Le discours de Marine Le Pen lors de son meeting à Perpignan
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Première qu'elle arrive comme ça, dans l'ombre, dans le silence. C'est une arrivée inédite, mais tous les meetings se ressemblent ce soir non. Et Marine Le Pen arrive, les bras en V, les bras de la victoire, avec la lumière qui s'éclaire sur elle, et acclamée bien sûr par la salle. Elle a voulu marquer le coup, je peux vous le dire. On ne s'y attendait pas, c'est la première fois que Marine fait une telle arrivée triomphante. Je ne sais pas si vous avez vu en détail, mais les deux barres du M en oblique se sont même ouvertes et fermées toutes seules automatiquement. Il y avait de la stratégie scénique, comme on dit derrière.
Marine Le Pen qui salue la foule et qui va donc débuter son discours avec ce slogan « Si le peuple vote, le peuple gagne ». C'est clairement ce qu'elle répète depuis une dizaine de jours. C'est clairement aussi ce qu'elle espère pour être très bien placée au second tour. Elle espère bien sûr être au second, avec l'espoir de pouvoir être en tête également au second tour.
Loïc Besson dans la salle. On va écouter ce discours. Je précise que ces images sont fournies par l'équipe de la candidate.
Les décennies qui suivent, c'est cet acte d'amour et de passion qu'est la France. C'est rendez-vous avec l'histoire. C'est le débat fondamental qui émerge. La protection est adepte de la dérégulation. C'est au peuple, les citoyens, d'arbitrer cette grande question au seuil de ce troisième millénaire troublé. C'est une idée du chemin que prendra la France. À vous de décider si la France continue sa route. L'alternative est simple. Dans un grand magma mondialiste, via une Union européenne qui en est le prélude. Si vous avez la France au cœur, si vous partagez avec nous l'amour de notre peuple et la passion de l'avenir.
Depuis 40 ans, nous, Français, nous avons vu avec tristesse le pays s'abîmer, sa puissance s'altérer, son rayonnement faiblir, son économie sombrer, sa confiance s'évanouir. Merci au Harki d'être là, ville même, échappée à toute autorité républicaine, entrée en sécession sous le joug des mafias, de l'obscurantisme. Nous avons vu que s'y applique parfois une autre loi que celle des Français. Depuis cinq ans, ce processus s'est accéléré, s'est aggravé. Si nous n'y prenons garde, la France verra son nom effacé des livres d'histoire. Elle deviendra un pays qui n'agit plus, mais obéit, qui ne choisit plus, mais subit.
Ceux qui croient que la politique ne les concerne pas, ne les concernent plus, je veux dire qu'il n'y a pas de situation sans cause. Si la question du pouvoir d'achat vous étreint aujourd'hui, c'est parce que les politiques passées vous ont appauvris, ont effondré les comptes publics et ont même endetté nos enfants pour longtemps. Si Emmanuel Macron avait enrichi le pays, pardon, le pouvoir d'achat. Si à la pompe, vous vous sentez floué par le prix d'un plein, c'est parce que des décisions, notamment fiscales, ont prescrit de vous faire payer l'essence au prix fort.
Si vous redoutez la facture de fioul, de gaz ou d'électricité, quand vous ouvrez votre boîte aux lettres, c'est parce qu'en amont des décisions de fermeture de centrales nucléaires, l'absurde arrimage de notre électricité sur les prix européens ou les subventions ruineuses à l'escroquerie que sont les éoliennes l'ont décidé pour vous, et même, vous le voyez, contre vous. Avec insistance, une très bienveillante insistance, je vous conjure d'aller voter avec le réflexe civique, par désillusion, par fatigue. Je leur dis, je vous comprends, mais là, redevenez citoyens. Et puis en plus, la météo devrait être clémente.
Ne soyez pas amnésiques, mes chers compatriotes, n'oubliez pas ce que vous avez vécu, les gilets jaunes, les retraités appauvris, les ouvrières humiliées, les jeunes à qui on a pris deux ans de liberté, de manière pas toujours justifiée, les familles qu'on a abandonnées, ces territoires que l'on a oubliés, ces Français dont on disait qu'ils n'étaient rien ou qu'ils étaient non essentiels. Rappelez-vous les mensonges, les affaires, l'infantilisation du peuple, le président sortant lors de l'affaire Benalla, qu'ils viennent me chercher. Il aura ce jour-là une résonance particulière.
Il sera la juste sanction que méritent ceux qui nous ont si mal gouvernés, à commencer par le président sortant Emmanuel Macron. Je suis sûr que dans cette salle, vous en êtes persuadé, on ne s'abstient pas, surtout quand on est patrie. Il nous entraînera vers des points de non-retour, vers un quinquennat de déconstruction nationale et de désolation sociale. Le temps est venu de prendre ces décisions qui contrarieront le cours funeste des événements qu'un fatalisme ambiant voudrait laisser se dérouler. Le temps est venu pour le peuple, pour qu'il retrouve très vite sa stabilité, sa joie de vivre. Jamais on a été si proche, mais cela dépend de vous.
Ce n'est jamais, et répéter a changé, jamais dans l'histoire de la République, une femme n'a occupé les fonctions de chef de l'État. Le pays est prêt. Et ce serait, je crois, un signe de maturité démocratique à l'image de tous les grands pays européens. Une femme à l'Élysée, voilà déjà un changement. Cette élection présidentielle, la présentativité, je suis persuadée que les femmes n'ont rien à envier aux hommes. Et messieurs, les qualités, les femmes sont-elles plus sensibles aux valeurs de protection lorsqu'il s'agit de leurs enfants ? Moi, je crois aux vertus d'une société apaisée et d'un pays porteur de paix. Et puis, il y a des sujets qui sont spécifiques aux femmes.
La santé féminine, avec les déserts gynécologiques, l'endométriose ou le manque de sages-femmes. Avec le harcèlement de rue, des injonctions obscurantistes, quand ce n'est pas les mariages forcés sur notre territoire, les crimes d'honneur, les problèmes de carrière avec l'égalité salariale et la conciliation de la vie de famille et de la vie professionnelle. Ces préoccupations essentielles pour nous comme pour nos filles, ces préoccupations d'harmonie des rapports hommes et dits par les hommes sont, vous vous en doutez, les miennes. Croyez dans ma détermination à y apporter des solutions et des solutions rapides. La France possède un atout que beaucoup nous envient. Un État.
Un État organisé et structuré qui constitue les murs porteurs de la Maison France. et un corps de fonctionnaires dévoués aux biens communs, des serviteurs de l'État qui assurent en toutes circonstances la permanence des services publics et la protection des citoyens. Ce sont nos policiers, ce sont nos magistrats, ce sont nos soignants. Eh bien, je n'hésite pas à le dire. Et en effet, fonctionnaires, ceux de la fonction publique d'État, militaires, enseignants, policiers, hospitalières ou territoriales ont été malmenés. Cela a touché toutes les administrations sans épargner la haute administration.
Les préfets, les diplomates, les directeurs d'administration, les officiers généraux dont certains voient purement et simplement leur statut disparaître. Il faut bien trouver de la place pour les copains. Il manque des milliers de magistrats et de greffiers. Les enseignants sont notoirement sous-payés par rapport à la moyenne européenne et les personnels hospitaliers sont épuisés par les rythmes qui leur sont imposés. On n'est pas digne de la France, de son rang, du fonctionnement normal de ses institutions. Le scandale McKinsey de ses cabinets étrangers payés à prix d'or, d'inspiration ultra-libérale.
Concrètement, elle constitue indéniablement la marque d'un mépris d'abord inadmissible et peut-être d'une défiance humiliante pour les millions de fonctionnaires français. Cela revient à dire qu'ils sont incapables de faire le travail et que donc on va demander à d'autres que l'on paye encore une fois une somme folle de le faire à leur place. A tous les fonctionnaires de France, je veux... Les fraudes fiscales présumées, les possibles conflits d'intérêts, constituent les prémices inquiétantes d'une privatisation des fonctions publiques et même une privatisation de la décision publique. Vous voyez dans la conception d'Emmanuel Macron, tout est fait pour isoler le citoyen.
En protection individuelle ou collective, ça que j'entends restaurer dans ses moyens. Si, de remettre l'État à sa place, à sa juste place que j'ai conçu mon projet. Notre projet n'est pas un catalogue de mesures. Il n'est pas seulement la réponse à des questions de circonstances, mais plus largement, beaucoup plus largement, une vision pour la France, à moyen et à long terme. Notre projet ne vise pas seulement à 5 ans, pour ce qui concerne par exemple, ou les choix démographiques. C'est un projet équilibré et réaliste, complet et sérieux, solide et chiffré.
Il a été préparé depuis 2017, avec le cœur et la raison, avec des certitudes et parfois des doutes, avec la fraîcheur de l'idéal de la France et l'intransigeance des réalités. Il a été réfléchi et mis au point avec les spécialistes de toutes les questions, aux fonctionnaires, hommes d'entreprise, juristes, conseillers d'État, constitutionnalistes, techniciens, militaires, policiers, médecins, ingénieurs, profession libérale. Il a été confronté à l'échange, auprès de dizaines de milliers de Français que j'ai eu l'honneur de rencontrer durant ces cinq ans.
Des professionnels, des élus, mais aussi des hommes et des femmes de terrain, des personnes issues des associations, des rencontres de la rue, toujours si éclairantes, si pertinentes, si enrichissantes. Ce projet assume pleinement son inspiration nationale, l'art-image indispensable à l'idée de nation, cette communauté naturelle qui fait de chaque Français un frère, un héritier, un légataire. Politiquement, ce projet dont je suis fier, c'est donner comme centre de gravité l'intérêt de la France et des Français. Avec moi, il n'y aura aucune surprise. Avec moi, durant tout le quinquennat, les décisions publiques seront dictées par un seul critère. Quel est l'intérêt de la France ?
Quel est l'intérêt des Français ? Emmanuel Macron passe sa vie à parler des crises. Les crises qu'on a vécues, les crises qu'on a subies, les crises qu'on a dû gérer. Mais les crises dont Emmanuel Macron nous parle en boucle, comme le boxeur sonné qui ressasse le moment de l'hupercute qu'il a envoyé au tapis, les crises, qu'elles soient sanitaires ou énergétiques, sociales ou migratoires, sont en réalité venues mettre en lumière les fautes de nos dirigeants.
Depuis tant d'années, ces dirigeants politiquement interchangeables ont par idéologie ou faiblesse sacrifié la souveraineté industrielle et l'indépendance énergétique, l'hôpital et la recherche médicale, nos territoires et nos florons industriels. Ils ont laissé la majorité du territoire français se désertifier en concentrant tout dans les métropoles régionales, toutes les activités. Et vous le savez très bien ici, vous ressentez cette injustice à voir les universités, les centres de recherche, les grandes entreprises être systématiquement attirées par Montpellier ou par Toulouse.
Ils ont oublié le rôle de l'État stratège et concédé le pouvoir au commissaire Gris de Bruxelles ou au prohibitif conseiller de cabinet américain. On peut poser ce constat objectif. Et lui, vous l'a rappelé tout à l'heure, tous ceux qui ont été au pouvoir, ils ont tous échoué. Tous les Français, je pose la question, et si on essayait autre chose ? Je suis en différence. Avec moi, le règne du laisser-faire, laisser-aller, laisser-passer, c'est fini. Qui joue contre l'intérêt des Français, c'est fini. Qui brade les joyaux nationaux, c'est fini. La tête de l'État, qui joue contre la nation, c'est fini. Notre projet est national, mais il est aussi populaire.
En ce qu'il vise à redonner la parole au peuple, ce peuple souverain que la caste a ignoré, méprisé, et parfois matraqué. Nous allons remettre le peuple au centre du jeu politique et sa volonté au cœur de la décision publique. Fini les McKinsey qui décident pour vous, à vos frais et à vos dépenses. Fini aussi ce pouvoir qui vous échappe, qui s'évapore à Bruxelles, à Berlin ou ailleurs, qui produit d'énormes, mais peu d'ordres, qui coûtent si cher et rapportent si peu. Ce pouvoir confus du en même temps, si loin et pourtant si oppressant, si incompétent et pourtant si arrogant.
Enfin, notre projet est social, j'ose le dire et je l'assume, en ce qu'il prend totalement en compte les questions du quotidien, au premier rang desquelles votre pouvoir d'achat, votre qualité de vie, le travail, l'école, ou encore par exemple le sort des personnes en situation de handicap, les familles monoparentales ou les retraités aux pensions de misère.
Celle que nous avons pour notre pays, celle que nous imaginons pour notre peuple, cette belle ambition que nous construisons pour chacun d'entre vous, et croyez-moi, je tiendrai promesse, je ne laisserai pas ruiner vos espoirs, décevoir vos attentes, je ne laisserai pas la volonté du peuple d'être bafoué, comme elle ne fut, rappelez-vous, après le référendum de 2005. Je propose sur trois piliers, la protection, la projection, la transmission.
La protection qui s'adresse aux Français d'aujourd'hui, la projection qui prépare la France de demain, la transmission, qui assure ce lien invisible mais si puissant entre les parents et les enfants, entre les générations, entre les Français à travers les âges. La protection, tout d'abord, pour un État, ce n'est pas une option mais une obligation, elle est même sa raison d'être. Notre protection extérieure, militaire et diplomatique, sera évidemment restaurée et renforcée. Notre défense sera nationale, ça a l'air évident mais ça ne l'est plus, figurez-vous. Elle sera appuyée sur la dissuasion nucléaire, détenue en propre par la décision politique française, française et uniquement française.
La France de la Nation renouera avec un robuste esprit de défense, veillera à la disponibilité et à l'opérabilité des unités et à l'amélioration de la condition militaire. Notre armée sera restaurée dans ses moyens. Nous dégagerons 55 milliards pour elle à l'horizon 2027, de même que le renseignement et la présence terrestre, navale et aérienne outre-mer. A l'intérieur maintenant, nous partirons d'un principe simple, immuable, non négociable et profondément démocratique. Les Français sont maîtres chez eux. Qu'il revient de dire qui entre et qui doit quitter le pays. Ni d'ailleurs ceux qui viennent, comme c'est le cas aujourd'hui, qui décideront qui vient ou qui s'installe dans notre pays.
de devenir Français dans la communauté nationale. Être Français n'est pas une situation administrative. C'est un honneur. Il sera proposé au débat, puis au vote. Il résoudra toutes les questions qui se posent depuis 40 ans et que personne, je dis bien personne, n'a voulu traiter ni même seulement discuter. Là aussi, les principes seront connus par tous. Un étranger qui vient en France devra subvenir à ses besoins. La commune, mes chers amis, ni dans d'autres, mettre le peuple français devant le fait accompli. Ces gens qui sont en situation irrégulière devront repartir chez eux au national.
Et de la manière la plus simple qui soit, deviendront aux Français ceux et seulement ceux qui méritent le principe. C'est aux Français de dire quelle loi s'applique chez eux. Ce ne sera ni la loi des... ... pour chaque commune de plus de 10 000 habitants, mais la loi internationale afin que les étrangers purgent leur peine dans leur pays d'origine. Pour ne pas nous encombrer des délinquants étrangers qui n'ont aucune raison de rester sur notre territoire après avoir violé nos lois.
Les étrangers qui sont présents parfois depuis de nombreuses années sur notre sol et respectent nos lois, nos valeurs, notre culture, n'ont, je leur dis, une ville dont on ne parle jamais, mais qui est importante pour des millions de Français. Les questions d'un payé de loyer ou de divorce, par exemple, sera rendu accessible, rapide, c'est-à-dire en divisant les délais par deux pour favoriser la sécurité juridique de tous et pour tous le sentiment de vivre dans un état de droit. Parce que mon projet vise aussi à rendre leur argent aux Français. Nous nous attaquerons aux fraudes. Nous nous attaquerons à toutes les fraudes.
Ah, ben oui, ces cartes vitales qui circulent dans le monde avec de faux assurés, mais de vraies prestations. Ces retraités étrangers de 120 ans. Mais aussi, les fraudes à l'importation ou à l'étiquetage qui nuisent tant à nos producteurs. Et je n'oublie ni la fraude fiscale, ni les ententes qui enrichissent quelques-uns et appauvrissent tous les autres. La protection, la protection, c'est aussi la santé dont nous restaurerons les moyens, les EHPAD que nous humaniserons, le système entier que nous revitaliserons en le débureaucratisant.
La protection, enfin, c'est une grande politique sociale en faveur du pouvoir d'achat de tous, mais aussi en faveur des plus vulnérables, les blessés de la vie, les personnes en grande précarité, les personnes en situation de handicap, les familles fragilisées ou les étudiants paupérisés. Je tiendrai à la promesse d'Emmanuel Macron qu'il n'a pas été capable de tenir, de secourir vraiment les personnes en grande pauvreté et d'offrir enfin une solution d'hébergement à tous les sans-abri. Je ferai de tous les Français des privilégiés dans leur propre pays.
Les Français, j'établirai des nouveaux droits spécifiquement liés à la nationalité et notamment, ah ça les dérange, ils n'aiment pas ça, nos adversaires. La priorité pour le logement et pour l'emploi, la priorité nationale, parce que c'est justice.
Je mettrai d'ailleurs, je mettrai également en place des aides spécifiques, notamment en direction des familles, parce que les familles ont énormément souffert dans les dix dernières années, pas seulement sous Emmanuel Macron, mais également sous François Hollande, où l'ensemble des aides dont elles pouvaient bénéficier ont été baissées, avec une conséquence directe, mes chers amis, sur le taux de natalité, c'est-à-dire les enfants qui n'ont pas, à cause de cela, à cause des situations de précarité vu le jour dans notre pays. Protection, disais-je, mais aussi projection.
Nous replacerons la France dans le concert des nations, favoriserons ce merveilleux moyen d'échange qu'est la francophonie, dont on n'entend plus jamais parler. Et puis, nous allons réformer l'Union européenne pour la remplacer par une alliance européenne des nations, avec des alliés qui, en Europe, n'attendent que cela. On est sur le droit des peuples, le respect des États et la souveraineté des nations. Le pays tout entier se tournera vers ces grands océans qui renferment l'or bleu, la richesse de demain, notamment en s'appuyant sur nos territoires ultramarins totalement délaissés depuis 20 ans.
Permettez-moi, en votre nom, d'adresser un salut fraternel à nos compatriotes d'outre-mer qui nous suivent et qui nous soutiennent. Sa vocation s'investira dans la découverte du continent bleu, insuffisamment connu et exploitera avec raison, bien sûr, ses ressources pour en faire bénéficier ses enfants. Nous engagerons une grande politique énergétique de réindustrialisation, de relance des filières productives d'avenir, notamment par le biais d'un fonds souverain puissant doté de 100 milliards par an, abondé par l'épargne des Français. Nous allons rendre les Français le modèle économique.
Non que nous voulions sortir de l'économie de marché, bien sûr, nous ne sommes pas communistes, mais nous voulons renouer avec un modèle économique vertueux et créateur d'emplois et de richesse pour le pays, donc pour vos emplois et votre pouvoir d'achat. Ce nouveau modèle s'appuiera sur nos petites et moyennes entreprises, le patriotisme économique et sur l'indépendance. Indépendance énergétique, industrielle, scientifique. Que nos TPE, PME sont le terreau des emplois de demain, des innovations de demain, mais aussi les leviers du rééquilibrage territorial, que j'appelle d'ailleurs de mes voeux, que j'en ferai une priorité.
La baisse des impôts de production qui jusqu'à présent n'a quasiment bénéficié qu'au grand groupe. De toute façon, tout bénéficie toujours au grand groupe. Les très petites entreprises, les petites et moyennes entreprises sont systématiquement oubliées. Eh bien, avec la suppression que je mettrai en oeuvre pure et simple de la cotisation foncière des entreprises, ce sont les TPE, PME qui bénéficieront en priorité de cet allègement d'impôts. il y a la transmission. Parce qu'il n'y a pas d'envie de créer, de développer, de bâtir s'il n'y a pas possibilité de transmettre. Emmanuel Macron a encouragé la spéculation. J'encouragerai la transmission. La transmission, c'est d'abord la famille.
Ces familles françaises que je veux aider, je vous l'ai dit, que je veux inciter à s'agrandir, notamment en accordant une demi-part fiscale dès le deuxième enfant et en leur réservant les allocations familiales. Et parce qu'il est parfaitement normal de pouvoir transmettre à ses enfants son patrimoine et le fruit de son travail, nous allégerons drastiquement les impôts sur les successions et nous exonérons la succession de l'outil de travail. La famille, ce ne sont pas que les enfants. La famille, c'est aussi les seniors dont je refuse l'appauvrissement. Et on me le reproche vivement. C'est pourtant là un choix de société.
Tout comme le droit de vivre une retraite en bonne santé avec une retraite de 60 à 62 ans maximum en fonction de travail dur, plus on doit partir tôt. La justice sociale, à 65 ans d'Emmanuel Macron, est une injustice sociale. Plus d'être une hérésie économique, parce que c'est le but, nos anciens et désespèrera nos jeunes. Je rétablirai également, j'y tiens parce que j'avais été terriblement choqué par sa suppression, je rétablirai la demi-part des veufs et des veuves. Je rétablirai les pensions sur l'inflation. J'ai entendu le président de la République hier soir dire qu'il allait indexer les retraites sur l'inflation.
Je rappelle tout de même que sur les cinq dernières années, quatre années, quatre années, pendant lesquelles les pensions n'ont pas été réindexées, chaque année, elles ont été reniées par l'inflation. Chaque année, les retraités ont vu baisser leurs pensions alors même que pour beaucoup d'entre eux, elle est déjà si basse. Eh bien moi, je mettrai en place une mesure pour que pas une pension ne soit inférieure à 1 000 euros. La transmission, c'est aussi l'école. L'école qui doit redevenir le creuset du savoir et pour les Français les plus récents de l'assimilation. Je veux garantir à tous les petits Français cette belle égalité des chances à laquelle comme républicain nous sommes si attachés.
L'un des pivots d'ailleurs de notre projet, ce sont les jeunes. Ces jeunes de France qui sont dans l'angle mort de la politique publique au point que beaucoup pensent à s'expatrier. Ils sont notre énergie, notre réservoir créatif et surtout dans un monde qui va vers la société de la connaissance et vers une révolution technologique permanente. Ils sont un atout extraordinaire. C'est pourquoi nous allons, vous jeunes de France, vous inciter à rester au pays en vous exonérant d'impôts sur le revenu jusqu'à 30 ans. Moins de 30 ans d'être exonérés d'impôts sur les sociétés.
Mais vous savez, notre politique en faveur des retraites participe à cet objectif vital d'augmenter la part d'activité chez les jeunes. Nous voulons les sortir du chômage ou de l'assistanat pour les faire entrer de plein pied dans la vraie vie, celles où l'on exploite son potentiel, celles où l'on prend confiance en soi, où l'on donne le meilleur de soi-même, où l'on s'épanouit et où l'on conquiert le monde. Je vous entends, les jeunes, vous avez envie de conquérir le monde. La transmission, c'est enfin la culture qui est l'âme d'un peuple. Et je sais combien ici, à Perpignan, vous y êtes attachés.
La culture, c'est d'abord la défense de notre langue, notre si belle, notre si belle langue, tellement malmenée depuis un certain nombre d'années, jamais défendue par ceux qui nous dirigent. Eh bien, nous la défendrons de toutes nos forces parce que cette langue française, nous l'aimons et parce que elle est transmise sans avoir été dénaturée, sans avoir été abîmée. À côté de la défense du patrimoine pour lequel, vous le savez, nous allons créer un service national volontaire dédié pour les jeunes. Nous assurons la promotion de la création en aidant les jeunes artistes dénués de relations par un soutien au circuit indépendant de création, d'exposition ou de diffusion.
Alors, vous avez bien compris, notre projet est l'antithèse de celui présenté par Emmanuel Macron. Notre vision de la nation n'est pas désincarnée, elle est celle de la raison et du cœur. Nous n'avons pas eu besoin, nous, d'apprendre à aimer les Français. Notre amour pour eux habite naturellement nos cœurs, guide chacun de nos pas, de nos gestes et envahit tous les jours nos pensées. A ceux qui nous écoutent, je le dis avec sincérité et confiance, nous sommes prêts à nous précéder. Elle est un acte de fraternité et pour l'avenir, un acte de confiance. Notre projet se distingue des autres en ce qu'il est fondé sur le principe fraternel de la nation.
Il se distingue en ce qu'il postule non le mépris ou la défiance de classe de certains tenants de la droite ou de la gauche mais l'unité de tous les Français. Cette unité qui rend notre nation invincible. L'unité, c'est le socle sur lequel s'appuie la vision que nous avons de la France. Elle est le mur porteur du projet que je présente aux Français. L'unité, c'est l'antidote, l'antidote aux multiples fracturations de notre pays, fracturations sociales, territoriales, identitaires qui nous font si mal que nos dirigeants successifs n'ont pas su dominer et que parfois même ils ont aggravé.
L'unité nationale à laquelle j'appelle les Français, les Français de droite, de gauche et d'ailleurs, les Français de métropole, d'outre-mer et du monde est à l'heure des grandes turbulences mondiales et des profondes transitions la plus saine et efficace réponse aux défis qui se dressent devant nous. un appel à tous les Français à nous rejoindre n'est pas une élection présidentielle comme les autres. Je crois que, rarement, une génération n'a eu entre ses mains un choix si crucial, le choix du destin d'une nation millénaire. Les Français d'aujourd'hui doivent en avoir conscience, conscience de ce choix qui les engage pour eux-mêmes et pour les générations qui suivront.
Tout comme ils doivent savoir que l'Europe entière et le monde nous regardent, le monde a besoin d'une France qui retrouve sa hauteur et son autorité pour poursuivre son œuvre de paix. L'Europe, elle, a besoin d'une France qui défende la liberté, la souveraineté et la diversité des nations qui la composent.
Nous allons vivre, mes amis, le moment fondateur d'une ère nouvelle, une ère d'émancipation et de liberté retrouvée, une ère où le peuple sera à nouveau respecté dans sa dignité, dans sa volonté, dans son intégrité, une ère où chacun pourra choisir sa vie dans le cadre d'une société respectueuse et apaisée, une ère où chaque parent pourra être rassuré et fier du pays qu'il laisse à ses enfants, une ère où la France renouera avec sa vocation à la puissance et à la grandeur. La tâche qui nous attend est immense, mais nous sommes prêts et les Français sont avec nous, avec eux, grâce à eux.
Marine Le Pen