Le 17 février, Mathilde Panot (LFI) rappelait l’assassinat de Federico Aramburu en 2022
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abjectors [applaudissements] est un humaniste, c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à l'être humain, à l'homme, on n'ose pas un mort à un autre mort. Il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente Panot. Le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs.
Mes premiers mots au nom du groupe insoumis vont à la famille enillé de Quentin Desang, tué en pleine rue à Lyon. Nous n'acceptons pas que la violence physique, d'où qu'elle vienne soit employée pour régler les conflits. Jamais nous ne l'avons accepté.
Jamais nous ne l'accepterons. Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences.
Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elles, c'est précisément car il glorifient la mort et la brutalité, érige le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus antirépublicains que cela. Nous ne vous avons pas entendu sur l'assassinat du rugby Féico Arombouro à 2 km seulement de notre assemblée par des militants du Gud, ni sur les 12 personnes tuées par l'extrême droite depuis 2022. Monsieur le Premier ministre, faire peser sur notre groupe une responsabilité morale imaginaire ne parviendra pas à éclipser votre réelle responsabilité politique.
Je le rappelle ici, le maintien de l'ordre public relève de la compétence exclusive de votre gouvernement et non pas de l'opposition parlementaire. Pourquoi ? Aucun dispositif n'a été prévu, ouvrant la voie à tous les débordements alors que les renseignements territoriaux étaient avertis depuis plusieurs jours de la présence de Nemmésis.
C'est à monsieur le premier [applaudissements] ministre. Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Pano, ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abjecte. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] On peut avoir des divergences politiques Mais lorsqu'on est un humaniste, c'est-à-dire que lorsqu'on est attaché à l'être humain, à l'homme, on n'ose pas un mort à un autre mort, à un assassinat à un autre assassinat. [applaudissements] Il n'y a pas, madame la présidente, une violence acceptable dans un sens et inacceptable dans l'autre. et donc le refus de la violence.
Mathilde Panot