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Podcast / conversationÉric Zemmour (sur YouTube)· 13 septembre 2026 59 minAutoproduitActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Table ronde université de rentrée Reconquête 2026 : La liberté d'expression menacée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 37 %Attaque 51 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous autocensurez ou pas ?

  • 15:19OuverteRéponse partielle

    Y a-t-il de bons réseaux sociaux ou de mauvais réseaux sociaux en terme de liberté d'expression ?

  • 26:09OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'évolution des réseaux sociaux en France ?

  • 31:02OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une connivence entre l'État et des structures institutionnelles pour limiter l'expression ?

  • 41:08OuverteRéponse directe

    Le droit criminalise-t-il les opinions ou décide-t-il ce qu'on a le droit de dire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 32:28Fait
    « Le camp libéral n'a jamais été organisé et était beaucoup trop dans la théorie. »
  • 55:15Fait
    « On a eu une coalition de partis qui ont encore trouvé un nouveau prétexte pour pouvoir nous censurer. »
  • 56:48Fait
    « On est à la veille de l'élection majeure en France et c'est précisément maintenant qu'on commence à entendre tous ces débats. »
  • 57:26Fait
    « qu'il mettent déjà les assassins, notamment l'assassin de la petite Liana hors d'état de nuire et qu'il sanctionne les magistrats qui permettent à ces mêmes assassins de rester en liberté. »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

3:09
Locuteur

La liberté d'expression est-elle menacée ? Nous avons quatre invités qui vont pouvoir vous parler de cela. Ils en sont des acteurs de la liberté d'expression. Merci d'accueillir Fabrice Evelboin Priva Le Pogam

3:33
Non speech

[applaudissements]

3:35
Locuteur

Sardoch et Jérémy Cohen. Quatre invités exceptionnels que je vais vous présenter. Merci à vous chers amis d'être parmi nous. Donc on va parler on va parler d' J'aimerais bien qu'on parle bien et beaucoup. Beaucoup d'entre vous vous connaissent, certains d'entre vous vous ne connaissent pas encore et et je vais et je vais vous dire qui vous avez là en face de vous. D'abord Fabrice Épelboin bonjour. est un entrepreneur du numérique mais qui a une vie étonnante, presque dangereuse. Vous savez pourquoi ?

Parce qu'il a travaillé dans les systèmes de surveillance euh contre contre les systèmes de surveillance nature dénoncé puis il a dénoncé cette censure potentielle qui pourrait arriver en France. Ça a été un combattant d'Adopi. Il aime pas du tout Adopi et il l'a dit beaucoup et souvent. Il est régulièrement invité sur les plateaux télé. Merci Fabrice d'être parmi nous aujourd'hui.

4:50
Non speech

[applaudissements]

4:53
Locuteur

Nous rejoignent pour débattre Brivael le pogam. Alors Brivael condateur d'Argile. C'est une start-up d'intelligence artificielle passée par Y combinator pour ceux qui connaissent ses textes contre la French Théorie. On fait de lui le compte français le plus repartagé par Elon Musk. Donc c'est dire si euh alors sachez qu'il tweet plus vite que son nombre et il dérange du monde parce que comme il tweet plus vite que son nombre, ils ont pas le temps de suivre les autres, voyez. Donc il nous racontera un peu cette aventure d'expression libre qu'il a voulu installer dans le débat public. Merci d'accueillir Brivael Le Pogab.

5:34
Non speech

[applaudissements]

5:37
Locuteur

Jérémy Jérémy Cohen euh journaliste citoyen euh revendiqué, fondateur d'une chaîne qui s'appelle GRM GRM euh très très suivi, un média direct, sans montage, sans filtre et il défend la liberté évidemment, il reçoit tout le monde en en conversation libre. Ça marche bien. Ça m' merche merche même très bien. Alors, il tweet presque aussi souvent que Briv. Ils sont en compète, je pense. Ils sont en compète. Merci d'accueillir Jérémy Cohen.

6:10
Non speech

[applaudissements]

6:12
Locuteur

Et nous continuons euh par euh Sardoche. C'est pas son vrai nom. Euh alors, il a fait Matsup MP et après tout est parti en cacahuète. Il a choisi une autre voie, celle du jeu en ligne notamment. C'est un cador là-dessus. Il a plus d'un million d'abonnés sur Twitch, près de 600000 followers sur Twitter. Euh, échec, box, il fait plein de trucs. Euh, il a même été banni à un moment euh parce qu'il a diffusé le débat Zemour Mélenchon qu'il commentait en Twitch en direct. Donc c'est dire si euh les journalistes classiques ah voyez ça c'est quelqu'un donc il est un peu libre quand même lui aussi mais il a jamais cessé de parler et de dire ce qu'il pensait.

C'est un il a une communauté donc très forte jeune aussi. Son vrai nom c'est Andreas dit Sardoche. Merci d'être parmi nous.

7:18
Non speech

[applaudissements]

7:23
Locuteur

Alors, j'ai commencé par Fabrice parce que Fabrice [grognement] est est un homme qui vient de la gauche et qui a vu une ambiance s'installer, qui a combattu des euh des grignotages de liberté d'expression ici et là, de la surveillance. On peut faire un état des lieux de la liberté d'expression en France aujourd'hui où on en est, d'où on vient brièvement. Et l'idée c'est qu'on converse tous ensemble évidemment hein. Alors d'où on vient ? On vient de la nation qui a mis au point les droits de l'homme qui sont ou qui était l'étape de la loi de la République et puis on a commencé à grignoter petit à petit différents composants des droits de l'homme.

Le premier à s'être fait tuer, c'est la la vie privée qui est quelque chose que les les moins de 20 ans n'ont pas la moindre idée de ce que ça peut être. Mais ça a été un fondamental pendant très très longtemps qui a été détruit qui a commencé à être détruit au début des années 2000 à travers différentes technologies contre lesquelles j'ai beaucoup lutté. Euh, on a par la suite détruit des fondamentaux comme la présion d'innocence qui est quelque chose qui ne se passe plus deant la justice pour autant que il y a encore un système judiciaire digne de ce nom en France qui est à peu près dans le méta l'éducation nationale.

Et puis on est aujourd'hui en train de voir la fin de la liberté d'expression, pas du free speech, je fais une grosse différence entre la le free speech américain et la liberté d'expression telle qu'on l'a défini en France. Et ça aussi ça a été complètement détruit à travers notamment alors l'extension du du DSA. Le DSA est un précurseur de l'ARCOM. L'ARCOM, je pense que tout le monde connaît. L'ARCOM, c'est la réunion du CSA et de la ADOPI et qui a instauré un régime de régulation de la liberté d'expression qui fait fi de bah justement la justice.

C'est qu'aujourd'hui, on régule euh la liberté d'expression sans passer par un juge et sans nécessairement s'attaquer à des contus qui sont illégaux. On on le fait aussi pour les contenus élogaux, hein. Mais euh grosso modo, on délègue à une douzaine d'associations euh le soin de déterminer les contenus qui euh leur déplaît euh de façon à ce qu'elle les signale à nos amis Ligames pour que ceci les invisibilise. On n'est pas sur l'élimination, on est sur l'invisibilisation, ce qui est une subtile nuance qui a son importance juridique.

Et très concrètement, on est sur l'élimination de la justice qui là aussi est un fondamental de la République dans l'évolution de la régulation de la liberté d'expression. Effectivement, ça donne quelque chose que tout le monde constate, évidemment beaucoup plus ceux qui en sont victimes que les autres, qui fait que bah on a petit à petit une liberté de parole qui s'effrite. Ça a commencé et c'est pour ça que la droite son est saisie par la droite. Ça a été dénoncé par notre ami Elon à l'occasion de son rachat de Twitter et à travers les Twitter files, ce qui a été superbement ignoré en France.

Et puis là bah à forcé de constater que la gauche s'aperçoit qu'il y a un léger souci, je pensais à typiquement ce qui s'est passé avec Adelle Anel pas plus tard qu'avanthier ou mais que ça vous plaise ou pas, c'est la liberté d'expression. Et petit à petit, tout le monde commence à s'apercevoir que ça va toucher absolument tout le monde. Donc la droite a une longueur d'avance vu que ça a été la première à être touchée. Mais ça peut vous rassurer, la gauche n'y échappera pas. et elle commence à s'en apercevoir.

Euh la droite a été massivement censurée sur Twitter dans les années 2018-220 et puis totalement libéré par la suite sur Twitter mais très concrètement sur les autres plateformes jusqu'au retour de Trump. C'était aussi une censure massive et maintenant la censure rebascule dans l'autre sens hein. Il y a aucune raison. C'est un effet de balancier. Typiquement euh si vous voulez, je encore dire un gros mot, vous informer sur Gaza, c'est pas sur Facebook que vous allez pouvoir le faire et guerre que sur Twitter que c'est pas censuré. Bon, aujourd'hui, c'est censuré sur service public qui est dans dans un état d'affolement absolument et on a noté.

Mais euh très concrètement euh si vous faites partie du camp qui se réjouit quand c'est le camposé qui se fait censurer et qui hurle quand c'est votre camp qui est censuré, vous êtes pas en train de défendre des valeurs. Vous êtes en train de défendre des intérêts en spéculant sur des valeurs. Et concrètement à ces jeux-là, vu le retournement des marchés, tout le monde va perdre. Merci Fabrice de cette première éclairage. Brivael là-dessus,

11:52
Non speech

[applaudissements]

11:54
Locuteur

vous êtes un praticien de Twitter, enfin ex Twitter dit X maintenant. Vous avez vu les évolutions, vous voyez une vraie différence dans l'expression, dans les mots. Question : est-ce que vous vous autocensurez ou pas ? Non, je pense que c'est jamais une bonne idée de soutcensurer. Évidemment, euh ce qui est intéressant aujourd'hui avec euh l'arrivée de l'A, c'est que là où avant euh d'ailleurs il y a il y a une loi qui s'appelle la loi de Brandolini qui est euh qui définit un un concept qui est euh si quelqu'un dit une bêtise ou dit euh une fausse information sur sur internet ou dans les médias, c'est toujours plus dur de la démonter parce qu'on va venir avec on va devoir dérouler des faits.

Je pense que c'était vrai avant et aujourd'hui avec l'arrivée de l'intelligence artificielle. Donc ça dépend évidemment les les LLM que vous allez pouvoir utiliser, mais on peut euh beaucoup plus rapidement démonter que ce soit des faits d'actualité, des faits historiques. Et et ça c'est un peu à mon avis mon compte a un peu explosé par rapport à ça parce que je me suis mis à parler d'économie, d'histoire et ce qui est intéressant c'est que souvent quand on a une discussion et ça nous arrive tous avec des amis par exemple, on sait qu'on a raison sur les faits mais on on va pas s'en souvenir dans le moment et on va pas pouvoir les les amener directement.

Et euh la personne qui sait bien se servir de l'IA pour remettre beaucoup d'arguments et suit de prendre par exemple un ou deux fait historiques et d'aller prendre d'autres fait historiques qui sont connectés à ce fait historique là, ça permet de d'amener beaucoup de matière et ça je pense que c'est réellement nouveau. Euh donc évidemment ça implique de de comprendre comment bien utiliser l'IA parce queil y a vous utilisez beaucoup l'IA, vous l'expliquez d'ailleurs. vous vous optimisez la parole, les mots, le langage avec Lia qui vous permet de parler peut-être plus vite en quanti en kali vous assumez ce côté-là. Alors, il y a deux manières d'utiliser Lia et je vais faire deux analogies.

Il y a la béquille cognitive et il y a le levier cognitif. Donc la béquille cognitive, c'est la mauvaise manière d'utiliser l'IA, c'est la délégation complète. Euh, on le voit d'ailleurs dans les universités, il y a même un principe de unskilling et ça c'est dramatique parce que les gens n'apprennent plus, les études en apprennent plus. Euh et euh bah en fait même sur la la le un processus de de de de pure création, la délégation ne fonctionne pas parce qu'on vient complètement déléguer son processus créatif. Par contre, quand on vient se servir de l'IA pour euh accélérer le temps et euh pour moi, c'est ça le bon usage de l'IA.

Et en fait, ce que j'ai fait sur mon compte X, c'est ce que font tous les bons ingénieurs dans la tech. En fait, c'est un peu pareil. Il y a il y a exactement le même phénomène dans l'ingénierie. Il va avoir les le entre guillemets le vibe coder du dimanche qui va servir de l'air pour faire un logiciel mais qui ne comprend absolument rien ce qu'il fait. Et euh on va avoir des ingénieurs qui vont se servir de Lia comme si ils orchestraient des des vrais employés. Et ça en fait ça fonctionne bien. Et pour moi LIA quand elle sert à compresser le dent bah en fait j'arrive à produire un contenu qui m'aurait pris euh qui m'aurait pris une heure dans le passé. J'arrive à le faire en en 5 minutes.

Du coup, ça ça me permet de faire plus de volume et répondre à des gens que je ne pouvais pas répondre avant. Merci euh Brival de cet éclairage. Euh Jérême, euh une question simple. Euh y a-t-il de bons réseaux sociaux ou de mauvais réseaux sociaux en terme de liberté d'expression ? Où est-ce qu'on est le plus libre ? Où est-ce qu'on est le moins libre ? D'ailleurs, cette question a-t-elle un sens ? Alors euh est-ce que tu permets d'abord de rebondir sur le fondamental de la de la liberté d'expression qui me semble hyper important ?

Dans la salle, je pense qu'il y a des personnes qui sont attachées à des enjeux de libéralisme économique, d'identité, de conservatisme et peut-être que la liberté d'expression intuitivement c'est pas la première chose qu'on a envie de défendre en réalité et ça c'est quelque chose auquel je pense et que sur sur lequel je produis du contenu depuis depuis quelques mois maintenant, c'est que sans vie privée, pour rebondir sur ce dont ce dont parlait Fabrice et sans liberté d'expression, tous Les autres combats ne peuvent pas être menés. C'est impossible parce que c'est le socle pour vous. C'est le socle de tout le reste. Ouais, on peut y ajouter le droit de propriété.

Euh mais en tout cas, si on parle de liberté d'expression et la vie privée permet une liberté d'expression plus importante, en fait ça permet de mener les combats pour lesquels au reconquête puisque'en l'occurrence on est aujourd'hui aux universités d'été de reconquête se battent, c'est-à-dire du libéralisme, une dose de conservatisme quand même et évidemment l'amour de l'identité française. Ces combatsl ne peuvent pas être menés et je vais vous expliquer ça de façon extrêmement simple. La liberté d'expression permet de mener un combat notamment dans un endroit où l'hégémonie culturelle à gauche a pris le pas sur les 40 dernières années.

Grâce à la liberté d'expression et c'est pour ça que je suis résolument optimiste. Aujourd'hui, il peut y avoir des nouveaux médias et d'ailleurs, il y en a des nouveaux médias. Ça peut être des médias dissidents, ça peut être des créateurs comme Brivael, ça peut être également des streamers de jeux vidéos qui vont finalement enfin imposer dans le débat public des idées qui jusque-l aur été difficiles à mettre en place. Ça c'est la liberté d'expression. Ça permet de faire [grognement] avancer le débat public et d'y apporder des idées qui jusqu'à n'avaient pas leur place. On augmente le champ du disciple.

Était plutôt invisibilisé parce que pas mainstream ou Ouais, mais ça Eric Zemour enfin a été finalement s'est un peu battu un peu tout seul hein. Exactement. Il a été un précurseur. Et donc pour le coup quand tu augmentes le champ du disciple, tu augmentes le champ du possible. À partir du moment où tu fais ça, tu peux commencer à défendre notamment une politique économique libérale et ça c'est des sujets sur lequels privel et et moi-même notamment sont extrêmement investis sur le sujet. Et ça permet donc évidemment de rendre plus heureux les individus et de rendre un état aussi plus fort puisque j'estime qu'un état qui fait moins euh sur certains sujets et plus fort sur d'autres.

Et derrière ça permet donc de pouvoir se battre sur le terrain euh conservatisme euh identitarisme géopolitique et cetera parce qu'on état est plus fort. Donc en gros tout part au départ de la liberté d'expression. C'est pour ça que ce sujet j'ai accepté de venir à cette table et je suis très heureux parce que pour moi il est fondamental. Ça c'était un petit petite interlude qui m'a paraissait important pour répondre à ta question et tu as et c'est une question intéressante puisque les réseaux sociaux aujourd'hui, il faut savoir que depuis très peu là maintenant ça y est plus d'un français sur deux s'informe sur les réseaux sociaux davantage que dans les médias mainstream.

Alors attention, réseaux sociaux, il y a aussi Hugo Décrypt hein, on l'embrasse mais voilà, c'est que les réseaux sociaux, il y a de tout. Va avoir évidemment des médias plus mainstream, des médias euh plus dissident à droite, à gauche et c'est très bien, ça fait partie du débats public. Maintenant euh tu as Twitter, c'est euh 12 13 millions de personnes. Alors, on parle de compte d'identité active, on parle pas d'individu, c'est compliqué de mettre toujours une personne derrière un compte. Twitter, c'est 30 millions, je crois. Euh, je veux dire, aujourd'hui, tu as 50 millions d'identité actives sur les réseaux sociaux. Après, tu as YouTube donc il y a des contenus qui sont différents.

Moi par exemple à titre personnel, je mène la bataille culturelle partout. Il a des réseaux qui marchent mieux que d'autres hein, mais moi je suis partout. Donc on partout, on utilise tous les outils, même LinkedIn qui est pourtant un repère de gauchiste RSE. D'accord. Mais oui, parce que je pense que c'est même là-bas, il y a deux intérêts à y aller. Le premier, c'est que ça permet et je reçois énormément de messages en privé en me disant merci parce que je pense la même chose que toi mais je peux pas le dire parce que bah mon patron me voit, mes collègues me voient, mes clients me voient, mes prestataires me voient.

Donc évidemment ma liberté d'expression est contrainte par le bah finalement mon entourage social et professionnel. Donc merci de pouvoir porter ce message là. de rien. Et après, tu as des médias évidemment euh où c'est plus facile, notamment sur X dans lequel les contenus conservateurs progressistes peuvent évidemment se donc il faut mener ce combat culturel partout et vous pouvez tous le faire. Il y a aujourd'hui aucune barrière à l'entrée. Lancer une chaîne YouTube, ça coûte zéro. Lancer un compte X ça coûte zéro. Lancer un compte Twitch, ça coûte tout ça ne coûte plus rien aujourd'hui. Il faut juste un tout petit peu de talent et de temps. Donc c'est voilà, je je pense le plus important.

Mine de rien, les nouvelles technologies qu'on parlait des nouvelles technologies de l'information permettent la liberté de l'expression. En tout cas, une expression plus grande, c'est un levier varié. C'est un levier Sardoch, vous vous naviguez dans le dans le milieu du streaming, c'est les jeux vidéos plutôt à gauche, en tout cas un peu voyez donc vous qui êtes revendiquer vos idées politiques, c'est pas trop dur ? Alors déjà, je peux expliquer un petit peu ce que je fais à l'audience. Moi je j'ai ma propre chaîne de télé où je diffuse en direct en permanence. Ça peut m'arriver de de streamer comme ça s'appelle 8 à 10h par jour.

Et donc c'est déjà j'ai une chance inouïe, c'est que j'ai percé d'abord sur le jeu vidéo avant de percer sur mes opinions politiques. Donc j'ai accumulé une population très pluraliste. J'ai des gens de gauche, j'ai des gens de droite, des gens d'extrême droite, des gens d'extrême gauche. Et c'est un plaisir parce qu'en réalité, j'ai un spectre très réaliste de la population française. Donc dès que j'ai une idée, dès que j'ai quelque chose, je vois tout de suite les réactions des gens qui vont trouver que c'est un peu tabou, des gens qui vont être d'accord avec moi, des gens qui vont être extrêmement heureux d'entendre quelqu'un partager leur avis et d'autres qui seront choqués.

Et euh et je veux revenir sur ce qu'il a et ça déclenche des débats internes, je dire entre eux. C'est génial. Ouais, c'est génial. Ouais. Alors, votre positionnement, il est quoi ? Celui d'arbitre, il celui de d'activiste, il est il est lequel ? Moi, c'est celui des idées. C'est vraiment mon positionnement, c'est de dessus mon intuition. C'est vraiment dessus mon intuition, permettre l'expression. Et permet l'expression. Exactement. Et souvent ça arrive que certaines personnes de mon chat donc je peux lire en direct les réactions des téléspectateurs.

C'est c'est ça qui qui est extraordinaire par rapport à la télé, c'est que je peux tout de suite voir quelqu'un me dire "Attends, fais attention à ce que tu as dit." Donc c'est encore autre chose que Lia, c'est que j'ai un fact checking en live ou parfois une sensibilité différente de mon chat. Donc de là, je pense que j'ai une position exceptionnelle en terme de libertée expression. Euh maintenant, je veux revenir sur ce que Jérémy a dit par rapport à LinkedIn. On parlait du fait que les euh les gens pouvaient croiser leurs patrons, leurs employés, leurs partenaires commerciaux sur la plateforme et que ça créait un énorme problème de liberté d'expression.

Et celui-là, il est il est plus mécanique et social. Et ça va un petit peu à l'opposé de toute cette dynamique de crainte étatique. Euh c'est qu'en gros, on se demande euh est-ce que réellement aujourd'hui dans des personnes qui se s'intéressent réellement à la à la aux médias enfin à l'actualité via des médias qui sont des nouveaux médias, donc les réseaux sociaux, est-ce que c'est pas finalement cette pression sociale qui va vraiment créer cette cette censure ? Et je pense que c'est bien plus puissant cette censure sociale que ne pourrait être un état aujourd'hui profondément incompétent sur la question de toute façon des réseaux sociaux.

Et euh et moi je l'ai vécu, je peux vous l'expliquer, c'est assez euh assez dramatique, c'est que on a une engence de gauche assez terrible sur Twitch, donc pas plateforme où je où je partage mes vidéos en direct et on a une sorte de consensus qui s'est réalisé sur les questions par exemple de la Palestine, par exemple de manière générale du socialisme. C'estd que si on n'est pas pour conserver tous les acquis sociaux, si on n'est pas pour plus d'immigration, si on n'est pas pour la Palestina à 200 %, on est un on est un ennemi à abattre quoi.

Et ça va à un tel point qu'aujourd'hui des personnalités extrêmement suivies qui sont pourtant à 100000 viewers qui ont rien envie à personne et qui ont monté leur buzz tout seul se retrouve à devoir s'excuser platement devant 30000 personnes d'avoir par exemple accepté un don d'un milliardaire dans un événement caritatif. Oui, que là on on a eu ce weekend dernier un événement caritatif. Le but c'est de récolter de l'argent. Oui, ça s'appelle the Event. C'est ça. Event. Ouais. Moi j'ai participé 6 ou 7 fois à cette édition. On a récolté 5 millions, 100 millions, 15 millions, 20 millions. Cette année, ils ont fait 30 millions. Chaque année, ça augmente parce que la plateforme grossit.

Même si les gens on moins d'argent, on arrive à faire plus d'argent dans le caritatif. Et euh et en fait il y a un milliardaire qui a fait un don de 60000 € et les gens étaient choqués parce que c'est un milliardaire parce que c'est le grand méchant capitaliste. Ah oui donc l'argent n'a pas d'odeur mais en fait si il en a une not en fonction d'où il vient il est tax. On a des streamers extrêmement connus et suivis qui pour moi sont des grands adolescents qui n'ont jamais eu le temps de s'intéresser à l'histoire politique de notre pays qui vont nous faire la morale et nous dire vous ne devriez pas accepter ce don. Ça vient d'un milliardaire, c'est un grand méchant. En plus ce mec a des idées.

On parle d' MC Pao, vous avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux récemment et le gars le gars vient avec la bienveillance de son don. il est pas là pour faire de la Donc c'est assez incroyable quand même. Une petite question euh Sal pour rebondir juste avant de repasser la parole à Fabrice, c'est euh euh vous avez senti euh c'est depuis combien de temps vous sentez que cette espèce de pression de de d'influence où on essaie où on évite de choquer la communauté parce que vous êtes choquant à ce moment-là.

En fait, je pense qu'au Covid, on avait une période de naïveté qui était un peu c'est le calme avant la tempête, c'est-à-dire que les gens sont sur la plateforme, heureux d'être chez soi, on participe, on joue aux jeux vidéos, il y a tout un aspect naïf. On fait des trucs ensemble, on a l'impression de vivre quelque chose de de fort. Et petit à petit, il y a eu, vous savez, euh bah les événements euh en Israël, ça a créé quelque chose d'assez euh un clivage assez énorme. Vous pensez que depuis le 7 octobre, il y a une espèce de rupture, une fissure mais c'est quelque chose qui se préparait. C'est toujours il y a toujours la goutte d'eau qui fait déborder le vase.

C'est quelque chose qui nous pendonnait depuis des années et c'était déjà le cas. Moi, je me rappelle Black Live Mets, il y avait eu l'affaire donc de George Floyd. Moi le jour J, je fais un tweet un peu polémique pour être critique par rapport à cette histoire et à ce discours parce que je sens venir le tout tout tout l'aspect idéologique derrière cette histoire.

Je fais un tweet et il fait tellement parler que à l'époque je fais une émission mainstream à un podcast très connu qui s'appelle Popcorn et on est obligé d'annuler l'émission tellement ma présence euh carrément et et ouais tellement mon tweet a fait parler et a créé de la polémique a créé du des tabous dont on a pas le droit de d'évoquer l'idée et ça c'était déjà en 2019 ou je sais plus c'était qu'en 2020 donc ça date un petit peu quand même cette histoire. Fabrice, là-dessus, vous vous avez vu vous merci en tout cas de ce ce témoignage. Euh [applaudissements] mine de rien, ces réseaux sociaux permettent quand même une expression qu'on avait pas il y a 10 ans, il y a 15 ans, il y a 20 ans.

Vous avez vu l'évolution de cela ? Que ça soit dans les pays, j'allais dire occidentaux ou autres, les réseaux sociaux permettent mais parfois quand même l'émergence de choses un peu alternatives ou hors les murs comme on dit. Vous vous vous comp vous vous la suite, vous êtes plutôt optimiste ou pessimiste ?

Al moi mon mon expérience opérationnelle des réseaux sociaux elle a commencé à travers du journalisme et de l'activisme début des années 2000 quand le Web 2 est arrivé et avec de l'activisme qui s'est traduit dans la Révolution verte en Iran en 2009 où Twitter a été l'instrument qui a permis d'alerter la PNT entière sur ce qui se passait en Iran avec la complicité des Américains qui à l'époque étaient à fond pour la liberté d'expression sur les réseaux sociaux. Euh Hillary Clinton était la secrétaire d'État, l'équivent de de ministère des affaires étrangères.

Euh et puis euh par la suite durant le printemps arabe dans lequel j'ai eu un rôle assez actif et où là incontestablement les réseaux sociaux ont eu un un rôle totalement moteur et dans le déclenchement du du patient zéro du printemps arabe Mohammed Boisizi en Tunisie et dans la propagation d'un phénomène très provincial au sein de la Tunisie qui a inondé le pays tout entier qui a fini par renverser le pouvoir et par la suite dans la dissémination même si dès l'Égypte C'est Google qui a qui a pris les choses en main. Faut jamais oublier que le le héros du printemps arabe égyptien, c'est un type qui s'appelle Welgonim qui était le directeur EMA marketing de Google.

Euh malgré tout, au départ, c'est vraiment un phénomène citoyen qui se sais réseaux sociaux pour se coordonner, pour s'organiser et pour lutter contre un pouvoir oppressif. Si on on voit l'évolution de tout ça, on a mis à peu près 5 ans pour regarder les choses en face là-dessus en France et pendant jusqu'en 2015, les réseaux sociaux, c'est un truc pour les gamins, c'était le virtuel, ça n'a rien à voir avec le réel. Là, on a basculé dans une une opinion radicalement différente où c'est un grand danger pour les démocraties.

C'est pas du tout un grand danger pour les démocraties, c'est un grand danger pour la République qui de toute façon est dans un tel état qui va pas lui falloir grand-chose pour basculer. On est dans une situation tout à fait similaire. On a différents pans d'une société qui a été radicalement fragmentée en en bloc et on on a différents blocs qui non seulement ne peuvent pas se voir les uns les autres mais qui pour certains euh n'hésiteront pas un instant à s'affronter contre l'État. Il il y en a deux qui peuvent et savent se saisir des réseaux sociaux pour s'affronter contre un état qu'il juge à tort ou à raison, le problème est pas là, autoritaire et et qu'on connaît tous.

Évidemment, je ne surprendrai personne dans cette salle, en vous pointant du doigt euh les militants et les filles ou les gilets jaunes qui ont démontré de façon magistrale à quel point ils pouvaient se saisir des réseaux sociaux pour s'organiser, pour lutter contre l'État, pour se coordonner et pour aller à l'affrontement avec les représentants des forces de l'État.

C'est c'est toujours la police au final euh c'est ces deux entités évidemment on onentend pas si on oui pendant les émeutes de banlieu aussi c'estd que c'est intéressant parce que les réseaux sociaux ça permet aussi des organisations euh plus complètement alors les les réseaux chaque réseau social offre une possibilité de réorganisation du social c'est ça qui est assez fascinant typiquement Twitter vous pouvez suivre des milliers de personnes et des milliers de personnes peuvent vous suivre et entendre ce que vous dites. C'est une organisation de de la circulation de l'information qui n'existe pas chez les êtres humains. Ça existe chez les oiseaux.

C'est d'ailleurs pour ça que le le logo de Twitter était un oiseau au départ. Les oiseaux communiquent comme ça mais pas les êtres humains. Et le fait d'introduire ce genre d'outil dans un environnement humain change la nature du social. Vous prenez un système comme Snapchat alors que les moins de 20 ans ne connaissent pas. Snapchat c'est grosso modo une interface de carte de géographie où vous voyez vos amis à proximité géolocalisé. et ce qui buzz à proximité. Bah vous le mettez dans une situation des meutes urbaines. C'est un système de coordination pour une un conflit asymétrique qui est extraordinaire vu que vous déléguez à l'algorithme, la coordination et l'intelligence.

Vous avez plus besoin ni de coordination ni d'intelligence dans vos troupes. Vous avez juste besoin de troupe. Outil extraordinaire. Heureusement pour l'État, le patron de Snapchat est un intime d'Emmanuel Macron. Donc on imagine que les services coopèrent. Malgré tout, le fait d'introduire ces outils là dans la société change la nature du social, change la nature des conflits sociaux et change la nature des confrontations entre le peuple et un état un état central.

Et à mon sens, on a deux entités qui sont dans les prémisses d'une confrontation avec l'État qui sont, on va dire la gauche pour éviter de les caricaturer et les gilets jaunes qui est plutôt quelque chose qui est de l'ordre de la droite mais qui n'est pas organisé. Il y a pas besoin de il y a pas besoin d'être organisé. Ouais. Alors, il se trouve que la gauche, oui, ils sont organisés parce qu'ils comprennent finement les réseaux sociaux et c'est la seule force politique qui a été suffisamment intelligente pour s'organiser sur les réseaux sociaux. Mais il y a pas besoin, si on utilise les bons outils, il y a pas besoin de s'organiser.

Euh merci Fabrice euh Briva, là-dessus, vous vous sentez vous euh une espèce de je dirais pas de connivance mais d'harmonie entre l'État, des structures institutionnelles par institutionnel, des groupes, des activistes ici ou là. Euh est-ce qu'il y a finalement quelque chose d'installé où naturellement on se protège les uns les autres ? Est-ce que sur les réseaux sociaux, sur Twitter, sur l'expression, on peut vous voyez arriver des des meutes tout d'un coup qui qui s'organisent dans ce que vous racontez euh qui n'aiment pas, qui réplique ? Est-ce que on est sur un terrain très offensif, très boxing ?

En fait, je pense qu'effectivement pour pour rebondir un peu sur tout ce qui a été dit précédemment, euh souvent les gens me posent la question "C'est quoi la différence entre les États-Unis et la France ?" Oui. Et je pense que le taux de socialisme en France et le le la prépondérance de l'État partout euh a mis mentalement les gens dans une forme de de de de confort euh par rapport au fait d'avoir tout ce système social et une capacité à ne pas prendre de risque notamment sur la liberté d'expression. Euh j'ai l'impression que effectivement la la gauche et l'extrême gauche s'est saisi de ça et que aujourd'hui ils sont extrêmement virulents.

Je pense que euh historiquement le camp libéral était plutôt un club de lecture plutôt que euh dans un vrai combat avec un un Nésis et que là aujourd'hui le camp libéral n'a jamais été organisé. Le camp libéral n'a jamais été organisé et était beaucoup trop dans la théorie et dans la dénonciation.

Je pense que bah d'ailleurs le livre de Sarac Nafo le 15 du siècle montre que il y a un il y a une vraie demande d'explication et d'essayer de trouver le coupable, le le fameux bouc émissaire gérardien et que aujourd'hui le rôle des en tout cas le le ce que j'essaie de de de faire moi à à mon petit niveau sur d'amener euh les la grille de lecture pour comprendre comment on a créé ce chal et qui sont les responsables de ce chaos.

Et effectivement, je pense qu'une partie de la droite n'a pas compris que le 2027 va être une forme de de combat à mort euh entre le camp du contrôle et le camp de la liberté et que croyez que c'est le clivage, il est là le camp du contrôle contre le camp de la liberté. Je pense qu'on peut on peut c'est on on en est là. D'accord. Je pense qu'on est dans un dans dans une dans une session entre les entre les collectivistes de toute forme. Et d'ailleurs, je me fais reprendre à chaque fois que je dis que Macron est un communiste. Quand on regarde la situation française, comment il il est pas au courant he qu'il est communiste, je vous le dis. Faut faut quand même lui dire.

Ex il est pas au courant. Euh alors pourquoi vous dites ça ? Alors euh pour moi, il a réussi euh un tour de pass depuis 2017 à se faire passer pour un libéral. Il y a encore des gens qui disent l'ultra libéral Macron et c'est une vaste blague. Macron est un étatiste euh teinté de de de capitaliste de connivance qui fait que il met son nez absolument partout. Ils le sont pas tous étatistes. Ils ils ils le sont tous euh plus ou moins.

Euh et d'ailleurs, je pense que aujourd'hui il y a il y a très peu de de de politiques qui incarnent les valeurs du libéralisme, mais que euh vu qu'on a fait un enfin les médias, l'éducation ont fait un travail de sa sur ce qu'est la liberté, ce qui est l'économie et ce qu'est le réellement le libéralisme.

Aujourd'hui, je pense que il y a un en tout cas le camp de la droite et le camp de la droite libérale doit se saisir de ce sujet-là pour expliquer aux français qu'en fait on n'est pas dans une économie capitalistique et que le chaos ambiant l'État a un rôle vraiment massif et que la solution passera par les entrepreneurs et la liberté et que aujourd'hui de plus en plus les gens s'organisent par rapport à ça et que il y a encore une asymétrie. Je pense que la gauche et l'extrême gauche sont beaucoup plus organisés que nous. Merci Brivel Sardoch puis Jérême tout de suite sur le même thématique.

C'est vrai est-ce que mine de rien on peut bypass le les médias mainstream aujourd'hui plus facilement que jamais quels que soient les univers qu'on fréquente. Sardoch moi je voulais revenir sur le le clivage entre le contrôle et la liberté. Oui en gros il a raison sur le fait que les gens aujourd'hui n'ont pas été du tout éduqués sur le thème des libertés. Euh la liberté économique c'est quelque chose c'est un sujet extrêmement important. C'est le combat un peu de de souci ici. Et effectivement ce qui manque aux gens c'est une culture financière, c'est une capacité de se rendre compte de leur liberté.

C'est que souvent on parle d'inégalité mais souvent c'est plus une égalité de l'information, une asymétrie de l'information de savoir que en réalité on pourrait avoir les clés en main de contrôler un peu plus notre destin. Et je parle sans billet de survivant, je pense qu'aujourd'hui des gens capables de réellement comprendre leur fiche de paix, il y en a très peu. C'est pour ça que c'est intéressant que ce soit Alors, si on lit le du siècle, on comprend beaucoup mieux.

très euh comment lire une FP mais vous parlez un peu d'iltrisme économique des Français quand on sait que quatre français sur 10 trouve que l'idée de Mélenchon d'annuler la dette comme ça c'est formidable en fait c'est les les Français sont en détresse de leur de de un manque de compréhension financière tellement criant parce que justement on a voulu mettre autant d'acquis sociaux pour que les gens n'aient plus à y penser mais ils ont tellement arrêté d'y penser qu'aujourd'hui ils ne savent même pas à quel moment ils dépensent de l'argent pour tel ou tel service. C'estàd queon la faute à l'éducation nationale de la faute à absolument toutes les étapes de 0 à 20 ans.

C'est absolument incroyable qu'aujourd'hui je crois qu'il commence à mettre dans cours de 4e là des des cours de d'éducation financière depuis quelques peut-être c cette année ça va commencer dans les livres économiques de seconde il y a plus de pages sur Marx que sur la création d'entreprise. C'est la catastrophe. Mais du coup cette détresse de compréhension financière elle crée une panique morale à l'idée de perdre ses acquis sociaux. Parce que si on commence à leur parler de réduire l'écart entre le super brut et le net, les gens ont commencé à se dire "Mais attendez, du coup on aura plus de retraite.

Du coup, si moi je gagne pas beaucoup, comment je vais faire pour payer ?" Bref, sans comprendre qu'ils ont déjà dépensé, même en étant au SMIC, 504 € pour leur retraite. Déjà ça c'est un truc de fou. Les gens ne comprennent pas, même au SMIC, que si on leur retire cette part de retraite, ils peuvent la dépenser pour autre chose. Et juste je veux rendir sur ça, la cette panique morale crée une une volonté de contrôle. C'estd que le si le l'État échoue à contrôler les réseaux sociaux pour combattre ce discours de liberté, ils le feront à la place de l'État.

C'est qu'on a des gens aujourd'hui et je c'est les gens de de gauche et d'extrême gauche qui sont dans une optique tellement de combat des acquis sociaux que c'est eux qui vont mener ce combat du contrôle et donc ils vont arriver à un stade de légitimité morale à harceler le camp opposé dès qu'il poussera ses idées de remise en question de ses acquis sociaux pour au final donner plus de liberté aux français. Et c'est ce qui leur donne du coup cette légimité à créer cette forme de harcèlement qui va entraîner la censure sociale. Voyez ? Parfait. Merci beaucoup Sardoch. Jérême, vous vous êtes d'accord ? On est raccord là-dessus. Contrôle, liberté.

Alors, pour le coup, il y a il y a un élément, il y a le manque d'information économique, c'est hyper important. Il y a aussi ce que Lipman appelait le pseudo environnement euh qui consiste en fait à utiliser certains mots, certaines images, certaines illustrations et qui permettent d'infuser dans l'imaginaire collectif justement ce socialisme.

Sur les notions de vie privée de et de liberté d'expression, vous remarquerez que on est on assiste à une Disneyélandisation du débat public avec des gentils, des méchants et avec finalement un débat moral où en fait on va lutter contre la liberté d'expression parce que il y a des contenus qui peuvent être offensants, qui peuvent appeler à la haine, qui peuvent revenir sur une histoire sur lequelle on n'a pas envie de revenir parce que finalement tout ça pourrait créer du conflit.

Or, la liberté d'expression, a priori, c'est quand même à la base la possibilité de mettre dans le débat public des éléments qui peuvent être offensants, conflictuels, euh choquant même et même de fausses opinions pour reprendre cette célèbre expression de euh une une ministre du du numérique. Euh et et en fait, je crois qu'on oppose rien de mieux qu'une opinion vraie pour contredire une opinion fausse. Or, eux pensent qu'il faudrait que les opinions fausses selon eux bien sûr disparaissent du débat public.

Donc il y a cette moralisation qui est très compliquée et pour moi parce que le but du jeu c'est quand même de rester optimiste et de se poser la question de savoir de euh qu'est-ce que nous on peut faire là-dessus. Ben en fait chaque contenu, chaque explication, chaque pédagogie, chaque vidéo, chaque partage qui permet de justement sortir de cette disneylandisation et de cette appauvrissement intellectuel du débat publiccourt justement à ouvrir le champ des possibles. Les médias, on a parlé de l'éducation nationale et cetera, les médias ont une responsabilité qui est forte.

Quand vous faites une interview de 20 minutes, moi les miennes sont en de 2h en direct sans envoyer les questions à l'avance. Bon, le résultat est pas le même qu'une émission de 10 minutes enregistrée avec un politique à les questions à l'avance. Les médias mainstream, on va dire, ne sont pas là pour aller chercher la vérité. Ils sont là pour aller chercher un moment, aller chercher du spectacle, du divertissement. Je dis pas qu'il faut pas, ils ont pas leur place dans le débat public. Absolument. En fait, ce qu'ils veulent, c'est chercher la petite phrase qui va être relayée sur les réseaux sociaux ou alors choper le scoop, la petite phrase qui va permettre de faire de l'audience.

Donc il faut juste le savoir quand vous regardez un média euh il ne cherche pas à vous apporter une notion de vérité mais une notion de divertissement et de spectacle et heureusement non mais on on le voit et pourtant euh malgré tout il y en a encore des millions qui s'informment sur des réseaux mainstream donc la liberté c'est aussi la télévision reste quand même.

Euh oui alors de moins de moins en moins moins en moins la presse écrite de moins en moins ach mine de rien ils sont un peu les les arbitres des élégances euh les gardiens du temple de Oui mais justement et d'ailleurs c'est intéressant si je peux une phrase peut-être rapidement sur cette sur ce rôle du statut en fait de la carte de presse de ces éditorialistes qui sont réputés connus de ces médias qui sont installés et et quand il parlent en fait jusqu'à présent ils avaient l'avantage du statut l'avantage du crédit social, c'est de moins en moins le cas et on voit qu'ils se battent aujourd'hui contre des créateurs comme Brivel ou comme moi par exemple.

Parfois ils nous attaquent parce que ben on prend une partie de leur audience avec des éléments d'information sur lequel eux ils ont ils ont pas décidé de se de se prononcer. Donc il y a une vraie guerre entre les j'allais dire médias dissident tous autant qu'ils sont et les médias mainstream. Mais ce sera pareil pour les auteurs, les écrivains, les artistes et cetera, hein. Bien sûr. Euh extrêmement intéressant comme éclairage. Fabrice, euh vous vous pensez euh que le droit euh criminalise les opinions ou certaines opinions [grognement] euh qui au fond décide ce qu'on a le droit de dire ou pas aujourd'hui dans ce pays ? Moi le mon problème c'est pas tant le droit.

Le droit, il est su d'une assemblée élu par le peuple. On est d'accord, on n'est pas d'accord mais au moins on peut voter là. De toute façon, le droit est plus dans l'équation. Typiquement, on est plus dans l'équation. qui gère aujourd'hui l'opinion publique de tout un chacun, pas de la petite élite qui monte sa tête à la télé dont je fais partie. hein, c'est pas et ce qui gère les la liberté d'expression de tout un chacun aujourd'hui ne passe pas par le droit, c'est le DSA. Ça passe par des entités qui s'appellent les signaleurs de confiance qui vont sur des critères qui leur sont propres décider que tel contenu les dérange. Pas qu'il est illégal, qu'il les dérange.

Et à ce titre, tu peux en citer quel tu peux en citer tu peux en citer quelques-uns. Ces signaleurs de confiance pour sache de quel Akabi ils sont. Ça va de Enfance à la licra en passant par le CRIF, en passant par tout un tas de ils ont essayé de répartir entre alors ça dépend où vous posez la licra et le crif hein, mais de dans mon échiquier à moi entre le centre droit et l'extrême gauche et de donner à différentes ONG assez large. Oui, gros de toute façon tout ce qui est pluralisme s'entend sur 60 % de l'opinion publique maximum, un peu moins qu'on est sur le service public. Euh et ce c'est justement ça qui est en train de péter.

Mais pour revenir sur sur les propos de Jérémie, euh la télé euh que je pratique intensément depuis une vingtaine d'années, effectivement il y a pas de débat. Il y a la recherche d'un moment, euh il y a la recherche de bons clients, de gens qui savent comment ça fonctionne, qui vont pouvoir avoir la répartie. le truc qui va effectivement aujourd'hui buzzer sur les réseaux sociaux, c'était moins le cas il y a 20 ans bien sûr, mais il y a absolument pas moyen d'avoir un débat à la télé.

Soit parce que les émissions de débat de qualité, je pense à des trucs comme c'est ce soir euh où on prend un peu le temps, c'est qu'on prend 1 heure avec cinq invités pour débattre d'un sujet mais le différentiel d'opinion entre les cinq invités tient sur un mouchoir de poche, il y a un biais euh il y a un anglet éditorial. Oui, bien sûr, il y a un anglet mais ils s'en cach pas. Chacun le sent, chacun le voit. Il s'en cachum. Parfois, tu vas avoir une personne face à quatre. Oui, c'est ça. Et c'est du souvent c'est moi. Mais mais et le mot qu'on peut dire, c'est que vraiment la distance idéologique est pas si phénoménale que ça mais ils ont le mérite de pas s'en cacher.

Je vous renvoie une interview qu'a fait Karim Risoui dans Telama il y a pas longtemps. Il est honnête. On peut pas lui reprocher de ne pas être honnête. On a longtemps fait semblant d'imaginer que il y avait un pluralisme extraordinaire sauf news. On s'aperçoit que il y a aucun pluralisme nulle part et que dans l'absolu le mot en tant que tel a été vidé que ça a pas vraiment de sens. Il y a donc une pluralité de médias qui sont pas financés pareil quand même pluralité qui sont pas financés pareil mais surtout qui dont les audiences fondent comme neige au soleil.

Et il faut quand même bien réaliser que un un joli score d'audience sur BFM, ça représente l'équivalent d'un bon tweet de ma part ou de Brivel en terme d'audience. Donc ils sont effectivement dans ce basculement. Il voit arriver des mastodontes sur YouTube qui proposent effectivement des émissions de 2h qui sont qui ont pas le même rythme hein qu'une émission d'un quart d'heure à ité avec trois invités qui s'interrompent, c'est clair. Mais fondamentalement de nos jours, si vous avez pas envie de regarder l'émission de 2h, vous la balancez dans une ligard et elle va vous dire quels sont les passages intéressants éventuellement sur lequel vous attardez.

Et c'est clair que quand on a 2 heures dans un podcast pour s'exprimer, on peut aller au fond des choses d'une façon que la télévision ne peut pas aborder. Donc, ils sont en train effectivement de se faire bouffer et d'avoir un transfert massif des audiences vers YouTube. D'où la volonté de réguler YouTube, ce qui est déjà le cas en Angleterre, ce qui viendra en France. D'où la régulé, d'où la volonté de réguler les réseaux sociaux parce que il y a effectivement une perte de pouvoir de tout un système qui a été construit depuis plus d'un siècle. Je vous renvoie à Edward Bernaise sur un système politico-médiatique qui mettait les médias au centre du contrôle de l'opinion publique.

Et ça c'est terminé la panique et c'est rassurant. Il y a une recherche de vérité. C'est ça qui est intéressant. Prival là-dessus. Merci Fabrice. Je pense qu'on est en train de d'observer un nouveau phénomène. Pour vous donner un peu de contexte sur la boîte que je construis. nous c'est donner euh la capacité de pouvoir créer des vidéos. Donc aujourd'hui, on est on est focalisé sur le contenu court mais dans le fond dans dans le futur des documentaire, des séries, des films et cetera et cetera. Euh j'ai reçu moi personnellement des dizaines de messages de réalisateurs de toute ordre qui me disent "Je ne peux pas faire réaliser mon film parce que ça ne respecte pas tel ou tel quota.

Euh je ne peux pas euh faire mon film parce que euh euh aujourd'hui il y a une pénétration entre guillemets d'un enfin il y a un entrisme idéologique euh dans les médias de manière générale. D'ailleurs, je pense que c'est pour ça que mon mon euh mon strade sur le sur le wisme et les origines de euh de tout ça a très bien marché parce qu'on constate que euh des des formats qui étaient encore extrêmement frictionnels par les coûts de production. Euh je pense qu'on va on est au tout début d'une nouvelle ère.

Donc en fait l'IA a permis à des gens qui ne prenaient pas spécialement la parole de de la prendre et que plus on va avancer, plus euh des formats qui étaient réservés à des grosses boîtes de production vont l'être de moins en moins.

Et moi ça me donne beaucoup d'optimisme parce que je pense que on est dans une ère où le marché de la vérité et en tout cas en tout cas le le le public n'en peut plus de cette espèce de filtre entre les médias et le peuple avec qui qui était main dans la main avec le politique avec une espèce de filtre plus ou moins plus ou moins plus ou moins opaque par rapport à ce qui devrait être dit et que là en fait l'asymétrie entre ce qu'on constate dans le réel et ce qui est relayé dans les médias est tel que en fait moi ça me fascine, il y a des il y a des des fois je retweete des euh des tweets de médiia mainstream et et je fais 50 100 fois plus de vues et je leur donne de l'audience.

Euh et je pense que c'est vraiment le début d'une nouvelle ère et que les autres types de formats qu'on a pas eu encore vu, donc documentaire et le contenu long va être aussi capturé par le camp de la liberté et ça me rend extrêmement optimiste. Merci beaucoup. Ben justement, on arrive à à la fin de notre séquence. Il nous reste cinq à peine cinq petites minutes. Euh je vais vous demander de conclure sur une seule et même question. Chacun pourra pendant une minute, une minute et demi dire ce qu'il en pense. Un, qu'est-ce qui vous rend optimiste dans le monde qui vient sur ce sujet ?

Qu'est-ce qui vous rend pessimiste dans le monde qui vient ou le contraire pessimiste puis optimiste histoire de terminer sur une bonne note. Chacun d'entre vous avait une minute pour conclure cette table ronde. Sardoch. Alors, je vais commencer par le pessimisme. Je pense que justement, comme je disais tout à l'heure, moi je parle du réel de ce que je suis bien en tant que créateur, en tant que quelqu'un qui donne des idées. Euh, on a cette vision de l'État qui n'accomplit plus son devoir de justice et donc des gens capables de se dire que cette justice doit être sociale.

Donc le pessimisme c'est que cette liberté il faut la donner à tous, il faut l'accepter mais il faudra aussi comprendre que ça viendra avec son lot de souffrance et de et de haine. Donc forcément on va être beaucoup plus facilement confronté à la haine. Les jeunes aujourd'h rendent bien compte mais les gens des médias aujourd'hui mainstream sont pas confrontés directement à cette haine. Et ça ça va être très très difficile.

Maintenant, une fois qu'on fait abstraction de cette haine et qu'on comprend qu'elle est purement spéculative, c'est que 99 % de ces messages de haine sont littéralement des mécanismes réactif réactionnaire assez primitif, on se rend compte que nos idées elles elles ont une percée, elles ont une portée qui est exponentielle et je suis complètement la vision de Brivael. Je pense que les gens ont une recherche de vérité profonde et que les médias aujourd'hui mainstream sont un peu encore la béquille de notre possibilité d'exprimer nos réels avis et de se rendre compte de la transition qu'on est en train de vivre et on pourra mieux la faire que jamais dans l'avenir qui s'offre à nous. Ouais.

Merci Sardoch pour cette petite conclusion. Fabrice, ensuite Brivael et Jéremme. Alors ce qui ce qui me rend optimiste, c'est qu'on on est au début d'une toute nouvelle ère où euh toute une nouvelle génération d'outils font s'effondrer la barrière à l'entrée pour créer des trucs au sens le plus large possible, du documentaire, du code, de l'écrit, de la musique.

cette barrière à l'entrée qui auparavant nécessitait non seulement l'apprentissage de d'un instrument de musique ou de simple fait savoir écrire, tout ça est en train de s'effondrer et ça va donner lieu à une profusion de créativité avec beaucoup de merde he mais malgré tout dans l'eau, on a un mécanisme justement hérité des réseaux sociaux qui permet l'émergence d'une forme de qualité, en tout cas d'une forme de mainstream qui va radicalement renouveler ce qui nous sert de culture aujourd'hui et qui est l'avouer dans une forme d'impasse. Donc ça ça me rend assez optimiste. Ce qui me rend pessimiste, c'est l'état de notre société.

On est dans des fractures qui sont multiples et très profondes. On parlait en coulisse des fractures engendrées par le la COVID. C'est une fracture qui ne s'effacera pas, que que les politiques refusent de regarder en face, mais qui vraiment fracture encore aujourd'hui la société. On a des multiples fractures et que on n'est plus du tout en mesure de faire un peuple. C'est fini. Et donc mécaniquement, le pouvoir qui va hériter de la France d'ici moins un peu moins d'un an va se confronter à cette fracture. Quelle qu'il soit, quelle que soit la personne élue va être confrontée à cette fracture, elle ne pourra pas être le président ou la présidente de tous les Français.

ça n'est plus possible et donc on va passer vers à autre chose et ça va être une phase difficile, très très difficile. Merci Fabrice de cet éclairage. Brivael, une minute chacun et nous devons clore cette table ronde. Brivael, moi je vais vous parler de technoptimiste. Je pense qu'on est en train de de vivre vraiment une une sorte de de charnière civilisationnelle. Elon Musk au au euh au G20 il y a encore une semaine euh s'est projeté dans un monde où on va on va avoir la robotique qui va arriver dans les années à venir et on sous-estime à quel point la robotique donc les humanoïdes vont changer profondément nos sociétés.

Il parle même de le le le le la fin de la monnaie telle qu'on la conçoit aujourd'hui en 2036. Donc évidemment, c'est du Elon Musk, il faut prendre ça avec des pincettes, mais moi ça me rend extrêmement optimiste parce que si on prend euh euh les systèmes actuels euh il y a beaucoup de pauvreté, beaucoup de misère, beaucoup encore beaucoup de friction dans le système. Et aujourd'hui euh quand on regarde ce qui se passe en IA avec les avancées scientifiques et cetera et cetera, plus la robotique qui arrive, il y a de quoi être extrêmement optimiste.

La seule touche de pessimisme et je pense qu'on va s'en sortir, c'est justement réussir à à faire comprendre que pour avoir ce monde d'abondance, il faut être dans un monde de liberté pour que les gens puissent essayer, échouer et cetera et cetera et que ce fameux principe de précaution qu'on a mis dans la constitution, va falloir l'enveler, redonner la responsabilité sur les individus et je crois beaucoup à à un monde très bienvenu dans le futur. Merci beaucoup. Mot de la fin pour Jérême optimiste, pessimiste, pessimiste, optimiste.

Pessimisme léger parce que je suis nature optimiste, mais quand même c'est sur la pérénisation du modèle économique des créateurs de droite parce que c'est vrai qu'il y a une asymétrie de moyen entre les créateurs de gauche qui n'ont aucune difficulté à monétiser leur contenu, à trouver des sponsors, même parfois des subventions publiques et ils n'ont pas de problème d'expulsion des comptes bancaires et cetera. Donc ça c'est peut-être le truc sur lequel chacun d'entre nous et chacun d'entre vous peut avoir la main. Si vous pouvez pas créer du contenu, et bien soutenez les créateurs qui créent du contenu et qui participent justement à cette guerre culturelle.

Et puis peut-être sur le l'optimisme. Alors moi je prendrai le contrepied de Fabrice. Je pense que cette fracturation dont il parle est au contraire une bonne chose. Je parlerai même d'atomisation puisque pendant 40 ans, il y avait pas de fracture. En fait, tout le monde était d'accord sur le socialisme. Et là, on a enfin aujourd'hui, on commence à avoir une fracture entre ceux qui commencent à dire il y a peut-être un peu trop d'état et et ceux qui pensaient l'inverse. Donc au contraire, je suis très optimiste entre les think tank, les individus, les partis politiques, les médias. Tant mieux, il faut de la pluralité et de la vraie pluralité, pas celle évidemment de France Interre.

Excellent l'espoir Ren Rest juste sur sc instant. Merci à nos quatre invités. Je vous demande d'accueillir celle pour qui la lpine l'expression est un vrai petit sujet et elle aime beaucoup Sarah Knafo.

53:41
Non speech

[applaudissements] [musique] [musique]

54:04
Locuteur

Bonjour à tous. Bonjour à tous. Merci à vous tous d'avoir été là. J'ai vu extrêmement attentif. Moi, j'ai eu la chance de suivre cette conférence dans les loge. Je l'ai trouvé passionnante. Alors, vraiment merci à vous quatre. Merci à Olivier qui est toujours un excellent maître des cérémonies. On peut applaudir Olivier Uda.

54:28
Non speech

[applaudissements]

54:31
Locuteur

Cet été, on était au plein cœur de l'été. Il y avait beaucoup de politiciens qui étaient en vacances et qui manifestement avaient un peu débranché avec la politique. On a vu que nos libertés étaient menacées par l'institution même qui devait les protéger, à savoir le Parlement français. En principe, dans le Parlement français, on a des représentants du peuple qui doivent assurer les libertés du peuple devant le gouvernement qui parfois pourraient vouloir empiéter sur les libertés du peuple. Et là, on a vécu exactement l'inverse. On a eu une coalition de partis qui ont encore trouvé un nouveau prétexte pour pouvoir nous censurer. Vous verrez qu'il y en aura encore des dizaines.

Je dirais que le plus pervers dans tout ça, c'est qu'ils essayent de nous moraliser avec nos propres enfants qui nous font croire qu'ils vont nous censurer pour notre bien en disant qu'ils le font pour le bien de nos enfants. On peut peut-être les prévenir si on veut assurer le bien de nos enfants, on est là, on est parents, on n' pas besoin de l'intrusion de l'État. pour protéger nos enfants.

55:32
Non speech

[applaudissements]

55:36
Locuteur

Et si l'État veut protéger nos enfants, qu'il fassent déjà sortir les pédophiles de l'école, [grognement]

55:44
Non speech

[applaudissements]

55:46
Locuteur

qu'il mettent déjà les assassins, notamment l'assassin de la petite Liana hors d'état de nuire et qu'il sanctionne les magistrats qui permettent à ces mêmes assassins de rester en liberté. Ça, c'est ce qu'on attend de l'État.

56:06
Non speech

[applaudissements]

56:09
Locuteur

du trou. Ouais. Alors, j'ai pas entendu le slogan donc je vais pas je vais pas applaudir. Mais ce que je veux vous dire, c'est que la liberté d'expression c'est la liberté la plus importante de toutes parce que c'est celle qui nous permet de défendre toutes les autres.

Donc c'était fondamental pour nous de permettre à cette table ronde de se tenir ce jour de notre université d'été, de faire notre rentrée en parlant de cette liberté-là parce que alors même que tous ceux qui sont autour de la table ne sont engagés dans aucun parti, ne sont pas des militants reconquêent, ne sont pas des adhérents à un parti, qui sont je dirais des militants de la liberté, de la liberté d'opinion, de la liberté d'information, c'était essentiel que vous puissiez les entendre pour bien comprendre ce qu'ils essayent de faire à la veille d'une élection présidentielle.

On est à la veille de l'élection majeure en France et c'est précisément maintenant qu'on commence à entendre tous ces débats. Censure des réseaux sociaux, contrôle d'identité sur les réseaux sociaux. Et vous avez entendu Emmanuel Macron dire qu'il s'était fixé pour objectif de faire adopter une nouvelle loi avant le printemps. Qu'est-ce qu'il y a au printemps ? L'élection présidentielle. Il veut aller vite. Il demande même maintenant à Ursula Van Derleyen : "Venez nous imposer une loi" puisque le Conseil constitutionnel français a dit non.

Est-ce que vous imaginez en être venu à ce stade où on en vient à supplier l'Union européenne de bien vouloir passer au travers de notre Constitution pour nous imposer des restrictions de liberté d'expression ? Tout ce que je voulais vous dire, désolé, je prends la parole de manière un peu improvisée, c'est comptez sur nous pour nous battre. Je sais qu'on peut compter sur les quatre qui sont autour de la table parce que pardon de l'anglicisme, ils ont fait le job pendant que tous les politiciens étaient tranquillement sur leur transat ou voter contre nos libertés d'expression

57:54
Non speech

[applaudissements]

58:01
Locuteur

à mon échelle et je sais qu'on pourra compter sur vous partout sur les réseaux sociaux. Je sais que vous êtes actif sur les réseaux sociaux. Vous pourrez compter sur moi au Parlement européen. Je sais pouvoir compter sur vous sur les réseaux sociaux. On se battra. Merci à vous et vive la liberté d'expression. Merci Sarah. Merci à nos quatre invités. Euh

58:22
Non speech

[applaudissements]

58:23
Locuteur

la table ronde suivante continue. Merci à vous. À très vite Sarah. On te retrouve pour la dédicace tout à l'heure. À tout de suite pour la dédicace. Merci Olivier.

58:38
Non speech

[musique]

58:40
Locuteur

Allez, change plateau.

58:56
Non speech

[musique] [musique]