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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 24 avril 2026 18 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiImmigration & asileInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "Le macronisme, c'est l'asile des fous des 12 travaux d'Astérix !" (SudRadio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 55 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:08OuverteRéponse directe

    On va commencer par les taxes sur le carburant, qui sont un énorme problème pour les Français. Vous proposez de baisser la TVA de 20% à 5,5% sur l'énergie. Est-ce que ça ne crée pas une aide indifférenciée ?

  • 0:43RelanceRéponse partielle

    Vous croyez vraiment aux fraudeurs avec ce système d'aides ?

  • 1:35OuverteRéponse directe

    Certains disent que les distributeurs ne répercuteront pas la baisse de TVA sur les prix. Que répondez-vous ?

  • 2:29OuverteRéponse partielle

    Comment expliquez-vous l'opposition à votre idée, notamment de la part de Raphaël Glucksmann ?

  • 3:02OuverteRéponse partielle

    La patronne d'ENGIE, Catherine McGregor, critique vos propositions. Que répondez-vous ?

  • 4:54RelanceRéponse directe

    Elle protège le système mafieux avec ses déclarations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08Invité politiqueChiffre
    « l'année dernière on a encore une augmentation des prélèvements obligatoires totaux de près de 50 milliards d'euros »
  • 1:27Invité politiquePromesse
    « Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis 2022 disent aussi baisser la TICPE, l'assise sur le carburant, aussi 7 centimes »
  • 2:09Invité politiqueFait
    « ça fait 5 ans que les insoumis prétendent qu'on peut geler le prix du carburant »
  • 4:39Invité politiqueFait
    « c'est la spoliation de un quart de la production nucléaire qui appartenait à tous les Français pour les donner à des intérêts privés »
  • 8:49Invité politiqueChiffre
    « Le Rassemblement National, c'est le premier parti des ouvriers jusqu'à 70% à certains scrutins »
  • 11:31Invité politiqueFait
    « L'immigration dans un pays où il y a du chômage de masse ne soutient pas l'économie »
  • 12:36Invité politiqueChiffre
    « il y a 6 millions de chômeurs en France »
  • 12:40Invité politiqueChiffre
    « le scandale de la formation professionnelle plus de 30 milliards d'euros »
  • 14:40Invité politiqueFait
    « l'entreprise française de fabrication de pompe à chaleur a été vendue à des intérêts étrangers en décembre dernier »
  • 15:02Invité politiqueChiffre
    « On fait un chèque public de 20 milliards d'euros capables »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy72 %
  • Présentateur28 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour, merci pour votre invitation. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, député Rassemblement National de la Somme et qualifié aussi de Monsieur Économie du Rennes. Ça tombe bien, on va commencer par cela, avec des taxes sur le carburant qui sont toujours un énorme problème pour ceux qui nous écoutent et qui sont certainement en train d'aller au travail. Vous, vous ne lâchez pas votre idée, faire baisser la TVA de 20% à 5,5% sur l'énergie, donc sur le carburant, et ça ne vous gêne pas d'avoir comme ça une aide indifférenciée ?

0:26
Jean-Philippe Tanguy

Non, pas du tout, parce qu'on voit bien, avec la proposition qu'a faite le gouvernement, avec des critères cumulatifs, personne ne comprend rien, vous allez avoir beaucoup de classes moyennes qui ne vont pas vous voir en bénéficier, il va y avoir des fraudeurs, puisque c'est un serment sur l'honneur, donc c'est n'importe quoi, donc on voit bien que les honnêtes gens ne vont pas bénéficier de ces aides.

0:43
Présentateur

Vous croyez vraiment aux fraudeurs, Jean-Philippe Tanguy,

0:44
Jean-Philippe Tanguy

quand on voit déjà l'usine à gaz que ça risque d'être ? Non, mais justement, il suffit de cliquer, donc vous allez avoir des honnêtes gens, des honnêtes gens qui ne vont pas cliquer parce qu'ils sont au-dessus, ils ne sont pas dans les critères et qu'ils ne vont pas être aidés, alors qu'ils en ont besoin évidemment, et puis vous allez avoir des gens qui sont malhonnêtes, qui vont cliquer pour avoir l'aide alors qu'ils font n'importe quoi. Donc on voit bien que ce genre de machine à gaz ne fonctionne pas, et nous on a toujours assumé d'ailleurs, on n'a pas attendu nos contradicteurs, le fait que ce soit une aide pour tout le monde.

Et puis on paie suffisamment d'impôts en France, je rappelle que l'année dernière on a encore une augmentation des prélèvements obligatoires totaux de près de 50 milliards d'euros, et donc on paie suffisamment d'impôts, il faut massivement baisser les taxes sur le carburant, la TVA vous avez raison, mais là-haut c'est tellement fort que Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis 2022 disent aussi baisser la TICPE, l'assise sur le carburant, aussi 7 centimes, donc ça fait en tout une baisse de 40 à 45 centimes qu'on propose.

1:35
Présentateur

Ça fait comme l'Espagne un peu plus d'ailleurs. Ça fait partie de la théorie parce que certains vous disent, encore faut-il après que par exemple les distributeurs, les raffineurs, répercutent entièrement cette baisse de la TVA sur le prix final.

1:45
Jean-Philippe Tanguy

Tout à fait, on est pour un contrôle des marges temporaires. Donc ça sera avec contrôle des marges temporaires ? Bien sûr, parce qu'évidemment si vous baissez, il peut y avoir des opportunistes et des gens qui en profitent pour s'en mettre plein les poches, donc on a toujours assumé un contrôle des marges temporaires. L'un ne va pas sans l'autre. Absolument, j'en profite quand même pour tordre le coup une espèce de canard insoumis qu'on peut bloquer et geler les prix.

Là la vérité commence à sortir, moi ça fait presque 5 ans, puisque ça fait 5 ans que les insoumis prétendent qu'on peut geler le prix du carburant, là on commence à comprendre un peu que c'est un mensonge, quand vous importez un produit comme le pétrole ou comme les produits pétroliers, gazole, kérosène, essence transformée en dehors de France, vous ne pouvez pas bloquer un prix. En fait les insoumis, ils veulent payer la différence aux pétroliers, il n'y a aucune alternative.

2:29
Présentateur

Mais alors Jean-Philippe Tanguy, comment expliquez-vous qu'il y ait autant d'opposition à votre idée, qui semble bonne si on vous écoute ? Par exemple, que répondez-vous ? Pour commencer à Raphaël Glucksmann, qui pense et qui assure qu'en réalité votre mesure est non seulement irréaliste, elle est ensuite populiste et ensuite elle entraînerait la faillite de l'État, rien que ça.

2:44
Jean-Philippe Tanguy

Non mais je pense que M. Glucksmann n'a jamais fait un plein de sa vie, et je le pense sincèrement. Je pense qu'il n'est jamais allé à une station de service, je pense qu'il ne sait pas ce que c'est de voir son salaire littéralement passer dans le réservoir, c'est-à-dire qu'on ne va pas avoir assez d'argent pour boucler le caddie de l'alimentation. Donc en fait je me fiche un peu de ce que pense M. Glucksmann.

3:01
Présentateur

Alors comme je m'attendais à cette réponse, je suis allé chercher quelqu'un peut-être de plus légitime, qui est la patronne d'ENGIE, qui s'appelle Catherine McGregor. Elle dit quand même que peut-être qu'elle a des compétences plus légitimes que M. Glucksmann et qui explique que ses solutions et vos idées notamment sont mauvaises pour la France et qu'on ne peut pas laisser ses idées s'installer, parce que non seulement elles sont mauvaises pour la France, mais aussi pour la sécurité énergétique du pays. Elle, elle est compétente quand même ?

3:23
Jean-Philippe Tanguy

Oui, techniquement bien sûr, mais elle est aussi compétente pour défendre les intérêts d'ENGIE. Et ce qui est très intéressant dans ses déclarations, si on les prend dans leur intégralité, c'est qu'elle précise les mesures du Rassemblement National avec lesquelles elle n'est pas d'accord, c'est toutes les mesures de privatisation et de libéralisation européennes du marché de l'énergie. Pourquoi ? Parce que ENGIE, pour les plus anciens d'entre nous, dont votre serviteur a connu ENGIE, qui s'appelait Gaz de France, qui était une entreprise publique avec un prix garanti du gaz. L'Union Européenne, malheureusement, est venue déréguler tout cela, et ça a créé ENGIE. C'est quoi ?

3:55
Présentateur

Elle protège avant tout ses intérêts ?

3:56
Jean-Philippe Tanguy

Oui, oui, mais c'est légitime. Quand vous êtes un patron ou une patronne, vous êtes là pour défendre votre entreprise. ENGIE est née de la privatisation, et de la libéralisation des règles européennes de l'énergie. Donc elle n'est pas contente avec les propositions du Rassemblement National, qui sont pour le retour d'une forme de monopole sur les énergies, le gaz et l'électricité, pour un prix garanti, un prix public de l'énergie. Parce que nous, on estime que c'est, comment dire, un bien de première nécessité et un bien stratégique. On le voit bien depuis la guerre en Ukraine et la guerre dans le Golfe et le contrôle des Trois-Dormuz. Mais j'ajoute quelque chose.

C'est que ENGIE, comme Total d'ailleurs, ont bénéficié de ce qu'on a appelé l'AREN, qui était la spoliation...

4:36
Présentateur

Une règle complète du prix du vent de l'électricité.

4:39
Jean-Philippe Tanguy

Non, non, c'est la spoliation de un quart de la production nucléaire qui appartenait à tous les Français pour les donner à des intérêts privés qui les ont revendus sans avoir mis un centime. Donc en fait, pendant presque 15 ans, il y a eu un système mafieux, un système mafieux qui consistait à piquer littéralement l'électricité produite... Donc vous dites que là, par ces déclarations, elle protège le système mafieux. Pour le revendre nos privés.

4:57
Présentateur

Comment ? Elle protège le système mafieux avec ses déclarations. Le but est de continuer ça.

5:00
Jean-Philippe Tanguy

Parce que l'AREN, c'est fini. Mais ENGIE s'est beaucoup enrichie là-dessus et on s'était opposé à eux là-dessus. Mais moi, je ne dis pas, Madame Magrégor n'était pas dans le système mafieux. Elle a profité de ce système qui a été fait entre la Commission et la France. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut se méfier des déclarations des dirigeants d'entreprises. Non pas parce qu'ils sont malhonnêtes, mais parce qu'ils défendent des intérêts qui sont ceux de leur actionnaire, qui sont ceux de leur entreprise. Ça peut être les intérêts de la France, ça peut être convergent. Il ne s'agit pas de faire, évidemment, une nouvelle guerre des classes.

Et il faut toujours avoir un esprit critique.

5:32
Présentateur

Alors Jean-Philippe Tanguy, ça ne va pas ranger vos affaires parce que passons à ce sujet qui a quand même occupé beaucoup l'actualité de cette semaine, à savoir le rapprochement évident entre le Rassemblement National et certains membres du patronat, outre le dîner de Marine Le Pen au début du mois. Il y a eu lundi la convocation, d'une certaine manière, de Jordan Bardella au déjeuner du MEDEF. On parlait de Catherine Magrégor. Je ne sais pas si vous voyez ça d'un bon oeil, mais elle a aussi ajouté que le RN en réalité a 123 députés qu'on est obligé d'aller les voir, je cite, de les éduquer. Donc en fait, ce qu'a fait Jordan Bardella, c'est qu'il est un bon élève du MEDEF.

Il est en train de se faire éduquer.

6:02
Jean-Philippe Tanguy

Vous voyez cette attitude assez odieuse, il faut bien dire, ces mots qui sont utilisés. Alors est-ce que c'est une maladresse ? Ça peut arriver. Tout le monde peut utiliser des mots maladroits. Il faudra la réinterroger dessus. Les députés sont les élus de la nation. Nous sommes, quelle que soit notre famille politique, élus par le peuple français. On n'a pas été éduqués par un certain nombre de gens qui se diraient que ce serait tout comme tout le monde. J'invite aussi ceux qui nous écoutent à regarder parfois les résultats des grandes entreprises. Ils ne sont pas toujours brillants. Donc moi, je n'ai pas de leçon à recevoir de grands patronats plus que les salariés.

Les hommes politiques, ils doivent écouter tout le monde. On doit écouter évidemment le salarié, les employés, les agriculteurs, les artisans, les retraités,

6:38
Présentateur

les fonctionnaires. Il n'y a pas quand même un sujet en trompe-l'œil, Jean-Philippe Tanguy, avec une partie de votre famille politique, et je ne suis pas sûr que ce soit la vôtre d'ailleurs, qui a besoin et qui a envie de se rapprocher de ce patronat-là et qui constate aujourd'hui qu'en réalité, ils vont devoir faire des compromis. Et donc, en réalité, quand on vante les rapprochements, c'est surtout pour annoter le programme.

6:59
Jean-Philippe Tanguy

Moi, je ne crois pas. Moi, je crois que c'est important de dialoguer avec tout le monde, de comprendre les réalités d'un certain monde de l'entreprise, parce que je rappelle qu'il n'y a pas un patronat. Vous avez les patrons de TPE, PME, les agriculteurs, les patrons pêcheurs, ils sont aussi des patrons. Vous avez des auto-entrepreneurs. Il y a une diversité du patronat comme il y a une diversité des salariés. On ne peut pas non plus comparer. Vous êtes ingénieur sur une plateforme pétrolière de Total Énergie à plusieurs dizaines de milliers d'euros de salaire et tant mieux pour vous. Vous êtes caissière de Total sur une station-service. Ce n'est pas la même vie.

Donc, les patrons, c'est pareil. Entre M. Pouyanné et un petit pompiste ou une station-service indépendante, ce n'est pas du tout la même vie. Pourtant, vous vous appelez tous les deux un patron. Nous, on dialogue avec tout le monde. On est là. Et c'est le sens de la démocratie et de la République pour essayer de créer une convergence de l'intérêt national, de l'intérêt général. Et il n'y a pas à être éduqué par certains ou d'autres. Il n'y a pas à obéir à d'autres. C'est juste dialoguer avec tout le monde et échanger. Et d'ailleurs, si vous avez été attentif aussi au retour sur les interventions de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, ça a été très clair.

C'était, mais nous, on a expliqué nos programmes. On échange. On essaie d'améliorer parce qu'on peut toujours s'améliorer. Mais il ne s'agit pas d'être que les services éthiques se soient.

8:10
Présentateur

qui ont été convaincants. Je prends l'opinion par exemple du 16 avril qui expliquait que c'était plus que quelque chose, c'était des patrons qui étaient consternés. On voit même qu'au sein de ceux qui sont quand même, vous parliez, des salariés à l'instant, proches des salariés que sont les syndicats qui sont importants en France, ont du mal aussi à accepter de vous parler. Donc c'est sympathique de faire de la communication autour. Mais est-ce que vous arrivez à être crédible ?

8:31
Jean-Philippe Tanguy

Oui, enfin déjà, c'est beaucoup les journalistes qui font de la communication autour. Moi, on m'appelle toute la sainte journée pour réagir à tout ça et créer aussi des histoires parisiennes. Donc c'est pas non plus le Rassemblement National qui en parle autant. Les syndicats de salariés, c'est très intéressant parce que c'est exactement ce que je vous disais entre la base et certaines élites. Le Rassemblement National, c'est le premier parti des ouvriers jusqu'à 70% à certains scrutins. C'est le parti des employés, c'est le parti des professions intermédiaires. Et donc on parle avec la base. Moi, mon suppléant, il a dirigé un syndicat de salariés pendant plus de 30 ans.

9:04
Présentateur

Mais ça, vous le rappelez tout le temps, Jean-Philippe. Mais par exemple, vous avez toujours le syndicat, la CFDT qui vous qualifie toujours. Le fait de vous parler, c'est cynique et illusoire. C'est-à-dire que si vous avez réussi à casser un peu ce plafond de verre au niveau des patrons, est-ce qu'au niveau de ces syndicats, il n'y a pas encore un travail monumental à effectuer ?

9:18
Jean-Philippe Tanguy

Non, parce que regardez Maxime Emblard, député de la Meuse, ingénieur nucléaire qui nous a rejoint aux dernières élections, il était adhérent CFDT. Il a été pourchassé et viré par Mme Léon. Parce que Mme Léon, ce n'est pas une démocrate. Mme Léon, elle a une petite prébande, elle se croit supérieure à tout le monde, elle fait des leçons de morale et ça fait bien des années qu'elle n'a pas vu un atelier ou qu'elle n'a pas vu une usine. Ce sont des gens malheureusement...

9:41
Présentateur

Ça ne va pas aider votre dialogue avec elle, ça ?

9:42
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais il n'y a aucun... Malheureusement, elle ne veut pas avoir de dialogue avec moi. Et vous savez, ce qui est très intéressant, c'est que beaucoup de vos collègues ont proposé des débats avec Mme Bignet de la CGT, avec Mme Léon de la CFDT et elle fuit le débat. Elle l'avait aussi fui, Marine Le Pen leur avait proposé de débattre pendant la présidentielle de 2022. Elles ne veulent pas parce qu'elles ont la trouille. La trouille de quoi dans ce cas-là ? Parce qu'elles n'ont rien à nous dire. Mme Bignet et Mme Léon n'ont rien à défendre contre nous.

Notre programme correspond à l'intérêt des travailleurs français sur les conditions de travail, sur la sécurité au travail, sur les droits des salariés, sur la défense de l'outil de production, sur le produire en France, le patriotisme économique. Elles sont dans l'idéologie. Elles sont au service pour la CFDT, du macronisme, et des socialistes depuis toujours, pour la CGT, des communistes et des insoumis. Voilà, c'est tout. Donc il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt. Ces deux femmes, ça repose des hommes, ne défendent pas les salariés. Ils défendent une prébande.

D'ailleurs, je mets au défi de ceux qui s'intéressent, d'aller voir comment elles sont élues pour comprendre le système électoral de la CGT et de la CFDT. Bon courage !

10:39
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, sachant que vous êtes député RN de la Somme, certes, le monsieur économie aussi du Rassemblement National, ces derniers jours, on s'est beaucoup arrêté sur une proposition de beaucoup de métiers. C'est la nécessité de régulariser énormément de personnes qui sont immigrées en France, énormément de travailleurs clandestins notamment, parce que l'activité économique en a besoin. C'est ce qui s'est passé en Italie, c'est ce qui s'est passé il y a encore quelques heures en Espagne. Est-ce que vous, si vous accédez au pouvoir demain, vous pourrez échapper à cette réalité-là ?

11:10
Jean-Philippe Tanguy

Oui, tout à fait. Et ça n'a rien à voir avec la réalité du travail. Le chômage en Espagne est catastrophique pour les jeunes. En Italie, les jeunes ont tellement mal à accéder au monde du travail qu'ils vivent chez leurs parents jusqu'à parfois 30, 35 ans, ce qui les empêche de faire des familles, d'avoir des enfants. Donc c'est un piège. La régularisation des clandestins est un piège monumental. C'est contre l'intérêt des travailleurs. Ça veut dire que l'immigration,

11:29
Présentateur

aujourd'hui, ne soutient pas l'économie en France

11:30
Jean-Philippe Tanguy

par rapport à ce qu'on a ? Non, mais c'est n'importe quoi. Ça n'a jamais soutenu. L'immigration dans un pays où il y a du chômage de masse ne soutient pas l'économie. L'immigration dans un pays qui a besoin de bras, par exemple, les Trente Glorieuses en France, oui, les migrations et les immigrés ont participé de manière importante à la richesse de la France parce qu'on avait besoin de bras pour nous aider. Mais aujourd'hui, le chômage est structurel en Italie, en France, en Espagne. Faire venir des immigrés non qualifiés aggrave cette situation du marché du travail, gèle les salaires, voire fait baisser les salaires et maintient un chômage hallucinant.

En Espagne, le chômage des jeunes, c'est 20%.

12:07
Présentateur

Vous continuez à renvoyer ces travailleurs sans paplier qui prennent actuellement des jobs que les Français, visiblement, ne veulent pas prendre. Vous, vous arrivez au pouvoir. Pas de réalité économique, pas de pragmatisme économique.

12:18
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas de réalité économique, c'est un mensonge organisé par un certain patronat. Vous pouvez retrouver des archives radiophoniques des années 70. Vous avez déjà le lobby de la restauration du BTP qui nous explique qu'ils ont déjà besoin de métiers en tension. Il y a 6 millions de chômeurs en France. Ils ne demandent qu'aide formée. Je vous rappelle qu'il y a le scandale de la formation professionnelle plus de 30 milliards d'euros qui est très mal utilisée, qui fait des drames humains, qui fait du gaspillage d'argent public, des carrières brisées alors qu'on devrait les accompagner. Et les Français, ils veulent travailler. Ils veulent travailler dans des conditions de travail dignes.

Prenons la restauration. C'est sûr que si vous devez venir faire 1h de RER le matin à 5h du mat, travailler 4h, être arrêté 8h, reprendre 4h et repartir chez vous à minuit, personne ne veut travailler comme ça. Et c'est normal. C'est sûr que si vous devez devenir des pauvres gens qui vont accepter n'importe quelle condition de travail, mettre leur santé en péril et accepter n'importe quoi, ce n'est pas comme ça qu'il y aura du progrès social et de la prospérité. Donc il faut des conditions de travail dignes. Il faut arrêter de matraquer évidemment avec des charges et des impôts les entrepreneurs.

Il faut permettre aux Françaises et aux Français de travailler dans de bonnes conditions et là il n'y aura pas de problème. En Picardie, les gens ils bossent. Les Français ils bossent dur contrairement à ce qu'on dit.

13:33
Présentateur

Est-ce que c'était

13:37
Jean-Philippe Tanguy

Mme Le Pen, vous savez, est très âgée, je crois qu'elle a 94 ans, je trouve que si aller lui chercher des noises là-dessus, ce n'est pas très classe.

13:45
Présentateur

Parce que c'est ce qu'on fait. Le fait de dénoncer

13:47
Jean-Philippe Tanguy

que le jardinier s'était en situation irrégulière,

13:50
Présentateur

c'est une info qui est sortie hier. La question se pose.

13:52
Jean-Philippe Tanguy

Il faut appliquer la loi. Mais est-ce qu'à 94 ans, est-ce que Mme Le Pen, l'épouse des femmes de Jean-Marie Le Pen était au courant des conditions de séjour de jardini ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. Non. Par contre, il faut le renvoyer, oui, évidemment.

14:07
Présentateur

Autre sujet qui concerne là aussi le travail, c'est l'électrification massive de la société qui a été promise par le gouvernement. On l'a vu encore ces dernières heures. Par exemple, les aides à la rénovation énergétique, la fameuse MaPrimeRénov' ne subventionneront plus notamment les rénovations globales qui prévoient de conserver un chauffage au gage. On a également vu de nouvelles annonces sur le logement. Est-ce que tout cela, ça va dans le sens que vous souhaitez, Jean-Philippe Tanguy ?

14:31
Jean-Philippe Tanguy

Mais encore, faut-il avoir des entreprises françaises. Vous savez que l'entreprise française de fabrication de pompe à chaleur a été vendue à des intérêts étrangers en décembre dernier. Il n'y a que le Rassemblement National qui est intervenu pour demander qu'on garde ce champion industriel français qu'on le développe. Si on va mettre des milliards d'euros, il faut le faire dans la transition énergétique, dans l'indépendance énergétique, il faut que ça aille des entreprises françaises, il faut faire des champions français. Ils font toujours les mêmes erreurs. Souvenez-vous des subventions aux panneaux solaires. Il y avait des fabricants de panneaux solaires en France et en Europe.

On fait un chèque public de 20 milliards d'euros capables. Ils n'ont pas voulu. Mais ça va changer. Jean-Philippe Tanguy, on va... Bien sûr que si

15:11
Présentateur

Emmanuel Macron a annoncé la méthode Notre-Dame. C'est révolutionnaire, ça.

15:16
Jean-Philippe Tanguy

J'ai été complètement consterné par ce discours qui, en plus, a été relayé comme si c'était merveilleux. Donc, 150 projets industriels en France. Mais il ne faut pas 150 projets industriels en France. Il en faut 150 par département. Il faut tout simplifier. Et d'ailleurs, M. Macron s'est contredit dans son discours parce qu'il dit que c'est scandaleux de devoir mettre 6 ans pour faire un poulailler. Bon, ben oui. Mais les poulaillers, ils ne sont pas dans ces 150 projets exceptionnels. Il faut simplifier, déréguler l'ensemble des procédés en France. Parce qu'en fait, c'est de la bureaucratie dans la bureaucratie.

C'est-à-dire, il y a des règles bureaucratiques qui empêchent les gens de bosser et d'investir dans des projets. Donc, on va demander à la bureaucratie de choisir parmi tous les projets en France des projets qui ne seraient pas dans la bureaucratie. Enfin, c'est n'importe quoi. Vous voyez, on a l'impression d'être dans les 12 travaux d'Astérix. Quand Astérix et Obélix, ils vont chez les fonctionnaires qui deviennent fous, qui deviennent un asile sur Terre. Bon, ben voilà. Le macronisme, c'est l'asile des fous. Le macronisme, c'est l'asile des fous des 12 travaux d'Astérix.

16:12
Présentateur

Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy, d'avoir été avec nous ce matin. Est-ce que vous avez reçu un livre récemment, par exemple, de Nicolas Dupont-Aignan ?

16:18
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais je l'ai fait sa pub. J'encourage à l'acheter, à lire. C'est toujours très intéressant.

16:22
Présentateur

Il n'est pas devenu un peu infréquentable ces derniers temps. Vous continuez toujours à trouver de l'intérêt à ces prises de position ? Oui, mais moi,

16:29
Jean-Philippe Tanguy

vous savez, je ne suis pas un salaud. Je ne renie pas ma famille politique. J'ai travaillé avec 10 ans avec Nicolas Dupont-Aignan. C'est un honnêt homme. On n'a pas été d'accord sur la stratégie. On a des désaccords parfois sur le fond, mais c'est un honnêt homme qui, d'ailleurs, a été brillamment réélu avec son équipe à la mairie d'hier. Je les embrasse tous parce que je les connais depuis 10 ans.

16:44
Présentateur

Au point en espérant que cette réconciliation va quand même permettre peut-être une alliance en 2027. Ce n'est pas interdit, ça ?

16:50
Jean-Philippe Tanguy

Peut-être. Vous le souhaitez, quand même, non ? Oui, mais peut-être. Nicolas Dupont-Aignan, par exemple, a choisi le Frexit. Pendant des années, j'étais avec lui et on n'était pas sur le Frexit. Je ne comprends pas cette prise de position. Bon, mais libre à lui de le faire. On a toujours été sur une position séguiniste, Charles-Pascois-Gaulienne de réforme de l'intérieur de l'Union européenne, de la défense de la liberté de la France. Je n'ai pas trop compris qu'il embraye le Frexit, mais ça empêche qu'il est intéressant à écouter, bien sûr. Bon, mais merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy

17:18
Présentateur

d'avoir été avec nous, député RN de la Somme, le monsieur économie du RN avec qui on avait donc énormément de questions et énormément de sujets à aborder dans un instant avec vous aussi, amis auditeurs. 0826 300 300, c'est une petite phrase du président de la République. Emmanuel Macron, il l'a assuré. Non, je ne ferai plus de politique. Je n'en ai pas fait avant, je n'en ferai plus après. Qu'est-ce que vous en pensez, vous, par exemple, Jean-Philippe Tanguy ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Il ne fera plus de politique après 2027, le président de la République ? Ben si, seulement il n'en avait pas fait avant.