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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 22 janvier 2019 64 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsNumérique

Macron : la crise... et les 26 milliardaires #cdanslair 21.01.2019

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 29 %Attaque 39 %Défensif 32 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à un moment donné, il a été question d'annuler ou de délocaliser ce rendez-vous ?

  • 2:36RelanceRéponse partielle

    Pourquoi vous dites en dépit des remises en question ?

  • 3:54ComplaisanteRéponse directe

    C'est vrai que vous avez raison, c'est du symbole. Mais on en a eu dans cette période-là des symboles où on avait, ici même, il y a quelques semaines, on parlait de crise de régime, de crise institutionnelle.

  • 5:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est audible pour les patrons ? À quoi ça sert ce genre de grande réunion, à votre avis ?

  • 7:07FerméeRéponse directe

    Ils en avaient besoin, Romain Rébatton ?

  • 7:49OuverteRéponse directe

    Et puis, il y a la politique intérieure. Et puis, on avait l'impression qu'on était un peu entre deux eaux, et que chaque geste du président était vraiment millimétré, et qu'il a pu reprendre, d'une certaine manière, la liberté d'organiser un rendez-vous comme celui-ci.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44PrésentateurChiffre
    « 26 milliardaires aussi riches que la moitié la plus pauvre de l'humanité. »
  • 5:10InvitéPromesse
    « Je maintiens notamment la suppression de l'ISF parce que je pense que c'est un signal indispensable pour les attirer. »
  • 13:15InvitéFait
    « Son slogan, « France is back, la France est de retour ». »
  • 17:41PrésentateurChiffre
    « Bruno Le Maire, dans le journal du dimanche, a expliqué qu'on avait obtenu des records sur l'investissement étranger, plus 30%. »
  • 17:59InvitéChiffre
    « L'année dernière, suite au sommet de Versailles, il y a eu un engagement pour créer sous trois ans 2500 emplois. »
  • 18:05InvitéChiffre
    « Chaque année, chaque journée en France, se détruit 10 000 emplois chaque jour en France. »
  • 19:02InvitéFait
    « C'est le CICE, c'est le pacte de responsabilité, c'est le début de la baisse de l'impôt sur les sociétés, c'est le début de la réforme du marché du travail. »
  • 29:06PrésentateurChiffre
    « Il est revenu sur le fait qu'il rejetait les écarts de rémunération entre les patrons et les salariés expliquant que ça va parfois jusqu'à 200 à 300 fois plus que entre le salaire du patron et le salaire le plus bas de l'entreprise. »
  • 30:20PrésentateurChiffre
    « 26 milliardaires détiennent à eux seuls autant d'argent que la moitié des plus pauvres de l'humanité. »
  • 30:24PrésentateurChiffre
    « 26 milliardaires détiennent à eux seuls autant d'argent que la moitié des plus pauvres de l'humanité. »
  • 30:30PrésentateurFait
    « Depuis la crise financière le nombre de milliardaires a doublé dans le monde. »
  • 31:17PrésentateurChiffre
    « 26 milliardaires qui concentrent autant de richesses que la moitié de l'humanité soit 3,8 milliards de personnes. »
  • 31:22PrésentateurChiffre
    « 1% de la fortune de Jeff Bezos avoisinerait même le budget de la santé d'un pays comme l'Ethiopie et de ses 105 millions d'habitants. »
  • 32:10PrésentateurChiffre
    « leur fortune a même explosé de 900 milliards de dollars en 2018 pendant que la moitié la plus pauvre de la population voit-elle ses richesses baisser de 11%. »
  • 33:58PrésentateurChiffre
    « entre 2010 et 2017 les impôts versés par ces multinationales ont baissé de 6,4% quand les bénéfices ont augmenté eux de 9,3%. »
  • 34:08PrésentateurChiffre
    « leurs dividendes versés aux actionnaires sont en hausse de 44% quand leurs effectifs en France ont baissé de 20%. »
  • 46:59InvitéFait
    « personne ne peut accepter que les géants du numérique soient taxés 14 points de moins que les entreprises françaises en particulier que nos PME. »
  • 47:19InvitéChiffre
    « en 2017 les GAFA n'étaient imposés qu'à 9% de leurs bénéfices contre 23% en moyenne pour les PME. »
  • 47:30InvitéChiffre
    « toutes les entreprises avec des recettes supérieures à 750 millions d'euros au niveau mondial dont 25 millions d'euros en France seront taxées jusqu'à 5% maximum sur leur chiffre d'affaires. »
  • 55:40InvitéFait
    « les rendements d'échelle sont croissants »
  • 57:11PrésentateurChiffre
    « 176 milliards sur un compte en banque »
  • 59:35InvitéFait
    « le plus gros actionnaire américain ce sont des fonds de pension, des retraités »
  • 59:41InvitéChiffre
    « il faut servir du 8%, du 10%, du 15% de rendement »
  • 1:00:45PrésentateurChiffre
    « on a 9% de chômage »
  • 1:01:31PrésentateurFait
    « en Allemagne on dit qu'ils ont plein emploi par exemple »
  • 1:02:26InvitéFait
    « il y a une taxe sur les transactions financières qui a été redescendue par le gouvernement d'Emmanuel Macron »
  • 1:02:43InvitéFait
    « on est en plein héritage de la crise de 2008 »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Invité19 %
  • Invité 216 %
  • ?5 %
  • Invité 34 %

≈ 26 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:10
Locuteur

Bonsoir

0:10
Présentateur

à toutes et à tous, nous attendons vos questions SMS, Internet et réseaux sociaux pour alimenter notre discussion. Il a maintenu le rendez-vous malgré le climat social. 140 patrons sur le chemin de Davos qui se retrouvent à Versailles le 21 janvier, le jour où Louis XVI a été guillotiné. En pleine crise des gilets jaunes, l'événement avait de quoi crisper l'Elysée. Mais Emmanuel Macron souhaite rassurer les investisseurs et les encourager à choisir la France au moment où les images de voitures brûlées ont fait le tour du monde. Le chef de l'État aura du mal face au patron à faire l'impasse sur un chiffre. 26 milliardaires aussi riches que la moitié la plus pauvre de l'humanité.

Une donnée publiée aujourd'hui par l'Oxfam, une ONG internationale, qui confirme l'accentuation des inégalités dans le monde. Un sujet au cœur même de la crise en France, de la crise des gilets jaunes. Macron, la crise et les 26 milliardaires, c'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler aujourd'hui Yves Tréhard. Vous êtes éditorialiste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. On peut vous retrouver vos éditos sur votre blog Controverse. François Spressoz,

1:11
Locuteur

vous

1:11
Présentateur

êtes journaliste, éditorialiste au quotidien Le Monde. Robin Rivaton, vous êtes essayiste, auteur de « Quand l'État tue la nation » publié chez Plon. Enfin, Mathieu Plannes, vous êtes économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques, directeur adjoint au département Analyse et Prévisions. Bonsoir à tous les quatre.

1:27
Locuteur

Bonsoir.

1:28
Présentateur

Merci de participer à ce C'est dans l'air en direct. Je le disais quand même, en pleine crise des gilets jaunes, recevoir 140 patrons à Versailles, est-ce qu'à un moment donné, de ce que vous savez les uns les autres, il a été question d'annuler, de différer, peut-être de délocaliser ce rendez-vous

1:43
Locuteur

?

1:43
Présentateur

Non, parce que ça aurait été reculé de sa part. Donc, je ne crois pas qu'il ait été question de faire quoi que ce soit de ce genre. Alors, il

1:51
Locuteur

y

1:51
Présentateur

a le symbole de Versailles, effectivement, 21 janvier en plus, date anniversaire de la mort de Louis XVI. Bon, mais Versailles, c'est peut-être mieux de faire quelque chose à Versailles, qui est quand même dans le terroir français, dans l'histoire française, que d'aller à Davos de la part du Premier ministre, du Président

2:08
Locuteur

de la

2:08
Présentateur

République, alors que Davos s'ouvre bientôt.

2:11
Locuteur

Et

2:11
Présentateur

puis, deuxièmement, vous savez, c

2:13
Locuteur

'est

2:13
Présentateur

le roi du en même temps,

2:14
Locuteur

puisqu

2:15
Présentateur

'on parle de royauté, et le en même temps, c'est son

2:18
Locuteur

mantra,

2:19
Présentateur

si je puis dire. Et donc, il faut qu

2:21
Locuteur

'il

2:21
Présentateur

fasse les deux. Il faut qu'il sache apporter des réponses précisément aux Gilets jaunes et continuer à faire en sorte que ce pays soit attractif, en dépit, effectivement, de toutes les remises en question qui sont sur la table. Néanmoins. Pourquoi vous dites en dépit des remises en question

2:38
Locuteur

?

2:39
Présentateur

Parce qu'effectivement, dans la colère sociale qui s'exprime aujourd'hui, qui n'est pas que sociale, c'est vrai, mais qui a commencé quand même par une revendication d'ordre fiscal, et qui est beaucoup, il y

2:50
Locuteur

a

2:50
Présentateur

un parfum, quoi qu'on dise, de lutte des classes quand même, de... Eh bien nous, on n'a pas beaucoup les moyens de vivre, et il y a des gens qui ont beaucoup de moyens. Vous rappeliez les chiffres d'Oxfam. Il y a quand même une demande d'avantage d'égalité,

3:09
Locuteur

de partage, de

3:11
Présentateur

justice, et de tout. Il y a une injustice, un sentiment d'injustice sociale de la part de tous ceux qui protestent aujourd'hui, qui est fort et qui est parfois justifié d'ailleurs, parfois souvent justifié d'ailleurs. Donc, c'est ça qui est incroyable, c'est qu'on pense que c'est contradictoire, et que ce n

3:27
Locuteur

'est

3:27
Présentateur

pas contradictoire, parce que les solutions, elles sont probablement dans plus de justice sociale, plus de justice fiscale, mais, comme dirait l'autre, pour qu'il y ait un partage des richesses,

3:38
Locuteur

il faut des

3:39
Présentateur

richesses. Et les richesses, une partie d'entre elles, elles peuvent être apportées par des investisseurs étrangers, elles peuvent être entretenues par des gens qui viennent de l'extérieur et qui contribuent à la croissance française. Sans croissance, il n

3:52
Locuteur

'y

3:52
Présentateur

a pas de partage des richesses, c'est impossible.

3:54
Locuteur

C

3:54
Présentateur

'est ça qu'il va leur dire au patron, à votre avis, Françoise Presseuse. C'est vrai que vous avez raison, c'est du symbole. Mais on en a eu dans cette période-là des symboles où on avait, ici même, il y a quelques semaines, on parlait de crise de régime, de crise institutionnelle. Et on a l'impression qu'il reprend les codes précédents, puisqu'il avait fait la même réunion l'année dernière, en se disant, en gros, je n

4:17
Locuteur

'ai

4:17
Présentateur

pas bougé, le cap est le bon, c'est ce que dit souvent Emmanuel Macron, et je le maintiens. Alors,

4:22
Locuteur

il

4:22
Présentateur

faut quand même rappeler qu'on est en économie ouverte et qu'il y a quand même une compétition en Europe pour attirer la richesse. Et là, on ne parle pas de la richesse des particuliers, on parle de la richesse des entreprises, c'est-à-dire faire venir des entreprises, faire en sorte qu'elles s'en plantent et qu'elles essaient au minimum de créer de l'emploi en France. Donc, moi, ça ne me choque pas tellement, dans la mesure aussi où il faut peut-être rappeler d'où vient Emmanuel Macron. On dit beaucoup, il a été banquier chez Rothschild, il parle aussi.

Non, il a été aussi secrétaire général adjoint de l'Elysée au moment où Hollande était confrontée à une fronte fiscale terriblement, vous vous souvenez, du début du quinquennat, et c'est lui qui essayait de rassurer les patrons en disant, surtout, ne partez pas. Voilà. Et donc, je pense qu'il est logique avec lui-même. Lui, sa logique, c'est de dire, j'essaye de faire une politique qui attire les investisseurs. Je maintiens notamment la suppression de l'ISF parce que je pense que c'est un signal indispensable pour les attirer. Mais si je le fais, ce n

5:19
Locuteur

'est

5:19
Présentateur

pas pour accroître les inégalités, c'est pour essayer d'attirer la richesse sur le territoire. Et en ce sens, il l'a fait depuis le début de son quinquennat, il l'a fait cette réunion annuelle, et s'il y avait renoncé, ça aurait été un signal négatif pour l'extérieur. Je ne pense pas qu'il l'ait gagné en intérieur non plus. Je pense qu'il essaye de montrer, je suis logique avec moi-même, on est en compétition et j'essaye d'attirer. Je vends aussi l'image de la France parce qu'elle a été un peu dégradée ces derniers temps par les Gilets jaunes. Donc je pense que c'est assez, c'est audible quand même dans l'opinion qu'il fasse cette réunion. Le seul problème, effectivement, c'est Versailles.

Bon, enfin bon. Vous dites c'est audible dans l'opinion. Est-ce que c'est audible pour les patrons ? À quoi ça sert ce genre de grande réunion, à votre avis ? C'est vu à l'extérieur ou c'est à viser une politique intérieure pour montrer justement que le cap économique reste le même ? Ou est-ce que ça sert quand même à quelque chose ?

6:11
Invité

Oui, c'est complètement à viser de l'extérieur. Aujourd'hui, les investissements directs étrangers sont essentiellement mus par des symboles. C'est-à-dire que ce

6:18
Locuteur

sont

6:18
Invité

des décisions qui sont faites avec peu de rationalité. Aujourd'hui, un investisseur étranger, quand il se décide et qu

6:23
Locuteur

'il

6:23
Invité

doit choisir entre les trois, quatre pays, il regarde des critères rationnels. Et puis à la fin, pour le dernier choix, le choix ultime, il regarde un peu son impression. Il entend ce qu'il a lu dans la presse internationale. Il regarde les images de CNN où il va voir qu'effectivement, des voitures ont brûlé dans les rues de Paris. Il interroge par SMS les gens qu'il connaît à Paris en leur demandant « Est-ce que vous allez bien de samedi en samedi ? » Et donc, on a besoin de symboles et d'images. Et je pense que ce qui avait été fait l'année dernière avait pas mal fonctionné.

En tout cas, cette halte avant Davos qui est préparée quand même de manière très en amont, qui est préparée même peut-être avant les Gilets jaunes. L'agenda des personnes qui sont là sont des gens qui ont un agenda à trois, quatre mois. Donc, si on a bloqué le 21 janvier, on l

6:58
Locuteur

'a

6:58
Invité

peut-être bloqué avant même la crise des Gilets jaunes. Et donc, aujourd'hui, c'était une très bonne chose parce que ça permet d'envoyer un signal positif auprès de ses investisseurs.

7:07
Locuteur

Ils en avaient

7:07
Présentateur

besoin, Romain Rébatton

7:08
Locuteur

? Oui, oui,

7:08
Invité

totalement. Aujourd'hui, moi, j'en connais quelques-uns qui se posaient des questions. Alors, ça ne change pas complètement leur image de la France. Mais ils se disent comment il va pouvoir continuer ces réformes, comment il va pouvoir maintenir le cap des réformes qu'il a annoncées. Et donc, le fait de ne pas céder sur les réformes, puisqu'il n

7:23
Locuteur

'a

7:23
Invité

pas cédé sur les réformes, le fait de céder sur la dépense publique, quelque part, qui est la chose la moins regardée de par ses investisseurs, puisque eux...

7:32
Locuteur

Par

7:32
Présentateur

Bruxelles.

7:32
Invité

Alors, ça, c'est Bruxelles qui regardent le plus. Mais eux regardent la compétitivité du territoire, regardent la réforme de la loi du travail, regardent la réforme de la taxation des capitaux avec l'ISF, et ainsi de suite. Aujourd'hui, c'est un bon signal, et ça permet à Emmanuel Macron de montrer que les choses continuent, même dans la difficulté, dans l'adversité.

7:49
Locuteur

Et

7:49
Présentateur

puis, il

7:50
Locuteur

y a

7:50
Présentateur

la politique intérieure. Et puis, il

7:51
Locuteur

y a

7:51
Présentateur

les gilets jaunes. Et puis, on avait l'impression qu'on était un peu entre deux eaux, et que chaque geste du président était vraiment millimétré, et qu'il a pu reprendre, d'une certaine manière, la liberté d'organiser un rendez-vous comme celui-ci.

8:03
Invité

Oui, alors, c'est vrai qu'il y a quand même une forme de grand écart qui va être difficile à réaliser. C'est-à-dire, à la fois, ouvrir un grand débat sur les territoires. On le voit dans les gymnases, avec des maires, donc la France, en fait, des territoires. Et là, les plus grands patrons du monde qui viennent à Versailles, en disant effectivement,

8:19
Locuteur

je

8:19
Invité

vous rassure, globalement, les mesures que

8:22
Locuteur

j

8:22
Invité

'ai prises, c'est vrai que dans la fiscalité, il faudra un peu des visions de long terme, seront maintenues, on va aller jusqu'au bout, en réformant la fiscalité du capital, le marché du travail, on baisse la fiscalité sur les entreprises. Donc, tout ça, c'est ce package d'attractivité, qui est quand même beaucoup sur l'attractivité fiscale. Et ça a été rappelé, la concurrence fiscale est extrêmement rude. Et d'ailleurs, je pense qu'elle participe à la montée des inégalités, parce qu'il faut s'aligner sur le voisin quelque part.

8:42
Locuteur

On va en reparler.

8:43
Invité

Mais voilà, donc pour lui, c'est comment gérer ça

8:45
Locuteur

?

8:49
Présentateur

Il y a pour vous quelque chose qui est un peu paradoxal

8:51
Locuteur

?

8:51
Invité

Oui,

8:51
Locuteur

je

8:51
Invité

pense que c'est là, enfin, ça va être le... Justement, on va voir comment il va manœuvrer à travers cette situation-là. Mais bien sûr qu'il a besoin de renvoyer cette image d'une France qui est assez stable, de modernisation de la France. C'est son image, il fait aussi... Il est bon dans la communication pour ça. C'est effectivement une nouvelle France, en plus dans une zone mondiale qui est de plus en plus instable. On le voit avec le Brexit, on voit avec l'Italie, la crise italienne, on le voit avec Trump et les États-Unis. Donc la France était devenue, finalement, quelque part, une valeur refuge. Mais ça, c'était avant les Gilets jaunes.

Et donc on a l'impression quand même que depuis les Gilets jaunes, aujourd'hui, les choses ont un peu changé. Et comment manier à la fois dire on peut être attractif fiscalement, faire une réforme de l'ISF, et en même temps dire aux Gilets jaunes j'ouvre la porte d'un vrai dialogue, de redistribution

9:35
Locuteur

? Il n'y a pas de tabou, mais il

9:37
Invité

faut une cohérence. Et

9:37
Locuteur

donc la

9:38
Invité

cohérence, à un moment donné, va être assez complexe. C

9:40
Présentateur

'est intéressant ce que dit Mathieu Plannes sur les différents niveaux de langage. C'est vrai, quand on le voit avec les maires embrasser toutes les problématiques très locales qui sont assez éloignées de ce discours qu'il va y avoir vis-à-vis des investisseurs étrangers qui entendent avoir une stabilité fiscale, des réformes structurelles,

9:57
Locuteur

etc. Si

9:57
Présentateur

on regarde bien, il n

9:58
Locuteur

'y

9:58
Présentateur

a pas tant de différences que ça.

10:00
Locuteur

Il y

10:00
Présentateur

a peut-être une différence dans le vocabulaire,

10:02
Locuteur

il

10:02
Présentateur

y

10:02
Locuteur

a

10:02
Présentateur

peut-être une différence dans la pédagogie, puisque c'est un mot qu'on n'aime pas les Gilets jaunes d'ailleurs, mais qui est sensible. Mais sinon la ligne, elle est toujours la même quand même. Parce qu'on s'aperçoit, et d'ailleurs c'est Françoise qui l'écrit dans son journal ce soir, on s'aperçoit que dans les deux exercices qu

10:20
Locuteur

'il

10:20
Présentateur

nous a offerts pendant sept heures, chacun, en fait il fait,

10:24
Locuteur

il

10:25
Présentateur

répète son programme. Alors il l'explique, il fait de la calinothérapie aussi, il essaye de montrer pourquoi c'est bien pour la France, pourquoi il y

10:35
Locuteur

a

10:35
Présentateur

peut-être quelques erreurs, mais que le cap il est bon, parce que c'est un cap d'ouverture,

10:39
Locuteur

c

10:39
Présentateur

'est un cap de liberté, c'est un cap qui doit donner des résultats. Il est là son problème avec Emmanuel Macron vis-à-vis d'une grande partie des Français, c'est que ni la réforme du droit du travail, ni la réforme, les quelques réformes fiscales qu'il ait faites, n'ont pour le moment produit, on est toujours avec un niveau de chômage important, le pouvoir d'achat n'a pas beaucoup augmenté, et il est là. Mais sinon, il n'a pas renié vis-à-vis... Il

11:05
Locuteur

leur

11:05
Présentateur

dit la même chose. Il leur dit la même chose, un peu différemment. Alors il est certainement beaucoup plus offensif avec les patrons cet après-midi, qu'il l'est avec les maires. Mais il tient avec les maires quand même, et il leur dit pourquoi, pourquoi je fais ça. Alors en tout cas aujourd'hui à Versailles, ce sont 25 ministres, rien que ça, autour du président, qui sont venus vanter les mérites de la France, auprès de 140 patrons. C'est la deuxième fois qu'Emmanuel Macron organise l'événement. L'an dernier, le message était un tonitruant, Francis Bach, cette année alors que la crise des gilets jaunes n'est pas terminée. Le président va surtout devoir rassurer.

Paul-Rémy Barjavel et Victoria Rouxel.

11:45
Locuteur

Le

11:46
Invité

faste et les dorures du château de Versailles pour une opération séduction. 150 dirigeants et chefs d'entreprise, majoritairement étrangers, sont reçus actuellement par Emmanuel Macron

11:58
Locuteur

pour

11:59
Invité

les inciter à investir en France.

12:01
Locuteur

Quelques

12:02
Invité

patrons français sont également présents et certains affichent ouvertement leur soutien au président de la République. Je crois que beaucoup

12:08
Locuteur

de

12:09
Invité

dirigeants d'entreprise sont derrière lui, le soutiennent dans sa volonté de réformer le pays, de lui donner plus d'efficacité, plus de compétitivité sûrement, qu'on est prêt aussi à être avec lui dans tout ce qu'il faut faire aujourd'hui pour mieux écouter nos concitoyens, mieux les comprendre. Car le mouvement des gilets jaunes est dans tous les esprits.

12:34
Locuteur

À

12:35
Invité

Versailles, 26 ministres sont d'ailleurs présents aux côtés du président

12:39
Locuteur

pour

12:40
Invité

rassurer les milieux d'affaires

12:41
Locuteur

et

12:42
Invité

proposer une réponse à la crise actuelle.

12:48
Locuteur

Nous

12:48
Invité

allons notamment mettre l'accent sur les investissements industriels dans nos territoires.

12:54
Locuteur

Car

12:54
Invité

en un an, la situation a bien changé. Janvier 2018, Emmanuel Macron, VRP de l'économie française, avait reçu le patron de Novartis, une

13:04
Locuteur

dirigeante

13:05
Invité

de Facebook ou encore le PDG de Google. A Versailles, le chef de l'État accueillait déjà en grande pompe 140 grands patrons étrangers dans la lumière et l'euphorie. Son slogan, « France is back, la France est de retour ».

13:20
Locuteur

À

13:20
Invité

l'époque, le président a la cote, notamment sur la scène internationale.

13:24
Locuteur

Et

13:25
Invité

l'opération a semblé fonctionner.

13:27
Locuteur

L

13:27
Invité

'an dernier, 3,5 milliards d'euros d'investissement et la création de 2200 emplois sur 5 ans avaient été annoncés par l'Elysée.

13:38
Locuteur

Un

13:38
Invité

an plus tard, les scènes de violence et la colère des Gilets jaunes ont fait le tour du monde. Alors l'image de la France s'est-elle dégradée

13:47
Locuteur

? L

13:48
Invité

'attractivité du pays est-elle en train de s'effondrer

13:51
Locuteur

? De

13:53
Invité

manière intéressante, les Chinois, les Indiens, qui se rendent

13:57
Locuteur

compte

13:57
Invité

que finalement, il

13:58
Locuteur

y a

13:58
Invité

une forme de poursuite de la réforme avec une meilleure compréhension, un meilleur dialogue, eh bien, pensent que ça... leur image, la France s'est même renforcée.

14:07
Présentateur

Tout ça pour vous dire que finalement, le temps des investisseurs, c'est le temps long. Et ils voient cela sur 18 mois, 24 mois. Et à partir du moment où les réformes sont faites, où un

14:16
Invité

dialogue est établi pour mieux préparer ce pays à la révolution numérique qui est en cours, je crois qu'on va continuer à avoir beaucoup, beaucoup de succès sur l'attractivité.

14:25
Locuteur

Du

14:25
Invité

côté de l'opposition, on pense que l'exercice de séduction a ses limites. Vous n'attirez pas les investisseurs étrangers s'ils ne sont pas sûrs du fait que vous avez une politique suivie. La politique suivie, c'est simple. C'est une politique acceptée par le plus grand nombre de Français qui se disent c'est la bonne politique pour créer de

14:44
Locuteur

l

14:44
Invité

'emploi, c'est la bonne politique pour créer de la richesse, c'est la bonne politique pour que le pouvoir d'achat des plus modestes augmente. Ça ne sert à rien. C'est un gaspillage d'argent public

14:55
Locuteur

pour

14:55
Invité

finalement réunir des gens qui ont prévu déjà d'investir. Pas un seul investisseur sérieux n'investit parce qu'il est reçu au château de Versailles. Ce n

15:01
Locuteur

'est

15:01
Invité

pas vrai. Et il faudrait aussi dérouler le tapis rouge par contre à ceux qui sont en capacité de faire revenir la fraude de l'évasion fiscale qui elle nous coûte très cher.

15:10
Locuteur

L

15:11
Invité

'année dernière, Emmanuel Macron s'était rendu au forum économique de Davos. Cette année, il a préféré éviter le rendez-vous.

15:19
Locuteur

L

15:19
Invité

'Elysée a fait savoir qu'il était très occupé notamment par le grand débat national.

15:24
Présentateur

Juste quand même un mot sur le fait qu'il n'aille pas à Davos, François Spressoz. Je pense que c'est lié aussi. Il ne voulait pas aller se montrer à Davos et il préférait être en France aussi pour les débats nationaux. C'est-à-dire ne pas aller

15:36
Locuteur

à l

15:36
Présentateur

'extérieur. Trump n'y est pas non plus à Davos cette année. Il se préoccupe de la situation intérieure

15:42
Locuteur

et l'un et l'autre. Comment les patrons

15:44
Présentateur

étrangers pourraient-ils souhaiter investir dans un pays en ébullition depuis trois mois ? Romain Ribaton.

15:49
Invité

On voit bien tout le dilemme d'Emmanuel Macron au sommet de Versailles.

15:53
Locuteur

C

15:53
Invité

'est que soit on aide les territoires qui vont déjà bien à aller mieux et on compte sur la redistribution pour qu'à la fin, au bout de cinq ans, on ait, par la création de richesses dans les métropoles, tiré un peu de cet argent et redistribué sur les territoires. Soit on se dit qu'on ne veut pas augmenter la fracture qui déjà est symbolique, qui est forte, qui on voit bien le différentiel de création d'emplois, de création de richesses, de création de revenus entre les territoires dits périphériques et les métropoles.

16:16
Locuteur

Et

16:16
Invité

dans ce cas-là, c'est un peu l'égalitarisme à la française qui reprend ses droits et donc on essaye d'éviter de créer cette fracture. Et le problème d'Emmanuel Macron, il est double. C'est que d'une part, créer de l'emploi dans les zones périphériques aujourd'hui... Parce

16:28
Présentateur

que ça, c'est ce qu'ils ont dit. On a entendu dans le reportage. En gros, c'est une réunion de 140 patrons à Versailles mais parce qu'il

16:34
Locuteur

y a

16:34
Présentateur

eu les Gilets jaunes, on va leur demander d'investir dans les zones sinistrées et les

16:39
Locuteur

zones périphériques.

16:40
Invité

La réalité est qu'aujourd'hui, l'investissement industriel étranger, c'est 10 000 emplois par an. Donc c'est absolument minuscule. On a détruit 50 000 emplois industriels par an depuis 10 ans dans ce pays même, depuis 20 ans. Donc c'est absolument minuscule. Et puis pour 90%, ce sont des extensions de sites. Donc c

16:57
Locuteur

'est

16:57
Invité

des sites qui sont déjà existants qu'on étend. Donc ça ne va absolument pas changer la fracture territoriale massive qui fait qu'aujourd'hui,

17:03
Locuteur

l

17:03
Invité

'économie se concentre, notamment l'économie de services à forte valorité, se concentre dans les métropoles. La recherche et développement, les activités de siège, les activités de marketing, de design, elles ont lieu aujourd'hui à Paris, à Toulouse, à Strasbourg, à Lyon et absolument pas dans les territoires périphériques. Et ce mécanisme-là, Emmanuel Macron ne pourra pas le changer et son gouvernement pas plus.

Et la question, c'est est-ce qu'on accepte de dire on va booster nos métropoles, on va faire en sorte que ces territoires qui sont déjà les pôles de concentration de la richesse vont aller encore mieux, vont attirer des activités et en les boostant, on va réussir à en piquer une petite partie, la redistribuer aux territoires qui vont moins bien.

17:36
Présentateur

Mais vous êtes quand même en train de nous expliquer que dérouler le tapis rouge à 140 patrons, au final, le résultat, ce n

17:40
Locuteur

'est

17:40
Présentateur

pas grand-chose. Bruno Le Maire, dans le journal du dimanche, a expliqué qu'on avait obtenu des records sur l'investissement étranger, plus 30%. Je ne

17:49
Locuteur

sais

17:49
Présentateur

plus quels sont les chiffres qu'il donnait à le deuxième pays le plus attractif en Europe après l'Allemagne ?

17:54
Invité

C'est très bien tout ça, c'est des vrais chiffres, mais c'est très bien, mais juste pour donner un ordre de grandeur, l'année dernière, suite au sommet de Versailles, il

17:59
Locuteur

y

17:59
Invité

a eu un engagement pour créer sous trois ans 2500 emplois. Chaque année, chaque journée en France, se détruit 10 000 emplois chaque

18:07
Locuteur

jour en

18:08
Invité

France. Et ça en recrée autant, mais ils sont détruits 10 000. C'est juste pour donner un ordre de grandeur de la goutte d'eau que ça représente. C'est très bien du point de

18:13
Locuteur

vue

18:13
Invité

du symbole, ça n'a pas d'impact sur le chômage en général. Mathieu Plannes

18:16
Locuteur

?

18:17
Invité

Oui, c'est important de rappeler ces chiffres, c'est vrai que c'est bien d'être attractif, alors pour différentes raisons, si on est attractif, c'est aussi parce qu'on a un positionnement géographique intéressant, qu'on est au cœur de l'Europe, parce qu'on peut avoir une bonne, par exemple, on a une très bonne productivité et plutôt des travailleurs qualifiés. C

18:32
Locuteur

'est ce

18:32
Invité

public. L

18:33
Locuteur

'infrastructure,

18:34
Invité

les infrastructures publiques font partie des meilleures du monde. Donc c'est vrai qu'il

18:37
Locuteur

y

18:37
Invité

a tout cet ensemble qui fait que la France peut être attractive et qu'elle remonte en fait. Mais alors ce qui est intéressant, c'est qu'elle remonte depuis 2016. Ce n

18:44
Locuteur

'est

18:44
Invité

pas non plus le phénomène Macron uniquement.

18:45
Locuteur

C'est la question que vous allez vous poser.

18:46
Invité

Voilà, on voit que ça remonte à partir de 2016 et c'est vrai que sous le

18:49
Locuteur

gouvernement... Mais

18:50
Présentateur

2016, c'était le changement aussi de politique de

18:52
Locuteur

France Hollande. C'était le CICE.

18:54
Invité

La mesure de politique, les grosses mesures de politique, les gros transferts fiscaux en direction des entreprises, en réalité, c'est sous le mandat précédent, c'est sous François Hollande, c'est le CICE, c'est le pacte de responsabilité, c'est le début de la baisse de l'impôt sur les sociétés, c'est le début de la réforme du marché du travail et en fait, ce mouvement a été accéléré par Emmanuel Macron mais surtout, la nouveauté, c'est que, si vous voulez, finalement, François Hollande baissait la fiscalité sur l'entreprise mais pas sur les capitaux des ménages.

19:19
Locuteur

C

19:19
Invité

'est-à

19:19
Locuteur

-dire

19:19
Invité

que même, on a augmenté la fiscalité sur les plus fortunés. Là, il y a baisse de la fiscalité sur les entreprises et aussi baisse de la fiscalité sur les patrimoines. C'est ça la nouveauté, en fait, contrairement à François Hollande. Donc, il

19:29
Locuteur

y a

19:29
Invité

ça. Mais ce que je veux dire, c'est que cette remontée de l'investissement en France, elle date de 2016 et effectivement, il y a quand même cette question qui se pose, c'est de savoir quelles en sont les raisons et savoir combien ça va créer d'emplois. Il faut voir que, effectivement, l'économie est dynamique aussi pour d'autres raisons.

19:44
Locuteur

Ce

19:44
Invité

n'est pas uniquement les investisseurs étrangers qui tirent la France.

19:46
Présentateur

Alors, revenons sur la question qui nous était posée. Cette personne s'interroge après avoir vu les images de la France en crise pendant des semaines, se poser la question de savoir qui pourrait avoir envie d'investir dans ce pays. On entendait dans le reportage le responsable de Business France qui disait « Ah non, c'est même mieux pour les Chinois qui d'un coup se disent malgré les tensions, le président va faire les réformes. » Est-ce que ça va jusque-là ? Est-ce qu'il y

20:11
Locuteur

aurait

20:11
Présentateur

un effet gilet jaune positif ? Non, mais sérieusement ? Non,

20:14
Locuteur

mais

20:14
Présentateur

on ne

20:15
Locuteur

peut

20:15
Présentateur

pas dire qu'il y

20:15
Locuteur

a

20:15
Présentateur

un effet gilet jaune positif. C'est une illusion totale et les gilets jaunes ne peuvent pas faire du bien à l'image de la France d'où que vous la regardiez. Simplement, il y

20:26
Locuteur

a

20:26
Présentateur

deux choses qu'il faut dire. Un, quand on se regarde, on se désole peut-être, mais quand on se compare, on se console, comme on dit. Et donc, vous voyez bien qu'en Europe, en tous les cas, dans la vieille Europe, eh bien, ça ne va pas fort nulle part. Vous allez, de l'autre côté de la Manche, c

20:41
Locuteur

'est

20:41
Présentateur

le Brexit, c'est quand même une incertitude totale. En Italie, c'est aussi une grande incertitude. Je dirais même que même la locomotive de l'Europe, l'Allemagne, il y

20:51
Locuteur

a

20:51
Présentateur

une incertitude politique, une instabilité politique à venir

20:55
Locuteur

qui

20:55
Présentateur

ne peut pas être bonne pour le climat des affaires. Et

20:58
Locuteur

une baisse de

20:58
Présentateur

la croissance attendue. Voilà. Donc, la France, si vous voulez, elle a aussi ces problèmes qui sont d'ailleurs du même ordre et à partir des mêmes phénomènes qui sont un phénomène de revendication des territoires, de sentiments d'injustice sociale, tout ça. Ça, c'est la première chose. La deuxième des choses qu'on ne dit pas assez, mais

21:16
Locuteur

je

21:17
Présentateur

sais que Mathieu et Robin le savent, c'est que très souvent les investisseurs, moi, quand je parle avec des chefs d'entreprise ou des clubs de chefs d'entreprise, ils disent «

21:26
Locuteur

Mais

21:28
Présentateur

vous avez un atout majeur quand même, c'est votre système, enfin, vos services publics, votre système d'éducation qui attire beaucoup. Et il faut savoir aussi, c'est qu'on a énormément d'ingénieurs, de grosses têtes qui sortent de nos écoles qui sont… Et qui partent à l'étranger.

21:44
Locuteur

Et

21:44
Présentateur

qui… Alors, vous

21:45
Locuteur

allez en Californie,

21:46
Présentateur

effectivement, vous allez en Californie dans la nouvelle économie, la plupart, vous trouvez beaucoup de Français, effectivement, mais on a des atouts. On a un point faible qui est la fiscalité, aussi bien sur les entreprises que sur les particuliers.

21:59
Locuteur

Pourquoi un

21:59
Présentateur

point faible ? L'absence de stabilité fiscale ?

22:01
Locuteur

Il y a les deux.

22:02
Présentateur

Les deux. Le poids, l'impôt sur les sociétés, par exemple, en France, il est 7 ou 8 points supérieurs à celui qu'il est en Allemagne et en Grande-Bretagne. Et puis, vous avez l'instabilité fiscale, effectivement, on n'arrête pas de changer de logiciel. Et ça, c'est un problème. Mais en revanche, on a des atouts à côté. Dites-moi, si on revient sur la crise des gilets jaunes, parce qu'il ne faudrait pas tourner la page, elle est loin d'être finie, cette crise-là. C'est peut-être une parenthèse à Versailles pour Emmanuel Macron, mais il va retrouver les débats et les samedis de toute façon. Ils n'étaient pas très présents autour de lui dans ce moment difficile, les patrons.

Ces moments où on a contesté ces choix fiscaux, ces moments où on a dit qu'on a supprimé l'ISF, ils le défendent en disant que

22:45
Locuteur

c

22:45
Présentateur

'était aussi en direction à geste, en direction des entreprises.

22:47
Locuteur

Les

22:47
Présentateur

patrons, ce qu'on a senti au plus fort de la crise,

22:50
Locuteur

c

22:50
Présentateur

'est-à-dire au mois de décembre, c'est qu'ils étaient ravis que la contestation ne soit pas dans l'entreprise. Autrement dit, qu'on ne demande pas trop dans cette grande quête de réduction des inégalités, qu'on n'en demande pas trop aux patrons. Et je trouve que c'est d'ailleurs le paradoxe de la période.

23:05
Locuteur

C

23:05
Présentateur

'est qu'il y a un ressentiment très fort contre les injustices sociales et fiscales, mais il n'y a pas une mise en cause directe des patrons, comme on a pu le connaître par exemple en mai 68. Sans doute parce que les gens se sont dit mais finalement, l'entreprise, c'est ce qui nous fait vivre et elle est quand même fragile. On a vu toutes les années précédentes à quel point les entreprises fermaient. Et donc, on ne s'en prend pas directement aux patrons, on s'en prend aux riches. Mais le riche...

23:34
Locuteur

C

23:34
Présentateur

'est qui le riche ? Qui est le riche ? C'est-à-dire, est-ce que c'est le riche contribuable personnel ? Voilà. Est-ce que c'est le chef d'entreprise ? Est-ce que c'est le créateur d'entreprise ? Est-ce que c'est le rentier ? Est-ce que c'est l'investisseur ? En fait, on ne le sait pas. Et par exemple aussi, l'autre chose qui me frappe, c'est Carlos Ghosn qui est quand même mis en prison, dont on s'aperçoit qu'il a été quand même... une volonté de gagner à la fois en étant patron de Renault, de Mitsubishi et tout.

24:03
Locuteur

Mais

24:04
Présentateur

il n'est pas tellement conspué non plus sur les ronds-points. Donc, je pense qu'il y a cette chose assez compliquée aujourd'hui. On s'en prend aux riches, on s'en prend aux inégalités.

24:15
Locuteur

Mais on ne s'en prend pas pas seulement aux patrons.

24:17
Présentateur

Parce qu'on a compris collectivement qu'on avait besoin des patrons ?

24:21
Locuteur

J'ai

24:21
Présentateur

l'impression que l'un des drames du territoire français, ça a été la désindustrialisation. Et que donc, il y a aussi l'opinion, on se rend bien compte que si on fait une politique anti-business, on ne facilite pas non plus l'arrivée de la réindustrialisation.

24:38
Locuteur

Mais dans ces

24:38
Présentateur

cortèges-là, on réclamait aussi un meilleur partage des... Oui, mais vous voyez, vous, en entreprise, des revendications très fortes en ce moment, des grèves sur le pouvoir d'achat ? Non, pas tellement. Mathieu Plain, vous voulez dire non ?

24:49
Invité

Oui, ce qui est intéressant, c'est que c'est vrai qu'aujourd'hui, on a l'impression, en tout cas, que un certain nombre de citoyens attendent plutôt des augmentations de pouvoir d'achat par les mesures fiscales

25:00
Locuteur

que

25:00
Invité

par des vraies augmentations de salaire. C'est vrai qu'on n'entend pas tant que ça, les augmentations de salaire, des revendications. Alors, on a entendu sur le SMIC, alors ça a été répondu par l'imprime d'activité. Mais c'est vrai qu'on voit que l'organisation aujourd'hui fait que, on

25:11
Locuteur

a

25:11
Invité

l'impression que les marges de manœuvre sur les salaires sont extrêmement réduites. Et donc, on attend plutôt de la redistribution de la part de l'État en direction des classes moyennes plus que des vraies augmentations de salaire généralisées.

25:21
Présentateur

Cela dit, les opposants d'Emmanuel Macron s'en donnent à cœur joie depuis ce matin pour commenter ce rendez-vous à Versailles en expliquant que la théorie du ruissellement, en gros, on va faire davantage pour les premiers de cordée et puis ça tirera tout le monde vers le haut. Que cette théorie-là, en réalité, n'a pas porté mon... Vous parliez des résultats tout à l'heure, n'a pas porté ses fruits

25:41
Locuteur

à la hauteur de... Elle n'a pas porté ses

25:42
Présentateur

fruits, mais bon, il faut être patient aussi. Ça ne fait que 18 mois qu'il est là. Les opposants... Quels opposants ? Puisqu'ils sont inaudibles.

25:49
Locuteur

Ils

25:49
Présentateur

sont au rendez-vous... Enfin, je veux dire, personne ne les écoute. Sur le plan politique, c'est une des

25:54
Locuteur

chances

25:55
Présentateur

et peut-être malchances aussi, d'ailleurs, je ne sais pas, d'Emmanuel Macron, c'est qu'il n'a pas d'opposants. Il est seul face aux Français. Ses principaux opposants, ce sont ceux qui contestent sa politique ou son absence de résultats. Ce problème, c'est

26:08
Locuteur

que...

26:09
Présentateur

Qu'est-ce qui se passe là ? On est avec des Français, ceux qui contestent, en tous les cas, qui détestent la politique de Macron, qui détestent l'homme lui-même, mais au-delà,

26:22
Locuteur

qui

26:23
Présentateur

mettent en cause tout notre système politique depuis des années et des années. Ils rendent responsables

26:28
Locuteur

tous

26:29
Présentateur

les responsables politiques qui nous ont gouvernés depuis 20, 30, 40 ans.

26:34
Locuteur

Ils

26:34
Présentateur

disent quoi ? Vous nous avez volés, vous nous avez trompés, vous nous avez menti. Et ils disent inégalité. Et tout ça, c'est quoi ? Il y a eu la financiarisation de la société qui est quand même très forte. Et ça, je pense que c'est pas quand même... Ils l'ont en mémoire. Et cette financiarisation, c'est pas l'industrialisation,

26:54
Locuteur

c

26:54
Présentateur

'est pas l'économie qui marche bien, la financiarisation. Ça veut dire qu'il

26:57
Locuteur

y

26:57
Présentateur

a des Français

26:59
Locuteur

et

26:59
Présentateur

des étrangers qui savent être beaucoup, beaucoup dans les poches pendant que d'autres, eh bien, tirent la langue.

27:03
Locuteur

C'est ça

27:04
Présentateur

qui craque aussi ?

27:05
Locuteur

Ah

27:05
Présentateur

ça,

27:05
Locuteur

je pense que ça craque. C'est pour ça qu'on a choisi d'intituler cette émission

27:07
Présentateur

« Ce soir, Macron, la crise et les 26

27:09
Locuteur

milliardaires ». On va y revenir,

27:10
Présentateur

mais... Évidemment que ça craque, ça. Parce que, si vous voulez, même s'il n

27:13
Locuteur

'y

27:13
Présentateur

a pas la haine du patron, et d'ailleurs, les patrons qui ont su anticiper, parce que les patrons, ils sont conscients aussi que l'économie française, c'est beaucoup de petits patrons qui gagnent pas des sommes mirobolantes et qui sont au boulot toute la journée et qui se donnent et qui ont su anticiper la crise en disant au gouvernement

27:30
Locuteur

«

27:30
Présentateur

Nous, on est prêts à donner une prime de fin d'année à condition qu'elle ne soit pas fiscalisée. » Vous savez, c'est ce qui s'est produit en fin d'année 2018 pendant le début de la crise. Donc, il y a quand

27:42
Locuteur

même chez

27:43
Présentateur

eux la volonté que, si vous voulez, ils s'adressent.

27:49
Locuteur

Ils

27:49
Présentateur

ne font pas confiance aux autres corps constitués et aux autres partis politiques, aux autres responsables politiques. C'est entre Macron et eux que ça se passe. Robert Ribaton.

27:57
Invité

Il y a quand même

27:58
Locuteur

peut

27:59
Invité

-être pas une haine mais en tout cas une colère contre l'entreprise étrangère. Il y a eu plusieurs fois des... S'il n

28:03
Locuteur

'y a

28:03
Invité

pas de colère contre l'entreprise française, en tout cas les entrepreneurs français, il

28:06
Locuteur

y

28:06
Invité

a eu plusieurs fois des revendications liées aux délocalisations sauvages,

28:09
Locuteur

il

28:09
Invité

y a eu plusieurs fois des revendications liées à tout ce que des entreprises étrangères ont pu faire en termes de prédation sur le territoire, prendre des aides et puis ensuite partir. Et on l'a vu, ça, dans un certain nombre de cortèges ou de revendications. Le symbole de Versailles peut être aussi très mal pris par une partie de ces gens-là. Le fait que ces entreprises-là ne payent pas d'impôts, que ces entreprises-là évitent, participent à l'évasion fiscale avec tous les guillemets qui vont bien puisqu'il y a beaucoup d'optimisation dans cette évasion-là mais telle que l'a décrivait M.

Corbière, on voit bien qu'il y a quand même cette haine quelque part de l'entreprise étrangère qui aujourd'hui est gigantesque dans le poids économique de la France sur l'entreprise étrangère.

28:46
Locuteur

C

28:46
Invité

'est quasiment un tiers de

28:47
Locuteur

l

28:47
Invité

'emploi industriel français. On voit bien qu'elle le détestait.

28:50
Présentateur

Et on va en parler de ces entreprises étrangères mais un mot pour rester en politique française. Lorsque vous voyez que Bruno Le Maire lors de ses voeux a expliqué au fond le capitalisme auquel nous croyons doit réduire les inégalités pas les renforcer. Il est revenu sur le fait qu'il rejetait les écarts de rémunération entre les patrons et les salariés expliquant que ça va parfois jusqu'à 200 à 300 fois plus que entre le salaire du patron et le salaire le plus bas de l'entreprise. Là, vous vous dites ce sont des libéraux qui ont pris conscience que le système était un petit peu au bout. Qu'est-ce que vous dites Romare Ibatonco ? Je parle de Bruno Le Maire ministre de l'économie.

29:26
Invité

Oui, en fait son prédécesseur Emmanuel Macron avait pris cette position puisqu'il avait allé jusqu'à acheter des actions ou à emprunter des actions à un fonds spéculatif pour rentrer en force chez Renault pour éviter que Carlos Ghosn augmente sa rémunération chez Renault. Donc on voit bien que c'est une position quelque part qu'il défend depuis quelques années. En tout cas chez les entreprises publiques en France, il y

29:46
Locuteur

a

29:46
Invité

eu des décrets très forts qui sont passés sous le gouvernement Hollande pour plafonner la rémunération des dirigeants des entreprises publiques en France qui aujourd'hui est plafonnée à 450 000 25 fois je crois 20 fois le seul le seul plus bas salaire de l'entreprise.

30:02
Locuteur

Et

30:02
Invité

donc aujourd'hui il y a vraiment cette envie de plafonner de montrer en exemple que les grands patrons ne s'en mettent pas plein les poches qu'il y a une sorte de maintien de l'égalité salariale à tout le moins entre les personnes qui gagnent le moins et ceux qui gagnent le plus.

30:15
Présentateur

Alors justement on y revient aux patrons et aux milliardaires cette fois-ci alors que le président réunit les grands patrons à Versailles ce chiffre sur lequel il pourra peut-être difficilement faire l'impasse 26 milliardaires détiennent à eux seuls autant d'argent que la moitié des plus pauvres de l'humanité. Depuis la crise financière le nombre de milliardaires a doublé dans le monde des données publiées par l'ONG internationale Oxfam alors que cette accentuation des inégalités est désormais critiquée y compris par la patronne du FMI Myriam Zéard Juliette Vallon et Stéphane Lopez

30:49
Locuteur

Bill

30:50
Présentateur

Gates fondateur de Microsoft

30:53
Locuteur

Bernard

30:54
Présentateur

Arnault PDG de LVMH

30:57
Locuteur

Mark

30:57
Présentateur

Zuckerberg créateur de Facebook

31:00
Locuteur

Warren

31:01
Présentateur

Buffett homme d'affaires

31:04
Locuteur

et

31:05
Présentateur

bien sûr Jeff Bezos le patron d'Amazon l'homme le plus riche du monde

31:10
Locuteur

tous

31:11
Présentateur

font partie du même club celui des 26 milliardaires qui concentrent autant de richesses que la moitié de l'humanité soit 3,8 milliards de personnes

31:21
Locuteur

1

31:22
Présentateur

% de la fortune de Jeff Bezos avoisinerait même le budget de la santé d'un pays comme l'Ethiopie et de ses 105 millions d'habitants

31:29
Locuteur

des

31:30
Présentateur

inégalités mises en lumière par un rapport de l'ONG Oxfam

31:35
Invité

Cette concentration extrême des richesses entre les mains d'une minorité de la population mondiale c'est 26 milliardaires dont on parle aujourd'hui elle a rien de naturel et rien d'inévitable ce qu'on dit avec ce rapport c 'est que les inégalités ne

31:48
Locuteur

sont

31:48
Invité

pas une fatalité mais le produit de choix politiques et ce rapport il pointe la responsabilité d'une grande majorité des gouvernements aujourd'hui qui au lieu de s'attaquer aux inégalités en fait mettent en oeuvre des politiques qui les alimentent

32:02
Locuteur

des

32:02
Présentateur

écarts des

32:03
Locuteur

écarts qui

32:03
Présentateur

choquent d'autant que le nombre de milliardaires a doublé depuis la crise de 2008 leur fortune a même explosé de 900 milliards de dollars en 2018 pendant que la moitié la plus pauvre de la population voit-elle ses richesses baisser de 11%

32:20
Locuteur

pour

32:20
Présentateur

que ces inégalités cessent certains responsables politiques veulent agir

32:25
Locuteur

Aux

32:26
Présentateur

Etats-Unis la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez a proposé tout juste élu de taxer à 70% les plus riches une mesure radicale qu'elle assume surtout lorsque le prix Nobel 2008 d'économie Paul Krugman soutient cette idée

32:41
Locuteur

Je

32:42
Présentateur

pense que seuls les radicaux ont changé l'histoire de ce pays Abraham Lincoln a pris la décision

32:48
Invité

radicale de signer la proclamation d'émancipation Franklin Roosevelt a pris la décision de s'embarquer dans une série de mesures comme celle de la sécurité sociale c'est radical

32:59
Présentateur

Taxer les plus fortunés dans un contexte économique qui inquiète même la directrice du FMI Christine Lagarde qui craint les conséquences à long terme d'inégalités trop marquées

33:13
Locuteur

Imaginez cet

33:14
Présentateur

âge de la colère d'ici 2040

33:17
Locuteur

de

33:19
Présentateur

gigantesques monopoles dans le domaine de la technologie pourraient surpasser des états faibles aux politiques inefficaces de

33:26
Invité

quoi empêcher

33:26
Locuteur

toute

33:27
Présentateur

initiative tout esprit d'entreprendre les plus riches pourraient vivre jusqu'à 120 ans quand des millions d'autres souffriraient de maladies et de pauvreté extrêmes

33:38
Locuteur

il

33:38
Présentateur

faut s'assurer que les bénéfices économiques de la mondialisation sont partagés par le plus grand nombre pas par quelques-uns seulement

33:45
Locuteur

un

33:46
Présentateur

fossé un

33:47
Locuteur

fossé

33:47
Présentateur

entre riches et pauvres qui se renforce alors même que les entreprises du CAC 40 elles aussi s'enrichissent c'est en tout cas ce que dit le rapport de l'association ATTAC entre 2010 et 2017 les impôts versés par ces multinationales ont baissé de 6,4% quand les bénéfices ont augmenté eux de 9,3%

34:06
Locuteur

en

34:07
Présentateur

parallèle leurs dividendes versés aux actionnaires sont en hausse de 44% quand leurs effectifs en France ont baissé de 20% les décisions qui sont prises dans ces multinationales se font toujours plus en faveur des actionnaires des dividendes engagés par les actionnaires c'est eux qui décident dans les conseils d'administration de ces grandes entreprises et du coup pour avoir le maximum de dividendes qui reviennent vers eux et bien par contre ils rognent à mort sur l'emploi sur ce qui va vers les salaires ou ce qui va vers l'investissement productif donc c'est mauvais pour l'emploi c'est mauvais pour la croissance et je finirai par une chose c'est même mauvais pour l'écologie puisqu'on voit que plus de la moitié de ces entreprises ont aussi augmenté leur gaz à effet de serre des entreprises qui pour certaines comptent pourtant un actionnaire qui devrait être exemplaire l'état il détient par exemple 24% d'ENGIE ENGIE et ses 2300 filiales dont 327 basées dans des paradis fiscaux

35:06
Locuteur

alors

35:06
Présentateur

il y

35:06
Locuteur

a

35:06
Présentateur

beaucoup de choses dans ce reportage on va essayer de reprendre ça dans l'ordre cette question d'abord vit-on dans un monde paradoxal où se côtoient des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres

35:17
Locuteur

enfin

35:18
Invité

en tout cas ça dépend si on regarde à l'échelle de la planète ou on regarde chez nous alors

35:22
Présentateur

allons-y

35:23
Invité

alors si on regarde chez nous on va dire que effectivement je pense qu'il y a eu un accroissement des inégalités qui est assez enfin accroissement en France en tout cas sur les patrimoines sur les patrimoines on le voit il y

35:35
Locuteur

a

35:35
Invité

quand même une accumulation des patrimoines qui a augmenté et c'est vrai que la crise financière a quand même eu des effets assez forts sur le marché du travail à travers la précarité la stagnation des salaires et donc il y a eu plutôt cette différence qui s

35:47
Locuteur

'est

35:47
Invité

faite alors c'est vrai que notre système a permis quand même de résister à travers la redistribution pourtant il est remis en question mais on voit bien qu'il y a quand même cet effet là c

35:53
Locuteur

'est

35:53
Invité

-à

35:53
Locuteur

-dire

35:53
Invité

que la crise n

35:54
Locuteur

'a

35:54
Invité

pas eu les mêmes effets sur les mêmes personnes c

35:55
Locuteur

'est

35:55
Invité

-à

35:55
Locuteur

-dire

35:55
Invité

qu

35:56
Locuteur

'on

35:56
Invité

est à l'origine de

35:56
Locuteur

une

35:56
Invité

crise financière et on voit que les rapports disent que le nombre de milliards d'hier a doublé depuis 2008 or pour une majorité de la population les situations de niveau de vie n'ont pas augmenté voire même diminué et puis on voit qu'on a une précarité qui s

36:07
Locuteur

'est

36:07
Invité

quand même installée dans beaucoup de pays via la concurrence entre les différents pays via les réformes de marché du travail on demande de plus en plus d'être flexibles donc je pense que au fond le ressenti en tout cas des inégalités est évidemment beaucoup plus important

36:19
Locuteur

et

36:19
Présentateur

d'ailleurs on se le disait on ne

36:20
Locuteur

va

36:20
Présentateur

travailler pas de secret avant le début de cette émission on se disait sans doute que ce rapport de l'Oxfam on l'aurait peut-être laissé passer sans en parler il y

36:28
Locuteur

a

36:28
Présentateur

encore quelques mois aujourd'hui la question des inégalités et des fruits de la mondialisation est désormais très prégnante et on l'a vu dans le reportage quand on voit Christine Lagarde qui a organisé les cures d'austérité parfois dans certains pays dire il faut partager les bénéfices de la mondialisation on se dit on a changé de modèle

36:45
Invité

Juste alors oui c'est très intéressant parce que autant Thomas Piketty l'a bien dit depuis un certain nombre d'années avec des travaux qui sont vraiment extrêmement bien faits et extrêmement éclairants là-dessus mais là on voit qu

36:55
Locuteur

'il

36:55
Invité

y a quand même aussi une forme de révolution intellectuelle autour de ça et c'est pour ça que aujourd'hui vous trouvez quand même difficilement des gens pour défendre la théorie du ruissellement c'est-à-dire qu'y compris le FMI fait des travaux pour montrer que ça ne fonctionne pas et que c'est vrai que par contre la problématique des inégalités elle doit se résoudre au niveau mondial et que les pays sont en concurrence donc on a affaire à deux choses c

37:11
Locuteur

'est

37:11
Invité

-à

37:11
Locuteur

-dire

37:11
Invité

qu'on veut réduire les inégalités au niveau mondial

37:13
Locuteur

On veut qui

37:14
Présentateur

?

37:14
Invité

L'ensemble des gouvernements des dirigeants

37:17
Locuteur

Est-ce que c'est le

37:17
Présentateur

cas vraiment

37:17
Locuteur

? Oui je pense que quand vous entendez le FMI

37:20
Invité

la coordination nécessiterait effectivement par exemple d'avoir des bases fiscales taxables à peu près équivalentes dans tous les pays pour éviter une concurrence fiscale et un dumping fiscal qui est dangereux et en même temps individuellement les pays essayent de résister et donc essayent de s'aligner sur le voisin voire le moins-disant et donc vous vous retrouvez avec un accroissement très fort des inégalités et effectivement qu'on regarde les graphiques de Thomas Piketty depuis le début des années 80 on n'a jamais eu atteint un niveau d'inégalités aussi fort mais partout dans le monde

37:42
Présentateur

François Sressot Je pense que le cri d'alarme de Christine Lagarde je pense que c'est aussi un cri d'alarme démocratique c'est-à-dire je pense qu'on en est arrivé à un point où le sentiment d'appauvrissement de la classe moyenne est tel qu'il peut y avoir une menace pour la démocratie c'est-à-dire qu'il y a une véritable révolte et un doute sur la capacité des dirigeants à non seulement les faire progresser mais aussi à réduire les inégalités on a beaucoup dit que la crise des gilets jaunes c'était une réplique de la crise de 2008 c'est-à-dire tout l'appauvrissement qu'a connu la France après la crise de 2008 et le fait que les inégalités s'accroissent et en tout cas que des fortunes prospèrent dans ce climat-là c'est très mauvais et on voit bien que la montée du populisme partout en Europe et même partout dans le monde est aussi traduit ça donc je pense que Christine Lagarde

38:31
Locuteur

le

38:31
Présentateur

dit d'une certaine façon en disant il faut même pour l'intérêt des entreprises il faut qu'elle prenne conscience qu'on ne peut pas il y a quand même une limite à ce creusement

38:43
Locuteur

des inégalités mais

38:44
Présentateur

Emmanuel Macron alors pour l'instant ce sont des discours mais dans ses mots à

38:50
Locuteur

plusieurs reprises

38:51
Présentateur

a expliqué qu'il fallait prendre ses distances avec une forme

38:55
Locuteur

de

38:55
Présentateur

capitalisme financier

38:56
Locuteur

quand

38:56
Présentateur

vous regardez son discours qu'on appelle fondateur sur l'Europe qu'il a prononcé après son élection présidentielle il y avait déjà cet avertissement à l'Europe en disant faites attention les peuples sont en révolte et à juste titre et il faut essayer de bâtir ensemble quelque chose d'une Europe qui soit un peu plus solidaire la difficulté pour lui je pense que c'est une des difficultés de la période c'est qu'il n'arrive pas à trouver de relais en Europe pour porter ce message et à partir du moment où vous n'avez pas votre relais en Europe la France va continuer à baisser son

39:26
Locuteur

taux d'impôt sur les sociétés

39:28
Présentateur

parce que sinon ça sera plus important que l'Allemagne parallèlement vous avez Trump qui lui s'est appuyé sur une base assez populiste mais qui aussi fait une politique fiscale qui consiste à baisser massivement l'impôt des riches et aussi l'impôt des sociétés donc vous êtes quand même dans un environnement de concurrence fiscale exacerbé avec parallèlement la montée d'une volonté de les gens ne supportent plus les injustices alors juste un mot sur ces études à proprement parler celle de l'Oxfam et celle d'Atac dont on a vu dans le reportage on peut peut-être s'y arrêter aussi un instant que les entreprises du CAC 40 auraient fait plus de bénéfices mais auraient payé moins d'impôts je résume comme ça avec une étude qui a été faite vraiment visiblement en détail sur les résultats des entreprises françaises

40:11
Locuteur

ces

40:12
Invité

deux études qu'elles soient celles d'Oxfam ou d'Atac pointent un vrai problème c'est à dire qu

40:15
Locuteur

'on

40:15
Invité

ne

40:16
Locuteur

va

40:16
Invité

pas dire que ce problème n'existe pas il existe après forcément elles grossissent le trait donc elles ont des biais méthodologiques celle d'Atac par exemple on dit que les entreprises françaises payent moins d'impôts mais elles font de moins en moins de revenus de recettes sur le sol français c'est à dire que de plus en plus elles vendent des cosmétiques aux chinois elles vendent des voitures aux anglais elles vendent des produits à l'extérieur des frontières

40:36
Locuteur

de la France je peux vous poser

40:36
Présentateur

une question avant que vous continuez juste pour que ce soit clair dans le reportage on a vu plus 10% de bénéfices moins 6% d'impôts vous dites en clair les bénéfices elles les font à l'étranger

40:45
Invité

alors il y

40:46
Locuteur

a

40:46
Invité

une partie des bénéfices qu'il faut rapatrier de toute façon dans l'assiette française mais il faut bien voir qu'il y

40:50
Locuteur

a

40:50
Invité

des déformations aujourd'hui qui fait que les entreprises françaises deviennent des entreprises mondiales et donc qu'elles gardent leur siège en France est-ce que parce qu'elles gardent leur siège en France on doit les taxer sur toutes les recettes qu'elles font y compris en dehors de France et bien ça pose effectivement des problèmes et ça fait en sorte qu'il

41:04
Locuteur

y a

41:04
Invité

parfois elles se font les mêmes phénomènes que des individus riches c'est à dire que parfois elles changent de domiciliation et on l'a vu récemment avec 3-4 entreprises du CAC 40 qui soit par le jeu des fusions et des acquisitions se sont retrouvées à devenir Suisses à devenir néerlandaise à devenir potentiellement américaine C

41:21
Présentateur

'est l

41:21
Locuteur

'évasion

41:21
Présentateur

fiscale ? Non,

41:22
Invité

c'est qu'elles changent de domiciliation fiscale et l'entreprise qui était autrefois française elle est désormais franco-suisse elle est désormais franco

41:28
Locuteur

-landaise Elle ne fait pas qu'on

41:28
Présentateur

payait plus d'impôts ?

41:29
Locuteur

Ah non, clairement pas ce

41:30
Invité

que je veux dire c'est qu'à la fin l'impact de dire on va les taxer toujours plus y compris sur leurs bénéfices qui ne sont pas réalisés en France ça peut aboutir très concrètement à ce que cette entreprise elle ne soit plus française demain et donc que la défense y compris des usines en France soit plus facile à fermer et ainsi de suite Donc c'est un vrai sujet encore une fois de concurrence fiscale dont on parle depuis le début et de régulation mondiale de la fiscalité Mais

41:50
Locuteur

du coup c'est une spirale

41:51
Présentateur

assez infernale ce que vous êtes en train d'expliquer parce que à ce jeu-là on baisse les impôts de

41:57
Locuteur

tout le

41:57
Invité

monde

41:57
Locuteur

C

41:58
Présentateur

'est ça ? Pour tout le monde vous dites ?

41:59
Invité

Ah bah c'est le jeu de la concurrence fiscale qui aujourd'hui se pose et c'est le problème de l'Europe quelque part c'est que l'Europe on avait créé en partie l'Europe pour être en capacité d'imposer tellement aux entreprises en disant vous avez accès à un marché tellement vaste que si vous voulez vous le fermer vous n

42:12
Locuteur

'allez

42:12
Invité

plus faire de bénéfices Le problème c'est que l'Europe a été incapable de s'adapter à la concurrence fiscale Il y a quand même quelque chose qui est incroyable c'est qu'on soutient l'Irlande pour 35 milliards en 2008 on leur donne un plan de sauvegarde on est incapable dans le contrat de leur forcer à remettre leur taux de taxation sur les entreprises de repasser au-dessus des 15% ou au moins des 20

42:31
Locuteur

% Ils sont à 13

42:32
Présentateur

%

42:32
Invité

On a été incapable de leur repasser à un niveau correct et ça c'est Malte aujourd'hui fait la même chose on peut citer Chypre on peut citer le Luxembourg c'est une honte pour l'Europe

42:39
Présentateur

Mais il y

42:41
Locuteur

a

42:41
Présentateur

l'Europe et puis il y a l'humanité Quand vous voyez ce chiffre-là les 26 milliardaires c'est peu 26 personnes

42:47
Locuteur

c'est une

42:47
Présentateur

salle de classe de CM2

42:48
Locuteur

Vous voyez ce que je veux dire

42:49
Présentateur

? Je voudrais tempérer un petit peu justement parce

42:52
Locuteur

que Allez

42:52
Présentateur

-y Je pense qu'il y a une grosse crise des classes moyennes

42:56
Locuteur

dans

42:56
Présentateur

la vieille Europe et dans les pays développés

42:58
Locuteur

et

42:59
Présentateur

quand on voyait un peu et quand on voit enfin moi je connais assez bien l'Afrique l'Afrique subsaharienne notamment Qui s'appauvrit dit ce rapport

43:05
Locuteur

Qui

43:06
Présentateur

s'appauvrit Pas tant que ça Justement parce qu'il y a le côté comptable et puis vous avez la réalité du terrain

43:11
Locuteur

Et

43:12
Présentateur

qu'est-ce qu'on voit ? La mondialisation qui est très critiquable et qui est très critiquée La mondialisation a quand même des aspects positifs C'est-à-dire que l'éducation la communication tout ça c'est l'effet de la mondialisation Et je peux vous dire que dans des villages lointains du Mali du Sénégal du Côte d'Ivoire du Kenya quand vous étiez il y a 30 ou 40 ans en arrière vous n'aviez pas le même niveau d'études de compréhension même de revenus

43:40
Locuteur

Et

43:41
Présentateur

donc dans ces pays-là il y

43:42
Locuteur

a

43:42
Présentateur

des classes moyennes qui se sont constituées qui n'existaient pas dans le temps

43:46
Locuteur

Des

43:47
Présentateur

villes comme Dakar Abidjan Nairobi Lagos tout ça ce sont des villes qui grouillent d'une classe moyenne qui est en train d'émerger et qui est une grosse consommatrice justement

43:57
Locuteur

Alors

43:58
Présentateur

c'est ça le paradoxe si vous voulez entre les continents pareil pour l'Asie d'ailleurs parce que les pays asiatiques qui sont aujourd'hui des forts consommateurs sur le plan international ces pays asiatiques

44:08
Locuteur

il y

44:09
Présentateur

a 40-50 ans le Vietnam notamment et d'autres c'était des pays qui étaient en état de sous-développement

44:16
Locuteur

Alors vous dites accroissement des

44:17
Présentateur

inégalités c'est difficile de le contester mais augmentation générale

44:21
Locuteur

du niveau de vie Mais évidemment

44:23
Invité

on ne conteste pas le fait que l'ouverture au commerce a bénéficié un certain nombre d'entreprises et notamment de pays le problème c'est la question de la régulation financière et fiscale qui se pose aujourd'hui

44:33
Locuteur

c'est-à-dire que

44:34
Invité

ceux qui payent aujourd'hui quand même assez cher tout ça c'est effectivement les classes moyennes des pays développés c'est-à-dire qu'ils sont mis en concurrence par rapport aux pays qui sont justement moins chers qui sont performants aujourd'hui donc stagnation des salaires comme la fiscalité sur le capital et sur les entreprises a tendance à diminuer parce que ce capital et ces entreprises sont mobiles comme on a dit donc on peut facilement les délocaliser donc la concurrence fiscale joue à plein mais en même temps il faut quand même financer tout ça c'est-à-dire que

44:59
Locuteur

si

44:59
Invité

vous baissez la fiscalité sur le capital et

45:00
Locuteur

sur

45:00
Invité

l'entreprise il faut trouver un moyen de le financer donc en gros vous payez vous augmentez les prélèvements ou vous réduisez

45:05
Locuteur

les services

45:06
Invité

publics ou la dépense publique ou la sphère sociale donc cette question des inégalités c'est pour ça qu'elle est renvoyée beaucoup aujourd'hui n'ont pu développer à la question de la classe moyenne à moins

45:12
Locuteur

et

45:13
Invité

le dernier point les inégalités c'est une vision statique des choses c'est-à-dire qu'elle est à l'instant T en disant on compare beaucoup de statistiques en disant les plus riches versus les moins riches parfois les plus riches ne sont pas les mêmes d'une année sur l'autre et c'est la question de la mobilité qui nous intéresse

45:24
Locuteur

sur les 26

45:24
Présentateur

là ils sont souvent

45:25
Locuteur

dans le parmaresse c'est les mêmes

45:26
Invité

mais la question de la mobilité nous intéresse c'est-à-dire qu'on peut naître pauvre mais est-ce qu'on peut devenir riche ou est-ce que ces enfants peuvent devenir riches et ce qu'on voit malheureusement c'est que d'une part effectivement le gap le fossé se creuse entre les deux mais qu'en plus on a de plus en plus de mal à pouvoir un jour accéder aux classes supérieures tout simplement parce que l'éducation se concentre les opportunités éducatives se concentrent dans les grandes métropoles pour accéder à l'éducation il faut payer aujourd'hui de plus en plus en tout cas dans le modèle américain et donc ça fait que même la possibilité d'être riche qui est quand même quelque chose qui permet de supporter d'être pauvre en tout cas c'est quelque chose dans l'imaginaire des classes moyennes

46:02
Locuteur

on

46:02
Invité

parlait des classes moyennes émergentes aujourd'hui par exemple quelqu'un part pour rejoindre un bidonville dans une grande métropole d'un pays émergent c'est parce qu'il accepte de faire ce sacrifice parce qu'il pense que ses enfants auront une meilleure éducation et auront une meilleure perspective de vie aujourd'hui cette promesse là dans les classes moyennes occidentales a été complètement écrasée

46:19
Locuteur

alors

46:20
Présentateur

faute d'accord au niveau européen on a parlé un petit peu de l'Europe la France a décidé d'agir seule et d'imposer une taxe aux géants du numérique la taxe GAFA en vigueur depuis le 1er janvier devrait rapporter 500 millions d'euros un geste symbolique mais aussi un combat politique à la veille des européennes Pierre-Milé Bélando Mathieu Lignot avec Maxime Logier

46:42
Locuteur

Et

46:43
Invité

si pour les géants du numérique

46:45
Locuteur

c

46:45
Invité

'était la fin d'une époque

46:47
Locuteur

celle

46:47
Invité

d'une fiscalité plutôt avantageuse ceux que l'on surnomme les GAFA pour Google, Apple, Facebook et Amazon vont voir leurs impôts en France augmenter à compter de cette année

46:58
Locuteur

car

46:59
Invité

selon le gouvernement

47:00
Locuteur

il

47:02
Invité

y a urgence

47:03
Locuteur

C

47:04
Invité

'est un objectif de justice personne ne peut accepter que les géants du numérique soient taxés 14 points de moins que les entreprises françaises en particulier que nos PME et c'est aussi un objectif d'efficacité fiscale

47:16
Locuteur

Ainsi en

47:18
Invité

2017

47:18
Locuteur

les

47:19
Invité

GAFA n'étaient imposés qu'à 9% de leurs bénéfices contre 23% en moyenne pour les PME

47:26
Locuteur

pour

47:26
Invité

résoudre ce déséquilibre Bercy a un plan

47:29
Locuteur

Toutes

47:30
Invité

les entreprises avec des recettes supérieures à 750 millions d'euros au niveau mondial dont 25 millions d'euros en France seront taxées jusqu'à 5% maximum sur leur chiffre d'affaires

47:42
Locuteur

Voilà

47:43
Invité

qui pourrait apporter 500 millions d'euros à l'Etat Sauf qu'aujourd'hui s'ils sont aussi peu taxés c'est que les GAFA pratiquent l'optimisation fiscale

47:53
Locuteur

Apple

47:54
Invité

par exemple envoie une partie de ses recettes en Irlande Vous faites 10 euros de revenus en France et votre siège qui est basé en Irlande vous facture des frais de fonctionnement

48:05
Locuteur

à

48:05
Invité

8 euros

48:07
Locuteur

Donc

48:07
Invité

finalement il ne vous reste que 2 euros de bénéfices en France et tous les revenus vont finalement en Irlande Et là par contre les 8 euros en Irlande sont imposés à un taux très très faible

48:16
Locuteur

En

48:17
Invité

France on impose seulement 2 euros au lieu des 10 qui ont été gagnés Alors pour en finir avec ces pratiques il faudrait qu'en Europe tout le monde joue le jeu Certains pays sont d'ores et déjà sur la même longueur d'onde que la France Le Royaume-Uni entend taxer les GAFA d'ici 2020 l'Autriche également

48:34
Locuteur

Sauf

48:35
Invité

qu'en face

48:36
Locuteur

d

48:36
Invité

'autres Etats bloquent

48:37
Locuteur

L

48:38
Invité

'Irlande le Danemark ou la Suède s'y sont clairement opposés

48:42
Locuteur

C

48:43
Invité

'est pourquoi Bruno Le Maire en annonçant une taxe GAFA à la française passe à l'offensive et met la pression sur le reste de l'Union Européenne

48:51
Locuteur

avec

48:52
Invité

en parallèle une mission convaincre les indécis

48:57
Locuteur

Nous

48:57
Invité

avons fait une offre de compromis en décembre avec l'Allemagne

49:00
Locuteur

et

49:01
Invité

je suis convaincu qu'un accord est maintenant à portée de main

49:03
Locuteur

d

49:03
Invité

'ici à la fin mars

49:04
Locuteur

A

49:05
Invité

quelques mois des élections européennes

49:06
Locuteur

nos

49:07
Invité

citoyens ne comprendraient pas que nous renoncions

49:11
Locuteur

L

49:12
Invité

'Allemagne un poids lourd européen qui reste à convaincre

49:15
Locuteur

Berlin

49:16
Invité

craint qu'instaurer cette taxe ait de lourdes répercussions économiques

49:21
Locuteur

Je

49:21
Présentateur

pense que les mesures de rétorsion elles peuvent surtout venir de la part des Etats-Unis et c'est notamment ce que craint l'Allemagne que ce soit en fait finalement cette taxe GAFA elle soit perçue comme une mesure de protection du marché européen qui ait des répercussions sur l'Allemagne notamment par rapport aux droits de douane que craint beaucoup le secteur automobile allemand

49:42
Invité

Prochaines étapes pour la taxe GAFA made in France

49:45
Locuteur

Une

49:46
Invité

présentation en conseil des ministres d'ici fin février avant que le projet de loi ne soit soumis au Parlement

49:53
Locuteur

Et

49:53
Présentateur

cette question la future taxe GAFA est-elle accueillie positivement par les gilets jaunes On disait tout à l'heure Française Fréciose vous disiez il

50:00
Locuteur

n

50:00
Présentateur

'y

50:00
Locuteur

a

50:00
Présentateur

pas eu de revendication contre les grands patrons des grandes entreprises est-ce qu'il y

50:04
Locuteur

a

50:04
Présentateur

eu quand même dans ce que vous avez entendu dans les cortèges

50:07
Locuteur

Je n'ai pas entendu un grand enthousiasme là-dessus Moi non plus je

50:10
Présentateur

n

50:10
Locuteur

'ai

50:10
Présentateur

pas entendu Sincèrement la revendication des gilets jaunes au premier comme ça brutalement c'est il faut que l'État redistribue mieux l'argent Voilà c'est

50:21
Locuteur

ça Ce

50:21
Présentateur

n'est pas les GAFA Alors l'État évidemment comme

50:24
Locuteur

on

50:25
Présentateur

est endetté jusqu'au coup si effectivement les GAFA pouvaient contribuer un peu

50:30
Locuteur

et

50:30
Présentateur

mettre un peu d'argent dans nos caisses ça serait bien 500 millions dit le gouvernement

50:33
Locuteur

Oui

50:34
Présentateur

mais bon est-ce que ça va être jouable est-ce que ça sera faisable est-ce que les GAFA vont pas enfin j'en sais rien le rapport de force n

50:39
Locuteur

'est

50:39
Présentateur

quand même pas en notre faveur

50:41
Locuteur

pas

50:41
Présentateur

beaucoup mais la revendication des gilets jaunes c'est plutôt vis-à-vis de la puissance publique et du gouvernement

50:48
Invité

en l'occurrence redistribuer mieux l'argent Le concept quand même de justice fiscale il joue à plein là normalement c'est-à

50:55
Locuteur

-dire

50:55
Invité

que les grands groupes les entreprises les plus puissantes de la planète payent quasiment pas d'impôts parce que l'Europe n'est pas capable de s'entendre sur justement une fiscalité commune donc ces grands groupes ont bien compris les faiblesses de l'Europe

51:10
Locuteur

donc ils vont en

51:11
Présentateur

Irlande

51:11
Invité

donc ils vont en Irlande et en plus l'Irlande a un taux bas mais en plus ils font des rescrits fiscaux c'est-à-dire qu'ils payent même pas le taux d'impôt sur les sociétés irlandais qui est déjà très bas

51:19
Locuteur

et

51:19
Invité

donc ça pour moi politiquement c'est une bombe c'est-à-dire que la question d'une Europe qui protège une Europe dans laquelle il

51:25
Locuteur

y

51:25
Invité

a une justice fiscale dans laquelle effectivement on est capable de s'entendre et bien en fait vous voyez que et pourtant l'Europe peut faire des choses mais là sur ces questions-là il faut une décision à l'unanimité

51:35
Locuteur

et

51:35
Invité

donc comme l'Irlande a beaucoup à perdre l'Irlande n'ira jamais et donc qu'est-ce que vous faites ? Vous êtes obligés de prendre une décision alors effectivement on peut saluer le gouvernement français en tout cas d'aller de

51:44
Locuteur

l

51:44
Invité

'avant là-dessus mais votre décision elle ne peut pas aller bien loin parce que vous êtes quand même toujours face à ce problème-là si les autres ne le font pas on a toujours la peur effectivement On

51:52
Locuteur

est les premiers à bouger là

51:53
Présentateur

-dessus ou est-ce que d'autres

51:53
Locuteur

pays européens l'ont fait

51:55
Invité

? Je sais qu'il me semble que le gouvernement apportait quand même ce projet faisait partie justement des leaders sur cette question-là on peut penser que ça aurait été justement en plus avant les Européens quelque chose qui pouvait montrer que l'Europe était capable d'avancer sur les questions fiscales et même là-dessus on n

52:09
Locuteur

'a

52:09
Invité

pas été capable donc ça c'est très très inquiétant

52:11
Présentateur

Mais les Allemands notamment il y en a d'autres ont calé Oui et c'est vrai que politiquement je pense que ça c'est vraiment la désillusion d'Emmanuel Macron qui comptait vraiment sur le coup franco-allemand pour relancer et pour aussi changer un peu en fait l'ADN de l'Europe et en faire quelque chose d'une Europe plus protectrice et en fait le raisonnement allemand c'est de dire si jamais on fait cette taxe on risque d'avoir une rétorsion de la part des Etats-Unis sur notre industrie automobile c'est pour vous montrer toute l'interférence c'est-à-dire l'interdépendance de toutes les économies et c'est vrai que le fait de ne pas avoir été capable avant les Européennes d'accoucher d'une décision commune de la part de l'Europe qui aurait pu être l'étendard des progressistes en disant voilà on arrive à faire bouger les choses c'est un énorme échec et le fait que le gouvernement français y aille seul c'est aussi un fait politique c'est-à-dire de dire on ne

53:03
Locuteur

va

53:03
Présentateur

plus attendre si on ne peut plus l'échanger on va essayer de le faire nous-mêmes quitte à ce que ce soit alors l'avantage c'est qu'il y a plusieurs pays qui sont en train de réfléchir à ça y compris la Grande-Bretagne donc on n'est pas complètement seul mais ça aurait été quand même infiniment plus spectaculaire et plus efficace que l'Europe le fasse Et Pierre Moscovici commissaire européen dit mais puisqu'on n'y arrive pas il faut changer les règles c'est-à-dire changer les règles d'unanimité pour modifier la fiscalité européenne mais le problème c'est qu'il faut l'unanimité pour en

53:32
Locuteur

finir avec l'unanimité

53:34
Présentateur

c'est un échec de l'Europe vous êtes d'accord avec ça ? Oui

53:37
Invité

c'est vraiment le problème de la fiscalité et le problème numéro un de l'Europe et la désillusion d'Emmanuel Macron face aux Allemands commence à durer c'est-à-dire qu'on s'attendait à ce que l'année 2018 soit vraiment l'année de la relance de l'Union Européenne avec l'élection d'Emmanuel Macron en 2017-2018 avec l'élection d'Emmanuel Macron et d'Angela Merkel au final la constitution extrêmement longue de ce gouvernement l'absence d'avancée sur le budget européen et puis au final la taxe GAFA Tout

54:03
Présentateur

ce qu'on a dit sur la lutte d'une certaine manière contre les inégalités qui est comme vous l'avez très bien dit demandé par les peuples au bout de ce creusement des inégalités qu'on a constaté depuis le début de l'émission là-dessus on était tous d'accord est-ce que ça ça peut être un projet européen ? Vous voyez ce que je veux dire ? Est-ce que c'est une des notions qui sont partagées à l'échelle européenne ou ça reste un grand marché concurrentiel

54:25
Locuteur

? Ça reste un marché

54:26
Présentateur

concurrentiel et vous aurez du mal Regardez il y a un sujet dont on parle quasiment pas mais qui a quand même été au cœur du débat européen et qui est réel c'est celui des travailleurs détachés qui opposent les pays de départ qui sont souvent les pays d'Europe centrale qui sont dans l'Europe et puis les pays d'accueil il ne

54:44
Locuteur

faut

54:44
Présentateur

pas oublier que le Brexit

54:46
Locuteur

a

54:47
Présentateur

été en partie alimenté non pas par l'immigration venant hors des frontières de l'Europe mais de cette immigration qui venait de Pologne de Hongrie d'Europe centrale donc c'est même à l'intérieur de l'Europe vous voyez que donc on a beaucoup de mal beaucoup de mal à trouver des sujets qui justement qui seraient protecteurs si vous voulez pour tout le monde puisque on est tous dans des situations très différentes

55:13
Invité

Juste pour ajouter un tout petit mot en fait tout ce dont on parle depuis tout à l'heure c'est

55:17
Locuteur

-à

55:17
Invité

-dire les inégalités territoriales les inégalités tout court la taxation EGAFA appartiennent à une chose c'est que notre mode de production a changé on était sur un mode de production industrielle on est passé vers les services donc la valeur est immatérielle on ne peut pas l'attraper on ne

55:30
Locuteur

peut

55:30
Invité

pas la taxer comme dans une usine auparavant et les rendements d'échelle sont croissants c'est-à-dire que si je sors un logiciel je ne

55:36
Locuteur

peux

55:36
Invité

pas je vais le vendre non pas à une personne et donc les rendements d'échelle sont croissants ça amène à deux choses c'est que la richesse se concentre elle se concentre chez les individus donc il

55:45
Locuteur

y a

55:45
Invité

des gens qui sont payés aujourd'hui une fortune parce qu'ils vont être un influenceur Instagram qui va être capable de vendre un produit à des millions d'exemplaires elle se concentre dans les entreprises donc il

55:52
Locuteur

y a

55:52
Invité

des entreprises comme Facebook, Google qui valent des milliards de dollars elle se concentre dans les villes et dans les territoires et donc en fait cette nouvelle économie ce nouveau mode de production aujourd'hui et les états et les régulateurs et les peuples ont du mal à l'appréhender ont du mal à la comprendre et elle a abouti quand elle a eu lieu à la deuxième révolution industrielle à quelque chose Alexandra Cortez le disait c'est que ça a abouti au New Deal et donc à quelque chose d'absolument radical dans le changement des politiques publiques et aujourd'hui malheureusement on a un problème énorme devant nous et on essaye de le prendre en faisant des toutes petites évolutions alors qu'il faut le prendre de manière radicale

56:27
Locuteur

et

56:28
Présentateur

nous revenons maintenant à vos questions comment les 26 plus grosses fortunes dépensent-elles leur argent ? est

56:39
Locuteur

-ce que

56:39
Présentateur

ce sont des philanthropes

56:41
Locuteur

?

56:41
Présentateur

il y en

56:41
Locuteur

a

56:41
Présentateur

quelques-uns Bill Gates en

56:43
Locuteur

est-ce oui

56:43
Présentateur

c'est connu Warren Buffett enfin chez les américains c'est quelque chose qui est très assez développé un peu moins sans doute mais il y a aussi parce qu'il y a aussi des instruments de droit qui sont et fiscaux qui sont moins intéressants

56:57
Locuteur

une

56:57
Invité

partie de cette fortune n'est pas liquide c'est-à-dire que par exemple pour Jeff Bezos il est propriétaire d'une partie de l'entreprise Amazon donc sa fortune il retire un petit peu d'argent mais il ne

57:06
Locuteur

peut

57:06
Invité

pas la vendre tout d'un coup et solder sa participation elle est liée à son entreprise et à l'entreprise qu'il

57:10
Locuteur

développe oui c'est

57:11
Présentateur

pas 176 milliards sur un compte en banque

57:13
Invité

non c'est 176 milliards qui est lié à la valeur d'Amazon et donc quand elle monte ça monte quand ça descend ça descend aussi et il est lié à cette entreprise dont il est le président et le fondateur

57:21
Locuteur

quel

57:21
Présentateur

est le profil des entreprises étrangères attirées par la France

57:25
Locuteur

?

57:26
Présentateur

Robert Ribaton

57:28
Invité

celles qui travaillent beaucoup dans les services celles qui travaillent beaucoup sur la recherche et développement la France a ce qu'on appelle le crédit impôt recherche ce

57:34
Locuteur

qui

57:34
Invité

fait que pour chaque euro que vous dépensez dans la recherche et développement on vous rembourse 30 centimes donc c'est extrêmement attractif donc ces entreprises encore une fois qui vont plutôt se localiser dans les zones métropolitaines

57:44
Présentateur

donc on rappelle ce qu'on disait en début d'émission que le mot d'ordre de ce rassemblement à Versailles de la part du gouvernement c'était de dire on va encourager les investisseurs à aller dans les zones périurbaines toutes ces villes qu'on a vu se soulever dans les ronds-points et ça vous nous avez expliqué que c'était assez illusoire pourquoi les entreprises donnent-elles tant d'argent aux actionnaires

58:05
Locuteur

?

58:05
Invité

je pense que c'est pareil c'est qu'on voit que c'est aussi un domaine extrêmement concurrentiel la finance et donc pour des objectifs de rentabilité effectivement vous avez différentes façons de faire c'est redistribuer soit une partie des profits sous forme de dividendes soit même racheter des actions

58:19
Locuteur

et

58:20
Invité

de façon à augmenter la rentabilité de votre action et donc être plus attractif

58:24
Locuteur

vis

58:25
Invité

-à-vis du cours et en tout cas de l'entreprise donc c'est vrai que vous vous retrouvez face à ça d'ailleurs le CAC 40 je crois que les dividendes ont atteint des records en 2018

58:34
Locuteur

et

58:34
Invité

c'est vrai que en plus les capitaux ne sont pas forcément détenus par des résidents en France donc il y a aussi le fait que une partie de ces dividendes peuvent aller à

58:43
Locuteur

l

58:43
Invité

'extérieur comme nous aussi on possède des entreprises à l'extérieur qui sont vous

58:46
Locuteur

voyez bien ce que

58:46
Présentateur

suggère cette question aussi

58:48
Locuteur

c'est toutes ces

58:48
Présentateur

entreprises dont

58:49
Locuteur

on nous

58:50
Présentateur

dit qu'elles suppriment des emplois et que du coup ce sont parfois des drames locaux vous parlez des industrialisations avec des actionnaires qui parfois

58:59
Locuteur

s'en

59:00
Présentateur

sortent mieux et bien souvent

59:01
Locuteur

avec

59:01
Invité

un risque en fait derrière ça c'est que d'avoir une logique assez court-termiste c'est-à-dire que effectivement un objectif a pour objectif d'être rentable son objectif c'est pas faire forcément du social donc la rentabilité elle est importante c'est vrai que surtout sur ces multinationales on voit qu'il y a besoin d'être effectivement d'avoir une valorisation de l'action et donc cette question notamment de la finance et de l'attractivité et de cette concurrence et le fait que des dividendes importants peuvent se faire aussi au détriment d'investissement pose ces questions-là c'est qu'une fois de plus tout ça est très mobile va très vite et le politique court un peu derrière tout ça le plus gros actionnaire américain ce sont des fonds de pension des retraités donc comme vous avez vraiment aujourd'hui il

59:39
Locuteur

y a

59:39
Invité

de plus en plus de retraités il y a moins d'actifs il faut servir du 8% du 10% du 15% de rendement quand un fonds de pension de retraite vient vous voir et vous dit moi je veux 15% pour rentrer dans votre fonds 15% c'est énorme ça veut dire qu'il faut fermer des entreprises ça

59:51
Locuteur

sert les retraités c'est ça que vous m'expliquez derrière il n'y a

59:53
Invité

pas qu'un actionnaire sans visage la

59:55
Locuteur

finance

59:55
Invité

apatride comme on l'entend souvent derrière il y a

59:57
Locuteur

parfois

59:57
Invité

des retraités américains beaucoup des retraités canadiens et

1:00:00
Locuteur

des retraités

1:00:01
Présentateur

français

1:00:01
Locuteur

?

1:00:01
Invité

il

1:00:02
Locuteur

y

1:00:02
Invité

a une partie oui il y a la GERC-ARCO pas beaucoup se

1:00:06
Locuteur

dirige-t-on vers la

1:00:06
Présentateur

généralisation de la révolte des pauvres dans les pays riches se dirige-t-on vers la généralisation de la révolte des pauvres dans les pays riches vous

1:00:15
Locuteur

avez

1:00:15
Présentateur

parlé

1:00:18
Locuteur

je voudrais quand même faire

1:00:19
Présentateur

des distinctions parce qu'on dit les pauvres

1:00:21
Locuteur

il

1:00:22
Présentateur

y

1:00:22
Locuteur

a

1:00:22
Présentateur

pauvres des gens qui vivent sous le minimum vital il y en a en Europe il y en a beaucoup et

1:00:28
Locuteur

malheureusement

1:00:28
Présentateur

ça se paupérise beaucoup dans les pays occidentaux il y en a mais la révolte des gilets jaunes c'est pas celle-là la révolte des gilets jaunes c'est les gens qui

1:00:36
Locuteur

arrivent

1:00:38
Présentateur

à vivre avec ce qu'ils gagnent regardez il y a un sujet qui est quasiment pas à l'ordre du jour c'est le chômage

1:00:44
Locuteur

c

1:00:45
Présentateur

'est incroyable on a 9%

1:00:46
Locuteur

de chômage qui

1:00:47
Présentateur

étaient sur les ronds-points c'est ça ? pas que ça il

1:00:50
Locuteur

y a aussi celle des retraités mais il

1:00:52
Présentateur

y a aussi sans doute des chômeurs bien évidemment mais ce sont des gens qui classe moyenne entrée de classe moyenne et qui tirent le diable

1:01:01
Locuteur

par la queue pour s'en sortir il y a

1:01:03
Présentateur

quand même une fragilité des démocraties c'est à dire que il y a une déprime très forte il y a une on ne croit plus en l'avenir et il y a vraiment un doute sur l'ascenseur social qui est complètement bloqué et ça à partir du moment où l'ascenseur social est bloqué vous avez automatiquement une démocratie fragilité parce que c'est quand même le cœur de la population et donc vous ne pouvez pas vivre

1:01:25
Locuteur

avec un cœur absolument notamment en Europe en Allemagne

1:01:29
Présentateur

désenchanté à ce point là en Allemagne on dit qu'ils ont plein emploi par exemple mais il faut savoir qu'une grande partie de ces emplois là ce sont des emplois à très faible revenu très très faible revenu qui atteignent même pas 1000 euros à quand une vraie taxe sur les transactions financières ça c'est aussi une vieille histoire

1:01:44
Locuteur

c'est une vieille

1:01:45
Invité

histoire c'est pareil il faut avoir une vision quand même assez commune pour mettre en place ce genre de dispositif donc à chaque fois il y a des idées comme ça qui circulent sur la fiscalité parce

1:01:55
Locuteur

qu'on n'arrive pas

1:01:56
Présentateur

à mettre en place

1:01:56
Invité

et la patronne du FMI le dit bien on a besoin de réduire les inégalités il faut mieux coordonner donner de la mobilité sociale mieux fiscaliser le capital et effectivement avoir des bases communes taxables mais cette question se pose toujours de toute façon de trouver des solutions communes quand individuellement vous voyez bien que vous êtes confronté à la concurrence du voisin donc à chaque fois il y

1:02:17
Locuteur

a

1:02:17
Invité

le problème de la régulation mondiale et le quotidien de la souveraineté c'est à dire un pays va prendre des décisions en disant je défends aussi mes intérêts propres elle existe en France il y

1:02:26
Locuteur

a

1:02:26
Invité

une taxe sur les transactions financières qui a été redescendue par le gouvernement d'Emmanuel Macron mais qui a été instaurée sous

1:02:30
Locuteur

François Hollande et

1:02:31
Invité

qui est toujours là qui est

1:02:32
Locuteur

à 0,05

1:02:33
Invité

%

1:02:34
Locuteur

qui avait été mise

1:02:35
Présentateur

en place par

1:02:35
Locuteur

le

1:02:36
Invité

gouvernement Hollande

1:02:37
Locuteur

sommes

1:02:37
Présentateur

-nous vraiment sortis de la crise de 2008

1:02:39
Locuteur

?

1:02:40
Invité

alors moi juste là-dessus c'est très intéressant parce que moi je pense qu'on est en plein héritage de la crise de 2008

1:02:44
Locuteur

c

1:02:45
Invité

'est à dire tout ça est une longue séquence avec d'abord bascule sur les déficits il a fallu résorber les déficits en même temps faire de la compétitivité et donc ce qui s'est passé c'est qu'en fait le pouvoir d'achat des ménages a quand même beaucoup décliné et qu'en gros les prélèvements sur les ménages ont beaucoup augmenté il a fallu financer la réduction des déficits et la compétitivité d'entreprise et aujourd'hui en fait en 2018 le fait que le gouvernement en tout cas a pris ses décisions d'abord sur l'ISF a fait à mon avis déborder le vase

1:03:10
Locuteur

très

1:03:10
Présentateur

vite que fait-on pour faire revenir les usines en France et créer des emplois on joue sur la fiscalité

1:03:15
Locuteur

on

1:03:16
Invité

ne les fera pas revenir on

1:03:16
Locuteur

ne les fera pas revenir

1:03:17
Présentateur

merci pour cette note d'optimisme c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25 on se retrouve demain 17h50 pour un nouveau C'est

1:03:26
Locuteur

dans

1:03:26
Présentateur

l'air je vous rappelle que vous pouvez retrouver C'est dans l'air on peut écouter C'est dans l'air désormais en podcast tout de suite c'est à vous belle soirée sur France 5 Sous

1:03:32
Locuteur

-titrage ST' 501