Ruffin répond et témoignage du "magrhébin" du train de la BD !💣C'est la fin pour Ruffin ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Invité politiqueFait
« plein de planches sont sorties sur cette BD transpirant des euh clichés racistes, transpirant un egotrip absolu »
- 2:14Invité politiqueFait
« C'est Serge qui après des petits boulot fait sa dernière tournée de livraison du courrier Picard. »
- 2:56Invité politiqueFait
« Mon fils a déjà fait ses valise, il a un diplôme d'ingénieur mais il dit "La France, elle ne veut plus de moi." »
- 3:37Invité politiqueFait
« le racisme d'agents de la sûreté ferroviaire qui tutoie, qui jette un billet à terre, qui menace une passagère noire de la faire descendre »
- 5:04Invité politiqueFait
« J'en suis navré pour les personnes que j'ai blessé. En vrai, je me suis assis en face de lui et nous avons discuté à égalité. »
- 6:30Invité politiqueFait
« 30 ans que tu n'as pas évolué sur cet antiracisme parce que c'est un sujet qui ne t'intéresse pas. »
- 7:57Invité politiqueFait
« il essaie de faire un en même temps. Et pour ça bah faut dénoncer le racisme mais pas trop fort, pas trop violemment. »
- 10:42Invité politiqueFait
« Et sur la tribune, sur l'islamophobie, je c'est pas mon truc, vous savez. »
- 12:37Invité politiquePromesse
« un service d'accueil pour les personnes immigrées avec systématiquement apprentissage de la langue, accès au logement, droit une formation et du travail pour tous. »
- 13:19Invité politiquePromesse
« Que soit instaurer un statut des travailleuses et travailleurs essentiels avec salaire, horaire, carrière dans les métropoles »
- 16:41Invité politiqueFait
« la femme qui était interpellée, elle était pas en train de s'énerver outre mesure. Elle comprenait pas, c'est pas sa langue »
- 17:22Invité politiqueFait
« Et donc bah ça donne l'image de finalement si elle s'était un peu mieux comportée, peut-être que la situation ne se serait pas aussi envenimée. »
- 18:04Invité politiqueFait
« Peut-être que comme il avait une barbe, François Ruffin s'est imaginé que c'était un arabe ou en tout cas un musulman »
Temps de parole
- François Ruffin100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour et bienvenue sur cette nouvelle vidéo. Aujourd'hui, on va parler de François Ruffin et de sa catastrophe, la BD Picard Splender qui devait être le grand événement de sa campagne, le moteur qui allait propulser sa candidature à la présidentielle et qui s'est avéré être une catastrophe politique comme rarement vu un vrai suicide politique. François Ruffin était silencieux jusqu'à présent. pendant des jours, il n'a pas répondu. Là, enfin, il répond et on va découvrir que sa réponse est éclatée au sol. Et en plus, le drama ne s'arrête pas et même rebondit puisque entre-temps, certains ont retrouvé le Magrébin du train qui va nous livrer un témoignage à Cablon.
et on est au point de se demander qu'est-ce qu'on va encore découvrir sur cette BD et comment François Ruffin peut se sortir de tout ça. Comment il peut survivre à cette polémique et comment il pourrait aller au bout de sa candidature. Pour moi, cette censé être une fin de game. Mais la politique est toujours pleine de surprises. On va voir comment ça va se développer. En attendant, n'hésitez pas à soutenir mon travail en boostant la vidéo, la partageant, laissant un pouce bleu, un commentaire, actionner la cloche en vous abonnant. Je vous en remercie bien. Alors la BD Picard Splender qui était censé représenter les fractures de la France et la vision qu' François a RF fin de ces fracture.
Malheureusement bah plein de planches sont sorties sur cette BD transpirant des euh clichés racistes, transpirant un egotrip absolu et donc forcément cliché raciste plus gotrip. Bah, c'est le syndrome du sauveur blanc et plein donc voilà comme ça de critiques qui ont été fait sur cette BD mettant aussi en parallèle bah tout le passé de François Ruffin extrêmement faible sur la lutte antiraciste et même extrêmement critique sur cette lutte antiraciste notamment auprès de la France insoumise.
Et après des jours de le silence où il y avait juste ces militants qui essayaient de défendre la BD en disant qu'il y a aucun problème, finalement François Ruffin sort du bois, sort du silence pour s'excuser en partie et pour dire "Oui, il y avait un problème mais vous allez voir que sa réponse est éclatée." Voilà la France qu'on a, la France qui ne nous enlèveront pas. Le pays est fracturé, on peut encore le réparer. Voilà le propos de Picardi Splendeur, un pays fracturé d'abord par la précarité. Ce sont eux dans la BD, les auxiliaires de vie de camp et les caristes de Jeun Villier qui le 5 du mois paye des ados.
C'est Serge qui après des petits boulot fait sa dernière tournée de livraison du courrier Picard. C'est Riad qui cherche à vivre comme tout le monde avec un boulot et un appart à lui mais qui galère comme intérimaire et cetera. Ce sont les essentiels qui tiennent le pays debout qui en sont si mal récompensés et dont par tous les moyens discours, cinéma, dessins, nous nous efforçons de faire entendre la voix. C'est un pays fracturé aussi par la montée d'une France qu'on ne veut pas. Celle du racisme de Pro et de Bardella.
Mon fils a déjà fait ses valise, il a un diplôme d'ingénieur mais il dit "La France, elle ne veut plus de moi." C'est l'inquiétude qu'énonce un père à l'entrée du Safran, le centre culturel d'Amianor. Au même moment, à l'intérieur de la salle, sur scène, des enfants de toute origine, des personnes en situation de handicap donnent un spectacle de hip hop. "Voilà la France qu'on veut." "Non, me réplique une maman. Voilà la France qu'on a." la France qui ne nous enlèveront pas. Voilà les fameuses rimes et slogans de RF1 qui ne parlent que comme ça. Et parfois dans ce pays fracturé, la réalité n'est pas belle à voir ou à entendre.
Ainsi de ce contrôleur qui rejette le vote RN de ses enfants qui lui maintient son cœur à gauche tout en enfilant les clichés sur les Afghans, les Syriens, les héritéens. Toutes ces histoires sont vécues forcément simplifiées pour tenir en quelques pages un réel inconfortable qui peine à rentrer dans les cases. Oui, forcément. simplifié, on va peut-être le voir dans le témoignage du fameux Magrébin du train.
La France qu'on ne veut pas, c'est aussi dans ce wagon la tension qui monte pour 1,20 € sur un billet de train, le racisme d'agents de la sûreté ferroviaire qui tutoie, qui jette un billet à terre, qui menace une passagère noire de la faire descendre face à cette France dont je ne veux pas que faire, je ne peux rester spectateur. Il y a des passages ratés notamment dans cette case qui donne l'impression que j'ai pris des cours de maintien à bomber le torse et me tenir droit pas vraiment dans mes habitudes.
Donc là, il fait référence notamment à une des planches problématiques avec cette case qui a fait beaucoup parler où il y a François Ruffin, le torse bombé, le bras posé sur la hanche, manière un peu à pousser la hanche sur l'avant pour encore plus faire sortir le torse et la personne racisée hein, la tête baissée, limite en implorant le pardon, je suis désolé, je me suis trop énervé. C'est pas du tout la seule case problématique de toute cette histoire. Il y a toute l'histoire ne va pas mais bon François pas pense que c'est le seul problème de cette histoire et c'est le témoignage de cette personne là qu'on va voir juste après.
Le contraste est marquant avec le jeune homme qui lui courbe les chines. Je comprends que cette image choque mais il y a pas que cette image en fait qui a choqué il y a toute l'histoire qui va pas. C'est ma pleine et entière responsabilité de l'avoir laissé passer. J'en suis navré pour les personnes que j'ai blessé. En vrai, je me suis assis en face de lui et nous avons discuté à égalité. Et nouvel ajout parce que ce drama n'arrête pas de nous surprendre. Apparemment le texte que je vous lis a été modifié et que la première version était un petit peu différente et aurait évolué suite au témoignage.
Notamment le jeune homme racisé s'est transformé en jeune homme tout de cours et il y a eu l'ajout du entre parenthèses. En vrai, je me suis assis en face de lui et nous avons discuté à égalité. Rufin ne cesse de modifier ses versions en fonction des informations qui tombent. Quelles vont être les prochaines surprises ? Le récit se conclut sans ambiguïté. C'est ce qui m'inquiète le plus. Bien sûr, si les Le Pen et Bardella l'emportait, les décisions du sommet seraient sombre. Mais le pire, je crains, ce sont les forces obscures que ça libérerait en profondeur dans le pays. J'ai sans doute l'antiracisme de mes artères.
Marqué années 90, blague blanc blleur, église Saint-Bernard, parrainage des sans papiers et cetera. À coup sûr, la BD transpire ça. Bah, c'est là où est tout le problème en fait. Tu nous dis clairement que tu n'as pas évolué depuis plus de 30 ans sur ton antiracisme un antiracisme qui était déjà problématique en fait. 30 ans que tu n'as pas évolué sur cet antiracisme parce que c'est un sujet qui ne t'intéresse pas.
Et outre le fait en fait d'être en retard sur l'évolution de l'antiracisme, ce qui est encore plus problématique, c'est que tu attaque l'antiracisme actuel en disant globalement qu'il est trop visible, trop violent, trop énervé, que ça énerve un petit peu les fâchés pas fachaot, que ça segmente la société et que tu jettes l'opr finalement sur le nouveau antiracisme, notamment en attaquant tes anciens camarades là les fil sur les questions identitaires. Qu'est-ce qui vous empêche de le soutenir ? Franç le dire depuis des années.
Donc je n'ai pas de difficulté à tu as pas de difficulté mais tu es obligé de relire tes notes pour sortir tes petits slogans, tes petites rimes et cetera comme on va voir le répéter dans un temps où on a un pays qui est à bout de ner depuis 4 années Jean-Luc Mélenchon a joué les incendiaires en versant de l'huile sur les pl identitaires. Et voilà. Alors ça c'est vraiment ce qui m'énerve chez François Ruffin. C'est rimes. Ça fait vraiment slogan travailler. Ça fait pas du tout franc, ça fait pas du tout humain. Il fait tous ses slogans avec des rimes. Il croit qu'il écrit des poèmes. Je considère qu'il y a un choix qui est à faire aujourd'hui. Mais sur quoi par exemple ?
Parce que le play identitaire, vous parlez de quoi pour oui monsieur du amel, tout ça est connu. On va pas s'enliser là-dedans. D'accord. On s'en lise pas là.
ce qui vous disting de méchour [rires] déjà fait un premier livre qui s'appelle blab bla bla bla on voit vraiment gêné parce que son problème c'est que les questions antiracistes pour lui prennent trop de place dans la société prennent trop de place dans le débat et les gens sont trop vindicatifs trop énervés et c'est ce qui transpire un peu dans l'histoire du train parce qu'il nous présente des gens qui subissent du racisme qui s'énervent et qui au final s'excusent devant le grand François Ruffin qui les calmé parce que il ne faut pas créer de conflits autour de ça, il faut pas de vague et que ça ne fait que empirer les choses et c'est symptomatique de toute sa vision politique et de sa cible d'électorat, lui va aller convaincre ce qu'il appelle les fâchés pas fachau.
C'est des gens qui sont peut-être un petit peu racistes mais qui sont surtout détruits par le système et qui veut essayer de ramener. Sauf que pour les ramener, bah faut pas trop mettre les sujets de l'antiracisme trop fort en avant parce que bah ces gens-là sont quand même attachés à leur identité. Donc il essaie de faire un en même temps. Et pour ça bah faut dénoncer le racisme mais pas trop fort, pas trop violemment. Faut pas vexer, faut pas blesser les gens. D'ailleurs sur ça, j'avais vu un streamer qui s'appelle Ribo dans la sauce qui avait fait un très bon parallèle, c'est qu'en gros, tu remplaces antiracisme par féministe.
Et quelqu'un qui dirait qui est dans le féministe d'il y a 30 40 ans et qui attaque le nouveau féminisme parce que trop virulent, parce que trop audible, parce que prenant trop de place dans la société, parce que les revendications allent trop loin puis ses sorcières, ses misandres finalement elles contribuent à fracturer la société. Alors que il y a 30 40 ans, quand ces thématiques étaient un peu plus douces, un peu plus diffuses dans la société, là ça allait. Le problème de François Ruffin, lui son vrai problème, c'est qu'il trouve que les questions antiracistes prennent trop de place dans le débat. Comme sur d'autres sujets, je dialogue avec des chercheurs.
J'écoute des militants d'aujourd'hui. Je m'efforce d'avancer sans prétendre tout savoir, tout maîtriser, des dominations de genre, de classe et d'origine. Ben non, tu dialogues pas beaucoup. qui s'était pas encore remis de l'antiracisme d'il y a 30 40 ans.
Et si justement se contreproche, c'est de ne pas écouter les militants, c'est de ne pas écouter les associations et même au contraire de les attaquer et de reprendre un peu le discours de l'extrême droite en disant que les associations, les partis qui défendent l'antiracisme trop fort et ben ils jettent de l'huile sur les pl identitaires et surtout ça ne t'intéresse pas comme ça pu être montré lors des précédentes polémiques sur toi et sur ta question raciste. Dernière question. Vous allez manifester le le 10 novembre prochain contre l'islamophobie ? Parce que vous avez signé la tribune contre l'islamophobie.
Moi, j'étais euh à Bruxelles en train de manger des frites et des goufres avec mes enfants. Donc c'est pas mon truc. Maintenant, je vais vous dire ma veut dire quoi ? Ça veut dire j'irai pas dimanche. J'irai pas dimanche, je joue au foot. Donc voilà, vous savez, je fais pas de média le dimanche non plus parce que je joue au foot. Et sur la tribune, sur l'islamophobie, je c'est pas mon truc, vous savez. Bon voilà. Mais maintenant, je vous ai je vous ai dit ma conviction profonde. J'étais en j'étais en vacances. Bon, allez, vous assumez par contre, on y va, on y va. Merci. On y tout est dit. Pour qu' advent cette France, nous portons des mesures concrètes dans notre campagne.
Donc pour répondre à ça, pour essayer d'éteindre un peu le feu, il va proposer des propositions qui devraient être dans son programme. Sauf que bah c'est un peu tout le problème de la candidature de François Rolfiant, c'est qu'il y a pas de programme. Le programme, il sortira en septembre apparemment comme il nous a dit. Donc il y a une candidature à l'élection présidentielle où il y a pas de programme, il y a pas d'équipe ou en tout cas d'équipe médiatique qui a un soutien de François Ruffin qui fait la tournée des plateaux. On sait pas quels sont ses bras droits, quelles sont ses équipes et cetera. Il communique pas dessus. Tout tourne autour de François Ruffin.
Donc forcément tout ce qui reste bah c'est François Ruffin. Donc c'est vraiment la personnification totale de l'élection présidentielle sans programme, sans équipe, sans vraie vision sur tous les sujets de société. quelqu'un qui veut voter pour le parti de François Ruffin, bah c'est voter pour François Ruffin. Et autant quand un homme politique est pas au taquet sur tous les sujets, ça peut arriver. Peut y avoir des sujets qui peuvent prendre plus ou moins d'engagement. Dans chaque partie, il y a des gens qui sont plus spécialisés sur par exemple la question agricole ou la question d'antiracisme ou la question palestinienne, la question des femmes et cetera.
Chacun peut avoir un peu son scope de spécialisation, sauf que dans un parti, bah ça se mixe et tu peux avoir justement les compétences des uns et des autres, les éléments de langage, la vision des uns et des autres et à garder une certaine solidité. Donc un François Ruffin par exemple quand il était à la France insoumise, bah c'était moins problématique parce que c'était tout un parti. Là, tu enlèves tout le reste. Il reste plus que François Ruffin. Bah, tout tourne autour de ses manquements et de ses euh angles morts. On va pas revenir sur toutes, mais il y a des euh grands discours hein, que les services publics soient en sûr protéger sans racisme à part la formation.
Il nous dit pas comment il faire ça quoi. Pas un coup de baguette magique. Un service d'accueil pour les personnes immigrées avec systématiquement apprentissage de la langue, accès au logement, droit une formation et du travail pour tous. C'est bien, sauf que bah, il y a une grosse crise du logement déjà. Donc faut d'abord régler la crise du logement et après tu pourras garantir un accès au logement et un travail pour tous, bah le chômage continue de monter. Donc pareil, il faut d'abord que tu résolves le problème du travail avant de garantir un travail pour tous.
Et comme tu as toujours pas de programme, bah on sais pas comment tu vas faire au fait que nous regardions en face notre histoire sur l'esclavage, sur la colonisation. OK, c'est bien pareil, mais c'est pas ça qui va changer grand-chose. Que soit instaurer un statut des travailleuses et travailleurs essentiels avec salaire, horaire, carrière dans les métropoles, les emplois d'entretien, de soins, de surveillance et cetera sont très largement occupés par des immigrés. OK, mais tous les immigrés qui ne sont pas dans ces emplois, qu'est-ce qu'on fait pour eux ? Et qu'est-ce que ça veut dire un statut de travailleuse, travailleur essentiel avec salaire horaire, carrière ?
Concrètement, on arrive vraiment aux limites de ruefin où il y a rien derrière. à part le personnage égotique de François Ruffin. C'est ce que vient raconter aussi surtout Picardi Splendeur, cette solidarité dans les conditions, ce logage commun entre les charistes de Jeun Viller et les vie de Normandie. Avec des imperfections, c'est certain, je suis fier de porter ce projet qui s'applique à réconcilier la France quand tant d'autres forces œuvrent à la déchirer. C'est bien de porter le projet, de réconcilier la France, mais concrètement, qu'est-ce qu'on fait ? On verra en septembre. Donc pour moi, c'est une réponse qui a rien compris.
Déjà, il nous parle que limite d'une case dans une histoire alors que les planches problématiques sont nombreuses et qu'il y a pas que cette histoire. Et même dans cette histoire de train, il y a pas que cette case en fait. Toute l'histoire du train est catastrophique et sa défense est faible en invoquant un antiracisme il y a 30 ans. C'est catastrophique et on n' pas vraiment l'impression qu'il y a de remise en cause de vraiment changement de paradigme. Et sa seule réponse finalement c'est cinq mesures assez vagues, assez fou et aucun projet, aucun programme clair. Voilà, c'est vraiment le strict minimum qu'il a fait.
Mais comme je vous ai dit, rebondissement extraordinaire et ce qui va replonger la polémique, le fameux magrébin du train a été retrouvé. Je m'appelle Félix et je suis l'arabe dans la bande dessinée de François Ruffin. Le 13 juin 2024, je rentre de Crille, je prends le train, François Ruffin est dans le train, il se passe quelque chose, il a donné sa version dans la bande dessinée qu'il a sorti. Moi, je vais vous donner la mienne. François Ruffin qui était dans le train, personne le savait, apparaît pour demander qu'est-ce qui se passe, pourquoi on pourquoi on repart pas. lui est il est pressé clairement il a un truc à faire.
On lui explique l'affaire et là il dit "Bon, attendez, moi je vais payer." Sauf qu'au moment de taper son code en fait il s'en souvient plus. Il se souvient plus de son code. Et donc en fait le problème n'est pas réglé. Et donc j'interviens en disant "Bah OK, moi je vais payer." Et il me dit "Non non mais non." Il me dit "Si si bah on avance, je vais payer. Ça c'est pas raconté dans la bande dessinée. Et il propose de me faire un chèque pour me rembourser ensuite ce que j'accepte." Ah, c'est peut-être un peu les simplifications qui nous disaient dans les histoires. Oui, les histoires sont un petit peu simplifiées.
On a enlevé le passage où je ne me rappelle plus du code de la carte et que finalement c'est la personne que je présente comme trop agressive et comme devant s'excuser platement à la fin qui a réglé à ma place. Ça rentre moins dans les cases de la BD. Moi, j'ai lu la polémique autour de ce passage dans la bande dessinée. Euh et il y a une chose qui est qui est soulevée, c'est qu'à la fin, j'ai une attitude de soumission où je suis dans la bande dessinée, je suis dessiné comme ça, un peu plié devant lui comme si voilà le le bon blanc politique qui règle le problème. Alors déjà, une chose, c'est que ça n'a pas existé. C'està-dire qu'il y a pas eu ce côté merci d'être là.
En fait, on avait on avait pas besoin de lui en fait. C'est-à-dire que il était là, il voulait que ça aille vite. Il a proposé une solution, il a participé à la solution mais en fait on était en train de régler le problème et la femme qui était interpellée, elle était pas en train de s'énerver outre mesure. Elle comprenait pas, c'est pas sa langue, elle galérait à comprendre le français. Donc il y avait une explication qui est nécessaire, ce que les contrôleurs étaient pas capables de faire.
Et là, on retrouve le le ce qui lui a été reproché he de dépeindre le cliché de la femme noire qui s'énerve, qui est agressive, qui finalement est un peu coupable dans de par son attitude, pas assez poli, pas assez réservé et cetera. Et on s'aperçoit que c'est vraiment un cliché puisque a priori, elle n'était pas si énervée que ça. Juste elle était anglaise. Elle ne comprenait pas bien le français, elle comprenait pas forcément ce qui lui arrivait. Et surtout en plus la BD la dépend un peu comme puisque en train de se refaire les ongles pendant que le contrôleur lui parle, pendant que les gens s'occupent.
Et donc bah ça donne l'image de finalement si elle s'était un peu mieux comportée, peut-être que la situation ne se serait pas aussi envenimée. Donc elle est un petit peu responsable. Ouais. C'est pas c'est pas les les Arabes et les noirs contre la police blanche. Ce qui est montré dans la bande dessinée en fait c'est pas du tout le cas puisque je ne suis pas arabe, je suis blanc, je suis né en France, mes parents sont nés en France, je suis un français de souche en fait, j'ai une barbe. C'est tout la question. Et c'est ça en fait.
Peut-être que comme il avait une barbe, François Ruffin s'est imaginé que c'était un arabe ou en tout cas un musulman ou alors c'est juste des choix éditoriaux en se disant bah l'histoire elle va être plus marquante si on met deux personnes racisées. Et là en plus ce qui est dramatique c'est que s'il l'avait dessiné blanc serait fait en tout cas sur cette case où on le voit tête baisser face au sauveur blanc saurait pas activé la polémique raciste. Et surtout la question qu'on se pose c'est qu'est-ce qui a été modifié d'autres dans la BD ?
En fait, il y avait un angle de défense de la BD en se disant bah c'est le la retranscription d'échange réel de fait réel de voilà de de fait de vie réelle. Et donc bah il y a une certaine notion de juste observer ce qu'est la France. Sauf que bah on voit que finalement il y a des adaptations pour rendre le récit un peu plus euh cohérent avec ce qu'on essaie de de démontrer. Et donc c'est pas juste une expression de ce qui est constaté, c'est une interprétation déjà une modification de ce qu'il a vu. Donc la BD perd tout sens en fait. Si on ne peut pas se fier du tout aux différentes anecdotes qui sont faites, ça n'a plus aucun intérêt en fait.
Et ça pose beaucoup de questions sur les intentions. Pourquoi de tels changements ont été faits ? On se doute de l'histoire de la carte, il oublie le code. C'est assez marrant mais ça colle assez mal finalement au discours et ça a pas forcément d'intérêt non plus. On a des modifications de récits qui sont faites pour bah bien sûr simplifier l'histoire, mais aussi pour mettre plus en avant le rôle de François Ruffin en grand sauveur qui sépare des gens opposés et des gens qui des deux côtés sont un peu trop énervés et ne savent pas se tenir tout seul et de France qui seraient totalement séparé. Donc il faut d'un côté les blancs et d'un côté les racisés. Et ouais, c'est une caricature.
C'est une caricature. C'est pas très grave mais c'est pas la réalité. Alors moi, ça m'énerve un peu que on se serve de quelque chose, qu'on le transforme. C'est d'abord parce que la politique ça peut être quelque chose de sale, de lait, de décourageant et que moi personnellement, j'ai besoin de mettre de la beauté de l'humanité dans ma vie et j'espère dans les gens que je rencontre aussi.
Et ce que je vois c'est que les gens qui sont dedans, qui sont auxiliaires de vie, qui sont caristes, ils l'ont reçu comme une fierté et il demande quand pour faire une dédicace que la dédicace soit faite à leurs enfants ou à leurs petits-enfants parce queils considèrent que ça va faire partie de leur héritage. Non mais là je vois pas comment elle peut s'en sortir vraiment poétiquement. On peut être surpris hein mais c'est catastrophique cette histoire de BD et je pense qu'on est encore qu'au début. Qu'est-ce qu'on va encore découvrir ? Qu'est-ce qu'on va encore apprendre sur l'histoire de cette BD ?
Alors François Ruffin a dit oui, bon, il y a peut-être des problèmes, je m'excuse si j'ai blessé des gens, mais je laisse quand même ma BD en vente. N'hésitez pas à l'acheter, elle est top. Et ce qui est encore plus top bien sûr, c'est de soutenir la chaîne, partager la vidéo, laisser un pouce bleu, un commentaire, vous abonner, actionner la cloche, ça c'est vraiment le top. Et en plus, c'est gratuit contrairement à la BD de ref et 22 €. Je pense qu'il va vraiment falloir regarder les prochaines prises de paroles de Ruffin pour voir comment il va s'en sortir. Et en attendant, je vous remercie bien et je vous dis à bientôt sur une prochaine vidéo.
François Ruffin