Estelle Youssouffa : «L'arrivée d'Ebola sur Mayotte serait une catastrophe sanitaire»
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Chapitres
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Bon, écoutez, je j'ai eu avec notre île le le malheur d'avoir fait l'objet de la de la rentrée politique et qui était d'une vacuité effarante. Le Premier ministre est venu avec un panier de promesse, beaucoup de de ministres et puis finalement rien puisque il est venu nous expliquer qu'il avait euh 4 milliards qui avaient été promis par l'État pour reconstruire Mayotte. euh plus de 600 millions qui avaient été en euh en crédit de paiement pour cette année 2026 et le Premier ministre est venu à Mayotte pour nous dire qu'il n'avait dépensé que 56 millions pour la reconstruction de Mayotte 18 mois après le passage du cyclone.
C'est-à-dire que nous, notre sentiment qui était sur le terrain qu'il y a pas de reconstruction et que rien avance a été confirmé par le premier ministre qui a décidé qu'il fallait rien de mieux que de dépenser de l'argent de la République avec un voyage officiel pour venir nous dire et constater les travaux non effectués. C'est quand même une humiliation euh qui ne passait pas. C'était de la provocation.
La deuxième chose, ça a été évidemment de faire pour tirer la bour avec Édouard Philippe des annonces sur la lutte contre l'immigration clandestine. Donc d'abord, il y a eu quand même le planquet de Bova qui nous a fait l'honneur de venir à Mayotte. Il y a pas une image de sa présence sur place.
J'ai quand même eu le le le la découverte de ce qu'est une visite clandestine d'un ministre de l'intérieur à Mayotte. C'est-à-dire que le ministre Nèz est venu à Mayotte, il n'a rencontré aucun élu locaux, pas un parlementaire. Il est allé soit-disant, c'est pour ça que vous l'avez traité, si vous permettez l'expression, de planquer.
Bah le moi j'ai vous savez qu'on a un camp de plusieurs milliers de demandeurs d'asile. Atsunzu qui un camp sauvage qui habite des demandeurs d'asile africains qui sont dans la mangrof dans des conditions indignes. On interpelle à plusieurs reprises l'exécutif en disant "Monsieur le ministre de l'intérieur, il faut démanteler ce camp.
C'est une honte. C'est pas possible. Quand on est avec Ébola qui est sur le continent africain, c'est-à-dire à 500 km de Mayillotte, vous avez l'épidémie d'Ébola qui peut rentrer sur notre département par l'immigration clandestine.
Je pose la question au ministre de l'intérieur. Est-ce que vous voulez bien répondre quand est-ce que vous allez fermer notre frontière et protéger Mayotte et évacuer ce camp ? Réponse de la ministre de la santé qui a rien à voir avec la chouroute pour nous dire on va accueillir Ebola.
D'ailleurs, confirmation quelques semaines plus tard lorsqu'elle est venue à Mayotte en nous disant en faisant le tour jeudi matin de notre seul hôpital pour montrer à quel point il y a il y a un lit qui est prêt pour isoler un potentiel cas d'ébola à Mayotte. Notre sujet à nous Maorès et Maoré, c'est que Ebola ne rentre pas sur notre île. Une fois qu'Ebola serait à Mayotte, ce serait une catastrophe sanitaire qu'on narriverait pas à gérer.
Notre sujet et c'est normal que la santé se prépare à l'éventualité d'un cas d'Ébola, mais notre sujet c'est surtout que le ministère de l'intérieur nous dise on va fermer notre frontière, éviter que les clandestins continuent à arriver quotidiennement sur notre île par bateau puisque c'est tout pour le cas. Ça n'a pas été dit.
Estelle Youssouffa