La grande interview : Franz-Olivier Giesbert
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Bonjour Franz Olivier Giesbert, merci d'être avec nous. On va balayer l'actualité avec vous.
- 0:57OuverteRéponse directe
Vous diriez que la France renoue avec ses racines chrétiennes qu'elle peut avoir tendance parfois à oublier ?
- 1:39OuverteRéponse directe
C'était bondé dans le métro pour le pape. Qu'en pensez-vous ?
- 2:23OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron n'assistera pas à la messe sur les Champs-Élysées. Qu'est-ce que vous en dites ?
- 3:47OuverteRéponse directe
Le pape s'oppose à l'euthanasie. Quel message cela envoie-t-il ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Vous avez suivi les visites de Jean-Paul II et Benoît XVI. Qu'est-ce qui a changé ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:23Fait
« Emmanuel Macron n'assistera pas à la messe sur les Champs-Élysées. »
- 3:47Fait
« Le thème de la visite du pape c'est pour que le monde ait la vie. Pour que le monde ait la vie. »
- 4:07Fait
« Le message est clair. Il s'oppose à ce que les députés français ont voté sur insistance d'Emmanuel Macron d'ailleurs à savoir l'euthanasie et le suicide assisté. »
- 4:27Fait
« Moi, je suis fait partie de ceux qui trouvent cette loi, je trouve que c'était une mauvaise loi. »
- 7:12Chiffre
« Vous savez qu'il y a quelques minutes, on a dépassé les 3600 milliards de dettes, hein. Les 3600 milliards de dettes. »
- 7:31Chiffre
« Il est le président de la République qui aura le plus endetté la France. »
- 7:51Chiffre
« En 2030, il faudra payer 124 milliards en principe 124 milliards par an le plus grand le plus grand poste budgétaire pour la charge de la dette. »
- 8:33Fait
« Si on fait pas ça, c'est la faillite, c'est la banqoute, on peut pas ne pas les payer. »
- 9:17Chiffre
« 57 % de dépenses publiques. »
- 11:41Fait
« La France en 2017, quand Emmanuel Macron arrive au pouvoir, elle est en première division sur le plan économique. »
- 12:25Fait
« aujourd'hui nous sommes en bas de la 2e division, c'est-à-dire on va être relayé, on va passer en 3e division. »
- 12:45Chiffre
« les taux dans pour pour la dette hein sur sur 10 ans, c'est très intéressant parce que vous voyez que la France, elle arrive en numéro 1. »
- 13:08Fait
« il faut faire aussi quand je parlais tout à l'heure choc de croissance il faut faire aussi un choc de comment dire de de compétences de sérieux de arrêter de tricher même sur les comptes les comptes publics »
- 13:47Fait
« François Fillon a dit qu'Emmanuel Macron avait beaucoup abîmé la France. »
Temps de parole
- ?100 %
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8h13 la grande interview c'est news européen avec ce matin Fran Olivier Gisbert. Bonjour Fran qu'on ne présente pas journaliste écrivain auteur de voyage dans la France d'avant aux éditions Galimar et auteur de la France est un pays communiste aux éditions plomb merci beaucoup d'être avec nous on va évidemment balayer toute l'actualité avec vous c'est toujours passionnant de vous de vous écouter esprit libre Fran Olivier Gisbert on va commencer bien sûr avec l'actualité qui nous intéresse aujourd'hui le pape Léon X qui arrive en France il va atterrir à Horley à 10h il a décollé il y a quelques instants de de l'aéroport de de Rome. Il va être accueilli par Emmanuel Macron. Pendant 4 jours, la France va suivre et vivre cette visite papale
historique. Vous diriez que la France renoue avec ses racines chrétiennes qu'elle peut avoir tendance parfois à oublier. Oui, tout à fait. D'ailleurs, c'est une allégorie de ce qui se passe en France. C'est-à-dire que rien n'est jamais écrit. La messe n'est pas dite, si je peux me permettre, sur l'idée que tout est fini. Voyez, la France est par terre, voilà, c'est fini. Mais non, c'est jamais fini. D'ailleurs, le christianisme en France, il est pas dans un très bon état. On parle de décristianisation. Le philosophe historien Marcel gaucher parlait, souvenez-vous, du désenchantement du monde au siècle précédent. Et c'est vrai qu'on est là-dedans, mais il suffit que le pape vienne, voilà, une petite étincelle, il se passe quelque chose, vent d'espérance, ferveur et cetera.
C'est intéressant. J'étais dans le métrouillère, c'était bondé, pleiné de gens qui venaient de partout dans le monde pour faire le pape. C'était on avait l'impression que c'était le métro à 6h du mat à 6h du soir, voyez, tout les uns sur les autres. Et c'était pour le pape tout ça c'était pour le pape. Il ne parlait que du pape. Donc je pense que en fait faut cesser c'est le discours qu'on entend régulièrement le déclin. Bah oui le déclin moi je suis premier la Vardi avec d'autres beaucoup d'autres comme Nicolas Bavr et cetera. Évidemment, il y a un déclin français, il suffit de regarder les chiffres, mais c'est pas pour autant fini, hein. Je pense que l'histoire de France, elle elle est faite de sursaut et c'est ce qu'on voit aujourd'hui avec l'église. Emmanuel Macron n'assistera pas à la
messe sur les Champs-Élysées. Erreur. Qu'est-ce que vous en dites vous ? Oh non, c'est pas c'est pas une erreur. Moi, je suis tout à fait pour le laïcité. Vous savez la laïcité faut jamais oublier, faut le dire d'ailleurs. Il aurait pu y assister comme le faisait communier. Bien sûr, bien sûr. Mais la laïcité c'est faut jamais oublier que c'est elle est d'origine chrétienne. Rendez à César ce qui était César et à Dieu ce qui est à Dieu. Ça c'est la phrase de Jésus-Christ. C'est dans les évangiles selon Saint-Mthieu, Saint-Marc, Saint-Luc et cetera. C'est une phrase très importante. Ça veut dire que il y a le pouvoir politique d'un côté et le pouvoir intemporel, le domaine immatériel de l'autre et que ça n'est pas la même chose. C'est très particulier à la religion catholique ça,
au christianisme. C'est vous n'avez pas ça dans l'islam par exemple où les deux sont mélangés à travers la charia et cetera. Donc c'est très intéressant et je trouve moi je qui qui décide de pas il aurait décidé d'y aller. Moi j'aurais trouvé ça très bien. Il décide de pas y aller. Je trouve ça très bien aussi. Après, il y a un petit peut-être un petit côté vengeance puisque lui rêvait de la visite d'État, peut-être même, je sais pas quoi, un grand dîner à l'Élysée pour sa sa salle des fêtes. Non non, je sais mais on voit bien, il voulait voyez où le baladait Notre-Dame avec euh les télés tout ça enfin faire un peu comme il avait fait avec Donald Trump et je pense qu'il voulait ça et le pape n'a pas voulu parce que voilà, il voulait faire une visite pontificale. Mais c'est
très bien. Puis je pense que ça efface aussi ce qui s'est passé avec le pape précédent François qui aimait pas la France. Je ne sais pas pour quelle raison il y avait plein de raisons. Mais il nous voyait comme un pays d'enfants gâté. Oui mais enfin bon c'était pas il a pas été très élégant avec nous. Le thème de la visite du pape c'est pour que le monde ait la vie. Pour que le monde ait la vie. Le message est clair. Il s'oppose à ce que les députés français ont voté sur insistance d'Emmanuel Macron d'ailleurs à savoir l'euthanasie et le suicide assisté. Léon X va devoir rappeler le le message de l'église. Un homme ne tue pas son prochain. Bah oui, évidemment. Puis c'est il est là pour ça. Il est là pour répéter ça, ce message. Après bon, la vie passe, les
lois passent. Moi, je suis fait partie de ceux qui trouvent cette loi, je trouve que c'était une mauvaise loi. Bon, ça n'a pas fait le scandale, ça aurait pu faire. C'est vrai qu'il y avait cette la loi léonétique qui qui fonctionnait très bien auparavant. J'ai pas compris pourquoi il fallait qu'il y ait une nouvelle loi et qui en fait qui facilite un peu disons effectivement l'euthanasie. Euh vous avez suivi la la visite de Jean-Paul II en 1980 ou euh celle de Benoît X en 2008. Ah oui. Alors j'avais même été l'écouter au Bernardin. C'était incroyable parce que c'était un discours de de prof d'université absolument génial. D'ailleurs, j'avais pris des notes. C'était on avait l'impression qu'on était en cours et c'était parce que c'était un grand intellectuel ce papel
là. D'ailleurs, ces livres étaient excellents. Benoît X, je conseille Benoît X accueilli par Nicolas Sarkozy en 2008 et et Jean-Paul II, c'était inoui quoi. C'était ou c'était enfin de truc de fou quoi. C'est-à-dire et ben une espèce de ferveur desmentes. Je sais pas, je j'espère que ce papra à faire ça, mais il y avait quelque chose de particulier. Il y avait un charisme chez Jean-P. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy qui sera l'invité de Pascal Pro à 9h. Qu'est-ce qui a changé sur le fond depuis ? Depuis bah la décristianisation continue à aller son train en France, on voit bien les églises et tout mais il y a des petits moments de ferveur. Ça reprend. J'étais frappé par exemple c'était pas le pact de cette année mais les pacts de
l'année précédente, je sais pas si vous 2025 brusquement les églises étaient pleines. Euh Noël aussi, on va il y a des moments comme ça, on a le sentiment que les Français reviennent un peu. Enfin bon, on est encore loin du compte. Oui, on va parler du mais c'est pour dire rien n'est [raclement de gorge] jamais fini. C'est vrai on est dans la profession. Non, non, mais surtout le le la médias, je dire les médias, c'est toujours mieux de prendre le contrepied pour simple. Les médias font toujours comme si le présent allait continuer. C'est-à-dire que donc l'avenir c'est la continuation du présent. Et ben non, il y a sans arrêt des rupture et puis il y a des sursauts et les choses sont pas écrites ne sont jamais écrites. D'ailleurs, c'est vrai pour l'élection présidentielle aussi. Ouais.
Dans l'actualité également, les prix des carburants, Emmanuel Macron était hier soir à la télévision, il ne veut pas baisser les taxes sur le carburant. Il il préfère jouer sur les prix en sécurisant l'approvisionnement de la France en essence. C'est la bonne stratégie. Oui, a priori mais enfin il y a quand même quelque chose à voir globalement sur les taxes par rapport aux autres pays. C'est tout ça c'est une situation totalement anormale. Enfin, c'est très difficile de faire quelques réformes que ce soit dans la période actuelle, ça c'est clair. Mais c'est sûr aussi il faudra quand même que quelqu'un s'occupe aussi de l'économie parce que ce qui est très étonnant hier, c'est qu'il a peu parlé d'économie, la vraie économie, c'est-à-dire moi, je suis désolé, on va
dire je suis obsédé la dette. Ben, je regarde régulièrement l'horloge de la dette publique, hein. C'est un site tout à fait intéressant. Vous savez qu'il y a quelques minutes, on a dépassé les 3600 milliards de dettes, hein. Les 3600 milliards de dettes. Alors, on dit il a endetté la France de 1000 milliards. Non, non, il a pas endetté la France de 1000 milliards. Il a endetté la France de 1200 ou de 1300 milliards. Il est le président de la République qui aura le plus endetté la France. Bon et tout ça c'est pas lui évidemment directement c'est on sait très bien les comptes publics sont maquillés hein. Il y a une sorte de fraude hein. C'est maintenant on commence à comprendre c'est caché parce que des angles morts parce qu'on doit pas voir on doit pas savoir que par exemple voilà les
retraites notamment celles des fonctionnaires ça coûte cher parce que l'État abonde et tout ça bah pourer ses retraites il emprunte il emprunte et donc la dette monte et on va quand même vers un phénomène et c'est je trouve il faut le répéter au français c'est pour ça que c'est on peut pas continuer cette politique idiote qui consiste à massacrer tous les entreprises les prélèvements obligatoires qui ne cessent d'augmenter ça va continuer encore dans ce nouveau budget, il faut essayer de créer un espèce de choc de croissance à un moment donné parce que sachez bien que en 2030, il faudra payer 124 milliards en principe 124 milliards par an le plus grand le plus grand poste budgétaire pour la charge de la dette. simplement les intérêts de la dette. C'est pas c'est pas la dette qu'on
rembourse, ce sont les intérêts. Si on fait pas ça, c'est la faillite, c'est la banqoute, on peut pas ne pas les payer. Donc tout ça, il faut se préparer à ça. Il y a besoin justement d'une autre politique. Et cette autre politique, c'est on arrête avec la la politique du de Emmanuel Macron depuis le début, c'est-à-dire des des déficits budgétaires d'aimant, là encore 5 % peut-être encore davantage. Tout ça, il faut en finir. Il faut voilà gérer la France sérieusement comme comme elle était gérée au temps du général de Gaulle quand on avait des croissances à 5 6 et même 8 % 1962 croissance de 8 % on le peut simplement pour ça il faut pas de déficit budgétaire ou réduire le maximum le déficit budgétaire de prendre
aux entreprises pour nourrir le Bien sûr bien sûr. 57 % de dépenses publiques. Et alors, attendez là, il se fout du monde, je suis désolé, enfin toute révérence gardée, il se fout du monde. Le président de la République quand il nous explique que c'est le quoi qu'il en coûte, il était pour le quoi qu'il en coûte. Mais évidemment tout le monde est pour le quoi qu'il en coûte. L'État, il est là pour aider les Français quand ils sont dans la difficulté notamment au moment du Covid, c'était très bien. Mais le quoi qu'il en coûte, si vous regardez, vous l'avez eu aussi en Allemagne, vous l'avez eu dans plein de pays. Et qu'est-ce qui se passait l'année suivante ? Et ben, on redescendait. C'est-à-dire que les dépenses publiques en Allemagne, elles ont rebaissé l'année suivante. Nous,
non, ça a continué. Ça continue toujours. C'està-dire ça ne s'arrête jamais. Olivier Gisbert, les français sont prêts à entendre ça. C'est dire qu'il y a plus de on va plus pouvoir appliquer la politique du chéquier. On va plus pouvoir aider à toutva dès qu'il y a une dès qu'il y a une crise. On va changer totalement de de logiciel et de façon d'abord. Les français, c'est pas le problème de savoir s'ils sont prêts ou pas. De toute façon, ça se passera comme ça. C'està dire à un moment donné, si les Français ne veulent pas, ça se passera comme ça s'est passé en Grèce. C'est le FMI et puis la Banque centrale européenne qui siffle la fin de la référence. à celui qui va dire qui va dire ça malheur à celui mais enfin il y en a qui sont un peu plus sérieux que les autres.
Moi, j'ai trouvé que le par exemple ce qu'a dit Bruno Rotaillot à propos des retraites, c'est c'est courageux, c'est bien. Enfin, vous commencez vous commenz à avancer âge de départ minimum à 63 ans et tout plein à 65. Oui, voilà. Voilà. Mais mais c'est je pense qu'il faut commencer à à travailler là-dessus. Vous savez, la campagne présidentielle, elle a pas commencé hein. Pour l'instant, les lièvres se sont lancées. On attend maintenant les tortues. Souvent, c'est les tortues qui gagnent. Sébastien Lecornu, donc le Premier ministre fait tout pour éviter la censure et que le budget parce qu'il va falloir un budget. le premier ministre qui invite ses soutiens à travailler avec ceux qui ne partagent pas toutes leurs convictions pour bâtir un compromis sur le budget. On a
l'impression qu'on a entendu ça euh plusieurs fois. C'est un jeu d'équilibrisme précaire. Il va y arriver selon vous ou pas ? On va avoir un budget. Écoutez, c'est on a priori oui parce que je pense que personne n'ériche. Non parce que c'est ça va être un budget aussi minable que le budget de l'année dernière. C'est un budget honteux. C'est c'est voilà c'est pas comme ça qu'on va s'en sortir. C'est pas comme ça qu'on pourra payer les 124 milliards de charge de la dette en en tenir jusqu'à la présidentielle. Ben oui, mais on peut pas continuer comme ça très longtemps. On va dire, on s'enfonce avec ce type de politique. Vous savez ce qui est très intéressant quand on regarde un on comprend un peu de hauteur. La France en 2017, quand Emmanuel Macron
arrive au pouvoir, elle est en première division sur le plan économique. C'est-à-dire, elle peut tutoyer même s'il est légèrement en dessous la du point de vue des résultats économiques, elle peut tutoyer évidemment l'Allemagne, les Pays-Bas et cetera qui sont un peu les champions. B enfin B c'est tout petit mais c'est comme ça et en quelques années nous sommes passés en 2è division hein on est dessous c'est il y a pas de problème on a été relégué 2è division aujourd'hui c'està-dire les autres sont en haut l'Allemagne encore même si l'Allemagne a énormément de problèmes. Merci madame Merkel. C'est c'est clair que nous on est dessous, très en dessous avec les pays du sud, c'està-dire l'Italie. L'Italie qui
remonte, la pente revient de loin, l'Espagne et cetera, le Portugal. Bon, je constate qu'aujourd'hui nous sommes en bas de la 2e division, c'est-à-dire on va être relayé, on va passer en 3e division. Si vous avez regardez hier par exemple les taux sur 10 ans, c'est intéressant les taux dans pour pour la dette hein sur sur 10 ans, c'est très intéressant parce que vous voyez que la France, elle arrive en numéro 1. C'est-à-dire que voilà, les les les investisseurs ont moins confiance dans la dette. On est à 469 vers hier soir, c'est-à-dire on est les premiers devant l'Italie, la Grèce, l'Espagne et cetera. les premiers dans quelque chose enfin c'est pas bien d'être les premiers des pays qui ne pas confiance voilà qui sont et ça c'est
un énorme problème et c'est pour ça qu'il faut faire aussi quand je parlais tout à l'heure choc de croissance il faut faire aussi un choc de comment dire de de compétences de sérieux de arrêter de tricher même sur les comptes les comptes publics qu'on peut enfin qui sont complèt c'est une liste de mensonges on fait tout pour que les français ne s'y retrouvent pas que même ça c'est c'est il faut enfin À un moment donné, il faut faire aussi un choc de vérité. François Olivier Gisbert, François Fillon a dit qu'Emmanuel Macron avait beaucoup abîmé la France. Vous diriez la même chose ? Oui, tout à fait. J'ai déjà écrit, hein, c'est clair. Il a abîmé parce que parce qu'en fait il a des qualités. Quand on l'entend hier, moi j'étais par exemple son discours sur la la Russie, il a
raison. Je veux dire, je suis pas un je suis pas un antimacroniste trénétique. Mais je pense que il a pas il a il a c'est très étrange de la part de quelqu'un qu'on présentait comme le Mozart de la finance. Mais il a sous-estimé les l'économie, il s'est pas intéressé à l'économie et l'économie s'est vengée. Je veux dire aujourd'hui l'économie l'économie se venge sur la France et évidemment la France est abîmée parce que quand vous la politique c'est toujours un édifice voyez ça il y a plein de choses qui vont ensemble et on voit très bien tout s'affesse en même temps euh les finances publiques, l'éducation nationale l'autorité voilà champion la France est championne du monde de des refus d'opt tempéré non mais c'est des trucs de malade mentaux
c'est-à-dire à quoi sert la police si elle peut pas arrêter les gens s'il siffle personne ne s'arrête enfin Voilà, c'est c'est il y a quelque chose qui cloche complètement dans le pays et en fait c'est ça qui est extraordinaire, c'est qu'il s'en fout et c'est ça. Voilà, moi c'est je vois ça. J'ai il répond pas d'ailleurs aux questions ou au problèmes. Là, il vient parler de la de de la Russie. Il a raison, c'est très bien. Voilà, je je moi j'ai rien à redire là-dessus. Mais et puis il parle de sujets sur lesquels voà qui sont parfois intéressants, pas toujours, mais il parle pas des vrais sujets. Les vrais sujets, c'est qu'est-ce qu'on fait ? Vous voyez, il fait pas de pédagogie aussi. Un président de la République s'est fait pour faire de la pédagogie. Mêmean qui ne touchait pas sa
bille en économie de temps en temps euh quand ça allait très mal puis il avait mis les l'économie par terre avec son projet économique qui nous a parlé de la qui a parlé de la recette de la pas de la recette de la retraite à 60 ans en disant oui oui c'est pas financé mais ça sera financé par mes euh oui enfin on va voir. Oui, enfin là-dessus, il était prudent mais quand même par moment il disait voilà ce qu'il faut faire. Voilà, on par exemple, je me souviens sur la rigueur par exemple à un moment donné quand il y a le tournant de la rigueur en 1983, il parle, il dit des choses que j'ai jamais entendu dans la bouche de Macron même s'il prononce pas le mot rigueur, il y a des choses et je dis pas qu'il faut de la rigueur d'ailleurs, c'est très c'est vous voyez
si on fait juste de la rigueur ou de l'austérité comme diront tous les imbéciles quand on réduira les dépenses publiques, c'est pas ça le sujet. Le sujet c'est qu'il faut comment dire euh expliquer au français où on va. Et c'est clair que c'est pas en serrant indéfiniment la ceinture qu'on s'en sortira. Il faut au contraire faire ce que j'appelais tout à l'heure le espèce de choc de croissance à un moment donné. Et vous savez comment on le fait ? et ben en baissant les prélévements obligatoires et pour baisser les prélévement obligatoires, il faut baisser les dépenses publiques. Voilà, il faut avoir le courage à un moment donné quelqu'un qui dise il prennent la tronçonneuse ou autre chose et qui dit voilà on va baisser les dépenses publiques. Oui, mais c'est pas seulement ça. Vous
savez très bien, c'est toutes les aides dans tous les sens, les maquis, regardez, enfin le truc de baisser les salaires des ministres, moi je veux bien. Mais si si il faudrait aussi peut-être supprimer tous ces comités bidules, ridicules, qui servent à rien, toutes ces agences, enfin c'est c'est mais c'est un c'est monstrueux cette espèce de maquille d'ence d'agence qui ne sert absolument à rien. Franz Olivier Gisbert avec nous ce matin sur C News et sur Europe 1. Je ne serai peut-être plus maire dans quelques jours car j'ai pris une décision de bon sens. C'est ce qu'a déclaré hier matin Robert Ménard hein qui était assis à votre place interrogé par Laurence Ferrari. Pourquoi ? Parce que le maire de Béier va être jugé. Pour avoir refusé en juillet 2023 de marier une française
avec un Algérien sous OQTF, quel message vous lui adressez ce matin ? Fran Olivier Gisbert. Bah Robert Ménard. Tiens bon. Tiens bon parce que c'est toi qui a la vérité. Tous les Français sont avec toi. C'est évident. C'est ce cet système est totalement absurde. C'est-à-dire que on incite quoi les les maires à ne pas respecter la loi. Bah toi au moins tu es courageux, tu respectes la loi. Voilà, on est je suis avec toi comme comme je pense une immense majorité à sa place vous auriez fait la même chose. Bah oui. C'està dire que bah attendez c'est on voit si vous voulez le gros problème de la France aujourd'hui il y a plus de valeur, il y a plus ça arrive plus à rien. Vous voyez ce que je veux dire ? une sorte de juridisme qui tourne à vide parce que le vrai sujet
c'est quoi ? C'est que ça ne peut pas continuer comme ça. C'est-à-dire les les les il y a il y a une loi, les les maires doivent appliquer la loi et pas faire ce qu'il faut pour faire plaisir je sais pas quoi au au à la haute cour de justice de l'Europe ou au Conseil constitutionnel et cetera. C'est pas ça le sujet. C'est il y a il y a des lois. On respecte les lois. Fran Olivier Gisbert, je voulais vous entendre également sur France interviction de Charles Sapin. Après cela, c'est autour de Pascal Pro d'être ciblé par France Interre. Patrick Cohen dans son éditorial sur France Interre mercredi matin a demandé la la fermeture de de C News. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que la direction de Radio France est complice de de Patrick Cohen ? Comment
vous voyez les choses ? Ben écoutez moi euh c'est si ça ça montre le climat dans lequel nous entrons qui est un climat absurde de haine. C'est des choses qu'on entendait pas il y a il y a 30 40 50 ans. Aujourd'hui, il y a des gens un peu partout dans tous les sens qui disent "Faut interdire ceci, faut interdire cela et cetera." Euh l'Arcom qui parfois s'emmêle. Enfin, vous voyez très bien, on est rentré dans une période d'intolérance. Ce sont des gens qui croient que cette que cette radio leur appartient. Oui, mais je dirais plus grave que ça, c'est ils ne veulent pas d'autres ils veulent pas d'autres sons de cloche. Or, je sais pas, moi j'ai vécu toute ma vie avec des sons de cloches différents en écoutant un peu bah c'est notre métier les uns les autres en lisant un peu
toute la presse de droite de gauche, enfin c'est voilà c'était ça. Bon et aujourd'hui c'est plus au niveau peut-être des médias que ça se des grands médias que ça se ça se répartit la gauche et la droite. Bon, c'est normal. Et moi, je vais vous dire, il y a tout a été dit par Hippolyen, grand philosophe historien, hein. N'ayez d'intolérance que vis-à-vis de l'intolérance. On n'en peut plus de cette intolérance. Et je veux dire, c'est de la folie. Ces gens sont fous. C'est-à-dire que on a envie d'entendre des paroles différentes. Les Français, je crois que faut se mettre à la place des Français. C'est dire, on va régler les problèmes en fermant des radios. Non mais faut être taré pour croire ça. Nez de l'intolérence. Surtout quand on est journaliste. Alors
là, je veux dire il y a un problème. N'ayez de l'intolérance que vis-à-vis de l'intolérance. On va garder ça en tête. Merci beaucoup Fran Olivier Gisbert. Le voyage dans la France d'avant aux éditions Galimar et la France est-elle un pays communiste aux éditions plomb. Voilà vos livres. Merci beaucoup. Merci.