François Asselineau face à Alain Malégarie à l'école de management de Lyon - 13/05/2013
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que l'euro ne serait pas le prisonnier de la finance ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelle Europe aujourd'hui ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette doctrine germanophile n'est pas le fruit de la crise ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il n'y aurait pas un clivage au sein de l'UE entre cigales et fourmis ?
- 1:10:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer les performances allemandes avec un euro fort ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Faut-il choisir une solution intermédiaire pour l'UE ou une position radicale comme la sortie de l'euro et de l'OTAN ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00François AsselineauChiffre
« 1000 milliards d'euros dépensés pour la crise. 1000 milliards c'est 12. Si on avait épargné chaque seconde 1 € il aurait fallu 31000 ans pour assembler cette somme. »
- 30:00François AsselineauFait
« On vit dans une démocratie d'apparence, une dictature qui s'est imposée par l'ignorance et par l'ennui. »
- 1:00:00François AsselineauChiffre
« 80 % des Allemands veulent sortir de l'euro aujourd'hui à peu près d'après les sondages. »
- 50:00Alain MalégarieFait
« L'euro ne vous en déplaise n'est que le premier étage de la fusée. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Applaudissements] [Musique] Donc bonjour à tous. Euh merci d'être venu nombreux pour ce débat sur l'Union européenne. Merci à vous François Asino et Alain Malégari d'être venu pour débattre sur la situation actuelle de l'Union européenne.
Du coup, Alain Malégari, vous êtes diplômé de de l'IOP de Bordeaux et vous rentrez en 1981 comme fonctionnaire au ministère de l'économie, des finances et de l'industrie qui a été l'occasion pour vous notamment de travailler au bureau du cabinet de Jacques Deor. Vous êtes entre 1994 et 2005 directeur général de l'Institut de l'Euro à Lyon et à ce titre, vous êtes fait partie du groupe euro et du comité national de l'euro. Vous avez entre autres eu une activité en tant qu'enseignant jusqu'à 2001 à l'université de Lyon 3 et vous êtes un acteur de l'Europe.
Vous vous avez de de nombreux rôles pour pour promouvoir cette Union européenne, notamment par votre poste de vice-président de la maison de l'Europe et des Européens de Lyon et du Ronald et aussi par la la tenue depuis 2008 d'un Euroblog sur lequel j'ai publiez de nombreuses chroniques régulièrement. Alors monsieur François, vous avez suivi une carrière très classique, donc vous avez été HCMA et vous avez ensuite été inspecteur général des finances en 1985 et ensuite vous avez travaillé dans des cabinets ministériels au sein du gouvernement Végoois et Baladur. En 1999, vous avez rejoint le RPF au côté de Charf Dévillé.
Et puis en 2006, après une vie politique plutôt bien remplie, vous avez euh décidé de briser votre carrière administrative pour vous consacrer à votre parti politique, l'Union populaire républicaine. C'est en ayant eu cette expérience interne au sein des gouvernements que vous avez découvert que les politiques du gouvernement sont imposées aux Français, à leurs représentants et vous déclarez et je vous cite, "Ça ne va pas du tout. On vit dans une démocratie d'apparence, une dictature qui s'est imposée par l'ignorance et par l'ennui.
Vous avez donc décidé d'entrer en politique pour changer les choses. Et pour changer les choses, vous vous défendez l'idée qu'il faut pour redonner à la France son indépendance et sa démocratie. Sortir de l'Union européenne, sortir de l'OTAN et de l'Euro.
Donc les collègues vous avez aussi un petit petite précision. Je je n'ai jamais été au cabinet de du ministre du gouvernement BGovoire donc je me permets de le signaler. Donc avec nous devons essayer de déterminer quelles étaient vos vos idées concernant concernant l'Union européenne et nous avons remarqué donc qu'il y avait de de nombreux sujets de de friction possible.
Vous Alain Belgari, vous êtes un un dépenseur de l'euro. Vous considérez que cette monnaie est malaimée déjà de par la faute des politiques qui n'ont pas su l'accompagner et de la faute de certains journalistes et que nous ne sommes pas vraiment en train de vivre une crise de la monnaie, mais plus une crise de croissance, de compétitivité, de gouvernance au sein de l'Union européenne. Vous êtes aussi un partisan de la perte de souveraineté des États. vous militez pour plus de fédéralisme au sein de l'Union européenne et vous considérez que plus on perd de temps à renforcer ce fédéralisme, plus on perd plus l'Union européenne perd en autonomie sur la scène internationale.
Et enfin, vous vous avez souligné régulièrement sur votre blog le rôle pacificateur de l'Union européenne qui a d'ailleurs reçu le prix Nobel de la paix en 2012. Quant à vous, monsieur Asselino, vous dites contrairement à monsieur Alain Gard que l'euro est directement lié au taux de chômage et que les pays qui sont hors zone euro en Europe s'en sortent beaucoup mieux que les pays de la zone euro. Vous dites aussi que l'Union européenne et l'euro nous apporte la baisse du niveau de vie, la dictature politique et la mise tutelle étrangère.
Ce qui m'amène directement à votre opinion sur la souveraineté européenne. Vous dites que l'Union européenne est au mains de l'essa depuis sa création et que la fête de l'Europe n'est qu'une superie. En effet, vous soutenez que la CIA par le billet de société écran a financé la Constitution européenne pendant les années 50 et les années 60.
Et enfin, en ce qui concerne la paix et l'Union européenne, vous dites que le prix Nobel est une décision strictement politique pour contrefarmer l'explosion de l'Union européenne et de l'Eure. Et vous insistez sur le fait que la paix n'a pas été maintenue par les institutions européennes puisqu'elle n'existait pas jusqu'en 1960, mais que cette paix à laquelle on veut bien nous faire croire a bel et bien été maintenue par les armes de destruction massive et l'équilibre de la terreur. Donc on va vous laisser après cette petite avant-première qui promet un débat plutôt animé.
Euh nous allons vous laisser débattre plus sérieusement sur la situation de l'Europe aujourd'hui. Merci de présent quelque chose. Alors jeudi dernier, on a fêté l'Europe.
L'Europe c'est quoi ? L'objectif de l'Europe c'était la paix. C'était un projet dans l'histoire sans précédent parce que des pays sans utiliser les armes ont réussi à s'unir en perdant une partie de leur souveraineté et ça eu un succès.
Le problème c'est que ils se sont unis surtout dans le domaine économique. D'où les failles aujourd'hui. Les failles c'est la crise notamment. 1000 milliards d'euros dépensés pour la crise. 1000 milliards c'est 12.
Si on avait épargné chaque seconde 1 € il aurait fallu 31000 ans pour assembler cette somme. D'où la question aujourd'hui et je vous la pose. Quelle Europe aujourd'hui ?
Pour traiter de de ce débat, de ce sujet, on divisera le la conférence en trois points. Il s'agira tout d'abord d'étudier la crise de l'euro qui pointe ses lacunes, les lacunes de l'Union européenne. Ensuite, on analysera plus précisément un zoom sur deux pays essentiels aujourd'hui que sont l'Allemagne et la Grèce.
Que conclure aujourd'hui au vu de la des circonstances actuelles ? Enfin, on se questionnera sur le sujet de savoir quel avenir pour l'Union européenne. On va tout de suite commencer par la première partie qui s'intitule la crise de l'euro pointé lacune de l'Union européenne.
Alors, la première question c'est est-ce que l'euro ne serait pas le prisonnier de la finance ? parce que pour résoudre la crise, on s'est surtout attelé à rembourser la dette au lieu par exemple de résorber le chômage ou de diminuer l'inflation. Alors pour vous, est-ce que l'euro n'est pas finalement un prisonnier de la de la finance ?
Alors euh euh c'est pas l'euro qui est le prisonnier de la finance, c'est ce sont les États endetté qui sont prisonniers de leur banquier ou de leur bailleurs de fond parce que le banquier c'est encore très réducteur quand quand on a des dettes publiques habissales. Euh on connaît les montants enfin 1850 milliards d'euros pour la France. Euh l'Allemagne d'ailleurs a autant de dettes et elle va beaucoup mieux.
Donc euh la dette n'est pas n'est pas uniquement le problème. Mais lorsqu'on a énormément de dettes qu'il faut peu prou la rembourser euh on a des bailleurs de fonds. Ces bailleurs de fond c'est tous les marchés financiers du monde.
C'est c'est le petit fond de pension américain et cetera et cetera qui danse son assurance vie à une part qui qui qui abonde l'euro comme nous dans une part d'assurance vie. on on peut avoir une parque qui a bon de ça ça s'appelle la mondisation et et et pas que financière bien sûr aussi économique et social. Donc donc on est toujours tributaire de de ce qui nous prêtent.
Euh on aura l'occasion tout à l'heure de de revenir sur le sur les relations franco-allemandes euh et des débats parfois assez germanophobes que que j'entends. Il faut jamais injurier nos nos bailleurs de fond. Euh ça peut toujours servir un jour euh voir voir les relations.
C'est c'est prévu d'être traité euh selon votre plan de de route aujourd'hui, voir aussi les relations entre l'Allemagne et la Grèce. Donc mais je voudrais d'entrée de jeu m'inscrire en faux sur sur au moins au moins un concept. Je sais que je sais que je travaille beaucoup là-dessus.
Maintenant le pli est pris par c'est partie de de certains politiques, c'est parti de certains médias. Certains médias, on peut comprendre, c'est c'est réducteur. Souvent, on a besoin de de titre court, la crise de l'euro.
S'il y a bien une crise qui n'est pas, c'est la crise de l'euro. Alors, l'euro sera peut-être victime euh si les États ne se mettent pas d'accord pour plus d'intégration et cetera. J'aurais sûrement l'occasion d'y revenir.
Mais en tout cas, il y a il y a pas de crise monétaire. Euh il y a pas de crise monétaire. Il y a une crise budgétaire, il y a une crise financière, il y a une crise surtout de gouvernance euh économique et même politique européenne à l'évidence, d'où une crise de confiance et pas que dans les marchés qu' a près des marchés, il y a une crise aussi de de la société humaine que constitue cette Union européenne de 500 millions de personnes qui évidemment s'inquiètent avec des taux de chômage à bissau dans l'Europe du Sud.
J'y reviendrai aussi, mais s'il y en a bien qui est qui est une monnaie solide et en peu de temps, en 14 ans, en 14 ans, l'euro est devenu la deuxème monnaie du monde avec 27 % des réserves mondiales de change. Ça veut dire que si en Europe et dans certains pays, l'euro est ce que j'appelle le malaimé, depuis le depuis le départ d'ailleurs depuis le départ j'ai mis en place contribué à mettre en place cette monnaie unique de très près. Dès le début, l'euro devait devait donner de l'urticaire parce que l'alliage le cupronel pouvait pouvait avoir des débats des dégâts sur la sur les pots.
Dès le début, l'euro devait être la monnaie la plus contrefaite au monde. Résultat des courses, on est à 85 milliards de billets émis au bout de 14 ans et de 85 milliards pardon de pièces émises et et 14 milliards de billets émis. Euh et on est à 606000.
C'est les dernières statistiques officielles, à moins qu'elle soit manipulée celle-là aussi. Euh on est à 606000 billets, principalement le billet de 50 € euh contrefait par rapport à au dollar où on estime à 1/5e euh à 1/5e le nombre de billets dollars faux, ce qui n'empêche pas d'ailleurs qu' qui transite et sur le temps commercial d'ailleurs et et ce sur tous les sur toutes les surfaces du globe. Donc en en 14 ans la performance de l'euro est redoutable puisque tout simplement les pays émergents, on aura l'occasion d'y revenir à force de dire qu'ils sont émergents.
D'ailleurs, il faudra finir par avouer qu'ils sont qu'ils ont émergé euh raffol de l'euro, mais pas du tout pour nos beaux yeux, pas pour pas par européanisme achevé simplement parce que ils veulent diversifier, c'est il y a des raisons à la fois géopolitiques, à la fois économiqu, ils veulent diversifier euh leur monnaie et ne pas être dépendant que d'une seule monnaie qui a qui a rég le monde jusqu'à euh jusqu'à la fin des accords de Breton Woods, c'est-à-dire L'euro était la le dollar était la référence absolue par rapport à l'or et même les monnaies européennes gravitaient autour de du dollar avec des taux de parité. Je ne sais pas si à l'époque on pouvait parler de souveraineté monétaire. Donc l'euro n'est pas en crise maintenant si évidemment l'Europe devait se déliter complètement si les européennes ne devaient pas s'entendre effectivement l'Euro pourrait être à terme menacé.
Mais mais l'euro est une réussite exceptionnelle sur le plan technique, sur le plan monétaire et même et même quand même au prou sur son rôle identitaire. parce que je voudrais aussi finir par là et passer la parole à mon contradicteur à savoir que l'euro, je vais le dire tout de suite parce que j'aurai peut-être pas le temps après, contrairement à tout ce qu'on pense, l'euro n'est pas qu'un qu'un n'est pas qu'une question monétaire justement ou ou technique ou technocratique. C'est avant tout un projet politique.
Et pourquoi c'est un projet politique ? pour deux choses justement comme comme un des ciments fédérateurs entre les peuples, avoir les mêmes pièces et billets 325 millions d'européens c'est quelque chose quand même d'important au-delà du fait qu'il y a plus de coût de transaction de change, qu'il y a plus de frais de change, qu'il y a plus de dévaluation dite compétitive absurde. Chaque fois que vous aviez une dévaluation, le franc a connu 10 dévaluations entre 49 et 99.
Chaque fois vous avez une dévalation, c'est un appauvrissement des populations puisque vos dettes et et vos importations de d'énergie sont plus chères puisque votre monnaie est plus faible, c'est quand même facile à comprendre. Donc l'euro est un est avant tout un projet social, sociétal, un projet politique avant même que d'être un projet technique. Mais on aura peut-être le temps d'y revenir.
Il est assez extraordinaire d'entendre un tel discours alors que tout s'effondre sur le continent européen et que par exemple en Grèce, il y a 64 % de taux de chômage chez moins de 25 ans et qu'on s'arrente en Grèce ou en Espagne vers 30 % de taux de chômage officiel de la population générale. Je voudrais revenir dans un premier temps sur ce que vous avez dit vous mademoiselle euh puisque d'emblé je ne suis pas d'accord avec une présentation que vous avez faite quand vous avez dit on a fait l'Europe pour faire la paix. Ça c'est ce qu'on raconte aux enfants des écoles.
C'est ce qu'on m'a raconté. C'est ce qu'on raconte depuis le berceau. Mais c'est pas ça la réalité. c'est que ce sont les États-Unis d'Amérique qui en ont décidé à la fin de la seconde guerre mondiale suite aux conférences de Teran de 1943, de Yalta de 1944 et de Botsdam 1945 de partage de l'Europe avec Staline.
Staline d'un côté, Roosevelt de l'autre se partageant le continent européen. Staline a mis la main sur les pays de l'Est avec des coups d'état parce qu'il faisaient pas dans la dentelle et de sur tr c'était des pays qui n'avaient pas une grande tradition démocratique. Les États-Unis, c'était plus compliqué. parce qu'il fallait mettre la main sur les pays d'Europe de l'Ouest qui eux avaient une tradition démocratique assez avérée et de sur croix des pays comme la France ou l'Italie où il y avait un fort parti communiste qui était lui informé et piloté par Moscou donc par justement l'adversaire géostratégique des États-Unis.
Donc la construction européenne n'a pas été elle a été présentée aux populations comme un objectif de faire la paix, mais ça a été d'emblé l'objectif d'assurer ce que les géopoliticiens appellent un glac géopolitique. Et cette construction est toujours un glac géopolitique américain. Et on nous dit qu'il y a la paix.
Je suis désolé. Non, nous ne sommes pas en paix. Allez dire par exemple aux Libyens, aux Syriens, aux Afghans que l'Europe c'est la paix ou aux irakiens.
Allez dire aussi à toutes les populations d'Europe du Sud ou même à la France que nous sommes en paix. Le président Mitteran après 14 années passé à l'Élysée avait dit "Les Français sont la les la France est en guerre et les Français ne le savent pas. Pas moi qui l'ai dit.
C'est dans le livre le dernier mitérant des confidences avec George Marc Benamou, journaliste au nouvel observateur Paris Cheplom en 1997. La France est en guerre et les Français ne le savent pas. Ah il faudrait donc se poser la question de savoir nous sommes au 3e millénaire.
C'est quoi une guerre au 3e millénaire ? Il y a dans la périphérie des empires, des guerres de tradition classiques, si j'ose dire. On bombarde les villageois afghans, on bombarde les Léiens.
Mais entre les grandes puissances du monde occidental, il y a plus la guerre. Ça ça n'est pas du tout les directives sur le beurre de cacao de Bruxelles qui y ait pour quelque chose. C'est pas comme ça que les choses se passent.
Désormais, les guerres du 3e millénaire sont des guerres qui sont fondées sur ce qu'on appelle le soft power, c'est-à-dire des guerres de la guerres qui visent à changer l'état d'esprit des gens. Il s'agit de transformer les Français en américains. D'ailleurs, notre mouvement politique a lancé une pétition pour s'opposer au projet de loi actuellement en cours du gouvernement qui voudrait autoriser des établissements d'enseignement supérieur en France à faire obligatoirement, exclusivement, entièrement tout leur cours en américain.
On n'est pas contre le fait que les gens apprennent l'anglais. D'ailleurs, moi j'aimerais que les gens apprennent aussi le japonais que je parle un peu, le chinois, le russe, l'espagnol, le portugais, l'indie, les grandes langues du monde. Et là, on est dans une dans un synomène qui est tout à fait différent qui est un phénomène non pas de mondialisation mais d'américanisation.
Alors, c'est dans ce contexte-là qu'il faut replacer maintenant l'affaire de l'euro. Nous savons et je vous renvoie un article du Daily Télégraphe du 19 septembre 2000 de du journaliste Ambrose Evprch. Nous avons des documents déclassifiés, secret d'État de l'administration américaine, du département d'État, que dès 1965, le département d'État américain avait demandé à Robert Margelin, vice-président de la CE de l'époque, d'aller vers la constitution d'une monnaie européenne.
Ce sont les Américains qui le veulent. Ce sont les Américains qui en ce moment continuellement viennent en Europe pour empêcher l'explosion de l'euro. Les Allemands veulent sortir de l'euro.
Tout le monde veut sortir de l'euro. Ce sont les Américains qui sont derrière. Monsieur Timothy Gisner, secrétaire de l'État, secrétaire aux finances du gouvernement américain, s'est invité par exemple à Voslave en Pologne à la fin 2011 pour taper du point sur la table.
Vous avez une haut fonctionnaire qui est d'une femme qui est du département américain. J'en parle dans une de mes conférences qui vient à peu près tous les mois secrètement en France. C'est pas moi qui l'ai dit d'ailleurs.
Ça ça traîne. Il suffit de aller voir ma conférence. Je vous dirai toutes les toutes les toutes les les références qui vient qui s'invite pour aller voir les dirigeants des pays d'Europe et a commencé par l'Allemagne pour leur imposer de rester dans cette monnaie absurde.
C'est de ça qu'il s'agit. Donc nous avons on peut pas parler de l'euro comme ça en l'air en faisant abstraction de des grandes puissances qui sont derrière. Et pourquoi les Américains veulent-ils l'euro ?
Parce qu'ils savent que si l'euro explose et l'euro explosera de toute façon comme toutes les monnaies purationales de l'histoire ont toujours explosé. Je l'explique dans une autre de mes conférences. Les États-Unis savent qu'à ce moment-là, c'est tout le projet européen comme on dit, c'est-à-dire toute cette manœuvre géopolitique de vassalisation du continent qui va se désagréger.
C'est d'ailleurs visible à l'œil nu. Quand j'ai créé ce mouvement politique il y a 6 ans, les gens disaient "Il a fumé la moquette parce que le discours que je tenais paraissait tellement extraordinaire, tellement contraire à ce que l'on entendait que les gens disaient "C'est pas possible." Sauf que le temps a passé.
Le temps a passé, je suis désolé pour mon contradicteur, mais vous savez que vous avez pu noter que il y a quelques jours, monsieur Michael Lawson, le chancelier de l'échiquier du temps de madame Satcher, ministre des finances, il a dit qu'il fallait que le Royaume-Uni sorte de l'Union européenne. Vous savez peut-être que l'IA, l'association des banquiers mondiaux qui est à Washington a dit "Il n'y a pas d'autres solution qu'il faut que Chypre sorte de l'Euron." Vous savez que monsieur Oscar Lafontaine qui a été président du SPB en Allemagne a dit qu'il fallait sortir de l'euro.
Vous savez qu'en Allemagne toute la toute la technure tout l'équivalent du MEDF veut sortir de l'euro. Donc ça n'est plus François tout seul qui va ticine dans son coin. C'est que les événements confirment ce que je dis.
En revanche, ils infirment l'idée que l'euro serait un succès. Oui, c'est un succès technique. C'est un succès technique d'apparence.
Mais d'abord, les gens ne savent pas comment fonctionne l'euro. L'euro n'est pas une monnaie unique. Contrairement à ce que l'on dit.
L'euro est une monnaie, c'est pas tout à fait non plus une monnaie commune pour être très précis dans la définition, c'est une collection de monnaie nationale homonyme, c'est-à-dire que la France a toujours sa monnaie nationale. Quand vous avez 100000 € 10000 € 1000 € 50 € sur votre compte en banque, ce sont des créances sur la Banque de France. Les Allemands eux quand ils ont 50000 € ou 5000 € sur leur compte en banque, ce sont des créances sur la Bundesbank et les Grèces les Grecs, ce sont des créances sur la banque de Grèce.
Pourquoi il en est ainsi ? On aurait pu imaginer un système où on supprima toutes les banques centrales pour ne plus avoir que la BCE. Les Allemands n'en ont pas voulu.
Ils voulaient quelque chose de facilement réversible. Donc on a conservé toutes les banques centrales nationales dans ce que l'on appelle aller voir les traiter si vous ne me croyez pas le SBC, le système européen de banque centrale. Alors au début bah ça pouvait aller.
On avait l'impression d'avoir une monnaie unique. Vous aviez un billet de 20 € vous allez en Allemagne, vous payez avec 20 € vous avez le sentiment que c'est la même monnaie. Mais les pièces c'est une très enfin d'un point de vue juridique la la circulation f du est traitée séparément.
Mais le problème c'est qu'à partir de 20067 et commencé à apparaître quelque chose sur lequel mon contradicteur jette un voile pudique et qui est l'affaire du décalage et de du de la divergence croissante du système target 2. C'est-à-dire que de plus en plus les entreprises des pays du sud ou les grandes fortunes des pays du sud prenant peur sur le la solidité des banques centrales nationales des pays du sud et bien ils font quoi ? Et bien ils transfèrent leurs comme ils en ont parfaitement le droit dans le cadre du libre marché européen et de la libre installation.
Ils ouvrent les comptes bancaires en Allemagne. Donc vous transférez 100000 € de la banque du PIR à Athè, vous les transférer à la banque de Risner Ban de Berlin. Sauf qu'en passage les 100000 € que vous aviez de créance sur la Banque de Grèce, la banque centrale de Grèce deviennent 100000 € de créance sur la Bundesbank.
Or, comme tout le monde anticipe qu'au moment de l'explosion de l'euro, l'euro devrait grimper environ de 20 % par rapport au couriv actuel vis-à-vis du dollar alors que la nouvelle drac perdrait 20 %. Ce phénomène s'auto-entretient et nous avons une divergence phénoménale. C'est pas pour rien que la police fédérale allemande a débarqué un petit matin de 2007 à la Banque centrale européenne à Francfort en disant, on a des informations là, c'est quoi exactement ce système target 2 ?
On n'en parle jamais dans la presse française. Actuellement, les Allemands se sont ramassés 750 milliards d'euros en provenance des pays du sud qui sont autant de créances pourries sur les les banques centrales nationales des pays du sud. Donc tout le monde est perdant dans ce système et les Allemands ne veulent veulent les Allemands ce qui craent c'est que tous les chafaudages leur retombent dessus.
D'ailleurs, il y a l'un des grands patrons allemands qui a dit ça risque de nous coûter de cette petite blague 1000 milliards d'euros. 80 % des Allemands veulent sortir de l'euro aujourd'hui à peu près d'après les sondages. Donc les Allemands veulent sortir, les Américains tapent du point sur la table pour qu'il n'en soi pas ainsi pour les raisons que j'évoquais tout à l'heure.
Résultat des courses, bah les qui payent commande. Donc les Allemands imposent au reste des pays d'Europe leur mode de vie. Ce qui fait que parce que l'euro c'est une espèce c'est perçu par les pays que cita mon contradicteur comme une espèce de deutschemark bis.
Donc c'est les Allemands sont contraints par les événements d'imposer le mode de vie, le mode sociétal si j'ose dire aux pays du sud qui ne le qui d'abord n'en veulent pas et d'autre part ne le peuvent pas parce que nous n'avons pas la même structure économique que l'Allemagne. Nous n'avons pas les mêmes produits que les Allemands. C'est ça le problème.
Et mon contradicteur, j'en aurais fini parce que je pas monopoliser à mon tour la parole. Mon contradicteur disait, "On en a fini des dévaluations compétitives." Mais c'est tout le drame, il est là justement.
Pourquoi il y avait-il des dévaluations ? Vous avez bien voulu dire que le France était déprécié de 1949 à 1990 par rapport au Deutschmark ? C'est exact.
Mais est-ce que vous est-ce que vous vous rendez compte que c'est exactement la période qu'on a appelé les tr glorieuses ? Est-ce que vous vous rendez compte que c'est exactement le moment où la France est le mieux portée ? Pour faire simple, il en est d'une monnaie comme d'une classe.
Est-ce que tous les élèves sont capables d'être en terminal et de passer un bac scientifique ? La réponse est non. Et si vous voulez, si vous avez des parents abusifs qui parce que il y avait un frère aîné qui a eu son bac scientifique mention très bien que tous les enfants de la famille passent et bac mention très bien scientifique et bien les parents se casseront le nez parce que les individus sont différents les uns des autres et c'est pareil des états.
Une monnaie et ça c'est un c'est un enseignement qu'on trouve dans le premier livre des macabés de l'Ancien Testament. Une monnaie, c'est un peuple et une nation. Et s'il y a des dépréciations entre les monnaie, ça n'est pas pour rien.
C'est parce qu'il faut tenir compte des évolutions différentes, des taux de chômage, des taux de comment dirais-je, des taux de lutte sociale, des taux d'inflation induits, de la différence des d'évolution des compétitivités, de du plus grand ou du moins grand effort de compétitivité, du plus grand ou moins grande capacité à être à à obéir et à avoir une discipline au travail et cetera. Tout ceci fait que nous n'avons pas de peuple européen et qu'à chaque peuple doit correspondre sa monnaie. Merci bien pour avoir répondu à à cette question relative à la crise de l'euro et en parlant de l'Allemagne, fait une belle transition puisque avant on va on va partir sur un second point qu'on avait élaboré sur un zoom entre deux pays notamment entre l'Allemagne et la Grèce. on va élaborer probablement le les relations franco-allemandes et ma première question est relative justement à cette à cette à ce domaine des relations internationales entre la France et l'Allemagne.
Aujourd'hui, on voit une France qui est assez divisée sur le sur la question de l'Allemagne, notamment sur les Français qui qui pronent enfin doctrine un peu germonophile et d'autres germonophobes. Et ma question, elle est simple. Est-ce que finalement cette cette doctrine germanopile n'est pas n'est pas finalement le fruit d'une de la crise ? qui a été qui a été qui a vu le jour avec l'Europe.
Je vais bien pas poursuivre dans la dans ce que je disais à l'instant. Je suis de la vie de monsieur Malgari pour personnellement je suis préoccupé de la montée en puissance en France d'un sentiment germanophobe. Il se trouve que je connais bien les pays d'Europe, ben je suis allé dans pratiquement tous les pays d'Europe.
Ce qui d'ailleurs me distingue de la plupart des européistes qui sont pour l'Europe à condition de pas sortir du périphérique parisien. Et je vois que des gens, il est assez fascinant de voir des gens comme monsieur Mélenchon par exemple qui sont là et il est pas le seul à se dire grand européens devant l'Éternel mais qui passent leur temps à taper sur les autres peuples. Tape sur les anglais, il tapent sur les il tapent sur les Allemands et cetera.
À contrario, vous en avez d'autres qui sont toujours d'avis que les autres ont plus raison que nous. Donc il nous cite l'exemple de l'Allemagne. Il faudrait imiter l'Allemagne.
Ça ça fait c'est une grande tradition hein. Les Français qui veulent imiter l'Allemagne. Ce que nous nous disons, c'est que les Allemands sont un peuple différent.
Qu'il a le droit d'être respecté mais il est différent de nous. Il est différent des Grecs. D'ailleurs, nous sommes aussi différents des Grecs.
Et donc à chaque peuple sa monnaie. La folie est de vouloir que les Français une monnaie qui soient le Deutschmark. et les Grecs, c'est une folie encore supérieure que les fran les Grecs aient la même monnaie que les Allemands.
C'est ça le problème. Donc jamais vous ne trouverez par exemple dans mes propos d'ailleurs certains s'en sont étonnés en disant "Ah tiens, il défend les Allemands, je défends pas les Allemands." Je dis "Si nous étions à la place des Allemands, nous aurions le même raisonnement que les Allemands." Voilà, parce que ils ont le sentiment d'être les bons élèves et d'être obligé d'avoir un fardeau extraordinaire. bons élèves d'ailleurs et quand monsieur Malégari dit que la situation en Allemagne est bien, il faut pas non plus charier.
Je rappelle quand même qu'en France par exemple 55 % des Français sont propriétaires de leur logement, 25 % seulement en Allemagne. Je rappelle qu'en France nous avons encore un SMIC, il n'en est rien en Allemagne. Je rappelle que les Allemands maintenant de plus en plus ont des petits boulots où ils sont payés des clopinettes.
Nous avons un peuple par ailleurs qui est en bésimaina démographique à telle sorte que sans doute en 2040, il y aura plus de français que d'Allemands. Ce qui témoigne quand un peuple se laisse mourir de c'est d'ailleurs ne fait plus d'enfant, ça témoigne quand même d'un petit problème psychologique fondamental. Monsieur Margarie, est-ce que vous voulez répondre ?
Oh, il y aurait tellement de choses à répondre. J'ai eu beaucoup de débats contradicteurs chers monsieur, mais là ce soir, je crois que j'ai tiré le gros lot avec vous. Euh bon enfin de la CIA à la target system que donc pardonnez-moi, vous maîtrisez assez mal.
Euh mais mais là j'ai pitié pour notre auditoire parce que parler de target système et de sa complexification mais là vraiment on j'en ai entendu des vertes et des pamures en en 14 ans d'existence de l'euro. Je je j'étais européiste comme vous dites bien avant l'euro, hein. Je vous rassure ou je vous désole.
J'espère vous désoler d'ailleurs. Mais mais là quand même à ce point-là euh à ce point qu'est-ce que j'ai dit de faux précis ? Non mais vous sentez des choses incohérentes.
Excusez-moi, j'ai j'ai j'ai l'habitude d'être assez franc hein. Mauvais je mot sans mauvais je de mot. On regarde l'euro hein.
Mais qu'est-ce que j'ai dit de faux sur target 2 ? Non mais votre complot avec la CIA et cetera c de l'extrême droite gauche on me l'avait encore jamais fait. Non non non mais attendez la on en parlera tout à l'heure.
Non non non. Qu'est-ce que j'ai dit de faux sur target 2 ? Vous n'imez pas le débat que je sache, ce sont les deux jeunes qui vous m'accusez devant le public d'avoir dit quelque chose de faux.
Donc qu'est-ce que vous avez dit de faux sur target 2 ? Qu'est-ce que j'ai dit de faux ? Vous vous me la faites, vous me la faites.
C'est le le type qui connaît les trucs. Je dirais n'importe quoi. Qu'est-ce que j'ai dit de faux sur Target 2 ?
Attendez, mais Target 2, c'est un système électronique d'échange très compliqué et très sophistiqué et à toute monnaie internationale et qui rang international. C'est ce sont des des des échanges de paiement automatisés et extrêmement rapide. Donc c'est un côté technique.
Vous mélangez le géopolitique à le technique. Voilà voilà ce que que je dis. Et et je veux dire on est on n'est pas un cours de finance publique ce soir sur le sur Attendez monsieur Malégaris soyons étonnez monsieur Malégaris soyons sérieux.
Ce que vous dites est extrêmement grave. Je dis ici devant la salle qu'il y a un décalage énorme qui s'est produit entre les pays du sud de de l'Europe et les pays du Nord. Il y a quatre pays qui sont constamment créditeurs et qui voient affluer de l'argent des pays du sud qui sont l'Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas.
L'Allemagne s'est ramassé 750 milliards d'euros. Ça déstabilise complètement le bilan de la Bundesbank. C'est l'une des raisons pour lesquelles les Allemands veulent sortir de l'euro.
Est-ce que tout ceci, ce que je viens de dire là, est faux ? Tout ceci est faux pour la raison ça. Mais si vous vous pouvez vous arrêter en instant de parler, je vais je vais vous répondre.
Alors avant l'euro, il y a une vie. Il y a une vie et il y a eu des monnaies et là et en Europe, c'est sur ce pointl au moins, on sera d'accord puisque je crois que vous l'avez dit. Comme quoi, voyez, vous pouvez faire des progrès.
Depuis après la Seconde Guerre mondiale, le Dutchmark était la première monnaie d'Europe. Mais je le rappelle, il faut quand même que l'auditoire le le le sache et je suis sûr d'ailleurs que vous le savez dans la salle, nous étions sur domination dollar. Oui ou non ?
Alors si vous voulez jouer à ce jeu petit de de questions rréponse, je vais à ce moment-là aussi vous questionner. Alors ça ça n'a pas de sens. Nous étions sous domination du dollar et les accords de Breton Woods à la division du monde, accord de Yalta et cetera et cetera où les États-Unis évidemment ont libéré tout le monde et ont gagné la guerre, ils se sont aussi arrogés définitivement, le pensait-il, d'avoir la première monnaie du monde et de mettre tout le monde en coupe réglée.
Il y a pas que ça. Il y a et après on a refusé la CED, on a eu l'OTAN américain et cetera et cetera. Ça ça sera peut-être abordé si on aborde la défense tout à l'heure.
Il y a il y a d'autres choses qui fait que les monnaies européennes étaient des satellite autour du dollar. Et donc ça c'était une une suggestion absolue y compris le marque mais on ne peut pas pour autant reprocher aux marques compte tenu bien aidé certes par le plan marchal et cetera et cetera. Euh les Allemands se sont très bien relevés comme le Japon d'ailleurs.
On peut pas reprocher aussi aux Marques au à l'Allemagne par ses performances déjà économiques à l'époque euh et jusqu'en 99 la monnaie unique euh d'avoir eu le le Dutchmark qui d'ailleurs renflouait la lire, la PZ, euh le franc euh et et limiter la case de nos dévaluations d'évaluation si j'ai bien contré aussi à laquelle euh à laquelle auquel vous êtes vous vous êtes vous êtes favorable. Mais le problème que vous posez est de toute façon dès le départ totalement faux et erroné. Vous avez les États-Unis d'Amérique.
États-Unis d'Amérique, c'est un pays fédéral. Il y a 51 États avec des peuples avec aussi des des peuples très très nations. Les les Texans sont Texans avant que d'être américain et cetera et cetera.
Euh ce tout ce monde-là, ces états fonctionnent très bien ensemble, organisé dans un état fédéral qui a réussi l'essentiel sur le plan de la géopolitique mondiale, l'essentiel de la souveraineté partagée. La souveraineté partagée, elle a trois piliers. Euh donc si on nie ça, vous avez le droit de le nier.
Vous avez le droit de dire d'ailleurs tout ce que vous voulez dire, mais laissez-moi le droit de vous répliquer. Euh la souveraineté partagée, c'est une monnaie, c'est une défense et c'est une diplomatie. Et on peut le mettre dans tout le sens.
Euh si on a fait l'Europe, c'est aussi pour mettre fin à 160 conflits, à à 30 guerres, donc deux mondiales, excusez du peu. L'Europe, elle a été capable du meilleur comme du pire. Elle était capable euh du siècle des lumières.
Elle était capable des droits de l'homme. Elle était capable aussi de débarasme, le communisme et cetera et cetera. aux États-Unis d'Amérique euh et dans d'autres pays puisqueuners de des 192 pays du monde sont de type fédéral, on fait une monnaie commune unique qui s'appelle le dollar.
Euh on on est les plus forts du coup sur le plan de la défense militaire et là les Américains qui sont comme l'Europe en déclin économique n'a strictement rien avec l'Euro d'ailleurs. C'est un déclin de compétitivité. C'est un dégrad un déclin parce que la moitié de la planète ou le quart de la planète en Asie et demain en Afrique s'éveille et et croit et ça on y pour euh et pourquoi pas d'ailleurs et pourquoi pas d'ailleurs ?
Ils ont aussi le le droit d'arriver à nos niveaux de vie que je sache euh une monnaie, une diplomatie et une et une armée et une défense. Donc c'est ce cet objectif là que l'Europe s'est donné en disant on avait déjà dit en 141 plus jamais ça la guerre. On a vu le résultat après 45 euh c'est ce qu'on veut faire et l'euro ne vous en déplaise n'est que le premier étage de la fusée.
C'est quand même pas de ma faute si à la naissance de l'euro cette cette classe politique, cette classe de dirigion politique que moi je qualifie d'assez frileuse et attentiste, c'est mis à l'abri de l'euro. Des pays ont fait des réformes, d'autres pays pas. En gros, il y a un clivage, ça c'est c'est vrai, entre le la zone sud de l'euro et de la zone euro et et la zone nord, mais le premier étage à fusé, c'est l'euro.
Il faut aller plus vers l'intégration politique. La défense. L'Europe devait commencer par là en 1954 avec le projet CED, communauté européenne de défense.
Euh si à l'époque c'était l'Europe des 6, souvenez-vous, euh cinq parlements ont voté cette Europe de la défense. Je vous laisse deviner. Quel est le Parlement qui n'a pas voté l'Europe de la défense à une très large majorité ?
Les gaolistes de l'époque, les communistes et la SFIO. Et résultat, on a eu l'OTANE sous-domination euh sous domination totalement américaine, même si l'Union européenne qui a qui a maléré tout maintenant un poids géopolitique un peu plus important depuis qu'elle a l'euro, euh le le l'Union européenne, c'est c'est enquisté, on va dire, dans dans l'OTAN, mais quand même c'est quand même la domination européenne. Donc si vous déjà partons de d'un constat au moins réaliste, après je ne dis pas qu'il y a des problèmes mais il y avait des problèmes du temps des monnaies nationales.
Vous partez d'un postulat qui est totalement erroné, c'est que avant on était dans un monde des bisounours les 30 glorieux où il y avait pas alors il y avait pas d'inégalité entre les territoires à l'intérieur même d'un état d'ailleurs hein. Il y avait pas d'inégalité entre le h français et le la région renonale. Il y avait pas d'inégalité entre la Sicile, il y en a toujours d'ailleurs mais un peu corrigé entre la Sicile et le nord industriel de l'Italie.
Tout le monde, il y avait le plein emploi et cetera. Mais dans quel monde vivez-vous ? Donc avant l'euro, il y avait des tas de problèmes, à peu près les mêmes avec l'euro.
Je finirai aussi par un par un chiffre que j'ai pas donné tout à l'heure. J'ai pris les mêmes pays 10 ans avant l'euro et 10 ans après l'euro. C'estàd de 1989 à 1999, les pays qui qui n'avaient pas forcément l'euro ont créé l'ensemble des pays ont créé 7200000 emplois nets.
Je dis bien emplois net. les mêmes pays 10 ans après l'Euro, c'est-à-dire 99 de 99 à 2009. Alors après en 20090, on a le le on prend la crise la crise des subprimes de plein fouet.
Euh aujourd'hui, ce chiffre évidemment, il ne cesse de se de de s'aggraver, vous le savez bien, euh notamment dans les pays de l'Europe du Sud, mais les 10 ans après, de 99 à 2009, on a créé 15 millions sur les mêmes pays, 15 millions d'emplois net contre 7 millions dans la période précédente. Donc ça aussi, il faut de temps en temps être honnête et reconnaître qu'il y a des choses qui peuvent marcher. Je ne suis pas du tout en train de dire que tout va bien et tout baigne, mais aux États-Unis, la Californie avec le dollar, elle est trois fois plus en faillite que un pays comme l'Espagne ou le ou ou le Portugal ou même la Grèce.
Monsieur Maligar, vous avez parlé de de bisonos. Est-ce qu'il n'y aurait pas unage au sein de l'Union européenne ? Est-ce qu'il y aurait pas d'un côté les cigales et de l'autre les fourmis ?
C'est-à-dire l'Allemagne par exemple qui serait plus une fourmie. Les Allemands on se sont la ceinture dans les années 2000 avec une étant cheur un tir. Maintenant il se ressent la ceinture encore parce qu'ils doivent payer pour les pays du sud.
Est-ce que ce ne serait pas en même temps à cause de ça qu'il y aurait une crise aux européennes ? D'abord, excuse-moi, je suis têtu. Je voudrais quand même qu'il soit acté devant la salle que mon contradicteur m'a attaqué en disant que je disais n'importe quoi alors qu'il n'a été incapable de démontrer que je disais n'importe quoi.
Je persiste et signe. l'euro explosera parce que il y a dans le cadre de target 2 notamment un déficit de plus en plus colossal des pays du sud qui vont se réfugier vers les pays du nord à la fois dû à un déficit commercial interne dû à la différence de compétitivité de plus en plus croissante entre les pays du sud et les pays du nord et deuxièmement la fuite vers la qualité avec les grandes les grandes fortunes qui préfèrent avoir des créances sur la bundes ban plutôt que sur la banque de Grèce ou la Banque d'Espagne quand tout va exploser. Donc ça c'est nous sommes au cœur même du débat sur l'euro.
Je vois que monsieur Malgar en touche en commençant à me à dire que je dis n'importe quoi et en refusant d'aller Je conseille d'ailleurs à ceux qui sont intéressés aller sur Wikipédia taper Target 2 en allemand hein parce qu'en français ça n'existe pas. Vous aurez le graphique dont je vous parle. Bien.
Alors maintenant, il a utilisé également une autre formule de rhétorique qui commence à qui constitue qui consiste à me faire passer pour un illuminé parce que je parlerai du rôle des États-Unis dans la construction européenne. Voilà, c'est Ah oui, vous et la CIA. Ce qui m assez amusant avec les européistes, c'est que la CIA c'est comme le nuage de Tchernobyl.
Elle s'arrête toujours avant d'arriver à la frontière française. La CIA qui a un budget qui est à peu près de l'ordre de 100 fois le budget des services d'information et de désinformation et d'influence de la France ne ferait rien en France. Voilà, c'est un postulat.
Vous avez peut-être vu sur ce soir ou jamais il y a quelques jours madame Marie-France Garot qui a quand même été une des conseillères de George Pompidou qui a d'ailleurs été la marèine si j'ose dire de Jacques Chirac qui a dit à la télévision française exactement ce que je vous dis Jean Monnais était un agent américain c'était les Américains qui étaient à la manœuvre d'ailleurs je tiens à des centaines des dizaines il y a même maintenant les archives de la C qui sont disponibles sur internet on a des quantités d'informations qui disent que ce que je dis est vrai. Alors, vous pouvez tourner ça en à la rigolade. Ça c'est une formule rétorique.
Mais ce qui est fascinant avec les européistes, c'est que quand on entre dans le vif du sujet, quand on leur sort des informations précises, quand je leur dis par exemple ce qui est cité par le Daily Télégraphe qui était un des plus grands journaux britanniques, n'est-ce pas, que on sait que Robert Schuman était traité comme un comme un comme un salarié par ses parrains américains quand on parle de la du rôle de l'American Committee for United Europe, quand on sait que tout c'était derrière ça, la CIA qui était à la manœuvre, d'un seul coup, on me dit "Ah mais vous vous fumez fumer la moquette ? Non, je ne fume pas la moquette. On pourrait avoir un débat toute pièce justificative à l'appui d'ailleurs.
Honnêtement, à dans les années 50, justement au moment de la CD 54, c'était un secret de polymel. Pourquoi l'égoolistes et les communistes justement ont fait alliance pour taper, pour empêcher la CED ? C'est parce que tout le monde savait, on parlait de l'Europe américaine.
Les les communistes parlaient aussi de l'Europe Vaticane parce que c'était également promu par le Vatican de Pou. Mais donc tout le monde était au courant. C'est très nouveau, hein.
C'est depuis à peu près ma Astrich que l'on a jeté une espèce d'interdit sur cette question. Heureusement, c'est en train maintenant de voler en éclat de revenir sur le devant de la scène. C'est de ça qu'il s'agit.
Alors maintenant, je sais pas, j'ai pas très envie de commenter ce que dit monsieur Malgari. Je n'ai jamais dit que dans les années sous les 30 glorieuses, il y avait pas de problème. Mais enfin, le taux de chômage était très bas, les perspectives de croissance très élevées, les parents avaient le sentiment que leurs enfants auraient un meilleur vie que il y avait pas il y avait pas l'avenir paraissait ouvert.
Comment peut-on soutenir alors que la zone euro depuis maintenant 1999, c'est-à-dire depuis maintenant 14 ans, est la lanterne mondiale de la croissance. Il n'y a aucune zone au monde qui est une aussi faible croissance que la zone euro depuis 14 ans. Nous sommes la risée du monde.
Tous les prix Nobels de la d'économie les uns après les autres, excusez-moi monsieur Malgari, monsieur Paul Krugman, monsieur Joseph Stiglitz, pour ne pas parler de Maurice Sal, pour pas parler de grands économistes comme Bradford de Long de l'université de Californie, tous ces prix Nobel d'économie qui disent cette c'est une folie, cette zone euro, elle va exploser, il faut en sortir le plus vite possible. Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, a dit "Ceux qui sortiront les premiers sont ceux qui s'en sortiront le mieux." C'est pas Slino qui dit ça, ce sont des citations objectives et réelles.
Il suffit de regarder les taux de chômage qui ne cessent de grimper. C'est d'ailleurs tellement vrai qu'aux dernières nouvelles, ça commence à être la panique à Bruxelles et maintenant on parle de vouloir commencer à faire des plans de relance sans qu'aucun des problèmes n'a été réglé par ailleurs. Donc quand vous parlez de monde de bisou nours, mais c'est le vôtre dont vous parlez.
Euh oui, encore il y aurait trop à répondre. Euh encore une fois, vous semblez euh parce que ça vous arrange euh prendre tous les pays euh actuels dans une situation parfaitement identique. Concédez-moi au moins ce cette dichotomie importante entre la zone eurosud et la zone euronord parce que si vous voulez que non, je ne vous ai pas coupé la parole s'il vous plaît.
Je vous je vous écoutez au moins les chiffres. écouter au moins ça au lieu d'aller dans des rhtoriques euh emploie emploie taux de chômage la France et dans une situation difficile on sait bien c'est le c'est le pays sa 2è économie de la zone euro euh et donc 2è 2è économie de lieux elle est euh peut-être la meilleure des pays du sud mais enfin la meilleure des pays du sud ça ne console pas avec un taux de croissance qui est de 10,6 % qui terminera l'année malheureusement autour de 11 % et l'année 2000 de taux de chômage vi le et et l'année 2011 pareil mais souffrez souffrez que l'Allemagne est à 5 %. Alors vous allez me répondre et là et là je vais vous en donner gré je vais vous en donner parce que vous n'avez pas tout à fait tort.
Vous voyez comme quoi je vous écoute la il y a des emplois précaires en Allemagne parce qu'il n'y en a pas peut-être en France. Euh il y a des emplois précaires en Allemagne, ça c'est sûr. Euh l'Allemagne a développé pour développer un taux de chômage beaucoup plus favorable qui est qui est quand même de l'ordre de 5 % seulement, hein, euh excuser la performance.
Mais euh la l'Espagne et est un taux habissal de 26,2 %, la Grèce est à un taux habissal de 27 %, le Portugal est à 17 % mais tous les autres, vous oubliez de les signaler. Vous avez l'Allemagne qui est à 5 %, vous avez l'Autriche qui a 4,8. Vous avez vous avez la les Pays-Bas, alors les Pays-Bas, ça remonte, c'est sûr et assez vite, qui est à 7 % qui sera 7 à 7 et demi cette année.
Donc il il y a des pays, il il y a des différences énormes comme encore une fois il y avait des différences avant l'euro et comme il y a des différences aux États-Unis. Donc ne prenez pas euh les pays comme des blocs monolithi ou toutes les performances que ce soit et puis il y a il y a pas que le taux de chômage, il y a pour moi il y a un indicateur qui est très important au-delà même du PEB, c'est le niveau de vie pour voir d'achat. Niveau de vie de pouvoir d'achat, c'est quelque chose de très très important.
On peut avoir le même salaire euh à Berlin. On peut avoir on peut avoir effectivement un emploi précaire à Berlin avec des salaires où il n'y a pas de SMIC, ça vous avez raison. Euh de 600 de 700 €.
Il faut quand même, pour être honnête là aussi, oublier de dire qu'un T2 à Berlin vaut deux fois moins cher qu'un T2 à Paris et une et et et 75 % moins cher qu'un T2 à Lyon. Euh donc à ce mois-là en niveau de vie, pouvoir d'achat et bien la Berlin même avec un salaire plus bas, vous vous logez plus aisément. Donc on on ne peut pas encore une fois euh ramener tout à une monnaie unique, l'accuser de tous les mots et en faire le boumissaire idéal.
Vous avez des diversités au même Euros. Et alors, comment à ce moment-là expliquerez-vous aussi que l'Allemagne exporte pour la 7e année consécutive avec des avec des performances extraordinaires ? Je je crois de l'ordre de 120 à 130 je crois de 120 à 130 milliards d'euros d'excédent quand la France pour la 7e année avec le même euros et est à un déficit de 70 milliards d'euros.
Donc il est évident qu' qu'à dette égale qu'un niveau d'endettement à peu près global entre la France et l'Allemagne, c'est beaucoup plus facile déjà pour se refinancer. C'est beaucoup plus facile de se refinancer avec des un excédent commercial pareil que quand la France en plus doit elle seulement refinancer sa dette mais doit doit doit payer ses importations et la la France importe donc beaucoup plus. S'il y a un déficit, ça veut dire qu'elle importe beaucoup plus qu'un exporte et évidemment ça lui coûte très cher et pas que sur le plan des matières énergétiques.
Je voudrais quand même répondre à cette une dernière on passera la partie 3. Ah c'est dommage. Je voudrais répondre quand même à deux trois choses.
Sur l'affaire de l'excédent commercial allemand et du déficit commercial français. C'est bien la preuve que nous ne pouvons pas avoir la même monnaie. Ça veut dire c'est exactement c'est comme si votre remarque consiste exactement à dire je reviens à mon histoire de d'enfants qui sont dans une terminale S.
Il y en a qui a 18 en math et l'autre qui a 3 celui qui a 3, il a été mal orienté, il devait aller en L parce que lui son génie c'est d'être un littéraire, c'est pas d'être un mat. Vous ne pourrez dire vous pourrez dire tout ce que vous voulez. Les Français ne produisent pas de Mercedes.
Ah, les Français quand une Mercedes c'est un problème d'élasticité de la demande au prix. Plus l'euro est fait est fort, plus nous perdons des parts de marché nous la France dans la zone euro et en France. Tout simplement parce que les produits qui sont fabriqués hors zone euro, une Hyundai par exemple, une voiture qui va être fabriquée en en Corée du Sud dans en zone dollar, plus l'euro est fort et plus le prix de cette voiture va être bas en France et donc va concurrencer des productions françaises qui ne sont pas compétitives.
J'entends parfois, je vois parfois des gens, il me semble même l'avoir vu sur votre blog, des gens dir dire cette inepsie économique ahurissante qui dirait bah de toute façon 70 % de notre commerce extérieur est fait avec la zone euro, donc l'euro n'y est pour rien. Mais c'est absurde. Plus l'euro est fort et plus nous perdons, c'est d'ailleurs ce que l'on constate, on perd des parts de marché en France même par exemple au profit de d'Assia par exemple fabriqué en Roumanie hors zone euro parce que ces voitures sont de moins en moins chères.
Donc nous la vérité c'est que cet euro fort est en train de tuer l'industrie française, de tuer l'industrie italienne mais en revanche profite à l'industrie allemande. D'ailleurs, l'euro était monté jusqu'à 1,llar 60 à la mi-2008. À ce moment-là, d'un seul coup, d'un seul, les Allemands ont gueulé parce que là, c'était d'un seul coup de la compétitivité de l'industrie allemande qui était atteinte.
Donc, depuis lors, on est retombé à 1,30. C'est un truc aux petits oignons, hein. Le taux de change de 1,30 permet aux Allemands de faire énormément de profit parce que quand vous voulez quand vous êtes un brique comme on dit le Brésil, le Russie, vous voulez acheter une machine outil, les Allemands sont en quasi monopole mondial sur toute une série de spécialités.
Ils ont de très grandes PME. Ça on les a pas. On les a pas.
On peut pas les inventer. On les a pas. Le comme disait de Go, la la politique c'est partir des réalités.
Vous pourrez toujours dire "Ah bah oui, si j'étais et moi et moi, si j'étais Beoncé ou si j'étais Bradp, très bien, mais je ne le suis pas." Voilà, donc les Français n'ont pas le tissu de grosse PME qui permet aux Allemands de faire justement d'être en quasi monopole mondial et de dégager les excédents que vous avez dit. Je voudrais revenir aussi sur un deuxième élément que je crois quand même très très important, c'est le rôle fondamental de l'Union européenne, de la Commission européenne notamment. dans la destruction des de l'industrie française et des délocalisations.
Vous êtes passé un peu vite sur l'envol, mais comment ça se fait qu'on parle des délocalisations maintenant et qu'on en parlait pas en 1975 ou en 1980 ou quand Miteran était au début à l'Élysée, on parlait pas des délocalisations. Il y avait pourtant la Chine, l'Inde, elles existait. Il s'est passé quoi ?
Ce qui s'est passé, c'est ce que jamais les européistes ne vous diront. Ce qui s'est passé, c'est que avant si vous aviez une entreprise française qui voulait délocaliser son usine, alors en Chine c'était difficile parce qu'en plus c'était le régime maïste mais si vous vouliez délocaliser votre industrie dans un pays en voie de développement, il fallait aller voir le ministère des finances dont je crois que vous faites partie comme moi et notamment la direction du trésor pour obtenir une autorisation. C'est ce que l'on appelait le contrôle des mouvements de capitaux.
Contrôle ne veut pas dire interdiction systématique. Contrôle veut dire contrôle veut dire de temps en temps on dit oui et de temps en temps on dit non. Par exemple, lorsque Peugeot a voulu investir en Iran pour fabriquer des chaînes de montage de voiture, la France avait dit oui.
Ça a permis à Peugeot de prendre une part de marché en Iran qu'on est d'ailleurs en train de perdre. Et la contrepartie, c'est que par ailleurs, on avait la maîtrise de notre commerce extérieur. Donc, on était sûr que ce que Peugeot allait produire en Iran n'allait pas revenir en France à très bas coup.
Donc, on protégeait les emplois, le niveau de vie des Français. Tout ceci a volé en éclat avec le traités de Maastricht. Et maintenant les traités, vous savez c'est comme des poupées gigoges ou des poupées russes.
Tous les traités européens reprennent les traités antérieurs. Actuellement, c'est l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui interdit, c'est le terme même, toute restriction aux échanges de mouvement de capitaux. Ça veut dire que les autorités françaises sont dans l'absolu impossibilité d'interdire à une entreprise française de délocaliser toute sa production où elle le veut.
Et c'est pour ça qu'il y a les délocalisations. C'est contre ça que les Français veulent que l'on agisse parce que nous sommes en train de perdre tout ce qui faisait la richesse de notre pays, le savoir-faire industriel. On est en train de léguer à nos enfants un pays qui sera devenu un musée.
Alors, personne ne parle jamais de cet article 63 qui d'ailleurs fonctionne aussi dans l'autre sens. Parce que il y a 25 ans ou 30 ans, lorsque l'émire de Qatar voulaient racheter des hôtels parisiens, des clubs de foot et cetera, il ne le pouvait pas parce qu'il fallait lui aussi qu'il demande l'autorisation et ça lui était accepté ou refusé. Vous avez vu d'ailleurs le château de Jeevrbertin a été racheté il y a quelques jours, quelques semaines par un mania du casino de Macao.
À propos de Macao d'ailleurs et j'en finirai peut-être là, il y a quelque chose qui est toujours fascinant avec les européistes, c'est qu'il ne parlent jamais de comment font ceux qui réussissent. Ils font comment les Chinois, les Thaïlandais, les Singapouriens, les Coréens ? Singapour qui fait 4500000 habitants et qui est grand comme la moitié de l'Île-de-France, qui a sa monnaie, qui se porte très bien et qui a un taux de croissance très supérieur à nous.
À Singapour, vous n'avez jamais personne qui dit "On n'est pas de la taille du monde, hein, mais ils sont pas la Malaisie, détrompez-vous, Singapour, le niveau de vie par habitant est supérieur au niveau de vie français." Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dans tous ces pays, vous avez eu des ouvertures asymétriques.
Vous ne pouvez pas investir comme vous l'entendez en Chine ou à Singapour ou au Japon. C'est pas possible. Vous n'avez pas le droit d'acheter un appartement à Tokyo.
C'est impossible. Voilà. Donc ce qu'il faut bien voir, c'est que les autres personne au monde n'applique les recettes que l'Union européenne nous impose.
C'est de ça qu'il faudrait parler. Comment font ceux qui réussissent ? Merci.
Oui, si vous permet si vous permettez, je je pourrais répondre à beaucoup de choses étonnantes que j'ai encore entendu, mais il y a un point sur le que que je peux pas laisser passer encore une fois, c'est l'euro et et encore une fois là aussi, permettez-moi de vous dire que vous arrangez les chiffres à votre convenance. La France exporte à l'intérieur de la zone euro 65 % de sa richesse créé, 65 % à l'intérieur de la zone euro, comme d'ailleurs d'autres pays. Le seul pays qui exporte moins en zone euro, c'est d'ailleurs révélateur révélateur de leur de leur compétitivité justement, c'est l'Allemagne puisque ce taux ne cesse de tomber à l'intérieur de la zone euro, au profit évidemment de l'Asie où elle exporte de plus en plus, donc elle tombe en dessous de 50 %.
Mais même 50 %. Ça veut dire comment expliquer la que l'Allemagne a a de telles performances avec un eurofort à l'intérieur de la zone euro comme à l'extérieur de la zone eurou et et la France qui elle exporte à à l'intérieur de la zone eurou à 65 % euh elle perd des parts de marché même à l'intérieur de la zone euro. Non absolument pas.
Donc vous ne pouvez pas Absolument pas. Vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas, soyez poli, vous ne pouvez pas accuser l'euro à ce moment-là d'être fort puisque même à l'intérieur de la zone euro, avec exactement la même parité, forcément puisque c'est le même euro, euh la France perd des parts de marché. C'est dû à un déclin industriel.
Alors ça aussi vous prenez un raccourci historique qui vous arrange. C'est depuis 80, c'est depuis 7980 que la France est en déclin constant industriel et d'autres pays d'ailleurs de de l'Europe du Sud. Euh un chiffre là encore, en en 1978 euh la part la part de l'industrie dans le PIB allemand, c'est l'ensemble de la richesse produite en 1 an euh est de 32 %. 10 ans après, en 2012, euh la part de de l'industrie dans le PB allemand est tombée de 32 % à à 30 et5 %.
En France, même année euh 78 78 79 la part de l'industrie dans le PIB français était était malheureusement de 28,6 % et aujourd'hui c'est plutôt aujourd'hui malheureusement il est tombé à 14,5 % donc voilà on peut pas encore une fois dire c'est la faute de l'Union européenne du traité c'est exactement ce que je viens de dire c'est exactement l'application de l'article puisque il y a des pays performants avec l'euro et d'autres qui moins perform vous n'aurez pas perdu votre temps. Reconnaissez au moins ce que Mais non, mais vous n'avez pas écouté ce que je dis, je suis désolé de le dire. Je vous ai expliqué justement que la France que ça n'était pas parce qu'on était en zone euro, qu'on pas départ de marché.
J'ai ce que j'ai expliqué devant, il me semble que toute la salle l'a entendu parce que tout simplement nous sommes concurrencés par des productions qui sont faites hors zone euro. Et le problème c'est que les Mercedes par exemple sont inconturençables. Il y a pas de concurrent à la Mercedes par exemple en matière de voiture mais en matière de de grandes entreprises de PME qui fabriquent des biens de de comment dirais-je d'équipement pour les PM pour les pour les entreprises.
Il y a pas il y a il y a toute une série de spécialités où l'Allemagne est en quasi monopole mondial. C'est comme ça. Si vous allez par exemple chez des viticulteurs de Bourgogne, j'en connais un, et bien vous verrez qu'il a des grosses machines.
C'est fabriqué en Allemagne. C'est le seul fabricant au monde qui fabrique ces entre ces choses-là. Voilà.
Donc effectivement la zone l'Allemagne se porte mieux puisqu'elle a une spécifique spécialité de ses de son économie qui est moins attaquée par l'euro. Mais en revanche, la France, ben nous produisons des Renault. Et si vous voulez l'appétence des gens de d'acheter une Renault qui d'ailleurs est moins en moins fabriquée en France, d'acheter une Renault plutôt que d'acheter une Hyundai ou une une Deu ou une ou une Subaru ou une Daciaia, les gens s'en fichent, ils vont à ce qui est le meilleur rapport qualité- prix.
C'est la raison pour laquelle effectivement l'euro n'a pas la même les mêmes conséquences de il y a des conséquences différenciées selon que on parle de l'Allemagne ou des autres pays. Euh nous allons passer maintenant à notre 3è et dernière partie. de ce débat relative donc à la l'avenir de l'Union européenne.
Aujourd'hui, le constat il est simple, il faut sortir de toute urgence de la crise de l'Europe, enfin de la crise d'une manière générale. Bravo pour [Musique] mais les modérateurs sont neutres en principe les modérateurs doivent être neutres. Oui, c'est euh et on va pouvoir voir donc vos vos divergences sur cette question sur l'avenir l'Union européenne à travers cette cette partie.
Ma question, elle est toute simple. Une fois ce capitamment la sortie de la crise, faut-il choisir une solution intermédiaire, c'est-à-dire modifier le fonctionnement de l'Union européenne ou alors opter plutôt pour une pour une position plus extrême, plus radicale plutôt à savoir la sortie de l'Europe, de l'euro et de l'OTAN, notamment sur le temps. D'un point de vue actuel, on a pu voir que François Hollande avait demandé un rapport à à monsieur Hubert Vedrine en en novembre 2012 sur la les conséquences du retour de la France dans le commandement intégré à l'OTAN sur l'avenir des relations transatlantiques et les perspectives de l'Europe et de la dépense.
Donc en gros, que pensez-vous de ce rapport ? Et est-ce qu'il est et quels sont pour vous les les moyens qui vont permettre de de s de sortir de la crise ? Est-ce une sortie de l'euro ou est-ce une modernisation, un fonctionnement des institutions européennes ?
Alors, sortir de l'euro évidemment non et sortir de l'Union évidemment non. vous et euh si vous voulez, on est au milieu du gay, on est au milieu du gay. Euh il y a un problème des économies occidentales.
On parle toujours de crise, de crise économique, de crise financière budgétaire, ça oui. Euh mais de crise aussi, je le je le dis tout le temps, des États des États nations. Les États-nations, les États ces micro États, ces États minuscules n'ont ne pèsent plus ne pèsent plus dans la modernisation du monde.
Alors, on peut comme parfois ici ou là en France vupérer, stigmatiser contre la mondisation, comment l'arrêter ? Comment l'arrêter ? Alors, l'Union européenne a fait déjà des choses en matière de régulation de régulation financière.
Si on a le temps de développer, je parlerai de la taxe sur les transactions financières où déjà 11 pays l'ont signé et cetera et cetera. Mais la mondisation, c'est qu'il y a maintenant toute une partie de la planète, de l'Asie à l'Afrique. L'Afrique, ça ne se voit pas encore, mais l'Afrique, elle est en moyenne de 3 % de croissance cette année.
Alors que nous, on va être en récession, enfin la moitié de l'Europe, elle est en elle est en 3 % de croissance. la croissance mondiale malgré euh 5 années de crise depuis 2008 euh c'estàd la crise des subprimes qui vient d'Amérique, euh la croissance mondiale, elle reste même cette année encore à 3,4 % de croissance. Évidemment, c'est une moyenne mondiale.
Ça veut bien dire qu'il y a des pays, des États, je dirais même des continents qui sont à des taux de croissance qui étaient même supérieurs à nos fameuses tres glorieuses de 5 6 7 la Chine va finir à 8. Alors évidemment, on me dit elle elle est retombée. Certes, elle était à 11 % mais enfin 8 % vous imaginez même en conséquence environnemental, pollution et cetera, 8 % de croissance c'est énorme.
Ça veut dire que ça qu'on le veuille ou non le monde mute. Donc c'est en fait pour l'Occident une crise de mutation. C'est une crise d'adaptation.
Et là effectivement, il peut y avoir des pays perdants, des pays mais en tout cas les pays qui ne se constitueraient pas et l'Union européenne est en construction. Au bout de 67 ans de construction, le bilan est largement positif avec une deuxè monnaie du monde avec une deuxème monnaie du monde. Mais l'Europe n'est absolument pas aussi intégrée que des États fédéraux comme les États-Unis.
Mais même les États-Unis sont en déclin aussi économique. Sauf que encore une fois, je pour parler tout à l'heure des trois attributs fondamentaux de souveraineté, de souveraineté partagée, j'entends, c'est-à-dire une monnaie euh forte, une défense forte, une diplomatie forte pour peser euh au sommet de Copenhag ou ailleurs euh l'Europe aujourd'hui inachevée politiquement. On a même parlé d'ailleurs la formule Meva, une euro sans état, mais c'est la faute à qui ?
C'est pas la faute ni à le à l'euro ni encore moins d'avoir fait l'euro. C'est la faute à une génération de chef d'État et de gouvernement européens qui n'ont pas voulu aller vers des d'autres transferts de souveraineté alors que c'est là la clé la clé importante. Et les États-Unis ont tout compris parce que si vous prenez les chiers des États-Unis, là aussi on n pas le temps de développer, mais de de en 1955, les États-Unis les échanges commerciaux américains dans l'ensemble des échanges mondiaux pèsent 32 %.
Pourquoi ? Parce que en 505, l'Europe se reconstruit après la guerre que vous savez et la barbarie que vous savez. Donc 35 %.
Aujourd'hui, les États-Unis sont tombés à 22 %,8. Aujourd'hui, ce sont des chiffres 4 2012. Je n'ai évidemment pas les chiffres 2013.
Et l'Union européenne dans sa configuration actuelle, c'estàd l'Union européenne telle qu'elle s'est créée depuis euh depuis le traité de 58. Donc je n'ai pas l'éché de 55, mais permettez-moi de penser qu'entre 1955 et 1958, c'est pas passé non plus énormément. l'Union européenne telle qu'elle commence avec la CE communauté économique européenne en en 58, sa part des échanges européen dans l'ensemble du concert mondial était de 23 %.
États-Unis donc 32, eux 23 % et et est tombé aujourd'hui est tombé aujourd'hui parce que évidemment il y a l'Asie qui se lève et l'Afrique qui se lève à 14 %. Ce que je veux dire par là, quand on ne cesse de dire que l'Union européenne, même cette Union européenne inachevée, cette construction institutionnel, politique et géopolitique inachevée, l'Union européenne finalement dans la part qu'elle occupe dans les échanges mondiaux aujourd'hui encore, malgré certains pays qui ont, je le sais bien, des taux de chômage importants, a moins perdu que le déclin économique des échanges américains. Ce que je vous dis là, ça n'est pas moi qui l'invente.
Je ne l'ai pas inventé dans mon blog puisque vous lisez mon blog. Ce sont toutes les statistiques mondiales que ce soit pas seulement Eurostat mais l'AF l'EFMI, l'OCDE, la Banque mondiale et toutes les structures et y compris des instituts privés comme Rexod et cetera qui à 12 % près valide cela. Ce qui veut dire que nous sommes au milieu du gay.
Le salut ne viendra que dans une poursuite de l'intégration économique et non pas abandonner jeter le bébé avec leain. Une sortie de l'euro, une sortie de lieu serait proprement suicidaire puisque de toute façon une sortie de l'euro n'effacerait pas les dettes. Il faudrait les rembourser avec une monnaie plus faible.
Ça, je n'arrête pas de le dire et de l'écrire. Mais non, mais vous pouvez vous vous aurez vous aurez le temps. Voilà voilà puisque vous aurez le privilège de finir.
Euh je pense qu'on va pouvoir mais j'espère qu'on pourra débattre avec la salle surtout. Ben j'espère. Donc donc le l'euro est une très bonne monnaie mais une monnaie àquelle il faut donner un leadership, un état, une gouvernance et et et qui euh et puis surtout mutualiser un peu plus.
Ça a commencé de se faire d'ailleurs hein. La crise finalement à quelque chose malheur et bon. La crise nous pousse vers une un début de commencement prémise de mutualisation des dettes, de solidarité.
Encore une fois, prenons les États-Unis d'Amérique. Vous avez des tas de pays qui sont en faillite, y compris la première économie de de l'État américain qui s'appelle la Californie. Vous avez des pays qui vont très très mal.
Je vais dire, il ne va à l'esprit de personne de sortir ces pays-là qui sont en faillite de l'Union américaine. Euh on ne demande à aucun de ces pays de sortir du dollar. Donc qu'est-ce que c'est que cette fable euh concernant l'Europe ?
Mais par contre le le le risque texant qui a des produits pétroliers passe son temps. C'est vrai. Mutualisation des dettes, mutualisation aussi des programmes, mutualisation de la recherche, mutualisation de l'innovation.
L'Europe est un géant économique. Elle reste la première économie du monde et la première puissance commerciale du monde, mais elle est un nain politique puisqu'elle ne peut pas ne peut pas sur l'ensemble des sommets sur les thématiques environnementales sur à part l'OMC où là où là l'Europe est identifiée comme une structure unique, l'Europe manque de de poids. Donc encore une fois, dans d'autres pays, il y a des États qui vont bien aux États-Unis, d'autres qui vont qui vont mal.
Au Japon, il y a des régions très riches, des régions très pauvres. Personne personne de ces régions ne demande de couper les branches pourries ou les branches en difficulté. Donc il faut que l'Europe prenne conscience de sa force, de son potentiel aussi en matière de de droits de l'homme et cetera parce qu'on a on a parlé beaucoup d'économie ce soir mais l'Europe, c'est quand même quelque chose de très important sur ce plan-l.
Euh, on ne peut pas le récuser mais il faut que l'Europe se s'agrège et s'agrège très vite maintenant. Alors, monsieur, vous avez compris que vous êtes pour aller de l'avant dans la construction de l'Européen de l'Union européenne. Euh, monsieur Assino, vous aimeriez être vous aimeriez sortir de l'Europe.
Mais alors, comment faire concrètement ? Est-ce que ce serait pas pire à l'UR FL de sortir de l'Europe ? Alors euh d'abord je je trouve que c'est un petit tour de force qu'a fait monsieur Malégari nous expliquer que l'Union européenne en terme d'échange commerciaux est passé de 22 à 14 % et dans s'en féliciter comme un type de GL.
Jeavoue que c'est quand même assez fort. Deuxièmement, je voudrais attirer votre attention sur la comparaison systématique que monsieur Malgari comme beaucoup d'Européistes sur les États-Unis d'Amérique et les États-Unis d'Europe. Je réglerai ça.
Vous savez, il y avait De Gaul qui avaient cité ça d'une façon très rigolote mais très parlante. On ne fait pas d'omelette avec des œufs durs. Nous n'avons rien à voir avec l'histoire des États-Unis d'Amérique.
Les États-Unis d'Amérique, depuis la déclaration des pèlerins du Mflower de novembre 1820 se sont constitués comme un seul corps unique parlant la même langue et ayant la même histoire nationale qui se sont ensuite répandus sur le territoire américain. D'ailleurs en se livrant à un génocide des populations indiennes sur laquelle il est de bon de jeter toujours un voile pudique et qui se sont ensuite répandus et qui se sont ensuite partagé le territoire. Bon donc les Américains depuis 1620 se sont considérés comme un seul et même peuple, un seul et même état.
La construction nous nous c'est exactement le schéma inverse. Nous nous avons 27 28 peuples 20 30 peuples bientôt peut-être en tout cas 28 au 1er juillet à l'entrée de la Croatie. Il se trouve, ce n'est pas de ma faute, que c'est l'endroit du monde où il y a le plus de langues, le plus de peuples différents avec des traditions extraordinairement différentes les unes des autres.
Des langues qui d'ailleurs pour un certain nombre d'entre elles ont obtenu un statut planétaire, le français, l'anglais, le portugais, l'espagnol, l'allemand d'une certaine façon et que tous ces peuples et bien ils existent. Et ce qui me fascine toujours dans les propos que je viens d'entendre qui sont ceux qu'on entend sans arrêt quand j'étais à CHC il y a 30 ans, 34 ans, c'était déjà ce que j'entendais. Il faut que l'Europe parle d'une seule voix.
Bon mais si ça marche pas depuis 34 ans, c'est qu'il y a un petit problème. Bon qu'est-ce qui se passe ? On entend toujours la même la même ancienne qui consiste à dire les les politiques n'ont pas été assez bons et cetera.
On ne parle jamais des peuples. Je suis désolé mais le reproche que vous faites aux hommes politiques, c'est moi le reproche inverse que je leur fais. c'est qu'au contraire, ils ont violé constamment les peuples.
On l'a vu d'ailleurs en France où 55 % des Français ont voté non à la Constitution européenne, ils l'ont eu quand même. Nous avons affaire Nous avons affaire à un véritable déni. On a vu comment monsieur Mario Monti avait été nommé président du conseil italien sans passer par la case élection.
Il y a eu il y a quand même encore des élections. Il a été chassé comme un mal propre avec 10 % des suffrages. Ce type avait été choisi par ceux qui tirent les ficelles, c'est-à-dire par Goldman Sax.
Bon, on a vu comment monsieur Papandré avait été viré de Grèce parce qu'il avait osé vouloir prop demander au peuple grec par référendum s'il était d'accord avec le plan de sauvetage dit de l'euro en fait de sauvetage des banques qu' qui consiste à piller le patrimoine des Grecs. Il a été viré comme un malpropre, remplacé par monsieur Papa des Mons qui est le type qui d'ailleurs a fait sa carrière à Boston aux États-Unis qui ensuite a maquillé les comptes publics de la Grèce avec les conseillers de Goldman Sax pour que la Grèce entre dans l'euro. C'est pas moi qui le dit, c'est le Financial Times et le New York Times.
Voilà. Donc voilà à quoi nous avons affaire. Nous avons affaire à un continent entier qui est en train de verser dans la dictature.
On a on a appris il y a quelques jours, il y a une révélation qui a été faite. Monsieur comment dire je le sensier Col a dit lui-même que s'il avait fait un référendum sur l'entrée de l'Allemagne dans l'euro, il y aurait eu 70 % de nom. Il a dit, "J'ai a comme un dictateur." Sauf que maintenant, il y a 80 % de gens qui veulent en sortir.
On ne peut pas avoir de démocratie sans desmos. Démocratie, c'est desmos Kratos en grec, le pouvoir du peuple. Est-ce qu'il y a un peuple européen ?
Alors, évidemment, les idéologues disent "Oui, oui, il y a un peuple européen." Non, il n'y a pas de peuple européen. C'est faux.
Il n'y a pas de sentiment de solidarité particulière entre les Français et les Léons. Ça n'est pas vrai. D'ailleurs, ça me permet de dire quelque chose à quoi je tiens beaucoup, qui nous distingue au passage de tous les parce que je connais bien le discours à la vous êtes nationaliste et là on n'est pas du tout nationaliste.
Ce que je voudrais insister, c'est ce une des particularités des analyses que nous faisons, c'est que la construction européenne est une construction qui est de nature racialiste, sinon raciste. Le monde d'aujourd'hui, c'est un monde où tout le monde est en contact avec tout le monde. D'ailleurs, je me félicite, je vois que dans cette école, j'ai croisé des Chinois.
D'ailleurs, je crois qu'il y a une antenne de l'école de management de Lyon en Chine. Je m'en félicite. Mais pourquoi voulez-vous présenter les Chinois comme un péril jaune ?
Parce que vous grattez l'Européiste et au bout de 3 minutes, vous avez quelqu'un qui vous dit "Ah mais vous rendez compte ? Face aux Chinois, face aux arabes, face aux noirs ?" C'est-à-dire que ce que l'on nous présente comme une œuvre de paix en réalité s'inscrit dans la théorie du choc des civilisations parce que c'est de ça qu'il s'agit. un apparta de planétaire conçu par des esprits anglo-saxons qui consistent à vouloir d'ailleurs c'est on a pas le temps d'en parler le grand marché transatlantique qui nous pend au nez pour avoir une communauté euro nord-américaine dont la vocation est de s'opposer au reste du monde.
Or ceci est contredit par les événements. Il se trouve que les Français sont beaucoup plus proches des Tunisiens, des Marocains, des Algériens, des Sénégalais, des Ivoiriens, des Haïtiens, des Québécois, des Suisses, que des Slovaques, que des Cypriotes, que des Slovènes, que des Hongrois, que des Bulgares. C'est comme ça.
Voilà. Et c'est d'ailleurs très bien que ce soit comme ça. Merci monsieur Assino.
M'interrompez. Euh nous allons maintenant être proche de notre public et sélectionner deux questions et nos invités pourront y répondre. Bonsoir monsieur.
En fait, moi c'était pour monsieur concernant Target 2, en réalité est-ce que c'est pas plutôt une crise de confiance entre les banques et heureusement entre les banques de la zone eurou et heureusement que finalement on avait les banques centrales que sont par exemple la BB et la banque de Grèce qui sont là pour prendre le relais parce que finalement euh Target 2, c'est l'agriculteur grec qui achète un tracteur en Allemagne. sa banque pourrait très bien passer directement par une la banque allemande. Or comme elles se font plus confiance et qu'elles se prennent plus d'argent, elles sont obligé de passer par la banque de Grèce qui passe par la banque banque qui ensuite reverse à la banque allemande.
Et donc finalement si si on avait réussi à créer ce climat de confiance entre les bans, on en serait pas arrivé là. Donc on peut très bien ne pas avoir un target 2, un target 2, le système target 2 qui explose et réussir à à créer cette confiance qui manque. Donc est-ce que c'est pas un peu faux de dire que l'euro va exploser parce que Target 2 a atteint des sommes.
D'abord Target 2 n'a pas atteint des sommes il continue à diverger. Deuxièmement, je comprends pas très bien votre question. La question c'est est-ce que vous êtes pas d'accord que on pourrait peut-être avoir un climat de confiance entre différentes banques mais c'est pas un problème de climat de confiance.
Je comprends pas les banques contre la zone euro. Je suis pas sûr que Deutsch ban fasse vraiment confiance. Mais c'est pas un problème de confiance.
Prenons les choses simplement. Un un riche Grec veut acheter une Mercedes avant. Avant, il payait sa Mercedes en Drac concessionnaire à Athène.
La le concessionnaire faisait venir une Mercedes d'Allemagne et le Drac était passé par le marché d'échange était converti en Deutschmark pour ensuite être transféré au compte de en compte courant du de fabricant Mercedes en Allemagne. Et donc les le déficit commercial était régulé par ce qui fait horreur à monsieur Malégari, c'est-à-dire par la dépréciation éventuellement d'une de la monnaie grecque vis-à-vis de la monnaie allemande. Si beaucoup beaucoup de Grecs voulaient acheter les Mercedes, si vous beaucoup beaucoup de Grecs voulaient acheter les Mercedes, bah progressivement, je gémise, progressivement, ça voulait dire qu'il y avait de plus en plus de de de de marque contre des drages et donc le dragme perdait de la valeur.
C'est les théories classiques si vous voulez. La dépréciation monétaire rendait renchérissait pour les Grecs le coût des productions allemandes. Donc qui avait tendance à rééquilibrer le déficit commercial.
Mais désormais, il y a plus ça puisque désormais c'est le c'est avec le système target 2, je suis pas sûr que vous maîtrisez parfaitement ce dont il s'agit. C'est un système de transfert automatique, comme le disait monsieur Malgari d'ailleurs de transfert automatique des fonds puisque nous sommes dans cette série de monnai comme je le dis avec un système de peg de un pour un. C'est-à-dire que les monnaies qui sont entrées dans la zone euro sont des créances respectives sur les banques centrales mais s'échangent c'est le principe même de la zone euro au taux de un pour un sans limitation de volume ni de durée.
Donc il n'y a plus de marché d'échange. Il y a plus de marché d'échange et donc les les mettons les 100000 € de la Mercedes S qui va être payé par monsieur Papalopoulos au concessionnaire Mercedes à Atel vont partir directement les 100000 € vont aller sur le compte de l'adresse Nerban qui est celui de Mercedes. La contrepartie de ça, est-ce qu'il y a une contrepartie, c'est que la la banque la Bundesbank va être obligée de servir de la liquidité en en Deutsch, enfin en euro créance Bundesbank à son à son à Mercedes.
Et donc, on va avoir au bout du compte une augmentation à l'actif du bilan de la Bundes Bank de créance sur la banque centrale de Grèce. C'est de ça qu'il s'agit, hein. Donc ça n'a rien à voir avec l'affaire des banques commerciales.
C'est simplement avant le marché d'échange était un régulateur des déficits commerciaux intrazone. Maintenant, il n'y a plus de marché d'échange. Et donc les c'est d'ailleurs ce qui a été ce que les Allemands reprochaient, c'est que il n'y a pas de limite.
La seule limite, c'est l'augmentation de créance sur des banques centrales des pays du sud pourris qui c'est c'est bien ce qui affolle les Allemands, c'est que maintenant il n'y a plus le marché des choses pour réguler cette affaire de déficit commercial interne. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, je le disais, c'est qu'il y a un phénomène cumulatif, c'est la crainte des grandes fortunes grecques.
On pourrait parler des espagnols parce que il y a eu 350 400 milliards d'euros qu'on fuit l'Espagne travailler en Allemagne. des gens qui se disent si l'euro explose, je préfère avoir des créances sur la Bundesbank que des créances sur la Banque d'Espagne parce que les créances se transformeront ips facto en monnaie nationale. Ça me permet peut-être d'ailleurs de répondre à une objection que j'entends souvent que monsieur Malégari sur le fait que si nous sortons de l'euro, ça sera la catastrophe.
Ce sont les mêmes qui nous avaient promis que l'euro ce serait et qui maintenant nous disent si on en sort, c'est une catastrophe. Il faut pas croire les gens qui se sont trompés à 180° depuis 20 ans. Il faut quand même accueillir avec un certain une certaine prudence ce qu'ils disent.
Je rappelle qu'il y a une une étude qui a été faite par Natix 6 en 2012. Natic 6, ça vaut ce que ça vaut. Enfin, c'est quand même une des grandes entre les grandes banques françaises avec Patrick Arcus des grands économistes qui ont fait tourner leur système des d'évaluation qui a estimé qu'en cas d'explosion de la zone euro, le franc perdrait 2 % par rapport à sa valeur à la au court pivot de vis-à-vis du dollar.
Ce que j'espère j'espère que le groupe que le franc perdrait davantage d'ailleurs parce que 2 % ne nous permettrait pas de récupérer notre compétitivité. Toujours selon cette étude Natique 6, je vous renvoie sur cette étude juillet 2012, le Marc prendrait 20 %, le florin néerlandais prendrait 16 %. Le francbelge perdrait 6 % et cetera.
Donc on est loin des des phénomènes apocalyptiques. Mais je voudrais répondre à l'argument qui dit "Si nous sortons de l'euro, on va avoir une monnaie qui s'effondre." Vous avez vu, je vois bien vous dire à l'instant que ça n'est pas le cas, mais même si le franc perdait 20 % 30 % et donc ça va renchérir terriblement nos créances en euro.
J'ai deux choses à répondre à ça. D'abord, l'euro n'existera plus parce que si la France sort de l'euro, l'euro ne sera plus que un un moignon de ce qui existe. Et puis surtout, je renverrai à la déclaration monsieur Mario Drag, le président de la DCE et qui a mis les pieds dans le plat l'été dernier au grand scandale d'ailleurs des salariés de la DCE. c'est que actuellement, vous le savez probablement lorsque les États émettent des obligations, des banques, et bien en gros à 10 % l'Allemagne est taxé enfin est facturé sur les marchés financiers quelque chose du style 1,5 à 2 % la France un petit peu plus 2,5 l'Espagne l'Italie sont montés jusqu'à 6 ou 7 %.
La question c'est pourquoi différentiel de taux d'intérêt ? facturé par les marchés puisque nous avons prétenduement la même monnaie. Monsieur Mario Dragi a apporté la réponse.
Il a dit petit simple ce que facture les marchés c'est le le risque de liquidité que vous prêtez de l'argent vous l'avez plus pour vous dans ça se facture. Petit 2, c'est le risque de remboursement et petit 3, c'est le risque de change. C'est-à-dire que d'ors et déjà, et ça c'est un des personne n'en parle mais si les marchés financiers demandent que les bandes italiens espagnol soient une rémunération bien supérieure à ce que sont les bandes de l'Allemagne, c'est parce que les marchés intègrent la probabilité que sous-disant la monnaie est explosée et qu'il soit remboursé dans les monnaies nationales.
Donc lorsque nous sortirons de l'euro, nous dirons au marché mais messieurs les marchés vous les aviez anticipé. Dans vos anticipations, la France paye un peu plus cher que l'Allemagne. Donc il y a vous n'avez absolument pas à vous plaindre d'être remboursé en franc.
Je je voudrais juste répondre très très brèvement pour pour redonner la parole à la salle avec vos questions parce que je peux pas laisser non plus euh entendre un tel film. Euh vous confondez euh désolé mais vous confondez liquidité et solvabilité si les taux d'intérêt euh sont différents effectivement dans les remboursements de de la dette qu'elle soit prévue au public d'ailleurs et et c'est pour ça qu'ils étaient d'ailleurs montés à des taux abissau au pays qui allait le plus mal euh la la Grèse en tête jusqu'à 25 26 % là on on avait dépassé l'usure et et donc là là il a fallu que la solidarité joue et maintenant d'ailleurs ça ne cesse de baisser même en Grèce même en Grèce faut faut savoir quand même que la Grèce dès l'année prochaine pourra pourra se repositionner sur le marché obligataire, c'était pas gagné. On nous prédisait là dans l'autre sens, des fois on est trop pessimiste, ça arrive.
On nous prédisait que la Grèce pourrait pas le faire avant 2020, elle pourra le faire dès 2014. Il faut saluer l'effort et même le et même le Portugal ou ou même l'Espagne, ça ne cesse de baisser. Et d'ailleurs, même la France qui va pas bien, c'est à 1,75 % et et plus de 2 % et demi là.
Là, vous êtes en retard de de 1 an, c'est à 1,75 % qu'elle l'emprunte sur les OAT, les obligations à terme sur 10 ans. Mais mais surtout là où je voulais rebondir parce que je pourrais rebondir sur tellement de choses, mais là quand même au moins au moins laissez-moi vous dire cela. C'est c'est un problème de solvabilité.
Ça n'a rien à voir avec un taux de champ. Ça n'a rien à voir même que que vous eniez. Vous avez je sais que c'est une tactique chez vous de couper la parole aux gens.
à défaut d'être ou compétent, soyez moins poli. Alors le le la solvabilité des États est mesurée par des paramètres, par des instituts, par des États et cetera. Tout le monde s'épie, tout le monde surveille tout le monde et cetera.
Et donc c'est la confiance qu'on a qu'on a c'est les marchés financiers, c'est les fonds de pension, c'est les banques, c'est les collectivités. On se prête aussi entre prête entre prête entre état et cetera. C'est la confiance qu'on a dans le remboursement de l'autre qu'il rembourse d'ailleurs peu importe dans la monnaie du moment qu'il rembourse évidemment le nominal hein peu importe si s'il est converti après en chou, en carottes, en dollars, en euros, mais qu'il rembourse et plus le pays est en difficulté, c'estàdire moins le pays produit, moins le pays exporte euh plus ou plus le pays a fait des choses un peu inconséquentes. par exemple Irlande il y a quelques années sur sa dette privée ou bien Chypre il y a quelques semaines où où il y avait un casino financier où quand vous avez une institut financière comme à Chipre qui qui pèse sep fois ou h fois le le PIB c'estàdire la production réelle hein qui qui n'est que de l'huile de l'huile ça va s'arranger parce que il y a il y a du gaz il y a des gements de gaz mais mais c'est plus on a moins on a confiance plutôt dans la le remboursement des États donc dans l'ordre la Grèce le Portugal l'Espagne même si ça s'arrange un peu, ça s'arrange un peu mais en tout cas c'est sur la bonne voie et puis bien sûr l'Italie et puis bien sûr la France après mais pour l'instant la France fait confiance pourvu que ça dure.
Donc c'est un problème de solvabilité. Ça n'a strictement rien à voir avec un taux de change. Strictement rien à voir avec la monnaie dans laquelle une dette est libée.
C'est est-ce que ce pays un va me rendre l'entièreté de mon prêt et est-ce qu'il va me rendre dans les délais consacrés au prêt. Voilà. Je j'aurais pu vous répondre sur des tas de choses mais mais là je peux pas mais je répondrai à ça parce que c'est faux parce que monsieur Mario Dragui, vous direz sur notre site d'ailleurs vous allez me donner votre adresse courriel et je vous enverrai la citation exacte de la déclaration de monsieur Mario Dragui qui a dit ça a fait un tollet d'ailleurs évidemment on a pas parlé dans la presse française mais ça a fait un tollé le Financial Times le New York Times ont fait des articles spécifiques là-dessus monsieur Mario Drag président de la BCE a dit ces différentiels de taux sont d a trois risques, je répète puisque semble-t-il, vous avez du mal à écouter ce que je dis, un risque de liquidité, un risque de solvabilité dont vous parlez et un risque de change.
Et c'est cette affaire de risque de change qui a fait Flores dans les marchés financiers parce que pour la première fois on reconnaissit que en effet les marchés financiers ce qui est une évidence croyez qu'ils sont cons ils savent très bien que la probabilité que l'euro explose et manifeste. Je disais tout à l'heure que monsieur Charles Dalara le président de l'Association internationale des banquiers à Washington a dit lui-même qu'il fallait que lachippre sorte de l'euro. Bien entendu, les marchés financiers ont intégré l'hypothèse que l'euro explose.
Enfin, écoutez, quand même pas des enfants de cœur. Donc il facture ceci et monsieur Mario Dragui l'a reconnu. Voilà.
Merci monsieur Asino. Ce sera le mot de la fin. Nous n'avons plus le temps pour d'autres questions mais un cocktail est organisé donc les invités pourront poursuivre le débat si vous le souhaitez.
Euh en tout cas, forum et diplomatie, euh remercions invités d'avoir accepté notre invitation. [Applaudissements] [Applaudissements] [Musique]
François Asselineau