CONTRE SOIRÉE ÉLECTORALE À LA CIGALE : BEST OF ET COULISSES
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 67 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:01:32OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on peut faire maintenant pour garder la flamme ?
- 1:01:35OuverteRéponse directe
Comment réussir à se mobiliser ?
- 1:01:39OuverteRéponse directe
Est-ce que Mélenchon peut vraiment devenir Premier ministre ?
- 1:01:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on peut avoir une cohabitation ?
- 1:02:00OuverteRéponse directe
Que faire si pas de majorité de gauche à l'Assemblée ?
- 1:02:03OuverteRéponse directe
Comment résister ? Dans la rue ou dans les médias ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 21:40PrésentateurFait
« L'abstention, c'est l'Ikea des soirées électorales. C'est très pratique pour meubler à peu de frais avant 20 heures. »
- 22:17PrésentateurFait
« La recherche en science politique est formelle. Une grande part de la variance de l'abstention peut être expliquée par des variables extrinsèques aux électeurs. »
- 29:53InvitéFait
« Anticor c'est une association de bénévoles déjà, c'est hyper important ! C'est une association qui est transpartisane et c'est une association qui fait des choses éminemment politiques ! »
- 30:06InvitéFait
« Notre truc c'est de porter plainte, notamment contre des élus qui sont soupçonnés de corruption ! »
- 38:24PrésentateurChiffre
« 17,80€ ! »
- 59:48InvitéFait
« Mais ce qu'il faut ici, c'est remettre les modes de scrutin au cœur du débat public. »
- 1:00:01PrésentateurChiffre
« Je rappelle ici que près de deux tiers des Français estiment que la démocratie est en danger. »
- 1:04:04PrésentateurChiffre
« Il y a eu 100 000 réfugiés qui venaient d'Ukraine. En 24 heures, Castex, il a dit, c'est possible. »
- 1:04:55InvitéChiffre
« On a 10 millions de pauvres dans ce pays. »
- 1:05:00InvitéChiffre
« Il y a 400 000 pauvres en plus en cinq ans. »
- 1:05:02InvitéChiffre
« Il y a 7 millions de personnes qui ont besoin de l'aide alimentaire pour vivre dans ce pays. »
- 1:05:18InvitéFait
« Le GIEC est formel, il nous reste trois ans, on a une explosion des inégalités. »
- 1:10:12PrésentateurFait
« Si Le Pen et Zemmour sont arrivés à ce point, c'est parce qu'ils ont Bolloré derrière, qui est une machine à fabriquer de l'extrême droite. »
- 1:10:25PrésentateurFait
« Les médias indépendants n'ont jamais eu autant d'importance aujourd'hui qu'aujourd'hui. »
- 1:13:50PrésentateurChiffre
« C'est-à-dire, on a eu dix lois autour de la question dite de la sécurité. »
Temps de parole
- Présentateur56 %
- Invité8 %
- Invité 27 %
- Présentateur 27 %
- Invité 37 %
- Invité 45 %
- Invité 54 %
- Invité 63 %
- Invité 72 %
- Invité 82 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir !
Bonsoir au peuple de gauche.
On arrête de s'excuser d'être anticapitaliste, d'être antifasciste, d'être antiraciste, d'être écologiste, d'être internationaliste. Il y a toujours plus de 20 000 personnes qui nous suivent. 25 000 ! Petite fiche de professionnel. 7h22. Ça fera au moins un bon programme sur Blast. Tu regardes régulièrement. C'est moi. Je suis un suivant demandé qui regarde, c'est moi. Vous allez où ? On va s'impréner de l'ambiance. Je suis en interview là. Ça se passe bien l'interview ? Ça se passe pas mal, il n'y a pas beaucoup de questions. J'essaie de me blâmer un petit peu. Il faudra dire inévitable. C'est-à-dire, il me filme depuis tout à l'heure.
Au bout d'aujourd'hui, ils sont obligés de dire quelque chose. Après, c'est pas très dur.
C'est pas très vrai.
Et puis surtout, je dérame vite, vite, vite. J'enseigne l'impro. Pour ça, je ne fais jamais l'impro. Et en plus... Je dis toujours un truc, je dis « Ah putain, merde, pourquoi j'ai dit ça ? » Ce qu'il y a, c'est qu'il faut avoir une chute avant de commencer la phrase. L'écriture, l'écriture, l'écriture, l'écriture, l'écriture. Ça, il faudra le dire à Bruno Gassio. Tu vois, par exemple, je regrette.
Parce que la politique, c'est 24 euros. Il est en train de chauffer.
Il est assez fort en jeu, j'ai l'impression, globalement. Hein ? J'ai l'impression que t'es fort en jeu. Par contre, je suis super mauvais. Ça va ou pas ? Tu perds jamais après, tu te bats pour... Ah non ! C'est beau ! Ah, on a le droit de faire ça ? Ah oui, oui ! Genre, quand tu sens que ça vient, tu le retires vite pour pas en chauffer 2, 3. Oui, oui, bien sûr. Parce que là, on est en train d'aller... Il y a un débat, mais il n'y a pas débat en fait. Non, non, mais voilà, je savais pas si on avait le droit de retirer son truc en même temps. Tu peux déplacer les aimants en mettant une face nord-nord, une face sud-sud. Et tu peux corser le truc en réduisant l'espace de jeu.
Tu sens, tu sens que... Il est en vie, ouais. Bon, moi, je vais aller... Les gens par là où je peux faire ça ? Je vais aller faire mon ambassage. Cigale avec Charline Vonhocker. Charline Vonhocker, bonsoir. Bonsoir, Salomé. Alors, vous êtes particulièrement bien habillé ce soir. Pourquoi ? Parce que je voulais me faire belle pour repasser la frontière.
Eh ben non, salarié, figure-toi.
Des salariés ? Je vais chercher des bières. Je vais me boire une petite bière. Est-ce qu'il y a des bières ? Ah non, c'est juste pour les artistes. C'est vrai ? C'est des artistes ?
Non. Ben non, mais moi, je peux jamais ça. C'est quoi ça qui est rouge ? C'est contre les gens qui disent des gros mots dans les chansons. Moi, je pense qu'une chanson, ça doit toujours rester dans l'amour de la langue française. Qu'est-ce qui viennent de faire chier ces écolos à la con ? C'est quand même toi qui décides si tu bourdes de la viande ou non. C'est quoi ça qui est rouge avec le nœud et tout ? C'est mon gros nœud. C'est pas ? C'est mon gros nœud ça. Et ça, c'est rouge. C'est ma rampe de piano. Tu vois ? Parce que tout doit être beau et raffiné dans la vie. Oh les gauchias !
Ça se pisse dessus ? Vous êtes prêts à voir apparaître ma grosse tête sur l'écran ?
Ne vous accusez pas, monsieur Maurice. J'ai changé. Je suis gentil maintenant. J'aime les chats. C'est mignon, les chats.
C'est mauvais, mauvais, mauvais, mauvais.
Qu'on a un autre modèle de société à inventer pour améliorer nos vies, leur redonner du sens et qu'on n'a plus une minute à perdre. Alors oui, il va falloir résister encore plus fort. Interpeller les journalistes. Faire du bruit pour créer des prises de conscience. Pousser les politiques à agir par tous les moyens possibles. Puisqu'il faut tout faire soi-même. Éveiller les consciences et tout faire pour montrer que nous sommes des centaines de milliers à vouloir pour une autre société. Plus juste, plus oublable, plus jeune. Je parle pour vous ! C'est bon. C'est bien. Très bien. Très bien. Très bien. Ah ouais ? Tu le dis pas vite.
Faut l'incarner un peu. Exactement. Mais ça vous paraît bien là. Très très bien. Ah ouais ? Mais oui ! J'ai l'impression que c'est la grosse merde. Tu sentes à l'alcool. Ecoute, t'es venu au moment où la joie dans ce pays est parfaite. T'as vraiment choisi le bon moment. Les Français sont tous à toi. On est dans des échanges cordiaux. Vraiment. Vraiment. Il y a une belle atmosphère. Et tu sens que ce soir, tout le monde va aller aux Champs-Elysées. Parce que c'est un grand moment de viesse populaire. Vraiment. Je voulais pas louper ça. Il y a eu la Coupe du Monde. Et puis ce soir. Et ce soir. Et ce soir. J'aurais prévu de ramener mon fils par contre.
Parce que les Mexicains, il n'y a pas la nationalité française. C'était le moment. C'était le moment. C'était le moment. Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu pars ? Bah t'es magnifique. Là, parce que là, elle dégueule vraiment de là. Ouais, ouais. Bah là, c'est très bien.
Et là, maman, par contre, fait bien certainement. Mais pas trop quand même. Un peu plus... Ah, on est stressé. Ouais, c'est beaucoup mieux. Bah non, c'est bien mieux là.
Bah bien sûr. Là, t'es trop beau. Trop cool.
Bonsoir. Filme parce que je suis beau. Et c'est pas tous les jours. Bah un peu. On est partis pour 5 heures de lèche quoi. Il va falloir enseigner. Je vais avoir un spectacle humoristique de gauche. De gauche. A priori, de gauche. Donc, tu te le considères de gauche. Oui.
D'accord.
Donc, petite routine. Pas matin, du coup. Pas morning routine. Mais routine, présentation de débat. Un petit peu de gel pour que ça tienne. Pour avoir une bonne tête de connard. Bon, on peut applaudir bien fort la fanfare là. Ça, c'est sûr. Ça marche. Ça, vous aimez ça, les fanfares. C'est gentil. Merci d'être venu jusqu'ici. J'ai mes petites fiches. Je vais vous dire parce que j'ai du tout réécrire. J'avais prévu un deuxième tour Mélenchon Poutou. Non, mais parce que tu sais, on dit les humoristes de France Inter. Ils sont orientés. Bon, voilà. Ils influencent l'élection et tout. Et moi, j'y croyais à fond, tu vois. J'étais hyper content. Et en fait, non. Voilà. Pas du tout.
D'ailleurs, il y a des Mélenchonistes ce soir ? Qu'est-ce qu'ils sont agressifs, bordel. C'est pas possible.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a des gens qui ont voté Roussel ? Faites pas les malins. Faites pas les malins. Faites pas les malins. Oh non, non. Pas de ça. Il y a des socialistes ? Arrêtez. Ça y est, ça part déjà en couilles. Ça part déjà en couilles. Bon, alors, je suis ravi d'être là. Je vais vous expliquer un petit peu le principe de la soirée. Alors, avant 20h, j'ai fait venir plein d'amis, plein de potes. Des amis rigolos. Des amis intéressants. Des amis rigolos et intéressants. D'ailleurs, je dis amis, il n'y a pas que des amis. Parce qu'il y aura également Pablo Mira. C'est bien faux de tout. Et à 20h. Donc, on regarde le résultat en serrant les miches, bien évidemment. Voilà. Tous ensemble.
Et après, ça part en deuxième partie de soirée. Où là, j'accueillerai Salomé Sacquet, qui est journaliste à Blast. Voilà. Et on accueillera. Il y aura des invités politiques. Il y a Sandrine Rousseau qui vient. Olivier Besancenot. Voilà. Brice Hortefeu. Beaucoup trop de ouais. C'était pour voir si vous suiviez. D'ailleurs, pour ceux qui ne peuvent pas être là ce soir. On est en direct en ce moment sur Blast. Donc, on peut faire du bruit pour ceux qui nous regardent sur Blast, la cigale. Voilà. Donc, ils sont sur leur canapes. Avec leur tube de Lexomil et leur t-shirt Jospin 2002. Donc, on pense à vous. On pense à vous, les amis. On est également une soirée.
On donne les bénéfices à SOS Méditerranée. Voilà. On peut les applaudir aussi. C'est des gens qu'on aime bien. C'est des gens qui grand remplacent la population française. Et on en a besoin. Parce que la population française, elle vote mal. Donc, on a besoin de nouvelles personnes. Voilà. Donc, n'hésitez pas à soutenir SOS Méditerranée. Ça s'appelle l'opération du Somme pour Éric Ciotti. Voilà. On a également la chance d'avoir avec nous un dessinateur de presse. Qui fait les très beaux dessins. Voilà. Qui s'appelle Urbs. Qui est dans le fond. Qui va dessiner toute la soirée. On peut l'applaudir à Urbs. Voilà. Alors, Urbs, il a la très grande qualité d'être un dessinateur de presse.
Encore vivant. Ce qui se fait quand même assez rare. Ouais. C'est pour tester un petit peu. D'accord. Pas d'humour noir. Il y a des terroristes dans la salle ? Bah oui, a priori. Il y a des gens de la CGT ? Ouais. Ouais. Donc il y a des terroristes. D'accord ? Et très très fort. Les amis, je préfère vous prévenir directement. C'est quelqu'un que vous connaissez. C'est quelqu'un qui est sur France Inter. Il y a des gens qui écoutent France Inter dans la salle. Donc on est plutôt sur un oui, a priori. Je sentais un peu l'islamo-gauchisme depuis le début. Il était dans l'émission de Nagui. Mais qui sommes-nous pour juger ?
S'il vous plaît, mesdames et messieurs, faites un triomphe à Frédéric Sigrist ! Bonjour, bonsoir. Bonjour. Bonjour. Bonjour la cigale. Est-ce que vous allez bien ? C'est pas normal. Vous êtes pas de gauche ? Non parce que moi, techniquement, ça fait 15 jours, je vous le cache pas, je me sens pas super bien. D'un point de vue humain, je suis comme la dignité de Manuel Valls. Je suis complètement perdu. Vraiment, vraiment perdu. Complètement perdu. C'est Guillaume qui a insisté pour me faire venir. Il m'a dit, non mais je sais que c'est compliqué en ce moment pour vous les gauchistes, mais viens, viens quand même, ça va être une fête.
Et j'aurais tendance à dire que c'est ça le problème de la gauche, c'est que même quand on perd, on fait la fête. Non mais c'est gênant, parce que comment voulez-vous qu'on nous prenne au sérieux ? La droite, c'est pour ça qu'elle nous laisse pas gagner, parce qu'à chaque fois, ils sont là, ils disent, OK, ils vont bosser jusqu'à 75 ans, OK, leurs enfants vont respirer du dioxyde de carbone, mais regardez-les, en train de faire leur union, leur marche, avec des jambés, des diabolos, matmata, ils sont contents ! Il faut qu'on arrête de faire ça ! Il faut qu'on arrête ! Je ne savais pas, chauffeur de salle comme ça ?
Bon, chauffeur de salle de Beauchias, ça marche pas, au Medef, ça marche pas, je pense. Il fait pas en le monde, c'est vrai ? C'est cool, c'est bon, c'est vrai, ouais. Merci pour...
Sérieux ?
Putain ! Ça monte, ça monte ! Ouais, encore ta soirée, c'est vrai. Trop bien ! Oh, salut Arthur, je t'ai pas vu ! Tiens, il y a une caméra ! Qui est ce gars-là ? Ouais, c'est chanmé ! Ouais, ouais. J'ai pas de règle particulière, moi, sur le... Mais Serge, je disais que... Ouais, ouais. Tournant, tout le monde, je trouve la vie de vie. Faudrait d'aller le courage en travers. Moi, ça me fait moins flipper que les gens flippent pour moi. Mais non, mais tu vois, il y a des gens comme mes parents, qui dirait pas que c'est machin. Si tu vois, mes parents, c'est vraiment les 68 cars, etc. Je sais pas s'ils vont le faire au dernier moment. J'ai l'accompagné. Est-ce que...
Est-ce que, plus la soirée avance, plus... Comme ça ! Ou alors, ça va, vous êtes confi... Qui est confiant par applaudissement ? Je vais vous entendre. Ok, d'accord. Ouais, il y a une petite tension, hein. J'avais envie de vous dire, ça va bien se passer. Mais l'expression n'est pas de moi, elle a été... L'expression a été un petit peu galvaudée. Bon, alors... Mes prochaines invitées, parce qu'elles sont deux. Figurez-vous, alors elles, je les aime d'amour. Et ça fait un peu Patrick Sébastien que ça le dire comme ça. C'est génial, c'est génial ! Elles jouent de la trompette avec leur cul, c'est magnifique. Non, alors, attendez.
Si on commence comme ça la soirée alors qu'on est H1, ça va pas le faire, les amis. Non, je les aime d'amour. Elles ont fait ma première partie parce que j'étais à La Sigale hier et avant-hier. Elles ont fait la première partie. Elles ont cartonné. Je vous demande de faire un triomphe à Claire Fègre et Odile.
Il a dit, il a mis comme avatar la photo d'un gros saucisson avec une bouteille de pinard. Alors puisqu'il a l'air à fond sur tout ce qui est produit du terroir, bah pour lui faire plaisir ce soir, on a qu'à l'appeler Cornichon. Cornichon. Cornichon, c'est un peu dommage, n'est pas très fort en jardinage. Là où j'aurais semé du muguet, il a mis un drapeau français. Cornichon s'est planté, je pense, je suis pas certaine que ça pousse. Il aime la page, j'ai pas de pétrole mais des idées et de la charcutte.
Il aime la page de Pizza Hutche, je m'inquiète pour son cholestérol.
Cornichon n'aime personne, à part son vieux caniche. Son chien qui perd ses poils mais qui mange du jambon. C'est du chien chien chrétien, ça c'est du chien de souche. Du chien d'on est chez nous, du chien d'on est chez Niche. Cornichon lui caresse, la tignasse en chantant la mer, c'est dégueulasse. Les migrants meurent dedans.
Ça pour le coup, je crois que c'était une bonne mesure d'Emmanuel Macron. C'était la suppression de la redevance. Ça je suis assez d'accord. Quand tu vois les fortunes que Guillaume Meurice touche en se faisant écrire les chroniques par les français. Moi je trouve ça assez... Ouais, excusez-nous parce que ça tourne.
On est en train de faire une interview avec Monsieur Robert.
Mon prochain invité c'est vraiment un des mecs les plus intelligents que je connaisse. Et j'en connais des gens intelligents. Je bosse à France Inter. Donc il y a... J'en connais, j'en connais, j'en connais. Dominique Seux par exemple. Voilà, j'en connais. S'il vous plaît. Alors... Euh... Il est intelligent. Pourquoi ? Parce qu'il décrypte. Il décrypte l'actualité. Il décrypte les discours. Peut-être que vous l'écoutez... C'est... Ouais ! On dirait... On dirait... On dirait un blind test de gauchistes en fait. Il a des lunettes rondes. Clément Victorvitch ! Vous avez trouvé mesdames et messieurs à triomphe pour Clément Victorvitch ! Merci pour votre enthousiasme. Merci pour votre accueil.
Merci Guillaume pour l'invitation. Merci Guillaume pour le traquenard. Non, il faut le dire. Alors... Parce que moi, il m'a présenté pour celles et ceux qui ne me connaissent pas. Je suis analyste du discours. C'est-à-dire que mon métier consiste à me lever le matin en écoutant Eric Zemmour, à déjeuner en écoutant Jean Lassalle et à m'endormir avec la douce voix de Valérie Pécresse. C'est un beau métier. Je vous le conseille. Et donc, il m'a invité ce soir pour me demander de parler le seul jour de l'année où les politiques ont l'interdiction d'émettre des discours. C'est évidemment très pratique.
Mais c'est pas grave parce que, après tout, j'ai découvert récemment que les mentalistes désormais faisaient de l'analyse politique. Pourquoi alors les analystes politiques ne pourraient pas faire un peu de mentalisme ? J'ai donc décidé ce soir avec vous de lire dans l'avenir et d'essayer de deviner et même de commenter à l'avance quels seront les propos tenus ce soir, tout à l'heure, dans les soirées électorales. Alors, je vais commencer par une prédiction facile. On se chauffe tranquillement. J'imagine que ce soir, nous allons beaucoup entendre parler de l'abstention. Vous savez, l'abstention, c'est l'Ikea des soirées électorales.
C'est très pratique pour meubler à peu de frais avant 20 heures, quand les résultats ne sont pas présents. Alors, je pense que ce soir, nous allons entendre déplorer, bien sûr, que les Français se soient si peu rendus aux urnes. Sans doute que certaines et certains des trémolos dans la voix, le regard un peu larmoyant et grave vont nous dire c'est terrible, il y a une baisse du civisme dans notre société. Alors, oui, mais non. Oui, mais non. Alors, figurez-vous que c'est un sujet qui a été bien étudié quand même, l'abstention par la science politique, par l'analyse des comportements électoraux. Et la recherche en science politique est formelle.
Une grande part de la variance de l'abstention peut être expliquée par des variables extrinsèques aux électeurs. Bon, je pense que c'est clair, on passe au point suivant. En gros, ce que dit la recherche, mais c'est des études très sérieuses, la recherche dit que, vous allez voir, ça va, vos bras vont en tomber évidemment, la recherche dit que plus les citoyens ont le sentiment que leur vote aura un véritable impact sur les politiques, plus ils votent.
Plus les citoyens ont le sentiment que leurs convictions sont bien représentées parmi l'éventail des candidats qui leur est proposé, plus ils votent, c'est tout à fait curieux tout de même, et plus les citoyens, écoutez-moi bien, plus les citoyens ont le sentiment que les candidats sont honnêtes et sincères, et, surprise, plus ils votent. Pour résumer, c'est quand ils ont le sentiment que leur vote a du sens et que le débat public est de qualité que les citoyens se rendent aux urnes.
Dès lors, venir sur un plateau télé pour déplorer l'abstention, c'est exactement comme dire à la manière du poète allemand Bertolt Brecht, le peuple a perdu la confiance du gouvernement, il faut donc dissoudre le peuple pour en élire un nouveau. On ne sait même pas qu'il y a des techniciens à Blast, quand on voit la qualité de l'image. Et du maquillage aussi. Et du maquillage. Et du maquillage. Et de l'habillage. Ça, je ne vise personne. Je sais, on me le dit beaucoup. C'est parce qu'à chaque fois, on se dit qu'ils rentrent de soirée. Des fois, c'est ça quand même. J'étais un peu le bec BD de Blast. En plus à gauche quand même. Il y a des profs dans la salle ? Oh, c'est la salle des profs.
La vache des profs de quoi ? Profs de politique. Tu mens donc, d'accord, ok. Et qu'est-ce qu'il y a d'autre comme profs ? Vas-y, on a un peu le temps. Profs de quoi ?
Ah, t'es un stit.
Non, je parlais des vrais profs, là, quand même. Non, oh, ça va ! La France de la pâte à modeler. Qu'est-ce qu'on a besoin ? Et vous avez un amour pour Jean-Michel Blanquer tout particulier ou pas ? Parce que là, il est quand même question qu'il se barre. Je pense qu'il y a rien. Bon, on verra. Mon prochain invité, à mon avis, vous ne le connaissez pas du tout. Mais vraiment pas du tout. Il va débarquer. Qui c'est ce mec-là ? Il passe dans une émission qui s'appelle Parju... Je sais pas. T'as dit quoi ? Putain, mais c'est vraiment un blind test, bordel ! Alors vas-y, on va faire le jeu. Il chante des chansons. Mesdames et messieurs, à triomphe pour Frédéric Frommet !
La victoire imminente de Marine Le Pen. J'ai adapté mon répertoire. Voici une chanson islamophobe Où l'on va voir comment on peut finalement s'amuser avec... Alaou ! Je me tiens par le menton Alaou Akbar bichette Quand tu mesures la pression Alaou Akbar Dire des merguez Alaou Akbar bichou Quand ta tondeuse est en grève Alaou Akbar bapou Déprimé ? Damien XVI Si vous l'écoutez chanter, il est pas déprimé. Il est déprimé ! Si vous allez voir, je vais faire quelque chose un petit peu comme lui, dans son style. Il y a un refrain très facile à mémoriser, que je vous invite à chanter avec moi. Comme ça, à la fin, nous pourrons procéder à un suicide collectif. De toute façon, faut pas rêver !
On va tous crever ! Se droguer ! Se droguer !
Tu regardes un peu les vidéos sur ça ? Bien sûr ! Bien sûr ! Mais nous, on voulait que tu l'aignes, enfin tu vois, mais je sais pas... Mais ouais, mais je trouve que vous êtes trop des gauchiasse ! Ouais ? Ouais ! Tu regardes le JT à la con ? Ouais, ouais, ouais ! Et tu trouves ça comment ? Je trouve ça nul à chier ! Dès que tu me posais une question sur un autre humoriste, je vais te dire que c'était de la merde ! Est-ce qu'il y a... Attends ! Est-ce qu'il y a des flics en civil dans la salle ? Je dois à savoir ! Levez la main, les flics en civil ! Ben voilà, je me disais aussi... Non, parce que ça fait un peu fête de l'humain, je me dis, tu sais, il y a peut-être...
Et je me dis, en fait, ils doivent passer une bonne soirée ! Ils doivent rentrer au commissariat, ils vont se dire « Non, finalement, on vote à gauche, peut-être ! » On les radicalise, peut-être, on ne sait pas ! On ne sait pas ! Bon ! Alors, cette soirée, en tout cas, elle pue un petit peu le contrôle fiscal, on va se mentir ! Et on se demande toujours, enfin en tout cas moi et sûrement vous, comment ça se finance une campagne électorale ? Quelles sont les règles ? Où est-ce que se situe la corruption ? Ailleurs que dans les Hauts-de-Seine, bien évidemment ! C'est trop facile ! C'est un peu une réserve naturelle de corruption !
Alors, pour nous expliquer tout ça, je vous demande d'accueillir la présidente d'Anticor, Élise Van Beneden, s'il vous plaît ! Un triomphe ! Alors, est-ce que dans un premier temps, tu peux nous expliquer qu'est-ce que c'est Anticor et pourquoi c'est une assos qui file quand même pas mal d'eczéma à bon nombre de politiques ?
Oui, bah oui, Anticor c'est une association de bénévoles déjà, c'est hyper important ! C'est une association qui est transpartisane et c'est une association qui fait des choses éminemment politiques ! Puisque nous, notre truc c'est de porter plainte contre eux ! Bravo ! Notre truc c'est de porter plainte, notamment contre des élus qui sont soupçonnés de corruption ! Et puis voilà ! Ce qu'on aime bien le dimanche, c'est demander des comptes aux hommes politiques et eux, ils n'aiment pas trop en rendre généralement ! Donc on leur donne un petit peu d'eczéma, on est un peu le poil à gratter du gouvernement !
Et on n'y va pas avec le dos de la cuillère puisqu'Anticor est intervenu dans des très très gros procès, des petits aussi ! Mais des très très gros procès et on demande aux politiques de rendre des comptes et puis on leur crée des problèmes !
Parce que déjà, si jamais ils sont condamnés, ils risquent d'aller en prison ! Et en plus déjà, une affaire politico-financière au FES, ça peut contrarier une carrière politique ! Il faut respecter les convictions politiques des gens ! Alors, mon prochain invité, c'est un petit peu particulier ! Je vous jure, c'est vrai, c'est sa première fois sur scène ! Il s'appelle Hervé ! Donc il a déjà des fans, mais c'est sa première fois ! Et je l'ai rencontré parce qu'il est sans domicile fixe ! Voilà, je l'ai rencontré, il faisait la manche, il était comme Pécresse, il était vraiment la manche ! Ça lui est même arrivé de faire la manche devant la cigale !
Donc c'est un peu particulier d'être là sur scène, aujourd'hui, devant vous ce soir ! On boit souvent des coups ensemble, voilà, on s'entend très bien ! Et une soirée, on a dit, voilà, on était un peu sous ! Et j'ai dit, mais vas-y, t'as qu'à venir faire une chanson à la cigale ! Et il a fait, mais carrément ! Et le lendemain, il m'a dit, attends, qu'est-ce que... Quoi ? Et du coup, c'est trop tard ! Alors, il est là ! Il est accompagné d'une chanteuse qui s'appelle Hélène et qu'on peut applaudir bien fort ! Hervé ! Hélène ! Mesdames et Messieurs ! Un triomphe !
Du coup, pour rester dans l'ère du temps pourri, on a écrit une chanson un peu, comment dire, écolo... Anxieuse ! Triste ! Et toi, anxieuse ? Ça s'appelle Comet ! Comet avec un S ! Donc, on va vous demander de... de participer ! Vous savez faire, tu luttes, tu tu, tu luttes ! Vous savez tous lutter dans la vie, en général, vous luttez ! On est dans une bonne galère, là ! Ok, alors du coup, ça fait, tu luttes, tu tu, tu luttes ! Encore ? J'entends pas trop, là-bas ! Et là ? Ils sont bien, là-bas ! Ah, on entendait que toi, du coup ! Merci ! Bravo ! Bravo ! Très beau ! Beau timbre ! Ok !
On va le faire ensemble, mais c'est déjà super !
Tu luttes, tu tu, tu luttes ! Yes, ça y est ! Tu luttes, tu tu, tu luttes ! On le place quand on le sent, quoi ! Cool ! Merci ! Ils sont chauds, hein ! Tu luttes, tu tu, tu, tu luttes ! Tu verras se bâtir des cimetières, tu verras pourrir des ruisseaux ! Tu verras des hommes à terre, et combien d'autres faire le gros dos ! Donc euh... On y va ensemble ! Tu luttes, tu tu, tu, tu luttes ! Tu verras se bâtir des cimetières, tu verras pourrir des ruisseaux ! Tu verras des hommes à terre, nous assure ! Puisque nous ne sommes que des comètes, et puis... Tu luttes, tu tu, tu luttes ! J'ai flingué le plafond de verre ! Merci la Segal, vous êtes super !
Merci ! T'étais pas prêt ! T'étais pas prêt ! T'étais pas prêt !
T'étais pas prêt !
T'as vu, ben... T'as vu, ben...
Putain, t'as l'apprendu, peut-être Léa Salamé, j'ai le boulot quoi !
Non, attends, j'ai une astuce de Fredo ! Donc je mets un petit vibreur dans ma poche, comme là je faisais l'interview d'Elise ! Quand ça vibre dans ma poche, clac, je suis prêt, c'est bon ! C'est pas mal ! C'est vraiment récente là ! Il y a 5 minutes ! Tu as fait qu'il y a eu l'habitude d'exposer les groupes !
Ouais ! Ouais !
Ouais, c'est vrai ! Ouais, c'est vrai ! Ouais, c'est vrai ! Ouais, ça a demandé aux professionnels ! Ouais, c'est galère ! L'artiste suivant ! J'aimerais juste qu'on se prenne un petit moment ! Un petit moment ensemble ! Putain, mais c'est pas vrai ! C'est vrai, c'est connerie ou pas là ? C'est vrai ça ? Qu'est-ce que c'est ? Attends, il va m'entendre ! Chut ! Qu'est-ce qu'il fait ? On me dit que toute la moulaga de la soirée, elle va au collabo d'SOS Méditerranée ? C'est pas toutes les recettes, c'est juste les bénéfices ! Mais c'est combien les bénéfices ? C'est combien ? 17,80€ ! Pardon ? 17,80€, c'est parce que Pierre-Emmanuel, il a acheté un deuxième manoir dans les Cévennes !
Du coup, ça nous a coûté plein ! Mais je t'ai dit, je t'ai dit que ce soit 1€, 10€, pas d'argent pour les migrants ! Ça fait mille fois que je te le dis ! Les migrants, il y en a trop ! La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ! La France n'est pas la mâchoire de Didier Deschamps ! Oh là là ! Non, non ! Putain, ça sent le bad buzz ! Je te laisse avec ton bad buzz ! Allez ! Fuis ! Fuis ! Fuis ! Fuis ! Fuis ! Fuis !
La peur du politiquement incorrect ! Non mais je vais vous dire quelque chose qui va vous choquer sans doute ! Mais il est temps que tous les migrants qui vivent ici en France, aujourd'hui, retournent dans leur pays ! Au pauvristan !
Qu'est-ce que tu fais ? Putain, putain, putain, putain, c'est chaud ! J'te quoi ? Non, non, non, c'est chaud ! Non, non, non ! Franchement, j'adore ! On peut rire de tout et tout, mais franchement là, c'est trop ! C'est quoi, là, je suis en première, là ! Là, en première, ouais, ouais ! Je n'ai pas agir à passer la deuxième ! Attention ! Attends ! On est en direct sur Blast, là, les gens réagissent ! Ouais, ouais, ouais, ouais ! On est en train de se faire cartonner ! D'ailleurs, on est plus de 20 000, là, sur Blast, en ce moment ! Non, non, non, non ! On est en train de se faire éclater, là, ça sent le... Mais il y a quoi, ça pose des problèmes ? Les gens sont en colère ?
Tu veux que je te montre un commentaire ? Bah vas-y, fais voir ! Regarde !
C'est quoi ?
Pablo Mira est le meilleur humoriste de sa génération ! C'est ce que j'aurais tweeté si j'étais un fils de pute ! Bien évidemment, il est claqué au sol ! Arrêtez ! Arrêtez ! Tiens, regarde, puisqu'on parle de ça, j'ai un commentaire sur toi ! On y va ! Qui pour vous est le plus gros fils de pute qui se croit comique ? Et pourquoi Guillaume Meurice ? Voilà ! Quelqu'un qui a assisté au concert des Disruptives ! Putain, c'est violent, quand même, hein, ce qui se passe !
Non, ça, c'est gentil, ça ! Enfin, je veux dire, par rapport à ce qui se fait sur Twitter, ça, c'est gentil ! Ah oui ? Ah bah, par exemple, pendant la campagne, les politiques, ils ont pris très très cher ! Tiens, un exemple, Marine Le Pen, pendant le débat d'entre-deux-tours ! Marine Le Pen, Miss Kina, elle a rien pour elle ! Elle a une carrure de videur de PMU, une voix de charcutière ! Et le même niveau en géopolitique que Pandi Panda !
Bon bah là, ouais, là... Ouais, c'est chaud ! Là, il lui met la complète ! Salade, tomate, oignon, sauce, Biggie Burger ! Alors, dans la famille Le Pen, attention, tout le monde prend cher ! Exemple avec Marion Maréchal, avec une petite balle perdue direction la ville de Lille, au passage, on y va ! Dommage que Marion Maréchal Le Pen soit une connasse ! Parce qu'elle est bien fraîche ! Nous, le camp des non-racistes, on se retrouve avec des martinobris, là ! Bon, c'est violent ! Ouais, c'est violent ! C'est la parole du peuple, hein ! Ouais, c'est violent ! C'est violent ! C'est violent ! C'est violent !
Ah, vous avez joué à... vous avez fait des jeux de société ! Non, mais il n'y a vraiment aucune ambiance en loge ! Les gens jouent à des jeux de société, quoi ! C'est vraiment la soirée la moins rock qu'on a vue ! Ouais, voilà !
Ce qu'on disait avec Sigrid, c'est qu'on est vieux !
Je crois que c'est ça ! C'est de notre faute, en fait, s'il n'y a pas d'ambiance ! Ouais ! C'est à cause de nous ! Non, non, il ne se passe rien ! Viens, viens, viens ! Il va peut-être te passer quelque chose ! Action ! Il va peut-être te passer quelque chose, c'est du bien !
On essaie de mettre de l'ambiance dans les backstage ! Il est 19h, putain ! Dans moins d'une heure, on saura si on doit se barrer, en fait, hein, techniquement ! Si on doit... Où se battre ? Ouais, c'est ça ! C'est soit l'un, soit l'autre ! Moi, j'ai choisi, ce sera Bruxelles, hein, je vous le dis tout de suite ! Ouais, parce que je connais deux, trois Belges ! J'ai une Kangoo Break, hein, je pourrais pas emmener tout le monde, hein, je vous le dis ! Ouais, je connais un peu des Belges ! Vous le saviez ? Ouais, ouais ! Je connais... Je connais notamment une Belge ! Peut-être que vous la connaissez aussi ! Peut-être même qu'elle s'appelle Charline Vanunacker !
Bonsoir ! Si nous sommes là ce soir, c'est pour célébrer la politique ! Et la politique, c'est 24 idées par seconde ! La politique, c'est la magie ! Vous voyez la gauche ? Hop, elle est disparue ! Oui, la politique, c'est aussi Gérard Majax ! Alors, les affaires publiques, c'est parfois le strass, les paillettes et les allocutions de Jean Castex. C'est la poésie d'un abus de biens sociaux, c'est l'espoir d'un nouveau boulot par Manuel Valls, et des heures de discussions passionnantes sur le port du voile, du hijab, de la burqa et du couscous boulette à la cantine. Mais la politique, c'est avant tout la passion. C'est mettre l'intérêt du pays au service de sa personne.
C'est mettre la politique au service de personnes. Des personnes ? Je suis désolée, mais à force, je ne sais plus du tout ! Allez, bref ! Mesdames et messieurs, vive la politique ! Et dans la catégorie « meilleur désespoir pour les 5 ans à venir », les nommés sont... La présidente de la République se trouve dans cette enveloppe. Je peux, je suis belge. Je savoure un petit peu, parce que les Français qui prennent les Belges au sérieux, c'est une fois tous les 5 ans. J'en profite.
On m'a fait peur ! Non, non, non, on ne peut pas. Qu'est-ce qu'on... On n'a pas du tout le droit de faire ça, parce que... Attends, attends, non. Oui, je sais.
Non, parce que... Attends. Déjà, vous nous avez volé la Coupe du Monde. Oui. Tu n'as pas me volé l'annonce des résultats.
Oh là là ! Vous avez gagné la Coupe du Monde. Oui, vous pouvez la huer, si vous avez envie, bien sûr. Non, en fait, on n'a pas le droit de donner le résultat, parce qu'on est en direct sur Blast. Et sinon, c'est 70 000 balles d'amortes. Ah ! Tout simplement. D'accord.
Donc, si je comprends bien, c'est... C'est pas Bolloré qui avait racheté Blast ?
Non, qu'il n'a pas, non. C'est vraiment le dernier média qu'il n'a pas. Donc, si on les plombe, 70 000 balles, c'est leur budget merguez pour 5 ans. Ah oui. Donc, non, on ne peut pas. Alors, on ne peut pas dire qui a gagné. En revanche, on peut dire qui a perdu.
Anne Hidalgo ! Anne Hidalgo.
Non, Anne Hidalgo, on savait. Non, on savait. Non. Désolée, je suis désolée. De toute façon, les gens ne sont pas venus pour te voir comme ça, faire une cérémonie des Césars. Tu sais, dans l'imaginaire des gens, t'es quoi avant tout ? C'est ma plastique. Oui, il y a la plastique, bien sûr. Mais il y a aussi la voix. Ah, c'est vrai ? Le petit rossignol, là, de la radio publique, bien sûr. Mais ouais. Ce que vous aimez avant tout, c'est l'entendre chanter. Est-ce que vous avez envie de l'entendre chanter ? Est-ce que tu peux faire un petit test de mi bémol ?
Mi, mi, mi, mi, mi, mi, mi.
Ça me fout les poils immédiatement. Voilà. On peut faire revenir Frédéric Frommet. Allez. Mesdames et messieurs, Frédéric Frommet, Charline Vanhoenacker.
Alors, puisque cette soirée est au profit de SOS Méditerranée, on a fait une chanson pour défendre les pauvres estivants en vacances à la mer. Bienvenue à tous les estivants. Dar-la-dir-la-da-da. Il y a du soleil et des migrants. Dar-la-dir-la-da-da. A-t-on idée de se baigner ? Dar-la-dir-la-da-da. Alors qu'on ne sait pas nager. Dar-la-du en Méditerranée.
Elle est d'origine lituanienne. Peut-être que vous la connaissez. Peut-être que vous l'avez entendue chez nous à France Inter par Jupiter. Peut-être que vous l'avez entendue ailleurs. Est-ce qu'elle est prête ? Oh là là, c'est beau quand même. Là, quand même, on sent qu'il va se passer quelque chose. Mesdames et messieurs, un tonnerre d'applaudissements pour Guedrey.
Bonsoir à tous. Ouais, bonsoir la cégale. Est-ce que ça va ? On peut faire croire qu'on écrit des chansons.
Philosophie, nous, ce qu'on aime.
Voir sur scène. Je vous entends depuis les coulisses tout à l'heure. Vraiment, vous enjaillez comme jamais. Alors que bon, c'est quand même carrément la grosse déprime. Du coup, j'ai pensé peut-être que ce serait bien que je mette un peu d'amour dans tout ça. Alors n'hésitez pas, si vous avez envie de faire des cœurs avec les doigts, c'est le moment. Si vous préférez faire des anus avec les mains, c'est bienvenu. C'est vraiment, choisissez l'organe de votre choix, mais ça peut être un peu interactif. Voilà. T'aimes pas les Noirs, t'aimes pas les PD et les Arabes. Tu veux tous les brûler. T'aimes pas les Clodos, mais t'aimes pas les riches non plus. Ni tous ces Chinois qui rachètent les PMU.
Et qu'est-ce qu'ils viennent de faire chier ces écolos à la con ? C'est quand même toi qui décide si tu bouffes de la viande ou non. Heureusement, il y a Internet où tu peux tout écrire. Parce que partout ailleurs, on peut plus rien dire. Et avoir de lui tendre. T'as l'air sans discuter ?
La version achetée sur Wish ?
Ouais, ça me fait un grand mal.
Alors, on sait pas de quoi l'avenir sera fait. De ? De seum. Il y aura du seum. On sait que les 5 dernières années n'ont pas été vraiment très folichonne, folichonne pour les acquis sociaux, pour l'écologie. Pardon de vous le dire, monsieur Meurice, mais vous racontez des carabistouilles. Qu'est-ce qu'est-ce que c'est ? Ne ripolez pas la sassade seule. Attendez, c'est qui là ? Vous savez parfaitement que je suis votre président, donc un peu de respect, monsieur Meurice. J'ai toujours respecté les Français, je n'ai jamais insulté ces grosses merdes d'un culte réfractaire. Attendez. Ah oui, il y a Emmanuel Macron qui est là. Ben venez, venez. Bonsoir. Bonsoir à toutes et tous.
Bon ben, Emmanuel Macron. Bonsoir. Bonsoir. C'est bien la première fois que je me fais applaudir par des punks à chiens. Monsieur Meurice. Ne soyez pas insultants avec les gens, voilà. Attendez. Je n'ai pas été le trésor du tout, je suis dans la bienveillance. D'accord. J'engage toutes celles et ceux qui en douteraient à aller se faire cuire le cul. Non, là, vous venez d'être insultants encore, là, monsieur le Président. Pourquoi dites-vous ça, mange merde ?
Non.
Je trouve que vous avez beaucoup de qualités, monsieur Meurice. Non, mais vous avez dit mange merde. N'entrons pas dans les polémiques. L'heure est grave. Oui. Il y a des guerres, des crises, des livres de Marlène Schiappa.
Oui.
Non, mais je sais. Oui, oui, c'est une période difficile. Jean Lassalle fait le même score que Pécresse.
Mes chers compatriotes, mon père était berger.
Mon père, mon père était berger, et d'ailleurs il avait ce genre de ceinture comme vous dans les montagnes, et mon père avait très mauvais goût. Et avec mon père... Rendez-vous, retournez dans l'oubli avec les autres politiques, avec tous ceux, voilà, Arnaud Montebourg, etc. Salut les islamo-gauchias ! Salut Simone, tu vas bien ? Comment vas-tu ? Super, ta coupe de cheveux ! Jean-Claude Van Damme avait la même dans Full Contact en 1989. Comment qu'il va Meurice ? Ça va si bien, c'est un peu gênant de vous voir là, parce que depuis la remonte Tadda, on n'avait plus de douelle de vous, donc c'est un peu bizarre, quoi. Mais je suis en place ! Je fais du miel, du miel in France, voyez-vous ?
Excusez-moi pour les textes, c'est Meurice qui a écrit. Tu vas rester longtemps, là, avec ton appareil photo ? Tu fais chier tout le monde, là. Il fait chier, il emmerde les gens, il suit les gens en coulisses et tout. Je ne sais même pas qui c'est, je ne connais pas. Mais moi non plus, je ne connais pas. Alors, les deux prochaines invitées, elles s'appellent Les Pas Oufs. Et vraiment, ce qu'elles font, c'est pas ouf du tout. Donc je vais vous demander... Tout n'est pas installé, là, si ? Allez. Allez, allez, allez, allez, on va refaire, on va refaire. Je vous demande une ambiance pas ouf, mais pas ouf du tout, hein. Pour Les Pas Oufs.
Merci pour cette ambiance vraiment pas ouf. C'est parfait. Vous n'êtes pas trop trop chaud ? Ok, super. Alors, salut ! Et donc, nous, on est les Pas Oufs. Et on est super contentes de participer à cette soirée spéciale. Parce qu'on voulait apporter notre pierre à l'édifice. Et pas n'importe quelle pierre. Parce qu'on voudrait aider dans l'avancement des femmes, dans le droit à être un peu nul.
Oui.
Françoise Giroux, qui était secrétaire d'État à la condition des femmes sous Giscard d'Estaing, disait,
« La femme sera vraiment l'égal de l'homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente. »
Elle disait ça en 1983.
Donc, en ce soir, en ce soir de 2022, on voulait revenir sur cette phrase parce que, à part Marlène Schiappa et Carla Bruni,
qui ont vraiment, vraiment pris cette phrase au sérieux, on trouve qu'il n'y a pas eu trop d'avancées.
Mais je ne sais plus qui est-ce qui reste. Non ? Ah ouais, ouais, je vois. Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais. Je vois, je vois. Le mec qui était à France Inter avant ? Ouais, d'accord. Ouais, ouais, je vois. Et vous l'aime bien ? Je ne comprends pas cet amour que les gens ont pour toi. Mais je vous demande quand même de lui faire un triomphe. Il est là, en chair et en blague, Pierre-Emmanuel Barré ! Merci beaucoup. Je crois qu'il est moins deux. Est-ce qu'on peut mettre le duplex ? Voilà. Alors, il reste deux minutes. Arrêtez, c'est Anne-Sophie Lapix. On l'aime bien, c'est une rebelle. Je vais demander à tout le monde de revenir sur scène, les amis.
Venez, Charline, Pablo, Guédré, elle n'est pas ouf ! Allez, revenez sur scène, on va regarder. Comme ça, on va se battre ça tous ensemble. Merci beaucoup d'avoir été là ! Arrêtez ! Merci les amis, merci beaucoup ! Merci... Il y a Frédéric Frommet qui n'a pas de place. Bon, où on en est ? Ouais, il y a un petit suspense. Est-ce que vous serrez les miches ou pas ?
Le suspense touche à sa fin. Vous pouvez voir les secondes s'écouler sur notre compte à rebours. Emmanuel Macron sera-t-il le premier président à être réélu depuis l'instauration du 15e. Marine Le Pen sera-t-elle la première femme élisée ? Et Marianne va vous annoncer le résultat.
Merci de la soirée ! Merci d'avoir été là vous aussi ! Merci les amis ! Merci beaucoup ! Merci ! Je vous laisse rejoindre les coulisses. On va enchaîner ! On va enchaîner ! On va enchaîner, merci ! On va enchaîner parce que... Parce que c'est pas fini, putain ! C'est maintenant que tout commence, vous êtes d'accord ? Il y a carrément des gens qui se sont assis, quoi ! Ça part en ZAD ! J'aime ça, j'aime ça, j'aime ça ! Alors, dans le qu'est-ce qu'on pourrait faire maintenant ? Est-ce qu'on ne pourrait pas mieux voter ? Est-ce qu'on n'en a pas plein le cul ? Tous les 5 ans de voter pour le ou la moins nul ! Alors, on a peut-être une piste, on a peut-être une solution.
La prochaine invitée, elle est journaliste et elle est cofondatrice de l'association Mieux Voté. Je vous demande de faire un triomphe à Paloma Moritz !
Bon, si je redescends un tout petit peu sur Terre, je sais bien qu'il y a du boulot avant que la prochaine présidentielle se fasse au jugement majoritaire. Mais ce qu'il faut ici, c'est remettre les modes de scrutin au cœur du débat public. Car le jugement majoritaire est une solution, parmi d'autres, qui nous apporte une nouvelle expérience démocratique à un moment où nous en avons grandement besoin.
Je rappelle ici que près de deux tiers des Français estiment que la démocratie est en danger. Et en réalité, vous tous, autant que vous êtes là, dans la salle, vous pouvez être les ambassadeurs de ce nouveau système. Parlez-en, débattez autour de vous. Et montrez par là que notre démocratie est loin d'être morte si nous sommes capables de nous saisir des idées de notre temps. Car, n'oublions pas une chose, il n'y a pas d'état de fait. Jamais.
La démocratie est en elle-même un processus d'invention perpétuelle. Une dynamique... La démocratie est en elle-même un processus d'invention perpétuelle. Une dynamique qui doit être sans cesse questionnée pour bien fonctionner et qui se définit par sa capacité à se renouveler. Alors rappelez-vous, ce qui compte, ce n'est pas pourquoi on vote, mais comment.
Et mieux voter, c'est possible. Cueillir la célèbre Salomé. Les gens t'aiment. Quel accueil incroyable. Il y a un amour, les gens aiment Salomé Saquet. Alors, explique-nous ce qui va se passer, Salomé. Qui est-ce qu'on va recevoir ? Eh bien, on va essayer de garder un petit peu espoir. Alors, je ne sais pas si vous êtes soulagés ou pas d'avoir vu ces 58% d'Emmanuel Macron. Là, on va essayer de se demander ce qu'on va faire maintenant pendant ces 5 ans. Donc, pendant deux plateaux, je vais recevoir des responsables politiques, puis des membres de la société civile. Et on va essayer de s'interroger sur qu'est-ce qu'on peut faire maintenant pour garder un peu la flamme.
Je vois que vous avez bien la flamme, mais comment on va réussir à se mobiliser ? Est-ce que Mélenchon peut vraiment devenir Premier ministre ? Est-ce qu'on peut avoir une cohabitation ? Waouh ! Ouais, il y a deux, trois radicalisés. C'est représentatif, ouais, des Français. Les Mélenchonistes, ils font... Et dans un deuxième temps, au cas où il n'y aurait pas une majorité de gauche à l'Assemblée nationale, on va se demander ce qu'on peut faire en tant que citoyen. Comment est-ce qu'on peut résister ? Est-ce que ça va se passer dans la rue ? Est-ce que ça va se passer dans les médias ? Sur Blast, par exemple. On est toujours 20 000 là, en ce moment.
Et donc, je vais accueillir plusieurs invités qui peuvent rentrer sur scène, il me semble. Clémence Guettet, pour commencer. Donc, Clémence Guettet, coordinatrice du programme de la France Insoumise. À ses côtés, Elsa Fossillon. Elsa Fossillon, donc députée du Parti communiste. Ensuite, Mélissa Camara, qui est porte-parole d'Europe Écologie Les Verts.
Et enfin, bien sûr, Olivier Besancenot.
La leçon politique qu'il faut tirer, c'est que l'extrême droite, depuis des années et des années, elle est complètement décomplexée dans son camp. Et il faut qu'on apprenne, j'espère que ça sera un mal pour un bien, à être aussi décomplexée dans notre camp, à, nous, l'assumer, fièrement. Dire dans ce pays que quand on est de gauche, quelle que soit notre sensibilité, on arrête de regarder ses pompes, on arrête de s'excuser, on arrête de s'excuser d'être anticapitaliste, d'être antifasciste, d'être antiraciste, d'être écologiste, d'être internationaliste. Et pour prendre ce seul exemple, d'être antiraciste, et il faut l'assumer, maintenant.
Par exemple, pardon de le dire, mais là, ça ne concerne pas que le NPA. Pendant trop longtemps, on a été trop peu nombreux à réclamer la liberté de circulation, d'installation, l'accueil des réfugiés, quels qu'ils soient. Il y a eu 100 000 réfugiés qui venaient d'Ukraine. En 24 heures, Castex, il a dit, c'est possible. Donc ça veut dire que si avant ça ne se faisait pas, ce n'est pas parce que ce n'était pas possible, c'est parce que tu ne voulais pas le faire. Quand il s'agissait de Syriens, quand il s'agissait de Turbes, quand il s'agissait de Lina, donc la régularisation, par exemple, de tous les sans-papiers, j'espère que c'est des combats qu'on va mener ensemble.
Dès qu'ils toucheront aux retraites, il faudra qu'on y soit ensemble. La force est avec vous. Voilà.
Face à ce rouleau compresseur qui s'annonce ultra-libéral pour les cinq prochaines années, il va falloir que la gauche se rassemble. Il va falloir que la gauche ne fasse pas les mêmes erreurs qu'il y a cinq ans. Il va falloir que la gauche prenne ses responsabilités. On a 10 millions de pauvres dans ce pays. Il y a 400 000 pauvres en plus en cinq ans. Il y a 7 millions de personnes qui ont besoin de l'aide alimentaire pour vivre dans ce pays. Et donc, il va falloir vraiment pour toutes ces personnes qu'on se rassemble entre différentes sensibilités de gauche écologiste et qu'on y aille tous ensemble. Parce que le GIEC est formel, il nous reste trois ans, on a une explosion des inégalités.
Et oui, on est prêt à le faire pour sauver le pays. Donc on a un résultat ce soir qui, au-delà du petit soulagement de courte durée, qui est évidemment extrêmement important, parce que j'ai extrêmement conscience de ce qu'aurait pu être une élection de Marine Le Pen dans ce pays. J'ai la même lucidité sur ce qu'il va falloir faire face à Emmanuel Macron.
D'autant qu'on sait que si rien ne se passe face à ça, c'est-à-dire qu'on considère qu'il y a soulagement, que la République est sauvée d'une certaine manière, même si la phrase en elle-même est dure à dire, d'abord les gens vont en baver, puis on sait que s'il ne se passe rien, la fois d'après, on peut se retrouver là dans cinq ans, je ne sais pas ce qu'on sifflera, mais il y a de grandes chances qu'on siffle l'élection de Marine Le Pen ou d'un autre ou d'une autre d'extrême droite. Parce que les digues, elles ont déjà sauté suffisamment et qu'on a conscience que ça peut se reproduire, que le scénario mortifère peut se reproduire, mais qu'en plus, il peut largement se modifier.
J'en viens sur le rôle de l'Assemblée nationale. À 15 députés élus, on peut former un groupe. On peut, par exemple, faire une commission d'enquête et traîner des patrons devant une commission de députés qui les interroge et qui les passe à la question. À 58, on peut faire des motions de censure sur tout ce que propose le gouvernement et s'y opposer. À 185, on peut demander des référendums pour que le peuple français puisse s'exprimer sur des sujets extrêmement importants. À 289, on peut gouverner, on aura la majorité et on aura un Premier ministre. Donc on peut faire des choses à l'Assemblée nationale.
Je rejoins quand même ce qui a été dit avant, c'est qu'on le disait même quand on avait l'ambition de gagner cette élection présidentielle, il va falloir que ça s'accompagne de mouvements dans la rue. Parce que Macron a annoncé la couleur. Ce qu'il propose, c'est continuer sur l'assurance chômage pour plonger toujours plus de gens dans la précarité. C'est continuer sur la casse du Code du travail qu'il estime encore trop épais, même s'il a déjà bien fait le ménage. C'est continuer sur tout son projet de destruction sociale. Donc ce sera évidemment au Parlement et aussi dans les mobilisations sociales qu'il ne faut pas qu'on abandonne. Et on sait qu'on va avoir beaucoup de boulot. Merci.
On va commencer une deuxième table ronde et dernière table ronde. C'est les derniers instants finalement de cette soirée. On va essayer de réfléchir à comment on peut se mobiliser, comment on peut résister pendant ces cinq années autrement que par les urnes. Et pour ce faire, j'ai le plaisir d'accueillir Mathilde Larrère. Je ne sais pas si vous la connaissez. C'est une historienne. Elle est spécialiste de l'histoire des mouvements sociaux et du maintien de l'ordre. Et vous allez justement pouvoir nous parler de l'histoire de ses résistances. À ses côtés, il y aura un journaliste qui est quand même maintenant un peu célèbre. C'est David Dufresne. David Dufresne. Là, là-bas.
David Dufresne a été un des premiers journalistes à parler des violences policières. Il en a fait le décompte sur son compte Twitter. Il est réalisateur d'un pays qui se tient sage, qui avait reçu le soutien de la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes. À ses côtés, il y aura Arie Alimi, qui est un avocat. Arie Alimi, vous êtes un fervent... Ah, c'est plus là. Ici, ici, ici. Ça, c'est les avocats. Ils sont tout le temps à l'aise. Arie Alimi, vous êtes vraiment un défenseur des libertés publiques. Vous êtes membre de la Ligue des droits de l'homme et vous êtes spécialisé dans les cas, on peut dire, de violences policières.
Et enfin, à vos côtés, il y aura une représentante des Gilets jaunes. On peut dire, je ne sais pas si elle va aimer ce terme. En tout cas, une des figures du mouvement des Gilets jaunes, Priscilla Ludovski. Florian Philippot ! Non, pardon. Priscilla Ludovski. Priscilla Ludovski ! Je t'ai fait foirer cette présentation. Et alors, avant qu'on discute un petit peu ensemble de ces moyens de résistance, je vais accueillir mon boss sur scène, Denis Robert, qui vient.
Je te passe le micro ? Bah oui, il n'a pas de micro.
Non, bah merci. Les journalistes qui nous sont vraiment très très mal habillés systématiquement sur Blast. Hé Milo, t'aurais pu te saper, Denis, quand même. T'es un matron, maintenant. Ouais. Chaque fois, on dirait que ce qui revient de soirée, et que ça s'est terminé dans un vrai caniveau, c'est infernable. Je voudrais d'abord remercier Guillaume et tous les gens qui étaient là, remercier La Cigale qui nous accueille, et vous dire un tout petit mot sur les médias et sur Blast. Si on en est dans cette situation, on peut hiérarchiser les causes et les raisons. De mon point de vue, le problème est beaucoup médiatique.
C'est-à-dire que si Le Pen et Zemmour sont arrivés à ce point, c'est parce qu'ils ont Bolloré derrière, qui est une machine à fabriquer de l'extrême droite. Et en face, la majorité des médias ont quand même plutôt fait la promotion de Macron. Et les médias indépendants n'ont jamais eu autant d'importance aujourd'hui qu'aujourd'hui. Voilà. Et je vous remercie d'être là. Et soutenez Blast, abonnez-vous. Et on est heureux d'avoir organisé cette soirée. Le Polloré, ça part d'un constat. Ça part du problème de la concentration des médias de manière générale.
Comment peut-on convaincre l'opinion publique lorsque les médias principaux diffusent toute la journée des idées racistes, des idées d'extrême droite, des idées homophobes, des idées sexistes, comme sur CNews, et sur d'autres chaînes également ? Comment on peut arriver à gagner la bataille culturelle qu'on doit mener ? Parce qu'on doit à nouveau la mener, cette bataille culturelle. Si on veut, un jour, pas uniquement résister, mais regagner le pouvoir avec nos valeurs et avec nos idées.
Et pour mener cette bataille culturelle, effectivement,
il faut lutter contre ces médias qui diffusent ces idées de manière générale. Et pour lutter contre ces médias, il faut arrêter qu'il n'y ait qu'une seule personne qui détienne un grand nombre de médias et de maisons d'édition, comme c'est le cas pour Bolloré ou d'autres encore.
Il faut que les médias indépendants comme Blast, Mediapart ou d'autres médias indépendants puissent exister et prendre la place sur l'opinion publique. C'est pour ça qu'on a créé Stop Bolloré
pour informer le public, pour travailler ensemble. Il faut qu'on apprenne à travailler ensemble. Et pour remener la bataille culturelle, vous pouvez nous rejoindre dans Stop Bolloré. Il y a des délégations régionales qui sont en train de se créer. On a été à Montpellier, on a été à Toulouse, on va aller à Roubaix, on va rencontrer la population. Mais de manière générale, Stop Bolloré, c'est juste un exemple des mobilisations sociales qu'on doit mener tous ensemble. Une multitude de mobilisations sociales pour apprendre à travailler ensemble et pour essayer de regagner la bataille culturelle.
Je pense qu'il faut plusieurs modes d'action. Je pense que c'est la combinaison qui fait la force. Il faut être dans la rue, il faut être aussi au Parlement, il faut être dans les associations, il faut se mobiliser aux côtés des personnes qui se mobilisent vraiment au quotidien en les soutenant comme on peut les soutenir. Moi, je pense que c'est une combinaison qui fait la force. Il y a eu le mouvement des Gilets jaunes, il y a eu le mouvement climat et puis il y a eu des associations qui se sont constituées en collectif et ça a donné la Convention en Stéphane pour le Climat, ce qui n'aurait pas été possible si juste une association avait demandé la création de cette assemblée-là.
Donc non, en fait, pour moi, il ne faut pas lâcher la rue. Au contraire, la rue, c'est un moyen de se montrer, c'est un moyen de se mobiliser et certainement pas en allant dans les endroits qui ne font plus écho comme Bastille-République.
Alors, il y a la répression physique que vous avez tous vue, que certains ont subi, les mutilations, il faut toujours le rappeler, Trente et Bornier, Cinq mains arrachées, Zineb Redouane à Marseille, Steve Maya Canisso à Nantes et d'autres, et d'autres, et d'autres. Et là, je ne parle que du maintien de l'ordre dit social ou festif pour la fête de la musique. Il y a tout le reste de la police. Et on avait vu, il y a un an ou deux, une sorte de fléchissement de la part de Macron dans son discours, très rapidement, très furtivement, à l'été 2019. Et aujourd'hui, on est complètement revenu à ça. Donc, effectivement, aujourd'hui, le ministère de l'Intérieur commande des blindés.
Nous avons eu droit, quand même, à deux lois liberticides par an depuis cinq ans. C'est-à-dire, on a eu dix lois autour de la question dite de la sécurité. Et donc, évidemment, l'enjeu, à partir de demain, c'est de faire en sorte que ça s'arrête.
Vous voulez qu'on chante les canuts ? Vous la connaissez ? Alors, je commence. Pour gouverner, il faut avoir manteaux et rubans. Il faut avoir manteaux et rubans. Une chasuble d'or pour pécher. Une chasuble d'or qui arrivera quand votre règne finit. Qui sort de ses habitudes,
de ses plannings, etc. Il est plus dans le vrai. Et donc, ce soir, de faire une rencontre, de se compter, de se serrer les coudes, à mon sens, c'est un travail journalistique, au fond. Dans le sens où c'est un... Informer, c'est mettre en forme. Et donc là, on a mis en forme, ensemble, un dépit, une colère, une volonté de résister. Voilà. Donc, pour moi,
ce que Blast a fait là, cette espèce de meeting imponctu, bordélique, avec des trucs super,
d'autres moins. Mais au moins, une rencontre avec le public, ça, c'est top. Continuer à soutenir Blast. Le seul moyen d'exister, c'est de financer les médias indépendants. Donc, continuez tant que vous le pouvez. Et si vous le pouvez, à financer les médias indépendants. C'est la seule solution pour sortir de la sphère à Bolloré et de tous les milliardaires qui possèdent les médias dominants. Voilà. Ça fait un peu David contre Goliath. mais au final, on connaît la fin de l'histoire. Blast, c'est primordial. Comme tous les médias indépendants, mais Blast, c'est un média naissant. Et donc, il faut lui donner le pouvoir de continuer à faire des enquêtes et des investigations indépendantes.
Parce que sinon, effectivement, les médias mainstream ne le feront pas. Donc, donner la possibilité à Blast et aux autres de fonctionner et de vivre.
Stop le gauchisme. Les spectateurs et les spectatrices de Blast.
Le gauchisme, c'est bien, mais dans des petites proportions. C'est comme un petit burger saturé en OGM. C'est une fois par an. Après, on a de la pédale, on met des vêtements propres et on respecte les gens.
Des blagues. On vous aime.