Budget 2027 : "La dette française est intenable !" (Richard Ramos, député MoDem)
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- 2:00Richard RamosFait
« Il y a des bonnes dépenses, les dépenses d'investissement mais l'État ne peut pas continuer avec le train de vie qu'il a. C'est impossible. »
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15 milliards, ce serait une catastrophe. Ce serait même criminel, dit le le ministre des comptes publics. Vous êtes prêt, Arthur de la Porte, à prendre le risque ?
À prendre le risque de quoi ? À prendre le risque d'un mauvais budget qui serait ce qu'il y a de pire pour les Françaises et les Français. Si on dit aux Françaises et aux Français demain on coupe les services publics, si on dit on coupe les retraites, si on dit finalement demain c'est vous qui allez payer.
Je crois pas que c'est ce que souhaite budget provisoire. Je précise et ce que dit Sébastien le Cornu, c'est que finalement ce sera un budget semestriel pour le premier semestre et puis après il y aura l'élection présidentielle et le nouveau pouvoir pourra revoir la copie. Et bien chiche, mais il faut que ce budget provisoire, ce soit pas le budget de Gabriel Attal et d'Edouard Philippe qui veulent sabrer partout.
Et donc moi, je mets au défi Sébastien Lecordnu d'être en capacité de se rendre indépendant de son propre camp et de proposer un budget qui convient à l'intérêt général du pays. Parce que nous, on se positionnera que par rapport à ça avec des critères que Olivier Fort a d'ailleurs explicité. dimanche enfin samedi après il é assez clair vous vous dirigez vers une censure il a dit que la censure était il a dit la censure est sur la table si le budget n'est pas un budget juste et ça je crois que c'est assez clair Richard Ramos un compromis ça se fait pas seul non mais est-ce que est-ce que le camp présidentiel parce que c'est ce que dit Olivier Fort moi je vois pas comment Gabriel Ataldoard Philippe se mettrait cette année à chercher le moindre compromis avec la gauche alors qu'on en est présidentiel est-ce qu'il a raison ou est-ce que le Bloc central est prêt à faire des des concessions sur ce budget comme il l'a fait l'année dernière sur les retraites d'abord parce qu'il faut qu'il fasse euh c'est dans l'intérêt des Français.
C'estàd que aujourd'hui ce budget ça doit pas être un budget présidentiel pour les uns et pour les autres. C'està-dire que euh les candidats notamment l'opposition aura plutôt tendance à censurer parce que ce sera peut-être payant politiquement, le croit-elle ? Moi, je crois pas du tout ça.
Moi, je crois qu'il nous faut un budget, que si on n pas de budget, c'est une catastrophe pour la France. Mais pour ça, il faut être aussi en capacité d'écouter les oppositions et de trouver un compromis. Mais un compromis.
Mais donc vous dites que les les opposition qui ne voteraient pas le budget euh si le PS ne le vote pas, ce serait irresponsable. Mais vous aurez vous aurez une partie de la droite qui dira euh il faut il faut sabrer, euh il faut faire un budget qui est rigoureux et cetera, qui est pas social et cetera. Puis vous aurez la gauche qui pour pouvoir faire la présidentielle aura tendance à vouloir censurer le gouvernement.
C'est comme ça. C'est ça la vie. Sauf que moi, je pense que nous les parlementaires euh nous sommes des parlementaires dans l'intérêt des Français, on doit faire le compromis parce que vous savez euh là on est à quelques mois de la présidentielle mais après la présidentielle c'est pas encore sûr qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale.
Donc il faut qu'on s'habitue quand on pense pas tout à fait la même chose dans l'intérêt des Français de travailler ensemble. Mais évidemment la gauche, elle a des convictions, elle a elle a des lignes qui sont les siennes et il faut les respecter et il faut aller vers eux également. Le discours sur le Non mais non mais je dis moi le discours sur le compromis, je l'entends et par ailleurs je pourrais même me dire je le partage.
Je suis l'auteur d'une loi qui a été votée à l'unanimité, une loi de compromis transpartisane sur la régulation des influenceurs. Bref, c'est pas un sujet mais pour faire un compromis encore faut-il être deux autour de la table à minima. Le problème c'est que si le gouvernement arrive et dépose sa copie budgétaire dont on ne connaît rien à ce stade, sinon les injonctions de Sébastien le Cornu en disant c'est ça ou c'est rien et ben je suis désolé mais ça ne pourra pas du premier ministre.
Premier ministre a déjà démontré et je crois que dans ce qu'il dit le premier ministre Sébastien le cornu qu'il va essayer de chercher un compromis. C'est ce qu'il faut qu'on arrive à faire dans l'intérêt des françis. Serait irresponsable, ça serait de s'obstiner sur des solutions qui sont celles d'Edouard Philippe, de Gabriel Atal qui nous disent par ailleurs je vais mettre 3000 postes dans l'éducation nationale, je vais augmenter le nombre d'Ha ou je ne sais quoi mais qui à la fin ne font rien.
Donc moi, j'attends de voir à quoi ressemblera ce budget. Est-ce qu'il répond aux attentes de nos concitoyens ? Est-ce qu'il répond au sujet de pouvoir d'achat ?
Il répond à la nécessaire du ça pourra pas être non plus le budget du parti socialiste pour la justement justement justement on alors on parle de compromis. Voyons ce que vous êtes prêt de part et d'autre à faire comme concession à lâcher exactement. L'année dernière l'année dernière vous avez obtenu gros vous aviez obtenu la suspension de la la réforme des retraites.
C'est vrai. Non mais je ne dis pas que la suspension de la réforme de retraite la hausse de la prime d'activité et un certain nombre de choses. Alors cette année qu'est-ce que vous demandez votre liste de cour ?
Moi, je suis extrêmement choqué par un certain nombre de décisions qui ont été prises par le gouvernement pour prendre une de ces décisions. On avait négocié une augmentation du fond vert. Vous savez ce qui est indispensable pour la transition énergétique.
Qu'a fait le gouvernement il y a quelques mois ? Il a supprimé ce qu'il avait négocié avec nous. On avait négocié le fait de ne pas augmenter les franchises médicales.
Qu'a fait le gouvernement en plein milieu de l'été ? Il a augmenté de 70 € x 2 les franchises médicales. Donc 140 €.
Est-ce que vous trouvez ça normal que quand on négocie quelque chose derrière dans notre dos, il fasse l'inverse ? Donc comment peut-on avoir confiance dans des gens qui ont menti à la représentation nationale qui n'ont pas su tenir leur parole ? Est-ce qu'il y a des mesures pardonnez-moi mais est-ce qu'il y a des mesures qui pourraient compenser ?
Parce que typiquement si demain le gouvernement, le bloc central vous disent c'est OK pour la taxe duman par exemple là vous sign sur là je peux vous dire que c'est OK pour la taxe duman ça veut dire qu'on va dégager des recettes supplémentaires. Évidemment que ça se réfléchit et que derrière ça veut dire bah on va compenser ça par la redistribution pour les Français et les Français qui ont le moins et que on va éviter de s'abrer dans les dépenses publiques pour justement garder ce qui bénéficient de la sécurité sociale et cetera. Aujourd'hui, je crois pas que ça soit ça la ligne du gouvernement.
Donc moi, je dis oui, on est prêt à discuter évidemment et que si les propositions qu'on fait sont reprises, évidemment que on peut ne pas censurer. Mais je le dis aussi, ce n'est pas le chemin qui est pris par le gouvernement et que quand on lit ce que dit David en disant il faudra se serrer la ceinture, mais non, non, mais attendez, soyons concret, soyons concret. Non, mais soyons concret.
Moi moi moi j'aimerais bien qu'on qu'on l'année dernière c'était le cas avec la suspension de la réforme des retraites et ben j'aimerais qu'on qu'on passe en revue certaines mesures et voir un peu où situent les lignes rouges. La taxe Zukman qui est régulièrement mis dans le débat public par le Parti socialiste. Est-ce que est-ce que sur ce budget-là euh vous dites oui, il faut avancer, il faut qu'on fasse un compromis, on peut peut-être moi je suis je suis favorable à ça.
Je vais je vais donner un exemple que les entrepreneurs vont comprendre aujourd'hui. Notre toute petite PME qui est nos artisans, c'est c'est le vivier de l'économie française. En gros, ils sont à 25 % d'impôt sur les sociétés.
Les grands groupes sont à 7 parce qu'ils optimisent. S'il faut aller chercher de l'argent sur les plus riches, oui, il faut le faire. Et donc, c'est là-dessus, c'est là-dessus qu'il faut qu' qu'il faut qu'il faut aller chercher de l'argent.
Mais attention, dans cette période préélectorale, il faut faire très attention. La dette française est intenable. C'est-à-dire que si aujourd'hui l'État ne fait pas des économies et donc il faut avoir le courage de dire d'ailleurs c'est le débat c'est le débat qu'on aura sur la présidentielle et qu' aura le courage de le dire mais aujourd'hui on peut pas vivre sur la dette comme on on vit sur la dette depuis plus de 50 ans.
Et donc ça veut dire que l'État il devra aller chercher courageusement des économies et donc ça et la démagogie ça ne pourra pas Richard Ramos mais en fait vous pourriez avec votre discours quasiment rejoindre le Parti socialiste parce que ce que nous défendons avec Olivier Fort Laattaque Zucman a été rejetée par les macronistes l'an dernier donc à un moment vous savez très bien que bah oui mais on est dans un duel et vous êtes quasiment aligné sur vous êtes pas un petit peu seul dans votre seul Gabriel avait dit c'est jamais de la On a en modè par exemple le député Jean-Paul Mataire de sa fonction qui qui est pas un grand gauchiste. Il a dit clairement il faut une fiscalité juste et il faut que les riches payent. Et donc il y a un moment donné il faut aussi mais attention il faut pas décourager pardon il ne faut pas décourager les entrepreneurs.
C'est ça qui est aussi toute la difficulté parce que dans un pays il faut d'abord créer la richesse avant de la rediscus. Mais sur la taxation des plus riches, c'est pas c'est pas la voie majoritaire dans le bloc central. Non, mais est-ce que vous imaginez qu'Édouard Philippe Gabriel puisse se mettre autour de la table et s'accorder avec le Parti socialiste autour d'une ond Philippe et et Gabriel Atal on a on a d'abord le premier ministre Sébastien Lecnu qui va devoir essayer de trouver un chemin de passage pour ce budget.
Il l'a montré la dernière fois. Il a essayé de travailler notamment avec Olivier Fortis dans l'intérêt des Français. Je pense que la psychologie du premier ministre, c'est encore celle-là.
Il faut qu'on se mette au travail dans l'intérêt des Français. Oui. Enfin, moi je je veux bien hein, je veux bien, mais j'ai entendu le ministre de l'économie, enfin le ministre du budget, David Amiel, j'ai entendu et j'ai lu le premier ministre qui nous a écrit cet été, euh c'était quand même un discours assez fermé.
C'était si vous ne votez pas, ça sera le chaos. Nous, on va mettre sur la table une propositionable. Ça coûterait 15 milliards si on passait par une loi spéciale, ce qui serait la conséquence si budet n'était pas.
L'instabilité liée à la censure a coûté plus cher lié à la dissolution a coûté bien plus cher que cela. Ce qui coûte cher, c'est finalement l'imprévisibilité. Emmanuel Macron, il fait des choix qui sont déraisonnables.
François Baïou l'an dernier, il s'est jeté lui-même dans un truc arquebouté sur la dette, la dette la dette, la dette. Bah à la fin, la chute du gouvernement Bairou a coûté cher à l'économie parce qu'il a refusé le compromis. Parce qu'il a été le premier à penser que la dette française en effet le refus du compromis.
Et moi je suis heureux de l'entendre ainsi. Et donc à un moment, il faut se dire est-ce qu'on veut de l'instabilité qu'elle liée à un refus de compromis parce qu'on sarqueboute sur ces dépenses publiques qu'on veut couper ou est-ce que on accepte est-ce qu'on accepte d'écouter les propositions qui sont par ailleurs sur la table ? C'est comme le cholestérol, il y a il y a le mauvais cholestérol et le bon cholestérol.
Il y a des bonnes dépenses, les dépenses d'investissement mais l'État ne peut pas continuer avec le train de vie qu'il a. C'est impossible. Alors Richard Ramos, je veux bien que vous disiez ça, mais où est-ce que vous allez faire des coupes dans ce cas-là ? parce que c'est un peu facile de dire nous on va faire des économies des on été apporté déjà parmi pardonnez-moi mais parmi les pistes qui ont été on va aborder le le le sujet des ar et maladies mais il y a des pistes qui ont été abordées par Sébastien Lecnu et notamment l'une d' c'est l'une d'elles c'est la désindexation des pensions de retraite au-delà d'un certain seuil.
Est-ce que est-ce que ça typiquement c'est un sujet de compromis ? Vous vous êtes prêt à discuter avec le gouvernement à accepter en fonction du seuil qui sera fixé. Vous voyez bien que il y a ici beaucoup d'amateurisme.
Il y a 2 ans, c'était 1500 € les petites retraites. Là, c'est peut-être 2000, 2200, 2300. Enfin, moi, je connais des retraités qui à 2200, s'ils sont pas propriétaires de leur logement, s'ils doivent aider leurs enfants par exemple, serait dans la pane.
Donc à un moment, il faut nous expliquer en effet que nous, on a toujours dit qu'on voulait par exemple une CSG progressive qui permette en fonction de votre niveau de ressources bah de contribuer un peu plus. la progressivité de l'impôau. Moi, je suis à fond pour et c'est comme ça qu'on rétablit les inégalités.
C'est pas en disant ben je vais mettre comme ça massivement toute une catégorie à partir d'un certain seuil à contribution. Et donc là, vous avez un levier, la CSG par exemple qui pourrait être utilisé. C'est pas ce que prévoit le gouvernement.
Le gouvernement, il a une petite mesure à la petite semaine.
Richard Ramos