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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 11 juillet 2017 2 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiInstitutions & élections

LA FIN DU PRINCIPE DE FAVEUR POUR LES SALARIÉS - Mélenchon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00MélenchonFait
    « Je pense avoir montré tout à l'heure comment dès lors que le principe de faveur n'est plus établi, c'est la loi elle-même qui est relativisée. »
  • 0:15MélenchonFait
    « Les nouvelles dispositions annoncent qu'on ne peut changer le sort des travailleurs que dans un sens moins contraignant ou moins favorable. »
  • 0:30MélenchonFait
    « Si le principe de faveur ne s'applique plus c'est un principe de défaveur mais c'est surtout la loi dont le champs d'application recule et se perd dans les nuages de la norme "en général". »
  • 1:00MélenchonFait
    « Le république, mes chers collègues, ne peut pas être contractuelle. Elle ne connait que la loi, la même pour tous. »
  • 1:30MélenchonFait
    « Le juge qui n'a plus le pouvoir de se saisir de lui même d'une situation, qu'est-ce que le juge ? Le juge, c'est la loi. »
  • 1:45MélenchonFait
    « Si vous lui interdisez d'intervenir de son propre mouvement et que vous demandez le renversement de la charge de la preuve, c'est donc que vous demandez à chacun de se débrouiller de son contrat. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je pense avoir montré tout à l'heure comment dès lors que le principe de faveur n'est plus établi, c'est la loi elle-même qui est relativisée. Les nouvelles dispositions annoncent qu'on ne peut changer le sort des travailleurs que dans un sens moins contraignant ou moins favorable. Je l'ai montré tout à l'heure.

Si le principe de faveur ne s'applique plus c'est un principe de défaveur mais c'est surtout la loi dont le champs d'application recule et se perd dans les nuages de la norme "en général". Regardez bien la conclusion, en voici un nouvel indice. Je sais que le point de départ de votre pensée c'est celle qu'a exprimée le président de la république et qui est un cadre logique que je connais, philosophique Il l'a résumée en parlant d'une république girondine et, pour ceux qui n'auraient pas bien compris, il a précisé : une république contractuelle.

Le république, mes chers collègues, ne peut pas être contractuelle. Elle ne connait que la loi, la même pour tous. Dans le principe de défaveur, la loi s'évapore et en voici un des indices les plus précis !

Pourquoi ? Le juge qui n'a plus le pouvoir de se saisir de lui même d'une situation, qu'est-ce que le juge ? Le juge, c'est la loi.

Il est le garant et l'applicateur de la loi. Si vous lui interdisez d'intervenir de son propre mouvement et que vous demandez le renversement de la charge de la preuve, c'est donc que vous demandez à chacun de se débrouiller de son contrat et vous voici à la substance de la république contractuelle. Non seulement il n'y a plus une règle commune mais celui qui en est le protecteur et l’exécutant le plus sévère et le plus rigoureux, le juge, n'a plus le droit d'intervenir dans le litige de son propre chef.

Voilà pourquoi, sous un air qui n'en a pas l'air, cet amendement 125 touche au cœur des principes que nous défendons devant vous.