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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 1 février 2026 87 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsNumériqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Audiovisuel public : audition des responsables de l'information de France Télévisions - 28/02/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 53 %Attaque 27 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous les changements réguliers à la tête de l'information de France Télévisions ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre vision sur le rapprochement entre France Info Radio et France Info TV ?

  • 7:00RelanceRéponse partielle

    Comment analysez-vous la décision de ne plus inviter de responsables politiques dans les magazines de France 5 ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Un directeur de l'information doit-il impérativement avoir une carte de presse ?

  • 13:00RelanceÉludée

    Pourquoi le supérieur hiérarchique du directeur de l'information n'a-t-il pas de carte de presse ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    La grille de France Info TV est-elle assez lisible pour les téléspectateurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Alexandre CaraChiffre
    « La moitié des médias français sont déficitaires. »
  • 1:00Fait
    « on est arrivé à un moment qui est peut-être un moment clé »
  • 3:00Fait
    « il y a une adhésion je veux dire les gens qui sont là aiment ce métier ils l'aiment infiniment »
  • 4:00Fait
    « nous nous appuyons évidemment énormément sur les contenus produits par la rédaction nationale »
  • 6:00Fait
    « Nous avons eu un problème de trafic sur France info il y a quelques semaines suite à une ingérence venue des États-Unis »
  • 12:00Fait
    « une expertise judiciaire indépendante ordonné par le tribunal a conclu que les propos en question n'ont pas été prononcés dans le plan montré à l'antenne »
  • 20:00Promesse
    « si Raphaël Gluxman était candidat à la présidentielle, il est évident que nous imposerons les règles déontologiques »
  • 22:00Chiffre
    « la première semaine de janvier, nous avons fait la meilleure audience depuis plus d'un an »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour et bienvenue sur LCP. Si vous nous rejoignez, on va prendre tout de suite la direction de la salle de la commission d'enquête qui tente de faire la lumière sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Cette commission d'enquête, on le sait, et bien elle est sous les projecteurs depuis euh les auditions euh qu'elle mène à l'Assemblée nationale, audition parfois tendu avec le rapporteur Charles à l'oncle.

Cette commission a été créée à la demande du groupe d'Éric Sioti, le groupe UDR à l'Assemblée nationale. Et bien ce 28 janvier, les députés vont auditionner des responsables de France Télévision. Alexandre Cara, directeur de l'information, Muriel Plainet, directrice adjointe de la formation et directrice de France ou encore Nathalie Saintcric.

La séance est ouverte, on se retrouve après cette audition. Je voudrais d'abord vous remercier de nous avoir convoqué au risque d'en surprendre certains. Nous sommes très heureux d'être ici.

Il n'est pas si fréquent pour des journalistes de pouvoir venir défendre leur métier et leurs convictions devant la représentation nationale. Pour ma part, c'est bien en tant que journaliste que je veux me présenter cet après-midi devant vous. En tant que journaliste, pour vous parler d'abord d'un immense défi, mais surtout d'une immense responsabilité qui est la vôtre, qui est la mienne.

Défendre l'information et le pluralisme en France. Jamais les médias n'ont connu de tels bouleversements en un temps si court. Aujourd'hui, la presse traditionnelle, qu'elle soit écrite ou audiovisuel est en grave danger.

En danger économique, comme l'a montré l'excellente étude publiée par l'Arcom, elle montre que la moitié des médias français sont déficitaires. En danger éditorial également, chaque jour des médias disparaissent. Il est de notre responsabilité collective de défendre l'information, de défendre le pluralisme, donc de défendre la démocratie.

Quand j'étais gamin, j'écoutais repas en cachette. Ma mère jugeait à l'époque cette radio trop progressiste et préférait s'informer sur les stations du service public. Puis étudiant, j'ai fréquenté un café où la presse était à disposition et chaque jour, je me jetais sur le Parisien, le Figaro, Libération, le monde et évidemment l'équipe.

Aujourd'hui, je parcours quotidiennement l'ensemble de la presse de valeurs actuelles à l'humanité du point au Nouvels, car je crois viscéralement que c'est du débat du contradictoire que n la richesse. La France est forte d'un extraordinaire éventail informationnel. Il faut à tout prix le défendre.

Je sais qu'aujourd'hui la montée des positions radicales de la dictature du ressenti ou des bulles informationnelles voudrait nous faire croire que l'on pourrait passer se passer de cette richesse. Pour ma part, elle me semble indispensable à la fabrique du citoyen et à la bonne marge démocratique de notre pays. Il faut défendre les médias traditionnels pour lutter contre la postvérité et la manipulation de l'information.

Peut-être certains d'entre vous me répondront avec fatalisme qu'avec le changement des usages médiatiques, il s'agit d'une évolution naturelle et que nous ne pouvons pas y faire grand-chose. Ce que je ne crois pas, ce n'est pas le changement des usages, des formats ou des interfaces d'information qui changent ce que doit être la nature même de l'info. Lire un journal de papier ou consulter un smartphone, écouter la radio ou un podcast, regarder le 20h ou s'informer sur les réseaux sociaux.

En fait, peu importe, l'essentiel est d'avoir toujours accès à une information de confiance, pluraliste et contradictoire. Et c'est cet appel que je vous lance aujourd'hui à vous, mesdames et messieurs les députés. Aidez-nous à sauver l'extraordinaire richesse de l'information de ce pays.

Aidez-nous à défendre le débat démocratique. Il était important pour moi de vous présenter ce contexte avant de vous parler de la spécificité de l'information de service public. Depuis quelques temps, un certain nombre de polémiques et d'attaques aidants, une partie des Français légitimement s'interrogent.

Ils se demandent à quoi sert l'information de service public. C'est à cette question que je voudrais maintenant tenter de répondre. D'abord, sans l'information de service public, c'est toute une partie de l'information qui disparaîtrait de notre paysage informationnel.

C'est en effet le devoir de l'information de service public d'être là où le privé n'est pas. Alors, soyons clair, il ne s'agit pas d'opposer public privé, mais simplement de rappeler que les responsabilités du service public, vous l'avez dit, monsieur le président, sont plus larges que celles du privé, que ce soit sur l'international, la proximité, l'outre mer, la culture, la politique, la société ou l'économie, beaucoup de sujets ne sont traités que sur des chaînes publiques. C'est la responsabilité du service public d'assurer la continuité territoriale de l'information.

C'est le devoir du service public d'assurer la pluralité de l'information. L'information de service public, c'est aussi le dernier bastion de magazine réguliers sur la politique, l'Europe, la culture à des heures de grandes écoutes. Dans nos missions encore, il y a l'investigation, des magazines qui permettent d'éclairer les Français sur des sujets complexes au même titre d'ailleurs que votre commission aujourd'hui.

L'information de service public n'a pas d'injadin marketing et doit éviter à tout prix le racage informationnel. Notre plus grande fierté, c'est de permettre la pluralité de l'information mais aussi le pluralisme des opinions. L'info en avez parlé tout à l'heure dans votre votre introduction, pardon, monsieur le président, c'est près de 3000 invités politiques par an, mais surtout près de 12000 invités dans tous les domaines d'expertise.

Une diversité inégalée dans le paysage médiatique français. Pour bien remplir ces missions, l'information du service public doit rester une information indépendante. Indépendante du pouvoir politique, indépendante du pouvoir économique, indépendante du pouvoir religieux, indépendante de toute pression extérieure.

L'information de service public est une information vérifiée et transparente. Alors, vous l'avez précisé également, il y a parfois des erreurs. Le zéro défaut n'existe pas quand on produit près d'une centaine d'heures d'infos par jour. tout support confondu.

Mais ces erreurs, nous les reconnaissons, nous les corrigeons et nous les expliquons. Depuis 2 ans maintenant, nous avons mis en place une page transparence qui permet à chacun de vérifier nos temps de parole, nos invités, nos thématiques et d'expliquer aussi la manière dont nous travaillons. Pour y accéder, il suffit de scanner le QR code présent dans nos journaux.

C'est un modèle unique au monde dont la BBC a décidé de s'inspirer. L'une des missions aussi de l'information de service public, c'est l'accessibilité pour le plus grand nombre. L'accessibilité, c'est cette bataille quotidienne que nous menons, que nous devons mener pour récupérer les décrocheurs et les oubliers de l'information.

Enfin, et c'est peut-être l'enjeu majeur des prochaines années, la lutte contre la désinformation et les ingérences informationnelle. Plus que jamais, le service public doit en être le bras armé. Déjà, nous avons noué un partenariat avec Viginum, le service de l'État, chargé de la lutte contre les ingérences numériques pour lutter ensemble contre les ingérences qui ne manqueront pas de se produire à l'occasion des prochains rendez-vous électoraux.

Cette bataille, nous pouvons la gagner ensemble. L'information de service public est une information au service de tous. Son universalité doit faire l'objet d'un consensus national.

Je le rappelle encore une fois, l'information n'est pas un contenu comme un autre. Il faut réaffirmer les moyens de son indépendance éditoriale, sanctuariser son financement et pourquoi pas l'accompagner mieux aussi. L'information est la nécessaire expression du questionnement démocratique comme un outil magnifique pour enrichir, défendre, vulgariser l'information.

Notre démocratie aujourd'hui mérite mieux que des à l'emporte-pièce. Il faut sanctuariser cette information. Comme tous les médias, l'information de France TV n'est pas parfaite.

Elle doit poursuivre sa transformation. Mais la richesse de notre écosystème d'information vient, comme souvent en France de la mixité publique-privée. Il ne faut pas les opposer.

L'information privée et l'information de service public, je l'ai dit, sont complémentaires. Avant de conclure, je voudrais rappeler ici que contrairement à certaines idées reçues, l'information du service public sait parfaitement qu'elle est responsable de l'argent public. Nous sommes comptables de l'utilisation de l'argent public.

Nous devons jamais oublier que tous les Français sont les copropriétaires de cette information de service public. Depuis une décennie maintenant, nous avons réalisé des économies. Nous nous sommes réformés, nous avons augmenté la productivité.

Ces efforts ont été ceux de milliers d'hommes et de femmes qui chaque jour travaillent avec passion à informer, à éclairer, à rassembler et à consolider notre idéal démocratique sur tous les territoires de la nation. Ce chemin, nous devons encore le poursuivre pour encore nous transformer, nous améliorer. Nous le devons aux français.

Alors, j'en appelle à vous, mesdames et messieurs les députés. Pour préserver le débat démocratique, pour assurer la liberté d'expression et d'information, pour renforcer notre cohésion nationale, nous devons à tout prix ensemble défendre ce bien commun qui est l'information de service public, ce bien commun qui doit être et rester celui de tous les Français. Merci.

Ma première question, elle est pour vous monsieur Cara. Vous êtes le 4e directeur de l'information depuis l'arrivée de Delphine Airnaut. Philippe Corbet en sera le 5e.

Si j'étais journaliste, je résumerai ma question en directeur de l'information Mission Impossible. Plus sérieusement, comment expliquez-vous ces changements assez réguliers à la tête de l'information de France Télévision qui peuvent interroger des Français cette rotation importante ? Ma deuxième question, elle porte sur l'organisation de l'information au sein de France Télévision et la question du rapprochement entre France info Télévision et France Info Radio qui est un rapprochement souhaité depuis des années de pouvoir avoir un acteur unique de l'information du service public audiovisuel France info qui permettrait de rapprocher la radio et la télévision.

Alors, il y a eu des coopérations qui ont été engagées, mais comment quelle est votre vision aujourd'hui sur ce rapprochement entre la radio de service public et la télévision de service public, autrement dit entre France Info Radio et France Info TV ? Et puis ma dernière question, elle est le prolongement de l'audition que nous avons eu hier avec les directeurs et directrices de la stratégie éditoriale de France Télévision. Elle porte sur la question des magazines d'information.

Euh l'ARCOM a a mis en garde France Télévision sur le respect du pluralisme politique sur France 5. La décision qui a été prise par Delphin Ern et qui nous a été expliquée hier par le directeur des magazines a été pour quelques semaines de ne plus inviter de responsables politiques au sein de ces ces magazines. Je vois qu'au même moment la présidente de de France Tévision a décidé de unifier le pilotage de l'information en donnant la responsabilité de ces magazines d'information au directeur de l'information.

Autrement dit, les tranches d'information de France Télévision et les magazines d'information de France Tévision seront demain si nous avons bien compris ici la réorganisation souhaitée par Delphine sous la responsabilité du directeur de l'information. Comment analysez-vous je veux dire cette décision ? Est-ce que vous pensez que c'est essentiel aujourd'hui que toutes les tranches d'information de France Télévision, quel que soit leur format, soient sous la responsabilité, sous la houlette du directeur de l'information ?

Et la question corrolaire à cela, est-ce que pour vous le directeur de l'information doit impérativement avoir une carte de presse ou non ? Euh en ce qui concerne la succession des directeurs de l'information, alors c'était pas une euh quelque chose de véritablement nouveau. Le service public a connu et connaît euh contrairement parfois euh à certaines structures privées euh un turnover à des postes de responsabilité qui est un peu plus important.

Voilà, ça c'est quelque chose de classique. Moi je peux vous parler de mon expérience. Je serais resté donc l'équivalent de 1205 jours à la tête de l'information de France Télévision.

Euh ce qui je pense est une longévité euh relativement raisonnable qui m'a permis en tout cas moi de m'attaquer à un certain nombre de problèmes, d'effectuer un certain nombre de transformations et de pouvoir prendre le temps de la stabilité et de la réflexion. Voilà, je pense que et là encore c'était pas à moi de commenter les choix précédents de la présidente, mais je pense que nous avons besoin de stabilité. Oui.

Pourquoi nous avons besoin de stabilité ? Pour un certain nombre de raisons. La première, c'est évidemment, je vous l'ai dit tout à l'heure, on est dans une heure de bouleversement très important de l'information.

Donc, il faut être capable de travailler sur la longueur pour s'adapter parce que aujourd'hui notre problème principal, c'est de nous adapter un écosystème qui est tellement mouvant et euh tellement euh qui se transforme tellement tous les jours que le service public qui euh parfois est caricaturé pour on va dire sa lenteur ou son immobilisme en réalité peut s'adapter comme n'importe quelle autre structure. Il faut juste lui laisser parfois le temps. Donc si vous me posez la question de savoir si je pense que la stabilité à la tête de l'information est quelque chose d'important, la réponse est oui.

Si vous me posez la question de savoir si parfois effectivement un directeur de l'info est comptable aussi des sous-bressaux de l'information ou des organisations antérieures, c'est vrai aussi sur le rapprochement France info. Là encore, je vais essayer d'être très honnête avec vous, c'est un de mes regrets. un de mes de mes regrets ces dernières années de ne pas avoir eu de ne pas avoir été moi personnellement capable de réussir à provoquer ce rapprochement aujourd'hui.

France info, alors c'est pas ce qu'on dit, c'est pas ce qu'on entend régulièrement mais pourtant c'est le premier média français tous les jours. Si vous additionnez la télévision qui aujourd'hui représente quotidiennement près de 7 millions de téléspectateurs, si vous additionnez la radio, près de 5 millions d'auditeurs. Si vous additionnez le site, plus de 4 millions de lecteurs.

Vous voyez que c'est un extraordinaire média avec une puissance formidable. Voilà la difficulté que nous avons aujourd'hui et c'est une des difficultés qui a été évidemment identifiée par la rue de Vallois. ces derniers temps, c'est que il est très difficile de rapprocher les structures.

Euh je vais vous donner mon opinion personnelle une fois des pas coutumes, j'essaierai de pas le faire trop souvent au cours de de cette audition, mais c'est aussi une opinion professionnelle. Je suis personnellement favorable à la rapproche au rapprochement des entités de services public parce que nous sommes dans un moment où nous avons besoin d'être plus fort, d'être plus efficace face aux enjeux qui sont les nôtres. Donc je pense que nous pouvons poursuivre le rapprochement de France info.

Nous devons poursuivre le rapprochement de France Info. Je pense que ça sera meilleur pour tout le monde, meilleur pour les journalistes qui auront la possibilité d'avoir plus de moyens pour travailler sur un éditorial plus riche. Ça sera plus clair pour l'éditorial et l'information euh proposée par France Info et je pense que ça sera euh plus efficace aussi pour les deniers publics.

Vous m'avez interrogé sur les magazines d'information. On dit à l'information de France Télévision, on dit ça aussi bien ces magazines d'information produit en externe ou de parinformation, appelez ça comme vous voulez, qui sont produits en externe des productions en interne depuis traditionnellement effectivement les maisons de production qui produisent ces magazines ont affaire à la direction des programmes et des antennes et et non pas à la direction de l'information. Bon, évidemment, vous l'avez compris, ça pose un problème.

Vous avez souligné un des problèmes, par exemple la décision qui a été prise de ne pas avoir d'invités politiques sur les magazines de France 5. Pourquoi ? Parce que c'est très compliqué, très compliqué quand vous êtes un acteur extérieur, quand vous devez avoir une relation avec une maison de production, de réagir très vite, de réagir dans les médias, de pouvoir être très réactif sur, on va dire l'accompagnement éditorial, je dirais pas le contrôle parce que c'est pas un contrôle éditorial mais un accompagnement éditorial.

Et donc ça implique beaucoup de difficultés, vous le savez, nous arrivons à des échéances électorales. Donc inutile de vous dire que et ça on aura l'occasion d'en parler hein, à partir du moment où on prend du retard ou si on fait de mauvais calcul dans le temps de parole, on est vite rattrapé par la patrouille. Alors je sais pas, je parle pas de la com comme la patrouille, mais en l'occurrence nous devons des comptes à notre régulateur et c'est normal.

Et parfois, il est très très compliqué quand on a autant de production d'infos de gérer le temps de parole. Ça c'est une réalité. Donc vous me posez la question de savoir si c'est un bon mouvement que de rapprocher aujourd'hui ces productions externes de la production interne de la maison de l'information.

Moi, j'y suis depuis longtemps favorable. Je pense que c'est une très bonne chose et qui mettra qui permettra, je l'espère, euh d'harmoniser effectivement euh l'éditorial de l'ensemble des offres d'information euh de France Télévision. Donc ça ça me paraît une très bonne chose.

Je crois que j'ai oublié de répondre à quelque chose. Carte de presse pour le directeur de l'information. Voilà.

Alors ça, merci de me poser cette question piège. Écoutez, je pense que personnellement vous l'avez vous êtes journaliste. Donc je suis journaliste.

Absolument. Je pense effectivement qu'un directeur de l'information ou une directrice de l'information après tout hein, soyons je je j'inverserai d'ailleurs, une directrice de l'information ou un directeur de l'information doit encore avoir une carte de presse, doit avoir une expérience journalistique. Moi, j'ai une chance formidable et je suis ici pour vous parler évidemment des médias mais aussi de pour vous parler de ma propre expérience.

J'ai une chance formidable. J'ai travaillé dans la presse écrite, j'ai travaillé dans la radio, j'ai travaillé dans la télé, j'ai fait de la transformation numérique, mais surtout j'ai fait à peu près tous les métiers euh de journaliste et je connais à peu près tous les métiers techniques aussi de cette profession. Et ça me donne quand même un grand avantage, c'est celui de pouvoir savoir effectivement où sont les leviers de la transformation, où sont les leviers de l'accompagnement et de pouvoir parler, d'échanger et de comprendre les uns et les autres.

Je pense qu'au-delà de ça, et je crois que je me suis exprimé souvent là-dessus, la carte de presse c'est important. Pourquoi ? Alors la carte de presse, c'est pas important parce qu'on peut rentrer gratuitement dans les musées.

C'est important parce que la carte de presse nous donne à tous des devoirs. Journaliste a plus de devoirs que de droit en réalité. Et c'est bien une carte de presse qui nous oblige qui nous oblige à faire ce métier en âme et conscience.

Je l'ai dit plusieurs fois ici et on aura l'occasion peut-être j'aurais l'occasion peut-être de le redire. Euh toute personne qui aurait dévoyé sa carte de presse au sein de France Télévision euh et aurait eu affaire à moi, il est clair qu'il n'aurait pas eu sa place à France Télévision. Voilà, la carte de presse est quelque chose qui nous engage.

On aura l'occasion d'en parler au cours de cette commission. Je suis là-dessus. J'ai des principes et je pense que ces principes sont partagés par la très grande majorité des journalistes.

Nous devons répondre à un nombre de critères et de règles déontologiques. J'avais pas prévu de vous poser cette première question mais je je me permets de rebondir sur votre propos liminaire. Monsieur le directeur, on ne présente plus le directeur des antennes et des programmes chez France Lévillon que nous avons d'ailleurs auditionné qui est le véritable numéro 2 du premier groupe d'audiovisuel de France, monsieur Sidbon Gomez.

C'est le numéro 2 de France Télévision et on a appris d'ailleurs il y a quelques semaines qu'il avait notamment récupéré dans ses fonctions et bien la tutelle de la direction de l'information. Lorsqu'il a été recruté par France Télévision, monsieur Sidmont Gomez n'avait travaillé que pour Europe écologie les verts jusqu'à l'été dernier lorsque l'on cherchait son nom sur Google et sur Wikipédia, il était d'ailleurs désigné sous la qualification d'activiste politique. Désormais, il est à la tête d'une rédaction de 2600 journalistes et il n'a jamais disposé de la moindre carte de presse.

Est-ce que vous pouvez nous dire d'une part si vous estimez que cette situation est satisfaisante par rapport à la situation de France Lévision, par rapport à ces 2600 journalistes qui sont en attente d'une ligne claire et d'un management légitime ? Pourquoi selon vous monsieur Sidmont Gomez a été nommé à la tête de la direction de enfin de de l'information ? Est-ce que vous pensez aussi que les journalistes de France Télévision auraient accepté une telle situation si il y avait eu un profil de manager indirect pas journaliste et qui avait par exemple travaillé exclusivement pour un autre parti par exemple le Rassemblement national.

La première chose, je vais vous dire, je suis professionnel et en tant que professionnel, je n'ai pas à juger des décisions qui sont celles de ma présidente. C'est la première chose. La deuxième chose, je vais parler, je vais vous parler de mon expérience encore une fois et je m'appuierai beaucoup sur cette expérience parce que je crois que c'est utile dans nos échanges.

Je vous l'ai dit, ça fait un peu moins de 3 ans et demi que j'ai pris la tête de la direction de l'information de France Télévision. Il se trouve et je le rappelle pour tout le monde, je suis sousment, il se trouve que depuis presque 3 ans et demi, j'ai toujours été totalement indépendant. Toutes les décisions difficiles qui ont dû être prises à l'information, c'est moi qui les ai prises.

Toutes les responsabilités qui ont dû être assumé, c'est moi qui les ai assumé. Je n'ai aucune pression, aucune demande, aucune aucun ordre éditorial. Je vais être je veux être très clair là-dessus.

Voilà, de la part de ma présidente, mais je le dis aussi de la part de Stéphane Sidbong Gomez. J'ai été totalement libre dans mes fonctions, ce qui fait de moi le responsable de l'ensemble de ce bilan. C'est la première chose.

La deuxième chose, j'ai beaucoup travaillé avec Stéphane Sitbon Comè. Stéphane Sid Bongomz est à la tête de l'info régional aujourd'hui depuis longtemps he depuis qu'il a pris sa direction des antennes et des programmes. Il est à la tête de la direction de l'information régionale à peu près 2400 journalistes 2400 cartes de presse.

À ma connaissance, je n'ai jamais pu constater une ingérence éditoriale de la part de Stéphan Sidbon Comè. Je suis très clair là-dessus. Voilà.

Euh il y a une réorganisation en cours à France Télé. Une fois de plus dont je vous ai dit, c'est une réorganisation décidée par la présidente dont je n'ai pas à juger de la pertinence puisque je ne pense pas en être assez compétent sur un certain nombre de domaines pour pouvoir juger de cette pertinence. Je sais qu'elle a vocation selon le plan proposé à permettre à France Télévision d'être plus efficace, d'être plus économe là et d'affronter un certain nombre de défis.

Voilà donc je crois que je suis je suis extrêmement clair sur ma réponse. Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci monsieur le directeur.

Je me permets vraiment de reprendre vos propos. vous expliquer en propéliminaire, un directeur de l'information doit avoir une carte de presse, une expérience journalistique forcé de constater qu'aujourd'hui la personne qui s'occupe de l'information chez France Télévision, en tout cas le supérieur hiérarchique du directeur de l'information chez France Tévision, ne dispose pas de carte de presse. Comment est-ce que vous le justifiez pour vous ?

Quelle a été la nature et l'explication, le rationnel de cette décision ? Alors, mon objectif, vous l'avez compris, hein, n'est pas de vous contredire, loin de là. Euh, mais vous voyez, le poste de directeur de l'information n'est pas supprimé.

D'ailleurs, je connais même le nom de mon successeur euh que je salue ici. Il s'appelle Philippe Corbet et il sera aux commande dès lundi prochain. Donc, voyez, le directeur de l'information, le poste existe bien, il est même incarné.

Ça sera désormais à Philippe Corbet de montrer qu'il est le garant de l'indépendance éditoriale de l'information de France Télévision. Alors, dernière question sur le sujet. À quoi cela sert d'avoir la tutelle de l'information pour celui qui aujourd'hui est numéro 2, notamment directeur des programmes ?

Est-ce qu'il aurait pas mieux valu que le directeur de l'information soit directement sous la tutelle de la présidence ou la direction générale de de France Télévision ? Là encore, vous me demandez une position personnelle et je vous l'ai dit, je ne veux pas aujourd'hui ici devant vous venir afficher mes opinions. Vous savez, ça fait maintenant combien j'essaie de calculer ? 32 ans que j'ai une carte de presse.

Euh je mets au défi toute personne euh dans cette salle. de trouver à un moment engagement partisan quel qu'il soit. J'ai choisi volontairement de défendre un certain nombre de valeurs auxquelles je crois.

Une de ces valeurs, c'est évidemment la loyauté à l'entreprise qui aujourd'hui m'emploie. Et je n'ai pas jugé de cette réforme. Ce n'est pas à moi.

J'imagine que si on réforme, c'est pour améliorer les choses. Et je vous le dis une fois de plus, je n'ai pas jugé du nouvel organigramme. Et toute dernière question, euh vous avez raison, vous répondez sur la dimension qu'il n'y a pas eu d'ingérence, qu'il y a une totale indépendance, que monsieur Sidmont Gomez ne vous a pas demandé la moindre chose connaît par exemple idéologiquement ou politiquement.

Mais ma question portait plus sur la compétence. Est-ce que vous estimez légitime qu'une personne qui aujourd'hui est le supérieur hiérarchique d'un directeur de l'information qui est le manager de près de 3000 journalistes chez France Télévision, quelqu'un qui n'a pas de carte de presse, est-ce que c'est légitime qu'il soit à ce poste-là ? Écoutez, là encore, je je veux pas éluder la question parce que mais je vous ai déjà répondu.

Je vais essayer quand même de faire une autre comparaison. Euh, il se trouve que j'ai été aussi journaliste politique dans ma vie euh pendant quelques temps, que j'ai rencontré beaucoup de ministres, beaucoup de ministres qui occupaient des postes où ils n'étaient pas forcément des spécialistes. Je pense à la santé, je pense au travail, je pense même parfois à l'économie, ce qui est plus surprenant.

Donc, mais je sais qu'ils étaient entourés de spécialistes et que ces spécialistes devaient gérer pour eux un certain nombre de choses, ce qui est normal. Ça ne leur empêchait pas de donner l'impulsion mais en aucun cas de s'ériger eux-mêmes en spécialiste de certaines question. Donc voilà ma réponse.

Je serai rigoureux comme je suis rigoureux. Je précise que j'ai été journaliste 40 ans non se passer dans le service public. J'ai trois questions.

Première pour France info TV. Bon, je vais passer sur l'apport des laord des comptes qui est assez critique. Euh mais vous avez abordé la ligne éditoriale qui peut expliquer ce point 1 % d'indice d'écoute.

Est-ce que votre grille est assez lisible ? Parce que quand on regarde LCI, enfin on le disait ailleurs tout à l'heure, c'est de l'international. BFM c'est plutôt place au direct.

Ces news, c'est identifié mais vous on a un peu du mal à à s'y retrouver. Alors, vous nous avez dit "On fait des journaux à l'heure, rappel de titre ou demi-heure." Est-ce qu'à l'époque des réseaux sociaux, c'est encore quelque chose d'utile ?

Il y a 20 ans, ça pouvait se concevoir, mais en 2026, est-ce que c'est toujours utile ? D'où peut-être ce problème de lisibilité de de ligne ? Deuxième question, c'est sur donc le le fait que le directeur de l'information maintenant va pouvoir avoir un droit de regard, je vais appeler ça comme ça sur les magazines d'information.

Alors, pour l'avenir, c'est plutôt à Philippe Corbet qu'on devrait poser la question, mais qu'est-ce que ça va changer ? Je pense au à la 5 notamment enfin avec Media One qui produit c'est à vous, c'est dans l'air ou ta Gazer. Enfin, est-ce que vous avez à la limite un avis ?

Et puis rétrospectivement, est-ce que euh avec vos anciennes responsabilités vous n'auriez pas mis à l'antenne diffuser certains numéros ? Alors, je vais dire au hasard envoyer spécial complément d'enquête mais ça pourrait être beaucoup d'autres exemples. Et dernière question, on a auditionné les syndicats de journalistes de France Télévision il y a une semaine.

Parmi ces syndicats, il y avait le SNJI, syndicat national des journalistes et 47 % des voix lors des élections à la commission de de la carte, don un syndicat extrêmement puissant et qui a fait le 15 avril 2022 au moment de la présidentielle donc ce ce tracte qu'ils assument hein mais c'est très bien, moi j'ai rien à dire mais qui est intitulé quand même contre l'extrême droite et ses idées pas de Marine Le Pen à l'Élysée. D'où ma question, lorsqu'on confie un sujet, un reportage sur le Rassemblement national ou Marine Le Pen à un journaliste qui a distribuer ce tracte, est-ce que on peut être sûr d'avoir un sujet objectif, sincère, honnête et neutre ? Voilà, je vous remercie.

Merci monsieur. Alors, je les questions sont vastes. Voilà, c'est un tour de force mais je demandais en 2 minutes d'y répondre.

Je réponds rapidement, monsieur le député, à votre première question sur la lisibilité de la grille de de France Info. Euh je peux partager votre constat peut-être sur le manque de lisibilité que pouvait avoir notre grille jusqu'à présent. raison pour laquelle depuis le mois de juin, on a essayé de faire en sorte d'avoir des tranches d'infos euh plus et mieux identifié comme par exemple notre 18 20 semaines et weekend intitulé Tout est politique, tous les sujets le sont hein, on n'y traite pas que de politique. l'émission de Loï de la Mornet à 21h sur le terrain où là on est davantage sur du grand reportage avec beaucoup de reprises de sujets du 20h.

Voilà, on a beaucoup retravaillé cette grille et pour répondre à la question de l'utilité des journaux sur une chaîne info, et bien écoutez nos journaux en fait à l'heure et à la demi-heure il marche plutôt pas mal. notre 23h qui est quelque part, je ne veux heurter personne avec cette comparaison, mais un peu le nouveau soir 3 puisque on a un 23h qui est ingité sur sur France info très régulièrement, c'est notre pic d'audience de la journée sur la chaîne. Donc je crois que même sur une chaîne info, oui, il y a de la pétence pour les JT.

Merci monsieur Cara. Peut-être sur le tracte et sur est-ce qu'il y a des numéros de complément d'enquête que vous n'auriez pas diffusé ça, monsieur Oui, je vais je vais vous répondre sur un certain nombre de choses. Effectivement, vous l'avez précisé, monsieur le député, je ne serai plus en place au moment de la réforme, au moment où les magazines produits en externe seront rapatriés sous la houlette de l'information.

Moi, je pense que c'est une très bonne chose euh pour tout un tas de raisons. Ça permet d'avoir un regard éditorial beaucoup plus homogène, beaucoup plus complet et ça permettra effectivement de pouvoir euh, je l'ai dit tout à l'heure, une fois de plus, je veux pas dire contrôle parce que le mot est trop fort, mais je pense plutôt à un accompagnement éditorial plus fort de ces offres magazines. Moi, j'ai beaucoup de respect pour ce que fait aujourd'hui Media One, pour ce que fait Together, ce que font d'autres parce que il y a aussi beaucoup d'autres maisons de production qui travaillent pour nous.

Mais je crois qu'effectivement il faut euh je dirais une peut-être une homogénéisation des process, peut-être un accompagnement éditorial et en cela, moi je me réjouis parce que je militais pour cela depuis longtemps euh que ces magazines puissent être désormais euh dans la famille de l'information de France Télé. Sur le track du SNJ, là encore, je vais vous parler de mon expérience. Lors des élections municipales euh pardon, lors des élections européennes de 2024, euh un certain nombre euh de salariés de France Tellé euh ont rejoint euh un appel, enfin en tout cas une pétition qui allait dans le sens justement euh d'en tout cas de de faire obstacle ou de faire barrage ou appelons ça comme on veut euh à un parti à un moment.

J'ai décidé à ce moment-là euh de demander à ces salariés de se déporter, pas d'arrêter he je les ai pas suspendu, soyons clair, parce que moi j'ai beaucoup de respect pour la liberté syndicale. C'est pas la question. Mais en revanche, je leur ai demandé de se déportter et ne pas couvrir ces sujets parce que ça ça me semble important.

Je laisse dans mes équipes une totale liberté d'expression. J'ai beaucoup de respect pour les organisations syndicales qui ne me l'ont pas toujours rendu, mais en revanche, je pense que nous sommes ici pour assurer le pluralisme, pour rendre des comptes à tous les Français. Donc moi, je respecte.

Quand on ne se sent pas à l'aise pour couvrir un sujet, ça ne pose pas de problème. Mais notre antenne, mais notre nos rédactions ne doivent pas devenir des tribunes politiques. Euh c'est clair à mon sens.

Bon, merci pour cette réponse très claire. Madame Calvel pour ensemble pour la République pour 2 minutes. Merci monsieur le président.

Pour information, j'étais membre du conseil d'administration de France Télévision en 2023-2024. Euh lors de cette audition, on est revenu sur certaines erreurs que vous êtes attaché à réexpliquer en disant que on ne laissait pas passer mais qu'il y avait des réactions. Moi, j'aimerais vous donner la possibilité encore de venir nous dire quelle est l'importance de l'évolution de l'offre d'information euh que vous signifiez comme un bien commun disponible à tous les Français.

Euh d'après vous, est-ce que la part de l'information sur l'offre de France Télévision s'est accrue euh ces dernières années ou à laisser place à d'autres missions qui peuvent être l'exposition de la création ou encore la culture et l'éducation ? Euh vous aviez l'année dernière lancé euh euh un projet ambitieux d'avoir un JT plus long. Quel bilan en faites-vous ?

À votre avis, quel est le niveau d'investissement consacré à l'information, que ça soit sur les antennes nationales, que ce soit sur les antennes locales ou dans leur prolongement numérique, est-ce qu'on est sur plus d'argent consacrés proportionnellement à l'ensemble ou au contraire un affaiblissement ? Et puis j'aurais aussi deux autres questions. On a parlé de France info.

J'aimerais qu'on revienne sur la façon dont on peut harmoniser davantage le travail avec les autres entités de l'audiovisuel public. Au-delà même de ce qui est fait avec France Info. Est-ce que vous pouvez revenir sur le travail en commun qui peut être fait qui ne se voit pas forcément sur France mais qui peut être par exemple l'offre d'ici ou autrement des choses qu'on ne voit pas mais qui participent à la qualité de l'information.

Enfin, puisque vous vous occupez depuis plusieurs années, mais là encore plus sur la transformation de l'information par rapport à ce qu'il existe aujourd'hui comme offre d'information pour les plus jeunes. Quelle est la contribution de France Télévision actuellement et dans quel sens devrait être devrait-elle aller davantage ? Je vous remercie.

C'est des questions larges dit que c'est l'idée c'est d'ouvrir des pistes de de réflexion. bien conscience qu'en 2 minutes vous pourrez pas répondre de manière très précise aux questions importantes même calv 2 minutes environ mais voilà donc le but c'est de aussi donner des pistes et des grands éclairages je vais je vais être très rapide mais entre nous ces ces questions mériteraient évidemment de plus long développement ça va de soi je vais aller très vite. En ce qui concerne information nous avons la chance que Delphine Airnote nous permette au cours de ces trois dernières années de rester un peu près à budget constant.

On a fait des économies, on a fait des économies euh dans nos euh dans nos propres process euh dans nos méthodologies. Euh on a euh déplacé, on a proposé des évolutions à certains salariés. Donc on est resté un peu près à budget constant.

En revanche, là vous avez raison, c'est qu'on a eu la chance de pouvoir euh augmenter notre offre d'information et d'être encore plus présent. Et ça, je m'en réjouis. Vous parlez de l'allongement du 20h.

Euh c'était un projet euh qui nous tenait à cœur et euh dont nous sommes très fiers aujourd'hui puisque c'est qu' une offre qui s'est installée. C'était pas évident hein, c'était une offre qui fait pas tout à fait 1 heure euh d'info, mais qui en fait suivant les jours entre 51 et 54 minutes et notamment avec des deuxièmes parties qui sont extrêmement exigeantes. extrêmement exigeant parce que elles sont des approfondissements qui permettent aux Français d'avoir un regard sur des sujets extrêmement complet.

Hier, on s'est posé la question de la déser la désertification et des difficultés des centres-villes dans les territoires. Avant-hier, on était sur la question de l'Amérique aujourd'hui, comment l'Europe doit réagir face à la pression américaine. Mais on a fait aussi par exemple il y a pas très longtemps une deuxième partie sur l'Iran.

Nous avons été les premiers à faire des très longs développements sur l'Iran. Nous l'avons fait sur le grand âge. Nous, je vais pas multiplier les exemples ici, mais vous voyez que ce sont des sujets exigeants sur lesquels chaque jour nous réunissons à peu près 4 millions de téléspectateurs.

Je précise pour que tout le monde en est en ait conscience, une partie de ces téléspectateurs est des gens qui ne regardaient pas l'info. Voilà. Et alors vous allez me dire "Ben oui, mais vous allez profiter de la publicité de TF1 pour capter des gens." Bah oui, oui, nous avons profité de la publicité de TF1 pour capter des gens, mais pour les capter pour l'information et je vais vous dire, je suis très fier et je suis très fier des équipes pour une raison claire, c'est que nous l'avons fait à budget constant et à nombre de salariés constants.

Donc, c'est bien la productivité et l'engagement de nos salariés qui a permis ça. Bon, alors ça c'est une première chose. Vous me dites alors je vous ai répondu he pas plus d'argent mais je l'estime je le crois c'est notre bilan certainement mieux utilisé par ailleurs sur France info.

Oui. Alors je l'ai dit tout à l'heure et je continue de le dire je continuerai de le clamer. On peut faire plus on fait déjà beaucoup de choses avec France info parce que on a rapproché de plus en plus le numérique et la télé mais effectivement on peut en faire encore plus avec la radio.

J'en ai parlé encore il y a quelques jours avec Agnès Varamian qui est la patronne de France Infadio. Je crois qu'il faut aller nous avons des émissions communes, nous avons des reportages en commun, nous avons des spécials en commun, tout un tas de choses. Je pense qu'il faut aller plus loin maintenant.

Je pense que euh cette entité euh et ce n'est pas mon avis personnel puisque je l'ai porté depuis déjà et vous le savez euh depuis déjà quelques temps. Il faut un patron, une patronne commune à France info. Il faut qu'on aille plus loin et plus fort et plus vite.

Enfin, euh vous me pos Ah oui, l'offre jeunesse. Alors bon, pardon, je vais essayer là encore d'être très court mais on a constaté, vous l'avez tous constaté, j'imagine que vous avez peut-être des ados à la maison, que on ne garde pas un jeune devant un 20h. En fait, ça marche pas. on dire "Vous savez quoi ?

Vous allez être là, tu vas être là à 19h59 et tu vas regarder le journal." Donc ça fait longtemps que ça ne marche plus en fait. Donc qu'est-ce qu'on a fait ?

Nous avons créer une direction de l'info jeunesse. Vous allez me dire pourquoi une direction de l'info jeunesse maintenant ? Parce que pendant très longtemps, la jeunesse était l'apanage des programmes.

C'est eux qui décidaient. Et pour la première fois, on a décidé de confier à des journalistes une info jeunesse. Qu'est-ce que nous avons fait ?

Nous avons créé deux grands formats numériques. Nous avons créé Sol info il y a 2 ans qui s'adresse plutôt au 121. Nous avons commencé from scratch Z0.

Nous sommes aujourd'hui à 400 millions de vues annuelles. Donc ça marche super bien et on a récupéré une partie de la jeunesse qui nous a déserté. Nous avons fait une deuxième brique l'an dernier, ça s'appelle Mission Info.

C'est pour les 8 12 ans. Alors évidemment, je vous le dis ici, nous n'encourageons pas les moins de 15 ans à aller sur les réseaux sociaux, mais les parents sont prescripteurs et c'est diffusé aussi sur le linéaire. Donc c'est bien notre sujet et je peux vous dire il y a quelques jours Mission Info a fait son record depuis sa création.

Donc là encore c'est une offre qui marche bien et dont nous sommes collectivement très fiers. Merci monsieur le directeur. Monsieur Saint-Thoule. pour 2 minutes.

Merci monsieur le président. Mesdames, monsieurs, merci. Monsieur Cara, vous avez dit tout à l'heure que vous aviez ouvert les placards comme une évidence.

Donc j'aimerais que vous précisiez qui était dans les placards. Pourquoi ? Parce que après tout, j'ai pas l'impression que ce soit une pratique normale qu'il y ait des placards.

Deuxème point, la fusion des rédactions d'information de France 2 et France 3 a causé beaucoup de souffrance au travail. Vous nous avez dit il y a quelques instants que vous aviez beaucoup transformé parfois dans la douleur. J'aimerais que vous reveniez sur cette transformation, sur le bilan que vous en faites, sur les décisions que vous avez prises depuis pour remédier aux souffrances qui ont été causées, éventuellement aux problèmes de fond que qu'elles ont causé.

Le troisème point, c'est que on arrive facilement à voir la la faire la distinction entre le service public de l'audiovisuel et le privé, s'agissant de la création, du divertissement, du documentaire ou de l'éducatif. En revanche, à titre personnel et je crois que c'est partagé par beaucoup, on peine aujourd'hui à se distinguer l'information notamment en continu euh du service public avec les autres chaînes. Je vais vous donner des exemples.

J'arrive très bien à voir la différence entre France 24 et le privé, entre LCP et le privé, mais pas entre France Info et le privé. Et à l'appui de cette impression subjective, je vous dirais que le recrutement de monsieur Corbé qui vient de BFM et de nature à me conforter dans cette impression. Le recrutement euh de Messieurs de Melin me m'amène aussi à penser que c'était bizarre de recruter des gens de ces news alors que madame Hernot nous a expliqué que ces news et euh le service public ne faisaient pas le même travail et euh je trouve bizarre de devoir sur de devoir supporter que sur le service public, on évoque le grand remplacement ou une islamophilie clientéliste de la part de Jean-Luc Mélenchon dans la bouche de monsieur Melin.

Vous voyez, il y a là quelque chose de très troublant. Enfin, une dernière question se pose sur les suites de l'interview de madame Bouyagué. Quelle suite avez-vous donné à son interrogatoire en réalité de de Manuel Bonpard ?

J'aurai encore éventuellement d'autres questions mais je crois que je vais épuiser mes 2 minutes. Merci monsieur Saint-Toule. Alors, je vais essayer là encore de répondre de rien éluder dans toutes vos questions.

Je vous ai dit, je vous ai parlé des placards. Alors, je vais recontextualiser. Je viens, j'arrive à la direction de la rédaction de France Télé en 2016.

Voilà, appelé par Delphine Ernote qui venait de commencer son mandat et avec pour mission de fusionner effectivement, vous avez raison, les rédactions de France 2 et de France 3. Voilà. Donc euh quand j'arrive effectivement, je constate qu'il y a encore euh je vais dire un certain nombre de gens qui ne sont pas occupés comme il devrait l'être.

Donc j'essaie de régler ces situations le plus vite possible et c'est ce que je fais à ce moment-là. Évidemment, vous comprendrez que je ne vous donnerai pas d'exemples ici, mais ça encore, ça peut être objectivé par des documents. C'est la première chose.

Deuxième chose, vous me parlez des fusions de la fusion de France 2, France 3. C'est quelque chose de très important pour moi parce que nous avons choisi effectivement de créer la rédaction de France Télé à ce moment-là. Vous avez raison, la transformation est souvent douloureuse.

On fait rarement de la transformation juste pour le plaisir de transformer en réalité. On le fait parce que on se retrouve à certains moments contraint euh par l'évolution d'un écosystème, par l'évolution d'un budget de contrainte budgétaire, par l'évolution d'une organisation, par l'évolution de la technologie. Nous avons choisi effectivement de réunir ces deux entités à ce moment-là parce que il nous semblait plus cohérent pour l'avenir de créer une grande rédaction de France Télévision parce que à l'époque, je vous le rappelle, nous étions souvent accusés de faire du doublon et donc de mal utiliser l'argent public et donc il s'agissait évidemment de supprimer la majorité de ces doublons, de supprimer effectivement un certain nombre de redondances et d'avoir une meilleure utilisation de l'argent public.

Vous dites il y a eu de la souffrance. Oui, je vous le confirme. Je moi j'ai vous savez j'ai beaucoup transformé.

Je ne connais pas de transformation qui un moment ou un autre ne cause pas de souffrance et je le regrette. Je suis pas là pour faire souffrir qui que ce soit. C'est pas mon sujet.

On a essayé d'accompagner au cas par cas chaque personne qui se retrouvait en difficulté. Mais oui, un certain nombre de gens sont retrouvés en difficulté. Ce que je peux vous dire, c'est que contrairement à d'autres, quand nous transformons, nous n'icensions pas.

Il y a pas de licenciement. Voilà. C'est important quand même de le savoir.

Systématiquement, nous essayons de trouver des solutions euh pour chaque salarié. Alors, si vous me dites ensuite que avec certains salariés, c'est plus compliqué qu'avec d'autres, c'est une évidence. Euh si vous me dites que certains ont du mal à s'adapter aux nouvelles normes, euh au nouvel écosystème, c'est vrai aussi.

Mais ce que je peux vous assurer et je veux rendre ici hommage à l'ensemble des équipes de la direction des ressources humaines de l'information, on a travaillé au cas par cas systématiquement pour essayer de trouver des solutions. Euh est-ce que sur le Vous aviez une question aussi sur je si je me trompe pas sur Alix Bouille, c'est ça ? D'accord. de suite je vais voilà je passe la parole à M Plen et rapidement parce qu'on on avait convenu au bureau en bureau que les questions étaient de 2 minutes et des réponses de 2 minutes mais pour qu'elle ait des réponses de 2 minutes il faut pas qu'il y a 14 questions je voilà je je le dis parce que sinon on narrive pas à tenir les 2 minutes et c'est une règle qu'on s'est fixé de manière unanime.

Donc voilà aussi bien la durée des questions que la durée des réponses. Donc plus il y a de questions dans la question plus c'est compliqué pour les personnes auditionnées de répondre. Donc peut-être répondez à cette question et puis on avancera ensuite.

Je vais faire vite. Monsieur le président, monsieur le député, en réponse à votre question sur l'interview de Manuel Bonpard par Alix Bouillagué, nous sommes codiffuseur avec France Interre de cette émission le dimanche midi. Il y a eu incontestablement des maladresses dans les questions d'Alix Bouillagué, des imprécisions et une erreur factuelle. euh qu'elle a reconnu euh puisque d'ailleurs hein je peux vous lire ses propos le dimanche suivant à l'antenne, elle s'en est excusée.

Euh lors de cette interview, il y a eu des formules imprécises et parfois inexactes. Si j'ai pu heurter, je m'en excuse mais il n'y a eu, de ma part, aucune intention partisane, aucune volonté de déformer les faits sur des questions qui sont extrêmement complexes. Par ailleurs avec Philippe Corbé, pour le coup directeur de la rédaction de France Interre, nous avons le lendemain de cette interview décidé conjointement d'apporter des précisions sur nos sites internet respectifs.

Précisions qui auraient dû être données au cours de cette interview. Oui, encore une fois, il y a eu des imprécisions et une erreur factuelle qui ont été rectifiées et pour lesquelles Alex Bouyaguet s'est excusé. Au passage, je veux lui apporter et lui réitérer mon soutien parce qu'à la suite de cette interview, elle a été victime d'un harcèlement sur les réseaux sociaux comme on en a rarement vu à France Télé, d'une violence franchement inouie avec des menaces caractérisées y compris contre ses enfants, des menaces parfaitement inadmissibles.

Encore une fois, on peut se tromper, on peut être imprécise mais ça ne méritait certainement pas ça. Merci beaucoup. ce qui permet de rappeler effectivement le soutien de cette commission aux journalistes qu'on ne serait ici comme ailleurs jeté en pâure ou désigné à la vindicque de public.

J'avais eu l'occasion de le rappeler à plusieurs reprises au début de cette commission d'enquête. Merci monsieur le président. J'avais des questions pour chacun d'entre vous.

D'abord à Alexandre Cara, pouvez-vous nous confirmer que vous êtes bien en train de négocier votre départ et que donc vous avez refusé de prendre le le poste de conseiller à l'intelligence artificielle qui était considéré comme un placard ? Et donc si oui, quel est le montant de votre chèque de départ et qui s'occupera de l'intelligence artificielle ? Madame Plaet, est-ce que vous pouvez me confirmer que vous étiez en régie à 13h et à 20h lors de l'erreur de Samuel Patti et que vous auriez dit c'est pas grave, ça passe crème.

Quelles sont également les fonctions actuelles et réelles de Laurent Delpêche depuis qu'il a été démis de ses fonctions de directeur à France info ? Et enfin madame Nathalie Saintcric. Est-il vrai que vous allez embaucher à l'extérieur un ou une chef du service politique ?

Merci. Nous avons désormais deux rapporteurs dans cette commission d'enquête. Alors madame monsieur Cara, on pourra pas dire que vos questions ne sont pas cach au moins.

Donc c'est très bien. Non pour vous répondre, je vais être très clair. Peut-être, je ne sais pas de quoi l'avenir est fait.

Peut-être quitterai-je effectivement le service public dans quelques mois, je ne sais pas. Aujourd'hui, il y a une réalité, je vous le redis depuis depuis des années, j'essaie de transformer. Nous avons une réussite extraordinaire sur le numérique.

Le numérique n'existait quasiment pas dans les JT de France Télé. Le compte 20h vient de réaliser un milliard de vues au cours de l'année qui vient de s'écouler. Nous avons réussi à l'info euh à faire 4 milliards de vues sur l'ensemble de nos contenus en l'espace d'un an, l'équivalent du tiers du résultat de France Télé là-dessus.

Donc si vous voulez, oui, je suis très impliqué, très impliqué aussi sur un certain nombre de choses sur l'IA parce que je pense que l'IA doit devenir un outil important. J'ai dicté un certain nombre de règles là-dessus, c'est-à-dire un homme ou une femme au départ, un homme ou une femme à l'arrivée, mais il y a qui nous permet d'être meilleur. Donc je n'ai pas totalement terminé ma tâche.

J'ai un certain nombre de choses que je veux terminer de mettre en place pour euh continuer ce que j'ai entrepris à l'information. Je vais rentrer dans les détails mais très rapidement. Écirer qui était patron de la transformation et qui représentait en partie aussi France Télé à l'UR est parti à la retraite à peu près au moment où Laurent Delpêche s'est retrouvé sans fonction.

à ce moment-là, euh je lui ai proposé parce que c'est lui qui était à la manœuvre notamment euh dans la le design et la construction du nouveau plateau euh de France 2 l'année précédente et qu' il avait une vraie expertise technique. Je lui ai proposé de reprendre ce qu'on appelle le médialab chez nous, ce qui est tous les process que vous allez découvrir dans les mois ou les années qui viennent à France Télé. Donc donc il s'occupe de ça.

Je lui ai donné en plus effectivement le dossier de l'intelligence artificielle et je peux vous assurer que même si j'ai une certaine vision, je ne peux pas m'en occuper tous les jours parce que c'est beaucoup beaucoup de travail et puis vous le savez, il faut euh aussi qu'on réfléchisse à l'impact organisationnel, euh l'impact euh monsieur Odou en a parlé humain que ça pourrait avoir. Donc ce sont des vrais dossiers que et je ne pense pas qu'on puisse les considérer comme des dossiers fictifs. Merci monsieur le directeur.

Madame Plaet d'un mot parce que la question était je crois cash. Oui, mais ma réponse va être très cache aussi. Un grand merci madame la députée pour votre question qui va me permettre de mettre les points sur les i et les barres sur les T.

Euh puisque j'ai pu lire effectivement dans certains tractes qui me veulent sans doute du bien euh que j'étais en régie et à 13h et à 20h et que j'aurais considéré que ça ne méritait pas de rectificatif. Ça passe crème au passage, je vous le dis, ce n'est pas du tout dans mon langage et dans ma façon de m'exprimer. Alors, à la direction de de l'info et de la rédaction, tous les jours, nous avons un directeur ou un directeur adjoint qui suit le 13h ou le 20h.

Ce jour-là, je n'étais pas en charge du suivi du 13h et je n'étais pas en régie ce jour-là. Je n'étais pas non plus en charge du 20h et je n'étais pas en régie puisque nous accueillons dans le JT ce soir-là le président François Hollande ainsi que le nouveau prix Nobel d'économie Philippe Agon que j'accueillais et avec qui j'étais en loge. Je suis arrivée en régie après les faits et c'est moi-même dans la soirée qui est rédigé le tweet d'excuses présentant nos excuses à la famille de Samuel Patti et à nos téléspectateurs.

Merci beaucoup. pour cette réponse à quand même synchr moi je vais faire encore plus vite. Je suis éditorialiste chaîne info France Télé France 2 c'est déjà pas mal de choses.

Je suis pas au responsabilité donc le chef du service politique ça ne sera pas et ça n'est pas de mon ressort ça être à Philippe Corbé où de s'en occuper. Merci beaucoup madame Sophie Tailler Polluant pour 2 minutes et si les réponses sont de 2 minutes et que monsieur Bel en pose ensuite une question de 2 minutes et qui vous ont répondu en 2 minutes, nous aurons tenu les délais d'une demi-heure même à polur s'interrogeait à travers un certain nombre de ces questions sur le fait qu'il y ait une chaîne d'information de trop. J'avoue que je partage cette interrogation et je propose de prendre l'indicateur du respect de la déontologie pour savoir laquelle serait de trop.

Euh c'est un critère qui me semble intéressant euh et qui nous permettra je crois d'avoir une meilleure santé de notre système audiovisuel. Bien, je passe à mes questions. Vous avez évoqué les enjeux budgétaires et le fait que vous faisiez finalement mieux avec autant ou avec moins si on prend en compte l'inflation.

Et vous avez aussi évoqué le fait que vous aviez fait beaucoup de réorganisations. Il est vrai et c'est aussi ce que les ce que les organisations syndicales et les et les personnels nous disent qu'il y a quand même une forme de pressurisation très très forte. Vous avez parlé d'engagement.

C'est vrai qu'on on voit beaucoup dans les services publics les personnels remplacer l'argent public au détriment de leur santé. Je voulais vous interroger sur la la ce que vous considériez comme être la situation actuelle et comment vous envisagez et est-ce que vous avez des des éléments d'information sur la répercussion des de la nouvelle cure d'austérité décidée par le gouvernement avec le plan de 180 millions de d'économie supplémentaire ? Est-ce que vous avez une idée des répercussions éventuelles sur l'information ?

Ça me semble extrêmement important. Et une question euh sur France Info TV plus particulière. On a eu le sentiment à un moment donné euh que justement en raison de réduction budgétaire, il y avait moins de place accordée à des enquêtes euh à des contenus réalisés euh par la rédaction et davantage de plateaux qui coûtent moins cher.

Les intervenants souvent étant ravis d'être invités et de venir gratuitement. Est-ce que c'est une orientation que vous avez prise en raison des enjeux financiers ? Est-ce que et quel bilan en avez-vous tiré ?

Je vous remercie. Merci. 2 minutes vraiment s'il vous plaît.

Là encore, je vais essayer d'être très rapide. Oui, les contraintes budgétaire ce n'est pas simple. C'est depuis que je suis directeur de l'information.

Effectivement, je vous l'ai dit tout à l'heure, j'ai eu la chance de sanctuariser notre budget mais effectivement c'est hors inflation, vous avez raison. Et puis on a quand même malgré tout fait des économies et puis on a eu quand même développé des choses. Je vous en avais parlé l'offre jeunesse, la transparence, l'allongement du 20h et tout ça s'est fait euh effectivement à salariés et budget un peu près constant.

Euh oui, vous avez raison, on est arrivé à un moment qui est peut-être un moment clé. tout le monde travaille beaucoup, la productivité est très importante. Donc il faut continuer de réfléchir et ça faisait partie aussi de mes pistes de réflexion de savoir comment on peut continuer avec ces contrainte néanmoins à rendre supportable le travail pour nos salariés est plus que supportable parce que vous savez je vous l'ai dit tout à l'heure il y a une adhésion je veux dire les gens qui sont là aiment ce métier ils l'aiment infiniment sinon il ne se donnerait pas autant et avec autant d'engagement donc je pense quand même que là nous sommes arrivés à un point où il faudra réfléchir savoir si euh on doit abandonner ou pas une partie de nos missions.

Oui, je pense que cette question budgétaire implique potentiellement des choix douloureux et difficiles. la question de du en une minute. Madame la directrice euh sur France info très rapidement madame la députée euh nous avons une rédaction propre à à France info, mais nous nous appuyons évidemment énormément sur les contenus produits par la rédaction nationale et par les magazines info.

Donc on récupère un certain nombre en 20h, des sujets type l'œil du 20h, des sujets d'envoyer spécial ou autres. On produit nos propres sujets sur sur France info mais on s'appuie évidemment énormément sur la ressource de la rédaction nationale dans une logique de transversalité ce qui nous permet d'avoir voilà des reportages queon ne verrait pas forcément ailleurs. Merci monsieur Balanan pour 2 minutes.

Oui, merci monsieur le président. Bon, déjà moi je tenais à vous remercier pour cette audition parce que vous nous avez montré votre probité, votre loyauté à un système d'information qui est le système d'information de notre pays et aussi au code déontologique des journalistes. Je j'ai souligné les motion du du rapporteur sur le cas de monsieur Delpêche et sur les éventuelles démissions suite à des erreurs éditoriales.

J'espère qu'il aura la même intérêt quand on parlera d'un certain nombre d'animateurs dans des chaînes privées condamné au pénal et qui sont toujours à l'antenne. Je pose ma question qui est une question autour de des sujets que vous avez que vous avez mis en avant en disant qu'il y avait il y avait des il y aurait des informations qui n'existeraient pas si le l'audiovisuel et public était n'était pas là. je partage euh que vous avez aussi une mission de lutte contre la désinformation.

Et enfin et c'est mon sujet important sur l'ingérence informationnelle. Aujourd'hui euh France Télé, l'audiovisuel public c'est une force de frappe éditoriale terrible en réalité. Il y a vous, il y a France Culture, il y a France France Interre, il y a France 3, le réseau ici.

Et moi, j'aimerais savoir comment tout en gardant sans qu'il y ait nécessairement d'harmonisation de éditoriale, surtout pas, mais comment vous pouvez euh agréger toutes ces informations, agréger cette force et en particulier pour prendre d'assaut le numérique pour qu'on soit tout simplement que votre mission soit justement cette mission de contrer les informations fausses, de contrer les les ingérences étrangères puisque c'est je pense aussi le rôle d'un audiovisuel public puissant. Merci beaucoup monsieur Balanan. Très rapidement encore je vous l'ai dit, on est on est nous confrontés déjà à ces ingérences informationnelles tous les jours.

Nous avons eu un problème de trafic sur France info il y a quelques semaines suite à une ingérence venue des États-Unis dont nous n'avons pas nous ne connaissons pas la source. Euh nous travaillons avec Viginum sur un certain nombre de choses. Vous savez quand on a dans complément d'enquête retracé euh l'origine des étoiles de David euh qui est qui est qui avait été peinte euh avec euh ce qui venait de l'Est, euh ça a été fait en collaboration avec Virginum fait partie des choses qu'on fait.

Donc ces ingérences informationnelles, je le dis, je le redis, c'est quelque chose qui est nécessaire sur lequel nous nous devons nous battre comme la manipulation de l'information ou la désinformation. Moi, j'ai créé notamment euh la guerre de l'info qui est un magazine qui travaille là-dessus. Ça fait partie des choses que le service public doit absolument faire.

Ça c'est indéniable. On parlait aussi, c'est dans un autre registre, mais l'investigation reste quelque chose d'important. Je crois que euh tous ici, vous avez vu le reportage peut-être ou vous avez entendu parler du reportage qu'on a fait il y a 48 heures sur Cap Gemini euh qui montre que Cap Géini a mis une partie de sa force de frappe au service de ICE, donc aux États-Unis.

Donc, ce sont des questions qui doivent rentrer dans le débat public et qui sont nécessaires. Moi, je crois en tout cas que là-dessus, il faut développer des moyens. Nous avons aujourd'hui l'aide de viginum, mais ce n'est pas suffisant.

Nous devons continuer à travailler. Nous devons développer des outils nécessaires pour se protéger les uns les autres. Vous avez soulevé une autre question à laquelle je vais répondre très rapidement.

Vous dites le rapprochement des rédactions du service public par exemple qu'on ne s'y trompe pas. Tout à l'heure, j'ai dit que j'étais favorable à une BBC à la française. Je ne suis pas favorable à une convergence éditoriale ou à à une absence de pluralisme.

Ce n'est pas ce que ce pourquoi évidemment je prêche. Je pense qu'au contraire, il faut garder le plus possible une pluralité des voix. Ça c'est une évidence.

En revanche, je peux vous dire que demain si euh les forces étaient jointes sur un certain nombre de process sur bah je vous prends puisqu'on en a beaucoup parlé hein ici, le développement de l'IA, bah pardon hein, si on le fait tous ensemble, ça sera quand même plus facile. Aujourd'hui, chacun le fait dans son coin. Je pense pas que ça soit une bonne idée.

Merci. Il nous reste 2 minutes pour tenir la demi-heure que que nous avions fixée et je laisse la parole pour une minute à madame Parmentier. Réponse d'une minute et ensuite madame Souet.

Une minute, une minute et on aura respecté cette demi-heure consacrée au groupe politique de notre commission. Merci monsieur le président. Je veux vous interroger sur l'extrait de reportage de Yann Mox sur Gérard de Pardieu diffusé par complément d'enquête dans un documentaire assassin contre Gérard de Par Dieu.

On y voit de par Dieu tenir des propos à connotation sexuelle sur une petite fille faisant de de l'équitation dans un HRA en Corée du Nord. De par Dieu, sa famille et Yan Mox ont dénoncé un montage frauduleux. France Télévision a communiqué sur un constat duier concluant à l'absence de manipulation.

Or, une expertise judiciaire indépendante ordonné par le tribunal a conclu que les propos en question n'ont pas été prononcés dans le plan montré à l'antenne par France I et établi qu'il y a eu un montage illicite. Comment expliquez-vous cet écart entre expertise judiciaire et communication de France Télévision ? Ce n'est pas la première fois que complément d'enquête est mise en cause et doit rectifier ces fausses affirmations comme dans l'enquête consacrée à ces news qui a dû être couperé en urgence juste avant sa diffusion.

Quelle garantie mettez-vous en place pour éviter toute manipulation des images qui ici en l'occurrence a contribué à la mise à mort médiatique professionnelle et dans l'opinion de l'acteur ? Merci. et nous aurons une audition consacrée à complément d'enquête avec notamment Tristan.

Mais monsieur le directeur, je vous laisse répondre. Alors très rapidement, je suis embêté parce que vous le savez euh l'action judiciaire est loin d'être terminée. Donc c'est très compliqué pour moi de commenter ça.

Euh ce que je peux vous dire c'est que j'ai totalement confiance en mes équipes et que la manière euh les processes en place, les contrôles qui ont été faits euh me laissent penser que il n'y a pas eu d'erreur méthodologique journalistique. Vous savez par ailleurs, je ne vous l'apprends pas que en ce qui concerne Gérard Pardieu, c'est un autre agenda judiciaire qui lui est plus préjudiciable en réalité que complément d'enquête. Ensuite, en ce qui concerne complément d'enquête, je je vous le dis euh depuis que je suis arrivé euh si je dis pas qu'avant c'était le cas, mais j'ai pas la mémoire effectivement de tout, mais jamais complément d'enquête n'a été condamné euh par qui que ce soit devant un tribunal, par la justice.

Je veux dire, donc pourtant, nous avons eu un certain nombre de gens qui se sont offusqués ou qui ont voulu nous poursuivre suite à un certain nombre. L'investigation, je vous le dis he, ne fait jamais plaisir à personne. Ça ça ça n'existe pas.

C'est d'ailleurs, je je le dis gentiment, je vais paraphraser. Il y a très longtemps, j'ai travaillé européen, voilà, et Jean-Luc Lagard, patron formidable, avait l'habitude de dire européen c'est 1 % de mes actifs, 99 % de mes emmerdes. Et ben, je vais dire la même chose pour l'investigation.

C'est un peu ça parce que effectivement le nombre de pressions et de coup de fil que je peux recevoir là-dessus est très important. Mais je vais terminer. Donc complément d'enquête n'a jamais été condamné.

Vous me parlez du reportage sur C News. Pourquoi j'ai accepté un reportage sur C News ? Là encore, je vais être très transparent avec vous.

Au départ, on m'avait proposé un reportage sur Pascal Pro. J'ai dit, je pense pas que ce soit une bonne idée d'aller faire un reportage sur Pascal Pro. Essayons d'étendre, regardons plutôt.

Il y a un phénomène CS, c'est devenu la première chaîne euh d'info continue. Je pense que ça mérite un sujet. D'autant qu'on a fait d'autres sujets, vous le savez hein, sur Courbi, sur la Gardère, on fait d'autres sujets sur les médias.

Donc j'ai dit "OK, le soir euh au de la diffusion, il y a un communicard comme à 18h 18h ! Vous connaissez les process de la télé ? On peut pas faire grand-chose, je ne pouvais pas mettre de contradictoire euh dans euh le reportage.

J'ai décidé pour cette raison que à défaut de pouvoir mettre du contradictoire, nous allions couper la séquence pour éviter de nous retrouver en porte à faux. Donc, nous avons choisi nous-mêmes en quelque sorte euh d'éviter de nous retrouver dans une position où nous ne respecterions pas euh ce que je pense être la déontologie jour. Merci monsieur le directeur, madame Souet pour une minute.

Merci. Grand défenseur du service public, contrairement au Rassemblement national, nous ne cherchons pas des des journalistes qui nous soient favorables. Nous voulons simplement des journalistes qui nous soient honnêtes et respectueux et qui effectivement peuvent commettre des erreurs là-dessus.

On est d'accord. Mais madame Plains, je ne peux pas vous laisser dire que madame Bouag face à monsieur Bompard a eu des maladresses, des imprécisions. C'était clairement une avalanche de fake news.

Vous dites qu'elle l'a reconnu mais en vérité ses excuses étaient absolument pas à la hauteur de la situation. Et en vérité, je pense que euh à fermer les yeux ainsi euh les ça pousse finalement des incidents à se répéter et madame Saintr ici présent en sait quelque chose puisque elle est spécialiste dans le domaine. Je pense aussi bien à la pancarte JLM un problème qu' récemment le 9 décembre avec ce qu'elle a dit sur le vote musulman.

Attends alommence. Je pensais qu'avec l'audition de madame Sophia Ram on avait été clair. Madame Souet vous avez quelqu'un en face de vous un minimum juste de respect je me permets de le dire.

Voilà, enfin on a les spécialiste de monsieur Saint juste voilà essayons de respecter les personnes vous pouvez poser des questions à mec vous êtes pas obligé de dire qu'elle est spécialiste de qu'elle a et cetera. Je vous laisse continuer mais voilà bon ça va monsieur le non ça va pas sinon j'aurais pas pris la parole monsieur Saintoule ça suffit à chaque fois c'est la même chose bah vous vous pouvez quitter cette commission d'enquête monsieur Saintoule vous pouvez quitter si la manière dont je pr vous convient pas vous pouvez partir. Personne vous oblige à rester ici.

D'accord. D'accord. C'est toujours les mêmes personnes qui sont bah parce que j'ai vu personne attaquer les personnes disionnées.

J'ai vu personne dire on a une on a on a Nathalie Saintcr on parle pas des gens à troisème personne. Vous avez la civilité ça existe monsieur Saintou vous la connaissez les règles de civilité. On parle pas des gens quand ils sont là pardon c'est les règles.

C'est la France c'est peut-être ce qui nous reste simplement dans le pays. L'étiquette le respect des personnes, le protocole je sais pas c'est des choses qui font aussi la grandeur de notre pays. C'est de respecter les personnes qu'on auditionne.

Monsieur le président si vous voulez pour juste finir ma question juste qu'elle est en face de vous donc pouvez lui poser des questions. OK. Alors donc vous monsieur Cara, vous avez dit tout à l'heure que toute personne qui aurait dévoyé sa mission aurait eu affaire à moi.

Et donc du coup concrètement je me demande mais concrètement qu'est-ce qui s'est passé pour que bah madame Scr continue de de faire ses erreurs pour que d'autres personnes comme madame Bouyaga se permettent aussi de faire ces erreurs là. Enfin pardon, je le dis quand même c'est très irrespectueux de parler vous venez vous parlez toute la journée pardon des enjeux de sexisme vous venez de parler d'une femme qui est présente devant vous en adressant une question à son directeur. Je trouve ça totalement irrespectueux.

Voilà, je me permets de le dire, je trouve ça totalement irrespectueux, mais vous faites ce que vous voulez. Voilà, vous faites ce que vous voulez, vous êtes libre. Je suis pas là pour modérer la police dépensée.

Je pense que c'est très très c'est très irrespectueux de parler d'une personne, la troisème personne qui est en face de vous. Mais comme la question D'accord monsieur. Merci monsieur Monsieur Saintou.

Monsieur Saintoule, un jour vous présiderez une commission d'enquête, vous ferez comme vous voulez. Monsieur Cara, même sacr alors la question vous était pas adressée, vous pouvez y répondre. Mais quand même, il y a eu une certaine façon de mettre en question.

Alors, je vais répondre très factuellement, je vous remercie de cette question au à la pancarte qui a dû apparaître où je disais JLM un problème. C'était la 2e ou la 3è dans la soirée. Je m'adressais à Anne Sophie Lapix parce que je trouvais qu'il manquait quelques questions et comme on parlait du problème ou de la situation de Jean-Luc Mélenchon, je voulais qu'elle pose puisque c'était pas moi qui étais interview cette question et je lui ai donc mis JLM un problème.

Quand Sarah Knafo a dit que elle faisait des offres de services au Rassemblement national, je lui ai mis est-ce que le Rassemblement national accepte ? Je ne l'ai pas fait parce que je considère qu'Anne Sophie Lapix n'était pas en mesure de poser elle-même les questions. Mais parfois quand on est à la tête d'une soirée électorale, on n' pas toujours les idées très claires.

Donc je peux vous dire, je suis une spécialiste du papier que j'envoie quand je considère que l'animateur peut-être parce que je suis obsédée par les politiques, ne le fait pas. Quant à moi supposé obsession, je ne sais pas très bien sur quoi je vais juste refaire les choses très claires sur mon islamophob. Je sais pas si vous avez traité le parler du mot islamophobie.

Alors j'assume parfaitement ce que j'ai dit et la meilleure chose c'est que j'ai tweeté après qu'il ait été tweeté des propos complètement tronqués. J'ai mis l'intégralité de la phrase et bêtement hier soir si vous voulez et bien j'ai recopié les propos d'Alexis Corbière et mes réponses. Alors je vais jouer Alexis Corbière et je vais faire mes réponses.

Alexis Corbière dit l'antissémitisme ça existe dans ce pays et je lui réponds la quête du vote musulman aussi. Petite précision cette question n'arrivait pas au milieu de nulle part. Il se trouve que le soutien de Jean-Luc Mélenchon à Julien Terry, professeur à Paris I qui avait traité un certain nombre de personnes de génocidaires en considérant que ils avaient demandé à Emmanuel Macron de n'accepter de reconnaître la Palestine qu'au moment où les otages ont été libérés et en mettant des préalables.

Donc Jean-Louis Mélenchon le soutient et je dis Alexis Corbert, est-ce que vous considérez que Jean-Luc Mélenchon a raison ? Je continue. Alexis Corber me dit pourquoi faites-vous ce lien ?

Quel est le rapport ? Pensez-vous qu'il y a des gens qui sont antisémites ? pour aller chercher le vote musulman.

So je réponds à oui. Et alors le Ah oui se poursuit. Euh je lui répond "Je n'ai pas ciblé ce que les musulmans pensaient.

Ce ne sont pas les musulmans qui sont condamnables. Ce sont ceux qui croient qu'en leur disent des propos antisémites, ça va pouvoir les raller." Et dans ce cas-là, monsieur Corbierre me répond : "Si certains le font, c'est absolument détestable." Voilà, j'assume parfaitement ce que j'ai dit.

J'ai montré l'intégralité de cet extrait gelé. mis sur Twitter, je l'ai refait passer à la chaîne info, même heure, même présence, même moment et le monsieur le recteur de la grande mosquée de Paris en que j'ai vu physiquement puisqu'il était dans nos locaux, je lui ai montré l'intégralité, il m'a dit "Bah, c'est pas du tout ce qu'on m'a montré." Voilà, merci beaucoup.

Ça pour répondre et puis merci beaucoup monsieur le rapporteur. À vous la parole. Pardon, excusez-moi.

Je c je pense qu'on Permettez-moi, je Allez-y, vas-y. Merci monsieur le président. Je voudrais ouvrir un une autre séquence qui est attendue.

Les journalistes qui partagent la vie de candidat potentiel à l'élection présidentielle se comptent sur les doigts d'une main. Pourtant, alors que les Français attendent, vous le savez plus jamais, du service public qu'il démontre sa neutralité comme son impartialité, France Télévision a fait le choix pour incarner son principal rendez-vous d'information, le JT de 20h, de choisir une journaliste dont le compagnon n'est autre que Raphaël Gluxman qui est candidat pressenti pour représenter le Parti socialiste à la prochaine élection présidentielle. Delphine Arnut a expliqué son choix en juin dernier sur le plateau de quotidien.

Son choix, c'est le sien. La temporalité interroge car à ce moment-là, nous n'étions qu'à quelques semaines d'une élection majeure à laquelle Raphaël Guxman se présentait comme tête de liste et à 18 mois d'une élection présidentielle à laquelle pourrait se présenter monsieur Luxman au nom du Parti socialiste. Personne aujourd'hui, même dans cette commission d'enquête, ne juge des qualités journalistiques évidentes de Léa Salamé comme il y en a des dizaines ou des centaines d'autres parmi les près de 3000 journalistes de France Télévision.

Mais sur le plan de la déontologie, considérant l'exigence, le caractère particulièrement sensible de son poste, eu égard aussi au rôle d'arbitre que doit tenir l'audiovisuel public à l'approche d'échéance électorale. Pensez-vous sincèrement et rétrospectivement que ce choix était pertinent ? Je continue de penser que ce choix était extrêmement pertinent.

Il se trouve que évidemment vous en doutez, je n'ai pas fait ce choix sur un coup de tête. C'est un soit un choix et je l'assume. Il se trouve qu'au cours de ma carrière, j'ai croisé Christine Cren, j'ai croisé Anne Saintclairc, j'ai croisé Marie Druckierre, j'ai croisé Béatricie Schenberg.

Donc un certain nombre de femmes extraordinaires sur un point de vue professionnel euh qui pourtant qui pourtant euh pour certains avait le péché de partager la vie euh d'un homme politique. Quand je me suis posé la question de les Léa Salamé, je me suis pas posé la question effectivement euh de savoir qui était son compagnon. Je me suis demandé qui était la meilleure.

Qui était la meilleure pour incarner le 20h. Voilà. Il se trouve que euh je me suis dit que j'allais venir avec le CV de Léa Salamé parce que c'est quand même important aussi de repositionner les choses.

Voyez Léa Salamé, elle a commencé à France 24, elle a continué à Ité, elle a fait de la politique, elle a fait l'émission politique, elle l'a animé avec David Pujadas, avec Thomas Auto, elle a fait l'interview présidentielle du 14 juillet en 2022, elle a fait le débat sur TF1 coanimé avec Gilles Boulot et puis elle a été et France 2 bien évidemment, mais sur France 2 et sur TF1 coanimé avec Gill Boulot et surtout pendant 8 ans elle a était la principale intervieweuse de la matinale de France Interre. Elle a même permis à cette matinale de s'imposer comme la première matinale de France. Et sérieusement, à cette époque-là, on avait rien à leur reprocher.

Je vous rappelle aussi qu'elle a commencé sa carrière journalistique bien avant d'être la compagne ou que Raphaël Glman soit le compagnon de Léa Salamé. Donc ça c'est la première chose. La 2e chose, vous dites il y a des centaines de journalistes qui font Benah non en fait, pardon, excusez-moi, euh je suis euh directeur euh de l'information euh d'une grande chaîne.

Euh je sais enfin d'un certain nombre de chaînes et donc d'une grande organisation euh de médias, je peux vous assurer qu'il y a pas des centaines de Lé à Salamé. En fait, il y en a une. Voilà.

Et quand j'ai commencé à travailler pour savoir ce que j'allais faire euh pour le 20h, effectivement son nom s'est imposé. Et vous savez quoi ? Non seulement j'en suis très fier, mais en plus un an après, les faits me donne raison puisque la première semaine de janvier, nous avons fait la meilleure audience depuis plus d'un an, depuis 13 mois avec Léa Salamé.

Euh ensuite, vous me dites son compagnon, je crois que déjà lors d'une élection, elle s'était retirée de l'antenne quand elle était à France interre euh pour effectivement euh éviter euh qu'éenn Ouais, c'est pour les européennes pour éviter qu'il y a un conflit. Non, non, pour les européennes, elle s'est maintenue à la tête du GT de 20h euh en 2024. C'était le sens de la question.

Non, non, elle était pas là. Elle était pas encore au GT de en 2024. Elle n'était pas là.

Elle est arrivée en elle est arrivée en septembre 2025 à la tête du JT. Donc, elle était pas là. Donc et sur France interre aux momentes européennes euh elle sait euh en revanche elle avait choisi euh de prendre du recul.

Bon ce que je veux dire maintenant vous vous tablez et je l'entends sur une chose que euh peut-être que Léa Saint-Amé devrait mettre sa carrière entre parenthèses pour favoriser son compagnon. Moi, je ne le pense pas. Je pense qu'on est en 2026.

Aujourd'hui, la candidature de Raphaël Gluxman, pardon de vous le dire, mais elle est hypothétique. Voilà, c'est je je ne juge pas la question euh de des des qualités de Raphaël Glman ici. Je dis que cette candidature est hypothétique.

Donc si ça se trouve, pardon hein, une fois de plus, on est en 2026, peut-être que Raphael Glussman décidera lui-même de se retirer pour laisser sa compagne continuer sa carrière. Je n'en sais rien, je n'ai pas la réponse. En repend, ce que je peux vous dire, c'est que si Raphaël Gluxman était candidat à la présidentielle, il est évident que nous imposerons les règles déontologiques sont celles du service public et les Salamé devra se retirer de l'antenne.

Voilà. Merci monsieur le directeur. Je je remarque simplement que effectivement certes Léa Salamé n'était pas à la tête du du 20h à ce moment-là mais la décision a été prise par Delphine Airnaut à peu près à cette période là.

Euh je voudrais euh rebondir, vous expliquer que vous avez fait le choix, vous avez pris euh la meilleure, vous avez choisi la meilleure à la tête du JT de 20h. Ce sont euh vos mots. Pourtant euh je pense que on peut le dire, mais le seul juge qui fait foi quand on fait de la télévision, ce sont les audiences.

Et quand on est factuel, sur la dernière période étudiée, celle par exemple de septembre à décembre 2025, laaamé a attiré en moyenne 3,78 millions de téléspectateurs, soit une part d'audience de 19,7 %. Et c'est en moyenne 230000 téléspectateurs de moins qu'ophix à la même période l'année précédente. Et plus étonnant, la Salam a été remplacé à deux reprises lors des vacances de la Toussin ainsi qu'à Noël par son joker Jean-Baptiste Marteau.

Alors généralement un joker probablement parce qu'il est moins identifié par le public réalise des audiences qui sont moins importantes. Or à la Toussin, Jean-Baptiste Marteau a retrouvé le même niveau d'audience qu'An Sophie la pic en 2024 avec en moyenne 230000 téléspectateurs de plus que les Sal àamé. Comment est-ce que vous expliquez cette différence ?

Et quand vous me dites il y a pas des centaines de Léa Salamé parmi le spectre de journaliste, peut-être qu'il y en a des dizaines. En tout cas, il y en a un qui s'appelle Jean-Baptiste Marteau qui est bien moins connu des Français et qui quand il remplace les AM et tête du 20h semble faire des audiences plus importantes. Donc est-ce que c'est vraiment le critère de l'audience qui a fait que vous avez choisi les Sal à Lamé à la tête du 20h ?

Merci. Merci pour cette question, monsieur l'apporteur. Euh vous savez euh je ne fais pas de politique parce que je pense que je ne serai pas compétent.

En revanche euh je pense que je commence à connaître mon métier en télé pour l'avoir pratiqué pendant quelques décennies. Il se trouve que euh quand on regarde les courbes du 20h, elles étaient descendantes depuis déjà un certain nombre de mois, d'années. Euh voilà. sur la période qui est la période que vous indiquez.

Vous avez raison. Oui, Anne Sophie la Pic c'était un peu au-dessus de Léa Salamé. Je vous rappelle qu'entre-temps, le total télé a diminué d'un million de personnes au même moment.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui les gens qui regardent la télé au même moment un an après sont un million de moins. Ils seront évaporés. C'est la première chose et je vous le redis par rapport au dernier mois d'Ansophilix, Léa Salamé a nettement amélioré les scores.

Ensuite la télé, vous savez, on a on a un truc en télé, c'est queon dit toujours que les audiences elles descendent par l'ascenseur mais qu'elles monte par l'escalier. Donc il faut laisser s'installer quelqu'un. On peut pas juger des résultats d'une personne au bout de 2 3 4 mois.

Ça n'est pas vrai. Il y a on n plus à un moment où il y a alors ça peut arriver sur des émissions d'entertainment par exemple. C'est vrai que euh c'est le cas.

C'est très très rarement le cas sur euh sur un JT. Donc il faut laisser un peu de temps et je vous l'ai dit la première semaine euh de de l'année et même par exemple hein hier et hier euh lundi nous étions à plus de 4 millions avec un total au-dessus de 20 %. Euh hier nous étions à une part de marché de plus de 20 % également.

Donc les résultats de l'Amé sont bons. Ensuite vous me parlez de Jean-Baptiste Marteau, excellent journaliste. Voilà, je le sais puisque c'est moi qui lui ai proposé d'être joker de Léa Salamé.

Les vacances, c'est pas exactement la même configuration. Il faut savoir que tout d'un coup, le total télé 8 augmente. Pourquoi il augmente ?

Parce que la plupart des talks qui sont sur les chaînes concurrentes sont en vacances. Le JT lui n'est jamais en vacances. Il on travaille 365 jours par an.

Donc le réservoir d'audience est beaucoup plus important pendant les vacances qu'il n'est dans le courant de l'année. Donc mécaniquement, et c'est pas le cas seulement avec Jean-Baptiste Marteau, hein, c'est le cas avec la plupart des Jokers. Il arrive assez régulièrement que les Jokers fassent plus d'audience euh que la personne qui est titulaire simplement parce qu'ils sont confrontés à une concurrence moins forte.

Voilà, c'est ce que je voulais vous dire. Merci monsieur le directeur. En matière de conflit d'intérêt donc vous avez évoqué la jurisprudence qui qui a fait date, celle d'an Saint-Clair.

Je me permets de le rappeler pour les personnes qui nous écoutent mais le 5 juin 1997 suite à l'entrée de son mari Dominique Strovskan au gouvernement Anne Saintcl démissionne de l'émission 7/7 qui est pourtant un simple magazine d'information et en plus d'une chaîne privée TF1. Marie Drucker, ensuite épouse de François Barouin et Béatrice Schenberg, épouse de Jean-Louis Borlot, ont appliqué cette règle et ont toutes les deux quitté la présentation du 20h de France 2 à la suite de la nomination de leur mari au gouvernement en 2005 et 2007. Le 23 novembre 2010 est aussi née la jurisprudence Pulvare car ce jour-là, Arnaud Montebourg annonce sa candidature à l'élection présidentielle et Audrey Pulvard est suspendu immédiatement de son émission politique sur Itlé, chaîne privée également.

Vous remarquerez que le 23 novembre 2010, c'était 17 mois avant la présidentielle lorsque Pulvard est démise de ses fonctions. Aujourd'hui, nous sommes à 15 mois de la prochaine élection présidentielle. Madame Saintcric, vous connaissez mieux que quiconque.

C'est votre rôle d'éditorialiste politique, les ambitions présidentielles de monsieur Gluxman. Alors pourquoi dans ce cas 15 mois avant une élection présidentielle laa Salamé compagne d'un éventuel candidat assumé à l'élection présidentielle et donc en conflit d'intérêt personnel est toujours à l'antenne et à la tête du premier JT de l'audiovisuel public. Je vais être très clair.

Enfin, une fois de plus, vous êtes certainement un bien plus fin analyste de la vie politique que moi, mais rien ne me laisse penser aujourd'hui que Raphaël Gusman sera dans la course aux élections présidentielles. Pardon, excusez-moi. C'est Non, non, mais c'est ce que vous pensez.

Moi au jour, pardon, excusez-moi, je veux dire tant qu'il n'est pas officiellement candidat, il n'y a aucune raison aucune raison de demander à la salamé de sortir de l'antenne. Et je vous l'ai dit une fois de plus veut dire à partir du moment où il y aura un conflit d'intérêt et une fois de plus, je ne le ni pas, vous l'avez bien compris. Je suis pas en train de de vous dire que je pense que nous ne sommes pas opposés sur le constat, nous sommes opposés sur le calendrier.

Voilà. Moi, je pense effectivement que il n'y a aucune raison d'empêcher Léa Salamé d'exercer son métier tant que officiellement Raphaël Glman n'est pas candidat à la présidentielle. Je rajoute très rapidement pour puisque vous m'avez sollicité que elle en est absolument d'accord, nous en avons discuté et que ce n'est pas du tout quelque chose qui est imposé du haut vers le bas si j'ose dire ou du haut vers l'antenne.

C'est quelque chose dont elle parle très facilement et dont elle est absolument persuadée que le moment venu, quand les choses seront devenues déontologiquement impossibles, elle le fera et je pense qu'elle est capable de de le savoir et de trouver le bon moment. Moi je juste je vais pas faire de spéculation sur sa présentation. Je dis que la même chose, il y a des hypothèses.

En fonction de ces hypothèse et quand cela sera problématique, les choses seront faites dans les bonnes conditions. Madame Plény, pardon. Je précise que lorsque Raphaël Gluxman a été tête de liste aux élections européennes, à l'époque Léa Salamé euh officiait donc à la matinale de France interre et elle n'a eu besoin de personne pour se retirer d'elle-même de l'antenne contre d'ailleurs à l'époque l' vie de sa direction qui n'y était pas spécialement favorable.

C'est quelqu'un qui en responsabilité prendra les décisions qu'elle a à prendre et encore une fois par ailleurs, il y a des règles à France Télé. Les responsables de France Télévision sous le feu des questions de la commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement du service public. Commission d'enquête de l'Assemblée nationale qui est très médiatisée et que l'on suit épisode après épisode sur LCP.

C'est la fin de cette séance mais rendez-vous très bientôt ici même pour voir ou revoir d'autres moments parlementaires. [musique]