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Podcast / conversationÉthique et tac· 18 août 2026 12 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleJusticeImmigration & asile

La preuve qu'Olivier Faure et le PS n'ont rien compris à l'écologie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Comment fabrique-t-on du commun aujourd'hui entre les mouvements climat et les quartiers populaires ?

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Votre analyse est-elle plus sombre que les rapports du GIEC ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Pourquoi dites-vous que votre livre est plutôt joyeux malgré les constats sombres ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que l'alliance des luttes et comment la mettez-vous en œuvre ?

  • 2:36OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir choisi la marche 'Génération Adama, génération climat' comme symbole ?

  • 3:15OuverteRéponse directe

    Quels sont les objectifs concrets de Verdragon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:15Fait
    « On ne veut pas que nos enfants respirent un air qui va les tuer, qui va empêcher leur développement respiratoire »
  • 5:56Fait
    « il y a une déconnexion en France entre ce qui se passe au niveau local dans les quartiers populaires et ce qui se passe au niveau national »
  • 7:10Fait
    « Projet porter des projets antirépublicains »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

Du coup, face à tous ces constats donc assez sombres en quelque sorte, vous vous écrivez que la la priorité c'est d'organiser les conditions du changement, de montrer qu'il n'y a pas de enfin de fatalité, que c'est possible, que c'est politique et qu'il faut commencer par fabriquer du commun et créer du lien entre les résistances. Donc, j'aimerais qu'on aille un petit peu plus en détail sur cette question de fabriquer du commun. Comment est-ce qu'on fabrique du commun aujourd'hui ?

C'est dire est-ce que par exemple ce serait à l'image de ce que vous avez initié en juillet 2020 donc la marge génération climat génération Adama on veut respirer à Baumont sur Ooise qui a marqué un moment assez fort justement de lien entre le mouvement climat et les quartiers populaires. Ouais. Alors déjà quand même je me je me permets de préciser que l'analyse que que je fais dans dans dans mon livre n'est pas plus sombre ou angoissante que les rapports du GC par exemple. Voilà, c'est c'est pas simplement dans le livre effectivement il y a il y a toute la première partie qui est de l'ordre de de de l'analyse de pourquoi le projet tel que proposé aujourd'hui ne parle pas au Oui.

Mais de prendre conscience de la situation aujourd'hui que beaucoup aussi ont tendance à mettre sous le tapis. Absolument. Mais mais je pense qu'on est et surtout alors les les personnes qui nous regardent savent à quel point la situation est catastrophique et et c'est vrai que c'est assez sombre en fait quand on quand on quand quand on se penche sur bah ce qui pourrait arriver à vraiment là aux générations futur mais c'est demain après-demain quoi. C'est vraiment nos enfants. [grognement] Donc effectivement il y a cette première partie mais très vite effectivement et c'est pour ça que je disais que c'était un livre plutôt joyeux en fait euh très vite il y a des propositions.

C'estàd qu'il s'agit pas simplement de dénoncer en fait un projet qui ne serait pas égalitaire, porteur de liberté, émancipateur et cetera. Il s'agit aussi de d'être force de proposition. Et ça c'est quelque chose aussi que je défends, c'est-à-dire dans les quartiers populaires, nous sommes aussi capables de proposer dans l'intérêt général une écologie pour tout le monde et pas simplement une écologie pour les quartiers populaires ou pour les classes populaires.

Et donc là effectivement, il y a un certain nombre de de propositions assez concrètes et effectivement il y a euh tout ce travail que je donne à voir dans le livre de alors ce qu'on appelle l'alliance des luttes, convergence des luttes. Et ça, c'est vrai que c'est un travail que je mène avec d'autres depuis déjà plusieurs années entre le le mouvement climat, le mouvement écologiste et les quartiers populaires et les questions centrales pour les quartiers populaires. Il y a eu cette mise en lien notamment entre la question climat et la question de la lutte contre les violences policières. On a eu une marche en 2020 qui a eu beaucoup de succès.

Si on veut construire une société juste, équitable, résiliente. On peut pas le faire si on dénonce [musique] pas aujourd'hui ce système violent qui opprime les personnes qui visent dans les quartiers populaires. On doit s'alluer aujourd'hui avec les mouvements contre les vi de leur policière pour construire la société de demain. Autour de la génération Adama, génération climat, on veut respirer.

Et c'était l'idée alors euh euh qu'on a choisi en fait stratégiquement le le front de mer Alternativa et et le Comitadama sur qu'est-ce qui peut faire lien en fait, comment on fabrique du commun entre nous puisque nous sommes conscients de notre égale dignité humaine et on a trouvé cette idée de de de respiration. Alors c'est pas du tout quelque chose de superficiel, évidemment que c'est quelque chose de réel dans les quartiers populaires. Nous ne voulons pas que nos enfants meurent sous le troit de le poids pardon de gendarme ou de policiers.

C'est toute la question du plaquage ventral, de la clé d'étranglement qui sont des questions euh qui sont plutôt traditionnelles dans les quartiers populaires. On veut respirer et donc c'est la lutte contre les violences policières. Mais c'est aussi la question des pollutions, de la pollution atmosphérique. On ne veut pas que nos enfants respirent un air qui va les tuer, qui va empêcher leur développement respiratoire, qui va être cause de dépression et cetera et cetera. Et donc c'est une seule question, on veut respirer. Et donc c'est quelque chose qui a été concret, une marche.

Et dans la continuité, on s'est dit voilà bah il y a ce projet-là donc qu'on peut appeler écologie populaire qui est comme ça sur le papier euh qui qui est une belle idée en fait. Euh maintenant, c'est pas si simple en fait de travailler ensemble, de créer ce commun étant donné les murs qui peut y avoir entre nous, les rapports de domination aussi qui peut y avoir entre entre nous, il faut y travailler concrètement sur le terrain. Effectivement, on a fondé ce lieu donc Verdragon, maison écologie populaire donc Alternativa et fond de mer vraiment pour expérimenter en fait cette écologie populaire et et et cette cette mise en lien, cette alliance cette alliance des lutes.

[musique] Et qu'est-ce qu'on y fait à Ver Dragon ? plein de trucs. Il y a une école, les dragons, on cuisine, le mardi, il y a la map et des conférences. Et ça a été vraiment un un un grand succès. Alors oua mais ce que vous racontez c'est que justement quand vous avez créé cette première maison de l'écologie populaire en France pour essayer d'associer justement les quartiers populaires, les quartiers pavillonnaires, les blancs, les non blancs dans un projet commun, dès que vous l'avez annoncé, il y a vraiment une volonté de détruire le projet avec des attaques et c'est là que c'est ça peut paraître étonnant qui sont venus de la gauche avant de venir de l'extrême droite.

condamner euh l'octro si c'est Marianne qui l'a fait l'octroit de 1000 m² à cette association front. Vous le condamnez sans aucune réserve. Sans aucune réserve. Absolument. Oui. Alors mais mais j'en parle surtout pour montrer alors d'une part que quand on nous dit "Mais pourquoi vous êtes pas écolo dans les quartiers ?" C'est surtout pour dire mais regardez quand on on veut être écolo et faire de l'écologie en fait on nous en empêche. C'est pour ça que je disais nous ne sommes pas les oubliers de l'écologie. Nous sommes les entravés en fait dans l'accès à la à la question écologiste. Et donc oui, c'était pour montrer euh concrètement en fait comment se manifeste ces entraves.

Je voulais montrer effectivement d'autre part à quel point les attaques ne viennent pas du camp auquel on pense comme ça naturellement l'extrême droite que au niveau local le champ qui empêche l'auto-organisation des quartiers populaires sur toutes les questions politiques, pas la question uniquement de l'écologie sur toutes les questions qui permettent de de reprendre du pouvoir en fait sur son sort sur le sort de ses enfants, bah les attaques viennent de la gauche toute la gauche. Là-dessus, je suis très concrète dans le livre. Enfin, je veux dire, c'est quelque chose qui peut qui est vérifiable.

Effectivement, euh on a été attaqué par euh euh les leaders des principaux parti euh politique euh de gauche en France. Ça paraît complètement euh Et comment est-ce qu'il justifiait ces attaques ? Justine, bah alors, il il le justifiait pas. C'est-à-dire qu'il y a une déconnexion en France entre ce qui se passe au niveau local dans les quartiers populaires et ce qui se passe au niveau national.

C'est-à-dire qu'on peut tout à fait avoir de grands discours au niveau national pour dire à quel point on protège les populations des quartiers populaires, on protège les immigrés, les descendants de l'immigration, on lutte contre les violences policières même ces dernières années et cetera, on lutte contre l'islamophobie. Il peut y avoir comme ça des grands discours et les mêmes au niveau local font tout pour empêcher que les quartiers populaires euh ben aient du pouvoir politique. Et ça c'est quelque chose qui qui n'est visible que si on milite au niveau local en fait.

Je veux dire le la contradiction qui peut y avoir entre les deux échelles, le national et le local, n'est visible que pour des gens qui voilà qui travaillent qui militent dans les quartiers populaires. Et vous dites que ce qui revient aussi, c'est le côté on va donner 963 m² à des femmes pour boire du thé quoi. Ah oui. Non mais c'est ça c'est alors là il y a plusieurs choses. Projet porter des projets antirépublicains. Voilà. Absolument.

Alors, mais cette histoire de siroter le petit thé à la me effectivement, j'en parle parce que il y a tout en fait sur pourquoi nous les les femmes descendantes de l'immigration africaine, musulmanes, habitant les quartiers populaires, pourquoi nous avons été empêchés euh d'avoir mais genre un lieu en France en fait, il y en a pas 30000 en France des lieux auto-organisés dans les quartiers populaires. Je c il y a celui-là, voilà, qui n'est pas subventionné, qui est qui est autonome et pourtant voilà, il y a eu bah les les grandes chaîne de télévision, CS, LCI, et en fait qui était sur nos côtes, il y a eu les les les les médias d'extrême droite qui étaient sur nous.

On est en réalité face à l'infiltration de l'islam politique de de l'islam politique qui utilise aussi l'indigénisme, le racialisme pour pour détruire la la République. Cette association qui est le faonet de formation politique qui instrumentalise l'écologie aujourd'hui parce que derrière c'est une organisation purement politique et qui instrumentalise d'une part l'écologie mais aussi les enfants. C'est ça qui est scandaleux. Je veux dire, on se dit "Mais mais pourquoi en fait juste un petit lieu juste effectivement euh euh 963 m² Et ce que je montre, c'est que c'est 963 m² de trop parce que les populations qui vivent dans les quartiers populaires sont censées être utile.

Voilà, elles sont utiles au capital, elles sont utiles, y compris à gauche d'ailleurs, on pose la question de l'utilité pour dire "Mais ces gens-là, si on doit les tolérer en France, et ben c'est parce que ces personnes sont indispensables pour tel ou tel secteur d'activité en pénurie, pour le bâtiment, pour la restauration et cetera." nulle part quand vous parlez au patron ou quand vous parlez au salariés dans les entreprises le débat sur l'immigration existe. C'est pas un sujet, on en a besoin. Et ça c'est censé être un discours progressiste, mais en réalité c'est un discours qui sous-humanise euh cette population puisqu'on l'a réduit à sa force de travail, on l'a réduit à son utilité.

Et donc quand on parle du petit thé à la mthe, c'est comme pour dire "Mais ces femmes-là, mais vous n'avez que ça à faire que de siroter votre petit thé à la mthe, que de faire de la politique. Aller plutôt préparer le café, allez plutôt nettoyer, allez plutôt et cetera." Donc c'est vraiment Oui. empêcher cette population euh de faire de la politique en fait vraiment de de de et et c'est ça l'écologie, c'est faire de la politique. Sinon, si c'est simplement être informé, sensibilisé, c'est simplement servir de réservoir en fait d'énergie euh euh de toute façon, ça ne marche pas.

Donc l'écologie, si on est sincère, c'est de dire voilà dans quelle mesure euh ces personnes ont le pouvoir de changer les choses. Et alors si je parle de Ver Dragon aussi et je finis par ça, parler de cette expérience, c'est aussi pour dire qu'on a gagné quand même. Oui. C'est aussi pour dire voilà, il faut pas hésiter en fait à lancer ce type de projet dans les quartiers populaires. Ça marche. C'est sûr qu'on est attaqué et c'est et si on est attaqué en réalité, c'est parce que justement il y a quelque chose là qui est important en fait et et que peut-être c'est par ça que ça passe cette révolution que j'appelle de de mes vœux et qu'on est nombreux nombreux.

Oui, ça sera l'idée qui est qui a plusieurs enfin plein de maisons comme ça un peu surtout en France. C'est que bah j'en aurais je crois même pas parlé si ça avait échoué parce que voilà, moi je suis on l'a dit tout à l'heure, il y a suffisamment d'angoisse comme ça. Le l'ambiance est suffisamment anxiogène pour que j'en rajoute pas une couche. Non, si j'en parle autant, c'est surtout pour dire que malgré les entraves, malgré les attaques, on réussit.

Donc c'est bien que c'est là qu'il faut travailler en fait à cette mise en commun effectivement entre quarti populaire, quarti avionnaire parce que c'est ça Ver Dragon, c'est la mise en commun entre les classes moyennes supérieur, les classes populaires, les populations blanches, les populations non blanches et c'est comment et vous organisez aussi des moments de de vie commune, des débats des fresques du climat, des sorties ensemble. Absolument. Il y a tout un projet là autour de One Piece, le manga dont je parle dans le livre où on se retrouve vraiment tous et toutes autour de la table. Je crois que c'est l'un des rares lieux en France où ces populations se retrouvent autour de la table.

C'est pas facile. La preuve, c'est qu'on est attaqué. Mais je veux aussi montrer que c'est possible en fait que ça existe. Bah en fait, c'est lancé, ça marche et vous avez l'impression que ça a un impact au niveau local. Bien sûr. Et on ne pouvait pas perdre en fait. C'est ça que je veux montrer. On part tellement de rien en fait qu'on ne peut pas perdre dès lors qu'on défend un projet encore une fois de protection de de protection du vivant, de libération de la terre, un projet autour de la liberté, de l'émancipation. Pour moi, on peut pas perdre. Il faut s'y mettre quoi. Il faut travailler. C'est c'est pas facile mais en tout cas je pense qu'à la fin on gagne quoi.

11:27
Non speech

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