« On fait le maximum d’efforts pour baisser la dépense publique », insiste Jean-François Husson
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-Françoison. Bonjour. Alors la majorité de droite et du centre du du Sénat a fait ses propositions à François Baïot pour le budget 2026.
Alors selon certains journaux, on parle d'une enveloppe d'économie proposée par les sénateurs de à 50 milliards d'euros. Est-ce que vous confirmez ce chiffre ? Non de non de 30 à 50 milliards d'euros.
D'abord c'est un travail qui va au-delà de la majorité historique. C'est ce qu'on va appeler le socle commun au Sénat. C'est près de 250 sénatrices et sénateurs.
On a travaillé pendant près de 2 mois. La phase 1, les baisser les dépenses publiques. Travail prioritaire sur la baisse des dépenses publiques et effectivement on fait un certain nombre de propositions. une contribution que l'on a livré lundi avec le président du Sénat Gérard Larchet, Ellisabeth Doanau rapporteur de la communaffaires sociales et Philippe Mouiller également présent de cette commission pour proposer des pistes de solution et l'évaluation à laquelle on arrive c'est en 2026 on peut imaginer en économie de 30 milliards d'euros à davantage avec un maximum plutôt en 27 voilà qui pourrait donner je parle bien d'économie parce que les Français ils n'en peuvent plus un certain nombre de considérer que on leur demande plus d'impôts, plus de taxes.
La créativité fiscale est sans born sans limite. D'abord proposition passe d'impôt d'abord non phase 1, on travaille prioritairement comment baisser le niveau des dépenses publiques. Justement dans cette phase 1, dans vos propositions, est-ce qu'il y a bien l'idée d'une année blanche d'un gel des dépenses publiques de prestation sociale et à quel niveau ?
Les pr la le gel des des prestations sociales, Elisabeth Dau lui vient de l'indiquer, c'est une économie sur le budget des dépenses sociales de de 5 milliards. Nous sur le budget de l'État, si on prend les missions budgétaires de 2025, on les garde en 2026, sauf pour la défense, pour la dette, puisqu'on a pour plus cher et pour la contribution à l'Union européenne qui nous a beaucoup aidé. le montant augmente.
Sur le reste, si on est à euros constant, on économiserait de l'ordre de 10 milliards d'euros. C'est un élément de proposition qui présente au moins l'avantage, c'est de proposer à tout le monde de prendre sa part. Autre élément de proposition pour faire des économies, est-ce qu'il y a bien l'idée de ne pas remplacer certains fonctionnaires qui partiraient à la retraite finalement cette vieille recette sarcoziste ?
Non, c'est pas une vieille recette. C'est pas une vieille recette et le sujet est trop sérieux. Euh ça a été utilisé il y a longtemps par Nicolas Sarkozi.
Oui, mais la situation a grandement changé. Aujourd'hui, les Français qui vont partir à la retraite, ce sont des générations, où il y avait plus de 800000 naissances. Celle qui arrive aujourd'hui, c'est de l'ordre de 700000.
Donc, on est entre 840000, on a 150000 entrées de moins. On a évidemment davantage de retraités. L'idée, c'est de se dire l'année dernière en 2024, on a payé 6,7 milliards de dépenses en plus.
C'est 6700 fonctionnaires, c'est près de 7 % d'augmentation. Il y a il y a besoin d'arrêter parce qu'en plus il y a un enchevêtrement de compétences. Raison pour laquelle on propose également de suivre le rapport de Boris Ravignon qui dit que si on simplifie l'enchevêtrement des compétences entre les collectivités elles-mêmes et l'État, on peut économiser jusqu'à 7,5 milliards d'euros.
C'est énorme. Le dire et l'écrire, c'est bien. Agir, c'est mieux.
Et ben moi, je veux faire partie de celles et ceux qui disent maintenant on s'y met, on entend ce que les Français nous demandent et on va essayer de faire mieux de service public parce que c'est important, c'est indispensable. Notre responsabilité par rapport aux générations qui arrivent, c'est d'être au rendez-vous et de ne pas leur charger le sac à dos de manière trop lourde. Et alors, comment vos propositions d'économie ont été accueillies par le Premier ministre ? avec beaucoup d'intérêt, un premier ministre visiblement, je le dis, déterminé euh qui euh a conscience et il l'a dit, d'abord de porter ce débat depuis euh longtemps et de se dire qu'il ne faut plus reculer.
Donc, vous ne sentez pas désaccord sur ce que vous proposez. Il a il n'y a aucun aucun chiffre, aucune donnée euh n'a été remise en question. d'abord, c'est les données de l'État et le Premier ministre a été encore plus attentif au jeu de l'équilibre entre arrêter d'être aveugle et irresponsable par rapport aux générations qui nous suivent parce que euh l'impuissance devant demain devant la dette, l'impuissance devant l'enjeu écologique et l'impuissance qui serait la nôre devant toute autre crise nous mettre devant une responsabilité, c'est de faire face et de redresser les comptes nos comptes publics parce que c'est les comptes de tous les Français.
Alors, au sein de la majorité sénatoriale, on entend les centristes demander quand même une hausse d'impôts pour les plus aisés, un signe de justice sociale, notamment un signe envers les socialistes. Est-ce qu'on peut quand même y réfléchir au sein des sénateurs les républicains ? Mais ça c'est le débat d'après.
Écoutez, non mais on est on est nous on dit une chose, on fait le maximum d'efforts pour baisser la dépense publique. Après, on va voir, il y a on a du temps, hein. Enfin, je vous rappelle que l'année dernière, les Jeux Olympiques débutaient même pas.
Et donc, moi je veux pas euh pourrir l'été des Français. Un, il faut leur envoyer. On a entendu le message de baisser la dépense public.
Deux, nous avons derrière deux autres temps. Si on narrive pas avoir suffisamment d'économie, quelle recette ? Bah, ce sera il y aura un débat qui évidemment va traverser la majorité, le socle communité.
Et puis il y a d'autres moyens d'avoir des recettes nouvelles, mais on fera nos propositions, rassurez-vous, on y travaille déjà. [Musique]
Jean-françois Husson