Discours en direct de Nicolas Dupont-Aignan au Cirque d'Hiver
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- 33:33Invité politiqueChiffre
« Entre 1980 et 2020, nous avons perdu 3 millions d'emplois industriels. »
- 33:44Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, record d'Europe du déficit, avec près de 65 milliards d'euros. »
- 33:50Invité politiqueChiffre
« En 40 ans, la part d'immigrés dans la population a augmenté de 3 millions. »
- 34:01Invité politiqueChiffre
« Avec chaque année, hors illégaux, 300 000 entrées, soit davantage que la ville de Bordeaux, chaque année. »
- 34:23Invité politiqueChiffre
« 7 millions de pauvres en 1980, 10 millions aujourd'hui, dont plus d'un million d'enfants. »
- 34:31Invité politiqueChiffre
« 2 millions de chômeurs en 1980, 6 millions de chômeurs aujourd'hui. »
- 34:49Invité politiqueChiffre
« En moins de 20 ans, 100 000 lits d'hôpitaux rayés de la carte. »
- 34:56Invité politiqueChiffre
« En moins de 20 ans, 240 maternités fermées sur 740. »
- 35:28Invité politiqueChiffre
« Le niveau de vie des Français qui était égal à celui des Allemands en 1980, aujourd'hui ne représente plus que 80 %, 85 % du leur. »
- 39:03Invité politiqueChiffre
« 2,3 millions de crimes et délits en 1980, 3,8 millions aujourd'hui. »
- 1:09:37Invité politiqueChiffre
« Nous financerons cette mesure qui coûte 20 milliards à 25 milliards d'euros, selon le plafond auquel nous mettons la hausse. »
- 1:09:50Invité politiqueChiffre
« les plusieurs millions de fausses cartes vitales qui vous coûtent 20 milliards d'euros. »
- 1:11:55Invité politiqueChiffre
« Il faut mettre en place un fonds de 5 milliards d'euros pour permettre la relocalisation des usines afin de les robotiser. »
- 1:12:47Invité politiqueChiffre
« environ 1 million d'emplois en 5 ans. »
- 1:14:07Invité politiqueChiffre
« un système pénitentiaire avec 40 000 nouvelles places »
- 1:19:57Invité politiqueChiffre
« 20 000 lits en plus, alors qu'ils n'en ont supprimé 100 000 en 20 ans. »
- 1:20:42Invité politiqueChiffre
« en échange d'un engagement de 50 services dans une zone en déficit médical. »
- 1:22:30Invité politiquePromesse
« notre projet de salaire parental partagé entre la mère et le père pour accompagner leur nouveau-né jusqu'à la mort maternelle »
- 1:23:09Invité politiqueFait
« Il faut sauver la planète, bien sûr, mais il serait peut-être temps aussi de sauver l'homme qui est sur la planète. »
- 1:25:47Invité politiquePromesse
« baisser la facture énergétique de 20 millions de foyers par un grand plan d'isolation thermique »
- 1:25:52Invité politiquePromesse
« financerai en supprimant les aides aux éoliennes qui défigurent notre pays »
- 1:26:08Invité politiquePromesse
« objectif de 100% de recyclage »
- 1:29:42Invité politiqueFait
« je chiffre chacune des propositions »
- 1:30:04Invité politiqueFait
« les projets non chiffrés, ce sont des quinquennats pour rien »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan87 %
- ?13 %
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Merci,
chers amis, chers compagnons. Vous pouvez vous asseoir, mesdames et messieurs. C'est important, les maires.
C
'est eux qui vont décider qui va être candidats. Merci de votre présence à tous.
Vous
êtes nombreux.
Le
cirque est plein, plein au regard des normes sanitaires. Et je suis désolé pour ceux qui sont dans la ménagerie, ça s'appelle ainsi, et qui n'ont pas pu entrer. Et c'est vrai que ça fait mal au cœur de ne pas voir tous les sièges remplis. Mais nous avons voulu montrer,
aujourd
'hui,
qu
'on pouvait tout à fait organiser un bel événement dans toutes les conditions sanitaires, sans passe sanitaire. Et ça, c'est une belle victoire.
Nous
respectons
toutes
les normes. Toutes les normes. Et on peut en prudence ainsi se réunir. Alors, dommage pour l'ambiance du cirque d'hiver, mais merci à vous tous d'avoir organisé et d'être présents aujourd'hui. Merci
de
votre indéfectible soutien.
Vous
êtes venus de tous les coins de métropole, et même de l'outre-mer. Je voudrais qu'on applaudisse très fort nos amis de la Guadeloupe, Christiane,
qui
ont fait le déplacement,
et
qui nous montrent
que
la France, sans les ultramarins, ce n'est pas la France. Et on a une pensée pour nos amis de Nouvelle-Calédonie, qui, je l'espère, resteront français après le prochain référendum.
Vous
êtes ici
parce
que vous êtes la France éprise de liberté. Oui, la France qui ne s'aide pas, la France qui ne s'achète pas, la France qui ne se résigne jamais. C'est vous, et c'est ça qui est beau.
D
'ailleurs,
au
cours de notre histoire,
ce
sont toujours des femmes et des hommes libres, courageux,
qui,
à un moment, quand tout semblait perdu, à la surprise générale, ont tracé le chemin du sursaut.
C
'est ça, l'histoire de France. Alors, au moment où la vie politique
de
notre pays est bien médiocre,
au
moment où on nous rebat les oreilles de polémiques de bas étages, au moment où l'on perçoit des déchirures permanentes entre les Français, eh bien, notre
travail, notre
mission,
c
'est de faire de l'élection présidentielle
le
grand rendez-vous,
le
rendez-vous digne
des
Français avec l'histoire. C'est ça, l'enjeu de la présidentielle. Sachons élever le débat, sachons proposer des solutions concrètes aux problèmes des Français, sachons réconcilier nos concitoyens
pour
rendre à la France
son
indépendance, pour rendre à la France
sa
prospérité, pour rendre à la France sa puissance, pour rendre à la France sa grandeur. C'est ça, le message gaullien, le message gaulliste dont a besoin la France du XXIe siècle. Alors, oui, sauvons la France.
C
'est notre slogan. Sauvons la France, c'est notre mission, c'est notre cause, c'est ce qui nous unit tous, c'est notre raison d'être pendant cette campagne présidentielle de 2022, qui, j'en suis absolument convaincu,
va
décider du destin de la France et de l'avenir de nos enfants.
Il
y a eu trop d'occasions perdues. Souvenez-vous,
certains
d'entre vous y ont participé,
en
1995, avec Jacques Chirac, la fracture sociale,
puis
en 2007,
puis
en 2012, je ne pense pas qu'il y
ait
grand monde qui y ait participé, sauf notre campagne, en 2017.
Et
à chaque fois, des marchands d'illusions, soit cyniques,
soit
naïfs, ont trompé les Français. Imaginez alors la désespérance qui règne dans notre pays.
Alors,
je le sais, quand on voit ce slogan, « Sauvons la France »,
il
va y avoir la petite voie moqueuse
de
la lâcheté
qui
règne toujours dans les cercles du pouvoir et de la finance dans les périodes difficiles.
Avec
leur condescendance habituelle, ils vous diront « Mais pour qui se prend-il celui-là
? » «
Sauvez la France, mais de quoi ? De quel péril ?
»
Leurs petites affaires tournent, les riches deviennent toujours plus riches, les beaux quartiers sont paisibles, les éditorialistes diffusent toujours la même propagande.
Mais les
faits sont têtus.
Les
chiffres ne mentent pas. Et ils traduisent, je peux vous l'assurer, vous le savez tous, le dur quotidien de nos concitoyens. Lorsque j'étais maire,
et
je pense que les maires qui sont derrière moi se le disent aussi,
j
'avais l'habitude,
au
terme de chaque mandat,
de
me poser une seule question.
Oui,
une seule, avant les élections.
Et
je me disais en mon fort intérieur, « Ai-je rendu
au
Yérois, ma ville, ai-je rendu au Yérois,
la
ville, dans un meilleur état que je ne l'ai trouvée ?
» Je
suis désolé, je mets le chronomètre, parce qu'on me dit toujours que je suis trop long. Voilà, démarrer, parce que comme ça, on ne
va
pas être trop long. Pour apprécier mon bilan, je regardais des indicateurs chiffrés,
objectifs,
capables d'être compris par tous.
L
'endettement, l'état de nos écoles, de notre voirie, des équipements sportifs, le nombre de cambriolages, le nombre de places de crèches.
Et
ainsi, chacun pouvait savoir si je rendais la ville, avec mon équipe, dans un meilleur état que je ne l'avais trouvé.
Eh
bien,
si
pour la France, après chaque quinquennat,
on
avait fait la même chose,
on
avait procédé au même exercice,
on
aurait compris tout de suite l'ampleur du déclassement français.
Et
si je reviens là-dessus,
c
'est parce qu'il faut comprendre ce qui s'est passé depuis 40 ans
pour
apporter les bons remèdes. Il faut porter le bon diagnostic pour savoir comment faire pour sauver la France.
Je
voudrais ne pas vous abreuver de chiffres,
mais
reprendre quelques indicateurs objectifs, chiffrés, qui traduisent l'ampleur du déclassement français. Entre 1980 et 2020, nous avons perdu 3 millions d'emplois industriels.
En
1980, notre balance commerciale était équilibrée. Aujourd'hui, record d'Europe du déficit, avec près de 65 milliards d'euros.
En
40 ans,
la
part d'immigrés dans la population
a
augmenté de 3 millions.
Et
le rythme d'entrée des étrangers sous Emmanuel Macron s'est accélérée, avec chaque année, hors illégaux, 300 000 entrées,
soit
davantage que la ville de Bordeaux, chaque année. Toujours moins d'emplois productifs, toujours plus d'immigration.
Il
n
'est
pas besoin d'être Einstein pour comprendre l'impasse.
Une
impasse qui se traduit par une explosion de la pauvreté. 7 millions de pauvres en 1980, 10 millions aujourd'hui, dont plus d'un
million
d'enfants.
2
millions de chômeurs en 1980, 6 millions de chômeurs aujourd'hui.
Cette
explosion des dépenses sociales et d'accueil a été financée par des économies de bout de chandelle, détruisant peu à peu tous nos services publics. Jugez-en.
En
moins de 20 ans, 100 000 lits d'hôpitaux rayés de la carte.
En
moins de 20 ans, 240 maternités fermées sur 740.
Et
comble de la honte, en 2020, en pleine pandémie, ce gouvernement qui prétendait nous soigner et nous protéger a supprimé 5 700 lits d'hôpitaux. Oui, c'est la réalité de cette honte collective.
Le
niveau de vie des Français qui était égal à celui des Allemands en 1980, aujourd'hui, ne représente plus que 80 %, 85 % du leur.
Et
pire, le nôtre n'a été maintenu qu'à crédit.
Au
niveau record des impôts et des prélèvements, record du monde, s'est ajoutée une dette passant, écoutez bien, de 1980, 100 milliards, 100 milliards,
à
2600 milliards cette année. regardez
cette
réalité en face, ces chiffres dans leur cruauté en face. Ce n'est pas se complaire dans un pessimisme destructeur, c'est tout au contraire comprendre l'urgence d'un changement de cap, c'est tout au contraire
comprendre
l'impératif de rassembler les Français autour de la plus noble des causes, sauver notre pays.
Alors,
oui,
je
le sais,
notre
pays aime les campagnes électorales en trompe-l'œil, les slogans de communication creux, les emballements médiatiques,
les
polémiques vaines qui détournent des vrais enjeux.
Mais
franchement, est-ce que vous imaginez la situation du pays
? Est
-ce qu'on peut se permettre en 2022 une nouvelle farce ?
Est
-ce qu'on peut se permettre cette nouvelle farce ? Je ne le crois pas.
Et
voilà pourquoi je suis candidat.
Parce
que je veux dire la vérité. Parce que je veux proposer aux Français les moyens de s'en sortir. Tout simplement. Assez
des
prétendues alternances entre des équipes gouvernementales interchangeables qui mènent à la fin toujours la même politique. La politique qui est responsable
du
terrible bilan de ces 40 dernières années.
Oui,
la même politique de soumission à Bruxelles.
De
traité en traité. On a dépossédé le peuple français de sa souveraineté, c'est-à-dire de sa démocratie.
Les
décisions ne sont plus prises en fonction de l'intérêt national, mais des intérêts étrangers, des intérêts des lobbies, des intérêts des groupes de pression, des intérêts de la finance. Voilà la réalité.
La
même politique de génuflexion envers les grandes puissances, les États-Unis, la Chine, l'Allemagne, les pétromonarchies, les rétro-commissions, favorisant la signature de traités de libre-échange déloyaux. Déloyaux. Le libre-échange, on n'est pas contre ici.
Mais
le libre-échange déloyal qui tue nos entreprises
et
le pillage de nos forces industrielles et scientifiques à l'image d'Alstom qu'Emmanuel Macron, ministre des Finances, a bradé et a été coupable de haute trahison.
La
même politique
post
-68 tarde de nivellement scolaire par le bas, gâchant le potentiel d'une génération entière
et
affaiblissant notre pays face à l'extraordinaire rattrapage des nations d'Asie.
La
France est passée, par exemple, en moins de 20 ans, du 11e rang
au
25e rang en termes de niveau de mathématiques.
La
même politique de laxisme judiciaire qui explique l'explosion de la délinquance sur notre sol. 2,3 millions de crimes et délits en 1980, 3,8 millions aujourd'hui.
La
même politique d'abandon, messieurs, mesdames, les maires, de nos territoires ruraux, de nos terroirs avec toujours moins de médecins, toujours moins de postes de gares, de services publics, d'écoles.
Alors
même qu'on entasse les Français dans des grandes métropoles où la vie est chère, où la qualité de vie est difficile, où l'insécurité est énorme. Quelle aberration
! Alors
vous l'avez compris, c'est maintenant ou jamais, après 40 ans de politique au fil de l'eau, après 40 ans de théâtre politicien, c'est maintenant ou jamais qu'il faut sauver la France.
La
question est très simple,
la
question est très simple. Allez-vous continuer de subir
ou
allez-vous trouver le moyen de résister et de vaincre
? C
'est la seule question franche, brutale, sans échappatoire,
que
je vais poser
tout
le temps jusqu'au 10 avril 2022. Je la poserai aux Français parce qu'il y a un moment, je vous le dis mes chers concitoyens,
c
'est à vous de vous prendre en main par le vote. Allons-nous les laisser ou allez-vous les laisser vous manipuler ? Car ainsi, on ne se fait plus manipuler
par
leur propagande,
leurs
intimidations. Où allez-vous enfin écouter votre conscience qui puissait racine dans mille ans d'histoire ?
J
'ai retrouvé ces phrases, cette phrase de Charles Péguy, le grand Charles Péguy.
Il
écrivait
rien
n'a changé.
Ce
que nous défendons,
ce
n'est pas seulement notre honneur,
ce
n'est pas seulement l'honneur de notre peuple dans le présent, c'est l'honneur historique de notre peuple, l'honneur historique de toute notre nation, l'honneur de nos aïeux. Plus nous avons de passé derrière nous,
plus
il nous faut le défendre ainsi, le garder pur.
Alors
oui, je suis candidat à la présidence de la République pour rendre à nos enfants une France qui nous fasse honneur, une France libre, une France forte, une France juste. C'est l'enjeu de 2022.
Mais j
'entends bien sûr
vos
interrogations.
Je
les entends.
À
qui faire confiance après tant de déceptions et après tant de trahisons
? Comment
renouer
avec
une ambition collective
dans
un pays fragmenté,
dans
un pays morcelé par les communautarismes
? Eh
oui,
ce
sont les questions qu'il faut poser.
Et
je veux répondre avec franchise
à
deux questions que vous vous posez, j'en suis certain.
Qui
peut sauver la France ?
Et
comment on va la sauver
? Je
ne me souhaite pas son sort,
même
si certains en rêvent.
Nous
serons déjà d'accord ensemble, je crois,
et
notamment madame,
pour
convenir que ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui pourront les résoudre.
Ils
sont le problème.
Même
si vous souhaitiez, par malheur, leur accorder une énième indulgence, malgré tous leurs méfaits, comme l'a rappelé François Guillaume, que je salue ancien ministre de l'agriculture, gaulliste de toujours de Meurthe et Moselle, même si vous vouliez leur accorder une énième indulgence, ce que je ne souhaite pas,
ils
ne pourraient pas sauver la France. Ils ne pourraient pas, pour une raison très simple.
C
'est qu'ils se refusent à desserrer le nœud coulant de la supranationalité européenne qu'ils ont mis autour du cou de notre nation.
Leur
posture de gauche, de droite, camoufle une pensée unique que vous connaissez bien, nous la combattons et nous l'avons combattue avec Philippe Séguin,
avec
Charles Pasquois, avec Philippe de Villiers, avec Jean-Pierre Chevènement et je leur tiens à leur rendre hommage car ils avaient raison avant tout le monde.
Je
disais,
leur
posture de gauche, de droite, camoufle une pensée unique. Ils ne croient plus,
ils
ne croient plus en leur fort intérieur, en une France libre.
Ils
considèrent la France comme une euro-région,
une
sorte d'État américain,
une
sorte de lander allemand dont ils rêvent simplement d'être le gouverneur de façade, la marionnette d'institutions supranationales, d'intérêts et de puissances financières. Alors, Madame Hidalgo nous propose son extraordinaire bilan parisien. Bon courage.
Les
écologistes
veulent
sauver la planète,
mais
sont les idiots utiles, parfaits de la mondialisation sauvage. Quant à Xavier Bertrand,
il
m'inquiète.
Il
est frappé d'amnésie complète. Il a supprimé des milliers de lits d'hôpitaux, mais il ne s'en souvient pas. Il a défendu tous les traités européens
dont
il rend responsable aujourd'hui les mots qu'il dénonce, mais il l'a oublié.
Mais
comment peut-il aujourd'hui venir devant les Français en leur promettant monts et merveilles
? En
fait, toute cette classe politique qui a gouverné depuis 20 ans à tour de rôle, 40 même, n'a toujours pas compris
que
pour enfin traiter les problèmes du pays à la racine, il fallait d'abord reconquérir notre souveraineté, c'est-à-dire tout simplement notre capacité à agir conformément au seul intérêt national.
C
'est la seule question importante.
Le
général de Gaulle me disait un jour un de ses conseillers
qui
était venu pas dans cette salle, le conseiller Maillard, je ne
sais
pas si vous vous en souvenez de politique étrangère, et il m'avait raconté un jour
que
le général de Gaulle
lui
avait dit avant chaque décision
je
ne me pose qu'une seule question dans mon bureau à l'Elysée. Une seule.
Est
-ce l'intérêt de la France
? Voilà
pourquoi je consulterai les Français par un référendum sur un nouveau traité remplaçant l'Union Européenne par une nouvelle Europe des nations libres et des coopérations concrètes à la carte. Une Europe qui pourrait aller de l'Angleterre à la Russie, une Europe qui rendrait aux nations le contrôle de leurs frontières, leur loi, la primauté de la loi nationale, leur budget,
et
une Europe en revanche qui organiserait de belles coopérations à la carte
pour
affronter la Chine et les Etats-Unis.
Ce
n'est pas le Frexit, mais ce n'est pas non plus de rester dans cette Union européenne mortifère
qui
nous tue à petit feu et qui tue même l'Europe toute entière.
Nous
serons également d'accord pour convenir
qu
'on ne peut pas deux fois de suite
se
laisser abuser par un mirage.
En
2017, Emmanuel Macron a joué le rôle de l'homme neuf, refusant les vieilles recettes politiciennes de ses prédécesseurs et promettant le grand soir. L'imposture fut totale.
Ce
n'est pas surprenant d'ailleurs puisqu'il avait rassemblé le pire de la droite et le pire de la gauche, c'est-à-dire les arrivistes sans scrupules et sans conviction.
Mais,
plus grave encore,
et
nous arrivons
au
point clé,
plus
grave encore, pour masquer ces échecs, et je ne reviendrai pas sur les échecs, vous les connaissez tous et les Français les connaissent tous, Emmanuel Macron a pris la décision cynique, impitoyable pour le pays,
de
diviser pour régner,
de
briser
le
pays dont il est l'élu.
quel
talent pour dresser les Français les uns contre les autres, les gilets jaunes contre les commerçants, les vaccinés contre les non-vaccinés et maintenant les malades contre les soignants ou les soignants contre les malades.
Prêt
à tout
pour
imposer sa politique, Emmanuel Macron, dans une fuite en avant, malsaine, médiocre, dangereuse, s'attaque maintenant
à
nos principes républicains fondamentaux. Jamais, je peux vous le jurer, jamais, il y a seulement quelques années,
je
n'aurais imaginé devoir me lever avec vous pour défendre notre liberté.
Non
pas seulement la liberté de la France,
car
comme gaulliste, vous le savez bien, elle est au cœur de mon engagement, depuis le début de ma vie politique,
mais
je pèse mes mots,
la
liberté individuelle de chacune et de chacun des Français.
Et
je veux vous le dire solennellement.
Et
cela explique sans doute
ma
volonté absolue
d
'être candidat à l'élection présidentielle, parce que j'ai trop vu
beaucoup de
mes concurrents faiblir sur la question des libertés.
Il
est des moments
dans
la vie d'un homme politique
où
quand l'essentiel est en jeu, la vie,
l
'intime, la santé,
la
mort de ses concitoyens,
on
n'a pas le droit,
par
calcul
ou
par peur de perdre des voix,
de
se dérober. Alors oui, je vous le dis,
je
suis fier
avec
vous tous
d
'avoir à l'Assemblée nationale jusqu'à l'aube
lutté
contre le vote du pass sanitaire de la honte,
le
début d'un engrenage fatal vers une société de la surveillance numérique.
Le
bon sens, la raison
et
surtout la liberté d'expression ont été bafoués depuis 18 mois dans notre pays sur le débat sanitaire.
Toute
personne
qui
proposait une autre politique
comme
je l'ai fait, sérieuse, avec une palette de solutions dès le 27 janvier 2020 pour contrôler nos frontières, ce que n'a pas fait le gouvernement à temps, pour augmenter les lits d'hôpitaux, ce qu'il s'est refusé à faire, il en a supprimé 5 700,
pour
accélérer les recherches sur les soins précoces qui auraient permis de sauver des milliers de vies dans notre pays, a été caricaturé, et même sali par des gens victimes de conflits d'intérêts.
Et
je le dis
avec
la plus grande conscience
et
la plus grande fermeté,
ce
qui s'est passé dans notre pays
est
une honte
pour
une démocratie.
Et
je le dis aussi
à
mes concitoyens qui n'ont pas compris mes positions,
car
ils ont été manipulés
par
des conflits d'intérêts permanents à la télévision, des professeurs de médecine qui ont été évacués des écrans parce qu
'ils
ne pensaient pas bien. Mais heureusement, la vérité triomphera dans le monde.
Et
les médecins qui veulent soigner avec honnêteté et qui ne sont pas achetés, ces médecins-là, un jour, triompheront.
Et
c'est pourquoi,
c
'est pourquoi, sur la question vaccinale, je refuse absolument,
toujours, le
tout-là ou tout l'autre.
J
'ai toujours demandé
qu
'on puisse se vacciner avec son médecin si on est une personne fragile, mais je continue de dire que la vaccination des jeunes est une honte, est un danger et qu'il est inacceptable de ne pas prendre le moindre des précautions et je demande toujours une commission d'enquête sur les effets secondaires des vaccins. La vérité l'emportera un jour.
N
'en déplaise à ceux de mes concurrents qui se sont tus, à ces grands leaders politiques qui ont eu peur de venir à l'Assemblée nationale jusqu'à l'aube parce qu'ils avaient peur du «
qu
'en dira-t-on ?
».
Moi, j'ai osé dire ce que je pensais, non pas parce que je le pensais seul, parce que j'ai étudié, j'ai écouté, j'ai regardé et j'ai toujours refusé l'esprit de système. Je n'ai jamais nié cette épidémie.
J
'ai toujours dit qu'il fallait la prendre avec gravité,
mais
j'ai toujours dit aussi qu'il fallait regarder les pays qui s'en sortaient, les pays qui fonctionnaient bien et qu'on aurait pu vraiment sauver beaucoup de vies si on avait écouté la science, la vraie science et toute la science.
Quand
on voit
les
mensonges d'État
et
les manipulations auxquelles Emmanuel Macron s'est livré avec son gouvernement depuis le début de cette crise,
on
imagine sans peine
jusqu
'où il pourrait aller
s
'il était par malheur réélu.
Le
ministre de l'Intérieur,
tout
récemment chez Jean-Jacques Bourdin, vient d'annoncer, écoutez bien,
qu
'après 2022, il étudierait un vote numérique à distance qui supprimerait le caractère personnel et secret du vote
et
permettrait, je vous l'assure, toutes les fraudes possibles.
chacun
le sent en son fort intérieur petit à petit
et
je pèse mes mots et je les ai écrits.
Petit
à petit, puissance financière sans limite, apprentis sorciers, lobbies effrénés
veulent
prendre le contrôle de nos vies. Ils profitent de chaque crise pour faire avancer leur agenda,
fusionner
notre identité physique, intellectuelle, numérique, financière, au risque de nous transformer en simple objet manipulable.
Au
nom du bien, au nom du bien, désormais,
tout
est possible et autorisé.
Un
état tentaculaire est en train de se mettre en place. Cette mutation perverse
est
tout le contraire de notre civilisation,
de
ce que nous sommes et de ce que nous voulons rester.
Un
vrai cauchemar orwellien
pour
tous ceux qui croient
toujours
à la devise de notre République. Liberté, égalité, fraternité.
Français, l
'heure est beaucoup plus grave que vous ne le croyez.
L
'élection présidentielle de 2022
est
le dernier rendez-vous pour empêcher Emmanuel Macron, marionnette du système, de déconstruire un peu plus la France, de démolir nos valeurs républicaines, de mettre au pas après les avoir mis à genoux nos compatriotes. Alors oui, le 10 avril 2022, libérons-nous. C'est le point clé.
Il
faut que les Français prennent conscience et je le répéterai inlassablement et c'est la raison d'être de ma candidature que c'est leur liberté qui est en jeu, celle de leurs enfants, leur démocratie. Oui, 2022, c'est l'échéance de la vérité et de la liberté. Face à ce rouleau compresseur liberticide
et
j'appelle les médias français à reprendre leurs esprits,
face
à ce rouleau compresseur liberticide qui profite du dégoût de la politique de nos concitoyens,
de
la résignation
et
de l'abstention massive, je vous appelle français à vous réveiller.
Ne
tombez pas dans le piège des divisions identitaires.
Nous
sommes tous,
quelle
que soit notre origine, notre religion, nous sommes tous dans le même pays, nous défendons tous la même liberté.
C
'est ça l'enjeu d'aujourd'hui.
je
vous appelle
à
prendre conscience
que
votre bulletin de vote est la dernière arme dont vous disposez, la seule efficace.
Car
contrairement à ce que vous croyez souvent, et je vous demande de le dire à vos concitoyens,
quand
vous vous abstenez,
mais vous
ne contrariez pas les dirigeants,
vous
leur faites plaisir. Leur rêve, c'est d'être élu avec très peu de suffrage, leur clientèle, leurs copains.
Quand
vous vous abstenez,
vous
maintenez au pouvoir ceux qui vous font du mal.
Car
contrairement à ce que vous croyez, chaque voix compte. Quand des élections, et je veux insister là-dessus,
où
la qualification pour le second tour se joue à quelques dizaines de milliers de voix, imaginez la force
que
représenterait l'engagement, par exemple, des 10 millions d'abstentionnistes du premier tour de 2017,
des
4 millions de bulletins blancs ou nuls du second tour de 2017,
et
je ne parle pas des 31 millions d'abstentionnistes des élections régionales, 47 millions d'électeurs, 16 millions de votants régionales,
et
les pans des conseils régionaux pensent qu'ils représentent leur région.
Mais
vous vous rendez compte
? Je
dis aux Français, mobilisez-vous par votre vote pour empêcher Emmanuel Macron d'accéder même au second tour et pour permettre aux candidats de votre choix de défendre vos libertés et de porter votre projet. Oui,
je
parle bien du candidat de votre choix,
pas
celui fabriqué par des sondages éphémères, des bulles médiatiques éphémères, des copains éditorialistes éphémères, des oligarques qui malheureusement ne le sont pas et qui avec nous seront un peu plus encadrés.
Soit
vous continuez à bouder les urnes,
vous
subirez votre sort et vous ne pourrez pas vous plaindre sur les ronds-points ou dans des manifestations. Soit vous réagissez
et
tout deviendra possible, possible car vous aurez repris le pouvoir, mes amis. C'est ça la question centrale.
C
'est
tout
le sens de ma candidature, le gouvernement du peuple,
par
le peuple, pour le peuple.
Il
ne s'agit pas seulement de ma part
de
vous mobiliser, encore que ce soit essentiel,
pour
l'élection de 2022.
mais
de vous associer au pouvoir dans la durée, car oui, je serai le candidat de la démocratie. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire vous consulter par référendum sur les grands thèmes, sur les grandes réformes.
L
'Europe,
l
'immigration. Imaginez quand même que jamais les Français n'ont été consultés sur les politiques migratoires.
l
'école de la République,
le
code pénal, nouveau,
la
laïcité face au communautarisme religieux, référendum aussi d'initiatives populaires ou citoyennes, comme on dit, le RIC,
au
niveau local
comme
au niveau national. Je n
'ai
pas fini.
Je
n
'ai
pas fini.
Et
oui, j'ose aujourd'hui. J'ai beaucoup réfléchi, beaucoup hésité.
Oui,
pourquoi pas aussi le référendum révocatoire, car l'article 68 est aujourd'hui inapplicable et je ne vois pas pourquoi en Californie ça existe et pas en France.
Ce
n'est pas, mes amis, un homme seul, aussi parfait soit-il, qui une fois à l'Elysée pourra sauver le pays.
C
'est vous qui allez sauver la France
par
votre volonté et votre travail telle une équipe sportive emmenée par son entraîneur.
Je
sais qu'aujourd'hui, le peuple français, écœuré par la politique, est tenté de se résigner.
En
tout cas, il n'attend pas un nouveau marchand d'illusions, mais un entraîneur, je crois que c'est le bon terme, un entraîneur
qui
soit honnête,
ça
nous changera, sincère, opiniâtre,
un
entraîneur tenant un discours de vérité, capable ainsi de faire donner le meilleur d'eux-mêmes aux 67 millions de Français qui forment l'équipe de France,
un
entraîneur ferme et juste
pour
faire cesser les disputes dérisoires dans l'équipe,
un
entraîneur exigeant avec lui-même, comme avec les Français, pour redonner à notre peuple le sens de l'effort qui lui manque et enfin obtenir des résultats dans la compétition mondiale. En un mot, un entraîneur, oui, pour gagner
le
match,
la
bataille de la mondialisation
et
nous rendre à nouveau fiers de notre pays et de nous-mêmes. Et oui, rien ne me fera dévier de ma route, n'en déplaise aux écotiers,
car
je sais
que
je peux être cet entraîneur.
Alors, ne
comptez pas sur moi
pour
diviser les Français avec des polémiques inutiles.
Nous
n'en avons plus le luxe.
Quand
la maison brûle, tous les pompiers doivent accourir.
J
'appelle donc chaque Français, d'où qu'ils viennent, quel que soit son passé, à se lever et à me rejoindre. Et je crois sincèrement, sincèrement, et c'est le seul objet de ma candidature après deux autres candidatures,
je
crois sincèrement que le temps est venu
de
dire la vérité à nos concitoyens.
Oui, c
'est à eux maintenant
d
'agir, c'est à eux de se sauver, car sinon, c'en sera fini
de
la France et d'eux-mêmes. Alors,
vous
tous qui m'accompagnez depuis tant d'années, les nouveaux aussi qui sont arrivés ici,
je
vous demande
de
dire la vérité aux Français,
d
'aller les chercher,
d
'aller les secouer, d'aller les réveiller,
car
c'est le moment, après ce sera trop tard.
Mais,
je sais aussi
que
beaucoup de Français, quand vous allez les chercher,
et
peut-être un peu les culpabiliser,
pas
méchamment, mais leur disant vous ne pouvez pas être lucide comme vous l'êtes aujourd'hui, dégoûté comme vous l'êtes des Français, et puis rester dans votre salon à regarder la télé, c'est pas possible,
vous
devez vous lever, vous devez résister, ne faites-le pour vos enfants, vos petits-enfants. Mais, je sais que quand vous allez leur dire ça,
ils
vont vous poser la question à laquelle je crois avoir déjà répondu, mais qui va nous sortir de là
? Vous
savez ce que vous avez à leur dire, puisque vous êtes ici.
Mais
au-delà de ça,
ils
vont surtout vous dire, mais comment y arriver ?
Et
moi, je vois dans la rue beaucoup de gens qui viennent me voir, gentiment, et qui me disent, mais M. Dupont-Aignan, c'est bien ce que vous faites, mais c'est foutu, c'est trop tard,
la
France est foutue. Mais non, la France n'est pas foutue, la France en a vu d'autres, Madame l'a rappelé tout à l'heure. Notre pays en a vu d'autres. Notre pays
a
des atouts. Notre pays est merveilleux. Notre pays est le plus beau du monde.
Les
Français sont parfois géniaux
quand
ils s'y mettent. Notre pays tient parce qu'il y a des maires, des élus locaux dans toute la France qui se dévouent. Notre pays tient parce qu'il y a des ouvriers qui bossent. Notre pays tient parce qu'il y a des cadres qui imaginent, parce qu'il y a des chercheurs, parce qu'il y a des réussites exceptionnelles. Heureusement, d'ailleurs, s'il est tellement mal gouverné depuis 40 ans,
s
'il ne s'est pas totalement effondré, c'est parce que notre pays a des ressources exceptionnelles.
Et
je voudrais tant que les Français se mobilisent pour que notre pays ressuscite,
car
c'est de cela dont il s'agit.
Alors
oui,
comment
le faire ressusciter ? Comment redresser les choses
après
40 années de mauvais gouvernement, de débats, de compromissions, de corruption
? Eh
bien, je vais vous le dire,
en
allant à l'essentiel. Aller à l'essentiel, ça veut dire quoi
? Cela
veut dire
en
finir avec les programmes démagogiques
et
les catalogues de bonnes intentions
qui
veulent faire plaisir à tout le monde.
C
'est pourquoi
j
'ai pris la décision
que
notre projet
s
'ordonnera simplement autour de quatre grandes priorités.
Et
c'est pourquoi j'ai voulu ce meeting aujourd'hui, malgré le contexte sanitaire, pour que, dès maintenant, vous puissiez aller à la rencontre des Français en leur disant «
on
a le bon projet,
on
a le bon candidat, mais ça vous le savez, mais on a le bon projet.
» Ce
bon projet qui va nous permettre
en
une décennie ou deux de redresser le pays. Oui, il faut, je pense, deux ou trois mandats pour y arriver.
Alors, quelles
sont ces priorités
? Quatre
priorités.
La
première, créer de la richesse sur le sol français.
Il
n'y aura pas de partage sans création de richesse. Il faut le répéter une bonne fois pour toutes.
La
deuxième, remettre de l'ordre dans le pays,
car
une équipe
dans
le désordre ne peut gagner aucun match. Troisième priorité, reconstruire nos services publics en métropole comme en Outre-mer pour garantir l'égalité des chances où que vous habitiez sur le sol national. Quatrième priorité,
et
oui, enfin bâtir une écologie au service de l'homme
qui
permette
de
faire de la France un modèle
au
XXIe siècle,
un
exemple pour le monde.
Alors
je veux revenir pour conclure mon propos à ces quatre grandes priorités et puis vous retrouverez sur Internet les 60 mesures qui ont déjà été publiées aujourd'hui et qui vous permettront de voir dans quelle direction nous allons aller pour redresser le pays et être à nouveau fiers de la France.
D
'abord, je veux revenir sur la première priorité, il faut créer de la richesse sur le sol français.
C
'est d'ailleurs le seul moyen de donner un avenir à notre jeunesse.
C
'est le seul moyen aussi
de
protéger les plus faibles, de payer nos retraites
et
d'assurer l'égalité sociale
qui
a trait au modèle français.
Alors
je propose un électrochoc, un électrochoc, oui, pour récompenser le travail, le mérite et l'honnêteté.
Je
propose d'abord d'augmenter le salaire net de l'équivalent d'un treizième mois, soit 8% de plus de revenus annuels sans que cela pèse un instant sur la compétitivité des entreprises en réduisant les charges salariales, ce qui fait la différence entre le brut et le net, pour récompenser celui qui se lève tôt le matin.
C
'est la seule solution.
Nous
financerons cette mesure qui coûte 20 milliards à 25 milliards d'euros, selon le plafond auquel nous mettons la hausse,
par
une lutte impitoyable contre les gaspillages et notamment les plusieurs millions de fausses cartes vitales qui vous coûtent 20 milliards d'euros. Et
nous
verserons cette augmentation de salaire aux Français à mesure que nous aurons fait les économies.
Cela
veut dire que chacun participera à la lutte contre la fraude car ce sera la meilleure assurance de voir son salaire net augmenter.
Nous
cesserons aussi
de
matraquer les indépendants, les auto-entrepreneurs en baissant leurs prélèvements sociaux qui les accablent aujourd'hui. Nous remercierons leurs retraités et les retraités en indexant quand même les pensions de retraite, c'est la moindre des choses, sur l'inflation et en baissant la CSG qu'avait augmenté M. Macron.
Enfin,
pour récompenser le travail, nous mettrons en place le 0-0 droit de succession sur la résidence principale, c'est-à-dire la petite maison que les Français ont mis 20 ans, 30 ans à épargner et qu'aujourd'hui ne peuvent même pas léguer à leurs enfants, qu'au moins ils puissent léguer le fruit de leur travail à leurs enfants. Rassurez-vous,
je
veux aussi récompenser les chefs d'entreprise patriotes,
ceux
qui investissent sur le sol français. Alors oui, s'en sera fini des baisses de charges à l'aveugle
qui
ont nourri les rachats d'actions et les investissements en Chine.
Les
baisses de charges, oui, pour les chefs d'entreprise qui investissent en France.
Un
impôt sur les sociétés divisé par deux uniquement lorsque les bénéfices sont réinvestis en France. Ce crédit impôt production française va doper les chefs d'entreprise qui aiment la France, qui veulent investir dans notre pays. C'est la seule solution si nous voulons nous en sortir. Bien sûr,
à
cela s'ajoutera une réservation de 75% des marchés publics pour les productions locales, car c'est quand même trop fort de café de voir que les marchés publics de nos communes vont à des entreprises du bout du monde alors même qu'il y a les producteurs sur place.
Il
faut absolument orienter la commande publique vers les entreprises françaises et je ne vois pas pourquoi cela se fait dans tous les pays du monde. Le Japon, les Etats-Unis, l'Allemagne de manière en douce et pas en France. Il faut mettre en place un fonds de 5 milliards d'euros pour permettre la relocalisation des usines afin de les robotiser. Il faut indiquer la part du produit en France sur chaque étiquette.
En
un mot, toutes ces mesures à la fois de récompense du travail
pour
inciter au travail
et
de récompense de nos chefs d'entreprise qui aiment la France et qui veulent y investir pourront permettre de créer
ou
de relocaliser environ 1 million d'emplois en 5 ans.
Et
c'est la créée du financement des retraites, c'est la créée du financement de notre système social. Si nous ne faisons pas cela,
nous
périrons dans la paupérisation de masse.
Ma
deuxième urgence, et vous l'avez compris, vous la connaissez, et je ne veux pas... Si, dernier point sur l'économie, pardonnez-moi, Bernard Monod en parle souvent,
il
faudra rompre avec les directives bancaires européennes pour garantir l'épargne des Français.
Car
n'oubliez pas que le vrai danger aujourd'hui, et il a raison, c'est que
l
'Union européenne et les financiers du monde entier kidnappent votre épargne
et
qu'un jour, vous ne puissiez plus accéder à l'épargne de vos banques. Voilà pourquoi je garantirai l'épargne des Français et je reviendrai à une garantie par la Banque de France. C'est un point fondamental dans les mois qui s'annoncent.
Ma
deuxième urgence consiste à remettre la France en ordre. Vous connaissez nos propositions, je ne vais pas m'y apesantir. C'est un nouveau code pénal, des peines planchées pour les récidivistes, un système pénitentiaire avec 40 000 nouvelles places, l'expulsion des délinquants étrangers.
Tout l
'enjeu
est
de bien séparer le bon grain de l'ivraie pour retrouver une cohésion nationale. Et dans le même esprit,
pour
réconcilier les Français,
quelles
que soient leurs origines, leurs religions,
il
faut mettre fin au désordre migratoire. Contrôle de nos frontières en sortant des accords de Schengen, expulsion, bien sûr, des clandestins, révision de la procédure des demandes d'asile qui s'effectueront à la frontière en centre de rétention, suppression du droit du sol, suspension du regroupement familial, suspension des aides aux nouveaux arrivants pendant cinq ans. Voilà le préalable indispensable pour renouer avec notre modèle assimilationniste
sans
lequel notre pays, déjà morcelé, finirait d'exploser.
Et
à ceux qui s'inquiètent du coût de ce programme de reprise en main, coût financier, mais surtout coût de sécurité,
je
veux rappeler que la seule suppression des aides excessives à l'immigration
financera
la reconstruction de notre État régalien. Reconstruction aussi
pour
empêcher la guerre civile communautariste vers laquelle nous dérivons et qui coûterait demain mille fois plus cher en déchirure individuelle et collective.
Les
premiers bénéficiaires
de
nos mesures seront d'ailleurs les enfants des étrangers qui ont fait l'effort de s'assimiler et que je considère comme des Français à part entière et qui n'en peuvent plus d'être amalgamés avec les racailles des cités. Voilà ce qu'il nous faut, l'ordre juste.
La
troisième priorité est celle de l'égalité des chances. Promesse d'émancipation républicaine pour tous. Oui, je crois à notre devise. Liberté, égalité, fraternité.
Pour
moi,
ce
ne sont pas des mots en l'air,
mais
en revanche, il faut les traduire en réalité.
La
vraie égalité des chances, c'est l'opportunité de donner le meilleur de soi-même par l'effort.
La
vraie égalité des chances, c'est le même accès à l'emploi, l'éducation, la santé, que l'on habite aux Omergues, dans les Alpes de Haute-Provence, c'est un de nos maires parrains, auquel je fais un petit coucou, il n
'est
pas là aujourd'hui, que l'on habite dans une cité de Lille, qu'on habite au cœur de la Bretagne ou à Saint-François en Guadeloupe, ma chère Christiane. Bref, c'est une promesse républicaine qui a été abandonnée
par
nos dirigeants. Alors, concrètement, mesdames et messieurs les maires, cela veut dire
une
nouvelle règle d'or. Pour un euro investi dans les métropoles, au moins un autre euro sera investi dans la ruralité, les villes moyennes et l'outre-mer. C'est une révolution.
C
'est une révolution, je peux vous l'assurer.
Et
il faudra la mettre en œuvre. Franchement,
pour
avoir beaucoup visité les communes de France depuis des mois,
je
peux vous dire
la
chance qu'on a d'avoir des terroirs, des atouts exceptionnels. Avec
la
crise Covid et le télétravail, on a bien vu cette aspiration de nos concitoyens à revenir vivre à la campagne, dans les petites villes, en zone rurale. Mais alors, il faut libérer les communes.
Des
règles absurdes qui les empêchent de construire, qui les empêchent de se développer, qui les empêchent d'accueillir ces nouveaux habitants.
Il
ne s'agit pas, bien sûr, de miter le territoire, mais il s'agit de permettre aux villages de France de grandir autour d'eux-mêmes. Plus d'un million de Français rêvent de rejoindre un autre territoire. Ça peut être une source incroyable de développement,
d
'équilibre, de richesse, plutôt que d'entasser les Français dans des éco-quartiers
qui
ne sont que du bétonnage le long des autoroutes et des voies ferrées des métropoles.
C
'est une révolution de l'habitat. Oui, chaque Français
doit
pouvoir avoir sa petite maison individuelle avec son jardin. C'est une chance et qu'on arrête de nous empêcher de faire ça. La France est grande, elle peut accueillir les Français au plus près des territoires. C'est une chance inouïe que nous avons avec tous ces villages de France. Alors, il va falloir supprimer la loi NOTRe, il va falloir libérer l'énergie des mers, il va falloir faire confiance aux communes de France. C'est un immense chantier. Mais pour ça, bien sûr, il faut qu
'il
y
ait
de l'emploi sur place. C'est tout l'enjeu des relocalisations. Il faut qu
'il
y ait des services publics sur place. Et voilà pourquoi il va falloir en finir avec Bruxelles
qui
a brisé nos services publics. Seule la péréquation nationale peut garantir un service de transport, de télécommunication, d'Internet au débit, d'énergie, où les recettes des zones denses alimentent les déficits des zones moins denses. Voilà pourquoi il faudra rompre avec Bruxelles. Reconstruire EDF, reconstruire Gaz de France, de vraies entreprises, de grandes entreprises publiques
à
cette exigence d'égalité territoriale. Je veux rouvrir
un
établissement de santé, hôpital, maternité, par département.
Cela
veut dire 20 000 lits en plus, alors qu'ils n'en ont supprimé 100 000 en 20 ans. Vous voyez que ce programme est tout à fait réaliste. Il faut rouvrir des lits. Il est scandaleux qu'aujourd'hui, dans notre pays, on ne puisse plus opérer une tumeur cancéreuse à temps parce que le gouvernement a supprimé des milliers de lits et a chassé de manière honteuse plus de 20 000 soignants
il
y a tout quelques semaines. Imaginez ce qui se passe en France. Aujourd'hui,
je
veux mettre fin aux déserts médicaux
en
créant une bourse
qui
financerait les études des étudiants en médecine
en
échange d'un engagement de 50 services dans une zone en déficit médical. Enfin, enfin, il est temps
de
bâtir un pôle public pharmaceutique pour mettre fin au conflit d'intérêts entre nos dirigeants et certaines entreprises multinationales et retrouver une indépendance stratégique dans l'approvisionnement en médicaments.
Au
cœur de notre projet d'égalité des chances, il y a bien sûr l'école qu'il faut rebâtir de A à Z
pour
en faire le creuset de la transmission des savoirs,
du
civisme et de l'amour du pays, de notre histoire.
Cela
veut dire renforcer nos apprentissages de savoirs fondamentaux
par
le passage de 9 heures à 15 heures d'enseignement du français chaque semaine, ce qui était le cas auparavant.
En
augmentant le salaire de nos professeurs,
tant
leur tâche est ardue et leur mission difficile, mais aussi
en
leur demandant de mettre en place des aides aux élèves en difficulté et des cours de soutien,
en
rendant le pouvoir aux professeurs de gérer sa classe en créant des internats disciplinaires
et
enfin en donnant une chance aux meilleurs élèves d'où qu'ils soient par des internats d'excellence dans chaque département.
Mon
projet de méritocratie républicaine
n
'est pas incompatible et complémentaire d'une vraie politique familiale.
Car
si l'école instruit,
la
famille éduque
et
je veux aider les parents à bien s'occuper de leurs enfants, c'est tout le sens de notre projet de salaire parental partagé entre la mère et le père pour accompagner leur nouveau-né jusqu'à la mort. maternelle, là aussi une révolution pour aider les familles qui élèvent difficilement leur enfant, c'est une nouvelle frontière pour notre société.
Enfin, je
ne peux pas conclure mon discours
sans
parler de notre quatrième priorité
qui
consiste à bâtir une vraie écologie au service de l'homme
pour
faire de la France cette nation modèle. Alors, non pas l'écologie punitive, sectaire, rétrograde, dévers, qui ont kidnappé
le
thème de la protection de la planète.
L
'écologie est trop importante
pour
la laisser aux coupeurs de sapins de Noël, aux fumeurs de cannabis ou aux financeurs de la mosquée de Strasbourg.
Il
faut sauver la planète, bien sûr,
mais
il serait peut-être temps aussi de sauver l'homme
qui
est sur la planète.
Et
c'est pourquoi je vous surprendrai pendant cette campagne en parlant d'écologie,
mais
d'une vraie révolution écologique qui passe par le progrès, qui passe par la science, qui passe par la croissance, qui passe par du professionnalisme avec des plans concrets, des financements, des échéanciers précis
et
puis une écologie de ceux qui connaissent l'environnement.
Je
pense à ceux qui sont dans nos campagnes
et
qui vivent
l
'environnement,
qui
ne la pensent pas depuis des quartiers parisiens. La vraie écologie,
c
'est celle
qui
permettra de réconcilier l'homme et la nature, l'homme et l'animal. Alors, relevons tout d'abord ce dont ne parlent jamais les vers. Jamais. le défi de la santé publique
que
pose l'alimentation actuelle dans les pays riches.
Je
m'attaquerai au lobby de la malbouffe, aux additifs alimentaires, aux perturbateurs endocriniens, à tous ces produits importés du bout du monde sans aucun respect de ces normes sanitaires et environnementales alors que nos agriculteurs
ont
fait des efforts incroyables pour fournir des produits formidables et qu'ils sont sans cesse décriés par des écologistes qui se nourrissent de produits du bout du monde qui sont dégueulasses. Voilà la réalité. Alors, comptons sur nos agriculteurs,
nos
fermiers qui sont là pour nous nourrir. Cela veut dire aussi là de s'extraire de la politique agricole de Bruxelles.
ce
défi de la santé humaine est essentiel
et
d'ailleurs
on
pourrait beaucoup s'interroger sur l'épidémie de Covid et les pays qu'elle frappe qui sont ceux en général où les problèmes d'obésité, de surpoids sont considérables. Cela veut dire qu'il y a bien sûr un lien entre les maladies du siècle et l'alimentation. Faisons enfin ensuite baisser la facture énergétique de 20 millions de foyers par un grand plan d'isolation thermique que je financerai en supprimant les aides aux éoliennes qui défigurent notre pays.
Réduisons massivement notre production de déchets notamment plastiques avec un objectif de 100% de recyclage et une vraie lutte contre les intérêts c'est-à-dire contre l'obsolescence programmée des biens de consommation et là on n'entend pas les verbes. Orientons
l
'aide au développement sur des projets régionaux faisables pragmatiques comme vous le verrez dans un rapport parlementaire que je viens de sortir sur la pollution des océans avec mon projet de développement d'une Méditerranée propre avec des stations d'épuration financées par l'aide au développement au SORA où va l'argent pour que les pays rêverains protègent la biodiversité de la Méditerranée qui est notre mère notre lac européen et africain.
Enfin,
développons des circuits courts et des productions locales en renégociant
les
accords de libre-échange des loyaux qui nous font importer du bout du monde ces mauvais produits. servons-nous aussi
de
ces négociations
ce
que ne font pas les pays européens
pour
obliger les pays d'Asie à corriger le tir avant qu'il ne soit trop tard. Et je pense notamment puisque j'ai beaucoup travaillé dessus à ces océans plastiques qui sont en train de se développer. Sachez que cinq pays dans le monde la Chine,
l
'Indonésie, les Philippines, le Vietnam et la Thaïlande produisent 50% du plastique déversé dans les océans et que ce sera un des défis encore plus importants que le défi climatique.
Alors
vous le voyez,
on
peut aimer la France et protéger le monde
et
notre pays
peut
servir de modèle aux autres.
Et
c'est pourquoi
j
'espère que vous l'avez compris aujourd'hui,
ce
projet,
ces
solutions que je vous ai présentées, concrètes, ordonnées autour de ces quatre priorités,
forment
un plan d'ensemble cohérent. Création d'emplois sur le sol français, en métropole comme outre-mer, blocage de l'immigration, meilleure répartition et performance des services publics, incitation au travail, fin des gaspillages, élévation du niveau scolaire, meilleure qualité de vie pour nos compatriotes, c'est un cercle vertueux
qui
peut se mettre en place.
Oui,
on peut sortir la France de la crise.
Peu
à peu, notre pays retrouvera ainsi le chemin
de
la croissance, du partage, de la cohésion, de la puissance
qui
seuls
lui
permettront de compter dans le monde.
Car
ne l'oublions jamais,
si
nous voulons que la voix de la France porte
sur
tous les continents,
que
nous soyons respectés par nos partenaires, nous devons être capables d'abord de résoudre nos propres problèmes. Et c'est ce qu'avait compris le général de Gaulle qui a pu porter la voix de la France partout dans le monde parce qu'il avait remis de l'ordre dans son pays en 1958.
Vous
l'avez, je l'espère, aussi compris.
À
la différence
de
la plupart de mes concurrents,
je
ne me contente pas de faire des propositions. D'ailleurs, vous allez voir, ils vont surtout faire les mêmes que moi puisqu'ils me pillent mon projet et j'en suis ravi, d'ailleurs, comme par exemple les autoroutes, la renationalisation des autoroutes, comme d'ailleurs l'augmentation du salaire net, etc. C'est bon signe. Cela prouve qu'ils nous lisent. Mais
la
grande différence entre nous,
c
'est que
je
chiffre chacune des propositions
et
je remercie Alexis Villepelet qui travaille avec moi depuis de longues années qui apporte cette rigueur. Chaque proposition est chiffrée, chiffrée précisément. Cela veut dire que le programme que je vous propose français, c'est un programme qui peut être mis en œuvre.
Les
projets non chiffrés, ce sont des quinquennats pour rien.
On
en a connu
un
certain nombre.
Et je
voudrais
dire
à certains
qui
croient que le gaullisme est une forme de nostalgie incantatoire.
Le
gaullisme, c'était une grande ambition pour la France.
Mais
c'était aussi une bonne gestion au service de cette grande ambition. Car le général de Gaulle savait
qu
'on ne devait dans le concert des nations que compter sur soi.
Et
seul un pays fort
peut
émettre une voie forte et libre. C'est tout l'enjeu du prochain quinquennat.
Le
général de Gaulle aussi avait compris
que
rien ne se fait sans légitimité populaire.
Et
c'est là
tout
notre projet, tout mon projet, rendre le pouvoir aux Français.
Je
veux, Français,
que
vous redeveniez acteurs de votre destin.
alors je
n'ai
qu
'une supplique, qu'un conseil,
qu
'un discours que je vais marteler jour après jour à travers tout le pays. Français, il est temps de vous réveiller.
Il
est temps de vous libérer. Et alors, nous pourrons ensemble écrire une très belle page de l'histoire de France. vive la France, vive la République.
Nicolas Dupont-Aignan