Le 8h30 franceinfo d'Arnaud Rousseau
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] bonjour Arna Rousseau bonjour salut ber bonjour le gouvernement propose un débat à l'Assemblée nationale suivi d'un vote sur le traité de libre échange avec les pays du Mercosur est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous oui c'est une bonne nouvelle que le premier ministre a annoncé qu'il souhaitait mettre cette discussion euh à l'Assemblée la semaine prochaine mais ça ne sera pas suffisant parce que ce sujet c'est un sujet européen et si la France semble alignée au moment où on se parle et encore une fois euh on s'en réjouit on a besoin de continuer à convaincre nos partenaires européens c'est ce que nous faisons nous avec nos partenaires des syndicats agricoles européens qui se sont tous unanimement prononcés en défaveur de cet accord sur le plan agricole ou et faisons en sorte que ils soient capable de convaincre leur gouvernement pour que demain on puisse dire non à cet accord en tous les cas sur son volet agricole vous espérez qu'avec le vote des parlementaires la France se montre uni plus solide pourer ce ce traité de libre échange oui je crois que c'est un un un signal important qui serait envoyé on va attendre que cette discussion ait lieu mais vous savez l'agriculture française est la première agriculture européenne et la politique agricole commune et la première politique européenne elle structure la construction européenne depuis 1962 et donc ce signe envoyé serait un signe positif évidem vous dites pas d'accord en l'état en l'état ça veut dire que pour vous il y a des choses qui sont négociables vous ne rejetez pas le principe même d'un accord avec les pays du mercosour si on a été très clair on a dit sur le volet agricole pour nous c'est non et c'est pas non peut-être ou oui mais c'est non donc ça veut dire pas d'accord avec ça veut dire pas d'accord tel qu'il est écrit aujourd'hui moi j'entends aussi qu'un certain nombre d'autres secteur d'activité économique puisse avoir des intérêts offensifs mais en tous les cas aujourd'hui l'agriculture est celle qui est la contrepartie c'est celle qui perd en France et en Europe et donc évidemment pour nous c'est non vous êtes sûr d'avoir vraiment à y perdre est-ce qu'on est pas en train d'assister à un changement historique de de la politique agricole française la FNSEA qui deviendrait anti libre échange non non pas du tout nous on a on a redit que évidemment il fallait continuer à à échanger on le fait et on a besoin de continuer à échanger d'abord parce que dans un certain nombre de de de production on n pas ce qu'il faut et et notamment par exemple le soja et c'est pour ça qu'on travaille à un plan protéine pour essayer de réduire la dépendance européenne que ceux qui nous écoutent et qui boivent leur café ne l'auront pas directement en production européenne demain et puis que par ailleurs on a des produits exportés nos fromages nos céréales no justement pour le fromage pour les viticulteurs cet accord du Mercosur il est bien en fait mais ils ont compris ils ont compris les ils ont compris les viticulteurs que quand on le fait avec des normes qui ne respectent pas le cadre européen quand on le fait avec aucune traçabilité quand on ne respecte pas les accords de Paris bien évidemment on le fait dans des conditions qui sont déloyales et ça c'est non mais vous entendez quand même la commission qui se veut rassurante par rapport à ce à ce traité Bruxelles assure par exemple que les produits importés doivent respecter les exigences européennes en matière de sécurité alimentaire pas de viande aux hormones pas d' GM la commission promet même aussi des contrôles dans les pays d'Amérique du Sud avec des envois de vétérinair et aux frontières européennes malgré les contrôles vous vous n'êtes pas rassuré non mais comment voulez-vous queon mette en place demain ce qu'on ne fait pas aujourd'hui ça on fait du commerce déjà avec ces pays depuis longtemps la commission par exemple fait valoir que il y a un audit qui a été réalisé en juin dernier sur le Brésil qui ne pouvait pas prouver que sa viande ne contenait pas d'orbonne et que les importations en provenance du Brésil à ce moment-là ont été arrêté si les choses se passent comme ça à l'avenir où est problème B ça fait 25 ans Jérôme chapui que on utilise ce qu'on a retrouvé il y a quelques semaines de l' strradiol qui est une hormone he qu'on trouve chez les bovins femelles on sait que sur la volaille il y a aussi des accélérateurs de croissance donc tout ça est connu peu ou pas contrôlé ça ne concerne d'ailleurs pas que le Mercosur d'une manière générale c'est 3 % seulement des produits qui viennent de paystiers qui font l'objet de contrôle et donc nous fait nous laisser croire que dans les semaines qui viennent on fera ce qu'on a pas fait depuis 25 ans ça me paraît un peu juste dans mais encore une fois la commission dit que ça a été fait en juin dernier dans ce cas précis en l'UR c'est des choses qui arrivent en tout cas vous ne Liz pas ça visiblement bah d'ailleurs si on le dit et que en plus la Commission le constate elle ne fait qu'abonder dans notre sens c'est une bonne chose je crois que tout le monde reconnaît aujourd'hui mais même à la Commission dans les couloirs qu'effectivement sur le plan agricole il y a une difficulté et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle ils étaient prêts à des compensation donc quand vous êtes prêt à des compensations c'est que vous êtes conscient qu'il y a un problème il faut quand même rappeler les ordres de grandeur peut-être parce que quand vous parlez de parce qu'il y a la question de la qualité effectivement il y a la question de la qualité de la viande qui peut être importée si a la quantité vous c'est pas votre sujet la quantité vous dites que en fait c'est pas c'est pas la le problème du Mercosur c'est plus la qualité parce que si on prend les chiffres des importations qui sont envisagées c'est 99000 tonnes de bœuf par an qui pourrait être envoyé soit un steak par européen par an je je je je dis que au-delà des quantités parce que pour la viande bovine c'est 99000 tonnes plus ce qu'on appelle le Cotton de 60000 tonnes vous voyez mais je veux dire déjà aujourd'hui on on commerce hein et aujourd'hui le sujet de fond c'est d'arrêter cette Europe passoire qui impose à ses producteurs nationaux ou européens des contraintes qu'elle n'exige pas de ses contreparties là c'est c'est c'est le Mercosur en ce moment mais on pourrait parler de l'Ukraine qui depuis des mois alors que ce pays est en guerre se bat pour la pour ses frontières et pour la démocratie nous envoie des produits agricoles qui ne respectent pas nos standards vous voyez bien la limite de l'exercice aujourd'hui on a les standards les plus élevés de production en Europe ça protège le consommateur ça protège les Français la question de fond derrière c'est qu'est-ce qu'on met dans l'assiette des Français et le combat que nous menons c'est le combat pour l'assiette des Français dans les 30 prochaines mais pardon de revenir aux ordres de grandeur parce que c'est important est-ce que quand on parle de 1,6 % de la production totale de l'Union européenne c'est de nature à déséquilibrer totalement la filière en terme de quantité et en terme de qualité Jérôme chapui c'est 1,6 % sur cet accord plus ce qui est déjà emporté qui est en dehors de l'accord nous sommes arrivés en cumulatif avec l'ensemble des accords de libre échange à des sujets qui ne sont plus supportable mais je vais vous donner les chiffres pour que les les auditeurs comprennent bien aujourd'hui en France on importe 55 % des poulets qu'on consomme dans ce pays on importe 60 % de nos légumes on importe 60 % de nos moutons on importe 40 % de nos légumes on importe 25 % de notre viand bonide vous voyez bien que le sujet c'est pas de se focaliser sur 90 99000 tonnes de viande bovvine le sujet c'est notre souveraineté et la manière dont on défendra demain l'assiette des Français et c'est là qu' une question se pose vous concernant Arna Rousseau parce que le président de la FNSA que vous êtes s'oppose clairement au traité de libre échange entre l'UE et le Mercosur mais Arnaud Rousseau l'entrepreneur qui l'entrepreneur lui a investi au Brésil vous présidez le conseil d'administration du groupe avril c'est le cur Pug et cetera et qui a acquis Azevedo une entreprise brésilienne qui est spécialisé dans l'huile de rissin et ses dérivés ainsi vous avez un accès vous-même via votre entreprise c'est privilégié au marché sud-américain on faitadoire fait pas du tout je m'en suis déjà expliqué je veux le refaire ici ce qu'on prépare avec le groupe avril qui appartient au monde agricole c'est d'abord la protection des prix parce que on va parler du Mercosur j'espère qu'on va parler du revenu on veut défendre le revenu de l'agriculture et pour ça on a besoin de préparer l'avenir et ce que fait cette filiale du groupe avril qui n'est pas ma propriété personnelle mais dont j'ai l'honneur de préser le conseiladministration c'est d'investir notamment sur la décarbonation et et pour ça on a le numéro 1 européen de l'oléochimie c'est une fierté pour l'agriculture française parce que l'oléochimie c'est ce qui va préparer l'après pétrole et pour ça on a besoin d'un certain nombre de produits qu'on trouve pas en Europe parce que le rissin donc vous êtes obligé de commercer avec le Brésil votre entreprise au Brésil elle va commercer avec l'Union européenne pas du tout parce que 87 % de ce qui sera fait au Brésil restera au Brésil mais qu'en revanche on va chercher la technologie parce que quand vous n'avez pas le produit ou la technologie vous n'êtes pas capable d'avoir l'ensemble du SPRC pour préparer l'avenir je je je redis que c'est très cohérent d'aller regarder sur l'ensemble de la planète ce qu'on peut ramener demain en France pour être les champions de la décarbonation et comment on va ramener le pétrole parce que moi je veux aussi parler de l'avenir de l'agriculture dans un moment où c'est extrêmement difficile c'est le rôle d'avril de préparer l'avenir de l'agriculture française et de lui proposer des solutions des solutions nationales mais il y a aussi des choses bien qui se passent ailleurs et c'est notre rôle d'y être pour encore une fois préparer l'avenir je reviens au mouvement ARN Rousseau et à ses modalités la FNSEA ne cible pas les préfectures ne veut pas de blocage pour le moment un autre syndicat la Coordination Rurale affirme vouloir provoquer un chaos pour se faire entendre pourquoi cette différence entre vous bah parce que nous on est le syndicat responsable depuis 80 ans et que évidemment vous voyez bien qu'aujourd'hui dans la situation dans lequelle est la France sur le plan politique ce qui se passe au plan international j'entendais encore l'Iran menacé de l'arme nucléaire je dire quand on est un responsable menacé sur le plan agricole du chaos ça n'est pas ni notre ADN ni la volonté qu'on a d'aller chercher des solutions la su la Coordination rurale est IR responsable oui bah écoutez dans le moment dans lequel on est pour lequel c'est très difficile pour l'agriculture vous savez il y a à peu près la moitié d'explloitations qui sont en situation d'urgence qui ne savent pas comment elles vont passer l'hiver les gens sont extrêmement abattu d'abord parce que les conditions météo ont été très difficiles cette année parce qu'ils ont l'impression que depuis le printemps les choses n'affoncent pas au bon rythme parce qu'il ne voient pas arriver leur solution dans leur cours de ferme et donc tout le monde est à bout et quand vous êtes à bout à au chaos je considère que c'est totalement irresponsable si on vous pose la question c'est qu'il y a une toile de fond Arnaud Rousseau les élections au chambres d'agriculture ont lieu en janvier prochain c'est tous les 6 ans est-ce que ça pousse certains au jusqu'au boutisme à la surenchère écoutez vous poserez la question à la coordination rale vous qu'on vous pose la questioni je r Je voulais vous répondre vous pourrez toujours faire plus que plus moi je considère que demain aller affamer les Français ou promettre le chaos alors qu'on a observé hier qu'il y avait 6 départements en action à la Coordination rurale et que nous on était dans 85 euh montte bien l'échelle du sujet mais moi je suis pas là pour commenter ce que fait la Coordination Rurale moi je vais vous parler de ce que porte la fnsoa et ce qu'on fait avec les jeunes agriculteurs dans le moment dans lequel on est nous sommes partis sur le terrain il y a près d'un an pour aller chercher des solutions pour nos exploitations on a considéré que ce qu'on avait obtenu au printemps on n'allait pas assez loin et on l'a mesuré en disant qu'on avait été chercher à peu près 1/3 des promesses qui nous avaient été fait il nous reste 2 ti3 à Leser chercher et sur lequel on n'a pas l'intention de baisser la garde pour c'est pas ce que dit le gouvernement le gouvernement justement tient sur le site de du ministère de l'Agriculture les comptes des avancées des différentes promesses les 70 promesses qui ont été é ils sont 67 % eu oui mais je vais vous expliquer pourquoi parce que quand par exemple ils ont annoncé des prêtes trésorerie ils ont considéré que le travail était fait la réalité c'est que aujourd'hui il y a pas un agriculteur qui a eu un prêt de trésorerie entre l'annonce et l'effectivitéou vous voyez bien la réalité c'est que nous on est des gens de terrain et ce qui nous intéresse c'est les solutions dans nos cours de ferme c'est pas les effets d'annonce donc je dit on a été on a obtenu un/3 il y a 2/3 à les chercher et les élections au mois de janvier puisque c'était votre question et que je ne veux pas m'y dérober elles arriveront au mois de janvier et je crois qu'à ce moment-là les agriculteurs jugeront sur la capacité qu'ont leurs différents représentants professionnelser chercher des solutions si certains pensent que le chaos est un avenir pour l'agriculture ils prendront leur responsabilité nous on dit c'est difficile c'est pas tenable dans un certain nombre de régions il faut des solutions de court terme dont des solutions de fonds d'allègement des charges dont personne ne parle à ce stade qu'on doit aller chercher il y a tout ce qui n'a pas ét obtenu notamment sur le plan législatif suite à la dissolution qu'on veut aller chercher on parler vous êtes sûr de garder le contrôle de ce mouvement non mais vous savez on me pose la question depuis un an les agriculteurs sont des gens indépendants nombre d'entre eux ne sont pas syndiqués donc nous notre responsabilité c'est de donner une ligne de donner un cadre et de donner des objectifs à atteindre et ensuite les agriculteurs ils prennent leur responsabilité sur le terrain donc nous on a encadré depuis 48 he dans 85 départements des actions en indiquant très clairement qu'on voulait pas d'atintte au bien aux personnes parce que vous savez c'est très facile d'appuyer sur le bouton c'est très facile demain pour le responsable national que je suis de de dire on va utiliser la violence simplement quel avenir ça nous prépare quel est le niveau de responsabilité qu'on a est-ce que l'agriculteur dans sa ferme quand il réfléchit 2 minutes il pense que le fait d'avoir tout cassé ça va lui préparer un avenir ce qu'il attend de nous c'est qu'on aille et qu'on soit intraitable sur les résultats qu'on va chercher et c'est le message qu'on passe au gouvernement il y a pas de complaisance mais il y a aussi la nécessité d'obtenir des résultats rapides ARN Rousseau est avec nous jusqu'à 9h sur France Info on continue de parler de l'avenir de l'agriculture juste après le fil info 8h45 Maourine Suignard pour Emmanuel Macron son homologue russe Vladimir Poutine est dans une démarche d'escalade militaire il l'appelle à la raison alors que le président russe a élargi les possibilités de recours à l'arme nucléaire ce matin l'ambassade américaine à Kiev met en garde contre une possible attaque aérienne russe d'ampleur aujourd'hui le vote du Parlement contre le projet d'accord de libre échange entre le Mercosur et l'Union européenne serait un signal important selon Arna Rousseau le président de la FNSEA le principal syndicat agricole invité du 830 France Info un accord sur le volet agricole c'est non dit-il la Coordination Rurale appelle à des blocages la ministre de l'Agriculture affirme que cela n'est pas acceptable 130 emplois menacés chez arcelleror mital le cidérurgiste envisage de fermer les sites de reins et de Denin l'entreprise évoque un contexte difficile dans l'industrie et l'automobile les larmes au bord des yeux il dit au revoir au tennis en tant que joueur à 38 ans l'espagnol raphaë Nadal prend sa retraite il a perdu son dernier match en Coupe d'v hier lui qui a remporté 22 titres de grandchlem en 23 ans sur le circuit France Info le 830 France Info Jérôme chapui sia braclia toujours avec Arne Rousseau le président de la FNSEA au moment de la conférence de presse euh de présentation du mouvement national vous avez promis trois phases euh la première contô au Mercosur et ça a bougé on l'a vu du côté des politiques du gouvernement qui se mobilise pour vous soutenir la seconde phase pour vous c'est vous opposez aux contraintes qui pèent sur les agriculteurs est-ce qu'elle va avoir lieu cette cette phase et si oui à partir de quand oui effectivement si on a parlé du Mercosur depuis 48 he parce que il y avait le G20 au Brésil on a des sujets nationaux et on ne les oublie pas et notamment des sujets autour des contraintes que subit l'agriculture et de toutes ces entraves et je peux vous annoncer ce matin puisque nous l'avons décidé hier soir que dès la semaine prochaine mardi mercredi et jeudi à l'initiative des départements nous serons à nouveau sur le terrain avec les jeunes agriculteurs pour dénoncer les entraves à l'agriculture et tout ce qui aujourd'hui contraint notre activité vous savez cette papasserie dont on parle depuis des mois ces mesures de simplification qui sont attendues dont on nous parle qu'on a besoin maintenant de rendre palpable et et et ces fameux 2 tiers de mesures qu'on attend et qu'on va les chercher mardi mercred mer jeudi qu'est-ce qui va se passer concrètement et bien écoutez dans chaque département les responsables de la des fédérations départemental DJIA et de la FNSA cibleront des des As des contraintes pardon ou des entraves qu'il juge importantes ça peut-être des représentants de l'état des agences ça peut-être des liens avec les administrations c'est eux qui décideront l'objectif est encore une fois de mettre la pression pour dénoncer aujourd'hui ce qui n'est pas acceptable et je le redis toujours dans bien des dans le respect pardon des biens et des personnes vous dites contraintes entrave souvent ce sont des normes environnementales ça veut dire que vous allez cibler particulièrement les administrations qui défendent l'environnement non mais encore une fois vous savez l'idée queon opposerait l'agriculture à l'environnement ne correspond pas à la réalité de ce qui se passe dans nos exploitations ceux qui aujourd'hui sont au contact de l'environnement au quotidien ce sont les agriculteurs et je peux vous dire je connais pas d'agriculteur qui se disent je vais détruire mon environnement parce que c'est d'abord son outil de travail pardonnez-moi de le rappeler question parce que vous savez ce qui se prépare au Sénat une proposition de loi est déposée par le sénateur LR Laurent Duplomb et le centriste franc Ménonville eux il ils vont dans leur proposition de loi elles visent à libérer la production agricole des entraves normatives c'est totalement ce que vous voulez et là-dessus ils visent notamment la réduction des contraintes sur les pesticides vous imaginez bien la réaction des écologistes là oui oui mais attendez là aussi pas de pas de message un tempestif nous ce qu'on dit c'est que quand une matière active donc un pesticide est est homologuée au niveau européen il doit être également en France c'est l'exemple des des néonictinoïdes par exemple absolument et vous voyez bien qu'on fait la différence avec ce qu'on dit sur le Mercosur donc une matière active qui est interdite en Europe parce qu'elle est considérée comme dangereuse elle est interdite partout si une matière active utilisée en Allemagne en Espagne il y a pas de raison qu'elle soit pas utilisé en France et effectivement vous parliez des nonictinoïdes il y en a un qui s'appelle l'acétamipride qui est utilisé partout en Europe sauf en France et ben ça c'est une distorsion de concurrence et je le dis parce que je voudrais être concret pour ceux qui nous écoutent et qu'on ait pas l'impression simplement d'être euh dans l'incantation il y a une production en France qui est en grave crise qui appelle la noisette qui va disparaître si on ne trouve pas de solution technique est-ce qu'on sera mieux demain si on importe des noisettes d'ailleurs on pourrait parler aussi de la betterave sucrière d'autres productions et donc nous ce qu'on dit c'est qu'on peut peut pas nous mettre on peut pas nous mettre avec des interdictions sans solution la noisette la betterave vont peut-être disparaître mais si les pesticides ou autres produits ne disparaissent pas ce sont les oiseaux des champs et les abeilles qui disparaissent non mais Jérôme chapui pardonnez-moi ces produits sont homologués euh au niveau européen homologué vous m'entendez donc il y a un moment soit on considère que les institutions européennes et françaises homologuent des produits qui sont dangereux dans ce caslà il y a plus rien qui tient prenez pas un médicament le matin voilà les produits sont non mais vous entendez aussi ce que disaient les écologistes c'est si la France peut être en pointe par rapport à à l'utilisation des pesticides essayons quoi essay fr peutêtre en pointe mais qu'à la fin elle a tué sa production et qu'on importe ce qui vient d'ailleurs prenons l' exemple de la cerise on a tué la production de cerise en France aujourd'hui elle vient de Turquie les Français en consomment avec des matières actives qui sont interdites en Europe est-ce qu'on a avancé donc le combat avec les écologistes très bien moi je redis que l'écologie est une préoccupation pour les agriculteurs mais qu'en revanche nous mettre dans des impasses arrêter la production en France et importer d'ailleurs ça ne fait pas avancer la France rouso vous l'avez dit la dissolution de l'Assemblée nationale elle a bloqué la la procédure d'examin du projet de loi d'orientation agricole que vous aviez directement Diler négocier avec le gouvernement précédent le texte arrive en décembre au Sénat en commission qu'est-ce que vous dites au sénateur allez-y foncer ne changeer rien non mais d'abord les sénateurs ils n'attendent pas du président de la fnso qu'il leur disent comment faire leur travail nous on leur dit que ce texte euh on en a besoin qu'il est loin d'être parfait et on l'a dit depuis le début que même à certains égards il manquait d'ambition mais dans le moment dans lequel on est et je vous l'ai expliquer on a aussi besoin d'obtenir quelques victoires et donc ce texte il doit être amendé par les sénateurs et il doit être voté on a dit aussi qu'on attendait le contenu du projet de loi de finance vous savez qui est en ce moment en discussion au Parlement parce qu'on a aussi sur les sujets de compétitivité besoin d'avancer et puis vous l'avez indiqué il y aura un texte une proposition de loi qui arrivera sur les entraves sur les contraintes de l'agriculture j'ai observé que plus de 180 sénateurs avaient Cigné ce texte c'est une bonne nouvelle mais tout ça doit se concrétiser dans nos cours de ferme je le redit un moment l'agriculteur dans le dans dans l'état d'esprit qui est le sien en ce moment a besoin d'observer concrètement dans sa cour de ferme les résultats obtenus il faut qu'on parle aussi de la rémunération des agriculteurs c'était l'un des grands sujets du mouvement de l'hiver dernier comment est-ce que vous abordez la perspective des négociations avec la grande distribution l'agroalimentaire le revenu c'est le cœur du réacteur vous savez il y il y a pas d'activité agricole si à la fin de l'année l'agriculteur ou l'agricultrice française n'a pas de revenus donc ce sujet il est central et c'est pour ça qu'on a bien indiqué qu'il y avait un troisème temps qu'on a positionné au début des négociations commerciales parce que vous c'estàd début de l'année prochaine non non non là début décembre par que c'est la période traditionnelle où l'industrie agroalimentaire envoie les conditions générales de vente au représentant de la grande distribution et donc nous on on sera intraitable intraitable sur le respect du coûp de la matière première agricole je le dis et donc on a demandé que les négociations entre les organisations de producteurs qui nous représentent et les industriels puissent avoir lieu avant que les industriels envoie leurs conditions et je le dis parce que je sais que les Français qui nous écoutent ont aussi des sujets de pouvoir d'achat on peut consommer de la production française de qualité à des prix abordables et pour nous il y a une ligne rouge c'est le fait que l'agriculteur ne soit pas la varable de justustement donc tout le monde doit être en responsabilité tout le monde doit faire un effort pour faire en sorte qu'encore une fois ça soit pas l'agriculture qui soit la marge de négociation les prix minimum vous êtes toujours sur la même position nous on a dit qu'on voulait construire les prix en marche avant c'est-à-dire parler des coûts de production dans nos fermes faire en sorte que ces coûts de production soient couverts avec une marge et puis ensuite qu'il en soit de même tout au long de la chaîne laisser penser qu'il aurait des prix minimums et que on pourrait les négocier avec des conventions trimestrielles ne nous paraît pas sérieux à ce stade un chiffre quand même que qu'on attend aussi c'est celui des exploitations qui sont en difficulté Michel Barnier annoncé à début octobre des prêts garantis par par l'État pour les exploitations touchées c'est c'est prêt c'est c'est c'est déjà ça c'est déjà bon à prendre bah d'abord c'est prêt au moment où je vous parle les agriculteurs ne les ont pas et je rappelle que Monsieur hatal Premier ministre avait dit la même chose donc encore une fois ça va dans le bon sens ce qui compte pour nous c'est la concrétisation alors on est un peu plus confiant cette fois-ci parce que les banquiers se sont engagés ce qu'on nous dit au moment où je vous parle c'est que les premiers fonds pourraient être libérés aux alentours du du 15 décembre mais encore une fois on en parle depuis depuis près de 6 mois il y a combien d'exploitations qui ont besoin de ces prêts garantis par état écoutez nous nous verrons il faut avoir il y a a des critères technique 20 % de de de perte de chiffrre d'affaires mais on pense que c'est au moins la moitié des exploitations agricoles françaises qui auront besoin de ces relais et puis je le dis pour un certain nombre d'entre eux c'est déjà trop tard il faut aller plus loin et notamment sur des mesures d'allègement des charges ce fameux vous connaissez en même temps le le contexte économique hein oui je je je connais le contexte économique mais je redis que quand il y a eu la covid tout le monde a été aidé on arrive à un moment où le contexte économique est plus compliqué mais encore une fois c'est la question de l'avenir et de la production et de notre souveraineté alimentaire qui est en jeu concernant la question agricole débat qui concerne l'agriculture chez nos voisins espagnols hier le Premier ministre Pedro Sanchez a annoncé l'augmentation des régularisations 300000 contre 200000 actuellement en ciblant notamment en parlant notamment notamment de l'agriculture en disant que c'est important pour la main d'œuvre agricole qui peut représenter jusqu'à 25 à 50 % de la main d'œuvre dans certains secteurs est-ce qu'il faut faire la même chose en France en tous les cas nous on a besoin de main d'œuvre dans nos exploitations agricoles et je le dis parce que l'attractivité du milieu du du métier agricole dans le moment difficile qu'on traverse est aussi à à porter parce que moi je veux croire aussi que derrière ces difficultés extrêmement difficiles qu'on traverse il y a aussi un avenir on aura besoin de renouvel génération mais on a besoin de collaborateurs dans nos fermes et aujourd'hui indépendamment de la question politique de la régularisation ou pas qui ne nous appartient pas nous on on travaille notamment avec l'État marocain pour faire en sorte qu'avec l'Office français de l'immigration on puisse avoir de manière régulière des travailleurs qualifiés de qualité qui viennent de manière ponctuelle dans nos exploitation notamment au moment de la récolte des fruits et des légumes ou des vendanges alors vous préférez les partenariats plutôt que la régularisation mais encore une fois nous on a besoin de collaborateurs sur le sujet politique on laisse ça aux gens don c'est la responsabilité nous ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui on trouve pas la main d'œuvre en France dans un certain nombre de métiers agricoles et qu'on a besoin pour continuer à assurer la production en France de bras de bras formés et plutôt que de commenter on a été chercher des solutions et on a aujourd'hui essayer de mettre en œuvre un certain nombre de solutions une dernière question sur la ministre Annie jeunevar la nouvelle ministre de l'Agriculture quels sont vos rapports avec cette nouvelle ministre de l'Agriculture sachant que beaucoup en cette crise parle d'une ministre transparente et vous bon écoutez moi j'ai aussi passé un été dans lesquels pendant 2 mois et demi je n'avais pas d'interlocuteur si ce n'est un ministre qui expédiait les affaires courantes donc d'avoir un gouvernement pour nous c'est essentiel ensuite on a une ministre aujourd'hui qui est là depuis 6 semaines donc on va lui laisser le temps de s'installer ce qu'on observe c'est deux choses un c'est que sur les arbitrages en période budgétaire difficile elle a plutôt obtenu des résultats maintenant là où elle est très fortement attendu c'est sur la simplification sur les moyens de production la question de l'eau par exemple je pensis à la clouè qui est une vallée de la Vienne dans lequel on attend la concrétisation de projets je pense à des sujets autour de la simplification autour des phytosanitaires donc c'est là-dessus qu' sera jugé écoutez 6 semaines c'est un peu court je sais pas combien de temps disposera ce gouvernement en tous les cas nous on a besoin d'interlocuteur et on a besoin d'interlocuteur efficace en 1992 il y avait 900000 exploitations agricooles en France 380000 aujourd'hui il sera le mot de la fin le sociologue Jérôme Fourquet parle du plus grand plan social silencieux de l'histoire française contemporaine le plus grand plan social silencieux est-ce que vous reprenez ces mots oui c'est exact alors moi je j'utilise le terme de secteur d'ajustement comme l'a été la sidérurgie comme l'a été le Tex frajustement à ce niveau-là bah écoutez voilà en tous les cas chaque fois qu'une ferme disparaît ça fait pas une ligne dans les journaux ça c'est ça n'est ni Michelin ni auchamp voilà et moi je crie depuis des années qu'on a besoin de réaffirmer notre souveraineté et que la capacité qu'on a à continuer à produire est essentielle la moitié des agriculteurs partent en retraite dans les 5 à 7 ans on a besoin de jeunes pour attirer ce métier s'il y a pas de revenu on ne réussira pas attendez juste quand même le modèle a changé on a moins d'exploitation mais elles sont quand même plus grande non non mais ça ne suffit pas vous savez quand vous avez des animaux il y a un moment il y a une limite voilà et encore une fois notre avenir et la question qui se pose aujourd'hui c'est ce qu'on mettra dans notre assiette dans les 20 prochaines années voilà l'agriculture on en parle on en parle sur France Info notamment avec vous ce matin ARN rouso président de la FNSEA on va continuer d'en parler avec les informés dans un instant Renaud d'lis alia braclia mercosour à quoi va servir le débat annoncé au Parlement c'est l'un des thèmes de ce débat et le deuxème débat la SNCF la saison de la grève est ouverte c'est dans quelques minutes après la météo et le journal
Sandrine Rousseau