Julien Dive, député LR de l'Aisne
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse directe
Est-ce que le texte qui vous est présenté va répondre à une affaire telle que celle de Liana ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Pourquoi vous vous êtes porté volontaire dans cette commission spéciale ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à cette demande de moyens pour les CIDFF ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que l'adoption est garantie ? Quelles sont les dissonances ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:36Locuteur 1Chiffre
« Plus de 130 000 personnes ont été victimes de violences sexistes et sexuelles, 90% d'entre elles des femmes. »
- 0:43Locuteur 1Chiffre
« La moitié de ces personnes sont des mineurs. »
- 0:49Locuteur 1Chiffre
« 'est une hausse, je crois à peu près 8-9% d'augmentation sur 2025. »
- 2:34Locuteur 1Chiffre
« On parle de près de 15% de hausse sur l'année 2025. »
- 3:57Locuteur 1Chiffre
« C'est 3 milliards d'euros par an sur 6 ans. D'accord. 2027 à 2032. 18 milliards d'euros. »
Temps de parole
- Locuteur 163 %
- Présentateur25 %
- Présentateur 210 %
- ?3 %
≈ 13,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
en vue d'une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. A l'Assemblée, la commission spéciale qui se penche sur ce sujet ultra sensible se réunit une première fois aujourd'hui. Le député Les Républicains de l'Aisne, Julien Dive, en fait partie. Vous répondez, Lina Autain. Bonjour Julien Dive. Bonjour. On est trois mois après l'affaire Liana, cette collégienne morte violée dans le Gers, ce qui a conduit à remettre la question d'une loi intégrale sur la table. Est-ce que le texte qui vous est présenté va répondre à une affaire telle que celle de Liana ?
Il y
a
l'affaire Liana, mais il y en a d'autres. Et puis surtout, il y a le bilan de l'année 2025 qui est terrible. Plus de 130 000 personnes ont été victimes de violences sexistes et sexuelles, 90% d'entre elles des femmes. La moitié de ces personnes sont des mineurs. Et avec, on considère que
c
'est une hausse, je crois à peu près 8-9% d'augmentation sur 2025.
Donc
c'est un vrai phénomène, un vrai fléau de société. Et cette loi entend répondre justement à cet enjeu.
Je
crois que cette loi est lourde, 69 articles.
Tout à fait.
On parle de loi intégrale, il faut peut-être rappeler ce que c'est une loi intégrale.
Elle touche au domaine de la justice, de la police, de l'éducation, de la santé. Dans tout ça, effectivement, Julien Dive, quel est l'enjeu principal pour vous
? L
'enjeu principal, c'est déjà d'accompagner les victimes pour les faire parler. Parce qu'en fait, on parle de, je vous ai annoncé, 132 000 victimes. Il y a celles qui ne parlent pas. On pense à Mme Pellicot qui a été pendant des années, déjà pas dans le déni, mais elle ne savait pas, elle
ne
se rendait pas compte. Puis après, il y
a
eu le déni ou la peur de dire. Il y
a
beaucoup de victimes qui ont peur de dire, pour plein de raisons. Et d'ailleurs, la plupart des victimes sont des victimes du cercle de connaissances. Contrairement à beaucoup de préjugés, les victimes sont principalement dans un cercle de connaissances, c'est-à-dire le travail, c'est-à-dire le milieu associatif, mais particulièrement la famille. On parle de violences intrafamiliales, elles explosent dans notre région.
Pourquoi vous vous êtes justement porté volontaire dans cette commission spéciale ? En quoi ça résonne aussi chez nous ? Vous venez peut-être un peu de commencer à le dire.
Oui, alors d'abord, c'est vrai que
ce
n
'est
pas mes domaines où je suis le plus investi, parce que c'est juste des questions économiques, mais j'avais envie de sortir de ma zone de confort. Parce que c'est mon devoir aussi de parlementaire de m'impliquer sur ces questions. Je pense que ça nous concerne toutes et tous. Donc c'était une volonté de ma part, et je me suis porté candidat pour faire partie de cette commission spéciale.
Et vous venez d'évoquer un sujet aussi peut-être local, chez nous,
en tout cas. Et il y a un
vrai fléau dans le département de l'Aisne. Le département de l'Aisne, c'est dans les dix premiers départements de France en termes de vifs, violences intrafamiliales. Rendez-vous compte que les gendarmes de l'Aisne interviennent tous les 4h30, chaque jour, tous les 4h30 pour les violences intrafamiliales. Là aussi, ça explose. On parle de près de 15% de hausse sur l'année 2025. Donc oui, mon département est concerné au premier rang. C'est une question sur laquelle j'ai souhaité m'investir, mais qui nous concerne en réalité toutes et tous.
Ici Picardie, 7h47, nous sommes avec Julien Dive, député LR de l'Aisne, membre de la commission spéciale qui va se pencher à partir de cet après-midi sur la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Reste, Julien Dive, la question du financement. Vous avez rendu visite ces derniers jours au CIDFF de l'Aisne, le centre d'information sur les droits des femmes et des familles, qui a besoin de moyens. Même situation dans la Somme. Qu'est-ce que vous répondez à cette demande de moyens ?
Alors, justement, vous suivez mes réseaux sociaux,
c
'est bien. Effectivement, je suis allé échanger avec les professionnels du CIDFF parce qu
'ils
m'avaient saisi cet été.
Ils
m'ont écrit avant même l'examen de ce texte. Je l
'avais
dit, je viens vous voir. Et le premier point, c'est évidemment les financements. Le CIDFF existe depuis nombreuses années. des décennies et ils interviennent depuis très longtemps à l'accompagnement des victimes.
Et souvent dans des endroits un peu reculés,
pas seulement dans les grandes villes. Absolument,
avec des itinérances, avec des permanences dans des territoires ruraux, avec des zones d'accès difficiles, etc. Donc, leur rôle est crucial.
Est-ce
que la loi intégrale... La question du financement
est importante
et la loi intégrale l'aborde.
C'est assez nouveau, d'ailleurs, qu'une loi intégrale aborde ces questions de financement.
C
'est la fin de l'article, d'ailleurs, c'est le 68e article, je crois, qui aborde ces financements. Alors, je corrige parce que tout à
l
'heure, j'ai coûté votre antenne, et c'est 3 milliards d'euros par an sur 6 ans. D'accord. 2027 à 2032. 18 milliards d'euros. C'est quand même
un
effort qui est porté sur l'accompagnement. Alors, ça nécessitera que dans le prochain quinquennat, cette question ne soit pas remise en
cause, bien entendu.
Ça nécessitera que, dans la foulée de cet examen, on ait dans le projet de loi de finances, tous les moyens pour garantir ce financement. Mais il est essentiel. Et ensuite, le financement, c'est aussi le rôle des collectivités. D'ailleurs, j'appelle les collectivités, que ce soit les départements et les villes, à accompagner les CIDFF.
Mais sur fond, vous le
savez, de contexte budgétaire très serré pour les
collectivités locales. Bien entendu, elles sont les
premières concernées. Les villes, les agglomérations, les départements sont les premiers concernés. Parfois,
ce
n
'est
pas non plus des millions dont
ils
ont besoin.
Vous avez évoqué la volonté politique, le fait qu'effectivement, il va falloir que ça se poursuive dans les années à venir, en fonction d'un changement de gouvernement, de majorité ou pas. Là, avec ce texte, on a l'impression d'une certaine unanimité, avec huit groupes parlementaires qui ont signé cette proposition de loi.
Est
-ce que ça veut dire que l'adoption est garantie ? Quelles sont les dissonances, peut-être, en quelques mots ?
Il y
a
beaucoup de députés qui avaient déjà fait des propositions de loi, des petites propositions de loi, et qui ont été reprises dans ce projet de loi. Et effectivement, on part d'une démarche qui est collective. Et ça va dans le bon sens. Il reste quelques mois pour cette mandature. On peut pas juger qu'il y
aura
une dissolution au lendemain des présidentielles. Et je pense que les parlementaires, sur des sujets comme celui-ci, ne peuvent pas faire de politique politique. Il faut que ce soit à la fois un sujet qui nous concerne tous, je le disais tout à l'heure. Donc c'est un sujet sur lequel on doit s'impliquer sans faire cette politique politicienne, et donc faire oeuvre utile sur les derniers mois de ce mandat.
Un appel à l'union qui est lancée ce matin par vous, Julien Dave. Je rappelle, vous êtes député Les Républicains de l'Aisne, membre de la commission spéciale, qui se penche à partir de cet après-midi sur la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles faite aux femmes et aux enfants. Merci beaucoup, bonne journée.
Merci à vous.