est parti parties là donc et sans parler un mot quand même j'aimerais parler aussi des professeurs des professeurs avec les conditions justement dans lesquelles ils évoluent et la motivation qui n'est plus au rendez-vous. Et oui, et il faut peut-être mieux les payer mais ça aussi il faut de l'argent. Retrouvez-nous dans quelques instants 0826 300, on va parler d'un tout autre
sujet. Les ZFE, elles reviennent vous pensiez que elles avaient été supprimées ? Bien, le Conseil constitutionnel est passé par là, mais le RN remet leur disparition sur la table. Est-ce qu'il faut les supprimer ? Oui ou non ? À vous de le dire. À tout de suite. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio Berkov dans tous ces états. 10h mid Sud Radio à vous de le dire. Stéphanie de Muru. [musique] À vous de le dire. Dernière partie avec Paul Sébi, Rachida Kaout et Mathias Lebuff. Euh, on pensait que les ADFE avaient supprimé, c'est sans compter, sur le Conseil constitutionnel qui a annulé le le vote pour une question de procédure. Le RN remet donc cette
disparition sur la table. Alors, est-ce que ces zones protègent réellement notre santé ou est-ce qu'elles exclutent des villes ceux qui n'ont pas les moyens de changer [raclement de gorge] de voiture ? Est-ce qu'il faut les supprimer ? C'est vrai que c'est toujours l'éternelle question he parce que c'est moment j'avais oublié qu'ils avaient été retoqués, c'est vrai, par le Conseil constitutionnel. Toujours le même sujet. C'est vrai que c'est discriminatoire. Dans le même temps, on vous dira que c'est mauvais pour pour la santé. 40000 décès annuel lié à l'exposition particules fines selon santé publique France qui veut se lancer à l'épulbi euh alors [rires] oui c'est non c'est toujours compliqué. Vous avez 2 heures h Non, mais c'est vrai que c'est un débat
intéressant euh notamment parce que c'est un peu le on n'est pas certain alors on pense on voit qu'il y a quand même un effet mais que les ZFE ont vraiment eu l'effet euh attendu. C'est-à-dire que notamment sur les sur les baisses des dioxydes d'azote et cetera, on a vu concrètement une baisse, c'est-à-dire que visiblement il y a pu avoir un effet mais qui est plutôt lié. Nous, on avait vu, on avait analysé ça à Hexagone sur Paris. H euh c'était une étude Air Paris qui avait montré que 55 % de la baisse de ces de ces gaz toxiques euh étaient lié plutôt à la modernisation générale du parc automobile, pas vraiment seulement à la circulation. Donc en soit ça vous ça donnerait un petit point quand même à
la ZFE qui vient classer les véhicules selon leur qualité environnementale en tout cas de de de moteur. Euh mais est-ce que c'est pas un mouvement qui aurait existé sans lesfe ? On sait que les les les constructeurs automobiles de toute façon améliorent les moteurs, améliorent les véhicules de toute façon dans l'ensemble du monde he puisque cette baisse qu'on a observé à Paris elle s'observe partout. C'est pas seulement lié aux EDFE. Donc voilà, est-ce qu'on sacrifie pas le débat c'est plutôt ça, c'est est-ce qu'on sacrifie pas socialement des gens qui n'ont qui sont qui n'entrent pas dans les dans les critères les bons critères pour accéder au Mais mais il y en a beaucoup quand même he parce que je disais dans le Grand Paris et Lyon par exemple parmi les
ménages situés sur sous le deuxème des cils de de niveau de vie 42 % et 46 % des voitures sont classées critères 3 ou davantage c'est beaucoup. C'est ça. Ouais. C'est énorme. Ouais. Ouais. Les gens les gens ont pas les moyens de s'acheter de nouvelles voitures. On est en pleine crise et et on dit on dit aux gens écoutez si vous voulez en centreville payez-vous une bagnole neuve quoi. Enfin c'est c'est ça c'est un peu un peu les dextand jin. Moi les élèfeux je suis contre pour plusieurs raisons. Un comme l'a dit Paul effectivement alors il faudrait voir l'efficacité réelle de ces zones. Moi euh en terme d'efficacité, le les aides desfeux, ça me fait penser au nuages de Tchernobyl, c'est-à-dire euh la la pollution euh elle ne elle ne passe pas euh le le
centre-ville. Bon, c'est ça me paraît un peu absurde de euh il y a une question de philosophie profonde et je crois que si on veut vraiment s'engager dans de vraies politiques écologiques et dans une vraie transition écologique, il faut absolument arrêter avec l'écologie punitive. Ça c'est fondamental. Arrêtons avec ça de de pénaliser des gens au détriment d'autres. Et puis effectivement, indépendamment même de de la philosophie écologique, c'est discriminatoire socialement et et c'est dégueulasse pour les plus pauvres. Donc franchement cette mesure, on c'est clair. Oui, c'est plutôt euh c'est plutôt euh on va pas dire c'est c'est plutôt zone à forte exclusion parce que moi je trouve je sais plus qui avait dit ça d'ailleurs, c'est pas de moi. Mais
moi je trouve que c'est hyper discriminatoire. Je suis entièrement d'accord avec toi et au-delà de ça, sous couvert de l'écologie, sous couvert que oui, bien sûr qu'il y a un enjeu effectivement que la pollution de l'air est un enjeu capital mais encore une fois on ne en fait on ne trouve pas la solution qui va accompagner la proposition. On va vous dire aussi c'est quelques bobos là on l'impression qu'ils sont à vélo en train de prendre des décision. Il faut tout de même le faire parce qu'il y a plusieurs critères aussi notamment au niveau européen où on rentre aussi maintenant dans un processus global. Mais encore une fois, je vous le dis, on on on propose mais on naaccompagne pas toute la chaîne en fait. On démarre et ensuite on s'arrête au milieu et ensuite on trouve des pansements.
Oui. Puis vous faites comment quand vous habitez en banlieu ? Vous devez travailler sur Paris, les arrosants, les mois contre, je suis contre mais complètement mais à 100000 %. Pourquoi ? parce que effectivement bah tout le monde n'a pas les moyens d'aller acheter un véhicule non polluant, électrique et cetera. Et alors, je vais vous dire la double peine, c'est que dans certains quartiers, donc je vais prendre l'exemple de Paris, hein, parce que je je suis d'ici, euh vous payez euh euh extrêmement cher le fait de garer une voiture qui n'est pas classée dans la catégorie justement des véhicules non polluants. Donc, c'est une double peine. La mairie de Paris veut se débarrasser de la bagnole, hein. Il y a pas il il l' su on l'a vu même sur le tissu économique limite c'est un vrai choix
politique c'està-dire que la mairie de Paris décide que finalement on privilégie le piéton et les transports au commun au détriment de la voiture pourquoi pas c'est un choix politique mais encore une fois ce choix politique doit pas être [raclement de gorge] discriminatoire après moi j'ai envie de dire de toute façon faut pas trop s'inquiéter vu le prix de l'essence vu le prix de l'essence bientôt la France entière sera en en ZFE puisque personne n'aura plus les moyens Non, il va falloir distribuer des véhicules à tout le monde et puis voilà, on rentre dans un processus de leasing global et où chacun en fait pourra avoir son véhicule électrique. Sans parler des contraintes du véhicule électrique he que j'ai pu expérimenter lors de mes dernières vacances et où je devais m'arrêter
toutes les 2 heures pour rester au moins. Bon, à la limite, on doit s'arrêter toutes les 2 heures. Vous allez me dire. Mais je peux vous dire que c'était une Ouais, je me reprends mais c'était une catastrophe parce que du coup à chaque fois je devais jusqu'à Barcelone les 2 he ça me paraî un petit peu exagéré ma chère. Elle devait avoir un défut de fabrication 380 km d'autonomie. Ça je vous parle en connaissance de cause. En même temps, j'avais peut-être un peu le pied sur le champignon mais [rires] du coup euh non tout il y a des contraintes aussi. très vite. Ouais, c'est ça. Non, mais dans les dans les règles en respectant les règles. Merci à tous les trois. Paul SBI, Rashida Caout, Mathias Leœuf. Bonjour Périco, les gars. Bonjour Stéphanie. Comment comment allez-vous ?
Intensément actualité mais votre émission l'a déjà révélé. On va parler de cette suppression du crédit d'impôt pour l'emploi à domicile. Est-ce que les députés s'attaquent à nos familles et à nos vieux ? Ça serait terrible. Voilà. Et on va on va recevoir Loï Gobé qui est le président de des associations de d'activité de service à la personne. Qui sont ceux qui veulent corrompre la France ? La grandraine c'est le titre de Nathalie Gou sénatrice Nathalie Goulet sénatiste de l'ordre. Comment l'argent sale corromp le monde et pourrit la France. Voilà et puis là je te démasse et je dirai un petit mot sur cette est-ce que l'école de la République peut devenir le cimetière [musique] de la France ? Oh c'est fort mais j'argumente avec beaucoup de sérénité. Vous avez bien travaillé vos titres.
Merci mon cher Péicot et puis à demain. Nous on se retrouve à 10h pour à vous de le dire.
Sébastien Lecornu