Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewINA (sur YouTube)· 9 juillet 2012 3 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Invité François Hollande

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Première réaction concernant la démission de Nicolas Sarkozy à la tête du RPR ?

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Êtes-vous choqué par les propos de Daniel Cohn-Bendit après les résultats ?

  • 1:31OuverteRéponse directe

    Allez-vous siéger au Parlement européen et jusqu'à quand ?

  • 2:31OuverteRéponse directe

    Êtes-vous en train de nous dire que c'est la revanche de Lionel Jospin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François HollandeFait
    « Nicolas Sarkozi l'a fait. Non sans dignité, mais est-ce qu'il est le seul responsable de la situation ? Je ne crois pas. »
  • 0:45François HollandeFait
    « Tout au long de la campagne, il nous a dit qu'il voulait parler de l'Europe et il en a parlé et plutôt heureusement. »
  • 1:05François HollandeFait
    « Une élection européenne, c'est fait pour élire des députés européens au Parlement de Strasbourg. C'est pas fait pour recomposer un gouvernement. »
  • 1:50François HollandePromesse
    « J'ai décidé de siéger et de défendre les dossiers qui nous tiennent à cœur. »
  • 3:50François HollandeChiffre
    « La gauche pour rial a progressé, on creuse l'écart par rapport à la droite. »
  • 4:05François HollandeFait
    « Ça a été médiocre en Allemagne, ça a été mauvais en Angleterre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Invité du 1920, François Hollande, le premier secrétaire du PS et surtout le tête de liste victorieux d'hier soir. Bonsoir. Bonsoir.

Euh d'abord, je vais vous demander une première réaction concernant la droite. Est-ce que vous vous attendiez à la démission de Nicolas Sarkozi en ce qui concerne la tête du RPR ? Je ne suis pas le meilleur spécialiste pour en juger, mais lorsqu'il y a une défaite, généralement le principal responsable du parti où le candidat en tire les leçons, Nicolas Sarkozi l'a fait.

Non sans dignité, mais est-ce qu'il est le seul responsable de la situation ? Je ne crois pas. Je crois que ce mouvement politique est affecté depuis plusieurs années par un manque de ligne claire, même s'il est le parti du président parce qu'il est peut-être le parti du président, il est affecté par une crise qui n'est pas simplement une crise de personne.

Et je crois que si Jacques Chirac s'occupe encore du RPR, il doit être très inquiet aujourd'hui. Alors, on va parler de la gauche maintenant. On l'a vu des hier, la gauche plurielle s'est un peu rééquilibrée notamment avec le très bon score des vers.

Est-ce que vous avez été choqué par les propos de Daniel Conbandit qui semblait désire soi vouloir tirer les dividendes de de ce succès ? On le connaît Daniel Conbandit, il est plutôt libre dans son propos mais en même temps, il faut pas qu'il soit contradictoire. Tout au long de la campagne, il nous a dit qu'il voulait parler de l'Europe et il en a parlé et plutôt heureusement.

Et puis dès le lendemain, voire même dès le soir même du résultat, il nous disait "Bah finalement, il faut aussi qu'on parle de la place des verres dans la majorité, voire même au gouvernement." Et je crois que là, il y a détournement de sens. Une élection européenne, c'est fait pour élire des députés européens au Parlement de Strasbourg.

C'est pas fait pour recomposer un gouvernement. Ça c'est les élections législatives qui donnent ce résultat et cette conséquence. Ça veut dire clairement que pour l'Europe, vous voulez bien discuter avec Daniel comme Bendit, pour la France, c'est Dominique Voinet.

C'est Dominiqueet puisquelle est responsable de son mouvement. Elle est au gouvernement. C'est normal que ce soit-elle ou alors il faut dire si ils ont changé mais je ne crois pas de leader politique chez les verts.

Alors une question qui qui vous concerne vous personnellement, est-ce que vous allez siéger vous au Parlement européen et combien de temps ? Alors j'ai dit que je sièégerai au Parlement européen donc je vais le faire. Oui mais est-ce que vous allez siéger jusqu'au bout de votre mandat ?

Parce que vous avez le droit de siéger et de réfléchir. Ça la vie est longue mais je siégerai autant qu'il sera nécessaire. C'est-à-dire que on sait jamais, il peut y avoir d'autres élections et mon rôle de premier secrétaire, c'est de répondre à toutes les sollicitations qui peuvent se produire.

Mais pour l'instant, j'ai décidé de siéger et de défendre les dossiers qui nous tiennent à cœur. Je croyais le faire d'ailleurs dans un meilleur contexte, je dois l'avouer, parce que si nous nous avons gagner en France et j'en suis heureux, la gauche pour rial a progressé, on creuse l'écart par rapport à la droite. En revanche, je suis obligé de faire ce constat, ça a été plus difficile dans le reste de l'Europe.

Ça a été médiocre en Allemagne, ça a été mauvais en Angleterre alors même que Tony Blair et Gerard Schoder nous disaient avant les élections ce qu'il fallait faire. Vous êtes en train de nous dire que c'est la revanche de Jospin ? Non, je dis pas ça parce que j'aurais préféré qu'il remporte un succès.

Ça nous aurait facilité la tâche au Parlement européen pour défendre notamment les questions sociales et le pacte européen pour l'emploi. Mais je crois qu'il faut bien comprendre que le mouvement socialiste européen ne peut progresser que si il incarne le changement et une cohésion sociale qui a quand même été très défaillante ces dernières années en Europe. La meilleure preuve, c'est quand même qu'on a beaucoup d'abstention, pas simplement en France, partout en Europe.

Et ce symptôme doit mettre les socialistes européens vraiment à la tâche au Parlement de Strasbourg. François Hollande, merci d'avoir accepté l'invitation du 1920.