La voix de nos 11 millions d'électeurs doit être entendue ! - Laurent Jacobelli (Public Sénat)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
On va débattre du gouvernement Barnier qui a été censuré. Le pays plonge dans l'inconnu. Qu'en attendez-vous ? Quel Premier ministre ?
- 0:27OuverteRéponse directe
Un pacte de non-censure peut-il voir le jour entre les formations politiques ?
- 0:32OuverteRéponse partielle
Un petit point de budget. Qu'en est-il du budget maintenant ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Pierre, comment réagissent les responsables politiques chez vous après cette censure ?
- 1:46OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il en est des habitants, des représentants de la société civile ?
- 4:13RelanceRéponse partielle
François Calfon et Laurent Jacobelli, vous qui avez voté la censure, est-ce que vous avez le sentiment d'avoir fait une erreur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Invité politiqueFait
« Évidemment, ça a été un choix difficile. Mais finalement, on avait de mauvais choix. »
- 5:00Invité politiquePromesse
« Nous aurons une loi spéciale qui fera office de budget. »
- 5:03Invité politiquePromesse
« Nous, par amendement, nous ferons en sorte que les salariés agricoles, les paysans, tout le monde puisse avoir ce qui avait été promis qu'ils auraient dans le budget. »
- 5:22Invité politiqueFait
« Je pense aux retraités dont la retraite devait être désindexée par ce budget à partir du 1er janvier qui verront leur retraite indexée par rapport à l'inflation. »
- 5:54Invité politiqueChiffre
« Le défi a été creusé de 1 000 milliards et on a demandé dans ces trois mois hallucinants aux Français les plus modestes de rembourser les 1 000 milliards qui sont des cadeaux. »
- 6:09Invité politiqueFait
« Il est temps de remettre la pyramide sur son socle. C'est quoi ? C'est une majorité de gauche, c'est un front républicain auquel nous appelons. »
- 6:33Invité politiqueFait
« Il ne faut pas que notre territoire soit en train de crever par la désindustrialisation, par la perte de services publics locaux. »
- 6:41Invité politiqueFait
« Il faut que ce ne soient pas les retraités qui payent la facture Macron. »
- 6:46Invité politiqueFait
« Il faut que les salariés les plus modestes puissent avoir des augmentations de salaire. »
- 11:47Invité politiqueChiffre
« Voilà 5 milliards d'économies possibles. »
- 19:19Invité politiqueFait
« Nous sommes le premier parti de France. »
Temps de parole
- Laurent Jacobelli25 %
- Invité politique24 %
- Invité22 %
- Invité 210 %
- Présentateur8 %
- ?6 %
- Invité 36 %
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Bonjour Xavier Jacovelli, bonjour,
merci d'être là,
sénateur des pays renaissances des Hauts-de-Seine. Bonjour Laurent Jacovelli, merci également d'être avec nous, député de Moselle, porte-parole du Rassemblement National. Et bonjour François Calfon, merci d'être là, député européen, membre du Bureau National du Parti Socialiste. On va vous aller débattre du gouvernement Barnier qui a donc été censuré. Le pays plonge dans l'inconnu et maintenant que va faire Emmanuel Macron ? Il prend la parole ce soir à 20h. Qu'en attendez-vous ? Quel Premier ministre ? Un pacte de non-censure peut-il voir le jour entre les différentes formations politiques et sur quelle mesure ? Vous allez nous dire ça durant cette demi-heure de débat.
Audrey, un petit point de budget. Oui, qu'en est-il du budget maintenant ? On va essayer de démêler tout ça. Et on voit ça dans quelques instants. D'abord, la censure fait également l'actualité dans nos régions. On retrouve Pierre Mathis. Bonjour Pierre, merci d'être la rédacteur en chef de l'Indépendant. Pierre, comment réagissent les responsables politiques chez vous après cette censure ?
C
'est un département le vôtre où il y a beaucoup de rassemblements nationaux.
Oui,
beaucoup de rassemblements nationaux. Puisque 7 députés sur l'eau des périodes orientales, sur 7 députés, il y a 7 députés des rassemblements nationaux. On a récupéré une déclaration de Louis Adiot hier qui a expliqué que cette censure n'avait pas été votée de gaieté de cœur.
Ce
sont ces mots. Il a expliqué qu'ils avaient été en quelque sorte contraints par le manque de souplesse du gouvernement de Michel Barnier, en expliquant notamment que l'AME aurait été une mesure symbolique particulièrement efficace pour rétablir la confiance.
Et
Pierre, ça c'est pour les élus. Qu'est-ce qu'il en est des habitants, des représentants de la société civile
?
On a fait réagir un petit peu, notamment les syndicats des vignerons de l'Aude. Alors les syndicats des vignerons de l'Aude, ils sont importants. Ils avaient organisé une manifestation importante le week-end dernier. On sait très bien que les viticulteurs et, d'une manière générale, les agriculteurs sont en difficulté, qu'ils risquent d'être les principaux touchés par l'absence de gouvernement. Ils attendaient beaucoup d'aide. Ils considèrent que beaucoup de mesures qui devaient être prises à leur rencontre ont été bloquées. Et là, nous avons donc Frédéric Rouenet, qui est le président des vignerons de l'Aude, qui nous dit que
c
'est une catastrophe. On repart de zéro. Ça fait des mois que l'on demande des aides,
des
mois que l'on s'organise, des mois qu'on essaye de permettre à nos viticulteurs d'avoir des retraites qui progressent, à la filière d'être aidée.
Elle
est très en difficulté, la filière viticole. Et il dit qu'on repart complètement de zéro. Notre réaction, c'est le président des maires ruraux de l'Aude, qui nous explique que lui, ces maires locaux sont un petit peu plus partagés. Ils sont manifestement très inquiets devant l'incertitude et le chaos qui se prépare. Puis en même temps, ils sont quand même un petit peu soulagés parce que pour leur collectivité locale, la pilule du budget était extrêmement dure à avaler. Puis enfin, dernier représentant de la société civile qu'on a fait intervenir, les syndicats d'enseignants. Parce qu'aujourd'hui, on sait très bien qu'il y
a
une grève dans l'éducation nationale. Et là, on nous explique que ça ne va rien changer. La mobilisation reste entière.
L
'inquiétude aussi et les difficultés du monde enseignant également. Donc on voit bien que la société civile est partagée entre un gouvernement qui n'était plus soutenu. Et c'est ce que dit aussi la présidente du Conseil départemental de l'Aude, qui générait une forme d'exaspération. Et une société civile qui, elle, est très inquiète de la suite.
Merci beaucoup, Pierre-Mathis. Merci. La une de l'indépendance est barnier. C'est fini. François Calfon et Laurent Jacobelli, vous qui avez voté, vos groupes, vos partis qui ont voté la censure, vous entendez l'inquiétude qui remonte de la presse régionale. Est-ce que, comme vous l'a dit Gabriel Attalière, vous avez le sentiment d'avoir fait une erreur
? Pas
une seconde. Évidemment,
ça
a été un choix difficile. Mais finalement, on avait de mauvais choix. Soit accepter un budget qui était un budget de casse sociale, de matraquage fissial, et un budget de contournement de la volonté de nos concitoyens, soit une motion de censure. Et effectivement, ce n
'est
pas un moment agréable. Nous avons essayé jusqu'au bout de l'éviter. Et jusqu'au bout, Michel Barnier a cédé aux pressions du même Gabriel Attalière et de M. Wauquiez pour ne pas accorder quelques points programmatiques au Rassemblement national. On en est là maintenant. Mais il faut éviter tout catastrophisme. D'abord, nous aurons un budget. Nous aurons une loi spéciale qui fera office de budget. Nous, par amendement, nous ferons en sorte que les salariés agricoles, les paysans, tout le monde puisse avoir ce qui avait été promis qu'ils auraient dans le budget.
Mais surtout, j'entendais les maires ruraux, c'est entre 5 et 10 milliards de ponctions sur le budget des collectivités locales qui s'envolent. Et donc, c'est une bonne nouvelle pour eux. Je pense aux retraités dont la retraite devait être désindexée par ce budget à partir du 1er janvier qui verront leur retraite indexée par rapport à l'inflation. Donc, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles. Soyons passants, la Ve République, vous savez, elle a été bien construite. Elle a été construite par deux hommes formidables, Michel Debré et le général de Gaulle.
Et nous n'allons pas vers le chaos comme essaie de nous le faire croire l'ancien gouvernement où certains médias, nous allons vers une période où il faudra tous être raisonnable. Il faudra avoir un gouvernement qui écoute l'ensemble des Français et notamment le 1er parti de France qu
'est
le Rassemblement National. Et à ces conditions de sagesse, nous y arriverons.
François Calfon ? Vous savez, le défi a été creusé de 1 000 milliards et on a demandé dans ces trois mois hallucinants aux Français les plus modestes de rembourser les 1 000 milliards qui sont des cadeaux, qui sont évitées de finalement aller prendre l'argent des surprofits que les Français, eux, ont payés lourdement avec l'hyperinflation. Donc, il est temps de remettre la pyramide sur son socle. C'est quoi ? C'est une majorité de gauche, c'est un front républicain auquel nous appelons pour, dans un moment qui dépasse les partis, doit s'adresser au pays, puisqu'on entendait la presse quotidienne régionale ici à Public Sénat, pour que quelques priorités soient adressées.
Oui, il ne faut pas que notre territoire soit en train de crever par la désindustrialisation, par la perte de services publics locaux. Oui, il faut que ce ne soient pas les retraités qui payent la facture Macron. Oui, il faut que les salariés les plus modestes puissent avoir des augmentations de salaire. Et sur ce socle-là, de sans esprit de parti, sans sectarisme, nous en appelons à une non-censure par un gouvernement de gauche...
On va venir sur l'après,
mais sur hier, pas de regret, même quand vous entendez que les Français sont inquiets par ce qui est en train de se passer.
Mais les Français, quand on les interroge, tiennent M. Macron pour responsable de la situation et ne comprenaient pas ce gouvernement hallucinant.
Xavier Iacovéli, à qui la faute
? Vous
savez, en fait, depuis hier, on assiste à un peu un remake du film L'amour ouf, vous savez, entre Mélenchoniste et Le Péniste. Et en fin de compte, on se rend compte que ceux qui vont subir les conséquences, c'est avant tout les Français. C'est 18 millions de Français qui vont avoir leur impôt sur le revenu augmenté. C'est faux. De part, je ne vous ai pas coupé, M. le député. Non,
t
'es pas. Et donc, 18 millions de Français qui vont avoir effectivement leur impôt sur le revenu augmenté.
C
'est faux. 380 000 Français qui vont rentrer dans l'impôt sur le revenu, alors qu'ils n'y étaient pas jusqu'à maintenant. Parce qu'aujourd'hui, nous n'avons pas de budget. Alors peut-être que nous aurons un budget d'ici le 31 décembre. Honnêtement, techniquement, je ne vois pas comment on y arrive. Parce que contrairement à ce que M. le député disait tout à l'heure, une loi spéciale, on ne peut pas l'amender. Une loi spéciale, elle est là avant tout pour lever l'impôt. C
'était fait. Effectivement, on
lèvera l'impôt. On pourra avoir la possibilité de lever l'impôt. Encore faut-il que cette loi spéciale soit votée et ait une majorité. Parce que ce n
'est
pas le tout. On ne décrète pas une loi spéciale. M.
Yacouveli.
Je ne vous ai pas interrompu,
messieurs. M. Yacouveli, par votre responsabilité. Sauf
que ça peut être amendé, ça a
été fait en 1979. Non, mais dites des
choses justes. Est-ce que vous avez dit des fausses
informations ?
Non, c'est faux, justement, ça peut être amendé. Aujourd'hui, la loi spéciale, elle est là pour lever l'impôt. Mais le budget des dépenses, lui, il ne pourra pas être fait par une loi spéciale. Donc il faudra effectivement qu'on ait un nouveau budget qui soit soit pendant la trêve des confiseurs, soit à partir de janvier. Mais un budget n'est pas rétroactif. Donc on ne pourra pas revenir, par exemple, si nous le faisons en fin janvier, un budget de 2025, nous ne pourrons pas revenir à partir du 1er janvier. Donc il y
aura
forcément un impact sur les Français. Ça, c'est un choix. On ne va pas revenir en arrière. La censure, elle est votée maintenant. Le gouvernement est tombé. Effectivement, il faut maintenant trouver des solutions pour soutenir les Français. Mais j'aimerais bien qu'on ne manque pas non plus aux Français sur l'impact que cela va avoir.
On va juste, pour que ce soit clair, faire le point sur ce qui va arriver de ce budget, justement, avant de vous redonner la parole, Laurent Jacoveli et Francia Calfon. Oui,
parce qu'on a posé la question à des constitutionnalistes et même eux n'en savent trop rien, tellement la situation est inédite. Quelques pistes tout de même. Hier, ça ne nous a pas échappé, quand la censure est tombée à l'Assemblée, l'examen du budget s'est arrêté automatiquement au Sénat. Les sénateurs ont levé les stylos. Pourquoi ? Parce que le gouvernement était considéré, de facto, comme démissionnaire. Et c'est ce que nous a expliqué la séance du Sénat. Comme en juillet, en fait, les ministres assurent les affaires courantes, la continuité de la nation. Ils ne peuvent plus venir au Sénat défendre les textes. Et quand ils ne peuvent plus venir au Sénat, on ne
peut
rien faire sans eux. Si Emmanuel Macron nomme un Premier ministre, qu'il semble vouloir faire rapidement, l'examen peut continuer là où on s'est arrêté. Mais le prochain Premier ministre peut aussi décider, s'il le souhaite, de proposer un tout nouveau budget dans les quelques jours qu
'on
aura. Est-ce qu'il faut que tout soit terminé d'ici au 31 décembre ? Oui, il
y
a urgence et ça crée même, c'est ce que je vous disais, des désaccords entre constitutionnalistes. Il y a ceux, comme je vous ai dit, qui avancent que le gouvernement démissionnaire ne peut pas venir dans l'hémicycle. D'autres, au contraire, estiment que les ministres peuvent venir parce que c'est l'intérêt de la nation d'avoir un budget et donc de gérer les affaires courantes.
C
'est d'avoir un budget, un point donc que le Conseil constitutionnel pourrait trancher. Mais si tout ça prend trop de temps, il y a un premier coup près. C'est le 21 décembre à minuit. C'est la fin du temps accordé au Parlement pour l'examen du budget. L'exécutif peut alors dégainer l'article 47 et appliquer son budget par voie de violence. Très compliqué politiquement quand même. S'il ne le fait pas et vous en parliez, il peut faire voter une loi spéciale qui permet à minima de prélever l'impôt et de continuer à répartir les crédits en fonction du budget prévu l'an dernier par contre.
Ce qui veut bien dire qu'il ne faut pas céder au catastrophisme, et je le dis à M. le sénateur Iacovelli, arrêtez de jouer avec les peurs, c'est fini. La bataille de la motion de censure, elle a été perdue, dont acte. Et puis c'est un jeu dangereux parce que les Français, je ne me permettrai pas de vous donner un conseil, mais dans les semaines qui viennent vont voir qu'effectivement on continue à être remboursé lorsqu'on va chez le médecin, que les retraites sont payées, que les fonctionnaires sont payés et que tout ce que vous prédisez n'arrive pas. Donc arrêtez de jouer avec les peurs, soyons maintenant constructifs.
Il y aura un nouveau gouvernement, un nouveau Premier ministre, des outils constitutionnels que vous venez très brillamment de décrire, qu'on ait un Premier ministre responsable, qui écoute les oppositions, qui met un petit peu de chaque opposition dans son nouveau budget et qu
'on
préserve l'essentiel. L'essentiel c'est quoi ? C'est le pouvoir d'achat, épargner aux Français le matraquage fiscal. Ce n'est pas à eux de payer les erreurs d'Emmanuel Macron et des gouvernements successifs, 4 en quelques mois, c'est quand même un record. Et surtout qu'il écoute la volonté des Français. Les Français par exemple ne veulent pas qu'on augmente la contribution de la France au budget de
l
'Union Européenne. Je pense que le message des élections européennes a été très clair. Voilà 5 milliards d'économies possibles. Travaillons intelligemment, ne jouons pas sur les peurs et les
faux semblants. Je crois
qu'il faut passer des paroles aux actes. Les socialistes ne seront pas ceux qui diront, après cet épisode qui nous en conduit un peu plus dans l'abîme, destitution, démission. Il faut au contraire un moment collectif de construction. Cela passe par la reconnaissance du résultat des élections. Oui, la gauche est arrivée en tête. Mais oui, la gauche n'est pas majoritaire seule. Donc elle doit pouvoir gouverner, elle doit pouvoir tendre la main. Et si nous voulons passer l'hiver et être à la hauteur de ce que souhaitent les Français au lieu de s'en prévaloir en permanence, alors il faut que nous passions un budget, un budget d'intérêt général. Oui, il y a une souffrance sociale.
Il faut y répondre. Et ce n'est pas en refusant d'augmenter le SMIC, en taillant dans les pensions de retraite qu'on y arrive. Alors je le dis ici à M. Iacovelli, le match a été plié parce que vous aviez un gouvernement qui tournait le dos à la volonté des Français. Nous vous tendons la main, non pas forcément pour faire un gouvernement, parce qu'on a compris que le pouvoir était à l'Assemblée. Mais sur un socle commun, j'ai entendu qu'ici au Sénat, qui est une forme de parlement de la sagesse, des bancs du centre, des bancs des macronistes, il y avait, j'entends M. Jadot ce matin, il y a une forme d'esprit de responsabilité qui peut prévaloir.
Alors bien sûr que ça ne plaît pas au Front National, qui s'est jeté dans cette bataille de la censure pour
couvrir
leur turpitude judiciaire.
Oui, c'est la réalité.
Ça vous dérange ?
C
'est pour ça que vous me coupez la parole. Mais nous, nous souhaitons avancer vers ce qui est important pour les Français,
c
'est-à-dire qu'ils puissent passer l'hiver et qu'ils ne payent pas la facture des 1 000 milliards d
'euros de dette Macron. M. Calfon, le Parti Socialiste aujourd'hui en France, c'est 2%, sans Jean-Luc Mélenchon, sans les pro-amas,
sans les... Attendez, je
termine, je termine, je termine,
je termine, je termine. Vous
aussi, vous êtes visu au noir et blanc. Sans les pires soutiens du Hamas, vous ne sauriez rien. Alors vous parlez du Sénat, mais il
y a
l'Assemblée Nationale aussi. Je sais qu'on est sur Public Sénat. Nous sommes le premier groupe à l'Assemblée Nationale. Nous sommes le premier.
Oui, mais nous
allons faire une majorité sans vous, c'est bien ce
qu'il vous dit. Mais vous ne la ferez pas parce que nous la sommes sur... Non, M. Calfon, je connais, je connais, vous avez une grosse voix,
vous avez une grosse voix, mais des petites idées. Donc laissez-moi parler. Simplement, l'Assemblée Nationale, vous ne pouvez pas faire sans, nous sommes le premier groupe. Et je vous le dis, si Emmanuel Macron nomme un Premier ministre qui nomme un seul ministre de gauche, il sautera. Nous devons épargner à la France la frénésie fiscale.
Vous voyez que c'est... Vous devons épargner à la France... Un ministre de
gauche dans le gouvernement, vous censurez.
Mais évidemment, nous ne pouvons
pas accepter... C'est même pas juste le Premier ministre. Il y a un
ministre de gauche dans le
gouvernement, vous censurez. Pas d'écologistes, pas d
'écologistes,
des gens raisonnables
qui travaillent avec le Premier parti de France, le Rassemblement National. Ce
qu'on vient de vivre... Et des socialistes. Ce qu'on vient de vivre... Parce que
François Calfon est là.
Si il y a
des socialistes dans le gouvernement, vous censurez.
Excusez-moi, j'ai un scoop pour vous. Le socialisme n'existe plus en France. Les socialistes, aujourd'hui, sont la version wish de la France insoumise. Le
factieux du Front National
sort du corps de
M.
Jacobelli. Les pieds et les maliers à
M. Mélenchon, il faut
protéger la France de ce désastre. Et
de même qu'il
faut protéger la France de
la casse sociale et de la catégorie. Je n'ai juste quand même plus une phrase. Des millions de Français... Non, mais d'accord. Il va falloir s'y
exprimer.
Je vous donne la parole, Xavier Conner. Des
millions de Français ont voté pour les socialistes qui gèrent des collectivités. Et le factieux Jacobelli, qui en réalité
montre le
vrai visage de l'extrême droite, dit que les socialistes ne sont pas légitimes d'un décret. Ils voudraient supprimer la gauche. Eh bien non, nous ne sommes pas en Hongrie. Et M. Jacobelli, ça ne se passe pas comme ça en France. Xavier Jacobelli.
Oui, alors vous voyez le spectacle qu'on donne aux Français est un peu catastrophique. Honnêtement, s'il y a bien une réussite de cette dissolution, c'est d'avoir redonné les mains et le pouvoir au Parlement. Et notamment à l'Assemblée nationale. Sauf qu'on voit l'incapacité aujourd'hui des députés à se mettre d'accord, à faire en sorte de trouver une coalition, de trouver une majorité, pour faire en sorte que nous ayons un budget qui est quand même la pierre angulaire de notre République. Si nous n'avons pas de budget, nous ne pouvons pas aujourd'hui agir pour l'intérêt des Français.
Et on voit bien que d'un côté, vous avez le sectarisme des lepénistes qui disent « Quoi qu'il arrive, on censurera s'il y a un seul ministre de gauche » si je reprends les propos du député du Rassemblement national. Et de l'autre côté, on a des Mélenchonistes avec effectivement une partie des socialistes sur lesquels nous on tend la main depuis le début. Et M. Calfon me connaît assez et depuis assez longtemps pour savoir que
depuis les
législatives, depuis les législatives de 2022 d
'ailleurs,
je tends la main aux socialistes et à ceux qui veulent travailler avec le socle commun. Moi j'ai toujours dit qu'il fallait travailler entre les LR et les socialistes à trouver une coalition stable pour mettre de côté les extrêmes. Mais sauf qu'on voit bien aujourd'hui que les socialistes ont été enfermés dans le Mélenchonisme, ont été bloqués pour des questions électorales, ce que je comprends électoralement, je l'entends. Sauf que ça va à l'encontre de ce que le Parti socialiste est au fond de lui, même si la direction actuelle,
je
sais que M. Calfon n'est pas favorable à cette direction, mais on voit bien que cette direction actuelle enferme le Parti socialiste dans ce qui n'est plus, c'est-à-dire un parti social-démocrate en capacité de
travailler
avec des gens de gauche, des gens de droite. C'est ce que le Parti socialiste à l'échelle européenne fait. Aujourd'hui, le Parti socialiste européen travaille avec les libéraux, avec la droite européenne. Et M. le député européen, vous pouvez le
confirmer.
Et donc cette capacité à travailler avec les uns et les autres, c'est la base du dépassement. Sauf que le problème, c'est que si il dit ça, en fait c'est le programme même d'Emmanuel Macron de 2017, le dépassement qu'il faut valider.
Et
donc moi, je crois au dépassement, j'y crois depuis le début, et je pense honnêtement que c'est la seule solution pour s'extraire de la main dans laquelle aujourd'hui nous sommes,
c
'est-à-dire celle de Marine Le Pen. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, elle appuie sur le bouton, pourquoi
?
De la dissolution, enfin de la dissolution, pardon, de la censure, parce que les socialistes sont incapables de se détacher de
mélangement et de travailler avec eux. – Je vais juste une
phrase, parce que les choses vont très vite, et manifestement la nuit a été trop quoi pour vous, le logiciel se réinitialise très rapidement. Donc le logiciel, il est que Boris Vallaud a appelé un accord de non-censure, donc qui va dans le sens que vous…
–
Une
fois avoir fait tomber… – Non mais attendez, attendez,
attendez, monsieur
Giacovelli… – Je voulais le centre socialiste ? – Non, non, non, monsieur
Giacovelli, soit on essaie de donner des réponses sur le fait qu'il y a des pistes pour les Français, soit on fait de la polémique. Moi, j'ai l'intention ce matin de proposer un chemin. Le chemin, c'est celui que le Bureau national du Parti socialiste, pas plus tard qu'hier soir, a son unanimité appris. Il faut un gouvernement de gauche. La gauche qui souhaite gouverner, puisque nous sommes en divergence, je le dis explicitement, en divergence avec la ligne de madame Pannot et de la France insoumise, cela suppose une non-censure, cela suppose un travail avec ceux qui ont participé au Front républicain, et j'entends ce matin, tout avance, que M.
Wauquiez a indiqué, ce n'est pas mon ami, je ne souhaite pas un gouvernement avec lui, qu'il ne ferait pas tomber un gouvernement. – Je vais l'écouter. – Nous avançons, et je crois qu'il y a bien sûr les bouts de feu du pire, ceux qui veulent interdire les partis politiques, on a entendu ça ce
matin, et il y a les hommes et les
femmes de bonne volonté, et
j'espère que la France… – Qu'est-ce que j'ai
raconté ? – Vous avez dit que le Parti socialiste…
– Nous n'en voulons pas. – Vous ferait
tomber
un gouvernement
où il y a n'importe quel socialiste.
– Je
n
'ai
pas dit ça.
– C'est la censure
fascisante du
Rassemblement national, mais
c'est la réalité.
–
Écoutez, remettez-le dans le formol, parce qu'honnêtement, ce n
'est
pas possible.
– Vous perdez vos nerfs, monsieur. – C'est hibernateur, vous faille vivre dans un monde absolument agréable. Nous
sommes le premier parti de France. Personne ne veut de la gauche au pouvoir.
– Mais personne ne veut de la
gauche. – Un peu d'humilité, M. Calfon. Vous n'avez pas gagné. L'Assemblée nationale, elle est divisée en trois tiers. Nous devons tous le concevoir. Nous, nous avons l'humilité de dire, nous n'avons pas gagné. Nous ne demandons pas à gérer ce gouvernement. Nous ne demandons pas à gérer ce gouvernement. Nous ne demandons pas à
ce
que le Premier ministre soit du Rassemblement national. Ce que nous demandons, en revanche, c'est que la voix des 11 millions d'électeurs qui ont fait que nous soyons le premier groupe à l'Assemblée nationale soit entendu. Ça demande qu'un Premier ministre, qui sera nommé demain, puisse écouter tout le monde. Un gouvernement de gauche avec un Jean-Luc Mélenchon en embuscade
qui nous a dit, c'est tout mon
programme, ou rien, ce n
'est
pas possible pour la France. Donc il faut quelqu'un de raisonnable qui
puisse travailler avec... – Ce n'est pas du tout ce que je dis, mais c'est pas grave. – Les socialistes, ils sont plus sur le fait
de se détacher de la France insoumise.
–
Mais
il
dit clairement,
un
front républicain, je sais très bien, je sais traduire, ce langage écrit par Arlène Désir, ça veut dire pas de rassemblement national.
– C
'est
vous
qui
êtes dans le
parlement, là, parlement.
–
Mais pas de rassemblement national, c'est idiot, on voit ce que ça donne.
Michel Barnier a
essayé, il est tombé. Soyons beaucoup plus intelligents que cela, et écoutons l'ensemble des Français. Le sectarisme d'une vieille gauche qui s'accroche à son siège, je crois, n
'a
pas cours. – Je sais que
ça
vous vexe beaucoup, mais au moins on a le mérite de la clarté. On a fait un front républicain. La gauche est arrivée en tête, de manière relative, c'est vrai, mais contre vous. –
Mais républicain,
républicain
avec des pro-amas, c'est pas possible. – M. Jacobelli, arrêtez la
rigolade. – Vous montrez ce que vous
êtes vraiment… – Avec un fichet
S, c'est pas
un front républicain. – Vous montrez ce que vous êtes vraiment,
ça vous a été dit quatre fois par moi-même, par la journaliste ici qui anime le débat, nous ne souhaitons pas gouverner dans une majorité nouveau Front Populaire stricotiste.
– Mais vous ne gouvernerez
pas. – On a tendu
la main,
mais oui M. Jacobelli, on ne vous tend pas la main, on souhaite que vous ne soyez pas en responsabilité, c'est tout à fait clair.
– Et donc vous ne gouvernerez pas, vous avez été élu, je le rappelle, avec des fichets S, avec des antisémites, avec des pro-amas, pas de leçon
de l'éducation. – Avant de dégoûter Xavier Jacobelli, vous avez vendu
votre âme. –
On va voir la position des Républicains, Laurent Wauquiez était ce matin à l'invité de la matinale de France 2, on l'écoute.
–
Ce que j'ai dit clairement, c'est que nous on ne fera pas tomber de gouvernement.
–
Oui, d'accord. – On ne fera pas ce qu'a fait Marine Le Pen, on ne sera pas dans la stratégie du pire.
– Vous
ne participerez pas forcément, mais vous ne censurerez pas. Et après, exactement, on ne bloquera pas,
on
ne sera pas dans cette logique de terre brûlée, qui était celle que j'avais sous les yeux hier à l'Assemblée nationale.
– Il
est plutôt dans une logique de main tendue, Laurent Wauquiez. Est-ce que la coalition de non-censure, elle doit se faire avec les Républicains, Xavier Jacobelli ?
– Mais moi je l'ai toujours dit, encore une fois, depuis 2022, donc je suis sur la même ligne et je ne bouge pas
de ligne. – Donc avec les Républicains. – Je pense
qu'il faut avoir un accord de
non-censure. –
Parce que
pardon, les
écologistes, ils disent sans les Républicains eux.
– Mais je ne suis pas écologiste. – Donc vous
vous dites oui. – Je parle de mon
nom et je parle du surcle commun, en tout cas du camp présidentiel. Donc moi je suis favorable à effectivement cette main tendue, cet accord de coalition DLR jusqu'aux socialistes, voire aux écologistes, mais avec une rupture avec les extrêmes.
C
'est-à-dire, bien sûr, une rupture avec le Rassemblement national, si tant est qu'il y avait besoin de confirmer qu'il y
avait
une rupture, parce qu'il n
'y a
jamais eu d'accord avec le Rassemblement national. Et une rupture aussi de la gauche modérée avec les mélenchonistes. Aujourd'hui, il faut effectivement que la gauche de gouvernement assume d'être en rupture avec Mélenchon, sur la question de la laïcité, sur la question de la République, sur la question de l'antisémitisme. Moi aujourd'hui, je ne pourrais pas soutenir effectivement un gouvernement, même si je ne voterai pas la censure, puisque pour le coup au Sénat on ne la vote pas, mais je ne soutiendrai pas un gouvernement qui a des membres d'LFI dans le gouvernement. Ça c'est mon point de vue personnel.
Et je pense effectivement que la France a tout à gagner à faire en sorte d'avoir un accord de coalition, un accord de non-censure, de la droite républicaine, aux sociodémocrates, avec effectivement le socle commun au milieu. Après, l'identité du Premier ministre, c'est autre chose. Faisons en sorte d'arriver avec
nos projets,
trouvons un contrat de gouvernement pour faire en sorte d'avoir un budget pour protéger les Français.
– François
Calfon, est-ce qu'il doit y avoir les Républicains ou pas dans ce front de non
-censure ?
–
Je
dois
répondre en deux temps, que ce soit très clair. Moi j'assume totalement de ne pas être de la gauche de Jean-Luc Mélenchon, ça fait des années que
je
le dis.
–
Bien sûr. – Et le moment est en train d'arriver où l'hégémonie intellectuelle arrive dans mon propre parti, ce qui est une bonne chose pour le pays, pas pour ma propre victoire. La deuxième chose sur les Républicains, je vais répondre avec clarté. Moi je pense que le gouvernement, il doit avoir le périmètre du front républicain. Mais que la majorité, ça a été dit à l'instant, elle est au Parlement, elle est à l'Assemblée nationale. Et qu'il y a ceux, les bouts de feu qui vont faire tomber tous les gouvernements. Et là je vois que c'est le parti du désordre que nous connaissons bien. Et il
y
a ceux qui souhaitent le bien des Français. – Vous l'avez fait du bien aussi. –
Et
à chacun, j'entends que M. Wauquiez, qui n'a pas participé au front républicain, dit « je ne ferai pas tomber un gouvernement ». Eh bien ce qui compte c'est l'intérêt supérieur du pays. Et je salue ceux qui ne vont pas rajouter de la crise à la crise.
– Mais donc vous discutez avec
eux ?
– Ah non, nous ne discutons pas avec
eux.
– Vous ne discuterez pas avec eux ? –
Mais
simplement… –
Mais est-ce
que vous accepteriez que des ministres aient l'air dans le gouvernement ?
– Je vous ai déjà répondu. Je pense que le périmètre du gouvernement, c'est le périmètre non républicain. Mais que c'est l'Assemblée qui décide, c'est presque ça qui… En fait, il faut trouver un budget ensemble sur lequel, je vous réponds clairement là pour le coup, il y ait une majorité. –
Enfin c'est l'Assemblée
et le Sénat, pardon. Comment vous trouvez une majorité au Sénat si vous n'incluez pas
les républicains ? – Parce que
l'accord de non-sensure va dire que le cœur du réacteur du passage du budget, on l
'a
déjà vu, c'est l'Assemblée nationale. Donc les discussions, y compris sur le budget, elles auront lieu avec tous ceux qui veulent qu
'il
y
ait
un budget
pour ce pays. – Je pense qu'il faut qu
'on
sorte de la politique fiction. D'abord, il
y a
une fiction qui est, on peut faire sans le Rassemblement national, je le répète, 11 millions d'électeurs, ce n
'est
pas très démocrate d'ailleurs, mes chers collègues, de dire on va travailler sans eux, faire comme s'ils n'existaient pas, comme si leurs demandes n'existaient pas. Deuxièmement, j'entends un ancien socialiste et un toujours socialiste nous parler de travailler avec le
gouvernement.
L'un est député européen, l'autre est sénateur. Sauf que les députés socialistes, eux, s'ils mangent à la fin du mois, s'ils ont été élus, c'est par le bon vouloir de Jean-Luc Mélenchon.
–
C'est
votre
vie en vie,
c
'est Pierre de la politique.
–
Et ils seront beaucoup moins souples, on l'a vu d'ailleurs.
–
Montrez votre bête, ce
matin. –
On l'a vu, on l'a vu, ils ont été rappelés, reines courtes, au moment, ils ont été rappelés, mais vous pouvez vomir toutes vos insultes, je
continue de parler. – Oui, parce que vous insultez les députés socialistes, je les défends. – Je comprends, vous avez
besoin d'exister, mais
vous pouvez laisser les autres. – Je les défends, je les défends.
– Parce que s'il y a bien quelqu'un qui empêche les autres d'exprimer sur ce plateau, c'est vous. – Nous ne sommes pas
une boutique qui a fait de la prévérisation
avec l'argent de l'Europe.
–
Voilà, vous n'avez plus que ça. Le Parti Socialiste, à l'Assemblée Nationale, donne une image piteuse de la République. On a un ancien président de la République qui regarde ses chaussures quand Jean-Luc Mélenchon, en haut du perchoir, lui enjoint de voter la censure. Donc je pense qu'il faut maintenant, maintenant, dire les choses telles qu'elles sont.
Que
cette réalité ne vous plaise pas, dont acte. Le Rassemblement National est incontournable. Ces électeurs ont autant de valeur que tous les électeurs. Et j'ai inclus d'ailleurs les électeurs de la France Insoumise, dont je fais la différence avec leurs représentants. Il faut maintenant un gouvernement qui comprenne que les temps ont changé. Qui comprenne que LRPS,
ce
sont deux partis ultra minoritaires. Et qu
'on
passe au-delà de ça, en faisant en sorte que tout le monde soit entendu. Ce que j'ai entendu ce matin est très inquiétant. C'est des vieilles alliances, de vieux partis dont les Français ne veulent pas. En faisant toujours le même discours. Tous les nouveaux, on n'en veut pas. Et bien avec cette logique, vous avez envoyé Michel Barnier dans le mur. Michel Barnier qui avait commencé en disant qu'il travaillerait avec tout le monde. et qui a été rattrapé par M. Wauquiez et M. Attal. Qui lui ont dit, c'est clair, si tu acceptes un certain nombre de mesures du Rassemblement national, tu sautes. Et je vais vous dire, les deux qui ont fait sauter Michel Barnier, c'est M. Attal et M. Wauquiez.
Donc, une fois encore, ne parlons pas
de désordre. Vous
avez voté,
vos
amis ont voté, si les socialistes pensaient aux Français, je pense que les Français le sauraient. Vos amis ont voté la même censure que nous. Donc ne parlez pas du désordre. Aujourd'hui, c'est une page blanche qui s'affiche au président de la République de prendre ses responsabilités.
– Attendez,
je fais un simple constat, parce que vous voyez, j'entre sur ce plateau, je ne sais pas ce que les uns et les autres vont dire. Vous, vous êtes ce matin avec une grenade dégoupillée, que vous avez d'ailleurs tenue pour ce gouvernement-là, et vous indiquez, ah, s'il
y a
un ministre socialiste, on
lance la grenade.
– Ah, si ce n
'est
pas sur nos bases, on lance la grenade, le Front National est incontournable. Mais souffrez qu'il y
ait
deux tiers de
l
'Assemblée Nationale et une grande majorité de celles-ci qui continuent à appliquer, et on a vu ce matin, pourquoi, une sorte de cordon sanitaire par rapport à ce que vous êtes vraiment, c'est-à-dire quelqu'un qui manie l'insulte, quelqu'un qui manie l'insulte…
–
Ah,
vous avez passé votre
matinée
à m'insulter, monsieur.
–
Mais non, mais c'est la vérité.
–
Mais non,
ben oui, c'est
la vérité. – C'est pas une insulte.
–
Vous avez dit tout à l'heure, s'il y
a
un seul ministre socialiste dans ce gouvernement,
–
Je n
'ai
pas dit, ça
s'est dit, j'ai
dit de
gauche. –
Si vous l'avez dit. – J'ai dit de gauche. –
Ah,
vous l'avez dit. – Non, j'ai dit de gauche.
– Juste un dernier mot, parce qu'il va bien falloir trouver un nom de Premier ministre, est-ce que quelqu'un comme François Bayrou, ce serait un bon Premier ministre ? Ce serait le bon profil ?
–
Déjà, permettez-moi de ne pas forcément donner de nom, c'est le président de
la
République qui a cette prérogative dans notre Constitution, je sais que certains veulent la fin de la Ve République, je voyais d'ailleurs un tweet d'hier de LFI qui se réjouissait en disant « Aujourd'hui, on fait tomber le gouvernement, demain on fait tomber le président de la République, et après-demain, ça sera la Ve République ». Bon, voilà, c'est un peu l'image de ce qu'aujourd'hui, les partis du chaos veulent pour les Français.
Moi, je pense que ce qui est important aujourd'hui, c'est de se dire, on est dans une situation politique compliquée, une crise politique, avec une crise économique, avec une crise sociale, avec une crise géopolitique aussi, avec la guerre à nos portes, donc on a besoin aujourd'hui de rassurer les Français, et je ne pense pas qu'aujourd'hui, un débat comme le nôtre ce matin rassure les Français, on a besoin d'avoir un budget, et pour avoir un budget, il faut trouver une majorité, et cette majorité, elle doit se faire sans les extrêmes, et on est en capacité aujourd'hui, à l'Assemblée nationale et au Sénat, de trouver une majorité sur un budget qui protège les Français, faisant en sorte d'être responsable pour une fois.
Merci, merci beaucoup, merci
à tous les trois. Sous-titrage Société Radio
-Canada
Laurent Jacobelli