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InterviewFrançois Fillon· 1 juin 2016 8 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

François Fillon invité d'Olivier Mazerolle sur RTL

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement doit-il céder, revenir en arrière et annuler la loi Travail ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Vous vous êtes pour le dialogue social dans les entreprises mais je ne sais pas très bien quel rôle vous réservez au syndicat dans les entreprises.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous demandez à François Hollande ? La dissolution de l'Assemblée ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il aurait dû faire là ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy dit ce matin dans actuelles avoir pris la décision pour la primaire de droite. Vous avez une idée de ce qu'elle peut-être ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Vous aimez le sport ? Karim Benzema accuse le sélectionneur de céder à une partie raciste du pays. Comment réagissez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François FillonFait
    « Le gouvernement, il est surtout en train de céder à la panique. Il est en train de faire n'importe quoi. Et au détriment de l'intérêt national, ce qui s'est passé hier à la SNCF est sans équivalent. »
  • 0:40François FillonFait
    « un gouvernement qui dessaisit une direction d'une entreprise, d'une négociation sociale en cours pour sacrifier finalement l'intérêt de la de l'avenir de la SNCF au passage d'un texte sur le travail dans lequel il y a plus grand-chose. »
  • 1:20François FillonFait
    « Il faut évidemment que le gouvernement résiste fasse ce que nous avions fait dans le quinquena précédent, s'agissant des raffineries et des dépôts de pétrole et des blocs. »
  • 2:40François FillonFait
    « Les français s'inquiètent quand même. Il y a pas de il y a pas de grève dans les entreprises privées. Il y a pas de millions de français qui manifestent dans les rues. »
  • 3:20François FillonFait
    « Je rappelle que j'ai eu l'honneur de conduire des réformes sur les retraites où il y a eu des millions de personnes dans les rues et où on a quand même été au bout de la réforme. »
  • 4:40François FillonFait
    « La rédaction d'un grand journal a été attaquée par des manifestants. Vous diriez comme des journaux voyou terroristes. »
  • 5:20François FillonFait
    « Ce sont des gens qui sont pas concernés par la loi qui est en cours de discussion. Ce sont des gens qui en réalité cherchent à protéger le dernier avantage qu'ils ont. »
  • 7:20François FillonFait
    « Ce que d'ailleurs la loi Comery commençait à proposer, même si au fil des amendements, cela a été considérablement affaibli. »
  • 12:40François FillonFait
    « Le sélectionneur, il est souverain dans ses choix et ensuite parce que le fait de ramener en permanence les problèmes du pays à des questions de race, de religion, d'ethnie et de communauté est pas un signe de bonne santé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] RTL matin 7h49 Olivier Mazrol vous êtes avec François Fillon. Bonjour François Fillon. Bonjour.

Le gouvernement doit-il céder, revenir en arrière et annuler la loi comerie ? Le gouvernement, il est surtout en train de céder à la panique. Il est en train de faire n'importe quoi.

Et au détriment de l'intérêt national, ce qui s'est passé hier à la SNCF est sans équivalent. un gouvernement qui dessaisit une direction d'une entreprise, d'une négociation sociale en cours pour sacrifier finalement l'intérêt de la de l'avenir de la SNCF au passage d'un texte sur le travail dans lequel il y a plus grand-chose. C'est une situation de panique et je ne vois pas comment ce gouvernement pourra tenir encore jusqu'à la fin de ce quinquena.

Mais c'est pas un classique d'un gouvernement de chercher à trouver des solutions ailleurs quand il y a un blocage un certain niveau. Mais où est le blocage ? C'est ça la question qui est posée auour'u raffinerie, les raffineries par exemple, raffineries, il y a eu en réalité, il y a un petit groupe extrêmement réduit de personnes qui ont en général des statuts protégés et qui ont essayé de bloquer le pays.

Il faut évidemment que le gouvernement résiste fasse ce que nous avions fait dans le quinquena précédent, s'agissant des raffineries et des dépôts de pétrole et des blocs. Où sont les où sont les réquisitionnent, prennent les mesures nécessaires. cette loi n'est plus finalement grand-chose mais elle est un symbole.

C'est-à-dire que si le gouvernement lâche sur ce texte-là et s'il lâche devant un pays qui n'est absolument pas bloqué, c'est il y a il y a quelques facux qui bloque le pays. Les français s'inquiètent quand même. Il y a pas de il y a pas de grève dans les entreprises privées.

Il y a pas de millions de français qui manifestent dans les rues. Je rappelle que j'ai eu l'honneur de conduire des réformes sur les retraites où il y a eu des millions de personnes dans les rues et où on a quand même été au bout de la réforme. Aujourd'hui, c'est absolument pas le cas.

Et en plus, il y a maintenant euh une attitude de la CGT en particulier qui affranchit toutes les limites euh et qui euh pose un problème de fonctionnement même de la démocratie et du dialogue social. Regardez, hier un la rédaction de West France a été attaquée dans un dans une démocratie moderne. La rédaction d'un grand journal a été attaquée par des manifestants.

Vous diriez comme des journaux voyou terroristes. Je je parlais pas de voyou, je dirais qu'il y a un comportement qui est un comportement presque faxieux au fon de la démocratie. Et qui sont les gens qui manifestent et qui bloquent le pays ?

Ce sont des gens qui sont pas concernés par la loi qui est en cours de discussion. Ce sont des gens qui en réalité cherchent à protéger le dernier avantage qu'ils ont, c'est-à-dire la possibilité de tenir toutes les négociations sociales au sommet euh ce qu'on appelle les négociations interprofessionnelles. Ils sont terrorisés à l'idée que les salariés puissent négocier directement avec les entreprises, avec la direction des entreprises dans les entreprises parce que ça fera la démonstration qu'il y a un autre dialogue social possible et que la CGT n'est pas présente d'ailleurs dans ces entreprises.

Et donc ils essaient de de bloquer le système en essayant de rester sur un système qui date de 1945 de dialogue social qui aujourd'hui est un vrai handicap pour le public. Vous vous êtes pour le dialogue social dans les entreprises mais je ne sais pas très bien quel rôle vous réservez au syndicat dans les entreprises. Il faut passer au-dessus de leur tête, les ignorer.

Il faut Les syndicats, ils ont évidemment un rôle important à jouer et moi, j'ai toujours été favorable au développement du mouvement syndical, au développement d'un syndicalisme réformiste. Je rappelle que j'avais signé un accord avec la CFDT sur la réforme des retraites en 2003. Donc c'est tout à fait possible.

Euh simplement quand il y a un blocage, il a quand il y a un blocage syndical, il faut pouvoir passer par-dessus les syndicats. Et pour passer par-dessus les syndicats, quand il y a blocage, il faut pouvoir mettre en place un référendum d'entreprise. Ce que d'ailleurs la loi Comery commençait à proposer, même si au fil des amendements, cela a été considérablement affaibli.

Mais tout à l'heure, vous disiez, je ne sais pas comment le gouvernement va pouvoir continuer comme ça pendant Oui, je m'inquiète, je m'inquiète, je m'inquiète. Mais ça veut dire quoi que vous demandez à François Hollande de dissoud de l'Assemblée de provoquer des élections anticipé ? que la dissolution de l'assemblée serait pas une solution pour François Hollande parce que le problème c'est François Hollande donc le seul qui devrait se dissoudre c'est lui-même car c'est lui qui est à l'origine de cette situation.

Il est à l'origine de cette situation parce que depuis 4 ans il a fait preuve d'une absence d'autorité il a fait preuve d'un cyme qui conduis aujourd'hui les forces qui résistent à penser que elles ont la possibilité d'obtenir de François Hollande qui lâche le le gouvernement. C'est pas c'est pas le premier ministre qui est en cause au fond, même s'il a commis beaucoup d'erreurs, c'est le président de la République. Mais qu'est-ce que vous enfin qu'est-ce qu'il aurait dû faire là ?

Ne pas lancer la loi comerie. Il aurait dû d'abord avant de lancer la loi et lecomerie euh s'assurer qu'il avait une majorité pour la soutenir car euh la grande différence entre ce qui les cite sur la réforme des retraites de 2003 ou sur la réforme des retraite de 2010 qui sont des réformes qui ont suscité des mouvements sociaux importants euh mais euh qui n'ont pas conduit à un blocage et qui ont été mis en œuvre et qui d'ailleurs aujourd'hui sont des réformes qui s'appliquent. La grande différence, c'est que moi j'avais une majorité au parlement et François Hollande aurait dû vérifier qu'il avait une majorité avant de conduire sa lo sur le travail.

Alors quoi ? Vous réclamez cette démission ? Euh je non, je suis pas je je suis pas facieux moi.

Non, mais vous pouvez toujours demander. Donc je ne je considère que c'est pas à mon à moi de demander sa démission. Je dis simplement que François Hollande doit se rendre compte que c'est lui le problème et qu'il faut qu'il le tranche d'une manière ou d'une autre.

Mais comment ? Bah c'est à lui qu'il faut poser la question. Monsieur Mazr, invitez-le, qu'il fasse preuve qu'il fasse au moins au moins qu'il fasse preuve d'autorité aujourd'hui et qu'il ne se contente pas de quelques apparition à la télévision pour dire "J'irai jusqu'au bout." D'ailleurs, on sait pas ce que ça veut dire cette formule.

Au bout de quoi ? Euh, il a été il a organisé une manifestation, une émission face au français il y a quelques semaines qui a été un bit total. C'est peut-être maintenant qu'il faut qu'il aille parler.

Le Sénat va s'emparer la loi et comerie. Vous allez la droite va durcir considérablement la loi. D'ailleurs, vous avez tous des projets vous avez tous des projets qui qui vont beaucoup plus loin comomerie et François Hollande bah il il se frotte les mains, il dit "Voyez bien ce que la droite vous prépare." Ce qui montre qu'il n'a aucun ce qui montre qui n'a aucune préoccupation de l'intérêt du pays.

Parce que la question c'est pas de savoir si il va se frotter les mains. La question c'est de savoir qu'est-ce qui peut permettre à la France de faire ce qu'on fait ses voisins, c'est-à-dire d'atteindre le plein emploi et d'offrir des emplois à la jeunesse de France. C'est ça la question.

C'est la seule question. Et si la solution, elle consiste à améliorer un peu les relations du travail, à baisser la fiscalité sur l'investissement comme l'ont fait les Allemands, comme l'ont fait les Anglais, bien il faut le faire. Il faut le faire parce que c'est la démonstration que François Hollande se préoccuperait vraiment de l'intérêt du pays et pas seulement du sien.

Question d'actualité. Emmanuel Macron avait sous-estimé son patrimoine et devoir payer l'ISF. La violation du secret fiscal, ça veut dire qu'à son encontre, la machine à démolir est en marche.

Oui, moi je participe pas au commentaires sur les boules puantes et certainement pas sur les problèmes internes du Parti socialiste. Oui, enfin, on voit très bien que tout ça est monté toute pièce pour lui unir. Je suis pas là pour le défendre.

Je connais pas son dossier fiscal puis j'ai pas du tout envie de le connaître. Je dis simplement que tout ça sent terriblement euh les manœuvres d'une majorité d'un gouvernement qui sont à bout de souffle. Nicolas SarkoZi dit ce matin dans actuelles avoir pris la décision pour la primaire de droite.

Vous avez une idée de ce qu'elle peut-être ? Quelle surprise ! Quelle surprise !

Mais s'il a pris la décision, on se demande pourquoi il l'annonce pas. Donc il y va. Bah j'imagine.

Vous imaginez ? J'imagine. Bon bah ça promet hein.

Merci. Merci François Fillon. Une dernière question François Fillon, vous aimez le sport he et ce matin un joueur de l'équipe de France en l'occurrence Karim Benzema accuse le sélectionneur qui ne l'a pas sélectionné de céder à une partie raciste du pays.

Comment et à la pression d'une partie des racistes de ce pays ? Comment réagissez-vous à ces propos ? Je trouve ça insupportable d'abord parce que le sélectionneur, il est souverain dans ses choix et ensuite parce que le fait de ramener en permanence les problèmes du pays à des questions de race, de religion, d'ethnie et de communauté est pas un signe de bonne santé.

Ce sont des propos qui font mal si je vous ai bien compris. Oui. Merci à tous les deux.

On peut retrouver bien entendu cet entretien sur notre site RTL.fr FR et dans quelques instants, nous serons avec Wod pour la météo