Retour sur un week-end marqué par des violences urbaines lors des manifestations / Élus et citoyens se sont rassemblés pour dénonces les dégradations / Côté foot, les Verts restent 1er du classement après leur match contre le Red Star
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:55InvitéFait
« Je respecte la liberté de manifester. »
- 3:37InvitéFait
« nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe concernant le bâtiment de l'hôtel de ville. »
- 3:48InvitéFait
« il n'y aurait plus d'hôtel de ville aujourd'hui à Saint-Etienne. »
- 4:08InvitéChiffre
« madame, il y a eu 60 arrestations. »
Temps de parole
- Invité74 %
- Présentateur10 %
- Invité 23 %
- ?2 %
- Invité 32 %
≈ 19 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Un
week-end marqué par des violences à Saint-Etienne, en marge des manifestations des Gilets jaunes et des lycéens. Dégradations, affrontements et commerces touchés, plusieurs secteurs du centre-ville ont été impactés. On revient sur les événements qui ont marqué ces derniers jours et sur les conséquences pour les habitants et les commerçants.
Et
face aux violences du week-end, des élus et des citoyens se sont rassemblés pour dénoncer les dégradations et afficher leur attachement aux valeurs de la République. A l'appel de l'Association des maires de France, cette mobilisation se présentait comme un message de solidarité envers les personnes touchées. Et un rappel, les désaccords ne peuvent pas justifier les violences. Enfin, du côté des Verts, le week-end s'est terminé sur une note positive. La Sainte-Etienne s'est imposée 1 à 0 face au Red Star ce samedi à Paris. Un succès à l'extérieur pour les Stéphanois qui repartent avec les trois points. Retour sur cette rencontre et sur le résultat des Verts.
Bienvenue dans cette nouvelle édition. Je vous laisse avec l'actualité de ce lundi 19 octobre.
Nous
avons dû faire face à un déchaînement
de
violences sans précédent dans les rues de Saint-Etienne comme partout en France. Samedi, la manifestation de la convergence des luttes a largement débordé. Dès midi, les rassemblements de manifestants allumaient des feux sur la place Jean Jaurès à Saint-Etienne face aux forces de l'ordre postées en arrière-plan pour sécuriser la préfecture. La tension était déjà palpable. Des jeunes excédés crient « Acab », les forces de l'ordre clament les premières sommations et lancent des grenades lacrymogènes à midi 30. À 14h, des milliers de personnes convergent vers Jean Jaurès pour la manifestation officielle, même si elle n'est pas déclarée en préfecture.
Un cortège s'engage pour remonter la grande rue de Saint-Etienne. Les cris des militants sont engagés et très vite, panneaux publicitaires, abris de tramway ou mobiliers urbains sont détruits sur le passage du cortège.
«
À Saint-Etienne, on est dans la manif ! On est là
!
Ils ont tiré sur des gars ! » La tension de quelques individus présents pour casser. Les casseurs se mettent en action progressivement. Les forces de l'ordre bloquent le cortège au niveau de Centre 2 suite au saccage de la mairie de proximité. Des affrontements s'en suivent avec des blessés de chaque côté. Un jeune homme est gravement touché. La main arrachée en ramassant une grenade. La manifestation officielle se termine dans les affrontements avec plusieurs groupuscules qui s'en prennent au commerce. Banque téléphonie mobile d'abord et parfumerie. Ensuite, les mouvements de foule importants créent la panique. Les pillages s'intensifient avec un effet domino sur certains manifestants.
Les affrontements avec les forces de l'ordre dureront jusqu'à 2h du matin avec 63 interpellations. « Je respecte la liberté de manifester.
La
manifestation officielle qui a été organisée, qui n'avait pas déposé d'actes de déclaration de manifester,
mais
qui a quand même été organisée, a été une manifestation qui a été maîtrisée
par
les organisations, notamment syndicales,
et
qui ont organisé les choses conformément aux droits de manifester. Mais on a eu effectivement plusieurs centaines d'individus cagoulés, en noir, extrêmement organisés.
Je
pense que tout ça est organisé, tout ça est tout à fait
diligenté,
avec une organisation extrêmement efficace. Et donc il ne faut pas être surpris de la situation actuelle.
Je
veux aussi dire,
de
façon très solennelle, que nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe concernant le bâtiment de l'hôtel de ville. Et s'il n'y avait pas eu l'intervention, ça s'est joué à quelques minutes près,
de
la police nationale,
il
n'y aurait plus d'hôtel de ville aujourd'hui à Saint-Etienne. Le lendemain matin, le constat, des habitants amers et surtout des commerçants en colère. Saint-Etienne, on est quand même impacté par pas mal de choses, et là, de la colère parce que ce matin on se réveille, on voit nos magasins fracassés, et on n
'a
pas besoin de ça en ce moment. Ils nous ont dit quand même, d'un air hyper sérieux, mais madame, il y
a
eu 60 arrestations. Mais c'est une plaisanterie, c'est une plaisanterie, 60 arrestations, sur la ville de Saint-Etienne.
Aujourd
'hui, les vitrines sont détruites, alors évidemment on appréhende les prochaines manifestations, mais plus que ça, on appréhende la fin d'année, parce que comment on va faire ? Comment est-ce qu'on va survivre à ça ? On attend que dans cette démarche, on ne soit pas seul, et qu
'on
soit aidé par les institutionnels, par l'État, par la municipalité, mais on attend aussi nos clients, et on va les recevoir, on va les recevoir du mieux qu'on peut.
A
suivre donc les dispositifs exceptionnels mis en place pour répondre aux revendications de chacun, commerce comme citoyen.
La
violence a laissé place à l'émotion ce lundi matin, après un appel de l'Association des maires de France, et les élus de Saint-Etienne-Métropole se sont rassemblés devant les Stéphanois pour adresser à travers la voix du maire un message de soutien aux commerçants après le saccage de leur établissement, de la compassion aussi pour les manifestants blessés, et un soutien aux revendications.
De
façon à ce qu'on puisse effectivement montrer aujourd'hui que nous sommes tous dans une république, avec ces règles de droit. Je pense que c'était important d'être là pour témoigner notre soutien à la ville de Saint-Etienne, à tous ceux qui ont pu être victimes de ces violences et de ces dégradations, et de dire également au gouvernement qu'il faut entendre les revendications qui sont portées pour apporter des solutions concrètes. Des Stéphanos ont répondu à cet appel, encore pris par la dramaturgie du week-end passé. Manifestants pacifiques, on les comprend, mais la casse, le vandalisme, le pillage, ça non.
Il faut toujours condamner, quelles que soient ses opinions, sa volonté de changer le pays. Quelque part, c'est révoltant et c'est honteux. Moi, je ne suis pas là en soutien aux familles des vitrines, ni pour ni contre. C'est comme ça, c'est la colère en fait. C'est la responsabilité du gouvernement. C'est-à
-dire
que ce n
'est
pas compliqué de répondre aux revendications. Je reste toujours en soutien aux vitrines quand même, parce que je trouve que les petits commerçants ne devraient pas être touchés par ces manifestations, parce qu'en soi, ils ne
sont
pas contre nous,
ils
sont avec nous, on manifeste aussi pour eux. Mais maintenant, c'est bien de soutenir, mais nous, on veut des choses concrètes. À Villars aussi, il y
a
eu un rassemblement avec une crainte pour le week-end à venir. J'ai énormément de crainte, puisqu'on a à Villars un centre commercial qui est très important. J'ai énormément de crainte que des pilleurs, des émeutiers comme ceux-là, après avoir malheureusement détruit tout ce qui existait presque à Saint-Etienne et dans son centre-ville, viennent samedi prochain, puisqu'un acte 2 est déjà annoncé. Des rassemblements qui ont eu lieu également dans d'autres villes du département, comme à Arrive-de-Gé, Saint-Chamond, Saint-Jeux-Saint-Rambert ou Montbrison.
Une
cinquantaine de commerçants ont été vandalisés ce week-end à Saint-Etienne en marge des manifestations du 17 octobre. Face à l'ampleur des dégâts, une réunion a été organisée en urgence à la mairie avec préfets et équipes municipales pour apporter des solutions. Ça a été la possibilité pour Irène Breuil et moi-même d'annoncer que Saint-Etienne Métropole et donc la Chambre de Commerce et d'Industrie allaient débloquer un fonds d'urgence qui permettrait d'avoir une aide d'un montant financier de jusqu'à 10 000 euros de façon à pouvoir venir en aide aux commerces, notamment qui ont besoin d'avoir un certain nombre de fonds débloqués très rapidement
par
rapport au remboursement des assurances. Dès le jeudi 22 octobre, on aura la possibilité, via un guichet unique, de pouvoir instruire ces procédures-là. Un questionnaire sera disponible sur le site de la CCI pour obtenir ce fonds. Le gouvernement a aussi rapidement annoncé un fonds d'urgence en plus du chômage partiel pris en charge à 100% par l'État en cas de fermeture des commerces. Les compagnies d'assurance sont priées aussi d'accélérer les expertises et pouvoir verser des accomptes rapidement. Enfin, une cellule psychologique a aussi été mise en place par la ville, autant pour les agents municipaux que les commerçants.
Face à la colère, c'est très difficile d'avoir une réponse suffisante. Face à la peur, c'est très difficile d'avoir une réponse suffisante. C'est vrai que là, nous sommes lundi après-midi, ça s'est produit samedi. Je ne peux que saluer la réactivité des trois organes, pour le coup. Et ils sont très angoissés parce que pour bon nombre d'entre eux, réalisent 40 à 50% de leur chiffre d'affaires pour Noël. Donc nous sommes au mois d'octobre. Les stocks ont été pillés totalement en partie. Les consommateurs risquent de peiner à revenir en centre-ville. Donc c'est une vraie inquiétude pour eux, pour leur avenir. Une campagne massive de communication va aussi préparer Noël.
Mais dans cette salle, tout le monde craint un retour à la casse dès l'acte de démobilisation, pressentie dès le week-end prochain. Et pourtant, cette journée du 19 octobre s'annonçait comme un rassemblement avec des revendications concrètes. Alors, je suis ici parce que c'est quand même vraiment un mouvement de soutien populaire. Je pense qu
'il
y a beaucoup de choses qui sont à revendiquer, que ce soit à les lycéens, on n
'entend
pas parler depuis vraiment longtemps, les sens, beaucoup. En fait, il y a beaucoup de choses que les gens aimeraient exprimer. Je trouve ça dommage parce qu'on voit de la casse. On voit des propos qui sont horribles à entendre. La police, à la base, elle protège. Elle n
'est
pas là pour castagner des manifestants. Je suis là dans l'état d'esprit d'abord de manifester ma solidarité à l'égard de toutes celles et ceux qui ont des revendications par rapport au pouvoir d'achat, par rapport aux lycéens et plus spécifiquement par rapport à la culture parce que je travaille dans ce domaine-là. Le fait qu'autant de groupes divers se rassemblent aujourd'hui, ça donne de l'espoir à ce qu
'on
puisse faire avancer les choses. L'essentiel des personnes présentes Place Jean Jaurès à 14h était là pour faire connaître leurs idées sans violence.
Des
scènes de joie collective qui témoignent de toute la solidarité stéphanoise. Samedi soir, les hommes de Yann Caffron ont ramené bien plus que 3 points du stade Bauer. Une victoire sur la plus petite des marques au terme d'un match qui aura testé la solidité de l'équipe à battre du championnat. Dans les 10 dernières minutes de ce match, j'ai pour la première fois regardé les joueurs sur la pelouse puis sur le banc des remplaçants avec tout le staff. Tout le monde était connecté et je me suis dit, nous sommes une équipe.
Nous
sommes une équipe maintenant. En déplacement au Red Star qui restait sur 4 victoires consécutives et qui inaugurait sa nouvelle tribune, la tâche stéphanoise annonçait difficile et après un début de match plus à l'avantage des Odoniens, ce sont les Verts qui vont faire la différence grâce à la magie de Jacob Bréhoum et du sang-froid de Irving Cardona. Bréhoum, Bréhoum, bien joué, allez Cardo, allez Cardo, allez Cardo, 1-0, magnifique. Une sortie de balle merveilleuse. Les Verts prennent l'avantage et ne vont plus le lâcher, malgré la pression du Red Star qui n'aura de cesse que de faire plier la défense stéphanoise sans jamais la faire craquer.
Peut-être que la deuxième mi-temps a semblé plus dangereuse que ce qu'elle n'était réellement car je pense que mes joueurs avaient sous contrôle la plupart des situations. Je n'ai pas encore jeté un œil au statistique ou autre, mais ce que je me souviens, nous n'avons pas concédé d'occasion très dangereuse. Bousculés sans être réellement mis en danger, les Stéphanois prennent 5 points d'avance sur leurs poursuivants du soir. Les Verts peuvent désormais préparer sereinement leur match face à Nantes samedi dans un chaudron déjà au complet et prêts à pousser leurs joueurs vers un nouveau succès.
C
'est la fin de cette édition, merci de l'avoir suivie. Le journal revient mardi à 19h et l'actualité continue sur notre site internet et nos réseaux sociaux. Prenez soin de vous.