Annie Genevard, ministre de l’A était l’invitée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] on laisse le micro comme ça bonjour Annie jeunevard bonjour vous êtes vous êtes bienvenue à l'antenne de de France Info Donald Trump et donc de de retour à la à la Maison Blanche c'est la promesse de droit de de douane augmenter notamment peut-être sur les sur les spiritueux voilà qui peut inquiéter les producteurs français et est-ce que vous ça vous inquiète ah ben naturellement c'est très très préoccupant parce que les spiritueux sont à la fois la cible de mesures douanières américaines et de mesures douanières chinois donc c'est une filière d'excellence très reconnue non seulement au niveau national mais au niveau international donc on conduit une intense activité diplomatique en Chine en ce moment pour que les Chinois renoncent à cette mesure de rétorsion contre pardon vous avez bon espoir d'y parvenir bah écoutez qui ne combat pas est assuré de perdre donc nous avons envoyé une délégation en Chine pour traiter cette question puis quand à l'élection de Donald Trump bon je n'ai pas à la commenter le peuple américain s'est prononcer mais il faudra que nous regardions ça de très près il va falloir s'y préparer peut-être àe s'y préparer s'y préparer c'est d'abord tout faire pour l'empêcher donc America First pour le coup là vous avez un espoir je dire c'est dans le programme de Donald Trump c'est dans le programme de Donald Trump mais bon on connaît le caractère imprévisible parfois de de cette personnalité ANC il l' appliqué globalement écoutez en tout cas on on fera tout ce qu'il est tout ce qui est en notre pouvoir pour pour que combattre ces mesures qui effectivement porteraient atteinte à à nos producteurs qui légitimement sont inquiet mais là il faut que les responsables politiques au plus haut niveau se mobilisent ça se joue au niveau européen dans une Europe qui est on le voit ceement à Budapest qui est qui qui est divisé avec deux crises politiques profondes dans dans dans deux des états fondateurs la à l'Allemagne euh quel espoir vous avez de faire marcher l'Europe sur ce sujet-là d'une seule voix je pense que la la la nécessité de faire valoir la souveraineté alimentaire européenne au niveau national bien sûr mais au niveau européen c'est indispensable parce que face à des puissances telles que les États-Unis la Chine ou l'Inde il faut que l'Europe affirme sa sa volonté de protéger ses producteurs c'est indispensable et et et peser dans le concert des nations c'est assurément au niveau européen qu'il faut le faire est-ce que si Donald Trump met en place des mesures effectivement d'ordre tarifaire sur les spiritueux français il faudra lui répondre prendre aussi nous de notre côté des des mesures écoutez chaque chose en son temps on va déjà prendre la mesure de sa volonté de mettre en œuvre ce qu'il a promis le calendrier de de de cette mise en œuvre mais il est certain qu'on ne pourra pas rester sans réaction y compris au niveau européen ça me semble indispensable donc c'est c'est quoi c'est aussi des augmentations de de de droit de douane pour les produits américains boycotte vous allez jusque là chaque chose en son temps avant de prononcer les mots radicaux de boycotte de il faut déjà faire jouer à plein toute la diplomatie moi je suis une femme de de dialogue tant qu'on n pas épuiser les ressources du dialogue il faut pas sortir les armes tout de suite Annie jeunevard la FNSEA les jeunes AGR appelle à la reprise de la mobilisation un peu comme l'hiver dernier à partir de la mi novembre ça veut dire en fait la semaine prochaine à peu près demain qu'est-ce qui s'est passé pour que on arrive d'une crise agricole au mois de janvier et qu'elle revienne au mois de novembre ou qu'est-ce qu'il ne s'est pas passé peut-être alors je pense qu'il y a il y a plusieurs facteurs d'explication d'abord les agriculteurs vivent des circonstances particulières ent difficile il y a une convergence des crises qui est absolument inédite crise sanitaire les maladies vectorielles qui déciim les élevages et désespère les les éleveurs il y a la le changement climatique qui affecte vraiment les conditions de travail de nos agriculteurs il y a une météo absolument épouvantable trop d'eau ici pas assez d'eau là ce sont des facteurs un peu exogènes j'allais dire il y a aussi l' public ça complique ça complique c'est pas complètement nouveau pardonnez-mo ça complique non mais il y a eu une accélération des crises une convergence des crises ça complique terriblement leur leur travail et puis ça fragilise énormément leur trésorerie alors d'autre part les mesures les promesses qui leur ont été faites bah il m'appartient à moi de les mettre en œuvre c'est ce que j'ai fait depuis je suis arrivé il y a une cinquantaine de jours j'ai à cœur d'Honoré les promesses qui leur ont été faites j'ai préservé le budget euh j'ai répondu à toutes les attentes qui étaient les leurs et j'ai déploié de nouvelles proposition on va détailler mais s'il y a bien une inquiétude qu'on entend beaucoup on l'entendait encore ce matin sur France Info c'est celle de l'accord de libre échange entre l'Union européenne et le mercosour cet accord auquel Emmanuel Macron dit régulièrement qu'il est opposé qu'il est sur lequel il a des doutes et cetera pour autant la Commission européenne fait savoir que les négociations avancent et que cet accord il est prêt à être signé et que même cas échéant elle pourrait se passer de la France alors le mercosour l'accord avec le Mercosur nous y sommes frontalement opposés frontalement opposés il faut le dire France nous c'est la France mais c'est pas seulement la France il y a d'autres pays qui qui sont certes peu de pays mais vous savez qu'il y a un dispositif qui permet le le droit l'expression du droit de veto ce que nous devons faire avant l'adoption de ce de cet accord international c'est essayer de rallier à notre cause un maximum de pays donc la Belgique la Bulgarie l'Autriche l'Irlande peut-être l'Italie voilà nous travaillons activement à mettre en œuvre ce droit de véto parce que cet accord avec le Mercosur les pays du Mercosur il est fondamentalement mauvais pays du Mercosur pays d'Amérique du Sud dont le Brésil qui est un des gros des géants agricoles mondiaux on est absolument hostile à cet accord pour quelle raison d'abord parce que c'est une concurrence totalement déloyale imaginez-vous que si cet accord était signé c'est l'importation de 99000 tonnes de bœuf 100000 tonnes de volaill 100000 tonnes de sucre ça percute complètement et frontalement nos propres productions AES environnementales et social sur des normes environnementales et sociales qui sont absolument en contradiction avec nos propres normes 27 % de produits serait sont utilisés pour ces productions du Mercosur et qui sont interdites dans l'Union européenne donc non seulement il faut battre pour les effets que ça produirait sur nos propres producteurs mais aussi il faut absolument combattre le fait que on est à armes complètement inégal dans C pour bien comprendre an jeunevar votre votre position et la manière dont vous entendez la défendre on sait que la France seule ne peut pas lutter contre l'adoption j'allais dire au niveau européen mais vous dites voilà avec quelques autres pays on peut y arriver c'est ça le c'est ça l'idée pour bien comprendre il y a un un dispositif qui permet le veto c'est-à-dire l'opposition au au niveau européen de l'adoption de cet accord ils parviendront nous nous y travaillons nous y travaillons activement avec les députés EUR européens notamment ce du PPE François Xavier bami célinear qui est une grande spécialiste des questions agricoles nous y travaillons le Premier ministre lui-même Michel Barnier il travaille activement Dieu sait que il n'y a pas meilleur connaisseurs des arcanes européennes que le premier ministre donc je sais qu'il rencontre Ursula funder leyon dans les jours qui viennent ainsi que la la à ce proposoria Meloni donc on on se bat sur tous les fronts sur le front diplomatique sur le front européen voilà si c'est si c'est aussi clair si la France est aussi clairement opposée d'abord pourquoi ne pas en débattre à l'Assemblée nationale comme le demande alors les députés AR il a quelques semaines les insoumis à nouveau le gouvernement a refusé d'inscrire ça dans les niches parlementaires et bien je pense que le débat parlementaire il sera indispensable d'ailleurs nous avions entendu dire que ursela Von derleyen voulait sinder l'accord en deux l'accord commercial l'accord cadre de façon à se à faire l'économie des débats dans les parlements européens et ça nous n'en voulons pas il faut que les parlements nationaux puissent s'exprimer pourquoi refuser mais parce qu' y a une temp mais mais parce que il y a une temporalité avant d'instaurer le débat parlementaire il faut déjà explorer toutes les voix mais il est clair que le débat parlementaire il aura lieu j'en suis et quand François Ruffin le député insoumis soupçonne le chef de l'état d'une forme de d'ambiguïé sur les sujets en disant je crois que dans la durée Emmanuel Macron est fondamentalement un partisan du libre échange est-ce que c'est un mauvais procès est-ce que Emmanuel Macron est fermement décidé à s'opposer à cet accord UE Mercosur moi je ne ferai pas ce procès d'intention au président de la République parce que d'abord je ne l'ai jamais entendu dire qu'il était favorable au Mercosur bien au contraire parce que il a le devoir évidemment et il en est conscient de défendre les intérêts de la France les intérêts de la France sont dans le rejet de l'accord du Mercosur et non dans son adoption donc ce qui ne veut pas dire qu'il faut renoncer à tout accord international je vous rappelle que l'agriculture française est une agriculture exportatrice mais les accords les accords ne peuvent pas toujours se faire sur le dos des agriculteurs l'accord avec le Mercosur pour vous il faut le prendre et le mettre à la poubelle où il faut le renégocier pour Mo c'est pas tout à fait la même chose quand même parce que les agriculteurs disent oui ils vont ils s'oppose et puis en fait à la fin ils négocieront les agriculteurs en tout cas certains et ils négocieront on aura autre chose est-ce qu'il y a une rriture possible en fait je sais rien je n'en sais rien mais il est clair que pour moi la négociation ne peut pas exister sous la forme de compensation financière parce que une fois propose l'Union européenneec oui mais non mais ça ça ne marche pas les les agriculteurs il veulent pas qu'on leur donne de l'argent en compensation de cet accord qui est très néfaste ils veulent simplement pouvoir produire vivre de leur travail pouvoir commercialiser à armes égales la concurrence là est complètement déloyale donc ça ça n'est pas possible les autres raisons de la colère qui qui traînent depuis le Adriel disait depuis la la grogne de l'hiver dernier vous y avait en partie répondu avec le gasuel Non Routier la hausse a été supprimée c'est confirmé dans le budget ce contrôle unique sur les exploitations qui étaient attendu que vous avez annoncé n'a pas l'air de suffire complètement certains disent c'est des promesses antérieur mais ça ne règle pas le problème au fond qu'est-ce que vous répondez écoutez sont les promesses antérieures moi je l'ai fait bon moi je sais ce que me disent les agriculteur ils sont accablés de contrôle ils vivent très douloureusement ces contrôles pourquoi parce que ça jette le soupçon sur la façon dont ils travaillent ils ont l'impression de ne de de de d'être observé souvent ils sont l'objet de dénonciation de la part de tout un tas de gens qui considèrent que il il ne travaillent pas dans des conditions respectueuse de l'environnement ils sont parfois ils ils enchaînent ils ils enchaînent les contrôles voilà c'est le contrôle est devenu nourrit le sentiment de euh voilà de de de n'être pas reconnu dans leur travail donc le contrôle administratif hein le contrôle administratif unique pas plus d'un contrôle physique dans la ferme pas plus d'une fois par an H et ça c'était très attendu mais ce n'est que le début pour moi des actions de simplification que je veux conduire parce que ce que nous disent les agriculteurs c'est que l'exercice de leur métier est devenu horriblement compliqué vous allez nous détailler effectivement ces actions que vous voulez vous voulez mener comment répondre à cette à ce ce malaise agricole qui ne semble toujours pas se se dissiper vous restez avec nous an jeunevar ministre de l'agric culture on se retrouve juste après le fil info 9h moin leart Marie MAE des supporters israéliens pris à parti hier soir à Amsterdam après un match de football entre l'Ajax et le maabi Tel Aviv le Premier ministre néerlandais dénonce sur X des attaques antisémites Benyamine netaniao annonce l'envoi de deux avions de secours sur place de ministre à Marseille aujourd'hui pour annoncer de nouvelles mesures contre le trafic de drogue celui de l'Intérieur Bruno rotillo et son homologue de la justice Didier Migot avant cela il rencontre le maire de la ville Benoît paayant puis des familles de victimes de narcotrafiquants deux des principaux syndicats de fonctionnaires appellent à la grève après l'échec d'une réunion avec leur ministre Guillaume casparian opposé notamment à l'allongement du délai de carence la grève pas plébicitée à ce stade par la CFDT dit sur France Info sa patronne Marie Lise Léon elle assure en revanche que tous les moyens d'action sont sur la table et puis début de la 11e journée de Ligue 1 de football ce soir Marseille reçoit auosser à 20h45 match suivre en direct sur France Info France Info le 830 France Info berangerbontte Adrien bec et ce matin Annie jeunevard ministre de l'Agriculture de la souveraineté alimentaire et de la forêt également secrétaire général des des républicains on est sur les les raisons de cette colère qui qui ressurgit probablement à partir de de la semaine prochaine question saisonière d'ailleurs la raison la raison pour laquelle ils reviennent la semaine prochaine c'est parce que les aussi les les cultures le le le s'achève ou en tout cas la partie de travail de de l'automne s'achève c'est bien ça oui bon euh vous avez le sentiment d'être parfois impuissante face à cette colère récurrente moi je ne suis pas une femme qui se résigne du tout donc j'ai le la la volonté d'abord d'écouter je vais sur le terrain chaque semaine d'identifier les blocages de comprendre ce qu'ils attendent d'échanger avec eux et puis surtout d'apporter des réponses parce que ce qu'ils veulent ce sont des réponses ce qui guide mon trava mais voilà je ne renonce pas au dialogue il y a quelques minutes chez nos confrères et nos amis de France Bleu Roussillon le président de la FNS AR Rousseau dit que l'une des premières revendications c'est toujours le revenu et il dit on a le sentiment que ça n'avance pas pourquoi ça n'avance pas en est-ce que c'est un sentiment d'ailleurs que vous jugez juste et au quel casun est-ce que pourquoi ça navance pas alors la question du revenu elle est majeure les agriculteurs travaillent dur vous le savez ne sont pas toujours reconnus à la mesure des efforts et du du rôle capital qu'il qu'ils remplissent dans notre pays ils nourrissent la population et souvent ils ont le sentiment de de de de défiance de soupçons ils ont besoin de la nation a besoin de retisser un lien de confiance avec les agriculteurs mais il faut que ça se traduise concrètement par du revenu oui il travaill dur et il gagne peu pour beaucoup d'entre eux je reviens d'occcitanie il y a des situations extrêmement difficiles alors le revenu des agriculteurs c'est d'abord vivre du fruit de son travail et pouvoir avoir des prix corrects payés aux productions qui sont les leurs c'est tout le sens de la loi Galim et je pense que la loi égalim a apporté un certain nombre de réponses pour améliorer le prix payé au producteurs c'est une partie de l'équation est-ce qu'il est possible d'aller plus loin aujourd'hui qu'est-ce que qu'est-ce qu'on peut faire de plus euh pour pour essayer de de régler ce en tout cas d'améliorer cette question du revenu on a l'impression qu'à chaque fois c'est le point principal tout le monde le gouvernement dit on essaie de répondre et patatera après ça ne fonctionne pas alors dans le revenu des agriculteurs il y a plusieurs choses qui entre en ligne de compte il y a d'abord les aides européennes qui sont fondamentales la PAC il y a aussi tout toutes les dispositions que j'ai présenté dans le budget de 2025 les allègements fiscaux le le soutien à la trésorerie c'est le dernier dispositif que je mets en œuvre à leur demande du reste le soutien à la trésorerie par des dispositions bancaires dans des conditions qui leur sont favorables tout ça contribue au reven avec ça je peux dire aujourd'hui en 2025 un agriculteur vivra mieux qu'en 2024 écoutez en tout cas je fais tout pour et puis il y a aussi et ça c'est fondamental à encourager l'acte de production quand on met trop de frein au au métiers d'agriculteur aux conditions de production par tout un tas de normes de règles de réglementation d'empêchement et bien et on touche très directement à au revenus des agriculteurs donc il faut dans la loi d'orientation pardon dans la loi d'orientation agricole nous avons avec lorsque j'étais député avec mes collègues de de la droite républicaine nous avons réinstauré dans cette loi la la sanctuarisation de l'acte de produire ce pourquoi il fait un agriculteur c'est produire et les conditions c'est vrai cette année sont particulièrement dégradées les les rendements se sont effondrés parce que la météo a été a été absolument épouvantable donc ça touche là aussi directement le revenu du produ il y a des questions de météo il y a des questions de de fièvre de langue bleue pour les mouton de de de maladies hémorragiques et bisotiqu pour les vaches années donc noir pour le pour l'élevage pour les séréaliers et dans le contexte climatique et et météorologique très particulier que vous soullignez tout àilleurs beaucoup de de critiques se concentrent sur le fait qu'il a qu' a qui manque en fait de mesures conjoncturelles pour indemniser toutes ces pertes même si le budget de l'Agriculture a plutôt été préservé qu'est-ce que vous répondez à ça alors je réponds que à peine étions-nous arrivés au gouvernement que le premier ministre lui-même est venu au Sommet de l'élevage à Cournon et a annoncé un fond de secours de 75 millions d'euros gr gr auquel nous allons pouvoir indemniser les pertes directes des éleveurs parce que par exemple dans la filière ovine il y a des élevages qui ont perdu 40 50 60 parfois même jusqu'à 80 % de leurs animaux il faut pouvoir les indemniser afin qu'ils reprennent leur activité nous avons également je je viens de commander 2 millions de doses de vaccin contre la fco3 qui seront mis à disposition gratuitement sur la France entière je vais lancer les assises du sanitaire parce que il faut qu'on remette à PLA complètement notre politique de lutte contre les épisotiesques qui se multiplient et qui sont cet années très grave de quelle façon tout ça implique et et inclut la réflexion sur le dérèglement climatique parce que finalement le un des problèmes de fond c'est c'est celui-là la maladie hémorragique épisotique elle est transmise par un moucheron piqueur qui est lié au climat idem peut-être pour la viticulture en crise sur un autre type de problème mais c'est une c'est une culture qui est qui est déjà peu gourmande en eau or or le problème de de d'eau va se poser quelle vision à plus long terme vous avez là-dessus bon il faut évidemment utiliser toutes les ressources de la recherche pour que l'on puisse mettre en œuvre des des des cultures qui son la solution les techniqueour moins gourmande en eau plus résistante à à la sécheresse mais au-delà de ça moi j'étais en je suis allée de fois en ocitanie qui est une région qui souffre particulièrement du manque d'eau ce que j'observe c'est et ça m'est apparu très clairement le premier problème de cette région c'est l'accès à l'eau et il y a des réponses il y a des réponses je viens de lancer le plan hydraulique qui va permettre à des exploitations d'accéder à l'eau soit par des réserves cinaires soit par des plans d'eau que nous allons créer soit par de la rénovation de canaux d'irrigation il y a des réponses je voudrais dire à toutes les associations environnementales qui sont hostiles par principe et par idéologie au fait que les agriculteurs et lé ement accès à l'eau je voudrais leur dire que il condamne les agriculteurs à la désespérance en les empêchant d'accéder à l'eau et moi je me dresserai toujours contre ceux qui veulent s'opposer à l'accès à l'eau pour les agriculteurs est-ce qu'il y a pas une réflexion à mener sur le type de culture ça fait l'imession que ça fait 20 ans que la question est posée comme ça mais est-ce qu'il faut pardon c'est peut-être un peu brutal continuer à aider des viticultures du Sud-Ouest qui manque d'eau encore une fois alors que c'est déjà une culture qui est peu gourmande en d'eau est-ce qu'il faut router les choses est-ce est-ce que vous vous allez pousser en ce sens-là écoutez il est pas question d'éteindre la viticulture française la viticulture française a besoin d'être soutenu elle a d'ailleurs une réponse aux difficultés qu'elle connaî le le le le plan d'arrachage pour 120 millions d'euros c'est à leur demande c'est c'est la profession qui demande qu'on recalibre l'outil de production au besoins du marché ça précisément ce plan d'arrachage en cours pardon je vous interrompes mais c'est intéressant c'est un constat d'échec quand même ben c'est non c'est c'est un constat qu'il faut parfois prendre des mesures certes douloureuses et radicales mais pour mieux rebondir ensuite s'il y a de la surproduction bah il faut bien traiter le problème on a aussi arraché des vines dans le bord de lait donc adapter la production au besoins du marché ça paraît en tout cas une démarche sensée mais ça ne veut pas dire qu'on éteint la viticulture et et c'est aussi pour les viticulteurs que j'ai mis en place ce soutien à la trésorerie parce que cette année effectivement ils ont des baisses de catastrophique mais ce que je voudrais vous dire bien sûr qu'il faut adapter les productions au changement du climat mais il faut pas renoncer non plus à la souveraineté alimentaire quand un un un fruit qu quand les la filière des fruits et légumes ne suffit pas à l'autosuffisance alimentaire ça veut dire qu'il faut progresser en matière d'autosuffisance alimentaire ça veut dire qu'il faut apporter de l'eau chaque fois que l'on peut de l'eau quand il y en a que ça ne déséquilibre pas le milieu naturel pourquoi en priverait-on les agriculteurs je trouve trouve que c'est une injustice absolument fondamentale et je veux protester contre l'attitude de certaines associations qui sont irresponsables dans la assurer comme vous le dites la la souveraineté alimentaire ça passe aussi par plus d'usage de pesticides ou pas alors cette question des produits phytosanitaire c'est une question assez fondamentale si je vous pose la question pardon c'est parce que vous avez déploré cette semaine des restrictions trop importante sur certains pesticides qu'est-ce qu'il faut comprendre il faut comprendre que euh il y a aujourd'hui des filières qui sont menacées d'extinction parce qu'elles n'ont plus de quoi traiter leur production donc il y a une espèce de grande confusion qui s'est installée sur cette question de ce qu'on appelle les pesticides de ce qu'on appelle de ce qu'il est plus raisonnable d'appeler les produits phytosanitaires il y a aujourd'hui des réponses phytosanitaires aux difficultés de production aux attaque sanitaire il faut pas jeter le bébé AC Clau du bain il y a des produits qui sont utiles ce que je dis c'est que la France a surtransposé des mesures et donc elle nous bah elle nous a mis en en concurrence directe avec les pays de l'Union européenne qui eux n'ont pas été aussi imprudents il y a des substances qu'il faut pouvoir avec lesquels il faut pouvoir continuer de travailler parce que ça permet de continuer de produire et que c'est très important de produire en CL vous voulez réautorisé non ce que je veux dire c'est que toutes les décisions que l'anè est amené à prendre euh doivent être regardé aussi au par rapport aux conséquences économiques et sociales qu'elles emportent bien sûr la question de la santé humaine ne se discute pas mais aujourd'hui moi je veux sur cette question y aller sans a priorie y aller en prenant en compte tous les paramètres et surtout dire que il faut mon travail consiste à répondre à l'urgence à proposer aux agriculteurs les mesures qu'ils attendent et je le fais Sy tiquement à leur écoute en essayant de calibrer les choses pour ce qu'ils attendent mais au-delà de ça faut projeter les agriculteurs dans l'avenir faut leur donner à ESP inter parce que contribu au déclin des abeilles par exemple bien on a bien fait de les interd ça vous voulez pas réautoriser par exemple qu familles néonictinoïdes qui ont été interdites en Europe elles sont interdites partout y compris en France il n pas question mais moi je veux redonner de l'espoir et là la technologie peut aussi nous aider vous savez qu'il y a des machines vous savez qu'il y a des machines qui aujourd'hui peuvent traiter euh presque au brin d'herbes les sub les les les les les les les mauvaises herbes par exemple qui sont qui perturbent les les productions et et réduisent de 70 à 80 % l'utilisation des produits phytosanitaires il faut regarder du côté de la technologie aussi on regardera ça avec vous et on n'ura pas notre réponse effectivement sur les sur les sur les noisettes merci beaucoup les noisettes les noisettes moi j'espè aujourd'hui aujourd'hui aujourd'hui ils n'ont pas de réponse et il faut leur en donner une en effet et bien merci à vous Annie jeunevard ministre de l'Agriculture d'avoir été avec nous ce matin merci ber gerbont sur France Info les informé sont à suivre
Annie Genevard