La députée européenne Aurore Lalucq est l'invitée de "Tout est politique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction au décès de Quentin Doran ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous faites le lien entre la violence des mots de LFI et la violence physique dans la rue ?
- 6:00OuverteÉludée
Est-ce que pour vous, le classement de LFI comme force d'extrême gauche est une diabolisation ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment réussir à départager tous ces candidats à gauche pour la présidentielle ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Expliquez-nous votre combat pour l'autonomie bancaire européenne.
- 19:00OuverteRéponse directe
L'Europe se réveille-t-elle suffisamment face aux signaux de Trump et Poutine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Aurore LalucqFait
« aucune fin ne justifie les moyens »
- 11:00Aurore LalucqPromesse
« Soit il y a le Front républicain et on participera toujours au Front républicain face au Rassemblement national. »
- 13:00Aurore LalucqFait
« Je voterai face au Rassemblement national pour une chèvre. N'importe qui, je m'en fous. »
- 16:00Aurore LalucqFait
« Tous nos moyens de paiement quasiment en Europe sont américains Visa, Mastercard. »
- 19:00Aurore LalucqFait
« Il faut privilégier tous nos entreprises européennes en matière de numérique. »
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Nous a rejoint Aurore Laluc. Bonsoir eurodéputé. Vous êtes là pour notre grand entretien de 19h30.
Vous êtes également coprésidente de place publique, le parti de Raphaël Gluxmann. Il sera question avec vous de la présidentielle, de cet embouteillage de candidature et puis un combat important pour vous nous défaire de notre dépendance à l'égard des États-Unis, notamment en matière bancaire. Vous allez nous expliquer tout cela.
Mais tout d'abord, c'est l'heure de retrouver le vrai ou faux avec vous Auri Perro. Bonsoir. Bonsoir Aubry Perro, donc de la cellule vrai ou faux.
Alors Ari, un assistant parlementaire de la France insoumise a été suspendu aujourd'hui à l'Assemblée nationale, soupçonné d'avoir participé aux événements qui ont conduit à la mort de Quentin de Ran à Lyon. Mais les députés et les filles évoquent eux la violence de l'extrême droite, notamment à Lyon qui serait un terro pour ces groupuscules nationalistes. On écoute Éric Coquel sur notre plateau samedi.
Je demande qu'on regarde un peu ce qui se passe à Lyon depuis de nombreuses années. Euh ratonade, action de l'extrême droite sans que ça fasse beaucoup de une de l'actualité, y compris quand par exle vous avez des groupes qui attaquent à coup de barre de fer et de mortier une réunion sur la Palestine. Alors est-ce que ce que dit Éric Cocrel sur Lyon est vrai ?
Ce qui est vrai, c'est que Lyon, la capitale des Gaules, c'est aussi en quelque sorte la capitale des groupuscules d'extrême droite. Alors, sur ce sujet, on a contacté deux experts, le politologue Jean-Ive Camu et Alain Chevarin qui a même étudié précisément le sujet à Lyon dans ce livre. Il me dit que si l'on compare Lyon aux autres grandes villes françaises, c'est vrai, proportionnellement au aux habitants et ben il y aurait plus de militants nationalistes et identitaires qu'ailleurs.
Alors, ils n'appartiennent pas tous à la même mouvance. Il y a des subtilités, il y a différents courants de pensée et ils sont surveillés de très près par les autorités parce qu'ils sont connus pour leur méthode radical. Le site d'information rue 89 tient un décompte.
Selon eux, il y aurait eu 102 attaques, agressions et actes haineux depuis le début des années 2010. En 2022, par exemple, deux militants identitaires ont été condamnés à de la prison ferme. Ils avaient agressé un homme avec un couteau pour des motifs racistes.
L'événement dont on parle Eric Cockrel, c'était en 2023 lors d'une conférence où un médecin qui revenait de de Gaza et et qui parlait de son expérience et bien pendant cette conférence, des membres de l'ult de l'ultro droite ont donc tenté de forcer les portes avec des barres de fer et des mortiers et l'attaque avait fait plusieurs blessés. Il y a donc un un sujet à Lyon. Qu'est-ce que l'État a fait pour contrôler ces groupes ?
Bah l'État, il disso régulièrement les associations qui structure ces mouvements. En 2021, il a dissous génération identitaire. En 2024, les remparts et en 2025, lion populaire.
Alors, l'idée derrière, c'est aussi de fermer les lieux où se retrouvent ces militants, ces lieux de sociabilisation. Il y a notamment le bar la Traboule ou la salle de boxe, la gaugée. Mais derrière, ça veut aussi dire bah qu'on perd leur trace.
Pendant ce temps-là, il faut le préciser, il y a aussi des mouvements d'ultra gauche qui se sont développés dans la ville. Mais oui, d'ailleurs, c'est à Lyon qui a été créé la Jeune Garde, ce groupe antifasciste qui est accusé par certains d'être impliqué dans la mort de de Quentin. Alors, ce groupe, il a été dissous depuis et ses anciens membres nient toute implication.
Mais sur un site dont nous a parlé justement un de nos spécialistes, on voit qu'à sa création, la jeune garde écrivait regardez, nous souhaitons regagner la rue. Cet espace a trop souvent été laissé aux différents groupuscules fascistes installés depuis plusieurs années à Lyon. Donc on voit bien déjà s'installer le face-àface.
Les groupes antifascistes sont aussi surveillés par les autorités parce qu'il y a eu des des condamnations. Par exemple, le député Raphaël Arnaud qui a cofondé la jeune garde a été définitivement condamné en décembre 2025 à de la prison avec surcis. il avait participé avec d'autres à l'agression d'un homme qu'ils accusaient de faire partie d'avoir participé à une manifestation identitaire.
Le risque maintenant et bien c'est que les affrontements entre les deux camps se se multiplient et s'intensifient dans les rues de Lyon. Merci pour ces précisions Aubr le vrai ou faux. On vous retrouve à quel moment sur notre antenne ?
Le samedi à midi et le dimanche à 20h. Merci beaucoup. Notre invité aujourd'hui pour le grand entretien de 19h30, c'est donc vous Aurore Lalu.
Bonsoir. Merci d'être avec nous. présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires au Parlement européen, coprésidente également de place publique.
On voulait évidemment tout d'abord vous faire réagir au décès de Quentin Doran, ce jeune de 23 ans mort dans une rix à Lyon. Quelle est votre réaction ce soir ? Je vais vous dire ma première réaction, je pense qu'elle a été en tant que parent, en tant que mère.
Je pense qu'il y a pas plus grande douleur que de perdre un enfant et je trouve que notre réaction doit être à la hauteur. Et donc ne comptez pas sur moi pour alimenter euh des euh des polémiques qui ne sont pas du niveau. La responsabilité là aujourd'hui, elle est pénale et je crois que notre rôle euh c'est d'aider la justice à pouvoir travailler correctement.
On a entendu, vous avez entendu comme moi et vu le magistrat en charge de l'enquête qui a dit qu'il ne voulait pas se fonder sur des rumeur. Il a bien raison, une conférence de presse, une conférence de presse qui était extrêmement importante et je crois que notre rôle parce que j'imagine la pression sur ce magistrat de pas avoir de propos un peu fous qui viennent rajouter de l'huile sur le feu pour que la justice puisse faire correctement son travail. Et après je vais vous dire clairement les choses puisque j'allais dire les propos fous vous pensez à qui ?
Mais vous pensez à quoi ? Je je je pense même à rien. Il y a tellement aujourd'hui de débats par-ci par là sur les réseaux sociaux.
Je ne pense à rien de particulier mais je vais vous dire très clairement quand on pèse dans le débat public, on pèse sur les méthodes aujourd'hui et aucune fin ne justifie les moyens. Et on a alerté il y a très longtemps avec Raphaël Bman sur la brutalisation de la vie politique et je rejoins d'ailleurs ce qu'a dit aussi la CFDT aujourd'hui, c'està-dire que ça doit être un moment où on doit être humble, on doit réfléchir sur nos propres méthodes, sur tous pour certains et on doit maintenant calmer le jeu. Il y a aucune raison que dans une démocratie comme la France, onarrive à ce niveau de violence. aucune.
On a la liberté de parole, on a la liberté de la presse, on a la possibilité de se présenter à des élections, on a la possibilité de voter. Rien ne justifie cela. Donc stop à cette brutalisation permanente de la vie politique.
On se regarde tous en clair qu'on regarde tous dans les miroirs pour savoir certains plus que d'autres sur est-ce que les certains plus que d'autres veulent dire clairement la France insoumise pour une sorte de climat d'ambiance et d'appel qui les rendrait un peu plus responsable que les autres. Je pense que la France assoumise doit faire un travail introspection effectivement. Pourquoi ?
Mais regardez ce qui s'est passé ces derniers temps sur les journalistes par exemple. On voit des journalistes du Parisien, un journaliste du Parisien par exemple qui est intimidé, il y a pas d'autres mots parce que il a fait un article qui ne correspondait pas à la ligne de la France insoumise. Typiquement ce genre de chos il y a plus si vous voulez avant il y avait une frontière entre le virtuel et le réel.
C'est plus vrai. Maintenant quand vous faites ce genre de raide insultant sur les réseaux sociaux puis en démocratie depuis quand on s'en prend au journaliste ? Bah depuis quand la gauche en prend au journaliste ?
Depuis quand la gauche s'en prend à l'audiovisuel public ? Pardon mais c'est pas ça pour moi la gauche. Ça ça s'appelle du populisme, ça c'est dangereux.
Donc à un moment va falloir que oui, ils mènent aussi une réflexion mais je dire aussi les choses clairement. Ça veut pas dire que pour moi le rassemblement national et les mouvements d'ultradroite sont fréquentables pour autant. Ça c'est hors de question.
Mais en ref oui, évidemment, on l'a toujours dit avec Raphaël Luxman, il y a un travail à faire aussi du côté de la France insouis. Mais est-ce que pour vous ça veut dire que ce que vous voyez dans la violence des mots de la France insoumise peut avoir des conséquences sur une violence physique dans la rue ? Est-ce que vous tissez ce lien de causalité ?
Moi, vous savez, j'ai jamais faire de lien comme ça à l'emporte-pièce. Je vois juste que quand on est responsable politique, on doit peser ses mots, on doit faire attention à ce qu'on dit. On ne doit pas galvaniser les foules.
Surtout en fait dans un pays où règne la démocratie. En réalité, il y a pas besoin de ça. Et oui, la France insoumise à théoriser ce clivage permanent, c'est ce besoin de de diviser.
Mais en fait, il y a des sujets où il y a pas besoin. Il y a pas besoin. Mais après, voilà, je je vous dis aussi clairement les choses.
Euh le on sera toujours une digue à place publique face à tous ces mouvements aussi d'extrême droite qui sont d'une grande violence et face au rassemblement face au rassemblement national qui peut aussi lui allègrement avoir envie mettre la pression sur les journalistes, sur la justice et on le voit d'ailleurs avec la commission aussi d'enquête. soumise. Vous n'êtes pas très loin de un Gérald Armanin, ministre de la justice qui dit à propos de ce qui s'est passé à Lyon et de la mort de ce jeune Quentin de Ran, en parlant des insoumis, les mots peuvent tuer.
Est-ce que vous allez jusque là ? Je franchement sincèrement, je vais pas faire des petites phrases comme ça sur un plateau télé aujourd'hui comme je l'ai dit moi, pour moi, ce qui compte aujourd'hui, c'est que la justice puisse faire son travail. Après, il faut faire attention à ce qu'on dit. qu'on est responsable politique, on ne peut pas utiliser n'importe quel mot.
Mais voilà, maintenant il faut que tout ça se calme, tout ça s'apaise, qu'on laisse la justice faire son travail et que ce soit un moment en fait où on réfléchisse les uns les autres à nos méthodes. Il y a des choses qui à mon avis ont été trop loin ces derniers temps. Et dans les réflexions aussi, c'est les possibles accords rapprochements électoraux.
On imagine bien aujourd'hui que entre place publique, vous Raphaël Glman qui l'incarne et la France insoumise, ça paraît absolument impossible mais il a redit ce matin Raphael Kluxman il juge impensable que la gauche cultive le moindre doute sur une alliance avec elle et les filles. Je partage. Est-ce que c'est aussi accentué par ce qui s'est passé ce weekend ?
Est-ce qu'il y a un avant et un après ? Pour nous, ça a toujours été clair. Encore une fois sur ce qui s'est passé ce weekend, moi je tiens à rappeler qu'il y a des zones d'ombre.
D'accord ? On ne sait pas exactement ce qui s'est passé. Et d'ailleurs, je vais vous dire juste un truc de base que je trouve peu de personnes ont dit que les personnes qui ont vu de près ou de loin ce qui s'est passé, que les personnes qui ont participé à ce lynchage aille à la police.
Voilà, déjà la base se dénonce. Aïe à la police, aille dire ce qu'ils ont vu, aille ce qu'ils ont fait. Je trouve que c'est déjà par ça aujourd'hui qu'il faudrait commencer, donner la possibilité à la justice de faire son travail.
Le reste, on verra après, mais je trouve que la classe politique doit être aujourd'hui à la hauteur. Alors sur sur ce qui se passe au Parti socialiste et à l'extérieur, donc la place publique, est-ce que vous alors vous avez acté qu'en gros il y a pas de rapprochement possible avec les filles ? Est-ce que vous considérez que cette fracture dont Olivier Fortr, elle est la même pour eux ou est-ce que vous les soupçonnez éventuellement à l'occasion des municipales de pouvoir éventuellement fermer les yeux sur des petits accords au deuxème tour ?
C'est pas une question de soupçon. Je crois que que certains notamment Pierre Jouvé s'est exprimé sur le sujet pour qui a qui a dit qu'il rien n'était forcément exclu localement du second tour pour nous ça l'est. Voilà.
Après, on peut avoir, on a toujours été très clair sur cette ligne là et on quitte à perdre des villes parce que concrètement ça peut être ça la question pour les élection municipales. Mais je veux dire soit il y a le Front républicain et on participera toujours au Front républicain face au Rassemblement national. On l'a toujours dit, on a toujours été clair là-dessus.
Par contre, s'il y a pas de danger côté front, côté rassemblement national, je suis désolée, il y a pas forcément pour nous euh de nécessité à ce moment-là de faire effectivement un front républicain. Mais après euh je veux dire, nous on a toujours été clair sur ce sujet-là. On a vu que la gauche avait avancé, qu'elle était venue, euh le Parti socialiste était venu sur sur cette ligne.
Voilà, nous ça sera ça sera toujours sur cette ligne là. Et après le Parti socialiste, bah c'est un parti qui fera ce qu'il voudra. Et le fond républicain, c'est valable, il compris.
C'est pour faire barrage au rassemblement national s'il y avait un candidat LI que je comprenne bien votre front républicain. Il est le front républicain. Ben vous savez le front républicain c'est quand ensemble Renaiss ancien renaissance tout le monde va ensemble pour faire obstacle au barrage au Front National s'il y avait puisque dans un certain nombre d'endroit il y a aussi des gens qui considèrent que le Front républicain ne tient plus debout et que LFI est aussi dangereux que le rassemblement national dangereuse.
Est-ce que ça veut dire que dans ce cas-là, vous feriez aussi un front républicain face à une un candidat Li. LFI ? Non, moi je vais vous dire, je dire mettez pas de de signe égal entre les deux.
Je vais dire comme Thierry Breton ce matin, comme Roland l'escur hier, je ne mets pas un signe égal et je ne le ferai jamais et je v je voterai face au rassemblement national pour une chèvre. N'importe qui, je m'en fous. Mais je voterai jamais Rassemblement national.
Exactement comme Thierry Breton l'a exprimé ce matin et comme Roland l'Escure l'a exprimé avanthier. Le fait que pour vous d'ailleurs vous ne fassiez pas de parallélisme entre le Rassemblement national et la France insoumise, qu'est-ce que vous avez pensé du classement pour la première fois de LFI comme une force d'extrême gauche ? C'est le classement qui a été décidé par le ministre de l'intérieur Laurent Nunz à l'approche des municipales.
Je crois qu'il y a une décision qui doit être prise d'après ce que j'ai compris. Il y a il y a un recours. Vous quel est votre regard ?
Olivier Fort du Parti socialiste estime que c'est se passé le le mystigri de la diabolisation, c'est de renvoyer d' à dos la France insoumise et le Rassemblement national et en fait de les exclure d'un d'un champ de discussion possible. Non, moi je ne je ne ferai jamais ça. Je je les mettrai jamais dos à dos.
Je suis petite fille de résistant communiste. D'accord. Donc moi le mot extrême gauche en fait, excusez-moi, mais il m'a jamais fait trop peur.
Ensuite, je vais vous dire quelque chose. Donc c'est un terme qu'on ne devrait pas accoller à la France insoumise. La question est claire.
La question est celle mais je vais vous dire quelque chose. Sincèrement, ce n'est pas mon sujet. Je vais vous dire aussi une deuxième chose.
Sincèrement, la France insoumise passe son temps à faire des leçons aux uns et aux autres, à traiter les uns de social trait, à nous dire qu'on n'est pas assez finalement virulent dans nos méthodes et cetera et cetera. Donc quelque part que tout d'un coup il soit classé à l'extrême gauche et que ils se considèrent être eux-mêmes à gauche du spectre. Voilà.
Mais sincèrement, on va avoir, il y a un recours du conseil du côté du conseil du conseil d'État. C'est Mais vous n'avez pas d'avis sur la question, ça vous est égal. C'est J'essaie de comprendre le Ouais, sincèrement, je vous dis franchement aujourd'hui, je pense qu'on a autre chose à faire que ça en fait.
Moi j'en je vais vous dire franchement, je travaille de 5h du matin à minuit pour pouvoir défendre les intérêts des Européens. Bien sûr, bien sûr pour pouvoir faire en sorte qu'on ait des industries sur nos sol pour pouvoir nous battre contre les États-Unis qui passent leur temps à nous attaquer. Je fais ça toute la journée.
OK. Et quand j'arrive sur un plateau télé parce que je suis de gauche, on me parle de la France insoumise des enjeux quand même. J'avoue que moi ce qui m'intéresse [rires] et ce que je fais, c'est de me battre pour faire en sorte qu'on ait des emplois bien payés, qu'on est de l'industrie, qu'on soit indépendant, qu'on soit livre, qu'on puisse défendre notre modèle social et ce qui fait qu'en fait on a envie de vivre en Europe et qu'il y a des gens qui ont envie de nous rejoindre en Europeement pour mener une politique, il faut avoir des alliés, faut arriver au pouvoir.
D'où la question qui était pas totalement sur Grenue. Je vous continue pas dans la politique politicienne. Les écologistes vous consid que les les LFI sont en train de les absorber ou vous pouvez les garder un peu dans votre camp même si votre camp il est compliqué [rires] à cerner.
Ce sera aux écologistes de le dire. Moi j'ai des écologistes avec vous en il y en a vous en fréquentez au Parlement. J'en C'est pas les mêmes hein.
C'est pas les mêmes que chez nous. Je travaille beaucoup avec des écologistes qui ne sont pas français. J'ai travaillé beaucoup avec Encik Jado, j'ai travaillé beaucoup avec Ernest Oursasoun qui est maintenant ministre sur Pedro Sanchez et qui était aussi euh un un ministre enfin du groupe écolo.
Il y a toute une partie des écolos très proe européennes, très radical réformiste en réalité et je pense qu'ils existe encore, qu'ils sont qu'ils sont là et je ne sais pas s'ils se retrouvent aujourd'hui dans une ligne que je n'arrive moi-même pas forcément à définir du côté dev mais ça c'est àv de le trancher. Et une dernière question juste sur la politique française et après on part au Parlement européen évidemment et on parle de votre combat qui vous tient à cœur mais on peut pas terminer sans évoquer avec vous cette présidentielle qui va arriver d'ici 1 an et comment comment réussir à départir tous ces candidats ? Vous n'êtes pas responsable de tout à gauche mais il y en a plus 20.
C'est ça Nathalie Saint-Créc mélange tous les les les partis euh confondus primaires, une fédération, une coalition. Voilà, ça réfléchit en ce moment du côté de la gauche. Pourallo du Parti socialiste a dit que lui il était contre la primaire, il a dit dans le Nouvels.
Euh du coup, quel est le chemin ? Comment vous voyez les choses pour réussir à vous départager un peu entre vous ? On on y verra plus clair.
Tout le monde dit que la primaire du du petit parti la petite primaire comme dirait quelqu'un de mal intentionné euh n'aura pas lieu en celle qui qui doit avoir lieu à l'automne. Euh comment on va savoir ce qui se passe ? Quand quand est-ce qu'on saura les parce que ça va venir vite après les municipales.
Ça va venir vite avec les après les municipales. Moi, j'ai pas une passion pour les primaires, j'ai toujours dit. Euh j'estime que les primaires, si c'est pour trancher euh une ligne programmatique, ben c'est pas fait pour ça parce qu'en fait la politique est affaire de conviction.
Donc soit on est d'accord avec une ligne, soit on n'est pas d'accord, mais dans ce cas-là, pas besoin de primaire. Euh soit finalement il y a des tout le monde est à peu près d'accord et dans ce cas-là, il y a besoin de surjouer les différences et ça abîme, ça désunit plus que d'unir. La gauche n'est pas dans ce deuxième cas.
Je n'ai aucune passion pour pour les primaires. Moi ce que je veux c'est que la gauche gagne déjà et que semne donc qu'elle puisse se mettre rapidement au travail et en campagne. On va voir les municipales vont passer.
Je pense que tout le monde est focalisé là-dessus puis après on verra comment on avance mais comment on avance sur une ligne proeuropéenne qui soutient la demande, l'investissement, l'industrie et puis une ligne écolo aussi. C'est à mon avis là-dessus qu'on doit avancer et on verra après pour la Et vous déterminerez quand parce que personne personne ne comprend le le timing. C'est pas pour vous extorquer une information sur la candidature au nom de Raphaël Guxman.
C'est juste pour essayer comprendre [rires] qu'est-ce qui va se passer. Ben on va voir. Pour moi, Raphaël Glman reste le meilleur des candidats à vrai dire mais après on va voir comment les choses vont évoluer.
Attendons les municipales et puis tout ça va se va se va se décanter. Le suspense dur Nathalie. Il faudra encore attendre un petit peu. [rires] Euh Aurore Laluc, on disait votre un de vos combats en tout cas, c'est notre nécessaire autonomie à nous européens français en matière bancaire, en mode en matière de de mode de paiement.
Expliquez-nous à quel point nous sommes face à cette urgence dont on ne se rend même pas compte. Au final, en réalité, on est très fragile dans les négociations notamment avec les Américains. Pourquoi ? parce qu'il y a plusieurs sujets sur lesquels ben on dépend de c'est la question de l'armement, c'est la question du numérique et c'est la question des moyens de paiement.
C'est-à-dire que effectivement, on le sait pas mais il y a un espèce de duopole. Tous nos moyens de paiement quasiment en Europe sont américains Visa, Mastercard pour ne pas les les nommer. Et en fait, c'est American Express dont on imagine exactement et en réalité c'est un moyen de pression qu'utilise Donald Trump quand il n'est pas content et ben il coupe ses moyens de paiement.
Et c'est ce qui est arrivé à des juges de la Cour pénale internationale, au juges Guillou notamment que j'ai le plaisir euh de faire venir demain à Bruxelles pour les faire rencontrer justement euh les commissaires européens pour trouver une solution pour expliquer qui est le juge Gu Non mais parce que sinon on ne comprend pas donc déclarer donc il est juge à la cour pénale internationale. Et qu'est-ce que lui reproche Donald Trump ? reproche le fait que il y ait des poursuites contre Netaniaou mais c'est pour le c'est une décision de la Cour pénale internationale et donc il a décidé de lui couper les réseaux sociaux clairement il ne peut pas payer avec des cartes rien il peut pas payer avec ses cartes il n'a plus de moyens de paiement il n'a plus internet tous les sites que vous utilisez il ne peut pas les utiliser et il se retrouve dans une liste quand même où on retrouve des gens du type Al-Qaïda, Daesh Narc Voilà, c'est une liste de terroristes hein quand même.
Donc voilà, donc c'est pour ça que nous en urgence, j'ai envoyé une liste une lettre au ministre des finance, ils se réunissent demain à ce sujet, j'en suis absolument ravi. On doit accélérer sur ces alternatives pour pouvoir nous qu'est-ce qu'on qu'est-ce que l'Union européenne peut faire ? L'Union européenne pour une fois avait anticipé, figurez-vous, on lui reproche d'être lente, elle avait anticipé.
Notre plan B s'appelle même si elle est lente, ça va arriver à temps. La notre plan B s'appelle l'euroque. C'est un nom pas très glamour, j'en conviens.
Mais ça vous permet de faire quoi ? Ça va vous permettre de payer. Vous quand vous allez acheter votre baguette de pain depuis le Covid, on sera un peu plus compte mais on utilise très peu de pièces de billets, on paye avec nos cartes et en fait ça ça coûte très cher aux petits commerçants qui vont payer des commissions à Visa et Mastercard, des commissions qui ont augmenté de l'ordre quasiment de 70 % en quelques années.
Donc nous, on veut les libérer de ça. Combien de temps ? Ça vous prend ?
Imag vous dites qu'on a commencé, ça a commencé il y a un il y a il y a un un moment, on a été Oui. Et maintenant, on peut espérer à quelle euh on essaie d'accélérer pour faire en sorte que les premiers rails de paiement puissent les mettre en œuvre en 2027. Mais la réalité 2026-27, c'est qu'on a été très empêché par qui on a été empêché.
Bon, je vais lui dire clairement les choses. Il y a toute une partie des banques qui ne voulaient pas de cela parce qu'elles ont des contrats, je pense, assez intéressants avec Visa Mastercard. Et puis il y a une partie de l'échiquetiers politiques qui jusqu'à présent n'en voulait pas.
Ce projet a été bloqué pendant l'extrême droite, on pas les nommer et une partie de la parce qu'ils avaient peur de la réaction des Américains. Parce que en fait la première décision de Donald Trump quand il est arrivé au pouvoir a été d'interdire l'équivalent de ce projet américain et de préférer les cryptos. H c'est une guerre, la monnaie est une guerre éminemment idéologique, une guerre politique qu'on sous-estime.
C'est une guerre politique qu'on sous-estime. Et c'est pour ça que je dis toute attaque contre l'euro digital est une attaque contre l'euro est une attaque contre l'Europe est une attaque contre les Européens. Il faut pouvoir aujourd'hui les libérer les Européens de cette domination américaine et du fait que bah résultat pour pouvoir négocier et défendre au mieux les viticulteurs, les agriculteurs, euh les entreprises européennes et ben à chaque fois on est quelque part au piège d'un chantage avec les Américains.
Alors ce ce réveil européen, ce sentiment de la nécessité d'être plus indépendant par rapport aux Américains, ça tient donc à ce que vous venez de dire Donald Trump et son revirement par rapport à l'Europe pour faire court. On peut plus trop compter. sur eux.
Marco Roubio a fait un un discours il y a il y a peu de temps à la conférence de de Munich. Est-ce que vous avez eu le sentiment que c'était une version plus modérée de l'administration ? Trump, il a tout de même dit "Nous voulons que l'Europe soit forte.
Nous croyons que l'Europe peut survivre." C'est un ogre avec un un masque de petit chaton au bio. D'accord.
Ce qu'il a dit sur le fond, sur la forme, c'était extrêmement plaisant. sur le fond, c'était aussi violent que ce qu'a dit Jens il y a un an. Il a remis en cause la coopération internationale en disant que ça sert à rien.
Il a remis en cause toutes les tout ce qui est transition écologique et la réalité scientifique du dérèglement climatique. Il a remis en cause absolument tout ça. Et donc moi, je vais vous dire quand j'ai vu tout le monde se lever, je me suis dit, excusez-moi l'expression, on n'est pas sorti des ronces.
C'est-à-dire qu'il va falloir encore quand même continuer à travailler pour cette fascination permanente pour l'ogre. C'est pas possible. En fait, à chaque fois l'Europe se réveille quand c'est douloureux, mais dès qu'il y a quelque chose un tout petit peu à apaiser, on serait enor et c'est pour ça qu'il faut faire du rapport de force poli.
Vous trouvez que l'Europe se se rééveille suffisamment par rapport à tous les signaux qu'il y a, que ce soit le discours de Gilly Evens, que ce soit l'attitude de Trump, que ce qui ce soit l'attitude de Poutine, est-ce que vous avez l'impression qu'il se passe quelque chose depuis 1 an ou 2 ans ? Il sèrement l'année dernière, il s'est pas passé assez de choses. C'est-à-dire que il y a eu ce discours très clair de JD Events où on aurait dû acheter des armes européennes, des armes européennes et être en économie de guerre.
On l'a pas fait. On s'est tout de suite rendormi. Et là maintenant, ce mois de janvier, j'ai l'impression qu'il y a un peu plus de prise de conscience.
Néanmoins, faut aller très vite. C'est-à-dire qu'il faut faire par exemple, mais il faut privilégier tous nos entreprises européennes en matière de numérique. Faut arrêter d'avoir ce discours d'fistice où on pense qu'on peut pas faire face aux gars femmes américaines, qu'on peut pas faire face.
Il faut faire un sous-groupe européen avec les partis qui sont Est-ce que ça veut dire ça ? Est-ce que le moyen pour s'en sortir, c'est de faire comme il y a eu l'alliance avec les anglais et avec les Allemands, c'est-à-dire une un noyau dur qui est à l'offensive. Il faut s'il faut faire ça, il faut faire ça bien sûr.
Mais le principal là, c'est vraiment de favoriser notre entreprise sur la question de l'Eurodigital, sur la question du numérique. J'insiste, on a des gens formidables, je pense à OVH, j'en pense à plein d'autres. Faut qu'on arrête que l'argent des Européens en fait parte aux États-Unis face à des gens qui on dit en fait notre zone leur pose un problème.
C'est pas possible de les financer comme ça. 236 milliards d'euros par an, c'est pas normal en fait. Donc maintenant, il faut que ça cesse et il faut vraiment favoriser nos entreprises.
En tout cas, un ogre au visage de Châton. C'est comme ça que vous parlez de Marco Rubio. On se souviendra de cette formule.
Merci beaucoup Horreur Laleluc, eurodéputé, coprésidente de place publique d'avoir été avec nous ce soir. Merci beaucoup Nathalie Saintcric. dans un instant les informer mais pour le moment c'est l'heure du JT monde.
Aurore Lalucq