Menace de surtaxes douanières : Donald Trump a «beaucoup à y perdre aussi», juge Annie Genevard
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Donald Trump utilise les droits de douane. Il les a d'abord utilisé comme un outil économique au profit des Américains. Aujourd'hui, il l'utilise au profit d'une coercition.
C'est clairement une démarche coercitive qu'il dont il menace des pays européens. Et sous la présidence française de l'Union européenne, l'Union européenne s'est dotée d'un outil anticoerci. en tout état de cause cette menace on verra s'il la mettent en application parce que nous avons déjà nous avons déjà connu cette situation qui est objectivement vous espérez qu'il change d'avis comme c'est souvent le cas en tout cas dans la première train d'augmentation de droits de douane il y a eu un un un repli il y a eu dégage aussi il y a eu alors évidemment il y a eu des gages maison en bah je pense que l'Union européenne a une force de frappe possible vraiment moi je le crois qu'il faut faire madame la ministre il faut il faut répliquer il faut que nous aussi on augmente les droits de douane il faut rentrer dans un bras de fer avec les États-Unis ou est-ce qu'il faut il faut il faut rien dire c'est une réponse qu'il faut manier avec précaution parce que cette escalade peut-être mortifère mais elle peut-être mortifère également pour les États-Unis et pour les agriculteurs bien il y a un certain nombre d'intérêts offensifs des États-Unis dans les relations commerciales qu'ils ont avec l'Union européenne.
Por l'économie pour l'économie. Et qu'est-ce qu'on fait concrètement ? Bah concrètement on ouvre on ouvre la négociation et il faut y aller tout de même avec une certaine force.
Euh il est clair que avec Donald Trump c'est ce n'est plus le droit, c'est c'est la force. Si je peux permettre la négociation, quel est l'objet de la négociation ? Le transfert de souveraineté du Grenland vers les États-Unis, le fait que la désormais le Grandland sera un territoire américain plutôt que danois.
Ah non, c'est ça l'objet de la négociation pour lui. Ça va être ça la négociation. L'objet de la négociation, c'est ça.
Mais vous évoquez les droits de douane. Donc ça vient ensemble. Oui, ça vient ensemble.
Mais à ce à ce dans cette négociation là, il est clair que les Européens ne laisseront pas faire les États-Unis. Mais comment ? Dans l'appropriation dans l'appropriation du Groenland.
Je crois que les choses sont assez claires. Le Danemark est un état, un pays, un membre de l'Union européenne. On ne peut pas imaginer que les États-Unis, c'est là tout le problème, c'est que pour vous, madame Jeunev, pour vous c'est clair, mais pour Donald Trump, il y a une chose qui est claire, c'est que lui peut faire l'inverse.
Oui, mais je crois là qu'il toucherait à quelque chose de de gravissime. C'est pas tout à fait le Venezuela quand même. Mais est-ce qu'on est prêt à en payer le prix, madame le ministre ? que si on rentre dans un si on rentre dans un bras de fer avec les États-Unis, ça va nous coûter très cher.
Là des droits de douane, c'est déjà une première sanction. Il a dit que si c'est pas 10, ça sera 25. Euh est-ce qu'on est prêt ?
Parce que Oui, mais dans cet escalade des droits de douane, il a beaucoup à y perdre aussi, y compris ses propres agriculteurs, y compris ses propres industriels. Donc sur sur le le la question du Grenland, pour moi, elle n'est pas négociable. Si sur les droits de douane, je pense que là il y a euh donc pour vous, il il est inimaginable que d'ici la fin de l'année, le drapeau américain remplace le drapeau danois Groenland.
Ah moi je pense que c'est inimaginable. Là c'est vraiment, j'ai pas inacceptable tous en mais inimaginable. C'est-à-dire vous croyez pas que les Américains peuvent aller jusque là.
Moi je pense inacceptable et inimaginable. Vous ne croyez pas qu'il y a deux versions ou en deux opinions de la souveraineté ? Vous pensez pas que Donald Trump pense la souveraineté autrement que vous ou l'Union européenne ?
Vous parliez du Venezuela et vous avez dit "Ah ben le Groenland c'est pas le Venezuela en attendant de pays c'est pas le Venezuela en ce sens que le Danemark est un pays membre de l'Union européenne et que on alors il est pas dans l'Union européenne il est sous protecteur à danois qui lui-même est dans l'Union européenne c'est la couronne danoise qui gère le pays arrimé à l'Union européenne. Mais les Américains ont déjà investi dans le crois je crois que la présence la présence de soldats de l'Union européenne notamment une les parlez des 15 soldats français. Oui, je pense que c'est évidemment ça n'est pas une force de défense du Greenland contre l'initiative.
Non mais bien entendu mais je pense que ça a son poids de symbole. C'est aussi pour dire clairement que et c'est ce que dit d'ailleurs le général de Villier ce matin dans les colonnes du JDD. Il dit clairement qu'il y a là un symbole, on ne peut pas rester sans réaction, c'est un signal.
Ça n'est pas une force militaire à proprement parler qui va défendre le Groenland contre la P. Est-ce que ça pas été vu comme une provocation par le par Donald Trump l'envoi de ces quelques soldats ? Je crois qu'en matière de provocation, il n'a de leçons à recevoir de personne.
Par surtout qu'il y a une base américaine déjà au Groenland où il y a beaucoup plus de soldats que ces 15 soldats français plus 30 soldats. Il doit avoir une cinquantaine de soldats européens.
Annie Genevard