Bally Bagayoko : le maire de Saint-Denis se défend après des débordements
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 60 %Défensif 40 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 180 établissements qui ont été perturbés et 164 personnes interpellées »
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« une proviseur qui a été touchée par un tir de mortier »
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« le point d'indice qui sert à calculer le traitement de base des fonctionnaires est gelé depuis 2023 »
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« environ 40 % des professeurs des écoles pourraient aussi faire grève »
Temps de parole
- ?100 %
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Vous êtes bien sur Sud Radio, il est 2h31. Je voulais juste rappeler à ceux qui nous écoutent que à 17h, les vraies voix sont en direct du salon Batimat à Paris. Donc thématique sur le logement, sur les habitations, sur cette crise voilà sociale avec témoignage de d'acteur et puis Philippe David et Cécile de Médébus seront là pour témoigner de cet enjeu très important dans la société française, le salon Batsibat d'où nous sommes en direct tout à l'heure et maintenant nous reprenons le cours de l'actualité. On n'a pas eu des mouvements un mouvement de contestation très habituelle. Je crois qu'on peut le qualifier d'emblé de violence urbaine.
Chaque fois qu'il y a eu des incidents, des dégradations, des prises à partie des forces de l'ordre, il y a eu des interventions de police conformément aux instructions que passe le ministre de l'intérieur. Et c'est normal évidemment que euh dans le ce contexte, la participation d'un certain nombre de députés de la France insoumise ou d'élus de la France insoumise euh à ces mouvements est totalement irresponsable. Je je pèse mes mots, c'est totalement irresponsable. Je crois que les jeunes ont besoin qu'on leur montre un chemin qui est celui de l'éducation, un chemin du respect des forces de sécurité intérieure et surtout de la non violence.
Voilà, il y a eu il y a eu beaucoup trop de violence et encore une fois les forces de sécurité intérieure sont intervenues systématiquement à Boncient et je les en félicite et je les en remercie. C'était Laurent Nunes, ministre de l'intérieur qui s'inquiète de la tournure des éléments. Effectivement Alissa, les manifestations lycéennes ont viré à l'émeut dans ça. À l'émeut, enfin c'est une rentrée qui tourne absolument à l'absurde puisque on va quand même rendre à César ce qui appartient à César. Vous avez des lycéens qui protestent notamment parce qu'il manque des professeurs et puis que les classes sont surchargées. Rien de neuf au soleil hein là disons-le clairement.
Sauf qu'hier vous avez 180 établissements qui ont été perturbés et 164 personnes interpellées. Il y a eu des dégradations, des tirs de mortiers dé blessés parmi les lycéens, parmi les professeurs, parmi les policiers et il y a même une proviseur qui a été touchée par un tir de mortier. Donc on est vraiment c'est des des violences qui sont qu'il faut condamner sans la moindre ambiguité. Ceci étant dit, si on place le débat du point de vue des lycéens, on a des jeunes gens qui expliquent les raisons de leur mobilisation.
Il dénonce le manque de personnel, la cantine trop chère, des classes trop chaudes de l'été, trop froid de l'hiver, on sait des témoignages même de lycéens en internat qui vous disent que les douches sont cassées et qu'il y a des punaises de lit. Bon, on parle donc de travail, on parle d'étude, on parle de conditions minimales hein pour travailler correctement. On n'est pas dans le slogan politique et pourtant et bien la récupération politique, elle s'est pas faite attendre comme d'habitude. Le gouvernement accusait les filles d'encourager les blocages et les filles accusent le gouvernement de réprimer les lycéens.
Et la question qui a mis les élèves dans la rue, c'est-à-dire qui va faire cours passe au second plan. Voilà. Oui. Oui. Non mais ça rend dingue. Donc des élèves qui veulent manifester, qui ont quand même le droit d'être entendu, vraiment soulignons-le effectivement et ceux qui veulent entrer en classe ont le droit d'étudier. Tous ont droit à des enseignants et à force de se disputer sur le blocage des lycées, bah les responsables politiques risquent d'oublier ceux qui devraient les empêcher de dormir ouvertement. C'est des lycées sans professeur. Anissa, j'en convient tout à fait. Sauf que moi, j'ai connu des manifestations étudiantes et lycéennes bien entendu et des dizaines.
C'est d'ailleurs un peu une spécié une spécié française. La jeunesse étudiante a toujours été mobilisé. Là c'est la forme que ça prend, la violence que ça prend. On est on dirait on dirait des black blog, voyez. On dirait ces manifestations. Alors que ce sont des lycéens et en plus si la classe politique vient vient les soutenir, ça ça pose un énorme probl après si on se souvient bien si je veux dire ça fait quand même bien 20 ans que les manifestations lycéennes débordent un peu et qu'il y a quand même de la violence. C'est pas la première fois qu'on a de la violence. Là c'est là c'est immédiat et puis c'est vrai qu'ils ont un peu levé le niveau. On est sur des tirs de mortiers.
C'est vrai que c'est du jamais vu une violence à condamner sans le moindre la moindre ambigué. Que ce soit bien clair. À suivre. [musique]
[musique]
Alors Verico, on reste sur les lycéens. Oui oui et là on des jeunes qui crient qui scandent. Bali Bali Bali puis il s'agit de Bali Bagayoko maire de Saint qui est descendu dans la rue qui s'est mêlé aux manifestations lycéennes. On le voit à un moment dans une scène. Alors attention hein, il il y a une scène de poubelle. Il est pas du tout dit que au contraire je crois qu'il est s d'éteindre. En revanche, il est porté comme un champion de foot. Il est porté par la foule comme un leader. Et on se dit mais c'est vrai qu'il y a une évolution terrible dans cette forme de manifestation.
il vient les soutenir, il a le droit de dire Bali Bagayoko je comprends la colère des lycéens parce que l'éducation nationale est devenue un cauchemar la République ne remple plus ses missions et l'école est devenue un désastre et les lycées et les collèges pour autant il devrait aussi dire par contre je n'accepte pas que dans ma ville à Saint-Edis il y ait ce genre de déportement et ce genre de comportement il ne le dit pas j'ai eu l'impression en voyant cette scène il est en crear cravate en plus Balibi Bagayoko il parle bien il sait ce qu'il dit c'est quelqu'un qui maîtrise sa pensée je me suis vu au soir du 2e tour de l'élection présidentielle de mai 2027 avec l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen et je voyais ces représentants de la France insouise descendent dans la rue parce qu'on suppose qu'il y aura évidemment si ce résultat est confirmé, il y aura évidemment un mouvement de la part de de l'extrême gauche, un mouvement voilà de contestation et je vois des représentants de la France insoumise aller soutenir cette forme d'insurrection là je vais pas dire qu'il était dans la dans la sédition mais il est maire de Sais qui est la qui est la première ville de du département de la scène la scène Saint-Ni ou la deuxième ville peut-être c'est un maire c'est-à-dire c'est un officier d'état civil il est officier de police judiciaire sa mission est aussi de rétablir et de garantir l'ordre républicain sa mission est aussi d'appeler au calme et d'appeler les jeunes qui se comportent de façon illégale à se comporter de façon correcte avec les institutions, même si le droit de manifester est absolument constitutionnel et inaliénable.
C'est là où il y a une confusion des genres et je crois qu'en tant que Bali Bagayoko, en tant que leader de la France insoumise, il a été conforme à ce qu'entend de lui euh Jean-Luc Mélenchon, mais qu'en tant que maire républicain euh je parle de la l'institution et la fonction de Saint-Denis, je pense qu'il n'a pas été à la hauteur de la situation.
[musique]
Des retés qui s'appauvrissent et qui ne peuvent plus remplir les chariots, qui ne se chauffent pas pour pouvoir manger. Pendant ce temps, nos pensions n'ont pas augmenté au niveau de ce que l'inflation a augmenté. On réclame notre du tout simplement parce que c'est possible et que l'argent existe dans ce pays pour le faire. Alors Anissa, vous avez souvent abordé dans cette émission le drame du pouvoir d'achat de cette structure sociale. Là, ce sont les fonctionnaires qui sont eux touchés. Oui, c'est Claud Mas effectivement qu'on vient d'entendre euh responsable gauche du R. Et alors effectivement, bah c'était sûr qu'un jour ça allait arriver.
Aujourd'hui, vous avez les agents de trois des trois fonctions publiques qui appellent à la grève enseignant, soignant, pompier agents de collectivité, administration. Les h syndicats représentatifs appellent ensemble à manifester. Plus de 150 rassemblements sont annoncés en France. Le point de départ de leur colère, vous l'avez entendu, bah c'est le salaire. Le point d'indice qui sert à calculer le traitement de base des fonctionnaires est gelé depuis 2023. Alors que bah le panier augmente, le carburant augmente, tout augmente. Évidemment, ça commence à mettre un peu les gens en colère. Le gouvernement lui envisage de le laisser encore gelé en 2027.
Donc évidemment, ça ne présage rien de bon vu qu'on sait que l'inflation, elle va rester galopante tout au long de cette année. Les syndicats demandent une hausse générale mais aussi des effectifs et des moyens pour assurer l'émission quotidienne. Bon, normal. Euh selon une prévision syndicale rapportée par Libération, environ 40 % des professeurs des écoles pourraient aussi faire grève. C'est une prévision he pas encore un bilan notamment on commence à quand même voir les briques se se grossir. Ça devient un un ça devient une situation préoccupante d'un point de vue social, on peut le dire. Donc ça amène une question est-ce que est-ce que ça sentirait pas un petit peu le soufre ?
Est-ce le début d'une crise sociale ? Vous savez Périco, cette fameuse cocotte minute à laquelle on pense depuis quelques années à chaque fois que nous avons des gens dans la rue. Euh si on réfléchit bien, c'est possible. Pourquoi ? Ben en fait à cause de la convergence des mécontentements et au même moment des lycéens protestent aussi notamment contre l'absence des professeurs. Vous avez tous ces mouvements qui s'accumulent en une seule journée. Maintenant on va voir si les manifestations et les mobilisations dureront sur plusieurs jours. Mais peut-être qu'on a atteint ce fameux moment de non retour. Alors vous dites ça sent le sou, je dirais ça sent le roussi même.
Euh on ne sait jamais comment on finisse justement ces mouvements. Ça peut s'éteindre mais ça peut aussi prendre des proportions beaucoup plus graves et je pense que le gouvernement doit être monsieur le cornu monsieur Nunis et le président de la République doivent être à mon avis extrêmement attentif à l'évolution et je les sens on les sent évidemment inquiets. J'allais dire ils ont un petit peu tout fait pour en arriver là où ils ont peut-être pas fait ce qu'il fallait pour l'empêcher mais effectivement nous vivons là dans un côté cocotte minute. Je vous en je vous en rends grâce. Alors Perico, vous allez nous parler des restaurateurs. Oui.
Alors, une vieille mais une vieille pratique illégale qui s'appelait qui s'appelle toujours qui s'appelle la grivellerie. Et ben on part alors soit l'hôtel c'est la cloche de bois de nuit, la cloche de bois on entend pas et là au restaurant on se lève. C'est dans un restaurant où on n'est pas forcément sous surveillance et bien une fois que le repas est terminé, on se lève et on ne paye pas l'addition. Euh, normalement, le code pénal prévoit des des sanctions très sévères pour euh pour l'acte de grivellerie qui est vraiment sanctionné par la loi française.
Et là, évidemment, alors histoire de pouvoir d'achat et puis démantellement des meurces et perdre des valeurs et incivilité et irrespect, et bien on apprend que ces pratiques sont de plus en plus courantes. C'est assez facile dans une brasserie ou dans un bistro où tout le monde hop, on se lève, on s'en va. Et ben aujourd'hui ce que les restaurateurs ont décidé certains comme il y a des caméras vidéos, ils repèrent les gens qui partent sans payer. La caméra sert à ça et il diffuse évidemment l'image de ces gens qui font de la la gribellerie.
Alors, je crois que la pratique n'est pas tout à fait légale, mais les restaurateurs qui en ont assez, qui sont vraiment exaspérés par cette pratique qui n'est pas d'ailleurs suivie de sanction parce qu'autre fois les gendarmes allaient chercher les gens aujourd'hui c'était pas le cas, et ben ils ont trouvé le moyen d'afficher, voilà, de faire ce dazibao et de dénoncer publiquement les gens qui viennent chez eux euh qui déjeunent ouent boivent du vin et puis décident de pas payer l'addition. À un moment donné, c'est bien le restaurateur qui la paye. C'est un c'est un délit énorme. Voilà.
Et c'est vrai que à un moment donné, on a on a le rabol et on comprend l'exaspération des restaurateurs [soupir]