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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 20 juin 2025 34 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Le "fabriqué en France" : conférence de presse

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Chiffre
    « Si 10 % seulement des biens consommés par les ménages français actuellement importés étaient produit sur notre territoire, la production française serait augmentée de plus de 11 milliards d'euros. »
  • 2:00Fait
    « un produit importé peut être qualifié de fabriquer en France dès lors qu'il subit sa dernière transformation substantielle sur notre sol. »
  • 4:00Chiffre
    « il existe 92 labels et certifications privés ou locaux que beaucoup d'allégations connexes font croire que le produit est fabriqué en France. »
  • 7:00Chiffre
    « Si la France appliquait le même taux de produits nationaux que nos voisins allemands, les entreprises françaises bénéficieraient de 15 milliards d'euros supplémentaires. »
  • 9:00Chiffre
    « En 2024, 4,6 milliards de colis de moins de 150 € ont été livrés en Europe. C'est quatre fois plus qu'en 2020. »
  • 10:00Chiffre
    « Les contrefaçons chinoises représentent 85 % des saisies mondiales en ligne et 51 % des saisies de vente mondial en ligne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

essentiel de notre rapport euh à Franck Ménonville et à moi-même donc sur le fabriqué en France en ce 18 juin qui pour moi sénatrice de Haut Mar est forcément une une date symbolique, n'est-ce pas ? Donc une sorte de nouvel appel à la résistance. Voilà.

Alors donc acheter local mais surtout acheter français, c'est évidemment soutenir nos entreprises, c'est préserver nos emplois, c'est aussi réduire considérablement notre empreinte carbone, éventuellement aussi notre déficit commercial. Euh le fabriqué France est souvent célébré avec un salon dédié, avec euh une exposition à l'Élysée. Cependant, on observe que les jeunes générations sont moins sensibles quand même à cette euh à cet élément et qu'ils achètent surtout sur internet des produits à bas coup et de mauvaise qualité, mais ce sont pas seulement les jeunes hein d'ailleurs.

Alors cependant, le pays de fabrication n'occupe finalement que le 4e rang dans l'acte d'achat d'un produit, loin derrière le prix, la qualité et même la durée de vie. Alors, on a calculé que si 10 % seulement des biens consommés par les ménages français actuellement importés étaient produit sur notre territoire, la production française serait augmentée de plus de 11 milliards d'euros. Ce qui permettrait de créer 1500 emplois avec toutes les retombées évidemment qu'on peut imaginer, fiscal, social, également la baisse des allocations chômage et cetera.

Donc le premier constat de notre rapport, c'est que la définition du fabriquer France est beaucoup trop complexe. Aujourd'hui, nous dépendons énormément de la mondialisation. Nous n'avons pas les matières premières qui nous assureraient l'autosuffisance.

Par déduction, donc un produit manufacturé intégralement français, c'est quelque chose d'extrêmement rare. Aujourd'hui, un produit importé peut être qualifié de fabriquer en France. dès lors qu'il subit sa dernière transformation substantielle sur notre sol.

Ce qui veut dire que qualifier un produit de français ne signifie pas du tout que le produit est 100 % français et qu'il a été fabriqué en France et avec des matières premières françaises. Ce qui fait que les consommateurs s'y perdent. D'autant plus que pour les perdre encore un peu plus, il existe 92 labels et certifications privés ou locaux que beaucoup d'allégations connexes font croire que le produit est fabriqué en France.

C'est ce qu'on appelle le francoage, ce qui est loin d'être le cas. Alors, c'est toutes les les allégations conçues en France, création française, design français, imprimé en France et cetera. Euh l'imagination marketing est sur ce point absolument sans limite.

L'utilisation du drapeau français participe aussi à cette confusion et il faut savoir que l'utilisation du drapeau pour l'instant n'est pas protégée en tant que tel. Enfin, la contrefaçon a pris une dimension véritablement industrielle. Elle fait partie, c'est malheureusement reconnu aujourd'hui, elle fait partie de la criminalité organisée au même titre que le narcotrafic.

Les entreprises affrontent également une complexité réglementaire inouie puisque près de 900 pages de règles d'origine dans le journal officiel de l'Union européenne. Donc elles peuvent demander aux six fonctionnaires du somif, c'est le service d'origine et du médine France, une attestation qui ne vaut pas certification si bien que cette attestation peut être mise en question par les contrôles de la direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes. Vous voyez que ce n'est pas du tout de nature à encourager les entreprises à solliciter ce marquage.

Alors dans ces conditions justement première question qu'on s'est posé c'était de savoir s'il fallait rendre obligatoire le marquage des produits comme le préconise le rapport récemment remis par Yvejgo. Dans les conditions actuelles, après mur réflexion, nous ne le préconisons pas. Alors pourquoi ?

Et bien d'abord parce que ce marquage obligatoire n'est pas nécessaire pour tous les produits. Elle est utile pour ceux dont une forte valeur ajoutée est apportée par les savoir-faires français. Euh d'autre part parce qu'elle a un coût pour les entreprises et notamment pour les PME qui qui devraient donc financer l'établissement de la preuve que le produit est bien fabriqué en France parce qu'elle reste elle risque pardon d'introduire une complexité supplémentaire pour les entreprises françaises et qu'elle nécessiterait une harmonisation européenne pour préserver la cohérence au sein du marché unique.

Alors en revanche, nous nous recommandons une meilleure définition du fabriqué en France, donc une approche économique beaucoup plus solide en retenant le critère de la majorité de la valeur ajoutée créée sur le territoire national. Euh on a pour se faire une base INC qui est intéressante au lieu de la dernière transformation substantielle du code des douanes de l'euro. Nous reconnaiss nous préconisons également pardon le marquage d'origine de fabrication pour tous les produits importés dans l'Union européenne.

Ce que font d'ailleurs nos principaux partenaires commerciaux. Il faut dire que les États-Unis par exemple respectent bien cette règle de l'Organisation mondiale du commerce également du du GAT hein donc du règlement général des des tarifs et du commerce mais pas l'Union européenne ce qui est un petit peu particulier. Le rapport GGO d'ailleurs préconise également d'imposer le marquage d'origine des produits importés.

Nous préconisons également de réserver au produits réalisés à plus de 50 % en France au niveau valeur ajouté l'exclusivité de la position du drapeau français à condition bien sûr d'en protéger d'abord l'utilisation. Enfin, nous préconisons de mettre fin, si possible à ce qu'on a appelé la tour de Babel des labels en regroupant progressivement les labels sous un label unique qui serait par exemple fabriqué en France. Oui, également à la création d'une plateforme en ligne unique exclusivement réservée aux produits fabriqués en France.

Mais euh vous l'aurez bien compris, tout cela n'a a peu de sens sans une véritable politique de réindustrialisation et de relocalisation. Donc, on pourrait confier au comité stratégique de filière le ciblage des produits à relocaliser, prioriser sur les produits identifiés comme en situation de vulnérabilité, d'approvisionnement puisque on sait quand même que dans beaucoup de secteurs, c'est je pense à la pharmacie notamment, on a pas mal de soucis avec ça. Et puis pourquoi pas de créer des zones franches avec une fiscalité allégée au sein, par exemple des zones de développement prioritaire.

Donc voilà ce que nous préconisons dans un premier temps. Merci euh Anne-Marie. Donc euh bonjour à toutes et à tous.

Je vais poursuivre si vous me le permettez donc l'exposition de ce rapport sur on avec un deuxième constat qui traite là des enjeux de la commande publique. La commande publique joue un rôle doit jouer un rôle essentiel dans le redressement productif de notre pays et dans la valorisation du fabriqué France et de notre savoir-faire français. Elle représente 170 milliards d'euros et 8 % du PIB et plus pour plus de 243000 contrats passés.

C'est un levier essentiel de la pol de notre politique économique. Si la France un constat qui est qui est important, si la France appliquait le même taux de produits nationaux que nos voisins allemands, les entreprises françaises bénéficieraient de 15 milliards d'euros supplémentaires. Or, le fabriquer France, est le trou noir de la commande publique dans notre pays.

La préférence locale certes n'est pas admise au niveau de l'Union européenne, les les réponses aux appels d'offre doivent être traité sans prendre en compte l'origine des entreprises candidates. Mais ça ne n'exclut pas d'avoir bien évidemment une stratégie en la matière, ce que ne se prive bien évidemment pas nos voisins européens, en particulier, j'ai cité l'Allemagne. pour nous pouvons également citer l'Italie où nous sommes rendus pour apprécier leur dynamique en la matière.

La provenance des produits donc achetés là aussi n'est pas mesuré. La moitié du marché public en volume est passé sous le seuil de mise en concurrence, le seuil de 40000 €. Dans dans ce cas donc l'acheteur public est libre, il peut se fournir sur des plateformes du e-commerce sans se préoccuper donc de l'origine d'achat et en particulier d'acheter français.

La part de produits d'origine française ne représente que 1 % des références aux acheteurs publics notamment de l'UGAP. Le GAP qui est le principal la principale centrale d'achat de l'État et des collectivités et donc 10000 10000 références sur 1 million. Donc la commande autre constat très important qui explique sans doute ce manque de stratégie.

La commande publique est éclatée. On a dans notre pays 60 centrales d'achat public. dont la principale pour plus de 5 milliards d'euros et l'UGAP et surtout 135000 donc pouvoirs adjudicateurs donc acheteurs contre en comparaison 30000 en Allemagne et 35000 et 3500 en Italie que 3500 en Italie.

Donc on voit bien une dispersion donc des des énergies et des et de l'achat des du trop grand nombre d'acheteurs en France. La France est d'un des rares pays en Europe également. Ça c'est c'est un constat qui rend sans doute les acheteurs extrêmes ultra prudents et sans doute en la matière.

La France est des rares pays, il y a d'autres pays dans le nord de l'Europe, mais un des rares pays qui pénalise le délit de favoritisme applicable à l'ensemble de la commande publique. Ce qui rend bien évidemment les acheteurs ultra prudents avec une une lecture excessivement prudente des règles. Ceux qui obtiennent des marchés publics peuvent prendre en compte des engagements en matière environnementale et sociale.

Mais leur respect est rarement contrôlé. En Allemagne, je reviens aussi sur l'Allemagne, l'achat des produits allemands s'effectue grâce à des sélections en amant en faisant donc en s'appuyant donc sur des critères techniques. Là aussi, bien évidemment, on peut pas avoir de préférence d'avoir de préférence nationale dans le marché dans le au sein de l'Union européen, mais nous pouvons effectivement avoir bâtir des stratégies qui orientent naturellement et euh par des critères techniques, des critères sociaux, des critères environnementaux qui permettent de favoriser le local et et bien évidemment le local et le fabriquer France pour mobiliser la commande publique du fabriqué France, il faut donc premièrement pouvoir mesurer la partée dans la de la commande publique afin d'avoir une de piloter une politique d'achat favorisant donc l'offre nationale.

Il faut mutualiser, rassembler donc et massifier le nombre de d'adjudicataires d'un même territoire. interdire les appels d'offre TTC, faire du critère bas carbone un levier en faveur des circuits d'approvisionnement euh au plus proche des territoires. Euh c'est des circuits bien évidemment plus courts en matière d'approvisionnement.

Euh j'avais j'ai évoqué tout à l'heure la présence pas suffisante dans le dans le au niveau de l'UGAP de du référencement du fabriqué France. Nous préconisons la le transfert de la tutelle de l'UGAP au ministère de de l'industrie et de l'économie. non pas des comptes publics parce que aujourd'hui effectivement on a sans doute une politique beaucoup trop axée sur l'aspect financier de court terme et juridique et pas suffisamment sur l'aspect économique et bien évidemment stratégique.

Je voudrais quand même dire que bien évidemment on a on a le il faut pas opposer le avoir une lecture court termisme en matière de de coût d'achat, c'est ignorer les retombées positives pour notre pays, pour notre économie, pour l'emploi, pour nos politiques sociales, bah de j'allais dire de de l'approvisionnement local et national et notamment quand on parle de réindustrialisation. Donc une commission d'enquête du du Sénat en parallèle de notre de notre de notre travail au sein de la de la délégation aux entreprises de cette mission d'information. Une commission d'enquête précisera d'autres pistes pour de réforme donc au mois de juillet.

Je recède la parole à Anne Marie pour le N pour le 3è ax. Oui, merci Franck. Et bien notre troisème axe, c'est évidemment la question de la concurrence, rétablir une concurrence loyale, c'est-à-dire libre et non faussée.

L'Europe se trouve aujourd'hui devant un choix essentiel, c'est-à-dire soit elle se résout à être simplement un continent de consommateur de produits importés, soit elle reste et elle souhaite rester bien sûr un continent de producteur. La nouvelle politique commerciale de l'administration américaine, de l'administration Trump provoque, vous le savez bien, une réorientation massive. C'est ce qu'on craignait hein, des flux commerciaux chinois vers l'Europe.

La Chine a un besoin vital d'exporter car son marché intérieur ralenti et de toute façon n'est pas en mesure d'absorber toute cette énorme production. Donc si on ne réagit pas au niveau français mais surtout au niveau européen, et bien on court à la catastrophe et de nombreux producteurs français et européens risquent de disparaître si on ne réagit pas rapidement. Et c'est bien la réactivité qui est par contre souvent un de nos problèmes importants.

Donc en 2024, 4,6 milliards de colis de moins de 150 € ont été livrés en Europe. C'est quatre fois plus qu'en 2020. Donc quatre fois plus en 4 ans tout juste.

Et sur le milliard et demi de colis livrés en France, plus de la moitié 800 millions concernaient des articles de moins de 150 €. Donc c'est 10000 tonnes chaque jour qui sont acheminés par une centaine de Boeings commerciaux. Donc je pense que là on peut quand même faire quelque chose notamment en direction de l'empreinte carbone puisque ces produits à 91 % euh proviennent de Chine notamment dans le secteur textile.

Alors dès janvier 2024 les organisations économiques ont alerté les pouvoirs publics et un plan d'action sur la régulation et la sécurité du e-commerce a été présenté par le ministère de l'économie. Mais le 29 avril 2025, c'est-à-dire 15 mois plus tard. Donc vous voyez, je je parlais de réactivité tout à l'heure, on en a là un bon exemple et ce plan reste vague.

Il ne s'accompagne d'aucune augmentation des moyens alors que les plateformes concurrentes sont extrêmement réactives et efficaces en moins de 48 heures. Donc ce que nous proposons c'est à très court terme d'imposer des droits de douane pour les colis extracommunautaires de moins de 150 € puisque jusqu'à présent ils en sont exentés. Le Sénat a voté donc dans le cadre de la PPL sur la Fast Fashion le 2 juin une taxation comprise entre 2 et 4 € des colis de moins de 150 € et de moins de 2 kg.

Mais il faudrait que cette taxe qui est minime finalement quand même he déjà mais c'est un premier pas entre en vigueur rapidement. À moyen terme, il faudrait étendre la taxe carbone au produits de consommation courante et surtout le principe des clauses miroir comme c'est acquis maintenant en matière agricole mais les transposer en matière industrielle afin de garantir le respect par les produits importés des mêmes règles que les produits fabriqués en Europe, hein. Une économiste lors de nos auditions nous a dit que la meilleure norme et bien c'est celle qu'on impose à tous les produits, y compris les produits importés.

Il faut traiter également la question du dumping de ces produits à bas coût puisque les plateformes chinoises perdraient jusqu'à 30 € par colis, sachant que le coût moyen du colis est de 6 € pour conquérir des parts de marché. Donc Temou par exemple en quelques mois est devenue la 5e place de marché dans le monde tandis que Shane occupe la 8e place. Donc là, nous proposons deux saisines.

Saisir l'autorité de concurrence du sujet des reventes à pertes de la part des plateformes de commerce en ligne notamment chinois. Et nous demandons également une deuxième saisine à l'Union européenne pour lancer une procédure antidumping contre les plateformes de commerce en ligne chinoise et d'enquêter aussi sur les subventions octroyées par des pays non membres de l'Union à des entreprises actives sur le territoire de l'Union pour lutter contre leurs effets négatifs. Donc notre objectif c'est de rétablir une concurrence loyale entre les produits importés des pays tiers et les pays fabriqué dans l'Union européenne.

Alors, un autre point qu'il nous faut quand même traiter rapidement parce que celui-là semble tout de même assez inoui. Depuis 2000 pardon depuis 1969, la Chine profite du système des frais terminaux de l'Union postale universelle, l'UPU. et de tarifs très avantageux malgré des volumes expédiés considérables.

Tout ça parce que la Chine est toujours considérée comme un pays en développement dans la classification établie par l'Union postale universelle alors qu'elle est désormais, vous le savez tous, la deuxè puissance économique mondiale. Donc c'est une anomalie à laquelle il faudrait quand même très rapidement mettre fin. Et je laisse mon collègue Franck Ménonville pour conclure sur nos dernières orientations.

Oui. Alors, les dernières orientations notamment le 4e sujet que nous avons euh investigué dans notre rapport, c'est le contrôle des importations. Ce volet défensif est devenu aujourd'hui prioritaire.

Les contrôles sont trop anecdotiques en matière alimentaire à titre de comparaison. C'est 8398 établissements qui ont fait l'objet de près de 10000 visites et en 2024 avec un taux d'anomalie de 34 %. En matière non alimentaire, donc enré en produits manufacturés, voilà, c'est 1200 établissements qui ont été contrôlés pour un taux d'anomalie de 15 %.

Ces contrôles sont particulièrement difficiles pour notamment en ce qui concerne le commerce en ligne qui explose, ça a été dit. En 20 ans, on est passé de 8,4 milliards en 2005 à 175 milliards d'euros en 2025 dans 67% 67 milliards de produits. Comment donc contrôler 2,6 milliards de transactions ?

Certes, la France est aujourd'hui le seul pays d'Europe où les acteurs nationaux restent très largement majoritaires sur leur propre marché et celui compte et ce que lui et celui qui compte le plus grand nombre d'entreprises nationales impactées sur les autres marchés européens. Alors certes, la DGCCRF dispose depuis 2020 d'un pouvoir d'obtenir le déférencement euh des plateformes en ligne quand il y a des anomalies importantes. Il l'a il a été exercé donc en 2020 à l'égard de la plateforme américaine Wish qui proposait 95 % d'appareils électriques, jouets, bijoux non conforme et 45 à 90 % de ces produits s'avéraient dangereux pour le consommateur et l'utilisateur.

Mais la plateforme américaine est à nouveau accessible depuis la France et elle continue à proposer de la contrefaçon. Cependant, la contrefaçon est aujourd'hui une activité criminelle, organisée, industrialisée qui submerge nos douanes et nos systèmes pénaux inadaptés. En 2024, plus de 22 millions de de contrefaçons importé ont été saisies.

C'est quatre fois plus en c'est ça a été multiplié par 4 en 5 ans. Les contrefaçons chinoises représentent 85 % des saisies mondiales en ligne et 51 % des saisies de vente mondial en ligne. Nous proposons donc un certain nombre de de renforcement renforcement des candrôles sur le fabriqué France.

Le contrôle de la DGCCRF aujourd'hui semble aller au plus simple et notamment en direction puisque c'est structuré au niveau départemental vers des entreprises françaises et pour des pour des enjeux souvent pas toujours stratégiques. Il faut donc réorienter le contrôle de la DGCRF et des douanes vers le contrôle en ligne extracommunautaire en priorisant le contrôle de la sécurité des consommateurs et en autorisant des listes noires d'importateurs qui fraudent massivement soit en matière de contrefaçon, soit en matière de francolavage. Ce red polament vu nos la situation budgétaire de notre pays doit s'opérer à coût constant.

Il existe tellement de contrôle sur les entreprises françaises qu'on pourrait envisager leur regroupement, leur rationalisation et réeffectuer et réaffecter des contrôleurs mieux formés. Euh donc pour euh pour bien évidemment opérer les des nouvelles missions en direction euh du contrôle en ligne. Je voudrais peut-être aussi on nous sommes rendus avec ma collègue Anne-Mariné d'Élec euh en Italie pour nous inspirer de leur de leur pratique.

Je voudrais évoquer le la brigade la garde des finances italienne qui est militaire et qui dispose de 65000 agents contre 17000 douaniers en France. Leur nombre a diminué d'ailleurs d'un/4 en 30 ans. Parmi les les résultats opérés par l'Italie, 800 millions de de contrefaçons été saisies en Italie.

C'est contre seulement 22 millions en France. sans un accroissement donc des moyens et surtout un accroissement de un renforcement des des moyens humains et le renforcement donc de procédures juridiques et de lutte contre la la lutte contre la contrefaçon sera 20. Il faut en effet adapter les contrôles doués à la massification pour répondre à l'industrialisation de la contrefaçon qui est une réalité aujourd'hui sur le territoire européen et en particulier français.

Utiliser massivement l'IA pour détecter les fraudes, étendre les compétences des douanes en matière judiciaire comme c'est le cas en Italie avec le modèle de la garde des finances. Instituer une procédure unique pour les saisies des colis. Je rappelle que aujourd'hui chaque colis doit faire l'objet d'une d'une procédure, ce qui vu le nombre de colis embolisse complètement et paralyse les procédures judiciaires.

C'est c'est égal c'est le but et c'est également ce qu'a fait l'Italie dans une dernière loi. prendre possible le blocage des sites miroir qui c'est-à-dire des sites qui qui procèdent qui aux mêmes pratiques que des sites existant pour faciliter donc leur leur leur maîtrise. assimiler systématiquement la contrefaçon à la non conformité des produits dans le cadre de la de l'application du règlement DSA qui s'attache au produits illicites contrefait ou dangereux proposé en ligne ou au règlement DMA qui vise à mieux encadrer les activités économiques des grandes plateformes imposer comme en Italie une amende délictuelle forfaitaire aux vendeurs mais aussi mais aussi aux acheteurs. sans acheteur, pas de marché.

Donc là aussi, il faut responsabiliser tous les maillons de la chaîne, de la production à la consommation comme ce fut le cas par l'intermédiaire d'une loi s'attaquant au trafic de tabac et de cigarettes. Renforcer, c'est absolument essentiel la coopération douinière au niveau européen. L'Office européen de lutte antifraude doit faire de la contrefaçon une priorité. le parquet européen doit élargir dans ce sens ses compétences.

Ce qui est important de dire, c'est que le aujourd'hui quand on on a légiféré il y a quelques il y a quelques semaines avec une loi importante pour lutter contre le narcotrafic, finalement ce sont des mêmes méthodes, souvent des les mêmes des des méthodes similaires, des réseaux similaires, des méthodologies similaires. Et c'est pour ça qu'il faut complètement réorganiser notre lutte contre la la contrefaçon et ses trafics parce que aujourd'hui nous nous travaillons d'une façon beaucoup trop segmentée. La DGC CRF d'un côté, les douanes de l'autre, la police ou la gendarmerie encore du autre dans une autre.

Donc il faut vraiment réorganiser tout cela pour être efficace. Et c'est là aussi dans cette loirafic, je crois pouvoir le dire, on s'est inspiré de l'exemple italien et ben dans notre rapport nous nous nous on s'inspire également de de l'exemple italien qui a été confronté depuis de très nombreuses années à la mafia et qui on a qui se sont donnés les moyens d'agir. Le 5è et le dernier axe est important, c'est la informer et responsabiliser davantage le consommateur.

L'accent doit être doublement porté sur les conséquences négatives d'un achat produit importé d'une d'une mauvaise qualité, produit d'une mauvaise manière, contrefait sur la ayant des conséquences sur la santé, sur la sécurité du consommateur, mais aussi en ayant des impacts social et environnement un impact social et environnemental important sur la valorisation positive aussi des effets sociaux et environnementaux euh des du de la du Friqu France. Je disais tout à l'heure, il faut transformer le consommateur en consomme acteur. On a tous une part de responsabilité dans notre acte d'achat.

Bien évidemment, on est complètement conscient qu'il y a aussi ces enjeux de pouvoir d'achat, mais en tout cas, on doit là aussi mieux faire en la matière. le slogan euh passé euh qui était celui de "Vos emplettes sont vos nos emplois" a été per euh particulièrement euh euh performant et j'allais dire porteur. Il nous faut pas hésiter donc de de stigmatiser aussi et de dénoncer les entreprises qui fabriquent qui pratiquent pardon le francoavage.

C'est une action de communication qui qui a fait ses preuves pour d'autres objectifs. Les entreprises étant extrêmement sensibles à leur image et à leur réputation. Voilà un peu ce que nous voulions vous présenter en cette fin d'après-midi.

Nous avons travaillé plusieurs mois sur ce rapport fait de nombreuses auditions à 360° et nous sommes convaincus qu'il faut aujourd'hui agir agir sur l'ensemble du maillon de la chaîne de la production au consommateur en passant par en passant bien évidemment par la clarification du de du du fabriquet France et bien évidemment clarifier aussi tous les contournements qui brouille l'acte d'achat. On ne veut on n'a pas souhaité bien revenir sur l'enjeu européen du marquage obligatoire comme l'a dit le fort bien dit Anne Marie etc. Mais on ne doit pas non plus tromper le consommateur.

On doit avoir on lui doit une information claire, lisible et et bien évidemment transparente. Voilà. Et ça n'est que le début de l'aventure.

Avez-vous des questions ? Peut-être qu'on prenne un stylo Je sais pas si vous avez des questions, vous n n'hésitez pas. [Applaudissements] On a été tellement bon qu'il y a pas de question.

Bon, on peut pas on a été particulièrement brillant complet complet en motons le mot. En tout cas, c'est un enjeu essentiel quand on parle de réindustrialisation, de souveraineté aujourd'hui et puis on l'a peut-être pas beaucoup développé ce enfin pas on peut pas tout développer mais avec Anne-Marie, on a aussi pris à tâche à prioriser aussi ce qui est de la des enjeux aussi stratégiques. Oui.

Euh et surtout ne rien imposer qu'on ne soit pas capable de vérifier et de contrôler parce que ça c'est le un des gros sujets, c'est la dispersion aussi au niveau des contrôles, Franck l'a dit, mais c'est ce qu'on a beaucoup appris aussi de de l'Italie notamment parce que bon, ils ont malheureusement cette pratique liée, je pense, à la lutte contre la mafia, mais qui leur a apporté une efficacité visiblement Nous n'avons pas encore. Et bien merci beaucoup. Pas de question.

Et ben merci beaucoup et bonne fin d'après-midi.