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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 25 novembre 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsDéfense

Les 4 vérités - Matthieu Lefèvre

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Les prochaines semaines pourraient être mouvementées pour le gouvernement avec l'examen de la proposition visant à abroger la réforme des retraites. Est-ce que vous vous y préparez ?

  • 1:22RelanceRéponse partielle

    Il y aura une navette parlementaire. Même si le Sénat maintient cette réforme, elle reviendra à l'Assemblée où la niche parlementaire des Ecologistes proposera cette abrogation. N'y a-t-il pas un principe de réalité ?

  • 2:43RelanceRéponse directe

    Vous êtes certain qu'on ne reviendra pas sur la réforme des retraites ? Vous avez écrit au président de la Commission des finances, l'insoumis E.Coquerel, pour lui dire qu'il avait une irresponsabilité financière. Il vous a répondu ?

  • 3:24FerméeRéponse directe

    Vous dites que ça ne se fera pas ?

  • 4:09RelanceRéponse directe

    Etes-vous entendu ? Dans la copie qui est en train d'être discutée au Sénat, ces allégements de charges que vous souhaitez maintenir pour les entreprises sont toujours là.

  • 4:52OuverteRéponse directe

    Une commission mixte paritaire va avoir lieu cette semaine.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:22M.LefèvreFait
    « Il faut que ceux qui proposent d'abroger la réforme des retraites aient le courage de dire que c'est le modèle français qui va être mis en péril, demain. »
  • 1:59Fait
    « Tous nos voisins augmentent l'âge légal du départ à la retraite. »
  • 2:43Chiffre
    « Les dépenses de retraites ont compté pour près de 50 % de l'augmentation de la dette sous le quinquennat d'E.Macron. »
  • 2:43M.LefèvreFait
    « Un parlementaire ne peut pas déposer une proposition de loi qui abrogera des milliards d'euros pour la Sécurité sociale et le modèle social français. »
  • 3:24M.LefèvreFait
    « On est contre la hausse du travail. Les Etats-Unis et la Chine se réarment. On serait les seuls à augmenter le coût du travail ? »
  • 4:09M.LefèvreFait
    « On assume de dire qu'un texte qui augmente le coût du travail ne nous convient pas. Les plans sociaux se multiplient. Cela ne nous convient pas. »
  • 4:52M.LefèvreFait
    « La France risque de se désindustrialiser. »
  • 4:52M.LefèvreFait
    « Un climat social et fiscal anxiogène pour les chefs d'entreprises et leurs salariés. »
  • 5:35M.LefèvreFait
    « Nous dépensons trop dans notre pays. Le chemin pour retrouver la stabilité financière, c'est de limiter les dépenses publiques à commencer par l'assurance-chômage. »
  • 6:16M.LefèvreFait
    « Il faut que le PS et le RN prennent leurs responsabilités et disent aux Français ce qu'ils s'apprêtent à faire. »
  • 6:58M.LefèvreFait
    « Il y a quelque chose de choquant dans cette équivalence morale. Cette décision ne fait pas progresser la paix d'un millimètre. »
  • 7:42M.LefèvreFait
    « Cette décision place une équivalence morale entre un groupe terroriste et un Etat. »
  • 8:26M.LefèvreFait
    « Ce combat ne peut pas être mené de n'importe quelle façon. Il doit être fait dans le respect du droit humanitaire international. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

au revoir. La dernière épouse de Cartier-Bresson, M.Franck, nous rappelle que la photographie "est un fragment de vie qui ne reviendra pas". Pour toutes ces photos et cette citation, n'oublions pas de nous dire au revoir. - D.Thévenot: C'est très émouvant. - M.Lauqué: Nous passons à la politique. Bonjour, J.Wittenberg. Vous recevez M.Lefèvre, député Renaissance du Val-de-Marne. Bonjour à tous les deux. - J.Wittenberg: Bonjour. Les prochaines semaines pourraient être mouvementées

0:44

pour le gouvernement, avec cette succession d'échéances à haut risque. Ca commence le 28 novembre avec l'examen de la proposition visant à abroger la réforme des retraites. LFI demande à l'Assemblée de voter ce texte le 28 novembre. On sait qu'il y a une majorité possible. Est-ce que vous vous y préparez? - M.Lefèvre: LFI demande au RN de s'associer à elle pour abroger ce texte de grande responsabilité. On verra dans quel camp se trouve le RN. On ne peut pas se permettre d'abroger la réforme des retraites. - J.Wittenberg: Il y aura une navette parlementaire. Même si le Sénat maintient cette réforme, elle reviendra à l'Assemblée où la niche parlementaire des Ecologistes proposera cette abrogation. N'y a-t-il pas un principe de réalité?

1:22

Il y a une majorité à l'Assemblée et dans le pays pour abroger cette réforme. - M.Lefèvre: Il faut que nous ayons un débat à la hauteur des enjeux. Il faut que ceux qui proposent d'abroger la réforme des retraites aient le courage de dire que c'est le modèle français qui va être mis en péril, demain. On est un parti de responsabilité. On a fait le choix de l'impopularité, parfois. On reconnaît à ça les gens responsables dans ce pays. Tous nos voisins augmentent l'âge légal du départ à la retraite.

2:43

Les dépenses de retraites ont compté pour près de 50 % de l'augmentation de la dette sous le quinquennat d'E.Macron. - J.Wittenberg: Vous êtes certain qu'on ne reviendra pas sur la réforme des retraites, c'est ce que vous dites. Vous avez écrit au président de la Commission des finances, l'insoumis E.Coquerel, pour lui dire qu'il avait une irresponsabilité financière. Il vous a répondu? - M.Lefèvre: Il le fera. Un parlementaire ne peut pas déposer une proposition de loi qui abrogera des milliards d'euros pour la Sécurité sociale et le modèle social français. - J.Wittenberg: Vous dites que ça ne se fera pas? - M.Lefèvre: Je souhaite que ça ne se fasse pas. Il y a eu des milliers d'amendements et des semaines de débats pour cette réforme.

3:24

On a besoin d'au moins une journée. - J.Wittenberg: Qui est à la place du capitaine dans le navire, quand le ministre critique son propre gouvernement? - M.Lefèvre: On est dans une situation nouvelle. On est contre la hausse du travail. Les Etats-Unis et la Chine se réarment. On serait les seuls à augmenter le coût du travail? Il faut baisser les impôts plutôt que de continuer à les augmenter. A.Armand a eu le courage de le dire. - J.Wittenberg: Etes-vous entendu? Dans la copie qui est en train d'être discutée au Sénat, ces allégements de charges que vous souhaitez maintenir pour les entreprises sont toujours là. - M.Lefèvre: On a un dialogue fructueux avec M.Barnier et G.Attal. On assume de dire qu'un texte qui augmente le coût du travail ne nous convient pas. Les plans sociaux se multiplient. Cela ne nous convient pas. La France Risque de se désindustrialiser. - J.Wittenberg: La courbe de l'emploi frémit dans le mauvais sens du terme.

4:52

- M.Lefèvre: Un climat social et fiscal anxiogène pour les chefs d'entreprises et leurs salariés... La politique envoie un signal contradictoire à ce que font tous nos voisins européens et internationaux. - J.Wittenberg: Une commission mixte paritaire va avoir lieu cette semaine. - M.Lefèvre: C'est une des solutions, de ne pas voter le texte de notre gouvernement. Les sénateurs ont augmenté le coût du travail de 3 milliards d'euros. Un euro, c'est un euro en trop. D'abord, il y aura une nouvelle lecture à l'Assemblée nationale. - J.Wittenberg: Mais il y a une option que vous ne votiez pas le texte? - M.Lefèvre: Bien sûr. - J.Wittenberg: Le budget est malmené et est détricoté avant d'être retricoté au Sénat, suite

5:35

à ce qu'il s'est passé à l'Assemblée. Est-ce qu'il y a une autre option que celle d'un 49-3 qui aura lieu dans quelques semaines? - M.Lefèvre: On fera en sorte que la situation politique n'impose pas le 49-3. Nous dépensons trop dans notre pays. Le chemin pour retrouver la stabilité financière, c'est de limiter les dépenses publiques à commencer par l'assurance-chômage. - J.Wittenberg: Si le gouvernement tombe, qu'est-ce qu'il se passe? Le budget sera maintenu? - M.Lefèvre: Les conséquences seraient désastreuses.

6:16

Il faut que le PS et le RN prennent leurs responsabilités et disent aux Français ce qu'ils s'apprêtent à faire. Ce serait un signal désastreux pour les salariés de ce pays. Il faut en appeler à la raison et à la responsabilité. Quand on prétend être un parti de gouvernement, on ne censure pas un parti de gouvernement. - J.Wittenberg: Depuis 2022, vous avez présidé le groupe d'amitié France- Israël. Le Quai d'Orsay a pris en compte la décision de la Cour pénale de lancer des mandats d'arrêt contre B.Nétanyahou et son ancien ministre de la Défense.

6:58

Que se passerait-il si B.Nétanyahou venait en France aujourd'hui? - M.Lefèvre: Il y a quelque chose de choquant dans cette équivalence morale. Cette décision ne fait pas progresser la paix d'un millimètre. - J.Wittenberg: Si B.Nétanyahou venait en France, serait-il sous le coup de la loi internationale et serait-il arrêté? - M.Lefèvre: Ce ne serait pas une bonne solution. Quand on souhaite répondre à ce conflit, on le fait avec toutes les parties prenantes. C'est ce que fait le président de la République. - J.Wittenberg: Vous pensez que la Cour internationale est une institution orientée? Vous dénoncez cette institution. - M.Lefèvre: Elle est indépendante. Cette décision place une équivalence morale entre un groupe terroriste et un Etat.

7:42

Ce n'est pas de nature à faire progresser la paix au Proche-Orient. - J.Wittenberg: Pour vous, l'Etat israélien n'a rien à se reprocher? Il a créé des conditions de famine sur ce territoire. - M.Lefèvre: C'est une forme d'inversion accusatoire historique qui me paraît dangereuse, de parler de crime contre l'humanité. Il faut faire notre possible pour que les populations civiles soient protégées, à Gaza comme au Liban. - J.Wittenberg: Des frappes ont eu lieu au centre de Beyrouth, cette nuit, frappant des victimes collatérales qui perdent la vie à cause d'un combat que vous jugez légitime contre le Hamas et le Hezbollah.

8:26

Comment arrêter ça? - M.Lefèvre: Ce combat ne peut pas être mené de n'importe quelle façon. Il doit être fait dans le respect du droit humanitaire international