Jean-Luc Mélenchon se porte candidat à l'élection présidentielle de 2027
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde jean-luc mélenchon donc c'était à 20h chez nos confrères de tf1 et pour en parler ce soir avec nous alexis cuvillier chef adjoint du service politique de bfm tv laurence sailly et bonsoir ancienne députée européenne ancien membre des républicains et vous clémence guettet bonsoir vice-présidente de l'assemblée nationale député lfi du val-de-marne et vous Vous étiez, il y a quelques minutes, encore avec Jean-Luc Mélenchon. On vous interroge dans un instant, mais avant cela, Alexis Cuvillier. Était-ce un scoop que cette annonce de candidature de Jean-Luc Mélenchon ce soir ?
Ce n'est pas une grande surprise. Peut-être le moment un peu étonnant, c'est le moment qui a été choisi pour annoncer cette candidature, parce que c'est vrai que nous en parlons beaucoup, les Français sont beaucoup tournés sur la crise internationale et ses conséquences. Mais dans l'entourage de Jean-Luc Mélenchon, on revendique complètement le choix de ce moment, j'imagine que notre invité nous en parlera aussi, en rappelant que la dernière fois il s'était déclaré encore plus tôt.
Il part en campagne très tôt pour pouvoir éventuellement élargir son socle car on sait que ce sera très important dans cette gauche divisée, il l'a évoqué dans son interview. Il a besoin Jean-Luc Mélenchon de parler à toute la gauche, ce ne sera pas simple car les mois qui nous ont précédés ont été marqués par de nombreuses polémiques, je dis les mois, je dirais peut-être même les années, de nombreuses polémiques à gauche, y compris parfois initiées par Jean-Luc Mélenchon. Il va tenter évidemment de parler à tous les électeurs.
Vous vous souvenez de cette phrase qu'il avait lancée après « Faites mieux », un appel à la génération qui le suivait de prendre la relève. Visiblement, cet appel ne l'est pas appliqué à lui-même. Vous nous direz ce que vous en pensez.
À bientôt 75 ans, il a décidé de de rempiler pour cette quatrième candidature. On s'en souvient, en 2022, les sondages l'avaient sous-estimé, il avait terminé à 420 000 voix du second tour. Peut-être cette fois-ci, espère-t-il cette fois atteindre ce seuil fatidique.
Alex, il disait, il fêtera ses 75 ans Jean-Luc Mélenchon au mois d'août. Il n'y avait personne d'autre que lui chez LFI pour partir au combat Clémence Guetté ? Bon alors d'abord laissez-moi peut-être commenter la bonne nouvelle du jour, c'est que nous entrons en campagne, et je pense qu'il était temps, vous l'avez dit, on a besoin de faire des campagnes longues à la France Insoumise, on le sait, on était partis un an et demi avant en 2017, c'était un an et deux mois avant en 2022, et là on est à moins d'un an du second tour de l'élection présidentielle, et en réalité je suis un peu navrée, comme beaucoup de gens qui suivent la politique, de voir des formations politiques éparpillées façon puzzle, des gens qui n'ont pas de programme, des gens qui ne savent pas où ils vont, et je pense qu'il était largement temps qu'à gauche il y ait une alternative et quelqu'un qui propose une candidature qui soit crédible.
Nous c'est carré, il y a une équipe, il y a un candidat, dit Jean-Luc Mélenchon, on pourra aussi vous rétorquer le contraire, c'est-à-dire qu'il n'y a finalement pas beaucoup de débats sur qui doit être le candidat. Ah bah alors ça c'est votre commentaire, mais je peux vous dire que ça nous a beaucoup occupé ces derniers temps. Ce qui est différent des autres formations politiques peut-être, je aujourd'hui, nous étions 90 présents à peu près.
Et donc il y a eu la nécessité pour nous d'avoir une cohésion très forte pour cette entrée en campagne derrière la candidature de Jean-Luc Mélenchon, tout simplement parce que les circonstances l'exigent. Parce que nous sommes dans un moment où la France est dans une position à l'international qui est devenue complètement inaudible, alors que vous l'avez dit, c'est la grosse préoccupation des gens, parce qu il se demande la guerre, le conflit, de quelle façon va-t-il évoluer et que va faire la France. Avec Macron jusqu'ici c'était le flou absolu, la candidature de Jean-Luc Mélenchon ce sera pour la défense de la peine notamment, et puis aussi parce qu'après 10 ans de macronisme, les Français sont à genoux, ils n'en peuvent plus.
On le voit en ce moment avec les prix de l'essence mais il y a eu la crise inflationniste sur l'alimentation et les produits de première nécessité donc nous arrivons et nous entrons en campagne avec des mesures qui sont simples qui devraient avoir été déjà appliquées. Je suis parlementaire, nous les avons proposés à l'Assemblée nationale. Bloquer les prix, augmenter les salaires, relever le SMIC, indexer les salaires sur l'inflation, bref faire en sorte que les gens respirent dans le pays.
On est là pour ça et les gens, je les enjoins à appuyer cette candidature de Jean-Luc Mélenchon qui est une proposition à ce stade. Nous avons besoin de 150 000 parrainages citoyens sur une formalité. Disons 150 000 signatures de citoyens sur un site internet.
Faites-le, monsieur. Moi, je ne vais pas signer. À gauche, ça n'est pas une formalité.
Dans le pays, pour aucune formation politique, ce n'est une formalité. A vrai dire, personne n'est capable de le faire, à part nous. Donc Mélenchon2027 .fr, le site fonctionne, les gens étaient inquiets.
Vous pouvez signer, appuyer la candidature. On a besoin...
En quoi c'est la Nouvelle-France comme il l'a dit ? Jean-Luc Mélenchon, une formule qui est un peu dévisée d'ailleurs. Alors, la Nouvelle-France, il a eu d d'ailleurs l'occasion de l'expliquer ce soir sur TF1, mais je suis contente que vous me posiez la question parce que cette proposition que nous avons faite, qui en réalité correspond à un déjà-là anthropologique, visait à dire « depuis 58 et la dernière constitution, le pays a changé.
Ni vous ni moi ne serions sur ce plateau madame parce que nous aurions été sous la coupe d'un mari que peut-être nous n'avons pas, enfin moi je ne l'ai pas en tout cas. Nous n'aurions pas eu le droit d'avoir un salaire. Nous n'aurions pas eu le droit nécessairement de voter, d'exercer tous nos droits et notamment je pense aux droits à l'avortement.
Donc ça c'est la Nouvelle France. La Nouvelle France, il a eu l'occasion de le dire aussi, c'est une France vieillissante. Une France où de plus en plus de gens, avec aussi l'amélioration de l'espérance de vie, c'est une bonne chose, mais vivent vieux et vivent en bonne santé et souhaitent par exemple pouvoir rester chez eux.
Nous allons faire des propositions en ce sens pour le maintien à domicile, mais c'est aussi une France avec des gens qui sont descendants de l'immigration par exemple. C'est le seul prisme qui a été retenu, mais nous sommes fiers de dire qu'aujourd'hui, une personne sur deux a un grand-parent étranger et que cette France-là, elle est issue de l'immigration. Contrairement aux racistes qui veulent nous ramener dans une vision passéiste, nous nous projetons vers le futur.
Et nous voulons faire peuple et l'emporter avec nous. Se projeter, l'emporter avec tout le monde.
Jean-Luc Mélenchon