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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 10 octobre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploi

Agnès Verdier-Molinié : ""Les contribuables ont une obligation de résultat, pourquoi pas les élus ?"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Le gouvernement n'a-t-il rien vu venir ? Comment interprétez-vous la situation des lycées ?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Le sujet est-il un problème de moyens ou d'organisation ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    La baisse des taxes sur les carburants est-elle une vraie solution pour le pouvoir d'achat ?

  • 4:24OuverteRéponse directe

    L'État est-il incapable de se réformer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:08Chiffre
    « On a presque un million de plus par rapport à la moyenne de la zone euro hors France en nombre d'agents publics. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:04

Et bonjour à vous Agnè Verdier Moligier. Bonjour. Bonjour à tous. Directrice de la fondation. Vous êtes un peu quand même la spécialiste des des dépenses publiques et vous êtes une ardente partisane d'une réduction du du train de vide de l'État. Tout d'abord, Agnès Verdier Boligier, les lycéens qui manifestent partout en France depuis 3 semaines. J'ai envie de vous poser une question. Le gouvernement n'a-t-il rien vu venir ? Vous avez ces c'estes notamment hein ces 3000 enseignants sortis du chapeau, si je puis dire, disponible tout de suite. Comment est-ce que vous vous interprétez cette situation ? E bien euh il y a énormément de professeurs en fait qui ne sont pas devant les élèves hein. Il y a on avait chiffré en octobre 2021 que

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c'était à peu près 100000 enseignants qui étaiit pas devant les élèves et qui euh représentaient à peu près euh 12 % des effectifs qui sont pas devant les classes et qui sont évidemment euh potentiellement mobilisables. Alors souvent ils ont des autres d'autres missions. qui sont euh dans des associations ou ailleurs ou en formation, mais finalement ça reste des personnels qu'on paye et et qu'on peut tout à fait mobiliser. D'ailleurs, le ministre dit "Je vais pas je vais pas m'excuser d'avoir trouvé 3000 profs euh pour euh revenir devant les classes." Mais ça paraît invraisemblable tout de même, non ? Soudain, on trouve 3000 profs comme ça sous le sabot. Oui. Bah non, mais c'est la grande machine de l'éducation nationale, hein. Euh ça fait

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longtemps que on sait que gérer euh un nombre de personnel comme ça euh proche du million euh euh au niveau euh centralisé, bah évidemment, c'est extrêmement complexe. Il y a aucun pays qui fait ça, hein. La plupart des pays ont une éducation qui est décentralisée, qui est gérée de de façon beaucoup plus autonome dans les établissements. C'est d'ailleurs ce qui marche dans le secteur privé, hein. C'est c'est là que je je trouve très étonnant que le débat public n'aille pas sur ce sujet. On voit qu'il y a des lycées qui sont bloqués, que il y a des lycées dégradés et cetera, mais ce sont des lycées publics. Combien sont dans dans les lycées privés sous contrat ? Et pourtant, on a énormément d'élèves dans les dans les lycées sous sous contrat. Donc euh le le sujet euh c'est

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pas pour moi du tout un sujet de moyens hein. Oui, c'est un sujet d'organisation ou de réorganisation de de l'éducation nationale. Agnè Verdier Moligier, il y a l'autre euh urgence du moment, le pouvoir d'achat, c'est lié au pouvoir d'achat. C'est le gouvernement qui débloque 10 millions de de barils de gazoles issus des réserves stratégiques avec cette baisse promise de 12 à 18 centimes par litre pendant 3 mois. Est-ce à vos yeux une vraie solution euh qui permet de soulager euh les consommateurs, les les utilisateurs de euh on va dire de de leurs véhicules pour aller travailler ou bien c'est une rustine ? C'est un peu du l'ordre de la Rustine. Nous ce qu'on a dit depuis le début à la fondation, c'est qu'il

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fallait supprimer la TVA sur l'excpe de ça ferait de l'ordre de 4,5 milliards de de recettes en moins, mais ça aurait permis de pas avoir cet effondrement de la consommation qu'on a eu et qui évidemment aura à la fin de l'année des effets sur sur les recettes. Donc c'est c'est très très étrange de sortir ça maintenant alors que on sait tous qu'il aurait fallu agir beaucoup plus vite que quand on fait le tour d'Europe, on voit que chaque pays, les Espagnols, les Italiens, enfin, ils ont tous agi sur la question des taxes et nous on veut pas agir là-dessus. Bah pourquoi ? Parce qu'on est absolument tétanisé par la situation budgétaire de la France, ce qui est un vrai sujet et on va en

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parler. Mais euh le problème c'est que ne rien faire comme ce qui a été fait ou quasiment rien faire parce que il y a des aides euh qui ont été déployées mais euh vraiment pour des secteurs spécifiques et les gros rouleurs et cetera. Et finalement qu'est-ce qui se passe ? Bah la plupart de nos concitoyens ont dit bah voilà l'essence le gasoile c'est trop cher donc on bouge le moins possible et finalement ça a un impact énorme sur l'économie. Donc est-ce qu'à vos yeux Agnè Verdier Molig, l'État est incapable de se réformer ? Vous savez Bery qui parle de baisse effective comme d'autres ministères et vous vous avez découvert 8000 agents de l'État supplémentaire en 2027 ? Bah oui. Bah en fait c'est dans les chiffres hein, c'est dans les chiffres du budget. C'est ça qui est assez

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incroyable. Vous prenez les chiffres clés du budget dans le le dossier de presse et vous regardez comment sont présentées les données sur les effectifs. Bercy veut nous dire qu'il y aurait une baisse de plus de 1000 agents mais en fait pas du tout. Ça c'est en agrégant avec les caisses sociales qui n'ont absolument rien à voir avec le budget de l'État. Donc en fait on additionne des choux et des carottes en disant "Ah bah oui, on arrive à baisser." Non, on narrive pas à baisser. On augmente encore de 8000 le nombre d'agents. Euh là, on vient de faire un bilan entre le prer trimestre 2017 et le premier trimestre 2026. On a quoi ? On a une augmentation du nombre de personnels dans les administrations publiques de 139000. Et mais qu'est-ce que c'est ? C'est c'est

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quoi de c'est de c'est de l'aveuglement à vos yeux, de de l'incompétence ? Pourquoi est-ce qu'au fond les solutions vous les évoquez, vous dites qu'elles sont sur la table et personne personne n'y vient ? Mais parce que en fait on on ne regarde pas comment est dépensé l'argent publique en France. En réalité, on ne remet jamais en question véritablement le fait qu'on ait autant de caisses sociales, autant de collectivité locale, autant d'agents. On a on a presque un million de plus par rapport à la moyenne de la zone euro hors France en nombre d'agents publics. À un moment, c'est une dépense de 40 milliards de plus. Bah oui, c'est c'est normal que on a des problèmes de déficit. Ensuite, on part à la retraite plutôt que tous les autres pays européens. Ah bah oui, bah c'est

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normal qu'on ait des problèmes de déficit public. Ensuite, on a un système de de dépenses de protection sociale rien que pour distribuer l'ensemble de de la dépense de protection sociale, on ça nous coûte plus de 50 milliards d'euros par an. Bah, c'est plus de 10 milliards de plus que nos voisins européens. Donc, c'est normal que vous les économies réalisées sont là. Vous avez vous avez proposé, c'était assez spectaculaire, on va pas trop s'étendre là-dessus, mais de retenir la la la moitié des indemnités des ministres, des députés, des haut fonctionnaires jusqu'à jusqu'au retour à l'équilibre des des comptes publics. Cette baisse de traitement, ça a été calculé hein par vous d'ailleurs. C'est c'est quoi ? C'est pas grand-chose. C'est c'est symbolique. C'est c'est pourquoi ? pour

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dire tout le monde doit faire un effort. C'est pas [rires] c'est pas du tout pour faire des économies hein. J'ai proposé ça suite à la proposition de du premier ministre de baisser de 10 % les rémunérations des ministres. Ça faisait 450000 € d'économie. Euh bon moi j'ai répondu écoutez à un moment il faut qu'il une obligation de résultat pour nos élus et nos grands dirigeants des administrations. L'obligation de résultat ben on pourrait leur donner en disant voilà on met sous séquestre. On on c'est pas qu'on va pas leur donner, on leur donnera le jour où il y aura l'équilibre des comptes publics. On met sous séquestre la moitié pendant le la durée qu'il faut des mois, des années mais jusqu'à ce qu'on ait l'équilibre des comptes publics. Et pendant ce temps, c'est au travail

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messieurs dames. C'est ça hein. Mais mais sans mais attention attention sans augmenter les impôts parce que ce serait trop facile de leur dire vous équilibrez les comptes en matraquant fiscalement les français, les entreprises françaises, les indépendants, les commerçants, tout ce qui bouge. Le sujet c'est sans augmenter les impôts, hein, sans aucun impôt supplémentaire, vous rééquilibrez les comptes hors charge de la dette. Et en fait, pourquoi j'ai proposé ça ? D'abord un, parce qu'il y avait cette proposition du premier ministre de baisser de 10 % qui est franchement n'est pas du tout à la hauteur des enjeux. Et et de l'autre côté parce que l'année dernière donc dans le budget 2026, il a été voté à l'Assemblée nationale un dispositif qui dit que la taxe sur de différentiel sur les hauts

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revenus, on va la garder jusqu'à ce qu'il y ait 3 % de de déficit par rapport au à la richesse nationale. Donc en fait les contribuables, eux ils ont une obligation de résultat mais les élus et les dirigeants d'administration ils ont pas d'obligation de résultat. On peut pas continuer comme ça dans un pays qui est en train de de d'aller euh il y a une crise de la dette qui se profile quand même devant nous là. Il faut faut arrêter de le mur se rapproche hein. Oui, le mur se rapproche et on a l'impression que on peut continuer à euh dépenser sans compter et à faire des chèqus et et à creuser les déficits parce que on va quand même avoir plus de dépenses encore en 2027 qu'en 2026. éom mais en 2027 on va dépenser 43

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milliards de plus que en 2026 et on va avoir 47 milliards de plus en tout ça en valeur en impôt en prélèvement obligatoire supplémentaire en 27 par rapport à 2026. Donc vous nous dites vous nous dites en conclusion Agnè Verdier Moliger au fond les milliards ils y sont en réalité il suffit de se mettre au travail et de tailler dans le gras de ce qui dépasse. En fait il suffit déjà de se poser les bonnes questions. font les pays qui nous entourent pour réussir à avoir une croissance de la richesse privée, de la richesse marchande plus importante qui permet ensuite d'écraser la dette parce que si on veut écraser la dette demain, en avoir moins par rapport à la richesse nationale, il faut créer

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plus de richesse. Et en fait le notre salut, il sera pas dans la décroissance, il sera pas dans toujours plus d'impôts et toujours plus de déficit. notre salut, il sera dans moins de dépenses, moins de déficit, moins de dettes, mais aussi plus de création de valeur ajoutée marchande parce que c'est comme ça qu'on réussit en fait à à faire grossir le gâteau. Donc ça veut dire quoi ? Bah ça veut dire qu'il faut travailler plus, il faut produire plus en France, il faut avoir plus d'entreprises, il faut avoir plus d'investissement, il va falloir plus d'embauche dans le secteur privé. Et ça pour pouvoir le faire et ben comme on est étouffé d'une certaine manière petit à petit par la charge de notre dette et ben il va falloir faire réduire la part publique euh de de finalement du

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de du PIB de la France. Et ça euh c'est ce sera pas forcément facile parce qu'on est drogué à la dépense publique mais c'est la seule issue pour sortir par le haut de la situation actuelle. Et nous verrons bien ce que proposent les uns et les autres candidats à l'élection présidentielle à ce sujet et qui est le cœur du réacteur. Merci à vous Agnè Verdier Moliger pour nous avoir éclairé ce matin euh directrice de la fondation frap. Euh merci et à bientôt.